QCM : Code de la protection de la jeunesse — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne le principe général selon lequel la prévention est prioritaire et s’inscrit en concertation avec les autres dispositifs ?

La politique de prévention
La protection spécialisée
La déjudiciarisation
L’aide spécialisée

La politique de prévention

Explication

La politique de prévention place la prévention au premier plan et prévoit une articulation avec les autres dispositifs. La déjudiciarisation concerne plutôt le traitement non judiciaire des situations.

2. Comment est défini un jour ouvrable dans ce code ?

Un jour compris entre le lundi et le vendredi, même s’il est férié
Tout jour ouvré du calendrier scolaire
Un jour qui n’est ni samedi, ni dimanche, ni jour férié
Un jour où l’administration est effectivement ouverte

Un jour qui n’est ni samedi, ni dimanche, ni jour férié

Explication

Le jour ouvrable est explicitement celui qui n’est ni un samedi, ni un dimanche, ni un jour férié. La notion ne dépend pas de l’ouverture effective de l’administration.

3. Quel organe est chargé, dans chaque division ou arrondissement, de stimuler, coordonner et piloter la prévention sur son territoire ?

Le chargé de prévention
La commission de déontologie
Le conseil de prévention
Le collège de prévention

Le conseil de prévention

Explication

Le conseil de prévention est l’organe territorial chargé du pilotage de la prévention. Le chargé de prévention soutient sa mise en œuvre, mais ne remplace pas le conseil.

4. Quelle est la mission principale du collège de prévention ?

Décider des mesures de protection individuelle pour les jeunes en danger
Organiser l’hébergement temporaire hors du milieu de vie
Statuer sur les réclamations internes des jeunes
Coordonner les diagnostics sociaux et adresser des recommandations périodiques au Gouvernement

Coordonner les diagnostics sociaux et adresser des recommandations périodiques au Gouvernement

Explication

Le collège de prévention coordonne les diagnostics sociaux au niveau global et émet des recommandations périodiques. Les autres réponses relèvent d’autres instances ou d’autres matières.

5. Quelle autorité dirige le service de protection de la jeunesse et prend les décisions de protection individuelle en toute indépendance ?

Le fonctionnaire dirigeant
Le directeur de la protection de la jeunesse
Le coordinateur de zone
Le conseil de prévention

Le directeur de la protection de la jeunesse

Explication

Le directeur de la protection de la jeunesse est l’autorité compétente pour diriger le service et décider des protections individuelles. Le fonctionnaire dirigeant exerce une autorité hiérarchique, mais ne remplace pas cette fonction.

6. Quelle durée maximale peut avoir une mesure de protection individuelle prononcée dans le cadre de l’article 51, avant renouvellement ?

Trois ans
Trente jours
Quarante-cinq jours
Un an

Un an

Explication

La mesure de protection individuelle est limitée à un an maximum, avec renouvellement possible par périodes d’un an. Les durées de 30 et 45 jours concernent la phase d’urgence provisoire.

7. Quel est l’objet principal de l’acte écrit motivé du directeur ?

Fixer une sanction disciplinaire en institution publique
Formaliser la décision en indiquant l’objet, les motifs et les voies de contestation
Remplacer l’entretien avec l’enfant et ses proches
Autoriser automatiquement l’accès à tous les dossiers

Formaliser la décision en indiquant l’objet, les motifs et les voies de contestation

Explication

L’acte écrit motivé formalise la décision et mentionne l’objet, les motifs et les voies de contestation. Il ne supprime pas les garanties de consultation et d’audition préalable.

8. Dans quelles conditions l’enfant, sa famille ou ses familiers peuvent-ils consulter le dossier détenu par le directeur ?

Seulement après une décision judiciaire définitive
Uniquement si le directeur donne un accord oral
À tout moment, sauf pour les pièces marquées confidentielles
Uniquement par l’intermédiaire d’un avocat

À tout moment, sauf pour les pièces marquées confidentielles

Explication

La consultation du dossier est possible à tout moment, sauf pour les pièces portant la mention confidentiel. Un refus motivé peut toutefois être contesté.

9. Quel délai s’applique pour introduire une réclamation interne contre une décision du directeur d’une institution publique ?

Un mois après la notification
Quarante-huit heures après la réception de la demande
Sept jours après la connaissance de la décision
Dix jours ouvrables après l’entretien

Sept jours après la connaissance de la décision

Explication

La réclamation interne doit être introduite par écrit dans les sept jours suivant la connaissance de la décision. Le délai de dix jours ouvrables concerne la décision du fonctionnaire dirigeant sur la réclamation.

10. Quelle juridiction administrative indépendante peut être saisie par recours écrit contre une décision du directeur d’une institution publique ?

La commission de déontologie
Le tribunal de la jeunesse
Le collège de prévention
La commission de recours

La commission de recours

Explication

La commission de recours est l’instance administrative indépendante compétente pour ce recours écrit. Le tribunal de la jeunesse et les autres organes ont d’autres compétences.

11. Quelle autorité est compétente pour prendre une mesure de protection individuelle à l’égard d’un enfant en danger ?

Le collège de prévention
Le directeur de la protection de la jeunesse
Le conseil de prévention
La commission de concertation relative à la formation

Le directeur de la protection de la jeunesse

Explication

Le directeur de la protection de la jeunesse est l’autorité qui dirige le service chargé des décisions de protection individuelle. Les autres organes ont des missions de prévention, de concertation ou de formation.

12. Quelle est la durée maximale d’une mesure de protection individuelle prononcée dans ce cadre, hors prolongation éventuelle ?

Deux ans
Un an
Trois ans
Six mois

Un an

Explication

La mesure de protection individuelle est limitée à un an maximum, avec des renouvellements possibles par périodes d’un an. La durée de 30 jours concerne seulement la mesure provisoire en cas d’urgence.

13. Quel principe guide d’abord le choix de la sanction en institution publique ?

La simple punition du comportement
L’isolement disciplinaire systématique
L’éloignement immédiat de l’institution
La réparation et la responsabilisation

La réparation et la responsabilisation

Explication

L’approche restauratrice privilégie la réparation et la responsabilisation plutôt que la seule punition. L’isolement ne peut d’ailleurs pas être ordonné comme sanction.

14. À quelle fréquence minimale la Commission de surveillance doit-elle effectuer une visite non annoncée d’une institution publique ?

Une fois par trimestre
Une fois par semaine
Une fois par mois
Une fois par an

Une fois par mois

Explication

La Commission de surveillance effectue au moins une visite non annoncée par mois pour contrôler la privation de liberté et le respect des droits. Une fréquence trimestrielle ou annuelle serait insuffisante.

15. Quelle condition est nécessaire pour que la médiation restauratrice puisse commencer ?

L’adhésion expresse et sans réserve de toutes les personnes concernées
La présence obligatoire du ministère public à chaque séance
L’accord du tribunal après examen du dossier
La signature préalable d’un projet écrit par le jeune

L’adhésion expresse et sans réserve de toutes les personnes concernées

Explication

La médiation restauratrice ne peut débuter qu’avec l’adhésion expresse et sans réserve de toutes les personnes participant au processus. Le tribunal n’intervient pas comme condition de départ de la médiation.

16. Que peut faire le tribunal lorsqu’un accord issu d’une offre restauratrice remplit les conditions légales ?

Le renvoyer automatiquement au service de la protection de la jeunesse
Le refuser pour convenance personnelle
L’homologuer sans en changer le contenu, sauf contrariété à l’ordre public
Le modifier librement avant de le valider

L’homologuer sans en changer le contenu, sauf contrariété à l’ordre public

Explication

Le tribunal homologue l’accord lorsqu’il est conforme aux conditions légales et ne peut ni en modifier le contenu ni le refuser sauf s’il est contraire à l’ordre public. Cela distingue l’homologation d’un simple avis consultatif.

17. Quel est le rôle principal de la commission de déontologie ?

Décider des mesures de protection individuelle
Rendre des avis sur les questions de déontologie liées au secteur
Fixer les budgets triennaux des conseils de prévention
Gérer l’agrément des institutions publiques

Rendre des avis sur les questions de déontologie liées au secteur

Explication

La commission de déontologie donne des avis sur les questions de déontologie liées à la prévention, à l’aide à la jeunesse et à la protection de la jeunesse. Elle ne prend pas de décisions de protection ni de gestion budgétaire.

18. À quelle fréquence la commission de concertation relative à la formation remet-elle un avis au ministre et au conseil communautaire ?

Tous les cinq ans
Tous les deux ans
Chaque année
Tous les trois ans

Tous les trois ans

Explication

Cette commission remet périodiquement un avis tous les trois ans au ministre et au conseil communautaire sur les enjeux de formation. La périodicité triennale est explicitement prévue.

19. Qui agit comme responsable de traitement pour les traitements de données visés par le décret, sous réserve de l’exception prévue ?

La commission de déontologie
Le ministère de la Communauté française
Le tribunal de la jeunesse
L’ETNIC

Le ministère de la Communauté française

Explication

Le ministère de la Communauté française est le responsable de traitement au sens du RGPD, tandis que le partenaire agréé reste responsable pour les opérations qu’il réalise. L’ETNIC intervient comme sous-traitant principal.

20. Quelle sanction est prévue pour l’hébergement habituel d’enfants ou de jeunes sans agrément, ou en violation d’un refus ou d’un retrait ?

Une interdiction définitive sans sanction pénale
Huit jours à six mois d’emprisonnement et/ou une amende
Une peine de travail d’intérêt général obligatoire
Une simple mise en demeure administrative

Huit jours à six mois d’emprisonnement et/ou une amende

Explication

L’hébergement habituel sans agrément, ou en contravention à un refus ou à un retrait, est puni d’un emprisonnement de huit jours à six mois et/ou d’une amende. La réponse ne se limite donc pas à une sanction administrative.

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Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Code de la protection de la jeunesse.

Politique de prévention — principe ?

Priorité à la prévention, notamment spécialisée.

Déjudiciarisation — définition ?

Traitement prioritaire par voies non judiciaires.

Aide spécialisée — cadre ?

Livre III, soutien à l’enfant et famille.

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