QCM : Administration RH et conformité (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment évolue le dossier d’un salarié au cours de son cycle de vie professionnel ?

Il s’enrichit de l’entrée à la sortie, puis est purgé après les délais légaux
Il est supprimé dès la fin du contrat, avant l’application des délais légaux
Il est constitué à la sortie, puis conservé sans échéance particulière
Il reste inchangé pendant le contrat, puis est complété lors d’un contrôle

Il s’enrichit de l’entrée à la sortie, puis est purgé après les délais légaux

Explication

Le dossier salarié s’enrichit lors de l’entrée, pendant la vie du contrat et à la sortie, avant sa purge à l’issue des délais légaux. L’idée d’une suppression immédiate à la fin du contrat néglige les obligations de conservation.

2. Pour respecter le principe de minimisation du RGPD lors de la gestion d’un contrat de travail, que doit faire l’employeur ?

Limiter la durée de stockage sans examiner les données collectées
Conserver toutes les données disponibles pendant la durée du contrat
Recueillir des informations supplémentaires pour anticiper chaque besoin
Collecter les données strictement nécessaires à la gestion du contrat

Collecter les données strictement nécessaires à la gestion du contrat

Explication

La minimisation exige de limiter la collecte aux données strictement nécessaires à la gestion du contrat. La durée de conservation relève d’une question distincte, même si elle constitue également une exigence de protection des données.

3. Quelle affirmation décrit correctement la Déclaration préalable à l’embauche ?

Elle est réalisée lors de la visite médicale, généralement dans les trois mois
Elle est envoyée à l’URSSAF après l’arrivée, lorsque le salarié figure au registre
Elle est transmise à l’URSSAF via net-entreprises.fr avant la prise de poste, au plus tard à J-1
Elle est adressée à la mutuelle avant la prise de poste, avec un délai de réponse d’un mois

Elle est transmise à l’URSSAF via net-entreprises.fr avant la prise de poste, au plus tard à J-1

Explication

La DPAE est transmise à l’URSSAF sur net-entreprises.fr avant toute prise de poste, avec un délai minimal de J-1. L’inscription au registre intervient le jour de l’arrivée et ne remplace donc pas cette déclaration préalable.

4. Quel enchaînement respecte l’ordre chronologique des principales formalités d’embauche ?

Registre Unique du Personnel, DPAE, VIP, puis mutuelle et prévoyance
Mutuelle et prévoyance, DPAE, Registre Unique du Personnel, puis VIP
DPAE, VIP, Registre Unique du Personnel, puis mutuelle et prévoyance
DPAE, Registre Unique du Personnel, mutuelle et prévoyance, puis VIP

DPAE, Registre Unique du Personnel, mutuelle et prévoyance, puis VIP

Explication

L’ordre prévu est la DPAE, l’inscription au Registre Unique du Personnel, l’affiliation à la mutuelle et à la prévoyance, puis la Visite d’Information et de Prévention. La VIP n’a donc pas vocation à précéder les formalités réalisées lors de l’arrivée.

5. Dans quel délai la Visite d’Information et de Prévention doit-elle être organisée pour un poste sans risque particulier ?

Dans les trois mois suivant la prise de poste
Avant toute prise de poste, avec un délai minimal de J-1
Le jour de l’arrivée, avant l’inscription au registre
Dans le mois suivant la remise de la notice de prévoyance

Dans les trois mois suivant la prise de poste

Explication

Pour un poste sans risque particulier, la VIP doit être organisée dans les trois mois suivant la prise de poste. Les postes à risque peuvent imposer une visite antérieure, mais cette exigence ne constitue pas la règle générale.

6. Quel ordre présente correctement la hiérarchie des normes sociales, du niveau supérieur au niveau inférieur ?

Code du travail, Constitution et normes européennes, accord d’entreprise, convention collective, usages, contrat individuel
Constitution et normes européennes, convention collective, Code du travail, contrat individuel, accord d’entreprise, usages
Convention collective, Constitution et normes européennes, Code du travail, contrat individuel, accord d’entreprise, usages
Constitution et normes européennes, Code du travail, convention collective, accord d’entreprise, contrat individuel, usages

Constitution et normes européennes, Code du travail, convention collective, accord d’entreprise, contrat individuel, usages

Explication

La hiérarchie va de la Constitution et des normes européennes vers le Code du travail, la convention collective, l’accord d’entreprise ou d’établissement, le contrat individuel, puis les usages et engagements unilatéraux. Les autres séquences déplacent notamment le Code du travail ou l’accord d’entreprise.

7. En cas de conflit entre deux normes sociales, quelle règle s’applique en principe ?

La norme négociée dans l’entreprise écarte automatiquement toute règle antérieure
La disposition prévue dans le contrat individuel prime sur les niveaux supérieurs
La disposition la plus favorable au salarié prime, sauf dérogation explicite par accord majoritaire
La norme la plus récente prime, même si elle réduit les droits du salarié

La disposition la plus favorable au salarié prime, sauf dérogation explicite par accord majoritaire

Explication

En principe, la disposition la plus favorable au salarié s’applique, sous réserve d’une dérogation explicite prévue par un accord majoritaire. La seule ancienneté ou le seul niveau de négociation ne suffit donc pas à résoudre chaque conflit.

8. Quelle distinction entre convention collective de branche et accord d’entreprise est exacte ?

La convention concerne la prévoyance, tandis que l’accord d’entreprise règle les obligations constitutionnelles
La convention fixe le contrat individuel, tandis que l’accord d’entreprise concerne les normes européennes
La convention est négociée dans l’entreprise, tandis que l’accord d’entreprise est négocié par secteur
La convention est négociée par secteur, tandis que l’accord d’entreprise est négocié au niveau de l’entreprise

La convention est négociée par secteur, tandis que l’accord d’entreprise est négocié au niveau de l’entreprise

Explication

La convention collective de branche est négociée par secteur et peut améliorer le Code du travail, tandis que l’accord d’entreprise est négocié au niveau de l’entreprise. La confusion entre ces deux niveaux inverse précisément leurs espaces de négociation.

9. Que désigne l’IDCC dans le domaine des conventions collectives ?

Une référence correspondant au contrat de travail individuel
Un numéro indiquant l’effectif légal de l’entreprise
Un code attribué à l’activité principale exercée par l’entreprise
Un code à quatre chiffres identifiant une convention collective de branche

Un code à quatre chiffres identifiant une convention collective de branche

Explication

L’IDCC est un code à quatre chiffres qui identifie de manière unique une convention collective de branche. Le code NAF ou APE concerne l’activité de l’entreprise et ne remplit pas cette fonction d’identification.

10. À quels moments l’employeur doit-il vérifier l’IDCC applicable à l’entreprise ?

Lors d’un contrôle administratif et après chaque départ de salarié
Au début de chaque année et après chaque modification salariale
À l’embauche et lors de chaque changement d’activité principale
À la signature d’un avenant et lors de chaque changement d’horaires

À l’embauche et lors de chaque changement d’activité principale

Explication

La vérification de l’IDCC doit intervenir dès l’embauche, puis chaque fois que l’activité principale de l’entreprise change. Une modification des horaires ou des salaires ne constitue pas, en elle-même, le déclencheur prévu par cette règle.

11. Quel ensemble d’informations fait partie des affichages obligatoires destinés aux salariés ?

Les résultats financiers, les objectifs commerciaux et les coordonnées des fournisseurs
Les plannings de congés, les fiches de paie et les comptes rendus des entretiens
Les coordonnées de l’inspection et du médecin du travail, les horaires et les consignes de sécurité
Les contrats individuels, les évaluations annuelles et les procédures de recrutement

Les coordonnées de l’inspection et du médecin du travail, les horaires et les consignes de sécurité

Explication

Les affichages obligatoires comprennent notamment les coordonnées de l’inspection et du médecin du travail, les horaires, les congés, les consignes de sécurité et les coordonnées des représentants du personnel ou du CSE. Les autres ensembles proposés regroupent des documents qui ne correspondent pas à cette liste réglementaire.

12. À partir de quel effectif le règlement intérieur doit-il être affiché ?

Dès que l’entreprise atteint 11 salariés
Dès que l’entreprise atteint 20 salariés
Dès que l’entreprise atteint 100 salariés
Dès que l’entreprise atteint 50 salariés

Dès que l’entreprise atteint 50 salariés

Explication

Le règlement intérieur doit être affiché dès que l’entreprise atteint le seuil de 50 salariés. Ce seuil concerne spécifiquement le règlement intérieur, tandis que les autres affichages obligatoires ne dépendent pas nécessairement de cet effectif.

13. Quelle durée de conservation s’applique aux bulletins de salaire côté employeur, aux contrats de travail et au registre unique du personnel dans les cas prévus ?

Trois ans
Cinq ans
Dix ans
Deux ans

Cinq ans

Explication

Ces documents doivent être conservés pendant cinq ans, selon les situations précisées pour chaque catégorie. La durée de trois ans concerne notamment les documents disciplinaires et le solde de tout compte, et non les principaux documents cités ici.

14. Quelle succession d’actions décrit correctement un audit des dossiers du personnel ?

Comparer les effectifs, analyser les coûts, préparer le budget, puis transmettre les résultats à la direction
Collecter les bulletins, calculer les salaires, établir les plannings, puis classer les demandes de congé
Identifier les pièces attendues, vérifier leur conformité, prioriser les écarts, puis corriger et tracer les actions
Archiver les dossiers, supprimer les doublons, modifier les contrats, puis transmettre les fichiers au salarié

Identifier les pièces attendues, vérifier leur conformité, prioriser les écarts, puis corriger et tracer les actions

Explication

L’audit consiste à recenser les documents attendus, contrôler leur présence, leur complétude et leur légalité, puis traiter et tracer les écarts dans les registres prévus. L’analyse budgétaire ou la gestion des plannings relèvent d’autres activités et ne constituent pas les étapes centrales de cet audit.

15. Quelle fréquence minimale et quelle exigence s’appliquent à l’audit et à la suppression des dossiers ?

Un audit semestriel et une suppression effectuée après chaque contrôle
Un audit annuel au minimum et une traçabilité de chaque suppression
Un audit à l’embauche et une suppression décidée par le responsable hiérarchique
Un audit tous les trois ans et une suppression validée par le salarié

Un audit annuel au minimum et une traçabilité de chaque suppression

Explication

L’audit doit être réalisé au moins une fois par an, et toute suppression doit être tracée conformément à la limitation de la conservation et à l’accountability. La validation par le salarié ou une fréquence semestrielle ne sont pas les exigences indiquées.

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Comment évolue le dossier salarié durant son cycle de vie ?

Il s'enrichit à chaque étape du cycle de vie.

Que doit-on collecter selon le principe de minimisation du RGPD ?

Uniquement les données strictement nécessaires à la gestion du contrat.

Quelle est la première formalité d'embauche en France ?

La DPAE.

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