★ À maîtriser
📌 La police administrative poursuit une finalité préventive, tandis que la police judiciaire poursuit une finalité répressive.
📌 La police administrative est soumise à une contrainte limitée, tandis que la police judiciaire peut recourir à une contrainte accrue dans le cadre de la recherche des infractions.
Compléments
Police administrative = prévenir ; police judiciaire = réprimer
★ À maîtriser
📌 Les droits de la défense et la nature de certaines infractions, notamment les crimes, peuvent imposer des lenteurs nécessaires qui retardent la mise en mouvement de l’action publique.
📌 Pour une infraction instantanée, le délai de prescription court à compter du jour de la commission, tandis que pour une infraction continue, d’habitude ou complexe, le point de départ est déplacé selon la nature de l’infraction.
Compléments
La CRPC a été reconnue par la loi Perben II du 9 mars 2004, tandis que la CJIP a été créée par la loi Sapin II.
La loi du 10 mai 2024 prévoit un délai de prescription de 10 ans pour le délit d’abus de faiblesse ou de placement en état de sujétion commis sur un mineur.
Célérité → réponse pénale plus rapide, mais défense et complexité → délais nécessaires
★ À maîtriser
La causalité est indifférente dans les infractions formelles, les infractions-obstacles et la mise en danger, mais elle est nécessaire dans les infractions matérielles, les infractions spéciales et la tentative.
La causalité doit être certaine et peut être directe ou indirecte, la causalité indirecte ayant des conséquences particulières depuis la loi Fauchon.
En matière d’infraction d’imprudence, la causalité directe peut être établie par une faute ordinaire, tandis que la causalité indirecte exige une faute qualifiée.
Compléments
Territorialité nationale ≠ extraterritorialité fondée sur la personne, la protection ou l’universalité
📌 Les nouvelles technologies de l’information et de la communication peuvent renforcer la répression et la protection de l’ordre public, mais leur usage doit être limité pour garantir les droits des victimes et des personnes mises en cause.
📌 Le ministère public dispose de prérogatives de quasi-juge dans les alternatives aux poursuites et la justice pénale négociée, mais il n’est ni indépendant ni impartial comme une juridiction de jugement.
★ À maîtriser
Le 27 novembre 2008, l’arrêt Salduz contre Turquie a renforcé l’accès à l’avocat et les garanties de la défense pendant la garde à vue.
La loi du 27 mai 2014 permet au suspect entendu librement pour un crime ou un délit puni d’emprisonnement d’être assisté par un avocat, à condition de ne pas être contraint de rester à disposition de la police.
📌 Le juge d’instruction demeure indispensable dans une procédure inquisitoire en raison de ses pouvoirs d’investigation et de son rôle à charge et à décharge, mais son rôle est affaibli par l’essor des droits des parties et la concurrence du JLD, du ministère public et de la chambre de l’instruction.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Le pouvoir du JLD est encadré par le législateur et par le juge, notamment au moyen des recours devant la chambre de l’instruction.
Compléments
La loi du 20 novembre 2023 a prévu la faisabilité d’une assignation à résidence sous surveillance électronique dans le cadre d’une mise en examen.
Le JLD est concurrencé par le juge d’instruction pour certaines écoutes et mesures de sûreté, par le parquet dans les premières heures de garde à vue et pour les données de connexion, ainsi que par des autorités administratives.
JLD gardien des libertés, mais concurrencé par le juge d’instruction, le parquet et les autorités administratives
★ À maîtriser
📌 La provocation à la preuve d’une infraction est admise, tandis que la provocation à commettre l’infraction est prohibée.
📌 Selon l’Assemblée plénière en 2019, le détournement d’une règle de procédure n’est prohibé que lorsqu’il vicie la recherche de la preuve en portant atteinte à un droit ou à une garantie essentielle de la personne suspectée ou poursuivie.
Compléments
Loyauté protégée par le procès équitable, mais limitée par l’ordre public et la liberté de la preuve
★ À maîtriser
📌 Le droit pénal des mineurs repose sur la primauté du principe éducatif, mais cette primauté est limitée par la protection de l’ordre public et le renforcement de la répression.
Compléments
Protection éducative → adaptation des procédures → renforcement progressif de la répression
★ À maîtriser
La minorité de la victime constitue une circonstance aggravante de nombreuses infractions et peut aussi être un élément constitutif d’infractions protégeant spécialement les mineurs.
Pour certaines infractions commises contre un mineur, le délai de prescription ne commence à courir qu’à la majorité de la victime et peut atteindre 30 ans pour plusieurs crimes, notamment certains viols.
📌 Une défaillance du discernement peut produire de la clémence, comme la suspension médicale de peine, ou de la sévérité, comme la rétention de sûreté et la surveillance judiciaire.
Compléments
La famille protège et aggrave parfois la répression, tandis que le discernement peut conduire à la clémence ou à la sûreté
Le juge peut choisir parmi les peines encourues, mais il ne peut ni inventer une peine ni dépasser le maximum légal prévu par la loi.
Depuis le revirement de la Cour de cassation du 1er février 2017 et la loi du 23 mars 2019, toute peine doit être motivée au regard de la gravité des faits, de la personnalité de l’auteur et de sa situation personnelle.
Le principe est le non-cumul et la non-confusion des peines, sauf les exceptions prévues par le législateur pour certaines infractions.
Le comportement postérieur à l’infraction peut aggraver la situation du délinquant par la récidive ou entraîner une clémence par le statut de repenti, le sursis probatoire, l’aménagement de peine ou la libération conditionnelle.
Personnalisation → motivation → non-cumul → prise en compte du comportement postérieur
★ À maîtriser
📌 Le repentir actif de l’auteur ou du complice est indifférent à la constitution de l’infraction déjà commise.
📌 La récidive légale est une circonstance aggravante générale qui doit être distinguée du concours réel d’infractions et de la réitération.
Compléments
Repentir indifférent, mais comportement postérieur parfois aggravant
★ À maîtriser
📌 Les atteintes à la vie répriment un résultat ou une atteinte portée à la vie, tandis que les attentats à la vie peuvent être constitués sans résultat dans les infractions formelles ou obstacles.
📌 La loi Veil du 17 janvier 1975 a instauré un fait justificatif d’autorisation de la loi pour l’interruption volontaire de grossesse pratiquée dans les conditions et délais légaux, et la loi du 27 janvier 1993 a consacré l’IVG comme un véritable droit.
Compléments
Biopouvoir → protection accrue de la vie
★ À maîtriser
Traditionnellement, le consentement de la victime ne constitue pas un fait justificatif, car la victime ne peut pas priver la société de son action pénale.
La contrainte prévue par l’article 122-2 du Code pénal est une cause de non-imputabilité lorsque l’événement externe est imprévisible et irrésistible, car elle supprime le discernement ou la volonté nécessaires à l’imputabilité.
Le consentement de la victime peut déterminer la constitution de certaines infractions, notamment le viol et l’agression sexuelle, dont l’élément matériel repose sur son absence.
Compléments
Consentement de l’auteur ≠ consentement de la victime
★ À maîtriser
📌 Une cause objective d’irresponsabilité pénale laisse l’infraction constituée dans tous ses éléments mais justifie sa commission, tandis qu’une cause subjective fait obstacle à la caractérisation de l’élément moral.
Compléments
La légitime défense, initialement centrée sur la protection de la vie et de l’intégrité physique, a été étendue à la protection des biens par la jurisprudence puis par la loi.
La loi du 28 février 2017 a institué un cadre unique régissant l’usage des armes par les forces de sécurité.
Cause objective de justification ≠ cause subjective d’irresponsabilité
★ À maîtriser
📌 L’article 121-1 du Code pénal pose le principe selon lequel nul n’est responsable pénalement que de son propre fait.
📌 La maladie mentale peut constituer une cause subjective d’irresponsabilité pénale lorsque le discernement ou la volonté sont abolis.
Compléments
📌 La récidive est le fait, pour un individu définitivement condamné pour une première infraction, d’en commettre une seconde, et sa prévention combine répression, neutralisation et réinsertion.
Dangerosité ou maladie → mesures de sûreté et adaptation de la peine
★ À maîtriser
📌 La dignité est difficile à définir parce qu'elle possède une dimension philosophique et religieuse, mais son flou doit être encadré par les exigences de la légalité criminelle.
Compléments
La loi du 6 août 2004 rattache à la dignité humaine des infractions portant notamment sur le clonage et les crimes contre l'espèce humaine.
La loi de 2021 porte sur les conditions de détention indignes, tandis que l'affaire Bodein contre France de 2014 concerne l'interdiction d'enfermer à vie des détenus.
Dignité individuelle contre dignité collective
📌 Les conceptions subjectives de la tentative mettent l'accent sur la dangerosité révélée par la volonté de nuire, tandis que les conceptions objectives exigent une atteinte effective à l'ordre social.
Résolution → préparatifs → exécution → consommation ou tentative
Le trouble mental peut être une source traditionnelle de clémence lorsqu'il entraîne l'irresponsabilité pénale, mais il devient aussi un facteur contemporain de sévérité en justifiant des mesures de sûreté fondées sur la dangerosité.
L'état de nécessité constitue une réaction face à un danger, tandis que la légitime défense constitue une riposte face à une agression injuste.
La justification d'une infraction commise par nécessité suppose un objectif protégeant un intérêt juridique supérieur ou égal, une menace actuelle et des moyens proportionnés à la situation.
La partie qui soulève une nullité doit avoir qualité pour agir et justifier d'un grief réel et actuel ayant eu une incidence sur la procédure.
L'impartialité concerne le lien du juge avec les parties, tandis que l'indépendance concerne le rapport de l'autorité judiciaire avec les autres pouvoirs.
Le recel et le blanchiment sont deux infractions autonomes et distinctes, mais leur répression converge notamment pour les peines, la récidive et l'autonomie de la prescription.
Les infractions sexuelles contemporaines protègent principalement le consentement, alors que les infractions anciennes visaient davantage un comportement ou une orientation sexuelle.
La loi du 6 novembre 2025 définit le consentement comme libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable, tout en maintenant les notions de surprise, de violence et de contrainte.
📌 Le recel et le blanchiment sont deux infractions autonomes mais de conséquence, commises dans le sillage d’une infraction préalable.
📌 Le recel et le blanchiment se distinguent par leur élément matériel et leur élément moral, notamment le moment de la connaissance et l’entrée en possession pour le recel.
L’autorecel est interdit, alors que l’autoblanchiment est admis par la chambre criminelle dans un arrêt du 14 janvier 2004. — Crim., 14 janv. 2004
La corruption est appréhendée par une incrimination élargie de son élément matériel, qui comprend des infractions multiples et une infraction formelle.
L’élément moral de la corruption est appréhendé à travers le dol général et le dol spécial.
L’intention constitue l’élément moral de principe pour les crimes et les délits.
Clémence humaniste contre prévention sécuritaire
| Critère | Police administrative | Police judiciaire |
|---|---|---|
| Finalité | Prévention | Répression |
| Contrainte | Limitée | Accrue |
| Domaine | Maintien préventif de l’ordre | Recherche et poursuite des infractions |
| Dimension | Éléments |
|---|---|
| Contrôle législatif | Statut, conditions légales, motivations spéciales |
| Contrôle juridictionnel | Appel devant la chambre de l’instruction |
| Concurrence judiciaire | Juge d’instruction et parquet |
| Concurrence administrative | Autorités administratives indépendantes et autorités préfectorales |
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1. Quelle distinction décrit correctement la finalité respective de la police administrative et de la police judiciaire ?
2. Dans quelle situation la distinction relative à la contrainte exercée par les deux polices est-elle correctement appliquée ?
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Quelle finalité poursuit la police administrative ?
Une finalité préventive.
Qu'est-ce que l'action publique vise à rechercher et poursuivre ?
Les infractions et leurs auteurs.
Quel est le rapport entre police administrative et judiciaire concernant les infractions-obstacles ?
Elles se rapprochent notamment sur ce point.
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