QCM : Contrats de travail et formation (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour les contrats à temps partiel conclus à compter du 1er juillet 2014 :

Des exceptions peuvent être prévues par la loi.
La durée minimale est en principe de 24 heures hebdomadaires.
Un accord collectif peut prévoir une exception à cette durée minimale.
La durée minimale est en principe limitée au dixième de la durée prévue au contrat.
La règle s’applique aux contrats conclus avant le 1er juillet 2014.

Des exceptions peuvent être prévues par la loi. · La durée minimale est en principe de 24 heures hebdomadaires. · Un accord collectif peut prévoir une exception à cette durée minimale.

Explication

Depuis le 1er juillet 2014, la durée minimale du travail à temps partiel est en principe de 24 heures hebdomadaires. La loi ou un accord collectif peuvent prévoir des exceptions, et cette règle concerne les contrats conclus à compter de cette date, non les contrats antérieurs.

2. Une entreprise fermée le samedi et le dimanche calcule le délai de carence entre deux CDD :

Selon la période d’ouverture effective de l’entreprise.
Sans inclure les samedis et dimanches lorsque l’entreprise est fermée.
En comptant les jours d’ouverture de l’entreprise.
En appliquant la moitié de la durée du CDD précédent.
En appliquant le tiers de la durée du CDD précédent.

Selon la période d’ouverture effective de l’entreprise. · Sans inclure les samedis et dimanches lorsque l’entreprise est fermée. · En comptant les jours d’ouverture de l’entreprise.

Explication

Le délai de carence se calcule selon les jours d’ouverture effective de l’entreprise, sans compter les samedis et dimanches lorsqu’elle est fermée. Il ne se détermine donc pas en appliquant une fraction de la durée du CDD précédent ni en comptant tous les jours calendaires.

3. Concernant les vérifications préalables à l’embauche d’un salarié étranger hors UE, EEE ou Suisse :

L’employeur transmet la demande préfectorale au moins deux jours ouvrables avant l’embauche.
L’employeur conserve une copie du titre contrôlé pour ses démarches.
L’employeur vérifie l’existence d’une autorisation de travail valide.
L’employeur examine l’original du titre présenté par le salarié.
L’employeur adresse la demande à la préfecture après la prise de poste.

L’employeur transmet la demande préfectorale au moins deux jours ouvrables avant l’embauche. · L’employeur conserve une copie du titre contrôlé pour ses démarches. · L’employeur vérifie l’existence d’une autorisation de travail valide. · L’employeur examine l’original du titre présenté par le salarié.

Explication

L’employeur doit examiner l’original, conserver une copie, vérifier l’autorisation de travail et saisir la préfecture au moins deux jours ouvrables avant la prise de poste. La demande ne doit donc pas être adressée après le début du travail.

4. Concernant l’objet du contrat à durée déterminée, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le CDD peut pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale.
Le CDD ne doit pas avoir pour effet de pourvoir durablement un emploi permanent.
Le CDD doit répondre à une tâche précise et temporaire.
Les cas de recours au CDD sont encadrés par la loi.
Le CDD constitue le contrat adapté à un besoin permanent de l’entreprise.

Le CDD ne doit pas avoir pour effet de pourvoir durablement un emploi permanent. · Le CDD doit répondre à une tâche précise et temporaire. · Les cas de recours au CDD sont encadrés par la loi.

Explication

Le CDD est conclu pour une tâche précise et temporaire, dans des cas énumérés par la loi. Il ne peut ni avoir pour objet ni avoir pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.

5. Concernant la rémunération minimale des salariés de moins de 26 ans en contrat de professionnalisation :

Avant 21 ans, elle peut atteindre 55 % du SMIC sans baccalauréat.
À partir de 21 ans, elle peut atteindre 70 % du SMIC sans baccalauréat.
Avant 21 ans, la possession du baccalauréat conduit à une rémunération de 80 % du SMIC.
À partir de 21 ans, elle peut atteindre 80 % du SMIC avec le baccalauréat.
Avant 21 ans, elle est fixée à 70 % du SMIC sans baccalauréat.

Avant 21 ans, elle peut atteindre 55 % du SMIC sans baccalauréat. · À partir de 21 ans, elle peut atteindre 70 % du SMIC sans baccalauréat. · À partir de 21 ans, elle peut atteindre 80 % du SMIC avec le baccalauréat.

Explication

Avant 21 ans, la rémunération minimale est de 55 % du SMIC sans baccalauréat et de 65 % avec le baccalauréat. À partir de 21 ans, elle est de 70 % sans baccalauréat et de 80 % avec celui-ci; les taux de 70 % avant 21 ans et de 80 % avant 21 ans sans distinction sont donc erronés.

6. Concernant le délai de réalisation de la visite d’information et de prévention :

Elle intervient dans les deux mois suivant l’embauche pour les apprentis.
Elle intervient après trois mois pour les salariés de moins de dix-huit ans.
Elle est réalisée dans les trois mois suivant la prise effective de poste dans le cas général.
Elle précède l’embauche pour les travailleurs de nuit.
Elle est réalisée dans les six mois suivant la prise de poste pour les salariés majeurs.

Elle intervient dans les deux mois suivant l’embauche pour les apprentis. · Elle est réalisée dans les trois mois suivant la prise effective de poste dans le cas général. · Elle précède l’embauche pour les travailleurs de nuit.

Explication

Dans le cas général, la VIP est réalisée dans les trois mois suivant la prise effective de poste. Elle doit précéder l’embauche des travailleurs de nuit et des salariés de moins de dix-huit ans, tandis que le délai applicable aux apprentis est de deux mois; les deux derniers délais proposés sont donc inexacts.

7. Un jeune de 20 ans souhaitant entrer en apprentissage peut-il bénéficier de la règle applicable aux majeurs ?

La règle concerne les jeunes âgés de 18 à 25 ans inclus.
Son entrée en apprentissage nécessite l’accord de ses parents.
Il peut entrer en apprentissage sans condition particulière liée à son âge.
Cette possibilité est réservée aux jeunes âgés de 16 ou 17 ans.
Il doit justifier d’un précédent contrat d’apprentissage terminé.

La règle concerne les jeunes âgés de 18 à 25 ans inclus. · Il peut entrer en apprentissage sans condition particulière liée à son âge.

Explication

Un jeune majeur de 18 à 25 ans inclus au moment de la signature peut entrer en apprentissage sans condition particulière. L’accord parental et l’existence d’un précédent contrat concernent d’autres situations, pas cette règle générale.

8. Concernant la forme et les mentions du contrat d'apprentissage, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il mentionne notamment la date de début de la formation.
Il précise la rémunération prévue pour l'apprenti.
Il peut se limiter à indiquer l'identité des parties signataires.
Il dispense de toute indication relative à la durée du travail.
Le contrat d'apprentissage doit être établi par écrit.

Il mentionne notamment la date de début de la formation. · Il précise la rémunération prévue pour l'apprenti. · Le contrat d'apprentissage doit être établi par écrit.

Explication

Le contrat d'apprentissage doit être écrit et comporter plusieurs mentions, notamment la date de début, la durée du travail et la rémunération. Une simple identification des parties ne suffit pas, et la durée du travail doit être indiquée.

9. Les temps consacrés aux différents modules de formation de l’apprenti comprennent :

Les modules complémentaires librement choisis constituent du temps de travail effectif.
La formation générale obligatoire est intégrée au temps de travail effectif.
Les modules obligatoires de formation générale constituent du temps de travail effectif.
Les modules complémentaires librement choisis ne sont pas du temps de travail effectif.
Le caractère obligatoire ou libre des modules ne modifie pas leur qualification.

La formation générale obligatoire est intégrée au temps de travail effectif. · Les modules obligatoires de formation générale constituent du temps de travail effectif. · Les modules complémentaires librement choisis ne sont pas du temps de travail effectif.

Explication

Les modules obligatoires de formation générale sont du temps de travail effectif. Les modules complémentaires librement choisis ne le sont pas. La qualification dépend donc du caractère obligatoire ou libre du module.

10. Depuis le 1er mars 2025, concernant l’exonération de cotisations salariales des apprentis, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le dispositif couvre la rémunération jusqu’à 75 % du Smic.
Le plafond d’exonération est fixé à 79 % du Smic.
L’exonération concerne la part de rémunération n’excédant pas 50 % du Smic.
La règle s’applique depuis le 1er mars 2025.
La réforme a porté le plafond d’exonération au-delà de 79 % du Smic.

L’exonération concerne la part de rémunération n’excédant pas 50 % du Smic. · La règle s’applique depuis le 1er mars 2025.

Explication

Depuis le 1er mars 2025, l’exonération concerne la part de rémunération n’excédant pas 50 % du Smic. Le plafond antérieur était de 79 % du Smic. Les seuils de 75 % et d’un niveau supérieur à 79 % ne correspondent pas à la règle indiquée.

11. La clause de non-concurrence vise notamment à :

Limiter certaines activités exercées par l'ancien salarié.
Se distinguer d'une clause portant sur la mobilité géographique.
Concerner des activités professionnelles déterminées par la clause.
Protéger les intérêts de l'ancien employeur après la rupture.
Produire ses effets dans la période postérieure à la rupture.

Limiter certaines activités exercées par l'ancien salarié. · Se distinguer d'une clause portant sur la mobilité géographique. · Concerner des activités professionnelles déterminées par la clause. · Protéger les intérêts de l'ancien employeur après la rupture. · Produire ses effets dans la période postérieure à la rupture.

Explication

La clause de non-concurrence protège l'ancien employeur en limitant certaines activités du salarié après la rupture. Elle concerne donc les activités postérieures au contrat, contrairement à la clause de mobilité qui porte sur le lieu de travail.

12. Une entreprise conclut un contrat d'apprentissage : quelles affirmations concernant sa durée sont exactes ?

La durée habituelle du contrat est de deux ans.
La durée est fixée à quatre ans pour toute profession.
La durée ne peut pas dépasser deux ans.
La durée peut être d'un an selon le diplôme préparé.
La durée peut atteindre trois ans selon la profession.

La durée habituelle du contrat est de deux ans. · La durée peut être d'un an selon le diplôme préparé. · La durée peut atteindre trois ans selon la profession.

Explication

La durée du contrat d'apprentissage est généralement de deux ans. Elle peut varier entre un et trois ans selon la profession et le diplôme préparé ; les durées de quatre ans ou une limite impérative de deux ans sont donc inexactes.

13. Concernant la signature du contrat par un apprenti mineur, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’accord des parents ou du tuteur est requis pour un jeune de 17 ans.
L’accord parental concerne les apprentis âgés de 18 à 25 ans.
Un jeune de 16 ou 17 ans signe sans accord familial particulier.
Un jeune mineur ne peut pas signer personnellement son contrat.
Un jeune de 16 ans peut signer lui-même son contrat d’apprentissage.

L’accord des parents ou du tuteur est requis pour un jeune de 17 ans. · Un jeune de 16 ans peut signer lui-même son contrat d’apprentissage.

Explication

À 16 ou 17 ans, le jeune peut signer lui-même son contrat, mais avec l’accord de ses parents ou de son tuteur. La signature personnelle n’est donc pas exclue. L’accord familial ne constitue pas la règle applicable aux jeunes majeurs de 18 à 25 ans.

14. Concernant la modification des conditions de travail d'un salarié protégé, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L'employeur peut engager la procédure de licenciement applicable après un refus.
L'accord du salarié protégé est nécessaire pour modifier ses conditions.
Le refus du salarié entraîne automatiquement la rupture du contrat.
Le salarié protégé doit accepter toute modification proposée.
En cas de refus, les conditions existantes peuvent être maintenues.

L'employeur peut engager la procédure de licenciement applicable après un refus. · L'accord du salarié protégé est nécessaire pour modifier ses conditions. · En cas de refus, les conditions existantes peuvent être maintenues.

Explication

Le salarié protégé doit donner son accord à la modification de ses conditions de travail. En cas de refus, l'employeur peut maintenir les conditions existantes ou engager la procédure de licenciement applicable ; le refus n'entraîne pas automatiquement la rupture.

15. Concernant la rémunération minimale des salariés de moins de 18 ans :

Elle repose sur un SMIC minoré de 10 % avant l’âge de 17 ans.
Elle repose sur un SMIC minoré de 30 % après 18 ans.
Elle repose sur un SMIC minoré de 20 % entre 17 et 18 ans.
Elle repose sur un SMIC minoré de 20 % avant l’âge de 17 ans.
Elle exclut toute prise en compte de la pratique professionnelle dans la branche.

Elle repose sur un SMIC minoré de 20 % avant l’âge de 17 ans.

Explication

Le SMIC est minoré de 20 % avant dix-sept ans et de 10 % entre dix-sept et dix-huit ans. Une pratique professionnelle de six mois dans la branche peut écarter cette minoration; les taux inversés, la minoration après dix-huit ans et l’exclusion de l’expérience sont donc inexacts.

16. À propos de la forme du CDI à temps plein :

L’employeur doit remettre un document reprenant certaines informations de la DPAE.
Un CDI à temps plein peut être conclu sans écrit dans certains cas.
Une convention collective ne peut pas imposer un écrit pour ce contrat.
Le document remis doit reprendre les informations de la déclaration adressée à l’URSSAF.
L’absence d’écrit est possible pour tout CDI, quelle que soit sa durée.

L’employeur doit remettre un document reprenant certaines informations de la DPAE. · Un CDI à temps plein peut être conclu sans écrit dans certains cas. · Le document remis doit reprendre les informations de la déclaration adressée à l’URSSAF.

Explication

Le CDI à temps plein est le seul contrat pouvant être non écrit, sauf disposition conventionnelle contraire. Dans ce cas, l’employeur remet un document écrit reprenant les informations de la DPAE adressée à l’URSSAF ; cette faculté ne concerne donc pas tout CDI.

17. Un apprenti reconnu travailleur handicapé est recruté par une entreprise de 300 salariés. Quelles propositions sont exactes ?

Le plafond applicable est nécessairement limité à 2 000 euros.
Ce plafond s’applique quelle que soit la taille de l’entreprise.
Le montant de 6 000 euros dépend de l’effectif de l’entreprise.
Le plafond de l’aide unique atteint 6 000 euros pour la première année.
Le plafond concerne l’ensemble des années du contrat d’apprentissage.

Ce plafond s’applique quelle que soit la taille de l’entreprise. · Le plafond de l’aide unique atteint 6 000 euros pour la première année.

Explication

Pour un apprenti reconnu travailleur handicapé, le plafond de l’aide unique est de 6 000 euros au titre de la première année. Ce plafond ne dépend pas de la taille de l’entreprise. Il n’est donc pas limité à 2 000 euros pour une entreprise de 300 salariés et ne concerne pas toutes les années du contrat.

18. Un employeur a saisi la préfecture avant l’embauche, mais n’a reçu aucune réponse après deux jours ouvrables. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Une réponse préfectorale favorable reste nécessaire pour que l’obligation soit réputée remplie.
L’absence de réponse peut valoir accomplissement de l’obligation de vérification.
La conservation de la preuve de la demande permet à l’employeur de justifier sa démarche.
La demande doit avoir été effectuée avant la prise de poste du salarié.
La protection de l’employeur existe même sans preuve de démarche préfectorale.

L’absence de réponse peut valoir accomplissement de l’obligation de vérification. · La conservation de la preuve de la demande permet à l’employeur de justifier sa démarche. · La demande doit avoir été effectuée avant la prise de poste du salarié.

Explication

Après deux jours ouvrables sans réponse, l’employeur est réputé avoir satisfait son obligation s’il a effectué la demande requise et en conserve la preuve. Une absence totale de démarche ou l’exigence d’une réponse favorable ne permet pas de bénéficier de cette règle.

19. Concernant le contenu obligatoire du contrat à temps partiel, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il fixe les limites des heures complémentaires.
Le contrat doit être établi par écrit.
Il décrit les modifications possibles de la répartition du travail.
Il précise notamment la qualification et la rémunération.
Il indique la durée prévue et sa répartition.

Il fixe les limites des heures complémentaires. · Le contrat doit être établi par écrit. · Il décrit les modifications possibles de la répartition du travail. · Il précise notamment la qualification et la rémunération. · Il indique la durée prévue et sa répartition.

Explication

Le contrat à temps partiel doit être écrit et comporter des mentions détaillées. Il précise notamment la qualification, la rémunération, la durée et sa répartition, les modifications possibles ainsi que les limites des heures complémentaires.

20. Concernant la clause de mobilité, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle doit définir précisément la zone géographique concernée.
Elle permet d'accepter par avance un changement de lieu de travail.
Elle se distingue de la clause de non-concurrence par son objet.
Elle encadre les activités professionnelles après la rupture du contrat.
Elle autorise l'employeur à modifier librement la rémunération du salarié.

Elle doit définir précisément la zone géographique concernée. · Elle permet d'accepter par avance un changement de lieu de travail. · Elle se distingue de la clause de non-concurrence par son objet.

Explication

La clause de mobilité concerne l'acceptation anticipée d'un changement de lieu de travail dans une zone précisément définie. La limitation des activités après la rupture relève de la clause de non-concurrence, tandis que la rémunération n'est pas l'objet de cette clause.

21. Concernant la nature du contrat de professionnalisation, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le contrat de professionnalisation doit être établi par écrit après le début de l’emploi.
Le contrat de professionnalisation est valable sans formalisation écrite.
Le contrat de professionnalisation peut être conclu à durée déterminée.
Le contrat de professionnalisation peut être conclu à durée indéterminée.
Le contrat de professionnalisation exclut toute action de professionnalisation.

Le contrat de professionnalisation peut être conclu à durée déterminée. · Le contrat de professionnalisation peut être conclu à durée indéterminée.

Explication

Le contrat de professionnalisation peut être conclu à durée déterminée ou indéterminée et doit comporter une action de professionnalisation. Il doit être établi par écrit avant le début de l’emploi, de sorte qu’une formalisation écrite postérieure et l’absence d’écrit sont incorrectes.

22. En dehors des cas autorisés de rupture anticipée du CDD, quelles règles s’appliquent ?

La sanction du salarié est appréciée selon le préjudice effectivement subi.
Le salarié doit verser automatiquement l’intégralité des salaires restant dus.
La sanction de l’employeur prend la forme de dommages-intérêts.
Le salarié peut devoir réparer le préjudice réellement subi par l’entreprise.
L’employeur peut devoir verser au moins les rémunérations restant dues jusqu’au terme.

La sanction du salarié est appréciée selon le préjudice effectivement subi. · La sanction de l’employeur prend la forme de dommages-intérêts. · Le salarié peut devoir réparer le préjudice réellement subi par l’entreprise. · L’employeur peut devoir verser au moins les rémunérations restant dues jusqu’au terme.

Explication

L’employeur doit verser des dommages-intérêts au moins égaux aux rémunérations restant dues jusqu’au terme. Le salarié, quant à lui, peut devoir réparer le préjudice réellement subi par l’entreprise, et non automatiquement les salaires restants.

23. Concernant la durée maximale initiale de la période d’essai du CDI, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La période d’essai initiale des cadres peut durer jusqu’à 6 mois.
La période d’essai initiale des ouvriers et employés peut durer jusqu’à 2 mois.
La période d’essai initiale des ouvriers et employés peut durer jusqu’à 4 mois.
La période d’essai initiale des cadres peut durer jusqu’à 3 mois.
La période d’essai initiale des agents de maîtrise et techniciens peut durer jusqu’à 3 mois.

La période d’essai initiale des ouvriers et employés peut durer jusqu’à 2 mois. · La période d’essai initiale des agents de maîtrise et techniciens peut durer jusqu’à 3 mois.

Explication

Les ouvriers et employés peuvent avoir une période d’essai initiale maximale de 2 mois, tandis que celle des agents de maîtrise et techniciens atteint 3 mois. Pour les cadres, la durée maximale initiale est de 4 mois, et non de 6 ou de 3 mois.

24. Concernant l’accès à un nouveau contrat d’apprentissage entre 26 et 30 ans, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La règle concerne les personnes âgées de 26 à 30 ans.
Le nouveau contrat peut préparer une qualification supérieure après obtention du diplôme visé.
Le dispositif permet la signature d’un nouveau contrat d’apprentissage.
Un précédent contrat d’apprentissage doit être terminé dans les 12 mois précédents.
Une rupture prématurée indépendante de la volonté de l’apprenti peut ouvrir cette possibilité.

La règle concerne les personnes âgées de 26 à 30 ans. · Le nouveau contrat peut préparer une qualification supérieure après obtention du diplôme visé. · Le dispositif permet la signature d’un nouveau contrat d’apprentissage. · Un précédent contrat d’apprentissage doit être terminé dans les 12 mois précédents. · Une rupture prématurée indépendante de la volonté de l’apprenti peut ouvrir cette possibilité.

Explication

Entre 26 et 30 ans, un nouveau contrat est possible si un précédent contrat s’est terminé dans les douze mois. Il peut s’agir d’une qualification supérieure après obtention du diplôme visé ou d’une rupture prématurée indépendante de la volonté de l’apprenti. Ces conditions concernent bien cette tranche d’âge et un nouveau contrat.

25. Avant l’âge de 14 ans, un mineur peut être employé :

Dans un emploi ordinaire dès lors que la durée de travail reste inférieure à sept heures.
Dans une association sans lien avec les compétitions de jeux vidéo.
Dans le secteur des spectacles avec autorisation administrative demandée par son représentant.
Pour des activités de mannequinat avec autorisation administrative demandée par son représentant.
Dans toute entreprise commerciale avec accord parental simple.

Dans le secteur des spectacles avec autorisation administrative demandée par son représentant. · Pour des activités de mannequinat avec autorisation administrative demandée par son représentant.

Explication

Avant quatorze ans, l’emploi est limité à certains secteurs, notamment les spectacles et le mannequinat, avec une autorisation administrative demandée par le représentant. Un accord parental simple ne suffit pas pour un emploi commercial ordinaire, et l’exception associative concerne les structures participant à des compétitions de jeux vidéo.

26. Le contrat d'apprentissage peut être défini comme :

Un contrat signé seul par l'apprenti mineur et établi en trois exemplaires.
Un contrat pouvant être conclu pour une durée déterminée ou indéterminée.
Un contrat permettant de préparer un titre répertorié.
Un contrat qui relève en principe d'une durée de trois ans.
Un contrat permettant d'acquérir un diplôme professionnel ou technologique.

Un contrat pouvant être conclu pour une durée déterminée ou indéterminée. · Un contrat permettant de préparer un titre répertorié. · Un contrat permettant d'acquérir un diplôme professionnel ou technologique.

Explication

Le contrat d'apprentissage permet d'acquérir un diplôme de l'enseignement professionnel ou technologique ou un titre répertorié. Il peut être conclu pour une durée déterminée ou indéterminée. Sa durée est généralement de deux ans, avec des variations possibles selon la profession et le diplôme préparé ; elle n'est donc pas en principe de trois ans. Lorsqu'il est mineur, l'apprenti est représenté par ses parents ou son tuteur pour la signature du contrat.

27. À la fin d’un CDD, l’indemnité de fin de contrat présente quelles caractéristiques ?

Elle correspond à l’indemnité de précarité.
Elle est due en principe à la fin du CDD.
Son montant ne peut être inférieur à 10 % de la rémunération totale brute.
Elle est calculée sur la seule rémunération nette versée au salarié.
Elle se distingue de l’indemnité compensatrice liée aux congés non pris.

Elle correspond à l’indemnité de précarité. · Elle est due en principe à la fin du CDD. · Son montant ne peut être inférieur à 10 % de la rémunération totale brute. · Elle se distingue de l’indemnité compensatrice liée aux congés non pris.

Explication

L’indemnité de fin de contrat, appelée indemnité de précarité, est due en principe à la fin du CDD et ne peut être inférieure à 10 % de la rémunération totale brute. Elle ne se calcule pas sur la rémunération nette et se distingue de l’indemnité de congés payés.

28. La déclaration préalable à l’embauche a notamment pour fonction de :

Regrouper les déclarations administratives obligatoires liées à l’embauche.
Contribuer à l’ouverture des droits sociaux du salarié.
Être accomplie après la prise effective de poste.
Évaluer la compatibilité de la santé du salarié avec son poste.
Remplacer la tenue du registre unique du personnel.

Regrouper les déclarations administratives obligatoires liées à l’embauche. · Contribuer à l’ouverture des droits sociaux du salarié.

Explication

La DPAE regroupe les déclarations administratives obligatoires et ouvre les droits sociaux du salarié. L’évaluation de la santé relève de la visite d’information et de prévention; la DPAE intervient avant l’embauche et ne remplace pas le registre unique du personnel.

29. Parmi les éléments suivants, lesquels constituent notamment des éléments essentiels du contrat de travail ?

Le modèle de mobilier utilisé dans le bureau.
La couleur habituelle des locaux de l'entreprise.
La rémunération prévue au contrat.
La durée du travail contractuellement convenue.
La qualification professionnelle du salarié.

La rémunération prévue au contrat. · La durée du travail contractuellement convenue. · La qualification professionnelle du salarié.

Explication

La qualification, la rémunération et la durée du travail font partie des éléments essentiels du contrat. La couleur des locaux et le mobilier ne sont pas identifiés comme des éléments essentiels dans les règles considérées.

30. L’action de professionnalisation alterne notamment :

Des périodes de formation réalisées sans alternance avec le travail.
Une durée minimale fixée à vingt-quatre mois.
Une prolongation possible jusqu’à vingt-quatre mois.
Une durée minimale comprise entre six et douze mois.
Des périodes de travail en entreprise et des périodes de formation.

Une prolongation possible jusqu’à vingt-quatre mois. · Une durée minimale comprise entre six et douze mois. · Des périodes de travail en entreprise et des périodes de formation.

Explication

L’action de professionnalisation alterne le travail en entreprise et la formation. Sa durée minimale est comprise entre six et douze mois, avec une prolongation possible jusqu’à vingt-quatre mois; elle n’est donc pas minimale de vingt-quatre mois et ne supprime pas l’alternance.

31. Quelles sont les modalités exactes de rupture du contrat d'apprentissage ?

La rupture peut intervenir selon plusieurs mécanismes prévus par la loi.
Les parties peuvent mettre fin au contrat à tout moment d'un commun accord.
L'employeur peut le résilier unilatéralement durant les 45 premiers jours.
L'apprenti peut le résilier unilatéralement durant les 45 premiers jours.
Le conseil de prud'hommes peut prononcer la résiliation pour certains motifs.

La rupture peut intervenir selon plusieurs mécanismes prévus par la loi. · Les parties peuvent mettre fin au contrat à tout moment d'un commun accord. · L'employeur peut le résilier unilatéralement durant les 45 premiers jours. · L'apprenti peut le résilier unilatéralement durant les 45 premiers jours. · Le conseil de prud'hommes peut prononcer la résiliation pour certains motifs.

Explication

Durant les 45 premiers jours, l'employeur ou l'apprenti peut résilier unilatéralement le contrat. Une résiliation par le conseil de prud'hommes est possible pour certains motifs, et les parties peuvent également rompre le contrat à tout moment d'un commun accord.

32. Concernant la rémunération minimale de l’apprenti :

Elle varie selon l’âge de l’apprenti et son ancienneté dans le contrat.
Elle correspond à un pourcentage fixe de 100 % du salaire de référence.
Elle se situe entre 27 % et 78 % d’un salaire de référence.
Le salaire de référence peut être le Smic ou, s’il est plus favorable, le salaire minimum conventionnel.
Le salaire de référence est nécessairement le salaire minimum conventionnel.

Elle varie selon l’âge de l’apprenti et son ancienneté dans le contrat. · Elle se situe entre 27 % et 78 % d’un salaire de référence. · Le salaire de référence peut être le Smic ou, s’il est plus favorable, le salaire minimum conventionnel.

Explication

La rémunération varie selon l’âge et l’ancienneté et se situe entre 27 % et 78 % du salaire de référence. Celui-ci est généralement le Smic, mais le salaire minimum conventionnel peut être retenu lorsqu’il est plus favorable. Elle n’est donc ni fixe à 100 % ni nécessairement fondée sur le seul salaire conventionnel.

33. Un renouvellement de la période d’essai du CDI est valable lorsque :

Le renouvellement est valable dès lors que le salarié y consent oralement.
La décision est prise sans fondement conventionnel particulier.
La convention collective prévoit cette possibilité.
La lettre d’engagement comporte cette possibilité.
Le contrat de travail mentionne la possibilité de renouvellement.

La convention collective prévoit cette possibilité. · La lettre d’engagement comporte cette possibilité. · Le contrat de travail mentionne la possibilité de renouvellement.

Explication

Le renouvellement n’est possible que si la convention collective le prévoit et si cette possibilité figure dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. Un simple accord oral du salarié ou une décision dépourvue de fondement conventionnel ne suffit pas.

34. Une rupture anticipée du CDD est admise dans les situations suivantes :

Une faute grave ou lourde.
Un accord conclu entre l’employeur et le salarié.
L’embauche du salarié en contrat à durée indéterminée.
Une inaptitude constatée par le médecin du travail.
Une simple baisse temporaire de l’activité de l’entreprise.

Une faute grave ou lourde. · Un accord conclu entre l’employeur et le salarié. · L’embauche du salarié en contrat à durée indéterminée. · Une inaptitude constatée par le médecin du travail.

Explication

La rupture anticipée peut résulter d’une embauche en CDI, d’un accord des parties, d’une faute grave ou lourde, d’un cas de force majeure ou d’une inaptitude médicalement constatée. Une simple baisse temporaire d’activité ne fait pas partie des cas autorisés.

35. Une entreprise comptant au moins 250 salariés doit respecter, au 31 décembre 2026, les règles suivantes en matière d’alternance :

Elle peut atteindre un seuil d’alternants fixé à 5 % de son effectif annuel.
Le respect du seuil de 5 % exige une progression annuelle d’au moins 10 %.
Elle peut retenir un seuil de 4 % sans condition complémentaire.
Elle peut retenir un seuil de 3 % si le nombre d’alternants progresse d’au moins 10 %.
Le seuil de 3 % s’applique avec une progression minimale de 5 %.

Elle peut atteindre un seuil d’alternants fixé à 5 % de son effectif annuel. · Elle peut retenir un seuil de 3 % si le nombre d’alternants progresse d’au moins 10 %.

Explication

L’entreprise peut satisfaire à l’obligation en atteignant 5 % de son effectif annuel, ou 3 % avec une progression d’au moins 10 % du nombre d’alternants. Les seuils de 4 %, de 5 % conditionné à une progression et de 3 % associé à 5 % de progression ne sont pas ceux prévus.

36. Concernant le renouvellement d’un CDD de date à date, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un renouvellement peut avoir une durée supérieure à celle du contrat initial.
La durée totale peut dépasser la limite maximale prévue pour le motif du contrat.
Chaque renouvellement peut avoir une durée différente de la durée initiale.
Le renouvellement est limité à une durée identique au contrat initial.
Le CDD de date à date peut être renouvelé deux fois.

Un renouvellement peut avoir une durée supérieure à celle du contrat initial. · Chaque renouvellement peut avoir une durée différente de la durée initiale. · Le CDD de date à date peut être renouvelé deux fois.

Explication

Un CDD de date à date peut être renouvelé deux fois, avec une durée inférieure, égale ou supérieure à la durée initiale. La durée totale doit toutefois respecter la limite maximale applicable, et aucune identité de durée n’est imposée.

37. Concernant le recours au contrat à durée indéterminée, quelles sont les propositions exactes ?

Un autre contrat nécessite une situation prévue et justifiée.
L’employeur doit privilégier le CDI pour une relation de travail.
Le CDD constitue la forme générale de la relation de travail.
La conclusion d’un CDI fixe une date de fin lors de sa signature.
Le recours à un contrat différent du CDI doit être justifié.

Un autre contrat nécessite une situation prévue et justifiée. · L’employeur doit privilégier le CDI pour une relation de travail. · Le recours à un contrat différent du CDI doit être justifié.

Explication

Le CDI est la forme normale et générale de la relation de travail et ne fixe pas de date de fin lors de sa conclusion. L’employeur doit donc y recourir par principe. Un autre type de contrat, notamment un CDD, suppose une situation prévue et justifiée par la loi.

38. Quelles sont les réponses exactes au sujet des conditions de validité d'une clause de non-concurrence ?

La clause est valable sans contrepartie financière après rupture.
La clause peut couvrir toute activité professionnelle sans précision.
La clause doit protéger un intérêt légitime de l'entreprise.
La clause doit être limitée dans l'espace.
La clause doit être limitée dans le temps.

La clause doit protéger un intérêt légitime de l'entreprise. · La clause doit être limitée dans l'espace. · La clause doit être limitée dans le temps.

Explication

Une clause de non-concurrence valide est limitée dans le temps et l'espace, concerne des activités définies et protège un intérêt légitime. Elle doit également prévoir une contrepartie financière après la rupture ; une portée professionnelle générale ou l'absence de contrepartie ne suffisent pas.

39. Parmi les propositions suivantes concernant l’âge habituel d’accès à l’apprentissage, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’âge ordinaire d’accès à l’apprentissage est compris entre 16 et 25 ans.
Certaines situations permettent de déroger à la limite d’âge ordinaire.
L’apprentissage est normalement réservé aux jeunes âgés de 14 à 21 ans.
La tranche d’âge habituelle s’étend de 18 à 30 ans.
Les dérogations concernent exclusivement les personnes majeures.

L’âge ordinaire d’accès à l’apprentissage est compris entre 16 et 25 ans. · Certaines situations permettent de déroger à la limite d’âge ordinaire.

Explication

L’apprentissage concerne normalement les jeunes de 16 à 25 ans. Des dérogations existent selon certaines situations. Les tranches 18-30 ans et 14-21 ans ne correspondent pas à la règle générale, et les dérogations ne sont pas limitées aux majeurs.

40. Concernant les heures complémentaires effectuées dans le cadre d’un temps partiel, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elles sont en principe limitées au dixième de la durée prévue au contrat.
Un accord collectif peut porter leur limite jusqu’au tiers de cette durée.
Elles peuvent porter la durée travaillée au niveau de la durée légale.
Elles sont encadrées par la durée contractuelle prévue pour le salarié.
Un accord collectif peut relever la limite jusqu’au tiers de la durée contractuelle.

Elles sont en principe limitées au dixième de la durée prévue au contrat. · Un accord collectif peut porter leur limite jusqu’au tiers de cette durée. · Elles sont encadrées par la durée contractuelle prévue pour le salarié. · Un accord collectif peut relever la limite jusqu’au tiers de la durée contractuelle.

Explication

Les heures complémentaires ne dépassent en principe pas le dixième de la durée contractuelle, mais un accord collectif peut relever ce plafond jusqu’au tiers. Elles restent encadrées par la durée prévue au contrat et ne peuvent atteindre la durée légale ou conventionnelle ; la troisième proposition est donc erronée.

41. Les heures complémentaires effectuées par un salarié à temps partiel obéissent aux règles suivantes :

Elles peuvent atteindre la durée légale avec l’accord du salarié.
Un accord collectif peut réduire cette limite au vingtième de la durée prévue.
Elles peuvent représenter la moitié de la durée prévue sans accord collectif.
Un accord collectif peut porter la limite jusqu’au tiers de la durée prévue.
Elles ne dépassent en principe pas le dixième de la durée contractuelle.

Un accord collectif peut porter la limite jusqu’au tiers de la durée prévue. · Elles ne dépassent en principe pas le dixième de la durée contractuelle.

Explication

Les heures complémentaires sont en principe limitées au dixième de la durée prévue au contrat. Un accord collectif peut porter cette limite au tiers ; la moitié, le vingtième et l’atteinte de la durée légale ne correspondent pas aux règles énoncées.

42. Parmi les situations suivantes, lesquelles peuvent permettre le renouvellement une fois d’un contrat de professionnalisation à durée déterminée ?

La poursuite du contrat au-delà de son terme sans renouvellement formalisé.
L’absence d’obtention de la qualification pour un motif prévu par le texte.
La préparation d’une qualification identique après réussite à l’examen.
La préparation d’une qualification supérieure après obtention de la qualification visée.
La volonté de prolonger librement le contrat sans motif prévu.

L’absence d’obtention de la qualification pour un motif prévu par le texte. · La préparation d’une qualification supérieure après obtention de la qualification visée.

Explication

Le renouvellement est possible une fois lorsque le bénéficiaire prépare une qualification supérieure ou complémentaire après réussite, ou lorsqu’il n’a pas obtenu la qualification pour un motif prévu par le texte. Une prolongation libre, une qualification identique après réussite ou l’absence de formalisation ne correspondent pas aux conditions indiquées.

43. Concernant le travail d’un mineur de 14 ou 15 ans pendant les vacances scolaires :

Il nécessite l’accord de l’inspection du travail.
Le repos continu représente au moins la moitié de la durée totale des vacances.
Il se déroule pendant des vacances scolaires d’au moins quatorze jours.
Il peut être exercé pendant toute période de congés sans durée minimale.
Le repos continu exigé correspond à un quart de la durée totale des vacances.

Il nécessite l’accord de l’inspection du travail. · Le repos continu représente au moins la moitié de la durée totale des vacances. · Il se déroule pendant des vacances scolaires d’au moins quatorze jours.

Explication

Le travail d’un mineur de quatorze ou quinze ans exige l’accord de l’inspection du travail et doit se dérouler pendant des vacances scolaires d’au moins quatorze jours. Le repos continu doit représenter au moins la moitié de ces vacances; les durées d’absence de minimum et d’un quart sont incorrectes.

44. Entre deux CDD conclus successivement sur le même poste, le délai de carence se détermine comment ?

Un contrat précédent de plus de 14 jours entraîne un délai égal au tiers de sa durée.
Un contrat précédent de plus de 14 jours entraîne un délai calculé en jours calendaires.
Le calcul dépend de la durée du CDD précédent.
Un contrat précédent de moins de 14 jours entraîne un délai calculé en jours calendaires.
Un contrat précédent de moins de 14 jours entraîne un délai égal à la moitié de sa durée.

Un contrat précédent de plus de 14 jours entraîne un délai égal au tiers de sa durée. · Le calcul dépend de la durée du CDD précédent. · Un contrat précédent de moins de 14 jours entraîne un délai égal à la moitié de sa durée.

Explication

Le délai de carence dépend de la durée du CDD précédent : il correspond au tiers de cette durée lorsqu’elle dépasse 14 jours et à la moitié lorsqu’elle est inférieure à 14 jours. Il se calcule en jours d’ouverture de l’entreprise, et non en jours calendaires.

45. Parmi les situations suivantes, lesquelles permettent de conclure un CDD de remplacement ?

Le remplacement d’un salarié participant à une grève.
Le remplacement d’un salarié absent pour congé.
Le remplacement d’un salarié absent pour maladie.
Le remplacement d’un salarié passé provisoirement à temps partiel sans formalisation écrite.
Le remplacement d’un salarié passé provisoirement à temps partiel par écrit.

Le remplacement d’un salarié absent pour congé. · Le remplacement d’un salarié absent pour maladie. · Le remplacement d’un salarié passé provisoirement à temps partiel par écrit.

Explication

Un CDD peut remplacer un salarié absent, notamment pour maladie ou congé, quel qu’en soit le motif sauf une grève. Il peut aussi remplacer un salarié passé provisoirement à temps partiel lorsque cette modification est formalisée par écrit.

46. Concernant la distinction entre changement des conditions de travail et modification du contrat :

Un salarié non protégé doit accepter toute modification proposée.
La distinction dépend de l'atteinte portée à un élément essentiel.
Un changement sans atteinte à un élément essentiel peut être imposé.
Un simple changement des conditions de travail exige systématiquement un avenant.
La modification d'un élément essentiel nécessite l'accord du salarié.

La distinction dépend de l'atteinte portée à un élément essentiel. · Un changement sans atteinte à un élément essentiel peut être imposé. · La modification d'un élément essentiel nécessite l'accord du salarié.

Explication

Un changement qui ne touche pas un élément essentiel peut être imposé à un salarié non protégé. En revanche, la modification d'un élément essentiel requiert son accord ; un simple changement des conditions de travail ne rend pas systématiquement nécessaire un avenant.

47. Concernant la période d’essai d’un CDD, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La durée maximale dépend de la durée prévue du CDD.
Pour un contrat de plus de six mois, elle peut atteindre un mois.
Un contrat de plus de six mois est limité à deux semaines d’essai.
Pour un contrat d’au plus six mois, elle est calculée à raison d’un jour par semaine.
Pour un contrat d’au plus six mois, elle est plafonnée à deux semaines.

La durée maximale dépend de la durée prévue du CDD. · Pour un contrat de plus de six mois, elle peut atteindre un mois. · Pour un contrat d’au plus six mois, elle est calculée à raison d’un jour par semaine. · Pour un contrat d’au plus six mois, elle est plafonnée à deux semaines.

Explication

La période d’essai est d’un jour par semaine, dans la limite de deux semaines, pour un CDD d’au plus six mois. Pour un CDD plus long, elle peut atteindre un mois ; le plafond dépend donc de la durée du contrat.

48. Un mineur de 14 ou 15 ans peut être employé dans les limites suivantes :

Une rémunération minimale fixée à 70 % du SMIC.
Une durée hebdomadaire maximale de vingt-huit heures.
Une rémunération au moins égale à 80 % du SMIC.
Une durée maximale de trente-cinq heures par semaine.
Une durée maximale de huit heures par jour.

Une rémunération au moins égale à 80 % du SMIC. · Une durée maximale de trente-cinq heures par semaine.

Explication

La durée de travail est plafonnée à trente-cinq heures par semaine et à sept heures par jour, avec une rémunération au moins égale à 80 % du SMIC. La limite quotidienne de huit heures, la durée hebdomadaire de vingt-huit heures et le taux de 70 % sont donc erronés.

49. Concernant la rémunération minimale d’un apprenti âgé d’au moins 21 ans, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le salaire minimum conventionnel est écarté lorsqu’il dépasse le Smic.
Elle est calculée sur une base comprise entre 10 % et 25 % du salaire de référence.
La rémunération varie selon l’âge et l’ancienneté dans le contrat.
Le salaire de référence peut être le Smic ou un salaire minimum conventionnel plus favorable.
La rémunération minimale ne dépend pas de l’ancienneté dans le contrat.

La rémunération varie selon l’âge et l’ancienneté dans le contrat. · Le salaire de référence peut être le Smic ou un salaire minimum conventionnel plus favorable.

Explication

La rémunération minimale varie selon l’âge et l’ancienneté, dans une fourchette de 27 % à 78 % du salaire de référence. Pour un apprenti d’au moins 21 ans, le salaire de référence peut être le Smic ou le minimum conventionnel lorsqu’il est plus favorable. Les valeurs de 10 % à 25 % et l’exclusion de l’ancienneté sont incorrectes.

50. Les obligations d’une entreprise d’au moins 250 salariés en matière d’alternance comprennent :

Respecter l’échéance du 31 décembre 2026 pour l’atteinte du seuil.
Associer le seuil de 3 % à une progression annuelle minimale de 10 %.
Calculer le seuil sur la base de l’effectif annuel de l’entreprise.
Atteindre 5 % d’alternants ou de contrats favorisant l’insertion au 31 décembre 2026.
Atteindre 3 % avec une progression d’au moins 10 % du nombre d’alternants.

Respecter l’échéance du 31 décembre 2026 pour l’atteinte du seuil. · Associer le seuil de 3 % à une progression annuelle minimale de 10 %. · Calculer le seuil sur la base de l’effectif annuel de l’entreprise. · Atteindre 5 % d’alternants ou de contrats favorisant l’insertion au 31 décembre 2026. · Atteindre 3 % avec une progression d’au moins 10 % du nombre d’alternants.

Explication

L’entreprise doit atteindre 5 % de son effectif annuel en alternants ou contrats favorisant l’insertion. Une autre voie consiste à atteindre 3 % avec une progression d’au moins 10 % du nombre d’alternants. Ces objectifs doivent être atteints au 31 décembre 2026.

51. Les plafonds de la période d’essai du CDI, renouvellement compris, sont les suivants :

La durée maximale atteint 6 mois pour les agents de maîtrise et techniciens.
La durée maximale atteint 7 mois pour les agents de maîtrise et techniciens.
La durée maximale atteint 5 mois pour les ouvriers et employés.
La durée maximale atteint 4 mois pour les ouvriers et employés.
La durée maximale atteint 8 mois pour les cadres.

La durée maximale atteint 6 mois pour les agents de maîtrise et techniciens. · La durée maximale atteint 4 mois pour les ouvriers et employés. · La durée maximale atteint 8 mois pour les cadres.

Explication

Renouvellement compris, la période d’essai peut durer jusqu’à 4 mois pour les ouvriers et employés, 6 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, et 8 mois pour les cadres. Les durées de 5 et 7 mois ne correspondent pas aux plafonds prévus.

52. Quels secteurs figurent parmi ceux pouvant autoriser les CDD d’usage ?

Les activités foraines figurent parmi les secteurs concernés.
La métallurgie constitue un secteur mentionné par la liste.
Le commerce de détail est cité parmi les secteurs concernés.
Le spectacle fait partie des secteurs autorisant ces contrats.
L’hôtellerie-restauration figure parmi les secteurs concernés.

Les activités foraines figurent parmi les secteurs concernés. · Le spectacle fait partie des secteurs autorisant ces contrats. · L’hôtellerie-restauration figure parmi les secteurs concernés.

Explication

La liste de l’article D. 1242-1 comprend notamment l’hôtellerie-restauration, le spectacle et les activités foraines. Le commerce de détail et la métallurgie ne figurent pas parmi les secteurs cités dans les connaissances fournies.

53. Concernant la fin du contrat d’apprentissage, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le contrat peut prendre fin dès l’obtention du titre ou diplôme préparé.
La fin du contrat dépend de la date d’examen prévue.
Le contrat peut se poursuivre jusqu’à deux mois après l’achèvement du cycle de formation.
L’examen peut constituer le point de départ du délai maximal de fin du contrat.
Le contrat prend fin au plus tard un mois après l’achèvement du cycle de formation.

Le contrat peut prendre fin dès l’obtention du titre ou diplôme préparé. · Le contrat peut se poursuivre jusqu’à deux mois après l’achèvement du cycle de formation. · L’examen peut constituer le point de départ du délai maximal de fin du contrat.

Explication

Le contrat peut se terminer dès l’obtention du titre ou diplôme préparé. Il peut se poursuivre jusqu’à deux mois après l’achèvement du cycle de formation. La date de l’examen peut constituer le point de départ de ce délai maximal. La fin du contrat ne dépend pas de la date d’examen prévue ni de la seule date de signature initiale, et le délai maximal n’est pas limité à un mois.

54. Concernant l’inscription au registre unique du personnel, quelle proposition est exacte ?

L’employeur peut inscrire les salariés dans un ordre choisi selon leurs fonctions.
L’inscription peut être modifiée avec une encre effaçable.
Les mentions relatives aux événements postérieurs sont ajoutées avant leur survenue.
Le registre ne concerne que les salariés présents le jour de son ouverture.
L’employeur inscrit le personnel selon l’ordre chronologique des embauches.

L’employeur inscrit le personnel selon l’ordre chronologique des embauches.

Explication

L’inscription doit respecter l’ordre chronologique des embauches et être réalisée de façon indélébile. Les événements postérieurs sont ajoutés lorsqu’ils surviennent; l’ordre libre, les inscriptions anticipées, l’encre effaçable et la limitation aux salariés présents à l’ouverture ne correspondent pas à la règle.

55. Parmi les propositions suivantes concernant l'application d'une clause de mobilité, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L'extension de la zone prévue s'impose au salarié sans formalité.
Un déplacement situé dans la zone prévue peut être imposé au salarié.
L'employeur ne peut élargir seul la zone contractuellement définie.
La modification de la zone géographique requiert l'accord du salarié.
L'accord du salarié devient inutile lorsque l'extension reste géographiquement proche.

Un déplacement situé dans la zone prévue peut être imposé au salarié. · L'employeur ne peut élargir seul la zone contractuellement définie. · La modification de la zone géographique requiert l'accord du salarié.

Explication

Dans la zone contractuellement prévue, la mobilité peut être imposée. En revanche, l'extension de cette zone constitue une modification qui nécessite l'accord du salarié et ne peut être décidée unilatéralement.

56. Parmi les éléments suivants concernant la visite d’information et de prévention, lesquels sont exacts ?

Elle supprime l’obligation d’inscription au registre unique du personnel.
Elle concerne les salariés nouvellement embauchés soumis au suivi individuel simple.
Elle a pour objet principal de fixer la rémunération du salarié.
Elle intervient dans les deux mois suivant la prise effective de poste.
Elle permet d’informer le salarié sur les risques professionnels.

Elle concerne les salariés nouvellement embauchés soumis au suivi individuel simple. · Elle permet d’informer le salarié sur les risques professionnels.

Explication

La VIP concerne les salariés nouvellement embauchés soumis au suivi individuel simple et informe notamment sur les risques professionnels. Elle intervient en principe dans les trois mois suivant la prise effective de poste, avec des délais particuliers pour certains travailleurs ; le délai général de deux mois, la fixation de la rémunération et la suppression du registre du personnel sont donc inexacts.

57. Parmi les propositions suivantes concernant les ressortissants de l’UE, de l’EEE et de la Suisse, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Ils peuvent travailler sans titre de séjour ni autorisation de travail.
Ils doivent présenter un visa professionnel pour commencer leur activité salariée.
Ils sont soumis aux formalités applicables aux salariés hors UE, EEE ou Suisse.
Ils doivent obtenir un titre de séjour avant toute embauche salariée.
Ils doivent solliciter une autorisation de travail auprès de la préfecture.

Ils peuvent travailler sans titre de séjour ni autorisation de travail.

Explication

Les ressortissants de l’Union européenne, de l’Espace économique européen et de la Suisse n’ont besoin ni d’un titre de séjour ni d’une autorisation de travail. Les obligations relatives au titre, au visa ou à l’autorisation de travail concernent les salariés étrangers hors de ces espaces.

58. À propos des exigences formelles du CDD :

Il doit être transmis au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche.
Son motif doit être indiqué avec précision.
Le CDI à temps plein doit respecter les mêmes exigences écrites détaillées.
Il peut être transmis au salarié dans les dix jours ouvrables suivant l’embauche.
Le CDD doit être établi par écrit.

Il doit être transmis au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche. · Son motif doit être indiqué avec précision. · Le CDD doit être établi par écrit.

Explication

Le CDD doit être écrit, préciser exactement son motif et être remis au salarié dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche. Le délai de dix jours n’est pas prévu, et le CDI à temps plein peut être verbal.

59. Concernant les principaux cas de recours au CDD, quelles sont les propositions exactes ?

Les travaux saisonniers font partie des principaux cas de recours au CDD.
Les emplois permanents de l’entreprise relèvent généralement du CDD.
Un accroissement temporaire d’activité peut justifier la conclusion d’un CDD.
L’attente de la prise de fonction d’un salarié en CDI peut justifier un CDD.
L’attente d’une promotion interne définitive figure parmi les cas énumérés.

Les travaux saisonniers font partie des principaux cas de recours au CDD. · Un accroissement temporaire d’activité peut justifier la conclusion d’un CDD. · L’attente de la prise de fonction d’un salarié en CDI peut justifier un CDD.

Explication

Le CDD peut notamment répondre à l’attente de la prise de fonction d’un salarié en CDI, à un accroissement temporaire d’activité et aux travaux saisonniers. Une promotion interne définitive n’est pas citée, et un emploi permanent ne constitue pas le cadre normal du CDD.

60. Un salarié absent pendant sa période d’essai bénéficie des règles suivantes :

Une absence prolonge le terme du nombre de jours calendaires concernés.
Le décompte de l’essai s’effectue en jours calendaires.
Une absence prolonge le terme selon le nombre d’heures non travaillées.
Le décompte de l’essai s’effectue en seuls jours travaillés.
Le terme de l’essai reste inchangé quelle que soit la durée de l’absence.

Une absence prolonge le terme du nombre de jours calendaires concernés. · Le décompte de l’essai s’effectue en jours calendaires.

Explication

La période d’essai se décompte en jours calendaires. Le terme est prolongé du nombre de jours calendaires d’absence ; il ne reste donc pas inchangé et ne dépend pas d’un décompte en jours travaillés ou en heures.

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Quelle est la forme normale de la relation de travail ?

Le contrat à durée indéterminée.

Quelle obligation a l'employeur concernant le recours au CDI ?

Il doit recourir au CDI sauf justification d'une autre situation.

Qu'impose la rupture pendant la période d'essai du CDI ?

Le respect du délai de prévenance.

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