QCM : Pouvoir constituant et représentation (66 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’une norme juridique ?

Un énoncé qui exprime ce qui doit être et manifeste une volonté
Un récit qui décrit ce qui se produit dans une situation donnée
Une opinion qui évalue moralement le comportement d’une personne
Une information qui constate un fait sans prescrire de conduite

Un énoncé qui exprime ce qui doit être et manifeste une volonté

Explication

Une norme exprime ce qui doit être et traduit une volonté prescriptive. Une proposition descriptive constate un fait sans indiquer ce qui est exigé.

2. Quelle proposition illustre une norme plutôt qu’une simple description ?

Tous les enfants de plus de trois ans doivent aller à l’école
La plupart des enfants commencent l’école après trois ans
Tous les enfants de plus de trois ans vont à l’école
Des enfants de trois ans fréquentent déjà une école

Tous les enfants de plus de trois ans doivent aller à l’école

Explication

L’expression « doivent aller » prescrit un comportement et possède donc une portée normative. L’expression « vont à l’école » décrit une situation sans imposer d’obligation.

3. Comment définir la sanction juridique ?

Une récompense accordée par une autorité à toute personne obéissante
Toute conséquence liée au respect ou à la violation d’une règle de droit
Une peine infligée après chaque comportement contraire à une règle morale
Une décision judiciaire destinée à réparer un dommage matériel

Toute conséquence liée au respect ou à la violation d’une règle de droit

Explication

La sanction juridique englobe toute conséquence du respect ou de la violation d’une règle, y compris une conséquence négative, réparatrice ou positive. Elle ne se limite donc ni à la peine ni à la réparation d’un dommage.

4. Selon quel critère une règle juridique est-elle formellement valide ?

Son accord avec les convictions morales majoritaires de la population
Sa conformité aux règles qui lui sont supérieures dans la hiérarchie juridique
Son ancienneté et sa réception favorable par les citoyens concernés
Sa capacité à produire des effets économiques bénéfiques pour la société

Sa conformité aux règles qui lui sont supérieures dans la hiérarchie juridique

Explication

Pour Hans Kelsen, la validité d’une règle dépend de sa conformité à une norme supérieure. Sa valeur morale ou ses effets économiques ne déterminent pas son existence juridique formelle.

5. Que définit principalement le droit constitutionnel ?

Les règles organisant les contrats et les échanges entre personnes privées dans la vie civile
Les règles encadrant les relations commerciales entre entreprises privées et consommateurs
Les règles relatives aux institutions par lesquelles l’autorité s’établit, se transmet ou s’exerce dans l’État
Les règles fixant les infractions et les peines applicables aux auteurs d’actes interdits

Les règles relatives aux institutions par lesquelles l’autorité s’établit, se transmet ou s’exerce dans l’État

Explication

Marcel Prélot rattache le droit constitutionnel aux institutions de l’État et à l’exercice de l’autorité. Les contrats et les échanges entre personnes privées relèvent principalement du droit privé.

6. Quelle distinction oppose correctement le droit privé et le droit public ?

Le droit privé régit les personnes privées, tandis que le droit public concerne les relations où l’État poursuit l’intérêt général
Le droit privé accorde des prérogatives à l’État, tandis que le droit public règle les relations familiales
Le droit privé protège l’intérêt général, tandis que le droit public repose sur l’égalité entre particuliers
Le droit privé concerne l’État, tandis que le droit public organise les contrats conclus entre personnes privées

Le droit privé régit les personnes privées, tandis que le droit public concerne les relations où l’État poursuit l’intérêt général

Explication

Le droit privé encadre les rapports entre personnes privées, tandis que le droit public s’applique notamment lorsque l’État agit dans l’intérêt général. Le droit public peut en outre reconnaître à l’État des prérogatives particulières.

7. Quelle caractéristique correspond à une Constitution formelle ?

Elle désigne les principes généraux appliqués par les tribunaux sans texte constitutionnel établi
Elle regroupe toutes les pratiques politiques qui organisent concrètement le fonctionnement de l’État
Elle rassemble les règles relatives aux relations entre particuliers et aux obligations civiles
Elle rassemble des normes dans un document unique adopté et révisé selon une procédure spécifique

Elle rassemble des normes dans un document unique adopté et révisé selon une procédure spécifique

Explication

Une Constitution formelle est réunie dans un document unique soumis à des procédures particulières d’adoption et de révision. L’organisation concrète de l’État renvoie plutôt à la notion de Constitution matérielle.

8. Quel effet la juridictionnalisation du droit constitutionnel a-t-elle produit après 1945 ?

Elle a supprimé l’intervention des organes politiques dans l’interprétation des règles constitutionnelles
Elle a transféré aux organes politiques le contrôle des contrats conclus entre personnes privées
Elle a renforcé le contrôle du Conseil constitutionnel sur la conformité des lois à la Constitution
Elle a remplacé les normes constitutionnelles écrites par des décisions rendues par les tribunaux

Elle a renforcé le contrôle du Conseil constitutionnel sur la conformité des lois à la Constitution

Explication

Après 1945, le Conseil constitutionnel a vu son contrôle de conformité des lois à la Constitution se renforcer. Cette évolution n’a pas supprimé le rôle interprétatif des organes politiques.

9. Quelle définition correspond à l’État en droit public ?

Une association de personnes privées chargée de défendre des intérêts professionnels communs
Une personne morale de droit public qui agit par ses organes et encadre l’exercice du pouvoir politique
Un ensemble de citoyens partageant une culture commune sans organisation institutionnelle propre
Un territoire soumis à une administration locale dépourvue de droits et d’obligations

Une personne morale de droit public qui agit par ses organes et encadre l’exercice du pouvoir politique

Explication

L’État est une personne morale de droit public, titulaire de droits et d’obligations, qui agit par ses organes. Il constitue le cadre institutionnel de l’exercice du pouvoir politique, contrairement à une simple communauté culturelle.

10. Comment Carré de Malberg caractérise-t-il la souveraineté ?

Une faculté diplomatique permettant à l’État de conclure des accords avec ses partenaires étrangers
Une autorité politique limitée par la reconnaissance d’un pouvoir supérieur dans chaque domaine
Une puissance qui ne relève d’aucun autre pouvoir et ne peut être égalée dans la sphère étatique
Une compétence administrative que l’État partage avec les collectivités présentes sur son territoire

Une puissance qui ne relève d’aucun autre pouvoir et ne peut être égalée dans la sphère étatique

Explication

Pour Carré de Malberg, la souveraineté est une puissance indépendante de tout autre pouvoir et supérieure dans le domaine où l’État exerce son autorité. Une simple compétence administrative ou diplomatique ne rend pas cette idée de suprématie.

11. Quelle distinction décrit correctement les souverainetés externe et interne ?

La souveraineté externe concerne l’autorité sur le territoire, tandis que la souveraineté interne concerne les relations internationales
La souveraineté externe désigne le pouvoir des collectivités, tandis que la souveraineté interne désigne celui des citoyens
La souveraineté externe concerne l’indépendance internationale, tandis que la souveraineté interne concerne l’autorité sur le territoire
La souveraineté externe règle les rapports privés, tandis que la souveraineté interne organise les échanges entre États

La souveraineté externe concerne l’indépendance internationale, tandis que la souveraineté interne concerne l’autorité sur le territoire

Explication

La souveraineté externe exprime l’indépendance de l’État dans l’ordre international. La souveraineté interne signifie qu’aucun pouvoir présent sur le territoire ne peut remettre en cause l’autorité étatique.

12. Quels sont les trois éléments constitutifs classiques de l’État ?

Un gouvernement, une économie et une langue officielle
Une population, un territoire et une souveraineté
Une nation, une capitale et une administration
Des frontières, une armée et une constitution écrite

Une population, un territoire et une souveraineté

Explication

Les trois éléments classiques de l’État sont une population, un territoire et une souveraineté. La population et le territoire constituent les cadres d’exercice de la souveraineté, sans se confondre avec elle.

13. Quelle différence caractérise principalement l’état de nature chez Hobbes et chez Locke ?

Hobbes y voit une société pacifiée, Locke surtout un conflit religieux permanent
Hobbes y voit une coopération économique, Locke surtout une absence de libertés civiles
Hobbes y voit une guerre généralisée, Locke surtout un défaut de protection de la propriété
Hobbes y voit une égalité juridique stable, Locke surtout une domination militaire

Hobbes y voit une guerre généralisée, Locke surtout un défaut de protection de la propriété

Explication

Pour Hobbes, l’état de nature est une guerre de chacun contre chacun, tandis que Locke insiste surtout sur l’absence d’une autorité commune protégeant efficacement la propriété. La confusion consiste à attribuer à Locke la conception hobbesienne d’une guerre généralisée.

14. Que transfèrent les individus au Léviathan dans la théorie de Hobbes ?

Leurs droits au souverain en échange de la sécurité collective
Une partie de leurs biens aux magistrats en échange d’une justice indépendante
Leurs libertés économiques aux communautés en échange d’une égalité matérielle
Leurs pouvoirs politiques aux assemblées en échange d’une représentation directe

Leurs droits au souverain en échange de la sécurité collective

Explication

Chez Hobbes, les individus transfèrent leurs droits au Léviathan afin d’obtenir la sécurité, ce qui fonde un pouvoir souverain illimité. La possibilité de désobéir ou de contester le souverain correspond davantage à la théorie de Locke.

15. Dans quelle situation la résistance au souverain est-elle justifiée selon Locke ?

Lorsque le souverain refuse d’imposer une religion commune à la population
Lorsque le souverain applique une politique fiscale approuvée par les représentants
Lorsque le souverain porte atteinte aux droits qu’il devait protéger
Lorsque le souverain délègue certaines fonctions à des autorités locales

Lorsque le souverain porte atteinte aux droits qu’il devait protéger

Explication

Locke autorise la résistance lorsque le pouvoir abuse de ses compétences et menace les droits, notamment la propriété. La simple délégation administrative ou l’adoption d’une politique fiscale ne suffit pas en elle-même à justifier cette résistance.

16. Que désigne la volonté générale chez Rousseau ?

La décision du gouvernement lorsque les citoyens lui délèguent toute leur souveraineté
La recherche de l’intérêt général par les individus en tant que membres de la collectivité
La recherche du compromis entre les groupes sociaux qui défendent leurs intérêts particuliers
L’addition des préférences privées exprimées par chaque citoyen séparément

La recherche de l’intérêt général par les individus en tant que membres de la collectivité

Explication

La volonté générale exprime ce que les individus veulent en tant que membres de la collectivité et vise l’intérêt général. Elle ne se réduit donc pas à la somme des intérêts particuliers ni à un compromis entre groupes.

17. Quelle caractéristique définit un État unitaire ?

Deux ordres souverains coordonnent leurs compétences par un traité
Un seul ordre souverain exerce son pouvoir sur tout le territoire
Un gouvernement central partage sa souveraineté avec des collectivités indépendantes
Des régions souveraines disposent chacune d’un ordre juridique complet

Un seul ordre souverain exerce son pouvoir sur tout le territoire

Explication

Dans un État unitaire, un seul souverain exerce son pouvoir sur l’ensemble du territoire et le droit s’y applique uniformément. La coexistence d’un ordre fédéral et d’ordres fédérés caractérise plutôt l’État fédéral.

18. Quelle distinction oppose la déconcentration à la décentralisation ?

La déconcentration conserve la hiérarchie étatique, tandis que la décentralisation accorde une autonomie juridique
La déconcentration confie des compétences aux régions souveraines, tandis que la décentralisation les réserve au gouvernement
La déconcentration crée des personnes morales autonomes, tandis que la décentralisation renforce la hiérarchie étatique
La déconcentration repose sur un traité entre États, tandis que la décentralisation organise leurs relations internationales

La déconcentration conserve la hiérarchie étatique, tandis que la décentralisation accorde une autonomie juridique

Explication

La déconcentration confie des compétences à des relais dépourvus de personnalité juridique et soumis au pouvoir hiérarchique de l’État. La décentralisation s’appuie au contraire sur des personnes morales autonomes placées sous la surveillance de l’État.

19. Comment s’organisent les ordres juridiques dans un État fédéral ?

L’État fédéral possède un ordre juridique unique que les autorités locales exécutent sous tutelle
L’État fédéral et les États fédérés possèdent chacun un ordre juridique, avec supériorité du droit fédéral
Les régions disposent d’un ordre juridique, tandis que l’État central conserve l’ensemble des compétences normatives
Les États fédérés sont souverains et l’État fédéral applique leurs décisions prises à l’unanimité

L’État fédéral et les États fédérés possèdent chacun un ordre juridique, avec supériorité du droit fédéral

Explication

L’État fédéral est composé d’un ordre fédéral et d’ordres juridiques propres aux États fédérés, le droit fédéral étant supérieur. L’existence d’un ordre juridique unique correspond davantage à une organisation unitaire.

20. Quelle caractéristique distingue principalement une confédération d’un État fédéral ?

La confédération réunit des États souverains par traité et leurs décisions sont prises à l’unanimité
La confédération impose un souverain commun aux territoires et interdit toute séparation politique
La confédération regroupe des régions autonomes par Constitution et son droit est supérieur aux droits locaux
La confédération crée un ordre fédéral supérieur auquel les États membres doivent constamment se conformer

La confédération réunit des États souverains par traité et leurs décisions sont prises à l’unanimité

Explication

Une confédération est une association d’États souverains fondée sur un traité, avec des décisions prises à l’unanimité et un droit de retrait. La supériorité d’un ordre fédéral caractérise plutôt l’État fédéral.

21. Comment les constitutions des États régionaux répartissent-elles généralement les compétences ?

Entre les compétences judiciaires du gouvernement, celles des communes et les fonctions diplomatiques
Entre les matières fédérales, les pouvoirs souverains des régions et les compétences municipales
Entre les domaines réservés au chef de l’État, ceux du Parlement et ceux des tribunaux
Entre les matières exclusives de l’État, celles des régions et les compétences partagées

Entre les matières exclusives de l’État, celles des régions et les compétences partagées

Explication

Les États régionaux distinguent généralement les compétences exclusives de l’État, les compétences exclusives des régions et les compétences partagées. Une compétence exclusive de l’État exclut l’intervention régionale, contrairement à une compétence partagée.

22. Comment s’exerce une compétence partagée dans un État régional ?

Les régions fixent les principes directeurs, puis l’État applique leurs lois sur tout le territoire
L’État fixe les principes directeurs, puis les régions les complètent ou les adaptent par leurs lois
Les régions exercent la compétence après avoir obtenu une autorisation particulière pour chaque décision
L’État et les régions adoptent des règles identiques sans répartition préalable des responsabilités

L’État fixe les principes directeurs, puis les régions les complètent ou les adaptent par leurs lois

Explication

Dans une compétence partagée, l’État établit les grands principes et les régions adoptent ensuite des règles pour les compléter ou les adapter à leur territoire. Ce mécanisme ne supprime donc pas le rôle normatif de l’État.

23. Quel est l’objectif central du constitutionnalisme apparu au XVIIIᵉ siècle aux États-Unis puis en France ?

Encadrer le pouvoir afin de préserver la liberté
Subordonner les libertés publiques aux décisions administratives
Confier l’élaboration des lois aux intendants royaux
Concentrer le pouvoir politique entre les mains du roi

Encadrer le pouvoir afin de préserver la liberté

Explication

Le constitutionnalisme fait de la Constitution un instrument d’encadrement du pouvoir et de protection de la liberté. À l’inverse, l’État absolutiste concentre le pouvoir entre les mains du roi.

24. Quelle distinction caractérise le passage de l’État absolutiste à l’État constitutionnel ?

L’État constitutionnel confie directement la souveraineté au monarque régnant
L’État absolutiste sépare la souveraineté nationale de son exercice institutionnel
L’État absolutiste délègue l’exercice du pouvoir à des organes représentatifs
L’État constitutionnel dissocie le titulaire de la souveraineté et l’exercice du pouvoir

L’État constitutionnel dissocie le titulaire de la souveraineté et l’exercice du pouvoir

Explication

Dans l’État constitutionnel, la Nation détient la souveraineté et en délègue l’exercice à des organes. Dans l’État absolutiste, le titulaire de la souveraineté exerce directement le pouvoir, ce qui confond titre et exercice.

25. Sous l’Ancien Régime, quelle fonction le Conseil du roi exerçait-il principalement ?

Appliquer localement l’autorité royale à la place des intendants
Préparer les décisions prises par le roi
Rédiger une Constitution limitant juridiquement la monarchie
Détenir la souveraineté et exercer le pouvoir législatif

Préparer les décisions prises par le roi

Explication

Le Conseil du roi préparait les décisions du monarque, qui concentrait notamment le pouvoir de faire la loi. Les intendants, eux, appliquaient l’autorité royale dans les territoires.

26. Quels textes ont consacré en 1789 et 1791 le transfert de la souveraineté du roi à la Nation ?

Les décisions du Conseil du roi et les actes des intendants royaux
Le serment du Jeu de Paume et les lois fondamentales du royaume
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et la Constitution de 1791
La Charte de 1814 et la Constitution adoptée sous la Cinquième République

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et la Constitution de 1791

Explication

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 et la Constitution de 1791 consacrent ce transfert de souveraineté. Le serment du Jeu de Paume engageait les députés à rédiger une Constitution, sans opérer à lui seul ce transfert.

27. Quelle différence oppose le pouvoir constituant originaire au pouvoir constituant dérivé ?

Le pouvoir originaire révise une Constitution, tandis que le pouvoir dérivé en crée une nouvelle
Le pouvoir originaire crée une Constitution, tandis que le pouvoir dérivé la révise selon ses règles
Le pouvoir originaire agit selon une Constitution existante, tandis que le pouvoir dérivé lui échappe
Le pouvoir originaire appartient aux organes constitués, tandis que le pouvoir dérivé fonde l’État

Le pouvoir originaire crée une Constitution, tandis que le pouvoir dérivé la révise selon ses règles

Explication

Le pouvoir constituant originaire établit une nouvelle Constitution sans être soumis à une norme antérieure. Le pouvoir constituant dérivé modifie la Constitution existante en respectant les règles qu’elle prévoit.

28. Comment distinguer une Constitution octroyée d’une Constitution démocratique ?

La Constitution octroyée résulte d’une procédure de révision, tandis que la Constitution démocratique provient d’une décision judiciaire
La Constitution octroyée est approuvée par référendum, tandis que la Constitution démocratique est imposée par le souverain
La Constitution octroyée est imposée par le souverain, tandis que la Constitution démocratique associe le peuple
La Constitution octroyée est élaborée par les représentants, tandis que la Constitution démocratique exclut la participation populaire

La Constitution octroyée est imposée par le souverain, tandis que la Constitution démocratique associe le peuple

Explication

Une Constitution octroyée est imposée par le souverain sans consultation du peuple. Une Constitution démocratique associe le peuple à son élaboration, directement par référendum, indirectement par représentation, ou par ces deux moyens.

29. Pourquoi le pouvoir constituant originaire est-il considéré comme souverain et inconditionné ?

Parce qu’il ne peut modifier que les dispositions relatives à l’organisation des pouvoirs
Parce qu’il exerce ses compétences dans les limites fixées par les pouvoirs constitués
Parce qu’aucune norme antérieure ne peut le contraindre dans ses choix
Parce qu’il doit respecter les procédures prévues par la Constitution précédente

Parce qu’aucune norme antérieure ne peut le contraindre dans ses choix

Explication

Le pouvoir constituant originaire est libre sur le fond et sur la forme, car il n’est soumis à aucune norme antérieure. Les procédures et limites prévues par une Constitution concernent plutôt l’exercice d’un pouvoir constituant dérivé.

30. Que désigne l’expression « pouvoirs constitués » ?

Le souverain qui impose une Constitution sans consulter le peuple
Les autorités chargées de modifier la Constitution hors de toute procédure
Les organes exécutif, législatif et judiciaire créés par la Constitution
Les citoyens réunis pour établir une Constitution nouvelle

Les organes exécutif, législatif et judiciaire créés par la Constitution

Explication

Les pouvoirs constitués sont les organes exécutif, législatif et judiciaire institués par la Constitution pour exercer le pouvoir selon ses règles. Ils se distinguent du pouvoir constituant, qui établit ou révise la Constitution.

31. Pourquoi le pouvoir constituant dérivé est-il qualifié de pouvoir constituant intermédiaire ?

Il crée une Constitution nouvelle sans subir de contrainte juridique antérieure
Il exerce une fonction administrative tout en contrôlant les juridictions constitutionnelles
Il modifie la Constitution par son objet tout en y étant soumis dans son exercice
Il applique les lois ordinaires sans pouvoir intervenir sur les normes constitutionnelles

Il modifie la Constitution par son objet tout en y étant soumis dans son exercice

Explication

Le pouvoir constituant dérivé est constituant parce qu’il a pour objet de réviser la Constitution, mais il reste soumis aux règles constitutionnelles qui encadrent son exercice. Le pouvoir constituant originaire, lui, n’est soumis à aucune norme antérieure.

32. Quelles catégories regroupent les limites constitutionnelles au pouvoir de révision ?

Les limites procédurales, circonstancielles et matérielles
Les limites nationales, internationales et territoriales
Les limites électorales, budgétaires et réglementaires
Les limites législatives, administratives et judiciaires

Les limites procédurales, circonstancielles et matérielles

Explication

Les limites au pouvoir de révision sont procédurales, circonstancielles et matérielles. Elles peuvent concerner la procédure à suivre, certaines situations particulières ou des principes protégés contre la modification.

33. Quelle différence distingue une Constitution souple d’une Constitution rigide ?

La Constitution souple ne peut être modifiée, tandis que la Constitution rigide peut être transformée par la coutume
La Constitution souple se modifie comme une loi ordinaire, tandis que la Constitution rigide exige une procédure spéciale
La Constitution souple exige une procédure renforcée, tandis que la Constitution rigide se modifie comme une loi ordinaire
La Constitution souple relève du juge, tandis que la Constitution rigide dépend exclusivement du pouvoir exécutif

La Constitution souple se modifie comme une loi ordinaire, tandis que la Constitution rigide exige une procédure spéciale

Explication

Une Constitution souple peut être modifiée selon la procédure applicable aux lois ordinaires, alors qu’une Constitution rigide exige une procédure spéciale plus complexe. Cette distinction est notamment associée à James Bryce.

34. Quel phénomène constitue une modification informelle de la Constitution ?

Une abrogation complète du texte constitutionnel par le pouvoir constituant originaire
Une évolution de la Constitution par la pratique, la jurisprudence ou la coutume sans modifier son texte
Une modification des lois ordinaires sans incidence sur les institutions constitutionnelles
Une révision adoptée selon la procédure formelle prévue par la Constitution

Une évolution de la Constitution par la pratique, la jurisprudence ou la coutume sans modifier son texte

Explication

La modification informelle transforme le fonctionnement ou le sens de la Constitution sans réviser formellement son texte. Elle peut résulter de la pratique institutionnelle, de la jurisprudence constitutionnelle ou de la coutume constitutionnelle.

35. Selon Rousseau, quelle répartition des fonctions politiques respecte le caractère inaliénable de la souveraineté populaire ?

Le peuple conserve la fonction législative, tandis que l’exécutif peut être délégué
Le peuple exerce les deux fonctions directement sans recourir à des représentants
Le peuple délègue la fonction législative, tandis que l’exécutif reste exercé directement
Le peuple délègue les deux fonctions à des représentants élus périodiquement

Le peuple conserve la fonction législative, tandis que l’exécutif peut être délégué

Explication

Rousseau considère que la souveraineté populaire s’exerce directement dans la fonction législative, alors que l’exécution des décisions peut être confiée à des représentants. La délégation de la fonction législative contredirait donc cette conception de la souveraineté.

36. Quelle distinction Benjamin Constant établit-il entre la liberté des anciens et celle des modernes ?

La liberté des anciens repose sur la limitation de l’État, tandis que celle des modernes privilégie l’autorité collective
La liberté des anciens protège les droits privés, tandis que celle des modernes repose sur la participation politique
La liberté des anciens dépend de représentants élus, tandis que celle des modernes exige des décisions directes
La liberté des anciens repose sur la participation politique, tandis que celle des modernes protège les droits privés

La liberté des anciens repose sur la participation politique, tandis que celle des modernes protège les droits privés

Explication

Pour Benjamin Constant, les anciens associaient la liberté à une participation directe aux décisions politiques, tandis que les modernes l’associent davantage à la protection des droits et des jouissances privées. La participation directe décrit donc la liberté des anciens, et non celle des modernes.

37. Que cherche principalement à garantir le libéralisme politique ?

L’expression de la volonté générale grâce à la primauté absolue de la loi
Les droits individuels grâce à une limitation du pouvoir de l’État
La souveraineté de l’État grâce à une extension de ses compétences sociales
La participation directe grâce à la suppression des institutions représentatives

Les droits individuels grâce à une limitation du pouvoir de l’État

Explication

Le libéralisme politique regroupe les théories qui protègent les droits individuels en encadrant le pouvoir étatique. La participation directe et la primauté de la loi relèvent d’autres conceptions politiques, qui ne définissent pas à elles seules le libéralisme.

38. Pourquoi le régime représentatif est-il compatible avec la liberté des modernes ?

Parce que les représentants remplacent les droits individuels par une volonté collective commune
Parce que des élus peuvent exercer le pouvoir tout en protégeant les droits individuels
Parce que l’État concentre les décisions afin d’assurer une égalité complète des conditions
Parce que les citoyens prennent directement chaque décision politique sans intermédiaire

Parce que des élus peuvent exercer le pouvoir tout en protégeant les droits individuels

Explication

Le régime représentatif confie le pouvoir à des élus chargés de gouverner et de protéger les droits individuels, ce qui correspond à la liberté des modernes. La démocratie directe décrit plutôt le modèle participatif associé à la liberté des anciens.

39. Quelle réforme électorale la IIe République instaure-t-elle en 1848 ?

Le suffrage universel masculin pour les hommes âgés de plus de 21 ans
Le suffrage universel incluant les femmes âgées de plus de 21 ans
Le vote local réservé aux citoyens inscrits dans les communes françaises
Le suffrage censitaire réservé aux hommes disposant d’un patrimoine élevé

Le suffrage universel masculin pour les hommes âgés de plus de 21 ans

Explication

En 1848, la IIe République instaure le suffrage universel masculin pour les hommes de plus de 21 ans, ce qui porte le nombre d’électeurs à environ 9 millions. Le droit de vote des femmes intervient en France en 1945, et non lors de cette réforme.

40. À quelle date les femmes votent-elles pour la première fois en France ?

En 1958, lors de l’adoption de la Constitution de la Ve République
En 1848, lors de l’instauration du suffrage universel masculin
En 1871, après la mise en place de la Troisième République
En 1945, après l’instauration du droit de vote des femmes

En 1945, après l’instauration du droit de vote des femmes

Explication

Les femmes françaises votent pour la première fois en 1945. L’année 1848 correspond à l’instauration du suffrage universel masculin, qui ne concernait pas encore les femmes.

41. Quel effet politique le mouvement des Gilets jaunes a-t-il renforcé depuis 2018 ?

La consolidation de la confiance dans les institutions représentatives et les partis établis
La disparition des débats sur la participation citoyenne dans les mouvements sociaux
La réduction des revendications sociales au seul fonctionnement des élections locales
La contestation de la légitimité représentative et la demande de participation citoyenne

La contestation de la légitimité représentative et la demande de participation citoyenne

Explication

Depuis 2018, les Gilets jaunes ont contribué à remettre en cause la légitimité des institutions représentatives et à renforcer la demande de participation citoyenne. Ce mouvement n’a donc pas consolidé sans réserve la confiance dans les institutions existantes.

42. Quelle évolution caractérise l’abstention électorale en 2022 ?

Elle reste inférieure à 10 % à la présidentielle, tandis que les scrutins locaux progressent
Elle atteint 25 % aux élections locales, tandis que la présidentielle est davantage épargnée
Elle dépasse 50 % à la présidentielle, tandis que les élections locales mobilisent davantage
Elle atteint 25 % à la présidentielle, tandis que les élections locales sont davantage touchées

Elle atteint 25 % à la présidentielle, tandis que les élections locales sont davantage touchées

Explication

En 2022, l’abstention atteint 25 % lors de l’élection présidentielle, et les élections locales sont encore davantage touchées par la progression du non-vote. La tendance décrite concerne donc à la fois la présidentielle et, plus fortement, les scrutins locaux.

43. Quelle est la fonction propre d’un référendum ?

Organiser une surveillance permanente des gouvernants par des assemblées citoyennes
Permettre aux citoyens de se prononcer directement sur une question soumise au vote
Confier à des représentants élus le soin de décider au nom des citoyens
Réunir des citoyens pour formuler des avis destinés à éclairer une décision publique

Permettre aux citoyens de se prononcer directement sur une question soumise au vote

Explication

Le référendum est une procédure de décision directe par laquelle les citoyens répondent à une question qui leur est soumise. La délibération citoyenne vise plutôt à produire des échanges et des avis destinés à éclairer la décision.

44. Dans quel ordre se déroulent les étapes du référendum d’initiative partagée ?

Collecte de signatures en neuf mois, proposition parlementaire, puis consultation directe des citoyens
Proposition parlementaire, collecte de signatures en neuf mois, puis présentation au Parlement
Proposition citoyenne, validation par le gouvernement, puis collecte de signatures auprès des électeurs
Présentation au Parlement, consultation directe des citoyens, puis proposition soutenue par des parlementaires

Proposition parlementaire, collecte de signatures en neuf mois, puis présentation au Parlement

Explication

Le référendum d’initiative partagée commence par une proposition soutenue par des membres du Parlement, suivie d’une collecte de signatures d’électeurs inscrits pendant neuf mois, avant une présentation au Parlement. La procédure ne commence donc pas par une consultation directe des citoyens.

45. Quelle condition permet à un référendum local prévu par l’article 72 de la Constitution de produire une décision contraignante ?

La signature de la proposition par au moins 50 % des membres du Parlement
La validation du résultat par une majorité des conseils municipaux concernés
La participation d’au moins 50 % des électeurs de la circonscription
La participation d’au moins 50 % des électeurs inscrits au niveau national

La participation d’au moins 50 % des électeurs de la circonscription

Explication

Le référendum local doit atteindre un quorum de 50 % des électeurs de la circonscription pour produire une décision contraignante. Ce seuil concerne les électeurs de la circonscription, et non les parlementaires ou l’ensemble du corps électoral national.

46. Quelle caractéristique définit la démocratie continue ?

Une délégation périodique du pouvoir à des représentants chargés de décider au nom des électeurs
Une participation citoyenne permanente destinée à favoriser la délibération et la surveillance des gouvernants
Une production d’avis citoyens dépourvus d’effet contraignant sur les décisions publiques
Une consultation ponctuelle des citoyens portant sur une question soumise par les autorités publiques

Une participation citoyenne permanente destinée à favoriser la délibération et la surveillance des gouvernants

Explication

La démocratie continue organise une participation citoyenne permanente afin de développer la délibération et le contrôle des gouvernants. Une consultation ponctuelle correspond plutôt au référendum, tandis que la production d’avis décrit davantage certaines instances consultatives.

47. Quelle distinction oppose principalement le scrutin uninominal majoritaire et le scrutin proportionnel ?

Le premier favorise le pluralisme, tandis que le second renforce une majorité stable
Le premier favorise une majorité stable, tandis que le second favorise le pluralisme
Le premier répartit les sièges selon les voix, tandis que le second privilégie le candidat arrivé en tête
Le premier facilite les coalitions, tandis que le second réduit la diversité des opinions

Le premier favorise une majorité stable, tandis que le second favorise le pluralisme

Explication

Le scrutin majoritaire tend à produire une majorité stable, alors que le scrutin proportionnel répartit les sièges selon les voix et représente davantage la diversité politique. Confondre ces effets revient à attribuer au scrutin majoritaire le pluralisme caractéristique de la proportionnelle.

48. Quelle conséquence politique peut résulter d’un scrutin proportionnel très fragmenté ?

La formation de coalitions entre partis pour constituer un gouvernement
La concentration des sièges autour d’un parti dominant après le vote
La désignation d’un seul représentant dans chaque circonscription électorale
La réduction du nombre de partis présents dans l’assemblée élue

La formation de coalitions entre partis pour constituer un gouvernement

Explication

La proportionnelle peut entraîner un émiettement des voix, ce qui rend les coalitions nécessaires pour gouverner. La concentration des sièges autour d’un parti dominant correspond davantage à un effet associé au scrutin majoritaire.

49. Que prévoit la révision constitutionnelle de 1999 concernant l’accès aux mandats électoraux ?

Elle réserve une proportion fixe de mandats aux femmes et aux hommes
Elle supprime la possibilité de prendre en compte le sexe des candidats
Elle prévoit que la loi favorise un égal accès des femmes et des hommes
Elle impose une alternance stricte dans toutes les élections municipales

Elle prévoit que la loi favorise un égal accès des femmes et des hommes

Explication

La révision de 1999 ajoute que la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux. L’alternance stricte relève de la loi du 6 juin 2000 pour certains scrutins de liste.

50. Quelle règle la loi du 6 juin 2000 impose-t-elle pour les scrutins de liste ?

Une alternance entre candidats issus de partis politiques différents
Une égalité entre les femmes et les hommes avec une stricte alternance
Une représentation proportionnelle des partis selon leurs résultats nationaux
Une limitation du nombre de candidats selon la taille des communes

Une égalité entre les femmes et les hommes avec une stricte alternance

Explication

La loi du 6 juin 2000 impose, dans les scrutins de liste, l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi qu’une stricte alternance, avec une exception pour les communes de moins de 1 000 habitants. Les autres règles proposées ne correspondent pas à cette loi.

51. Quelle définition correspond au constitutionnalisme moderne ?

Une doctrine qui considère la constitution comme un instrument d’extension du pouvoir politique
Un mouvement qui conçoit la constitution comme un moyen de limiter le pouvoir politique
Une théorie qui soumet les citoyens au droit sans encadrer l’action des gouvernants
Une pratique qui remplace les institutions représentatives par des règles coutumières

Un mouvement qui conçoit la constitution comme un moyen de limiter le pouvoir politique

Explication

Le constitutionnalisme moderne utilise la constitution comme une technique juridique de limitation du pouvoir politique. Il ne vise donc pas à renforcer l’expansion spontanée du pouvoir ni à soumettre les seuls citoyens au droit.

52. Quel point commun caractérise les trois grandes révolutions du constitutionnalisme moderne ?

Elles ont cherché à encadrer le pouvoir politique par un acte juridique écrit
Elles ont organisé le pouvoir politique à partir de règles principalement coutumières
Elles ont remplacé les constitutions par des conventions politiques non juridiquement contraignantes
Elles ont confié le contrôle des gouvernants à des autorités dépourvues de règles écrites

Elles ont cherché à encadrer le pouvoir politique par un acte juridique écrit

Explication

Ces révolutions ont en commun la volonté d’encadrer le pouvoir politique au moyen d’un acte juridique écrit. Les règles coutumières peuvent limiter le pouvoir, mais elles ne correspondent pas à cette caractéristique centrale du constitutionnalisme moderne.

53. Quel rôle les États-Unis jouent-ils dans l’histoire de l’écriture constitutionnelle ?

Ils ont développé une constitution non écrite inspirée principalement des pratiques anglaises
Ils ont été les premiers à remplacer les textes constitutionnels par la jurisprudence judiciaire
Ils constituent le berceau de l’écriture des règles constitutionnelles malgré leur tradition de common law
Ils ont abandonné toute influence de la common law au profit d’un droit exclusivement coutumier

Ils constituent le berceau de l’écriture des règles constitutionnelles malgré leur tradition de common law

Explication

Les États-Unis ont joué un rôle fondateur dans l’écriture des règles constitutionnelles, bien qu’ils soient rattachés à la tradition de la common law. Cette tradition n’empêche donc pas l’existence d’une constitution écrite.

54. Quelle innovation est associée à l’arrêt Marbury v. Madison de 1803 ?

La création du contrôle de constitutionnalité des lois par la Cour suprême des États-Unis
L’instauration de l’alternance entre femmes et hommes dans les scrutins de liste
La rédaction du premier texte constitutionnel écrit de l’histoire américaine
La reconnaissance de la liberté des modernes par le Parlement britannique

La création du contrôle de constitutionnalité des lois par la Cour suprême des États-Unis

Explication

Dans Marbury v. Madison, la Cour suprême des États-Unis affirme que la Constitution écrite doit être respectée et établit ainsi le contrôle de constitutionnalité de la loi. L’arrêt ne concerne ni la parité électorale ni la distinction entre les libertés de Constant.

55. Quelle proposition définit correctement l’État de droit ?

Un système où les citoyens respectent les règles, tandis que le pouvoir politique reste libre d’agir
Un système où gouvernants et gouvernés respectent le droit et où le pouvoir est juridiquement limité
Un modèle où la limitation du pouvoir dépend principalement de conventions politiques dépourvues de sanction
Un régime où les gouvernants peuvent écarter le droit lorsqu’ils invoquent l’intérêt général

Un système où gouvernants et gouvernés respectent le droit et où le pouvoir est juridiquement limité

Explication

L’État de droit soumet les gouvernants comme les gouvernés au respect du droit et limite le pouvoir politique par des moyens juridiques. Une conception qui dispense les gouvernants du respect des règles contredit directement cette définition.

56. Comment Benjamin Constant distingue-t-il la liberté des anciens de celle des modernes ?

La liberté des anciens concerne l’activité économique, celle des modernes concerne le service militaire
La liberté des anciens repose sur la participation politique, celle des modernes sur la protection des droits
La liberté des anciens désigne l’indépendance individuelle, celle des modernes désigne la souveraineté collective
La liberté des anciens repose sur la protection des droits, celle des modernes sur la participation politique

La liberté des anciens repose sur la participation politique, celle des modernes sur la protection des droits

Explication

Benjamin Constant associe la liberté des anciens à la participation directe à la vie politique et la liberté des modernes à la jouissance de droits et libertés protégés. Inverser ces deux notions conduit à attribuer aux modernes une conception politique collective qui caractérise les anciens.

57. Quelle conception place la loi, expression de la volonté générale, au sommet de l’ordre juridique et écarte son contrôle par un juge ?

Le fédéralisme
Le constitutionnalisme
Le légicentrisme
Le parlementarisme

Le légicentrisme

Explication

Le légicentrisme considère la loi comme la norme souveraine, issue de la volonté générale, et refuse qu’un juge la contrôle. Le constitutionnalisme adopte la logique inverse en plaçant la Constitution au sommet de la hiérarchie des normes.

58. Que déduit l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 de l’absence de garantie des droits et de séparation des pouvoirs ?

La société ne possède pas de Constitution
La société devient une monarchie constitutionnelle
La société suspend automatiquement les élections
La société transfère le pouvoir aux tribunaux

La société ne possède pas de Constitution

Explication

L’article 16 affirme qu’une société dépourvue de garantie des droits et de séparation des pouvoirs n’a pas de Constitution. Il ne prévoit ni transfert automatique du pouvoir aux tribunaux ni suspension des élections.

59. Selon l’article 55 de la Constitution de 1958, quelle est la place des traités régulièrement ratifiés et publiés par rapport aux lois ?

Ils ont une autorité limitée aux actes administratifs
Ils ont une autorité inférieure à celle des lois
Ils ont une autorité équivalente à celle des lois
Ils ont une autorité supérieure à celle des lois

Ils ont une autorité supérieure à celle des lois

Explication

L’article 55 reconnaît aux traités régulièrement ratifiés et publiés une autorité supérieure à celle des lois. Cette règle concerne leur position dans la hiérarchie des normes et non leur équivalence avec les actes administratifs.

60. Dans quel cas la transposition du droit de l’Union européenne peut-elle être écartée en France ?

Lorsqu’elle modifie une règle adoptée par le gouvernement
Lorsqu’elle porte atteinte à un principe propre à l’identité constitutionnelle française
Lorsqu’elle entraîne un contrôle juridictionnel de la loi
Lorsqu’elle concerne un domaine relevant du Parlement

Lorsqu’elle porte atteinte à un principe propre à l’identité constitutionnelle française

Explication

La transposition du droit de l’Union européenne constitue une exigence constitutionnelle, mais elle rencontre une limite lorsqu’elle contredit un principe propre à l’identité constitutionnelle de la France. Le simple fait qu’elle concerne le gouvernement, le Parlement ou un contrôle juridictionnel ne suffit pas à l’écarter.

61. Quel est l’objectif principal de la séparation des pouvoirs ?

Confier les fonctions étatiques à une autorité juridictionnelle unique
Répartir les fonctions étatiques pour prévenir la concentration du pouvoir
Subordonner les fonctions étatiques à la volonté du gouvernement
Rendre les organes publics totalement indépendants les uns des autres

Répartir les fonctions étatiques pour prévenir la concentration du pouvoir

Explication

La séparation des pouvoirs répartit les fonctions de l’État entre plusieurs organes afin de limiter la concentration du pouvoir et le despotisme. Elle recherche un équilibre entre les organes plutôt qu’une indépendance absolument étanche.

62. Que désigne la balance des pouvoirs ?

Une séparation complète empêchant toute relation entre les organes
Un mécanisme de contrôles réciproques entre les organes de l’État
Une hiérarchie plaçant le pouvoir judiciaire au-dessus des autres pouvoirs
Une délégation des pouvoirs publics à une assemblée élue

Un mécanisme de contrôles réciproques entre les organes de l’État

Explication

La balance des pouvoirs repose sur des contrôles et des équilibres réciproques, selon l’idée que le pouvoir doit arrêter le pouvoir. Elle ne correspond ni à une hiérarchie judiciaire ni à une séparation dépourvue de relations entre organes.

63. Dans les États constitutionnels, quelle structure caractérise généralement l’exécutif ?

Un exécutif administratif placé sous l’autorité directe des électeurs
Un exécutif collégial composé des juridictions suprêmes
Un exécutif monocéphale dirigé par le président du Parlement
Un exécutif bicéphale composé du chef de l’État et du chef du gouvernement

Un exécutif bicéphale composé du chef de l’État et du chef du gouvernement

Explication

Les États constitutionnels conservent généralement trois grands organes et organisent l’exécutif autour d’un chef de l’État et d’un chef du gouvernement. Le chef du gouvernement assume en principe la responsabilité politique, contrairement au chef de l’État généralement irresponsable politiquement.

64. En France, quelle part approximative des textes de loi est initiée par le gouvernement ?

Environ 95 %
Environ 80 %
Environ 50 %
Environ 20 %

Environ 80 %

Explication

En France, environ 80 % des textes de loi sont initiés par le gouvernement, ce qui montre son rôle important dans l’impulsion législative. Les autres proportions proposées s’éloignent de cette donnée.

65. Quelle caractéristique définit le régime parlementaire ?

Les juridictions fédérales peuvent renverser le gouvernement par un vote
Le gouvernement est politiquement responsable devant une assemblée élue
Le Parlement ne peut intervenir dans la formation du gouvernement
Le président exerce seul la fonction exécutive sans contrôle parlementaire

Le gouvernement est politiquement responsable devant une assemblée élue

Explication

Dans un régime parlementaire, le gouvernement doit conserver la confiance d’une assemblée élue, généralement la chambre basse, et sa perte peut entraîner sa démission. Cette responsabilité est politique et se distingue d’une responsabilité pénale liée à la commission d’une infraction.

66. Pourquoi la séparation organique des pouvoirs n’est-elle pas totale aux États-Unis ?

Parce que le Congrès désigne directement les gouverneurs et dirige les juridictions fédérales
Parce que le président peut dissoudre le Congrès et révoquer librement les juges fédéraux
Parce que les juridictions fédérales votent les lois et contrôlent les élections présidentielles
Parce que le président nomme les juges suprêmes avec l’accord du Sénat et que le Congrès peut engager un impeachment

Parce que le président nomme les juges suprêmes avec l’accord du Sénat et que le Congrès peut engager un impeachment

Explication

La séparation organique américaine comporte des mécanismes d’interaction : le président nomme les juges de la Cour suprême avec l’accord du Sénat, tandis que le Congrès peut engager une procédure d’impeachment. Ces mécanismes montrent que les organes restent distincts sans être totalement isolés.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Pouvoir constituant et représentation.

Qu'est-ce qu'une norme en droit ?

Un énoncé qui exprime ce qui doit être et manifeste une volonté.

Quelle différence entre une norme et une proposition descriptive ?

La norme prescrit ce qui doit être, la proposition décrit ce qui est.

Qu'est-ce qu'une sanction juridique ?

Toute conséquence liée au respect ou à la violation d’une règle de droit.

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