QCM : Textes juridiques et hiérarchie des normes — 48 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les deux grandes catégories de textes qui composent le droit français ?

Les textes législatifs et les textes élaborés par les collectivités territoriales
Les textes constitutionnels et les textes issus des décisions judiciaires
Les textes administratifs et les textes produits par les organisations professionnelles
Les textes d’origine interne et les textes d’origine internationale et européenne

Les textes d’origine interne et les textes d’origine internationale et européenne

Explication

Le droit français distingue les textes d’origine interne des textes d’origine internationale et européenne. Ces derniers ne se confondent pas avec les seuls textes judiciaires ou administratifs, car ils découlent notamment de traités.

2. Quelle est l’origine principale des textes juridiques internes applicables en France ?

Les assemblées parlementaires étrangères
Les organisations privées établies en France
Les juridictions internationales compétentes
Les autorités publiques françaises

Les autorités publiques françaises

Explication

Les textes d’origine interne sont principalement produits par les autorités publiques françaises et constituent des règles obligatoires. Les textes internationaux et européens résultent, eux, de traités liant juridiquement la France.

3. Quelle fonction caractérise principalement une Constitution ?

Déterminer les sanctions applicables à toutes les infractions de manière exhaustive
Régler le fonctionnement quotidien des administrations locales et des entreprises
Fixer les règles détaillées de chaque contrat conclu entre des personnes privées
Fonder l’autorité de l’État et organiser ses institutions tout en protégeant des droits fondamentaux

Fonder l’autorité de l’État et organiser ses institutions tout en protégeant des droits fondamentaux

Explication

La Constitution regroupe les règles suprêmes qui fondent l’autorité de l’État, organisent ses institutions et énoncent des principes ainsi que des droits fondamentaux. Les lois ordinaires interviennent dans les matières que la Constitution leur attribue, sans avoir la même place dans la hiérarchie des normes.

4. À quelle date la Constitution française actuelle a-t-elle été promulguée ?

Le 14 juillet 1958
Le 21 septembre 1958
Le 4 octobre 1962
Le 4 octobre 1958

Le 4 octobre 1958

Explication

La Constitution fondatrice de la Ve République a été promulguée le 4 octobre 1958, après son approbation par référendum à plus de 80 % des voix. L’année 1962 correspond à une révision importante, mais pas à la promulgation de la Constitution.

5. Quel régime politique la Constitution de 1958 instaure-t-elle ?

Un régime parlementaire rationalisé renforçant l’exécutif et encadrant le Parlement
Un régime présidentiel donnant au Parlement une responsabilité directe devant le gouvernement
Un régime d’assemblée plaçant l’exécutif sous la direction constante des chambres
Un régime fédéral répartissant la souveraineté entre l’État et plusieurs États membres

Un régime parlementaire rationalisé renforçant l’exécutif et encadrant le Parlement

Explication

La Constitution de 1958 établit un régime parlementaire rationalisé, dans lequel l’exécutif est renforcé et les pouvoirs du Parlement sont encadrés. Elle ne met donc pas en place un régime d’assemblée dominé par les chambres.

6. Quelle répartition des fonctions correspond à la séparation des pouvoirs attribuée à Montesquieu au XVIIIe siècle ?

Le législatif contrôle les tribunaux, l’exécutif élit les juges et le judiciaire rédige les lois
Le législatif élabore les lois, l’exécutif les met en œuvre et le judiciaire tranche les litiges
Le législatif met en œuvre les lois, le judiciaire les adopte et l’exécutif règle les litiges
Le législatif tranche les litiges, l’exécutif élabore les lois et le judiciaire les met en œuvre

Le législatif élabore les lois, l’exécutif les met en œuvre et le judiciaire tranche les litiges

Explication

La séparation des pouvoirs distingue l’élaboration des règles par le législatif, leur mise en œuvre par l’exécutif et le règlement des litiges par le judiciaire. Le pouvoir judiciaire applique et interprète les lois dans des cas particuliers, tandis que le législatif édicte des règles générales.

7. Quelle composition correspond au Parlement français ?

Une Assemblée nationale de 348 représentants et un Sénat de 577 représentants
Une Assemblée nationale de 577 sénateurs et un Sénat de 348 députés
Une Assemblée nationale de 577 députés et un Sénat de 348 sénateurs
Une Assemblée nationale de 348 députés et un Sénat de 577 sénateurs

Une Assemblée nationale de 577 députés et un Sénat de 348 sénateurs

Explication

Le Parlement français est bicaméral : l’Assemblée nationale compte 577 députés et le Sénat 348 sénateurs. La distinction entre les deux chambres porte aussi sur le mode d’élection et la durée du mandat.

8. Quelle prérogative le président de la République peut-il exercer à l’égard de l’Assemblée nationale ?

La nommer directement sans organiser d’élections législatives
La priver de toute compétence législative pendant son mandat
La remplacer par une assemblée élue pour une durée indéterminée
La dissoudre en application de l’article 12 de la Constitution

La dissoudre en application de l’article 12 de la Constitution

Explication

L’article 12 de la Constitution permet au président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale. Cette prérogative ne supprime pas les élections législatives, puisqu’une nouvelle consultation doit permettre de renouveler la représentation nationale.

9. Laquelle de ces fonctions appartient au président de la République française ?

Élaborer seul les lois, diriger les tribunaux et nommer tous les parlementaires
Élire les sénateurs, modifier les traités et exercer la fonction de Premier ministre
Promulguer les lois, être chef des armées et pouvoir dissoudre l’Assemblée nationale
Voter le budget, juger les litiges et représenter directement les collectivités territoriales

Promulguer les lois, être chef des armées et pouvoir dissoudre l’Assemblée nationale

Explication

Le président de la République est élu pour cinq ans, promulgue les lois, est chef des armées et peut dissoudre l’Assemblée nationale ; il dispose aussi de pouvoirs exceptionnels en cas de crise grave. Les fonctions de vote de la loi et de jugement des litiges relèvent d’autres institutions.

10. À quels textes le préambule de la Constitution de 1958 renvoie-t-il ?

Au Préambule de 1946, à la Convention européenne des droits de l’homme et au Code civil
À la Charte de l’environnement de 2004, à la Constitution de 1958 et au traité de Rome
À la Déclaration de 1789, au Préambule de 1946 et à la Charte de l’environnement de 2004
À la Déclaration de 1789, au traité de Lisbonne et à la Charte de l’environnement de 2004

À la Déclaration de 1789, au Préambule de 1946 et à la Charte de l’environnement de 2004

Explication

Le préambule de 1958 renvoie à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, au Préambule de 1946 et à la Charte de l’environnement de 2004. Les autres ensembles proposés incluent des textes qui ne sont pas mentionnés dans ces renvois constitutionnels.

11. Que désigne le bloc de constitutionnalité ?

L’ensemble des traités internationaux qui s’imposent aux juridictions administratives françaises
L’ensemble des lois organiques qui précisent l’organisation des pouvoirs publics
L’ensemble des règles utilisées par le Conseil constitutionnel pour censurer les lois contraires aux textes fondateurs
L’ensemble des règlements utilisés par le Gouvernement pour appliquer les lois votées par le Parlement

L’ensemble des règles utilisées par le Conseil constitutionnel pour censurer les lois contraires aux textes fondateurs

Explication

Le bloc de constitutionnalité regroupe les règles de référence auxquelles le Conseil constitutionnel recourt pour contrôler les lois. Les règlements, les traités et les lois organiques peuvent avoir une importance juridique, mais ils ne définissent pas ce bloc.

12. Quelle est la valeur juridique de la Déclaration de 1789, du Préambule de 1946 et de la Charte de l’environnement ?

Ils ont tous une valeur législative
Ils ont tous une valeur constitutionnelle
Ils ont tous une valeur réglementaire
Ils ont tous une valeur internationale

Ils ont tous une valeur constitutionnelle

Explication

Ces trois textes possèdent une valeur constitutionnelle et participent ainsi aux normes de référence du contrôle constitutionnel. Leur attribuer une simple valeur législative ou réglementaire sous-estimerait leur place dans la hiérarchie des normes.

13. Quelle définition correspond à la loi au sens strict ?

Un acte administratif individuel adopté par une autorité exécutive
Un texte voté par le Parlement qui édicte des règles générales et impersonnelles
Une décision juridictionnelle qui fixe une règle applicable à tous
Toute règle de droit générale, y compris un décret pris par le Gouvernement

Un texte voté par le Parlement qui édicte des règles générales et impersonnelles

Explication

La loi au sens strict est votée par le Parlement et pose des règles générales et impersonnelles. La conception large de la loi peut englober toute règle de droit, mais elle ne doit pas être confondue avec la définition stricte.

14. Quelle distinction caractérise correctement la loi organique et la loi ordinaire ?

La loi organique et la loi ordinaire suivent la même procédure, mais seule la loi ordinaire peut être soumise au Conseil constitutionnel
La loi organique est adoptée par le Gouvernement, tandis que la loi ordinaire est contrôlée par le Conseil constitutionnel avant chaque promulgation
La loi organique complète la Constitution et est obligatoirement soumise au Conseil constitutionnel, tandis que la loi ordinaire peut être d’origine gouvernementale ou parlementaire
La loi organique fixe les règles de l’article 34, tandis que la loi ordinaire complète les dispositions constitutionnelles dans les matières énumérées

La loi organique complète la Constitution et est obligatoirement soumise au Conseil constitutionnel, tandis que la loi ordinaire peut être d’origine gouvernementale ou parlementaire

Explication

La loi organique complète la Constitution dans les matières prévues et doit être soumise au Conseil constitutionnel. La loi ordinaire peut être proposée par le Gouvernement ou par des parlementaires, sans relever de cette obligation de contrôle préalable.

15. Dans quelles matières le Parlement peut-il légiférer depuis la Constitution de 1958 ?

Dans les matières énumérées à l’article 34, où la loi fixe des règles ou des principes fondamentaux
Dans les matières déterminées chaque année par le Gouvernement avant l’examen des projets de loi
Dans toute matière qui n’est pas expressément réservée au pouvoir réglementaire par une décision juridictionnelle
Dans les seules matières relatives aux droits et libertés, même lorsqu’elles ne figurent pas à l’article 34

Dans les matières énumérées à l’article 34, où la loi fixe des règles ou des principes fondamentaux

Explication

L’article 34 délimite le domaine de la loi en énumérant les matières dans lesquelles le Parlement peut intervenir. Selon les cas, la loi y fixe directement des règles ou établit des principes fondamentaux.

16. Quel mécanisme permet à une partie à un procès de contester une disposition législative déjà applicable portant atteinte à ses droits constitutionnels ?

La question prioritaire de constitutionnalité
Le recours pour excès de pouvoir
La question préjudicielle de légalité réglementaire
La saisine parlementaire automatique

La question prioritaire de constitutionnalité

Explication

La question prioritaire de constitutionnalité permet de contester, à l’occasion d’un procès, une disposition législative déjà applicable qui porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. Le recours pour excès de pouvoir concerne principalement les actes administratifs, et non ce mécanisme constitutionnel.

17. Qu’est-ce qu’un règlement en droit constitutionnel français ?

Un acte individuel pris par une administration à l’égard d’un administré
Un texte de portée générale et impersonnelle émanant du pouvoir exécutif
Un texte voté par le Parlement qui détermine les principes fondamentaux de la Nation
Une décision juridictionnelle qui interprète une disposition législative

Un texte de portée générale et impersonnelle émanant du pouvoir exécutif

Explication

Le règlement est un acte général et impersonnel adopté par le pouvoir exécutif. Un texte voté par le Parlement relève de la loi au sens strict, tandis qu’une décision juridictionnelle ou un acte individuel appartient à une autre catégorie juridique.

18. Quelle autorité peut prendre un décret, contrairement à un arrêté ?

Un ministre ou une autre autorité administrative compétente
Le président de la République ou le Premier ministre
Le président d’une juridiction judiciaire ou administrative
Une commission parlementaire chargée du contrôle des lois

Le président de la République ou le Premier ministre

Explication

Les décrets sont pris par le président de la République ou le Premier ministre. Les arrêtés relèvent de ministres ou d’autres autorités administratives, ce qui distingue les deux catégories de règlements.

19. Quelle différence distingue le règlement d’application du règlement autonome ?

Le règlement d’application précise une loi, tandis que le règlement autonome intervient dans une matière qui ne relève pas de l’article 34
Le règlement d’application complète un traité, tandis que le règlement autonome modifie une disposition constitutionnelle
Le règlement d’application intervient hors de l’article 34, tandis que le règlement autonome précise les modalités d’une loi existante
Le règlement d’application est adopté par le Parlement, tandis que le règlement autonome est adopté par les juridictions constitutionnelles

Le règlement d’application précise une loi, tandis que le règlement autonome intervient dans une matière qui ne relève pas de l’article 34

Explication

Le règlement d’application détaille les conditions de mise en œuvre d’une loi, alors que le règlement autonome intervient dans les matières extérieures au domaine de l’article 34. Le premier suppose donc une loi préexistante, contrairement au second.

20. Quelle définition décrit le mieux un code juridique ?

Une collection de pratiques sociales dépourvues de reconnaissance officielle
Un ensemble de principes moraux élaborés par des associations privées
Une présentation formelle et cohérente de lois et de décrets publics
Une décision judiciaire regroupant des solutions rendues par les tribunaux

Une présentation formelle et cohérente de lois et de décrets publics

Explication

Un code est une présentation organisée et cohérente de lois et de décrets édictés par les pouvoirs publics. Une décision judiciaire, même importante, ne constitue pas par elle-même un code juridique.

21. Dans une hiérarchie des normes, à quelle condition une règle inférieure est-elle valide ?

Elle est adoptée par une juridiction indépendante
Elle est plus récente que les règles qui l’encadrent
Elle respecte les règles qui lui sont supérieures
Elle contient davantage de dispositions que les règles supérieures

Elle respecte les règles qui lui sont supérieures

Explication

Une règle inférieure n’est valide que si elle n’est pas contraire aux normes supérieures. Son ancienneté ou le volume de ses dispositions ne détermine pas sa conformité juridique.

22. Quel rôle la Constitution joue-t-elle dans l’ordre juridique interne français ?

Elle constitue la source suprême, protège les droits fondamentaux et encadre l’adoption des textes
Elle regroupe les articles civils et autorise leur modification par décret
Elle fixe les décisions judiciaires et organise leur classement entre les juridictions
Elle rassemble les règlements administratifs et précise leur domaine d’application

Elle constitue la source suprême, protège les droits fondamentaux et encadre l’adoption des textes

Explication

La Constitution est la source suprême du droit français : elle habilite les autres textes, protège les droits et libertés fondamentaux et détermine les procédures d’adoption. Les règlements et les articles du Code civil lui sont inférieurs.

23. Quelle distinction caractérise correctement les différents types de codes ?

Tous les codes réunissent des lois et des règlements sans distinction de présentation
Les codes civils regroupent des règlements, tandis que les codes du travail rassemblent des décisions judiciaires
Les codes contenant une partie législative ne peuvent pas comporter de dispositions réglementaires
Certains regroupent des lois, d’autres des règlements, et certains réunissent une partie législative et une partie réglementaire

Certains regroupent des lois, d’autres des règlements, et certains réunissent une partie législative et une partie réglementaire

Explication

Les codes peuvent être composés de lois, de textes réglementaires ou de deux parties distinctes, législative et réglementaire. La présence de ces parties dépend du code concerné et de la nature des textes réunis.

24. Comment un article du Code civil peut-il être supprimé ou modifié ?

Par une décision individuelle rendue par un tribunal
Par une loi adoptée selon la procédure législative
Par une circulaire précisant l’application du texte
Par un décret pris par une autorité administrative

Par une loi adoptée selon la procédure législative

Explication

Les articles du Code civil ont le statut de loi et leur modification relève donc d’une autre loi. Un décret ou une circulaire appartient au domaine réglementaire et ne peut pas modifier une disposition législative.

25. Une règle administrative contredit une loi qui lui est supérieure : quelle conséquence découle de la hiérarchie des normes ?

La règle administrative reste valide parce qu’elle est plus précise que la loi
Les deux règles ont la même valeur dès lors qu’elles concernent le même sujet
La loi devient inapplicable dès qu’une autorité administrative adopte une règle
La règle administrative perd sa validité en raison de sa contrariété à la loi

La règle administrative perd sa validité en raison de sa contrariété à la loi

Explication

Une norme inférieure tire sa validité du respect des normes supérieures ; une règle contraire à une loi ne peut donc pas être valablement maintenue. La précision ou le domaine commun des textes ne modifie pas leur rang hiérarchique.

26. Quel juriste a représenté la hiérarchie des normes sous la forme d’une pyramide ?

Charles de Gaulle, constituant français de la seconde moitié du XXe siècle
Hans Kelsen, juriste autrichien de la première moitié du XXe siècle
Napoléon Bonaparte, législateur français du début du XIXe siècle
Montesquieu, philosophe français du siècle des Lumières

Hans Kelsen, juriste autrichien de la première moitié du XXe siècle

Explication

Hans Kelsen a représenté la hiérarchie des normes sous la forme d’une pyramide. Les autres personnalités citées sont associées à l’histoire politique ou à la pensée juridique, mais pas à cette représentation.

27. Quel classement présente correctement les principaux niveaux de l’ordre juridique interne ?

Les règlements, le bloc de constitutionnalité, puis les lois
Le bloc de constitutionnalité, les règlements, puis les lois
Le bloc de constitutionnalité, les lois, puis les règlements
Les lois, les règlements, puis le bloc de constitutionnalité

Le bloc de constitutionnalité, les lois, puis les règlements

Explication

Le bloc de constitutionnalité se situe au sommet, les lois occupent le rang inférieur et les règlements se trouvent au niveau suivant. Inverser ces positions méconnaît la relation de supériorité entre les normes.

28. Quelles autorités administratives détiennent le pouvoir réglementaire général ?

Les préfets et les maires dans leurs collectivités respectives
Le président du Sénat et le président de l’Assemblée nationale
Le Premier ministre et le président de la République
Le Parlement et le Conseil constitutionnel

Le Premier ministre et le président de la République

Explication

Le Premier ministre et le président de la République sont les deux autorités administratives titulaires du pouvoir réglementaire général. Les autres autorités peuvent exercer certaines compétences, mais elles ne détiennent pas ce pouvoir général.

29. Quel résultat a obtenu la Constitution de 1958 lors du référendum organisé avant sa promulgation ?

Plus de 80 % des suffrages exprimés
Près de 70 % des suffrages exprimés
Environ 60 % des suffrages exprimés
Moins de 50 % des suffrages exprimés

Plus de 80 % des suffrages exprimés

Explication

La Constitution de 1958 a été approuvée par plus de 80 % des voix lors du référendum préalable à sa promulgation. Un résultat proche de 60 % ne correspond pas au niveau d’approbation indiqué.

30. Dans quelle circonstance la Constitution de 1958 a-t-elle été approuvée ?

Lors d’un vote parlementaire tenu après sa promulgation
Lors d’un référendum organisé avant sa promulgation
Lors d’une consultation organisée après son entrée en vigueur
Lors d’une décision rendue par le Conseil constitutionnel

Lors d’un référendum organisé avant sa promulgation

Explication

L’approbation de la Constitution de 1958 a eu lieu par référendum avant sa promulgation. Le Conseil constitutionnel n’a pas remplacé cette consultation populaire par une décision constitutive.

31. Quelle institution contrôle notamment la conformité des lois à la Constitution et au bloc de constitutionnalité ?

La Cour de cassation
Le Conseil d’État
Le Parlement réuni en Congrès
Le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel

Explication

Le Conseil constitutionnel est chargé de contrôler la constitutionnalité des lois au regard de la Constitution et du bloc de constitutionnalité. Le Conseil d’État contrôle notamment la légalité des règlements, ce qui relève d’une fonction différente.

32. Une contestation porte sur la conformité d’une loi à la Constitution : quelle distinction institutionnelle faut-il retenir ?

Le Conseil constitutionnel contrôle la loi, tandis que le juge administratif contrôle le règlement
La Cour de cassation contrôle le règlement, tandis que le Parlement contrôle la loi
Le juge administratif contrôle la loi, tandis que le Conseil constitutionnel contrôle le règlement
Le Parlement contrôle la loi, tandis que le juge administratif contrôle la Constitution

Le Conseil constitutionnel contrôle la loi, tandis que le juge administratif contrôle le règlement

Explication

Le Conseil constitutionnel examine la constitutionnalité des lois, tandis que le juge administratif apprécie la légalité des règlements. Attribuer au juge administratif le contrôle constitutionnel des lois inverse cette répartition.

33. Quelle distinction caractérise la loi organique par rapport à la loi ordinaire ?

La loi organique concerne les collectivités locales, tandis que la loi ordinaire détermine les principes constitutionnels
La loi organique fixe les matières réglementaires, tandis que la loi ordinaire complète directement la Constitution
La loi organique règle les contrats privés, tandis que la loi ordinaire organise les pouvoirs publics prévus par la Constitution
La loi organique complète la Constitution et organise certains pouvoirs publics, tandis que la loi ordinaire porte sur les matières législatives générales

La loi organique complète la Constitution et organise certains pouvoirs publics, tandis que la loi ordinaire porte sur les matières législatives générales

Explication

La loi organique précise la Constitution et organise les pouvoirs publics dans les domaines qu’elle prévoit, alors que la loi ordinaire intervient dans les matières législatives générales. Les autres réponses attribuent à ces catégories des fonctions qui ne correspondent pas à cette distinction.

34. Que se passe-t-il lorsqu’un désaccord persiste entre les deux chambres sur une loi ordinaire ?

L’Assemblée nationale peut trancher après les lectures prévues
Le Sénat impose le texte après une nouvelle délibération
Le Premier ministre promulgue le texte sans vote supplémentaire
Le Conseil constitutionnel adopte directement le texte définitif

L’Assemblée nationale peut trancher après les lectures prévues

Explication

Une loi ordinaire doit être votée dans les mêmes termes par les deux chambres, mais l’Assemblée nationale peut trancher en cas de désaccord persistant. Le Conseil constitutionnel ne se substitue pas au Parlement pour adopter la loi.

35. Quelle répartition résulte de l’article 34 de la Constitution ?

Le Parlement peut légiférer dans toute matière, tandis que le pouvoir réglementaire applique les lois
Le Parlement détermine les règlements, tandis que le Gouvernement fixe les principes fondamentaux de la loi
Le pouvoir réglementaire énumère les matières législatives, tandis que le Parlement fixe les procédures administratives
Le Parlement légifère dans les matières énumérées, tandis que les autres relèvent du pouvoir réglementaire

Le Parlement légifère dans les matières énumérées, tandis que les autres relèvent du pouvoir réglementaire

Explication

L’article 34 énumère les matières relevant du domaine de la loi, certaines faisant l’objet de règles et d’autres de principes fondamentaux. Les matières qui ne sont pas réservées au législateur relèvent du pouvoir réglementaire.

36. À quel moment intervient le contrôle a priori d’une loi ?

Après son vote et avant sa promulgation
Après sa promulgation et avant son entrée en vigueur
Après son entrée en vigueur dans le cadre d’une QPC
Avant son examen par les deux chambres

Après son vote et avant sa promulgation

Explication

Le contrôle a priori se déroule entre le vote de la loi et sa promulgation. Le contrôle exercé après l’entrée en vigueur, notamment par une QPC, correspond au contrôle a posteriori.

37. Quelle distinction décrit correctement le règlement d’application et le règlement autonome ?

Le règlement d’application intervient hors du domaine législatif, tandis que le règlement autonome précise l’exécution d’une loi.
Le règlement d’application précise l’exécution d’une loi, tandis que le règlement autonome intervient hors du domaine législatif.
Les deux règlements interviennent dans des matières qui relèvent du domaine réservé au législateur.
Les deux règlements précisent les conditions d’exécution d’une loi déjà adoptée par le Parlement.

Le règlement d’application précise l’exécution d’une loi, tandis que le règlement autonome intervient hors du domaine législatif.

Explication

Le règlement d’application dépend d’une loi préexistante et en précise les modalités, alors que le règlement autonome concerne les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi. Confondre leurs domaines revient à attribuer au règlement autonome une fonction d’exécution qu’il n’a pas.

38. Dans quelle situation le pouvoir exécutif peut-il directement édicter un règlement en vertu de l’article 37 de la Constitution ?

Lorsqu’il s’agit d’une matière qui ne relève pas du domaine de la loi.
Lorsqu’un juge administratif lui demande de compléter une décision juridictionnelle.
Lorsqu’une loi lui délègue expressément le pouvoir de réviser la Constitution.
Lorsqu’il souhaite modifier une règle relevant du domaine réservé au Parlement.

Lorsqu’il s’agit d’une matière qui ne relève pas du domaine de la loi.

Explication

L’article 37 attribue un caractère réglementaire aux matières autres que celles qui appartiennent au domaine de la loi, ce qui permet à l’exécutif de les réglementer directement. Une matière réservée au législateur ne peut pas être modifiée par cette voie.

39. Quelle juridiction contrôle principalement la légalité des règlements administratifs ?

Le Conseil constitutionnel, tandis que le juge administratif contrôle la constitutionnalité des lois.
Le juge judiciaire, tandis que le Conseil d’État contrôle la conformité des lois aux traités.
Le juge administratif, tandis que le Conseil constitutionnel contrôle la constitutionnalité des lois.
Le Parlement, tandis que le président de la République contrôle la conformité des règlements.

Le juge administratif, tandis que le Conseil constitutionnel contrôle la constitutionnalité des lois.

Explication

Le juge administratif contrôle la légalité des règlements, qui sont des actes du pouvoir exécutif. Le Conseil constitutionnel exerce quant à lui le contrôle de constitutionnalité des lois, ce qui correspond à une fonction différente.

40. Quel énoncé définit le règlement d’application ?

Il crée des règles dans les matières qui ne sont pas réservées au législateur.
Il contrôle la conformité des actes administratifs aux normes constitutionnelles.
Il porte à la connaissance du public une loi adoptée par le Parlement.
Il précise les conditions de mise en œuvre d’une loi et reste dépendant de celle-ci.

Il précise les conditions de mise en œuvre d’une loi et reste dépendant de celle-ci.

Explication

Le règlement d’application détaille les modalités nécessaires à la mise en œuvre d’une loi et entretient avec elle une relation de dépendance. La création de règles dans le domaine propre de l’exécutif correspond plutôt au règlement autonome.

41. Dans quel domaine le règlement autonome peut-il intervenir ?

Dans les matières qui nécessitent une décision préalable du juge administratif.
Dans les matières dont une loi fixe déjà précisément toutes les modalités d’exécution.
Dans les matières que l’article 34 réserve expressément à l’intervention du Parlement.
Dans les matières qui ne sont pas réservées au législateur par l’article 34 de la Constitution.

Dans les matières qui ne sont pas réservées au législateur par l’article 34 de la Constitution.

Explication

Le règlement autonome intervient dans le domaine propre de l’exécutif, c’est-à-dire dans les matières qui ne sont pas réservées au législateur par l’article 34. Une matière déjà encadrée par une loi relève plutôt d’un règlement d’application.

42. Pourquoi le juge administratif contrôle-t-il la légalité des règlements administratifs ?

Parce que ces règlements sont des normes adoptées par le Conseil constitutionnel.
Parce que ces règlements sont des lois votées par le Parlement.
Parce que ces règlements sont des décisions rendues par les juridictions judiciaires.
Parce que ces règlements sont des actes élaborés par le pouvoir exécutif.

Parce que ces règlements sont des actes élaborés par le pouvoir exécutif.

Explication

Le juge administratif contrôle la légalité des règlements parce qu’ils sont produits par le pouvoir exécutif et constituent des actes administratifs. Ils ne sont donc pas des lois votées par le Parlement ni des décisions juridictionnelles.

43. Que désigne l’expression « droit positif » ?

L’ensemble des règles de droit actuellement en vigueur en France.
L’ensemble des projets de loi déposés devant le Parlement français.
L’ensemble des principes historiques ayant influencé le droit français.
L’ensemble des décisions judiciaires rendues par les tribunaux français.

L’ensemble des règles de droit actuellement en vigueur en France.

Explication

Le droit positif correspond aux règles juridiques qui sont actuellement en vigueur dans l’ordre juridique français. Les projets de loi et les règles historiques ne font pas partie de cet ensemble tant qu’ils ne constituent pas du droit applicable.

44. Quelles étapes se succèdent pour permettre l’entrée en vigueur d’une loi ?

La promulgation de la loi, puis sa publication au Journal officiel.
La signature de la loi, puis son inscription dans la Constitution.
La promulgation de la loi, puis son examen par le Conseil constitutionnel.
La publication de la loi, puis son adoption par le Parlement.

La promulgation de la loi, puis sa publication au Journal officiel.

Explication

L’entrée en vigueur résulte de la promulgation, qui atteste l’existence et le caractère exécutoire de la loi, puis de sa publication. La publication ne précède donc pas la promulgation dans cette succession juridique.

45. Quelle est la fonction principale de la promulgation d’une loi ?

Le président de la République atteste son existence, en certifie le texte et lui confère sa valeur exécutoire.
Le Parlement précise les modalités techniques nécessaires à l’application de la loi.
Le Journal officiel porte le contenu de la loi à la connaissance de tous les citoyens.
Le juge administratif vérifie la conformité du règlement pris pour appliquer la loi.

Le président de la République atteste son existence, en certifie le texte et lui confère sa valeur exécutoire.

Explication

La promulgation est l’acte présidentiel qui certifie le texte de la loi et lui confère sa valeur exécutoire. La diffusion du texte auprès de tous relève de sa publication au Journal officiel.

46. À quelle date une loi entre-t-elle en vigueur lorsque son texte ne prévoit aucune date particulière ?

Le lendemain de sa publication au Journal officiel de la République française.
Le jour de sa promulgation par le président de la République.
Le jour de son adoption définitive par le Parlement réuni en séance publique.
Quinze jours après sa promulgation par le président de la République.

Le lendemain de sa publication au Journal officiel de la République française.

Explication

À défaut de date prévue par la loi, celle-ci entre en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel. La promulgation constitue une étape préalable, mais elle ne fixe pas à elle seule la date d’entrée en vigueur dans ce cas.

47. Dans le code du travail, quelles lettres permettent d’identifier les articles de la partie réglementaire ?

Les lettres R ou D
Les lettres C ou D
La lettre L ou la lettre D
La lettre L ou la lettre R

Les lettres R ou D

Explication

Les articles de la partie réglementaire sont repérés par les lettres R ou D, tandis que la lettre L désigne la partie législative. Confondre L avec R ou D revient donc à inverser les deux grandes parties du code.

48. Quel facteur a particulièrement favorisé la diffusion du code civil hors de France ?

Les réformes universitaires européennes
Les conventions judiciaires contemporaines
Les échanges commerciaux médiévaux
Les conquêtes napoléoniennes

Les conquêtes napoléoniennes

Explication

Les conquêtes napoléoniennes ont largement contribué à diffuser le code civil hors de France, où il a été imité, copié, imposé ou proposé comme modèle. Les échanges médiévaux expliquent certains transferts juridiques, mais ne constituent pas le facteur mis en avant ici.

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Que sont les textes juridiques ?

Des règles obligatoires produites principalement par les autorités publiques françaises et complétées par des traités.

Quelles sont les deux grandes catégories de textes du droit français ?

Les textes d’origine interne et les textes d’origine internationale et européenne.

Qu'est-ce que la Constitution selon la définition donnée ?

L'ensemble des règles suprêmes fondant l'autorité de l'État, organisant ses institutions, et énonçant principes, droits et libertés.

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