QCM : Construction et institutions de l’Union européenne — 63 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue principalement l’intégration supranationale de la coopération intergouvernementale ?

Elle organise des consultations entre États sans modifier la répartition des compétences
Elle coordonne les politiques nationales sans créer d’autorité européenne autonome
Elle transfère des compétences souveraines à une entité commune dotée de pouvoirs propres
Elle laisse les gouvernements décider ensemble sans effet direct pour les particuliers

Elle transfère des compétences souveraines à une entité commune dotée de pouvoirs propres

Explication

L’intégration supranationale implique un transfert de compétences vers une entité commune dont les actes peuvent s’imposer aux États et à leurs ressortissants. La coopération intergouvernementale conserve les États au centre des décisions et ne correspond donc pas à cette logique de transfert.

2. Quel événement a donné une valeur juridique contraignante à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ?

L’entrée en vigueur du traité de Lisbonne le 1er décembre 2009
La création de la CECA par le traité de Paris en 1951
L’adoption du traité de Rome instituant la CEE en 1957
La signature du traité de Maastricht le 7 février 1992

L’entrée en vigueur du traité de Lisbonne le 1er décembre 2009

Explication

La Charte est devenue juridiquement contraignante avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, le 1er décembre 2009. Le traité de Maastricht a marqué une étape majeure de l’intégration, mais il n’a pas produit cet effet précis sur la Charte.

3. Quelle proposition correspond au discours prononcé par Winston Churchill à Zurich le 19 septembre 1946 ?

Il proposait un marché commun limité aux échanges de charbon et d’acier
Il appelait à une sorte d’États-Unis d’Europe fondée sur la réconciliation franco-allemande
Il défendait une union monétaire immédiate entre les gouvernements européens
Il annonçait la création d’une institution judiciaire commune aux États européens

Il appelait à une sorte d’États-Unis d’Europe fondée sur la réconciliation franco-allemande

Explication

À Zurich, Churchill a appelé à la création d’une sorte d’États-Unis d’Europe, reposant notamment sur la réconciliation franco-allemande. Le marché commun du charbon et de l’acier appartient à l’initiative de la Déclaration de Schuman, plusieurs années plus tard.

4. Quelle estimation décrit le mieux l’origine européenne d’une partie des normes législatives nationales ?

Environ 80 à 90 % découlent des règlements et directives de l’Union européenne
Environ 60 à 70 % trouvent leur origine dans le droit de l’Union européenne
Environ 20 à 30 % proviennent des décisions des institutions de l’Union européenne
Environ 40 à 50 % résultent des obligations issues des traités européens

Environ 60 à 70 % trouvent leur origine dans le droit de l’Union européenne

Explication

L’estimation fournie situe à environ 60 à 70 % la part des normes nationales ayant une origine dans le droit de l’Union, notamment par les règlements et les directives transposées. Les autres fourchettes ne correspondent pas à l’ordre de grandeur indiqué.

5. Quelle opposition décrit correctement le fédéralisme et le fonctionnalisme dans les théories de l’intégration européenne ?

Le fédéralisme repose sur des négociations nationales, tandis que le fonctionnalisme supprime les institutions communes
Le fédéralisme conserve les États comme acteurs centraux, tandis que le fonctionnalisme crée un État fédéral
Le fédéralisme prévoit un transfert global immédiat, tandis que le fonctionnalisme progresse par secteurs
Le fédéralisme avance par secteurs, tandis que le fonctionnalisme transfère immédiatement toute souveraineté

Le fédéralisme prévoit un transfert global immédiat, tandis que le fonctionnalisme progresse par secteurs

Explication

Le fédéralisme vise un transfert immédiat et global de la souveraineté vers un État fédéral européen. Le fonctionnalisme privilégie au contraire une intégration progressive et sectorielle, ce qui rend les autres associations incorrectes.

6. Que désigne l’effet d’entraînement dans le processus d’intégration européenne ?

L’extension progressive de l’intégration d’un secteur vers des secteurs connexes
Le retour de certaines compétences européennes vers les gouvernements nationaux
La coordination ponctuelle de politiques nationales sans élargissement institutionnel
Le transfert immédiat de l’ensemble des compétences nationales vers une autorité fédérale

L’extension progressive de l’intégration d’un secteur vers des secteurs connexes

Explication

L’effet d’entraînement désigne le mécanisme par lequel l’intégration dans un secteur favorise mécaniquement celle de secteurs connexes. Il ne correspond donc pas à un transfert global et immédiat de souveraineté, qui relève plutôt d’une conception fédéraliste.

7. Comment l’intergouvernementalisme explique-t-il la prise de décision dans l’intégration européenne ?

Une autorité fédérale décide directement à la place des institutions nationales
Les groupes d’intérêt transnationaux remplacent les gouvernements dans les négociations européennes
La Commission impose ses choix aux gouvernements grâce à une compétence générale
Les États restent centraux et arrêtent les décisions par des négociations interétatiques

Les États restent centraux et arrêtent les décisions par des négociations interétatiques

Explication

L’intergouvernementalisme considère que les États demeurent les acteurs centraux et que les décisions résultent de négociations entre eux. Il ne suppose pas que la Commission ou une autorité fédérale remplace les gouvernements dans la décision politique.

8. Quel enchaînement correspond à la méthode communautaire ?

Initiative de la Commission, décision du Conseil et du Parlement, puis contrôle de la CJUE
Initiative du Parlement, arbitrage des États, puis validation politique par la Commission
Négociation entre gouvernements, décision nationale, puis consultation facultative de la CJUE
Proposition du Conseil, adoption par la Commission, puis contrôle parlementaire des juridictions nationales

Initiative de la Commission, décision du Conseil et du Parlement, puis contrôle de la CJUE

Explication

La méthode communautaire associe l’initiative de la Commission, la décision du Conseil et du Parlement européen, puis le contrôle juridictionnel obligatoire de la CJUE. Une négociation intergouvernementale suivie d’un contrôle facultatif ne décrit pas ce mécanisme.

9. Quelle mesure centrale la Déclaration de Schuman du 9 mai 1950 proposait-elle ?

Créer immédiatement un État fédéral européen doté d’une constitution commune
Supprimer toutes les frontières nationales dans l’ensemble des secteurs économiques
Mettre en commun les productions française et allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité
Établir une monnaie européenne unique administrée par une banque centrale

Mettre en commun les productions française et allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité

Explication

La Déclaration de Schuman proposait une mise en commun sectorielle du charbon et de l’acier français et allemands sous une Haute Autorité supranationale. Elle ne constituait donc pas un saut fédéral immédiat ni une union générale dans tous les domaines.

10. Quel rôle respectif Jean Monnet et Robert Schuman ont-ils joué dans la Déclaration de 1950 ?

Monnet a négocié le traité, tandis que Schuman a présidé le Conseil spécial des ministres
Monnet a dirigé la Haute Autorité, tandis que Schuman a signé le traité de Paris
Monnet l’a rédigée, tandis que Schuman l’a présentée comme ministre des Affaires étrangères
Monnet l’a présentée, tandis que Schuman en a rédigé le texte administratif

Monnet l’a rédigée, tandis que Schuman l’a présentée comme ministre des Affaires étrangères

Explication

Jean Monnet a été l’auteur intellectuel et le rédacteur de la déclaration, alors que Robert Schuman l’a présentée politiquement en tant que ministre français des Affaires étrangères. Les autres rôles attribués ne correspondent pas à leur contribution à cette déclaration.

11. À quelles dates correspondent la signature et l’entrée en vigueur du traité de Paris instituant la CECA ?

Signature le 25 mars 1957 et entrée en vigueur le 1er janvier 1958
Signature le 18 avril 1951 et entrée en vigueur le 23 juillet 1952
Signature le 23 juillet 1952 et entrée en vigueur le 1er janvier 1953
Signature le 9 mai 1950 et entrée en vigueur le 18 avril 1951

Signature le 18 avril 1951 et entrée en vigueur le 23 juillet 1952

Explication

Le traité de Paris a été signé par les Six le 18 avril 1951 et est entré en vigueur le 23 juillet 1952. Le 9 mai 1950 correspond à la Déclaration de Schuman, tandis que les dates de 1957 et 1958 concernent les traités de Rome et leur entrée en vigueur.

12. Quelle distinction caractérisait la Haute Autorité et le Conseil spécial des ministres de la CECA ?

La Haute Autorité représentait les gouvernements, tandis que le Conseil disposait d’une indépendance supranationale
La Haute Autorité coordonnait les parlements, tandis que le Conseil dirigeait les entreprises sidérurgiques
La Haute Autorité était supranationale et indépendante, tandis que le Conseil représentait les intérêts nationaux
La Haute Autorité contrôlait les tribunaux, tandis que le Conseil administrait les échanges commerciaux nationaux

La Haute Autorité était supranationale et indépendante, tandis que le Conseil représentait les intérêts nationaux

Explication

La Haute Autorité disposait de pouvoirs de décision propres et fonctionnait comme un organe supranational indépendant. Le Conseil spécial des ministres exprimait quant à lui les intérêts nationaux, ce qui inverse les rôles proposés dans le distracteur le plus plausible.

13. Que prévoyait le traité instituant la Communauté européenne de défense, signé le 27 mai 1952 par les Six ?

La coordination de plusieurs armées nationales sous commandement intergouvernemental
La suppression immédiate des forces armées nationales au profit de l’OTAN
La création d’un marché commun consacré aux industries de défense
La création d’une armée européenne intégrée sous commandement supranational

La création d’une armée européenne intégrée sous commandement supranational

Explication

Le traité de la CED prévoyait une armée européenne intégrée placée sous un commandement supranational. Il ne se limitait donc pas à coordonner les armées nationales ni à organiser un marché de défense.

14. Quel événement s’est produit le 30 août 1954 lors de la procédure de ratification de la CED en France ?

Le gouvernement français a ratifié la CED par 319 voix contre 264 après un vote solennel
Le Conseil de la République a approuvé la CED avant son rejet définitif par les cinq autres États
Les gouvernements des Six ont retiré leur signature après un vote négatif du Parlement français
L’Assemblée nationale française a rejeté la CED par 319 voix contre 264 sans mettre la ratification aux voix

L’Assemblée nationale française a rejeté la CED par 319 voix contre 264 sans mettre la ratification aux voix

Explication

L’Assemblée nationale française a rejeté la CED par 319 voix contre 264, sans procéder au vote formel de ratification. Ce rejet a bloqué la ratification française malgré la signature préalable du traité par les gouvernements des Six.

15. Que révèle principalement l’échec de la Communauté européenne de défense ?

La disparition des désaccords nationaux grâce à la progression rapide de l’intégration militaire
Le refus des États de poursuivre toute forme d’intégration après l’abandon du projet militaire
La supériorité des institutions supranationales sur les parlements nationaux dans les domaines sensibles
La résistance des domaines régaliens et la primauté de l’intégration économique sur l’intégration politique

La résistance des domaines régaliens et la primauté de l’intégration économique sur l’intégration politique

Explication

L’échec de la CED met en évidence la résistance des domaines régaliens, le poids de la ratification parlementaire nationale et la priorité donnée à l’intégration économique. Il ne signifie pas que toute intégration européenne a été abandonnée.

16. Quelle proposition caractérisait le rapport Spaak de 1956 ?

Un marché commun général et une communauté de l’énergie atomique pour le nucléaire civil
Une union politique immédiate et une monnaie européenne gérée par une banque centrale
Une zone de libre-échange limitée aux produits agricoles et aux matières premières
Une armée européenne intégrée et une agence commune chargée de la défense collective

Un marché commun général et une communauté de l’énergie atomique pour le nucléaire civil

Explication

Le rapport Spaak proposait un marché commun général ainsi qu’une communauté de l’énergie atomique destinée au nucléaire civil. Il prolongeait donc la relance économique et sectorielle engagée après l’échec de la CED.

17. Quand les traités de Rome ont-ils été signés et quand sont-ils entrés en vigueur ?

Signés le 29 janvier 1966, ils sont entrés en vigueur le 1er juillet 1968
Signés le 1er janvier 1958, ils sont entrés en vigueur le 25 mars 1957
Signés le 27 mai 1952, ils sont entrés en vigueur le 30 août 1954
Signés le 25 mars 1957, ils sont entrés en vigueur le 1er janvier 1958

Signés le 25 mars 1957, ils sont entrés en vigueur le 1er janvier 1958

Explication

Les traités de Rome ont été signés le 25 mars 1957 et sont entrés en vigueur le 1er janvier 1958. Le traité CEE concernait le marché commun, tandis qu’Euratom portait sur le nucléaire civil.

18. Quels éléments composent la méthode de la Communauté économique européenne ?

Une coopération monétaire, une politique étrangère commune, des quotas commerciaux et des contrôles nationaux renforcés
Une union politique, une harmonisation fiscale complète, une armée européenne et un gouvernement fédéral
Une union douanière, quatre libertés de circulation, des politiques communes et un rapprochement des législations
Une zone de libre-échange, une monnaie unique, une défense commune et des frontières extérieures partagées

Une union douanière, quatre libertés de circulation, des politiques communes et un rapprochement des législations

Explication

La méthode de la CEE associe une union douanière, les quatre libertés de circulation, des politiques communes et le rapprochement des législations. Une zone de libre-échange ne comporte pas, par elle-même, l’ensemble de ces mécanismes.

19. Quelle distinction décrit correctement le marché commun et le marché intérieur ?

Le marché commun concerne la politique étrangère, tandis que le marché intérieur organise principalement la coopération judiciaire
Le marché commun crée une monnaie unique, tandis que le marché intérieur se limite à la suppression des droits de douane internes
Le marché commun repose sur l’union douanière et les quatre libertés, tandis que le marché intérieur vise une intégration économique plus poussée
Le marché commun supprime les législations nationales, tandis que le marché intérieur rétablit les droits de douane entre les États

Le marché commun repose sur l’union douanière et les quatre libertés, tandis que le marché intérieur vise une intégration économique plus poussée

Explication

Le marché commun combine l’union douanière et les quatre libertés de circulation. Le marché intérieur approfondit cette intégration en cherchant à abolir les barrières économiques et à coordonner davantage les politiques économiques.

20. Pourquoi la France a-t-elle boycotté les réunions du Conseil pendant la crise de la chaise vide, de juillet 1965 à janvier 1966 ?

Pour réclamer une armée européenne intégrée et transférer les compétences militaires au Conseil
Pour obtenir l’abandon de l’union douanière et empêcher l’entrée en vigueur des traités de Rome
Pour défendre le droit de veto et contester le financement de la PAC ainsi que l’extension des pouvoirs budgétaires du Parlement européen
Pour imposer une monnaie unique et accélérer l’adhésion de nouveaux États à la Communauté

Pour défendre le droit de veto et contester le financement de la PAC ainsi que l’extension des pouvoirs budgétaires du Parlement européen

Explication

La France a boycotté le Conseil pour défendre le droit de veto et s’opposer à certains projets concernant le financement de la PAC et les pouvoirs budgétaires du Parlement européen. La crise ne portait donc pas sur l’abandon de l’union douanière ni sur la création d’une monnaie unique.

21. Quel a été le rôle de l’Acte unique européen dans la construction européenne ?

Il a relancé le marché intérieur avant l’entrée en vigueur du traité de Maastricht
Il a créé formellement l’Union européenne autour de trois piliers institutionnels
Il a instauré l’Union économique et monétaire avec des critères de convergence obligatoires
Il a intégré l’acquis de Schengen et créé l’espace de liberté, de sécurité et de justice

Il a relancé le marché intérieur avant l’entrée en vigueur du traité de Maastricht

Explication

L’Acte unique européen a relancé la réalisation du marché intérieur. La création formelle de l’Union européenne autour de trois piliers relève du traité de Maastricht, tandis que Schengen et l’espace de liberté, de sécurité et de justice sont associés au traité d’Amsterdam.

22. Quelle innovation institutionnelle l’Acte unique européen a-t-il introduite pour faciliter l’achèvement du marché intérieur ?

Le recours à la majorité qualifiée pour certaines mesures d’harmonisation et le renforcement législatif du Parlement européen
Le transfert des décisions de marché intérieur aux parlements nationaux avec un droit de veto individuel
La généralisation de la codécision dans tous les domaines et la création immédiate d’un gouvernement européen
Le maintien de l’unanimité pour toutes les mesures économiques et la suppression du rôle législatif du Parlement européen

Le recours à la majorité qualifiée pour certaines mesures d’harmonisation et le renforcement législatif du Parlement européen

Explication

L’Acte unique européen a fait de la majorité qualifiée la règle pour certaines mesures d’harmonisation du marché intérieur et a renforcé le rôle du Parlement par la procédure de coopération. Il n’a pas généralisé la codécision à tous les domaines.

23. Quels ensembles formaient les trois piliers de l’Union créée par le traité de Maastricht ?

La défense européenne, la politique commerciale commune, et la coopération culturelle entre les peuples
L’Union économique et monétaire, l’espace Schengen, et la citoyenneté européenne
Le marché intérieur, la politique agricole commune, et la coopération monétaire entre les États membres
Les Communautés européennes, la politique étrangère et de sécurité commune, et la justice et les affaires intérieures

Les Communautés européennes, la politique étrangère et de sécurité commune, et la justice et les affaires intérieures

Explication

Le traité de Maastricht a organisé l’Union autour des Communautés européennes, de la politique étrangère et de sécurité commune, et de la justice et des affaires intérieures. L’Union économique et monétaire constitue une réalisation du traité, mais ne correspond pas à l’énumération des trois piliers.

24. Quel objectif budgétaire fait partie des critères de convergence de l’Union économique et monétaire ?

Maintenir le déficit public sous 5 % du PIB et la dette publique sous 80 % du PIB pendant plusieurs années
Réduire le déficit public à zéro et limiter la dette publique à 30 % du PIB avant l’adoption de l’euro
Maintenir le déficit public à un niveau inférieur ou égal à 3 % du PIB et la dette publique à 60 % du PIB au plus
Fixer le déficit public à 3 % des recettes fiscales et la dette publique à 60 % des dépenses nationales

Maintenir le déficit public à un niveau inférieur ou égal à 3 % du PIB et la dette publique à 60 % du PIB au plus

Explication

Les critères de convergence prévoient notamment un déficit public inférieur ou égal à 3 % du PIB et une dette publique inférieure ou égale à 60 % du PIB. Ils comprennent aussi la maîtrise de l’inflation, des taux d’intérêt et la stabilité du change, mais n’exigent pas un déficit nul.

25. Que permet principalement la personnalité juridique de l’Union européenne ?

Remplacer les ordres juridiques nationaux dans chaque domaine
Être titulaire de droits et d’obligations dans l’ordre juridique
Imposer des obligations internationales à tous les États
Exercer une souveraineté générale sur les États membres

Être titulaire de droits et d’obligations dans l’ordre juridique

Explication

La personnalité juridique permet à l’Union d’avoir des droits et des obligations, notamment de contracter, d’agir en justice et d’engager sa responsabilité. Elle ne lui confère pas pour autant le statut d’État souverain.

26. Pourquoi la personnalité juridique de l’Union européenne ne suffit-elle pas à en faire un État souverain ?

Parce que ses institutions ne peuvent adopter de règles contraignantes
Parce qu’elle ne peut conclure aucun accord avec des États étrangers
Parce que ses compétences sont attribuées par les traités et que les autres appartiennent aux États
Parce qu’elle ne possède pas de capacité juridique dans les États membres

Parce que ses compétences sont attribuées par les traités et que les autres appartiennent aux États

Explication

L’Union agit dans les domaines que les traités lui ont attribués, tandis que les compétences non attribuées restent aux États. La personnalité juridique désigne donc une capacité d’action juridique, et non une souveraineté étatique.

27. Quelle évolution le traité de Lisbonne a-t-il introduite concernant la personnalité juridique de l’Union ?

Il a attribué la personnalité juridique à l’Union dès la création des Communautés
Il a supprimé la personnalité juridique des Communautés européennes avant 2009
Il a reconnu expressément la personnalité juridique de l’Union à partir de 2009
Il a réservé la personnalité juridique aux seules institutions judiciaires de l’Union

Il a reconnu expressément la personnalité juridique de l’Union à partir de 2009

Explication

Avant Lisbonne, la personnalité juridique explicite appartenait aux Communautés européennes. Depuis 2009, l’article 47 TUE reconnaît expressément celle de l’Union européenne.

28. Dans quelle situation l’Union européenne peut-elle conclure un accord international en vertu de l’article 216 TFUE ?

Lorsqu’un accord commercial est proposé sans effet possible sur les règles communes
Lorsqu’une institution de l’Union souhaite étendre ses compétences par cet accord
Lorsque l’accord est nécessaire pour atteindre un objectif prévu par les traités
Lorsqu’un État membre l’autorise dans un domaine sans lien avec les traités

Lorsque l’accord est nécessaire pour atteindre un objectif prévu par les traités

Explication

L’article 216 TFUE permet notamment de conclure un accord lorsque celui-ci est nécessaire à la réalisation d’un objectif des traités. L’existence d’un simple souhait institutionnel ou d’une autorisation nationale ne suffit pas.

29. Laquelle de ces institutions appartient au cadre institutionnel de l’Union européenne établi par l’article 13 TUE ?

Le Conseil de l’Europe
La Cour européenne des droits de l’homme
Le Conseil européen
L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Le Conseil européen

Explication

Le Conseil européen fait partie des sept institutions de l’Union mentionnées à l’article 13 TUE. Le Conseil de l’Europe et la Cour européenne des droits de l’homme relèvent d’une organisation internationale distincte.

30. Quelle combinaison décrit correctement le Parlement européen ?

Il compte 720 commissaires nommés pour six ans et siège à Strasbourg
Il compte 27 députés élus pour cinq ans et siège à Luxembourg
Il compte 720 députés élus pour cinq ans et siège dans trois villes
Il compte 27 ministres désignés par les gouvernements et siège à Bruxelles

Il compte 720 députés élus pour cinq ans et siège dans trois villes

Explication

Le Parlement européen comprend 720 députés élus pour cinq ans et travaille à Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg. Les ministres nationaux siègent au Conseil de l’Union européenne, et non au Parlement.

31. Quel ensemble de fonctions correspond au rôle du Parlement européen ?

Nommer les juges nationaux, coordonner les monnaies et adopter les accords internationaux
Surveiller les marchés financiers, fixer les taux et engager les recours en manquement
Légiférer avec le Conseil, participer au budget et contrôler politiquement la Commission
Diriger les orientations générales, représenter les gouvernements et conclure les traités

Légiférer avec le Conseil, participer au budget et contrôler politiquement la Commission

Explication

Le Parlement partage le pouvoir législatif et budgétaire avec le Conseil et exerce un contrôle politique sur la Commission. La définition des orientations générales relève principalement du Conseil européen.

32. Quelle est la mission principale du Conseil européen ?

Exécuter le budget et surveiller l’application des traités
Adopter avec le Parlement les actes législatifs ordinaires
Définir les orientations et priorités politiques générales de l’Union
Représenter les citoyens par des députés élus directement

Définir les orientations et priorités politiques générales de l’Union

Explication

Le Conseil européen donne les impulsions nécessaires et fixe les grandes orientations politiques de l’Union, généralement par consensus. L’adoption des actes législatifs avec le Parlement relève du Conseil de l’Union et non du Conseil européen.

33. Comment le Conseil de l’Union européenne est-il composé et organisé ?

Il réunit les chefs d’État et maintient une présidence renouvelée chaque année
Il réunit les ministres compétents selon le sujet et change de présidence tous les six mois
Il réunit des députés élus et conserve une présidence stable pendant cinq ans
Il réunit un commissaire par État et change de présidence tous les douze mois

Il réunit les ministres compétents selon le sujet et change de présidence tous les six mois

Explication

Le Conseil réunit les ministres nationaux compétents pour le dossier examiné et sa présidence est tournante, avec un changement tous les six mois. Il ne possède donc pas une composition fixe comparable à celle du Parlement.

34. Pour adopter une décision à la majorité qualifiée au Conseil, quel seuil doit être atteint ?

Au moins 15 États représentant au moins 65 % de la population de l’Union
Au moins 20 États représentant au moins 70 % de la population de l’Union
Au moins 14 États représentant au moins 50 % de la population de l’Union
Au moins 18 États représentant au moins 60 % de la population de l’Union

Au moins 15 États représentant au moins 65 % de la population de l’Union

Explication

La majorité qualifiée exige 55 % des États membres, soit 15 États sur 27, représentant 65 % de la population de l’Union. Les autres combinaisons ne correspondent pas au seuil prévu.

35. Quel principe caractérise le mandat des commissaires européens ?

Ils défendent les instructions de leur gouvernement et votent selon les intérêts nationaux
Ils exercent leur mandat sous l’autorité politique des ministres réunis au Conseil
Ils exercent leurs fonctions en indépendance et n’acceptent pas d’instructions gouvernementales
Ils sont élus directement par les citoyens pour représenter les circonscriptions nationales

Ils exercent leurs fonctions en indépendance et n’acceptent pas d’instructions gouvernementales

Explication

La Commission compte un commissaire par État membre, mais chaque commissaire doit exercer ses fonctions en pleine indépendance. Le mandat n’est donc pas conçu comme une représentation soumise aux instructions du gouvernement national.

36. Laquelle de ces fonctions relève de la Commission européenne ?

Fixer les priorités politiques générales et représenter les chefs de gouvernement
Adopter seule les actes législatifs et exercer la présidence du Conseil
Élire les députés européens et contrôler directement les juridictions nationales
Proposer des actes législatifs, veiller aux traités et exécuter le budget de l’Union

Proposer des actes législatifs, veiller aux traités et exécuter le budget de l’Union

Explication

La Commission dispose en principe de l’initiative législative, surveille le respect des traités et exécute le budget de l’Union. Le Conseil européen fixe les grandes orientations, tandis que la législation est adoptée avec le Parlement et le Conseil.

37. Quelle forme de gestion budgétaire implique que la Commission européenne exécute directement les crédits concernés ?

La gestion monétaire par la Banque centrale européenne
La gestion juridictionnelle par la Cour de justice
La gestion partagée avec les États membres
La gestion directe par la Commission européenne

La gestion directe par la Commission européenne

Explication

En gestion directe, la Commission européenne administre elle-même l’exécution des crédits budgétaires. La gestion partagée confie au contraire une partie de cette mise en œuvre aux États membres.

38. Quelle mesure illustre le pouvoir de la Commission européenne en matière de concurrence ?

Fixer les taux directeurs applicables dans la zone euro
Annuler une décision judiciaire rendue par la Cour de justice
Modifier un traité sans intervention des États membres
Infliger une amende à une entreprise pour abus de position dominante

Infliger une amende à une entreprise pour abus de position dominante

Explication

La Commission peut enquêter sur les pratiques anticoncurrentielles, les interdire et infliger des amendes, comme dans l’affaire Google en 2018. Elle exerce ainsi un pouvoir administratif quasi juridictionnel, mais ne remplace pas la Cour de justice.

39. Dans quelle situation la Commission européenne peut-elle adopter un acte délégué ?

Lorsqu’elle remplace le vote du Conseil pour adopter le budget annuel
Lorsqu’elle réécrit les dispositions essentielles d’un traité sans contrôle institutionnel
Lorsqu’elle modifie des éléments non essentiels d’un acte législatif sous le contrôle du Parlement et du Conseil
Lorsqu’elle tranche définitivement un recours introduit contre un État membre

Lorsqu’elle modifie des éléments non essentiels d’un acte législatif sous le contrôle du Parlement et du Conseil

Explication

Un acte délégué autorise la Commission à modifier des éléments non essentiels d’un acte législatif, sous le contrôle du Parlement européen et du Conseil. Cette délégation ne lui permet pas de réviser les éléments essentiels ni les traités.

40. Quel est le rôle principal du Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères ?

Coordonner la politique étrangère et de sécurité commune afin de porter une voix européenne cohérente
Administrer directement les fonds régionaux attribués aux collectivités des États membres
Diriger la politique monétaire commune et fixer les taux directeurs de la zone euro
Contrôler les concentrations d’entreprises et sanctionner les ententes anticoncurrentielles

Coordonner la politique étrangère et de sécurité commune afin de porter une voix européenne cohérente

Explication

Le Haut Représentant coordonne la politique étrangère et de sécurité commune pour renforcer l’unité de l’action européenne dans le monde. Les autres fonctions relèvent notamment de la Commission ou de la Banque centrale européenne.

41. Quelle mission définit la Cour de justice de l’Union européenne ?

Superviser la politique monétaire conduite dans les pays de la zone euro
Garantir le respect du droit dans l’interprétation et l’application des traités
Adopter les actes législatifs ordinaires au nom des États membres
Gérer les enquêtes financières relatives aux fraudes portant sur le budget de l’Union

Garantir le respect du droit dans l’interprétation et l’application des traités

Explication

La Cour de justice veille à ce que le droit de l’Union soit respecté dans l’interprétation et l’application des traités. Le Parquet européen traite les fraudes financières, tandis que la politique monétaire relève de la BCE.

42. Quelle composition correspond à la Cour de justice de l’Union européenne ?

54 juges, deux par État membre, et 11 avocats généraux
15 juges et 11 avocats généraux représentant les institutions européennes
27 juges et 21 gouverneurs des banques centrales nationales
27 juges, un par État membre, et 11 avocats généraux

27 juges, un par État membre, et 11 avocats généraux

Explication

La Cour de justice comprend 27 juges, soit un par État membre, ainsi que 11 avocats généraux. Le chiffre de 54 juges correspond au Tribunal, et non à la Cour de justice.

43. Dans quelles conditions un pourvoi contre une décision du Tribunal peut-il être formé devant la Cour de justice ?

Il porte sur l’exécution budgétaire et est introduit dans l’année suivant la notification de la décision
Il porte sur les faits et est introduit dans les six mois suivant le prononcé de la décision
Il porte sur une question politique et est introduit dans les trente jours suivant l’audience
Il porte sur une question de droit et est introduit dans les deux mois suivant la notification de la décision

Il porte sur une question de droit et est introduit dans les deux mois suivant la notification de la décision

Explication

Le pourvoi devant la Cour de justice est limité aux questions de droit et doit être formé dans les deux mois suivant la notification de la décision du Tribunal. Il ne constitue donc pas un nouvel examen général des faits.

44. Quelle affaire relève de la compétence du Parquet européen ?

Une fraude transfrontalière à la TVA dépassant 10 millions d’euros
Une décision nationale relative aux taux directeurs de la banque centrale
Une contestation concernant l’interprétation d’un traité européen
Un litige commercial interne entre deux entreprises privées d’un même État

Une fraude transfrontalière à la TVA dépassant 10 millions d’euros

Explication

Le Parquet européen enquête, poursuit et traduit en justice les auteurs de fraudes transfrontalières à la TVA supérieures à 10 millions d’euros, ainsi que de certaines infractions visant les fonds européens. Les autres situations relèvent d’autres autorités ou juridictions.

45. Quelle affirmation décrit correctement la Banque centrale européenne ?

Elle contrôle le budget de l’Union et conduit la politique étrangère depuis Strasbourg
Elle juge les infractions au droit de l’Union depuis Luxembourg
Elle coordonne les politiques monétaires de tous les États membres depuis Bruxelles
Elle gère l’euro et conduit la politique monétaire de la zone euro depuis Francfort-sur-le-Main

Elle gère l’euro et conduit la politique monétaire de la zone euro depuis Francfort-sur-le-Main

Explication

La BCE gère l’euro et conduit la politique monétaire de la zone euro depuis son siège à Francfort-sur-le-Main. Le Système européen de banques centrales couvre, lui, l’ensemble de l’Union européenne.

46. Quel objectif la BCE poursuit-elle prioritairement dans sa politique monétaire ?

La réduction du chômage, avec un objectif annuel fixé par les États
La stabilité des prix, avec un objectif d’inflation de 2 %
La croissance des exportations, avec un taux de change déterminé par le Conseil
L’équilibre budgétaire, avec un plafond commun pour les dépenses publiques

La stabilité des prix, avec un objectif d’inflation de 2 %

Explication

La stabilité des prix constitue l’objectif prioritaire de la BCE, avec une cible d’inflation de 2 % selon la stratégie révisée en 2021. La stimulation de l’économie peut être prise en compte, mais elle ne remplace pas cette priorité.

47. Quel instrument et quelle fonction caractérisent l’action de la BCE ?

Elle adopte les lois européennes et surveille les administrations nationales par un réseau parlementaire
Elle fixe les taux directeurs et supervise les grandes banques via le Mécanisme de surveillance unique
Elle impose les règles commerciales et enquête sur les ententes par le Mécanisme de concurrence unique
Elle vote les budgets nationaux et contrôle les juridictions financières par un mécanisme intergouvernemental

Elle fixe les taux directeurs et supervise les grandes banques via le Mécanisme de surveillance unique

Explication

La BCE fixe les taux directeurs et supervise les grandes banques depuis 2014 par l’intermédiaire du Mécanisme de surveillance unique. Les budgets, les lois et la concurrence relèvent principalement d’autres institutions européennes.

48. Quel rôle caractérise la Cour des comptes européenne au sein de l’Union européenne ?

Elle adopte les lois européennes et impose des sanctions financières aux États
Elle juge les litiges entre les institutions et interprète le droit de l’Union
Elle contrôle les recettes et les dépenses sans pouvoir juridictionnel ni sanction directe
Elle finance les politiques européennes et dirige les investissements publics

Elle contrôle les recettes et les dépenses sans pouvoir juridictionnel ni sanction directe

Explication

La Cour des comptes européenne est l’auditeur externe indépendant de l’Union : elle contrôle les recettes et les dépenses, mais ne rend pas de décisions juridictionnelles et ne sanctionne pas directement. Le jugement des litiges et l’interprétation du droit relèvent de la CJUE, et non de cette Cour.

49. Après avoir réalisé ses audits, quelle démarche la Cour des comptes européenne suit-elle en cas d’indices de fraude ?

Elle suspend les programmes concernés et adopte une nouvelle réglementation financière
Elle renvoie l’affaire devant la CJUE pour qu’elle conduise l’audit administratif
Elle prononce elle-même une condamnation et recouvre directement les sommes dues
Elle transmet ses conclusions aux institutions concernées et signale les fraudes à l’OLAF

Elle transmet ses conclusions aux institutions concernées et signale les fraudes à l’OLAF

Explication

La Cour réalise des audits financiers, de conformité et de performance, communique ses conclusions au Parlement, au Conseil et à la Commission, puis signale les fraudes à l’OLAF. Elle ne dispose pas d’un pouvoir direct de sanction ni d’une compétence générale de recouvrement.

50. Que représente principalement le Comité des régions dans le système institutionnel de l’Union européenne ?

Les employeurs, les travailleurs et les organisations de la société civile
Les collectivités régionales et locales des États membres
Les établissements financiers qui soutiennent les investissements territoriaux
Les gouvernements nationaux chargés de négocier les actes européens

Les collectivités régionales et locales des États membres

Explication

Le Comité des régions représente les collectivités régionales et locales, avec 329 membres nommés par le Conseil sur proposition des États. La représentation des employeurs, des travailleurs et d’autres intérêts relève plutôt du Comité économique et social européen.

51. Comment les 329 membres du Comité économique et social européen sont-ils principalement répartis ?

Entre les employeurs, les travailleurs et d’autres intérêts de la société
Entre les régions, les communes et les administrations centrales des États
Entre les banques publiques, les investisseurs privés et les entreprises innovantes
Entre les députés européens, les commissaires et les juges de l’Union

Entre les employeurs, les travailleurs et d’autres intérêts de la société

Explication

Le Comité économique et social européen rassemble 329 membres répartis entre les employeurs, les travailleurs et d’autres intérêts, comme les agriculteurs, les consommateurs, les professions libérales et les ONG. La représentation territoriale correspond au Comité des régions.

52. Quelle fonction principale la Banque européenne d’investissement exerce-t-elle ?

Elle contrôle la légalité des dépenses de l’Union et publie des rapports d’audit
Elle enquête sur les plaintes visant les institutions et agences européennes
Elle finance des projets favorisant la croissance, l’emploi et les politiques européennes
Elle propose les lois européennes et coordonne leur adoption par les colégislateurs

Elle finance des projets favorisant la croissance, l’emploi et les politiques européennes

Explication

La Banque européenne d’investissement est la banque des États membres et finance des projets qui soutiennent la croissance, l’emploi et les politiques européennes. Le contrôle des dépenses appartient à la Cour des comptes, tandis que les enquêtes sur les plaintes relèvent du Médiateur.

53. Sur quel type de situation le Médiateur européen enquête-t-il principalement ?

Les cas de mauvaise administration au sein des institutions, organes et agences de l’Union
Les recours juridictionnels portant sur l’interprétation uniforme du droit de l’Union
Les infractions pénales commises par des entreprises opérant dans le marché intérieur
Les désaccords budgétaires concernant les recettes et les dépenses de l’Union

Les cas de mauvaise administration au sein des institutions, organes et agences de l’Union

Explication

Le Médiateur européen enquête sur les plaintes relatives à la mauvaise administration afin de garantir une bonne administration dans les institutions, organes et agences de l’Union. Le contrôle budgétaire relève de la Cour des comptes, tandis que le contrôle juridictionnel relève de la CJUE.

54. Lequel de ces problèmes relève de la compétence d’enquête du Médiateur européen ?

Un retard injustifié dans le traitement d’une demande adressée à une institution de l’Union
Une erreur dans l’évaluation de l’efficacité financière d’un programme européen
Un conflit entre deux États membres sur l’application d’une directive européenne
Une contestation de la conformité d’un traité avec le droit primaire de l’Union

Un retard injustifié dans le traitement d’une demande adressée à une institution de l’Union

Explication

Le Médiateur peut enquêter sur les retards injustifiés, les abus de pouvoir, les discriminations et l’absence d’information des citoyens. L’évaluation financière appartient à la Cour des comptes, tandis que les litiges et le contrôle juridictionnel relèvent de la CJUE.

55. Quelle répartition des fonctions institutionnelles est correcte dans l’Union européenne ?

Le Conseil propose les actes, la Commission et le Parlement les jugent, et la CJUE les exécute
La Commission propose les actes, le Parlement et le Conseil les adoptent conjointement, et la CJUE contrôle le droit
La CJUE propose les actes, le Conseil et la Commission les contrôlent, et le Parlement les interprète
Le Parlement propose les actes, la Commission et le Conseil les adoptent conjointement, et la CJUE les finance

La Commission propose les actes, le Parlement et le Conseil les adoptent conjointement, et la CJUE contrôle le droit

Explication

La Commission européenne dispose de l’initiative législative, tandis que le Parlement européen et le Conseil sont colégislateurs. La CJUE assure le contrôle juridictionnel et l’interprétation uniforme du droit de l’Union, et non son financement ou son exécution administrative.

56. Dans la hiérarchie des normes de l’Union européenne, quelle relation ordonne correctement les actes législatifs, les actes délégués et les actes d’exécution ?

Les actes d’exécution sont supérieurs aux actes délégués, eux-mêmes supérieurs aux actes législatifs.
Les actes législatifs sont supérieurs aux actes délégués, eux-mêmes supérieurs aux actes d’exécution.
Les actes délégués sont supérieurs aux actes législatifs, eux-mêmes supérieurs aux actes d’exécution.
Les trois catégories occupent un rang équivalent dans la hiérarchie des normes.

Les actes législatifs sont supérieurs aux actes délégués, eux-mêmes supérieurs aux actes d’exécution.

Explication

Les actes législatifs se situent au-dessus des actes délégués, tandis que ceux-ci précèdent les actes d’exécution dans la hiérarchie de l’Union. La confusion fréquente consiste à attribuer aux actes délégués un rang supérieur à celui des actes législatifs.

57. Quelle caractéristique distingue les actes législatifs des actes non législatifs de l’Union européenne ?

Les actes législatifs sont toujours adoptés par la Commission, tandis que les actes non législatifs sont adoptés par les juridictions européennes.
Les actes législatifs sont adoptés selon une procédure législative, tandis que les actes non législatifs comprennent notamment les actes délégués et d’exécution.
Les actes législatifs concernent les particuliers, tandis que les actes non législatifs concernent exclusivement les États membres.
Les actes législatifs sont dépourvus d’effet obligatoire, tandis que les actes non législatifs produisent des obligations générales.

Les actes législatifs sont adoptés selon une procédure législative, tandis que les actes non législatifs comprennent notamment les actes délégués et d’exécution.

Explication

Un acte législatif résulte d’une procédure législative ordinaire ou spéciale, alors que les actes délégués et d’exécution relèvent des actes non législatifs. Les autres réponses confondent les institutions compétentes ou inversent la portée juridique de ces catégories.

58. Une entreprise établie dans un État membre doit appliquer un règlement européen dès son entrée en vigueur, sans attendre une loi nationale de transposition : quelle propriété du règlement explique cette situation ?

Il s’adresse à des destinataires déterminés et ne crée pas de règle générale.
Il produit des effets après une transposition nationale adaptée à chaque ordre juridique.
Il est directement applicable et obligatoire dans tous ses éléments dans chaque État membre.
Il fixe un résultat à atteindre et laisse aux autorités nationales le choix des moyens juridiques.

Il est directement applicable et obligatoire dans tous ses éléments dans chaque État membre.

Explication

Le règlement possède une portée générale, est obligatoire dans tous ses éléments et s’applique directement sans mesure nationale de transposition. La fixation d’un résultat avec choix des moyens caractérise plutôt la directive.

59. Une directive européenne impose aux États membres d’atteindre un objectif dans un délai déterminé, tout en leur laissant le choix des moyens juridiques : quelle obligation en découle ?

Chaque État doit reprendre les dispositions européennes à l’identique, sans pouvoir adapter leur mise en œuvre.
Chaque État applique la directive sans acte national, puisque ses dispositions remplacent directement les lois internes.
Chaque État doit transposer la directive dans le délai fixé en choisissant les formes et moyens appropriés.
Chaque État peut écarter l’objectif européen s’il adopte une mesure nationale poursuivant un autre intérêt général.

Chaque État doit transposer la directive dans le délai fixé en choisissant les formes et moyens appropriés.

Explication

La directive lie les États quant au résultat à atteindre, mais leur laisse une compétence sur la forme et les moyens, sous réserve d’une transposition dans le délai prévu. Elle se distingue ainsi du règlement, directement applicable sans transposition nationale.

60. Quelle définition correspond à la procédure législative ordinaire de l’Union européenne ?

C’est la procédure de droit commun dans laquelle le Parlement et le Conseil adoptent conjointement les actes législatifs.
C’est une procédure où le Parlement adopte l’acte avec une participation limitée du Conseil de l’Union européenne.
C’est une procédure où la Commission adopte l’acte après une autorisation donnée par les juridictions européennes.
C’est une procédure où le Conseil adopte l’acte après avoir reçu un avis consultatif du Parlement européen.

C’est la procédure de droit commun dans laquelle le Parlement et le Conseil adoptent conjointement les actes législatifs.

Explication

La procédure législative ordinaire fait du Parlement européen et du Conseil des adoptants conjoints des actes législatifs et constitue la procédure de droit commun. La participation inégale du Parlement et du Conseil relève plutôt de certaines procédures législatives spéciales.

61. Dans la procédure législative ordinaire, quel rôle la Commission européenne joue-t-elle lors de l’examen d’une proposition ?

Elle intervient après l’adoption de l’acte pour vérifier sa transposition par les autorités nationales.
Elle soumet sa proposition au Parlement et au Conseil simultanément et peut la modifier ou la retirer avant son adoption.
Elle adopte seule la proposition après que le Parlement et le Conseil ont formulé leurs observations respectives.
Elle transmet sa proposition au Parlement, puis au Conseil seulement après l’approbation définitive des députés européens.

Elle soumet sa proposition au Parlement et au Conseil simultanément et peut la modifier ou la retirer avant son adoption.

Explication

La Commission saisit simultanément le Parlement européen et le Conseil et conserve la possibilité de modifier ou de retirer sa proposition avant l’adoption. Elle n’adopte donc pas seule l’acte législatif et son rôle ne se limite pas au contrôle ultérieur.

62. Quel énoncé décrit correctement la répartition des pouvoirs entre le Parlement européen et le Conseil dans la procédure législative ordinaire ?

Ils sont colégislateurs, le Conseil statuant en règle générale à la majorité qualifiée, et aucun ne peut adopter seul l’acte.
Le Parlement est colégislateur, tandis que le Conseil intervient comme organe consultatif sans participer à l’adoption finale.
Le Conseil est colégislateur, tandis que le Parlement peut modifier l’acte mais ne participe pas à son adoption définitive.
Ils adoptent séparément deux textes concurrents, dont la Commission choisit ensuite la version applicable.

Ils sont colégislateurs, le Conseil statuant en règle générale à la majorité qualifiée, et aucun ne peut adopter seul l’acte.

Explication

La procédure ordinaire repose sur la qualité de colégislateurs du Parlement et du Conseil, ce qui empêche l’un ou l’autre d’adopter seul l’acte. Le Conseil statue généralement à la majorité qualifiée, et le Parlement participe à la décision finale.

63. Dans la procédure de consultation, quel pouvoir le Parlement européen exerce-t-il face à la décision du Conseil ?

Il propose le texte initial, puis peut le retirer lorsque le Conseil refuse ses amendements.
Il adopte conjointement l’acte avec le Conseil et peut bloquer son adoption sans accord parlementaire.
Il rend un avis que le Conseil prend en compte, sans pouvoir amender l’acte ni imposer son adoption.
Il approuve l’acte par un vote conforme, condition indispensable à la décision du Conseil.

Il rend un avis que le Conseil prend en compte, sans pouvoir amender l’acte ni imposer son adoption.

Explication

Dans la procédure de consultation, le Parlement rend un simple avis et le Conseil décide généralement à l’unanimité, sans que le Parlement puisse modifier l’acte ou en imposer l’adoption. Le vote conforme et la codécision confèrent au Parlement un pouvoir plus important que celui prévu ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Construction et institutions de l’Union européenne.

Quelle part des normes nationales vient du droit de l’Union européenne ?

Environ 60 à 70 % des normes législatives nationales.

Qu'est-ce que l’intégration européenne ?

Un transfert de compétences souveraines à une entité supranationale aux pouvoirs propres.

Quand la Charte des droits fondamentaux est-elle devenue juridiquement contraignante ?

Avec le traité de Lisbonne, le 1er décembre 2009.

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Consultez la fiche de révision complète sur Construction et institutions de l’Union européenne.

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