QCM : Administrations et collectivités territoriales — 62 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction oppose les sens fonctionnel et organique de l’administration ?

Le sens fonctionnel renvoie à une organisation, tandis que le sens organique renvoie à une mission
Le sens fonctionnel concerne les personnes privées, tandis que le sens organique concerne les personnes publiques
Le sens fonctionnel concerne les litiges, tandis que le sens organique concerne les contrats administratifs
Le sens fonctionnel renvoie à une mission, tandis que le sens organique renvoie à une organisation

Le sens fonctionnel renvoie à une mission, tandis que le sens organique renvoie à une organisation

Explication

Au sens fonctionnel, l’administration désigne une mission, alors qu’au sens organique, l’Administration désigne une organisation. La confusion consiste à inverser ces deux approches.

2. Que désigne l’Administration au sens institutionnel ?

Un ensemble d’institutions chargées de missions administratives
Une juridiction chargée de trancher les litiges entre particuliers
Une organisation composée exclusivement de services ministériels
Un ensemble de citoyens exerçant des droits politiques

Un ensemble d’institutions chargées de missions administratives

Explication

L’Administration regroupe des institutions principalement publiques, mais parfois privées, qui accomplissent des missions administratives. Elle ne se limite donc pas aux seuls services ministériels.

3. Pourquoi l’Administration ne se confond-elle pas entièrement avec les personnes publiques ?

Certains organes publics n’exercent pas de fonctions administratives et des organismes privés peuvent y participer
Les organismes privés disposent d’une souveraineté propre lorsqu’ils accomplissent une mission administrative
Les personnes publiques relèvent du droit privé, tandis que les organismes privés relèvent du droit administratif
Toutes les personnes publiques exercent des fonctions administratives et aucun organisme privé n’y participe

Certains organes publics n’exercent pas de fonctions administratives et des organismes privés peuvent y participer

Explication

L’assimilation doit être relativisée, car certains organes de personnes publiques n’ont pas de fonction administrative et certains organismes privés peuvent participer à une mission administrative. L’identité de la personne ne suffit donc pas à déterminer la nature de l’activité.

4. Quelle caractéristique définit une personne morale ?

C’est un service dépourvu de capacité juridique propre
C’est une juridiction chargée de contrôler les actes publics
C’est une personne physique investie d’une fonction administrative
C’est un sujet de droit capable d’avoir des droits et des obligations

C’est un sujet de droit capable d’avoir des droits et des obligations

Explication

La personne morale possède la personnalité juridique et peut notamment conclure des contrats ou agir en justice. Elle se distingue ainsi d’une personne physique, même si toutes deux peuvent être des sujets de droit.

5. Quelles sont les principales catégories de personnes publiques ?

Les ministères, les tribunaux judiciaires et les associations privées
L’État, les collectivités territoriales et les établissements publics spécialisés
Les communes, les entreprises commerciales et les syndicats professionnels
Les administrations centrales, les partis politiques et les sociétés privées

L’État, les collectivités territoriales et les établissements publics spécialisés

Explication

Les principales personnes publiques sont l’État, les collectivités territoriales et les établissements publics affectés à une mission précise. Les collectivités et établissements disposent toutefois de compétences encadrées, contrairement à la souveraineté de l’État.

6. Quels éléments peuvent être examinés pour qualifier un organisme de personne publique ?

La nationalité de ses dirigeants, son patrimoine privé, ses bénéfices et son mode de recrutement
Son nombre de salariés, son chiffre d’affaires, sa notoriété et la durée de son existence
Son origine, son activité, ses liens avec l’autorité publique et ses prérogatives de puissance publique
La fréquence de ses contrats, son implantation géographique, ses usagers et sa publicité

Son origine, son activité, ses liens avec l’autorité publique et ses prérogatives de puissance publique

Explication

La qualification repose sur un faisceau d’indices portant notamment sur l’origine de l’organisme, son but, ses rapports avec l’autorité publique et ses prérogatives de puissance publique. Aucun indice isolé ne suffit nécessairement à lui seul.

7. Qu’est-ce qu’une autorité administrative ?

Un organisme privé chargé de gérer le patrimoine d’une collectivité territoriale
Une personne morale qui possède des droits et obligations indépendamment de ses agents
Une juridiction qui tranche les litiges opposant l’administration aux particuliers
Une personne physique habilitée à agir juridiquement au nom d’une personne morale administrative

Une personne physique habilitée à agir juridiquement au nom d’une personne morale administrative

Explication

L’autorité administrative est une personne physique habilitée à accomplir des actes juridiques au nom d’une personne morale administrative. La personne morale est l’entité représentée, tandis que l’autorité agit pour son compte.

8. Quelle distinction permet de différencier les autorités administratives individuelles et collégiales ?

Une autorité individuelle agit seule, tandis qu’une autorité collégiale résulte d’un organe composé de plusieurs membres
Une autorité individuelle représente une personne privée, tandis qu’une autorité collégiale représente une personne publique
Une autorité individuelle exerce une fonction politique, tandis qu’une autorité collégiale exerce une fonction juridictionnelle
Une autorité individuelle adopte des contrats, tandis qu’une autorité collégiale adopte des actes administratifs

Une autorité individuelle agit seule, tandis qu’une autorité collégiale résulte d’un organe composé de plusieurs membres

Explication

Le ministre ou le préfet illustrent l’autorité individuelle, alors que le conseil municipal ou le conseil régional sont des autorités collégiales. La distinction repose donc sur la composition de l’organe, et non sur la nature des actes adoptés.

9. Dans quelle situation y a-t-il dédoublement fonctionnel ?

Une autorité collégiale remplace un ministre dans l’exercice de ses fonctions individuelles
Une personne morale confie toutes ses compétences à une juridiction administrative
Un organisme privé devient une collectivité territoriale après avoir reçu une mission administrative
Une même autorité agit au nom de plusieurs personnes morales ou exerce des fonctions de nature différente

Une même autorité agit au nom de plusieurs personnes morales ou exerce des fonctions de nature différente

Explication

Le dédoublement fonctionnel apparaît lorsqu’une même autorité agit pour plusieurs personnes morales ou combine des fonctions administratives avec d’autres fonctions. Le juge compétent peut alors dépendre de la fonction exercée lors de l’acte contesté.

10. Dans quelle situation le pouvoir hiérarchique s’exerce-t-il ?

Lorsqu’un juge examine la légalité d’une décision administrative
Lorsqu’une collectivité transfère une compétence à un établissement public
Lorsqu’un supérieur agit sur un subordonné de la même personne morale
Lorsqu’une personne publique contrôle une autre personne morale distincte

Lorsqu’un supérieur agit sur un subordonné de la même personne morale

Explication

Le pouvoir hiérarchique relie un supérieur et ses subordonnés au sein d’une même personne morale. Le contrôle exercé entre deux personnes morales relève de la tutelle, et non du pouvoir hiérarchique.

11. Quelle distinction décrit correctement l’annulation et la réformation dans le pouvoir hiérarchique ?

L’annulation valide la décision, tandis que la réformation contrôle la personne morale qui l’a prise
L’annulation efface rétroactivement la décision, tandis que la réformation la modifie ou la remplace
L’annulation suspend la décision, tandis que la réformation transfère la compétence à un autre service
L’annulation modifie la décision, tandis que la réformation l’efface rétroactivement

L’annulation efface rétroactivement la décision, tandis que la réformation la modifie ou la remplace

Explication

L’annulation fait disparaître la décision avec effet rétroactif, alors que la réformation consiste à la modifier ou à la remplacer. Confondre ces deux effets conduit à attribuer à l’annulation un pouvoir de modification qu’elle ne possède pas.

12. Dans quelles conditions le pouvoir hiérarchique peut-il être exercé ?

Par une personne morale distincte, lorsque la loi prévoit précisément chaque mesure de contrôle
Sur autorisation du subordonné, pour un motif d’opportunité et après un recours contentieux
Après une habilitation législative particulière, pour un motif de légalité et après saisine du juge
De plein droit, pour des motifs de légalité ou d’opportunité, spontanément ou après un recours hiérarchique

De plein droit, pour des motifs de légalité ou d’opportunité, spontanément ou après un recours hiérarchique

Explication

Le pouvoir hiérarchique existe de plein droit et peut répondre à des considérations de légalité ou d’opportunité, qu’il soit exercé spontanément ou après recours. L’exigence d’un texte spécial et l’intervention d’une personne morale distincte caractérisent plutôt la tutelle.

13. Que signifie le principe « pas de tutelle sans texte, pas de tutelle au-delà des textes » ?

L’autorité de tutelle peut intervenir librement dès qu’elle estime une décision inopportune
L’autorité de tutelle peut créer de nouvelles mesures de contrôle adaptées à chaque situation
L’autorité de tutelle dispose des mêmes pouvoirs qu’un supérieur sur ses subordonnés
L’autorité de tutelle ne peut utiliser que les pouvoirs qui lui sont expressément attribués

L’autorité de tutelle ne peut utiliser que les pouvoirs qui lui sont expressément attribués

Explication

Le principe limite la tutelle aux compétences expressément prévues par les textes applicables. Une intervention libre fondée sur l’opportunité correspondrait davantage à une logique hiérarchique qu’au régime strict de la tutelle.

14. Un préfet prend une décision au nom de l’État dans son département après avoir reçu une compétence du niveau central : de quel mécanisme s’agit-il ?

De la déconcentration, car la compétence reste exercée au sein de la même personne juridique
De la décentralisation, car le préfet devient une personne morale autonome
De la décentralisation fonctionnelle, car le préfet exerce une mission spécialisée
De la tutelle, car le préfet contrôle une collectivité juridiquement distincte

De la déconcentration, car la compétence reste exercée au sein de la même personne juridique

Explication

La déconcentration répartit les compétences à l’intérieur de l’État, et l’autorité locale agit au nom de celui-ci. La décentralisation suppose au contraire un transfert vers une autre personne morale qui agit en son propre nom.

15. Quel élément caractérise la décentralisation ?

Un supérieur modifie une décision prise par un agent de la même personne morale
Une autorité locale applique une compétence sans disposer d’une personnalité juridique distincte
Un service de l’État reçoit une compétence et agit au nom de l’administration centrale
Une autre personne morale reçoit une compétence et l’exerce en son propre nom

Une autre personne morale reçoit une compétence et l’exerce en son propre nom

Explication

La décentralisation transfère une compétence de l’État à une autre personne morale, publique ou privée, qui l’exerce en son propre nom. L’action d’un service au nom de l’État correspond à la déconcentration.

16. Quelle distinction oppose correctement la décentralisation territoriale et la décentralisation fonctionnelle ?

La première porte sur une mission spécialisée, tandis que la seconde concerne une circonscription électorale
La première transfère des compétences à l’État, tandis que la seconde les confie à une collectivité territoriale
La première concerne les collectivités territoriales, tandis que la seconde concerne une personne morale chargée d’une mission déterminée
La première concerne les ministères centraux, tandis que la seconde concerne les services préfectoraux de l’État

La première concerne les collectivités territoriales, tandis que la seconde concerne une personne morale chargée d’une mission déterminée

Explication

La décentralisation territoriale bénéficie aux collectivités territoriales, tandis que la décentralisation fonctionnelle crée ou utilise une personne morale chargée d’une mission précise, comme un établissement public. Les ministères et les préfectures relèvent de l’organisation interne de l’État.

17. Quel changement est associé à la loi du 2 mars 1982 ?

Les académies sont devenues des collectivités territoriales et le contrôle juridictionnel a été supprimé
Les départements ont été créés et les préfets ont reçu un pouvoir hiérarchique sur les communes
La région est devenue le troisième niveau de collectivité territoriale et la tutelle préfectorale a été remplacée par un contrôle juridictionnel
La France a consacré son organisation décentralisée dans la Constitution et supprimé les régions

La région est devenue le troisième niveau de collectivité territoriale et la tutelle préfectorale a été remplacée par un contrôle juridictionnel

Explication

La loi du 2 mars 1982 a reconnu la région comme troisième niveau de collectivité territoriale et a remplacé la tutelle préfectorale par un contrôle juridictionnel, notamment au moyen du déféré préfectoral. La consécration constitutionnelle de l’organisation décentralisée date de 2003, non de 1982.

18. Qu’est-ce qu’une circonscription administrative ?

Une collectivité territoriale dotée d’une assemblée élue et d’un budget autonome
Un cadre géographique qui délimite la zone de compétence d’une administration
Un service central chargé de coordonner les administrations locales
Une personne morale qui exerce une compétence administrative en son propre nom

Un cadre géographique qui délimite la zone de compétence d’une administration

Explication

La circonscription administrative est un espace géographique dans lequel une administration intervient et exerce sa compétence. Elle ne constitue pas, par elle-même, une personne morale ni une collectivité territoriale autonome.

19. Quelle association entre une subdivision administrative et sa fonction est exacte ?

Les arrondissements sont des services ministériels, les cantons administrent les régions et les régions militaires sont judiciaires
Les arrondissements sont des circonscriptions électorales, les cantons subdivisent les départements et les académies sont communales
Les arrondissements subdivisent les départements, les cantons servent principalement aux élections et les académies sont spécialisées
Les arrondissements sont des collectivités territoriales, les cantons dirigent les académies et les régions militaires votent les lois

Les arrondissements subdivisent les départements, les cantons servent principalement aux élections et les académies sont spécialisées

Explication

Les arrondissements sont des subdivisions des départements, les cantons ont principalement une fonction électorale et les académies ou régions militaires correspondent à des circonscriptions déconcentrées spécialisées. Les arrondissements ne sont pas des collectivités territoriales dotées d’une autonomie propre.

20. Quel énoncé définit correctement le pouvoir réglementaire ?

Le pouvoir de diriger les services publics par des décisions individuelles
Le pouvoir de voter des lois et de contrôler leur conformité à la Constitution
Le pouvoir de trancher les litiges administratifs et d’annuler les actes illégaux
Le pouvoir d’édicter des actes administratifs généraux et impersonnels, notamment pour appliquer les lois

Le pouvoir d’édicter des actes administratifs généraux et impersonnels, notamment pour appliquer les lois

Explication

Le pouvoir réglementaire consiste à prendre des actes administratifs généraux et impersonnels, notamment afin d’assurer l’application des lois. Le contrôle des actes administratifs relève, quant à lui, de la fonction juridictionnelle.

21. Quelle répartition des compétences résulte des articles 13 et 21 de la Constitution concernant les décrets ?

Le Président signe les décrets délibérés en Conseil des ministres, tandis que le Premier ministre détient le pouvoir réglementaire général
Le Conseil d’État signe les décrets délibérés en Conseil des ministres, tandis que le Gouvernement vote les règlements
Le Président détient le pouvoir réglementaire général, tandis que le Premier ministre signe les décrets délibérés en Conseil des ministres
Le Parlement signe les décrets délibérés en Conseil des ministres, tandis que le Président détient le pouvoir réglementaire général

Le Président signe les décrets délibérés en Conseil des ministres, tandis que le Premier ministre détient le pouvoir réglementaire général

Explication

L’article 13 attribue au Président la signature des décrets délibérés en Conseil des ministres, tandis que l’article 21 fait du Premier ministre le titulaire de principe du pouvoir réglementaire. La délibération en Conseil des ministres ne transfère donc pas au Président l’ensemble du pouvoir réglementaire.

22. Selon l’arrêt CE, Ass., Meyet du 10 septembre 1992, quelle conséquence entraîne la délibération effective d’un décret en Conseil des ministres ?

Le décret doit être annulé, car le Conseil des ministres ne peut examiner qu’un texte imposé par la loi
Le décret devient une loi, car son examen par le Conseil des ministres modifie sa nature juridique
Le décret relève de la compétence présidentielle, même si aucun texte n’imposait cette délibération
Le décret relève de la compétence du Premier ministre, car la délibération n’était pas juridiquement obligatoire

Le décret relève de la compétence présidentielle, même si aucun texte n’imposait cette délibération

Explication

L’arrêt Meyet rattache la compétence de signature au Président lorsqu’un décret a effectivement été délibéré en Conseil des ministres, même si cette délibération n’était pas imposée. L’absence d’obligation préalable ne maintient donc pas la compétence de principe du Premier ministre pour ce décret.

23. D’après l’arrêt CE, Régie nationale des usines Renault du 23 mars 1994, comment un décret délibéré en Conseil des ministres peut-il être modifié ou abrogé ?

Par une nouvelle loi, car la délibération en Conseil des ministres donne au décret une valeur législative
Par un arrêté ministériel, dès lors que le ministre compétent reprend les mêmes dispositions
Par un autre décret délibéré en Conseil des ministres, sauf dérogation expressément prévue par le décret initial
Par une décision du Premier ministre, même lorsque le décret initial ne prévoit aucune dérogation

Par un autre décret délibéré en Conseil des ministres, sauf dérogation expressément prévue par le décret initial

Explication

L’arrêt Régie nationale des usines Renault exige qu’un décret délibéré en Conseil des ministres soit modifié ou abrogé par un décret soumis à la même délibération, sauf dérogation expresse. Un simple arrêté ministériel ne satisfait donc pas cette exigence.

24. Sur quel fondement le pouvoir réglementaire d’un ministre peut-il être établi ?

Sur une délégation du Premier ministre, une habilitation législative directe ou son pouvoir d’organisation comme chef de service
Sur une autorisation du Conseil d’État accordée pour chaque règlement pris par le ministre
Sur la seule qualité de membre du Gouvernement et l’autorité hiérarchique exercée sur son ministère
Sur une compétence générale attribuée aux ministres par l’article 21 de la Constitution

Sur une délégation du Premier ministre, une habilitation législative directe ou son pouvoir d’organisation comme chef de service

Explication

Le pouvoir réglementaire ministériel peut provenir de plusieurs fondements : une délégation du Premier ministre, une habilitation directe du législateur ou le pouvoir d’organisation reconnu aux chefs de service par l’arrêt Jamart. La seule qualité de ministre ne suffit donc pas à établir une compétence réglementaire générale.

25. Comment caractériser les services ministériels par rapport au cabinet ministériel ?

Ce sont des administrations permanentes composées de fonctionnaires et structurées en bureaux, sous-directions et directions
Ce sont des équipes principalement politiques et personnelles chargées d’assister directement le ministre
Ce sont des organes juridictionnels autonomes chargés de contrôler les décisions prises par le ministère
Ce sont des organismes temporaires réunissant des représentants extérieurs pour conseiller le Gouvernement

Ce sont des administrations permanentes composées de fonctionnaires et structurées en bureaux, sous-directions et directions

Explication

Les services ministériels sont des administrations permanentes composées de fonctionnaires et organisées selon une structure hiérarchique. Le cabinet ministériel se distingue par sa composition principalement politique et personnelle.

26. Quelle définition correspond à une autorité administrative indépendante ?

Une autorité de l’État qui n’accepte ni ne sollicite d’instruction d’une autre autorité dans l’exercice de ses attributions
Une juridiction administrative pouvant imposer des décisions aux autres autorités publiques
Un service ministériel placé sous l’autorité directe du ministre et chargé d’exécuter ses orientations
Une personne publique dotée d’une personnalité juridique propre qui agit au nom de ses intérêts institutionnels

Une autorité de l’État qui n’accepte ni ne sollicite d’instruction d’une autre autorité dans l’exercice de ses attributions

Explication

Une autorité administrative indépendante demeure une autorité de l’État tout en étant protégée des instructions dans l’exercice de ses attributions. Elle se distingue ainsi d’une autorité publique indépendante, qui possède une personnalité juridique propre.

27. Quelle distinction juridique sépare une AAI d’une API ?

Une AAI possède une personnalité juridique propre, tandis qu’une API est dépourvue de toute autonomie juridique
Une AAI relève d’un ministère, tandis qu’une API constitue une juridiction chargée de régler les litiges administratifs
Une AAI n’a pas de personnalité juridique distincte de l’État, tandis qu’une API possède cette personnalité et agit en son propre nom
Une AAI exerce des compétences économiques, tandis qu’une API intervient dans les domaines liés aux libertés publiques

Une AAI n’a pas de personnalité juridique distincte de l’État, tandis qu’une API possède cette personnalité et agit en son propre nom

Explication

L’AAI agit juridiquement dans le cadre de la personnalité de l’État, alors que l’API dispose d’une personnalité juridique distincte et agit en son propre nom. La différence repose donc sur le statut juridique, et non sur le domaine d’intervention.

28. Quelle garantie d’indépendance la loi du 9 août 2017 reconnaît-elle aux membres des AAI et des API ?

Ils sont nommés et dirigés par un ministre qui peut leur transmettre des instructions individuelles
Ils disposent d’un pouvoir législatif leur permettant de modifier les règles applicables à leur secteur
Ils ne reçoivent ni ne sollicitent d’instruction d’aucune autorité dans l’exercice de leurs attributions
Ils bénéficient d’une personnalité juridique propre dès lors qu’ils exercent une mission de régulation

Ils ne reçoivent ni ne sollicitent d’instruction d’aucune autorité dans l’exercice de leurs attributions

Explication

La loi du 9 août 2017 affirme l’indépendance fonctionnelle des membres des AAI et des API en leur interdisant de recevoir ou de solliciter des instructions dans leurs attributions. Cette garantie ne leur confère pas, à elle seule, une personnalité juridique distincte de l’État.

29. Quelle organisation caractérise principalement les services de l’État dans le département depuis la réforme du 3 décembre 2009 ?

Ils sont structurés autour de deux directions départementales spécialisées
Ils sont organisés autour d’une direction régionale interministérielle unique
Ils sont regroupés au sein d’un conseil départemental unique
Ils relèvent directement des services municipaux de chaque commune

Ils sont structurés autour de deux directions départementales spécialisées

Explication

Depuis la réforme du 3 décembre 2009, l’organisation départementale repose principalement sur la direction départementale des territoires et la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations. Le conseil départemental est une collectivité territoriale et ne constitue pas l’ossature des services déconcentrés de l’État.

30. Quelle fonction caractérise principalement le préfet de département ?

Il représente l’État, dirige les services déconcentrés et contrôle administrativement les collectivités
Il préside le conseil départemental et adopte les politiques propres au département
Il exerce la fonction de juge suprême des litiges entre l’État et les collectivités
Il coordonne les académies et dirige les établissements scolaires du département

Il représente l’État, dirige les services déconcentrés et contrôle administrativement les collectivités

Explication

Le préfet de département représente l’État, dirige les services déconcentrés, veille à l’exécution des décisions gouvernementales et exerce notamment des pouvoirs de police et de contrôle administratif. La présidence du conseil départemental relève de l’exécutif de cette collectivité, non du préfet.

31. Pourquoi le préfet de région n’est-il pas le supérieur hiérarchique des préfets de département ?

Parce qu’il ne peut recevoir aucune information de leur part
Parce qu’il ne peut exercer aucune coordination entre leurs services
Parce qu’il ne peut donner aucune instruction aux représentants départementaux
Parce qu’il ne peut pas statuer sur leurs recours hiérarchiques

Parce qu’il ne peut pas statuer sur leurs recours hiérarchiques

Explication

Le préfet de région peut donner des instructions et évoquer temporairement certaines compétences pour coordonner l’action de l’État, mais il ne peut pas statuer sur les recours hiérarchiques formés contre les décisions des préfets de département. Cette limite distingue son pouvoir de coordination d’un véritable lien hiérarchique.

32. Dans quelle situation le maire agit-il comme agent de l’État plutôt que comme exécutif de la commune ?

Lorsqu’il établit l’état civil ou exerce certaines fonctions de police judiciaire
Lorsqu’il aménage les espaces publics et délivre les autorisations d’urbanisme
Lorsqu’il organise les équipements municipaux et conduit l’action sociale locale
Lorsqu’il prépare le budget communal et met en œuvre les services locaux

Lorsqu’il établit l’état civil ou exerce certaines fonctions de police judiciaire

Explication

Le maire agit comme agent de l’État pour l’état civil, la police judiciaire et certaines attributions administratives. La préparation du budget et la gestion des services communaux relèvent de son rôle d’exécutif de la commune.

33. Quel rôle distingue les administrations informatrices des administrations actives ?

Elles fournissent les informations nécessaires sans disposer du pouvoir de décision
Elles contrôlent la légalité des actes pris par les administrations actives
Elles adoptent les décisions administratives après avoir reçu une délégation
Elles exécutent matériellement les décisions préparées par les services ministériels

Elles fournissent les informations nécessaires sans disposer du pouvoir de décision

Explication

Les administrations informatrices éclairent la préparation et la conduite des décisions en fournissant les informations utiles. Le pouvoir de décision appartient aux administrations actives, ce qui distingue les deux catégories.

34. Quelle composition correspond au Conseil économique, social et environnemental ?

Il comprend 348 membres élus pour six ans, représentant les collectivités territoriales
Il comprend 233 membres désignés pour cinq ans, dont des représentants socioprofessionnels
Il comprend 150 membres nommés pour trois ans, issus principalement de l’administration
Il comprend 577 membres élus pour cinq ans, représentant les circonscriptions législatives

Il comprend 233 membres désignés pour cinq ans, dont des représentants socioprofessionnels

Explication

Le CESE comprend 233 membres désignés pour cinq ans, représentant notamment les catégories socioprofessionnelles et des personnalités qualifiées. Les autres compositions proposées correspondent à d’autres logiques institutionnelles ou à des effectifs inexacts.

35. Quelle double fonction le Conseil d’État exerce-t-il ?

Il juge les litiges administratifs et conseille le gouvernement ainsi que le Parlement
Il conduit les politiques économiques et organise les consultations électorales nationales
Il contrôle les comptes publics et dirige les juridictions judiciaires nationales
Il représente les collectivités territoriales et prépare les projets de loi de finances

Il juge les litiges administratifs et conseille le gouvernement ainsi que le Parlement

Explication

Le Conseil d’État exerce une fonction juridictionnelle comme juge suprême de l’administration et une fonction consultative auprès du gouvernement et du Parlement. Il ne se limite donc pas au jugement des litiges administratifs, contrairement à une juridiction administrative ordinaire.

36. Quelle procédure s’applique aux projets de loi et aux ordonnances concernant l’avis du Conseil d’État ?

Les projets de loi relèvent de l’article 72, tandis que les ordonnances relèvent de l’article 74
Les projets de loi et les ordonnances sont délibérés sans avis, sauf décision contraire du Parlement
Les projets de loi sont délibérés avant avis en vertu de l’article 38, et les ordonnances après avis en vertu de l’article 39
Les projets de loi sont délibérés après avis en vertu de l’article 39, et les ordonnances après avis en vertu de l’article 38

Les projets de loi sont délibérés après avis en vertu de l’article 39, et les ordonnances après avis en vertu de l’article 38

Explication

L’article 39 prévoit l’avis du Conseil d’État avant la délibération des projets de loi en Conseil des ministres, tandis que l’article 38 concerne les ordonnances. Les articles 72 et 74 portent sur les collectivités territoriales et certains statuts territoriaux, non sur cette procédure.

37. Que signifie l’indivisibilité de la République pour l’organisation juridique du territoire ?

Elle impose un minimum d’uniformité juridique tout en permettant certaines règles particulières
Elle impose une identité complète des politiques publiques dans chaque collectivité
Elle réserve toutes les décisions locales aux autorités centrales de l’État
Elle interdit toute règle différente selon les caractéristiques des territoires concernés

Elle impose un minimum d’uniformité juridique tout en permettant certaines règles particulières

Explication

L’indivisibilité implique un minimum d’uniformité juridique sur l’ensemble du territoire, mais elle n’exclut pas certaines adaptations territoriales. Elle ne signifie donc pas une uniformité absolue de toutes les règles et politiques publiques.

38. Comment se répartissent le pouvoir normatif de l’État et celui des collectivités territoriales ?

Les collectivités détiennent le pouvoir normatif originel, tandis que l’État applique leurs décisions territoriales
Les collectivités exercent un pouvoir normatif indépendant lorsqu’elles gèrent leurs compétences locales
L’État et les collectivités disposent d’un pouvoir normatif identique dans leurs domaines respectifs
L’État conserve le pouvoir normatif originel, tandis que les collectivités disposent d’un pouvoir dérivé de la loi

L’État conserve le pouvoir normatif originel, tandis que les collectivités disposent d’un pouvoir dérivé de la loi

Explication

L’État conserve les compétences régaliennes et le pouvoir normatif originel, alors que les collectivités exercent un pouvoir dérivé de la loi. Leur compétence normative ne constitue donc pas un pouvoir indépendant de celui établi par le législateur.

39. Quelle association entre collectivités territoriales et domaines d’intervention est correcte ?

Les régions assurent surtout la justice, les départements la diplomatie et les communes la monnaie
Les régions administrent les écoles élémentaires, les départements l’économie et les communes les routes nationales
Les régions s’occupent notamment d’économie, les départements de solidarité et les communes de proximité
Les régions gèrent principalement l’état civil, les départements les lycées et les communes la défense

Les régions s’occupent notamment d’économie, les départements de solidarité et les communes de proximité

Explication

Les régions interviennent notamment en matière économique, d’aménagement et de lycées, les départements en matière de solidarité, de routes et de collèges, et les communes dans les domaines de proximité. Les autres associations déplacent ces compétences vers des niveaux territoriaux inadaptés.

40. Que prévoit le principe de subsidiarité entre les collectivités territoriales ?

Les décisions sont prises par l’échelon capable de les mettre le mieux en œuvre
Les décisions sont attribuées à la collectivité disposant du budget le plus important
Les décisions sont réparties selon une égalité stricte entre tous les niveaux territoriaux
Les décisions sont confiées à l’État lorsque plusieurs collectivités sont concernées

Les décisions sont prises par l’échelon capable de les mettre le mieux en œuvre

Explication

Le principe de subsidiarité prévoit que les collectivités prennent les décisions correspondant aux compétences qu’elles peuvent le mieux mettre en œuvre à leur échelon, conformément à l’article 72, alinéa 2. Le critère déterminant est donc l’efficacité de l’échelon compétent, et non son budget ou une répartition uniforme.

41. Quel principe constitutionnel consacre l’autonomie des collectivités territoriales dans le cadre de l’article 72, alinéa 3, de la Constitution ?

La continuité du service public
La séparation des pouvoirs
La libre administration
La déconcentration administrative

La libre administration

Explication

La libre administration garantit aux collectivités territoriales une autonomie dans la gestion de leurs affaires, conformément à l’article 72, alinéa 3. La déconcentration administrative concerne plutôt l’organisation des services de l’État sur le territoire.

42. Quelle évolution concerne les référendums locaux depuis la révision constitutionnelle de 2003 ?

Ils remplacent l’élection des conseils locaux
Ils peuvent avoir une portée décisionnelle
Ils portent exclusivement sur les finances publiques
Ils sont organisés par les juridictions administratives

Ils peuvent avoir une portée décisionnelle

Explication

Depuis la révision constitutionnelle de 2003, les référendums locaux peuvent avoir un caractère décisionnel. Ils ne remplacent pas l’élection des assemblées locales et ne sont pas limités aux questions financières.

43. Quelle répartition des fonctions de contrôle est correcte entre le déféré préfectoral et les chambres régionales des comptes ?

Le déféré contrôle la légalité des actes, tandis que les chambres examinent notamment les finances locales
Le déféré sanctionne les élus, tandis que les chambres exercent les pouvoirs de police
Le déféré examine les finances locales, tandis que les chambres contrôlent la légalité des actes
Le déféré organise les élections locales, tandis que les chambres adoptent les budgets communaux

Le déféré contrôle la légalité des actes, tandis que les chambres examinent notamment les finances locales

Explication

Le déféré préfectoral permet de contester la légalité des actes des collectivités, tandis que les chambres régionales des comptes exercent notamment un contrôle financier. Les autres répartitions confondent ces missions avec des fonctions électorales, exécutives ou de police.

44. Quel énoncé décrit correctement l’organisation interne des communes, départements et régions ?

Une assemblée administrative exécute les décisions et un maire les juge
Un exécutif nommé adopte les décisions et une assemblée élue les contrôle directement
Une juridiction locale adopte les décisions et un préfet élu les applique
Une assemblée délibérante adopte les décisions et un exécutif élu les met en œuvre

Une assemblée délibérante adopte les décisions et un exécutif élu les met en œuvre

Explication

Les collectivités territoriales disposent d’une assemblée délibérante qui adopte les décisions et d’une autorité exécutive élue qui les met en œuvre. Le maire ou le président du conseil exerce cette fonction exécutive, et non une fonction juridictionnelle.

45. Quelle est la hiérarchie ordinaire des juridictions administratives françaises ?

Cour administrative d’appel, Conseil d’État, tribunal administratif
Conseil d’État, tribunal administratif, cour administrative d’appel
Tribunal administratif, Conseil d’État, cour administrative d’appel
Tribunal administratif, cour administrative d’appel, Conseil d’État

Tribunal administratif, cour administrative d’appel, Conseil d’État

Explication

Les tribunaux administratifs jugent en première instance, les cours administratives d’appel statuent en appel et le Conseil d’État exerce notamment la fonction de juridiction suprême. Le Conseil d’État n’est donc pas l’unique juge administratif.

46. Quel changement la loi de 1872 a-t-elle introduit dans la justice administrative ?

Elle a confié au chef de l’État le pouvoir de trancher les litiges administratifs
Elle a créé les cours administratives d’appel pour organiser un second degré de juridiction
Elle a consacré la justice déléguée en permettant au Conseil d’État de statuer souverainement
Elle a supprimé la fonction consultative du Conseil d’État auprès du gouvernement

Elle a consacré la justice déléguée en permettant au Conseil d’État de statuer souverainement

Explication

La loi de 1872 a mis fin à la justice retenue et a inauguré la justice déléguée, dans laquelle le Conseil d’État décide lui-même. La création des cours administratives d’appel relève de la loi de 1987, et la justice retenue reposait sur l’intervention du chef de l’État.

47. En quoi consiste le dualisme fonctionnel du Conseil d’État ?

Il conseille le gouvernement tout en jugeant l’administration
Il représente les collectivités tout en contrôlant les élections nationales
Il exerce la police administrative tout en votant les lois
Il dirige les tribunaux judiciaires tout en administrant les communes

Il conseille le gouvernement tout en jugeant l’administration

Explication

Le Conseil d’État exerce une double fonction : il rend des avis au gouvernement et il statue comme juge de l’administration. Cette dualité ne signifie pas qu’il dirige les juridictions judiciaires ou qu’il exerce une fonction législative.

48. Selon la formation appelée à statuer, sous quelle forme une décision du Conseil d’État peut-elle être rendue ?

Par une chambre seule, deux chambres réunies, la section du contentieux ou l’assemblée du contentieux
Par un préfet seul, deux préfets réunis ou une commission régionale
Par un tribunal administratif seul, une cour réunie ou une commission parlementaire
Par le gouvernement seul, le Parlement réuni ou une assemblée municipale

Par une chambre seule, deux chambres réunies, la section du contentieux ou l’assemblée du contentieux

Explication

Les affaires peuvent être examinées par une chambre statuant seule, deux chambres réunies, la section du contentieux ou l’assemblée du contentieux. Les autres formations mentionnées ne correspondent pas à l’organisation juridictionnelle du Conseil d’État.

49. Que signifiait la théorie du ministre juge dans l’évolution de la justice administrative ?

Le préfet statuait en appel sur les décisions prises par les ministres
Le Conseil d’État jugeait directement tous les litiges administratifs en premier ressort
Le chef de l’État délégait aux tribunaux judiciaires le règlement des litiges administratifs
Le ministre compétent jugeait en premier ressort les litiges relevant de son ministère

Le ministre compétent jugeait en premier ressort les litiges relevant de son ministère

Explication

La théorie du ministre juge attribuait au ministre compétent le jugement en premier ressort des litiges administratifs de son ministère. Elle précédait la compétence directe du Conseil d’État, qui a ensuite écarté ce système.

50. Quelle distinction oppose correctement la justice retenue et la justice déléguée ?

Dans la justice retenue, le juge judiciaire tranchait ; dans la justice déléguée, le préfet rendait un avis
Dans la justice retenue, le chef de l’État décidait après l’avis du Conseil d’État ; dans la justice déléguée, le Conseil d’État statuait lui-même
Dans la justice retenue, le Parlement jugeait ; dans la justice déléguée, le gouvernement supprimait le recours
Dans la justice retenue, le Conseil d’État décidait souverainement ; dans la justice déléguée, le ministre rendait la décision

Dans la justice retenue, le chef de l’État décidait après l’avis du Conseil d’État ; dans la justice déléguée, le Conseil d’État statuait lui-même

Explication

La justice retenue reposait sur un avis du Conseil d’État suivi d’une décision du chef de l’État, tandis que la justice déléguée permettait au Conseil d’État de statuer souverainement. Les autres propositions attribuent la décision à des autorités qui ne correspondent pas à cette distinction.

51. Quelle loi a consacré la justice déléguée en mettant fin à la justice retenue ?

La loi de 2003
La loi de 1958
La loi de 1987
La loi de 1872

La loi de 1872

Explication

La loi de 1872 a mis fin à la justice retenue et consacré la justice déléguée, dans laquelle le Conseil d’État statue souverainement. La loi de 1987 concerne la création des cours administratives d’appel, et non ce changement historique.

52. Quel ordre de juridiction correspond à l’organisation hiérarchique de l’ordre administratif ?

Les tribunaux administratifs conseillent le gouvernement, les cours jugent en premier ressort et le Conseil d’État organise les élections
Les cours administratives d’appel jugent en première instance, les tribunaux administratifs en appel et le Conseil d’État comme conseil
Les tribunaux administratifs jugent en première instance, les cours administratives d’appel en appel et le Conseil d’État au sommet
Le Conseil d’État juge en première instance, les tribunaux administratifs en appel et les cours contrôlent les budgets

Les tribunaux administratifs jugent en première instance, les cours administratives d’appel en appel et le Conseil d’État au sommet

Explication

L’ordre administratif est structuré autour des tribunaux administratifs, des cours administratives d’appel et du Conseil d’État, juridiction suprême. Les autres propositions inversent les fonctions ou attribuent à ces juridictions des missions étrangères à leur rôle.

53. Quel énoncé décrit correctement le dualisme fonctionnel du Conseil d’État ?

Il exerce des fonctions judiciaires et assure la médiation politique
Il contrôle les lois et dirige les juridictions judiciaires
Il conseille l’administration et juge les litiges administratifs
Il représente les collectivités et rédige les règlements nationaux

Il conseille l’administration et juge les litiges administratifs

Explication

Le Conseil d’État remplit deux fonctions complémentaires : il conseille l’administration et tranche les litiges administratifs. Il ne contrôle pas les lois comme juridiction constitutionnelle et ne dirige pas l’ordre judiciaire.

54. Quelle formation du Conseil d’État est adaptée à une affaire présentant une difficulté et une importance particulièrement élevées ?

Une chambre statuant seule
Deux chambres réunies
Une formation administrative consultative
La section du contentieux ou l’Assemblée du contentieux

La section du contentieux ou l’Assemblée du contentieux

Explication

Les affaires les plus difficiles ou importantes peuvent être examinées par la section du contentieux ou l’Assemblée du contentieux. Une chambre statuant seule traite plutôt les affaires ordinaires, tandis que la formation consultative n’est pas une formation de jugement contentieux.

55. Quelle combinaison de fonctions juridictionnelles le Conseil d’État exerce-t-il ?

Juge de premier ressort et d’appel, sans compétence de cassation
Juge de premier et dernier ressort, d’appel et de cassation
Juge constitutionnel, pénal et administratif de premier ressort
Juge d’appel et de cassation, sans compétence en premier ressort

Juge de premier et dernier ressort, d’appel et de cassation

Explication

Le Conseil d’État peut connaître directement de certaines affaires en premier et dernier ressort, juger en appel et statuer en cassation. La cassation ne constitue pas un troisième degré où l’affaire serait entièrement rejugée.

56. Quel recours relève directement du Conseil d’État en premier et dernier ressort ?

Un recours contre tout jugement rendu par un tribunal judiciaire
Un recours contre un décret réglementaire du Premier ministre
Un recours contre une décision privée dépourvue d’effet administratif
Un recours contre toute délibération d’un conseil municipal

Un recours contre un décret réglementaire du Premier ministre

Explication

Le Conseil d’État statue directement sur les recours dirigés contre les décrets réglementaires du président de la République ou du Premier ministre, ainsi que contre certains autres actes. Cette compétence ne s’étend pas à toute décision judiciaire ou à toute délibération locale.

57. Que peut faire la chambre d’instruction saisie d’un recours en cassation dépourvu de moyen sérieux ?

Déclarer le recours irrecevable
Réexaminer intégralement les faits et les preuves
Renvoyer automatiquement l’affaire devant le juge judiciaire
Transformer le recours en appel administratif

Déclarer le recours irrecevable

Explication

Le filtrage permet à la chambre d’instruction de déclarer irrecevable un recours en cassation qui ne repose sur aucun moyen sérieux. La cassation porte sur la légalité de la décision contestée et ne transforme pas le recours en appel.

58. Dans quelle situation un tribunal administratif peut-il saisir le Conseil d’État pour obtenir un avis contentieux ?

Lorsqu’une partie demande une nouvelle appréciation des faits
Lorsqu’il souhaite déléguer le jugement d’une affaire pénale
Lorsqu’il conteste la composition d’une juridiction judiciaire
Lorsqu’une question de droit nouvelle, sérieuse et fréquente se pose

Lorsqu’une question de droit nouvelle, sérieuse et fréquente se pose

Explication

L’avis contentieux répond à une question de droit nouvelle, sérieuse et susceptible de se poser dans de nombreux litiges. Il ne constitue ni un transfert d’une affaire pénale ni une nouvelle appréciation des faits.

59. Que désigne le dualisme juridictionnel ?

La coexistence de deux degrés au sein d’une même juridiction
La répartition de la fonction de juge entre l’ordre administratif et l’ordre judiciaire
La distinction entre les fonctions consultatives et contentieuses de l’État
La séparation des règles entre le droit public et le droit privé

La répartition de la fonction de juge entre l’ordre administratif et l’ordre judiciaire

Explication

Le dualisme juridictionnel répartit la fonction de juger entre deux ordres souverains et indépendants : l’ordre administratif et l’ordre judiciaire. La séparation entre droit public et droit privé relève du dualisme juridique.

60. Quelle proposition définit le dualisme juridique ?

La compétence partagée entre deux cours suprêmes
L’existence de deux corps de règles, le droit public et le droit privé
La coexistence de deux ordres judiciaires indépendants
La distinction entre le jugement en appel et le jugement en cassation

L’existence de deux corps de règles, le droit public et le droit privé

Explication

Le dualisme juridique désigne la coexistence du droit public et du droit privé, qui relie la compétence du juge au fond du droit applicable. Il ne décrit donc pas directement la séparation entre les ordres administratif et judiciaire.

61. Que doit faire un juge lorsqu’il constate d’office qu’il n’est pas compétent pour connaître d’un recours ?

Transmettre automatiquement le recours au Conseil d’État
Rejeter le recours pour incompétence
Suspendre l’affaire jusqu’à la décision d’une partie
Statuer sur le fond avant de relever son incompétence

Rejeter le recours pour incompétence

Explication

La compétence juridictionnelle est d’ordre public : le juge doit vérifier lui-même sa compétence et rejeter le recours lorsqu’elle fait défaut. Il ne peut pas statuer au fond comme si cette condition était remplie.

62. Comment le Tribunal des conflits est-il composé ?

De magistrats administratifs nommés par le président de la République
De membres de la Cour de cassation et de représentants du Parlement
De juges judiciaires désignés par le ministre de la Justice
De membres du Conseil d’État et de la Cour de cassation en nombre égal

De membres du Conseil d’État et de la Cour de cassation en nombre égal

Explication

Le Tribunal des conflits est une juridiction mixte et paritaire, composée à parts égales de membres du Conseil d’État et de la Cour de cassation. Cette composition vise à représenter les deux ordres de juridiction dans le règlement de leurs conflits.

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Quelle différence fonctionnelle distingue l'administration de l'Administration ?

L'administration désigne une mission, l'Administration une organisation.

Comment s'écrit l'Administration au sens organique ?

Avec une majuscule.

Que désigne l'Administration selon sa définition ?

Un ensemble d'institutions chargées de missions administratives.

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