QCM : Contrats spéciaux et vente (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quel moment une vente de marchandises fongibles vendues au poids devient-elle parfaite ?

Après le paiement intégral du prix convenu entre les parties
Dès l’accord verbal sur la catégorie générale des marchandises
Au moment où l’acheteur reçoit la facture commerciale
Après l’individualisation des marchandises par pesage, comptage ou mesurage

Après l’individualisation des marchandises par pesage, comptage ou mesurage

Explication

Pour ces marchandises, la vente devient parfaite après leur individualisation par pesage, comptage ou mesurage, et elles restent jusque-là aux risques du vendeur. L’accord, la facture ou le paiement ne remplacent pas cette opération d’individualisation.

2. Quel est l’objectif de la qualification juridique d’un contrat ?

Identifier la personne qui devra exécuter matériellement le contrat
Décrire librement les prestations sans entraîner de conséquence juridique
Déterminer sa catégorie afin de lui appliquer le régime juridique correspondant
Remplacer les stipulations des parties par une qualification économique générale

Déterminer sa catégorie afin de lui appliquer le régime juridique correspondant

Explication

La qualification juridique rattache le contrat à une catégorie et permet ainsi de déterminer les règles applicables. Une simple description de l’opération ne produit pas cette conséquence normative.

3. Une entreprise vend une machine qui sera fabriquée dans six mois, en la décrivant par des caractéristiques précises ; quelle règle s’applique ?

La vente est nulle parce qu’une chose future ne peut pas être vendue
La vente produit immédiatement le transfert de propriété de la machine à fabriquer
La vente reste valable même si la machine ne peut jamais être fabriquée
La vente est valable et ses effets sont différés jusqu’à l’existence de la machine

La vente est valable et ses effets sont différés jusqu’à l’existence de la machine

Explication

Une chose future peut être vendue lorsqu’elle est déterminable, mais le transfert de propriété et des risques est différé jusqu’à son existence. Si elle n’existe jamais, le contrat devient caduc, sauf lorsqu’un aléa a été accepté.

4. Quelle distinction décrit correctement le prix déterminé et le prix déterminable ?

Le prix déterminé est chiffré dès la conclusion, tandis que le prix déterminable est calculé ultérieurement
Le prix déterminé dépend d’un indice futur, tandis que le prix déterminable est payé comptant
Le prix déterminé concerne les meubles, tandis que le prix déterminable concerne les immeubles
Le prix déterminé exige un nouvel accord, tandis que le prix déterminable est fixé par le juge

Le prix déterminé est chiffré dès la conclusion, tandis que le prix déterminable est calculé ultérieurement

Explication

Le prix déterminé est fixé en chiffres dès la conclusion du contrat, alors que le prix déterminable sera calculé plus tard à partir d’éléments prévus. Le paiement, la nature du bien ou l’intervention du juge ne définissent pas cette distinction.

5. Comment le transfert de propriété diffère-t-il entre une vente en l’état futur d’achèvement et une vente à terme ?

Il dépend dans les deux cas du paiement complet du prix avant le début des travaux
Il intervient dans les deux cas à la livraison, sans effet rétroactif pour la vente à terme
Il est progressif pendant la construction en VEFA, mais intervient à la livraison avec effet rétroactif en vente à terme
Il intervient intégralement à la signature en VEFA, mais progressivement pendant les travaux en vente à terme

Il est progressif pendant la construction en VEFA, mais intervient à la livraison avec effet rétroactif en vente à terme

Explication

En VEFA, l’acquéreur devient progressivement propriétaire du sol et du logement au fur et à mesure de la construction. Dans la vente à terme, le transfert intervient à la livraison, avec un effet rétroactif au jour de la signature.

6. Quelle condition concerne la chose et le prix pour que la vente soit valable ?

Ils doivent être évalués par un expert indépendant désigné par les parties
Ils doivent être fixés par une autorité administrative compétente
Ils doivent être déterminés ou déterminables
Ils doivent être remis simultanément lors de la signature

Ils doivent être déterminés ou déterminables

Explication

La chose et le prix doivent être déterminés ou pouvoir être déterminés selon les éléments du contrat. À défaut, la vente est nulle, car son objet et sa contrepartie ne sont pas suffisamment identifiables.

7. Quel est l’effet principal d’une clause d’agrément sur la formation d’une vente ?

Elle subordonne la formation de la vente à l’accord d’un tiers
Elle permet au vendeur de modifier le prix après la conclusion définitive
Elle transfère automatiquement la qualité d’acheteur au tiers qui refuse
Elle donne au propriétaire le pouvoir de choisir librement entre plusieurs préempteurs

Elle subordonne la formation de la vente à l’accord d’un tiers

Explication

L’agrément fait dépendre la formation de la vente de l’accord d’un tiers. En cas de refus, ce tiers ne se substitue pas nécessairement à l’acheteur, ce qui distingue l’agrément d’un mécanisme de substitution.

8. Quelle opération correspond à un échange plutôt qu’à une vente ?

Le transfert réciproque de deux choses sans versement d’un prix monétaire
La mise à disposition temporaire d’un bien contre un loyer périodique
La remise d’un bien consomptible contre la restitution d’un équivalent
Le transfert d’une chose contre une somme d’argent déterminée au contrat

Le transfert réciproque de deux choses sans versement d’un prix monétaire

Explication

L’échange transfère la propriété de deux choses sans prix en argent, chaque bien constituant la contrepartie de l’autre. Une contrepartie monétaire caractérise au contraire la vente.

9. Que permet le droit de préemption légal lorsque le propriétaire manifeste son intention de vendre un bien ?

Annuler la vente après sa conclusion sans reprendre l’accord négocié
Imposer au propriétaire de vendre le bien à un prix fixé par l’administration
Acquérir prioritairement le bien en vertu d’une prérogative légale
Exiger l’accord d’un tiers avant toute formation de la vente

Acquérir prioritairement le bien en vertu d’une prérogative légale

Explication

Le droit de préemption légal confère à son titulaire une priorité d’acquisition lorsque le propriétaire envisage de vendre. Le droit de retrait se distingue par son intervention après la formation ou l’exécution de la vente, avec une logique de substitution.

10. Qu’est-ce qui caractérise un acte juridique ?

Une obligation née d’un comportement matériel non intentionnel
Un événement produisant des effets juridiques indépendamment d’une volonté
Une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit
Une décision administrative dépourvue d’intention juridique

Une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit

Explication

L’acte juridique repose sur une volonté orientée vers la production d’effets de droit. Le fait juridique, contrairement à l’acte juridique, peut produire des effets juridiques sans que ceux-ci aient été recherchés.

11. Quelle sanction peut s’ajouter aux dommages-intérêts lorsque le tiers connaissait l’existence du pacte de préférence et l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir ?

La transformation du pacte en accord de principe entre les parties.
La suspension des négociations jusqu’à l’expiration d’un délai judiciaire.
La nullité du contrat ou la substitution du bénéficiaire au tiers.
La résolution automatique du pacte et la restitution du bien au promettant.

La nullité du contrat ou la substitution du bénéficiaire au tiers.

Explication

La violation du pacte ouvre en principe droit à des dommages-intérêts, mais la connaissance du pacte et de l’intention du bénéficiaire peut permettre la nullité ou la substitution. La seule violation ne transforme pas le pacte en un autre type d’accord.

12. Quelle distinction théorique décrit le mieux le rapport entre préemption légale et substitution ?

La préemption concerne les immeubles, tandis que la substitution concerne les biens mobiliers
La préemption intervient avant la vente définitive, tandis que la substitution reprend l’accord négocié
La préemption intervient après la vente définitive, tandis que la substitution exige un agrément préalable
La préemption dépend d’un contrat, tandis que la substitution résulte toujours d’une décision judiciaire

La préemption intervient avant la vente définitive, tandis que la substitution reprend l’accord négocié

Explication

En théorie, la préemption légale est un droit prioritaire exercé avant la conclusion définitive de la vente, alors que la substitution consiste à reprendre l’accord négocié. En pratique, la préemption peut toutefois se rapprocher de cette logique de substitution.

13. Dans le cadre du droit de préemption urbain, quel délai la commune possède-t-elle après la déclaration d’intention d’aliéner ?

Cinq ans pour exercer son droit sur le bien concerné
Quatorze jours pour exercer son droit sur le bien concerné
Dix jours pour exercer son droit sur le bien concerné
Deux mois pour exercer son droit sur le bien concerné

Deux mois pour exercer son droit sur le bien concerné

Explication

La commune dispose de deux mois après la déclaration d’intention d’aliéner pour exercer le droit de préemption urbain dans la zone concernée. Le délai de dix jours renvoie notamment à la rétractation immobilière de l’acquéreur non professionnel.

14. Quelle opération décrit la convention de portage ?

Un acquéreur reçoit des actions à crédit et les restitue si le financement échoue
Un porteur achète des titres pour le compte d’un donneur d’ordre et les lui transfère à la fin du portage
Un vendeur confie ses titres à un mandataire qui les cède au meilleur prix à un investisseur
Un associé apporte ses titres à une société qui les annule dès leur acquisition

Un porteur achète des titres pour le compte d’un donneur d’ordre et les lui transfère à la fin du portage

Explication

Le portage consiste pour le porteur à acheter des actions ou des parts sociales pour le compte du donneur d’ordre, puis à les lui transférer lorsque l’opération prend fin. Cette opération se distingue d’un mandat de vente, qui n’implique pas cette acquisition temporaire pour le compte d’autrui.

15. Quelle est la conséquence juridique de la destruction totale de la chose vendue avant la conclusion de la vente ?

La vente reste valable, mais le prix est réduit
La vente est nulle, car son objet n’existe pas
La vente est valable, mais les risques passent à l’acheteur
La vente devient simplement suspendue jusqu’à réparation

La vente est nulle, car son objet n’existe pas

Explication

La destruction totale antérieure à la vente fait disparaître l’objet, qui constitue un élément essentiel du contrat, entraînant ainsi sa nullité. Une destruction postérieure relève d’une question de risques et ne produit pas la même conséquence.

16. Que peut-il se produire lorsque la réitération notariale n’est pas un élément constitutif du consentement des parties ?

La vente est privée de tout effet tant que le notaire n’a pas personnellement fixé le prix définitif
La formalité notariale transforme nécessairement la promesse en simple engagement préparatoire
L’exécution de la promesse peut être forcée ou remplacée par un jugement tenant lieu d’acte authentique
La promesse devient automatiquement caduque dès qu’une partie refuse de se présenter chez le notaire

L’exécution de la promesse peut être forcée ou remplacée par un jugement tenant lieu d’acte authentique

Explication

Lorsque la réitération notariale n’est pas constitutive du consentement, elle est en principe une formalité d’exécution et peut être forcée. Un jugement peut alors tenir lieu d’acte authentique, contrairement à l’hypothèse où les parties auraient fait de cette réitération une condition de leur consentement.

17. Quelle est la portée juridique d’un accord de principe conclu en vue d’une vente ?

Il oblige l’acquéreur à payer le prix avant la signature définitive.
Il oblige les parties à négocier de bonne foi sans former la vente définitive.
Il transfère la propriété dès l’accord sur la chose et le prix.
Il permet au vendeur de se rétracter après le paiement d’un acompte.

Il oblige les parties à négocier de bonne foi sans former la vente définitive.

Explication

L’accord de principe formalise les pourparlers et impose une négociation de bonne foi, mais il ne constitue pas encore la vente. La vente définitive, contrairement à cet accord, entraîne le transfert de propriété et l’obligation de payer le prix.

18. Comment la Cour de cassation traite-t-elle des promesses unilatérales croisées rédigées en termes identiques sur la chose et le prix ?

Elle les requalifie en promesse synallagmatique, la vente étant formée par le consentement réciproque
Elle leur conserve leur caractère unilatéral, même lorsque les parties ont arrêté la chose et le prix
Elle les annule en raison de l’absence d’une levée préalable de l’une des deux options
Elle les assimile à une convention de portage, avec transfert différé des actions concernées

Elle les requalifie en promesse synallagmatique, la vente étant formée par le consentement réciproque

Explication

Des promesses croisées identiques, notamment sur la chose et le prix, peuvent être requalifiées en promesse synallagmatique de vente, car le consentement réciproque forme alors la vente. L’absence de levée préalable d’une option ne fait pas obstacle à cette requalification dans cette configuration.

19. Dans quelle situation une qualification unitaire s’impose-t-elle dans un contrat complexe ?

Lorsque chaque prestation peut être exécutée séparément par des cocontractants différents
Lorsque les parties donnent plusieurs intitulés différents à leurs engagements
Lorsque le contrat comporte des prestations distinctes ayant chacune une valeur économique
Lorsque la prestation principale absorbe l’opération globale ou que les obligations sont indivisibles

Lorsque la prestation principale absorbe l’opération globale ou que les obligations sont indivisibles

Explication

La qualification unitaire s’impose lorsque la prestation principale domine l’ensemble ou lorsque les obligations sont indivisibles. Si les prestations sont distinctes et indépendantes, une application distributive de plusieurs régimes peut être envisagée.

20. Quelle différence distingue principalement la vente du bail ?

La vente impose une restitution du bien, tandis que le bail entraîne sa disparition
La vente crée une prestation de service, tandis que le bail organise un prêt d’argent
La vente transfère la propriété, tandis que le bail confère une jouissance temporaire
La vente confère une jouissance temporaire, tandis que le bail transfère la propriété

La vente transfère la propriété, tandis que le bail confère une jouissance temporaire

Explication

La vente a pour effet de transférer la propriété du bien, alors que le bail donne au preneur la jouissance temporaire de ce bien. Le bail ne transfère donc pas la propriété au locataire.

21. Quels éléments faut-il examiner pour qualifier un contrat ?

Le montant payé, la durée prévue et le nombre de documents annexés
Son objet, le but des parties et l’économie générale de l’opération
Son intitulé, la date de signature et le lieu de conclusion
La personnalité des parties, leur profession et leur situation familiale

Son objet, le but des parties et l’économie générale de l’opération

Explication

La qualification s’appuie sur l’objet, le but recherché et l’économie générale de l’opération. L’objet pris isolément peut être insuffisant pour révéler la qualification réelle du contrat.

22. Quel droit la promesse unilatérale de vente confère-t-elle au bénéficiaire ?

Une priorité pour recevoir une proposition si le promettant envisage ultérieurement de vendre.
Une faculté de modifier unilatéralement le bien et le prix avant la conclusion.
Un droit d’opter pour la conclusion d’un contrat dont les éléments essentiels sont déjà déterminés.
Un engagement définitif d’acheter dès la signature de la promesse.

Un droit d’opter pour la conclusion d’un contrat dont les éléments essentiels sont déjà déterminés.

Explication

La promesse unilatérale accorde au bénéficiaire un droit d’option, le contrat projeté étant déterminé dans ses éléments essentiels. Elle se distingue du pacte de préférence, qui procure une priorité de proposition, et le bénéficiaire reste libre de ne pas acheter.

23. Quelle différence oppose principalement la condition résolutoire et l’inaliénabilité ?

La condition résolutoire concerne le prix, tandis que l’inaliénabilité détermine la valeur du bien
La condition résolutoire fixe une date certaine, tandis que l’inaliénabilité fait naître un droit nouveau
La condition résolutoire anéantit rétroactivement le contrat, tandis que l’inaliénabilité bloque le transfert du bien
La condition résolutoire impose une priorité d’achat, tandis que l’inaliénabilité désigne l’acquéreur

La condition résolutoire anéantit rétroactivement le contrat, tandis que l’inaliénabilité bloque le transfert du bien

Explication

La condition résolutoire dépend d’un événement futur et incertain qui, s’il survient, anéantit rétroactivement le contrat. L’inaliénabilité agit directement sur la circulation du bien en empêchant son transfert pendant la durée prévue.

24. Dans quel cas l’article 1589-1 du Code civil frappe-t-il un engagement de nullité ?

Lorsqu’une vente immobilière conclue reçoit un acompte après le transfert de propriété
Lorsqu’un engagement unilatéral immobilier exige ou reçoit un versement de son souscripteur
Lorsqu’une promesse synallagmatique mobilière prévoit un paiement différé entre les parties
Lorsqu’une promesse d’achat de droits sociaux fixe librement le prix de transmission

Lorsqu’un engagement unilatéral immobilier exige ou reçoit un versement de son souscripteur

Explication

L’article 1589-1 vise l’engagement unilatéral souscrit pour acquérir un bien ou un droit immobilier lorsqu’un versement est exigé ou reçu. Une promesse portant sur des droits sociaux relève d’une problématique différente et n’entre pas, par sa seule nature, dans ce dispositif.

25. À quel moment la vente est-elle formée selon l’article 1583 du Code civil ?

À partir de l’accomplissement des formalités d’opposabilité aux tiers
Après le paiement intégral du prix convenu entre les parties
Dès l’accord des parties sur la chose et sur le prix
Lors de la remise matérielle de la chose à l’acheteur

Dès l’accord des parties sur la chose et sur le prix

Explication

L’article 1583 du Code civil forme la vente dès que les parties sont d’accord sur la chose et le prix. Les formalités pouvant concerner l’opposabilité aux tiers ne conditionnent pas, en principe, cette formation entre vendeur et acheteur.

26. Un acquéreur non professionnel achète un immeuble d’habitation : quand commence son délai de rétractation de dix jours ?

Le jour de la remise des clés de l’immeuble
Le lendemain de la première présentation de la notification de l’acte
Le jour de la signature de la promesse de vente
Le lendemain du paiement du dépôt de garantie

Le lendemain de la première présentation de la notification de l’acte

Explication

Le délai immobilier de dix jours commence le lendemain de la première présentation de la lettre notifiant l’acte. Le délai de consommation, en revanche, court à compter de la livraison du bien, ce qui explique la différence entre les deux régimes.

27. Quel est l’effet de la révocation d’une promesse unilatérale pendant le délai laissé au bénéficiaire pour opter ?

Elle transforme la promesse en pacte de préférence jusqu’à la fin du délai.
Elle oblige le bénéficiaire à accepter immédiatement pour préserver la vente.
Elle n’empêche pas la formation du contrat promis si l’option est ensuite levée.
Elle met fin à la promesse et prive le bénéficiaire de toute option.

Elle n’empêche pas la formation du contrat promis si l’option est ensuite levée.

Explication

Depuis l’article 1124 du Code civil, la révocation pendant le délai d’option n’empêche pas la formation du contrat promis. La liberté d’option du bénéficiaire demeure donc protégée malgré la révocation du promettant.

28. Qu’appelle-t-on un contrat spécial ?

Un contrat dépourvu de règles légales propres et soumis aux usages
Un contrat conclu entre personnes appartenant à une même profession
Un contrat nommé auquel le droit associe un régime juridique particulier
Un contrat portant sur une prestation présentant un caractère exceptionnel

Un contrat nommé auquel le droit associe un régime juridique particulier

Explication

Les contrats spéciaux sont des contrats nommés, c’est-à-dire identifiés par le droit, auxquels est attaché un régime particulier. Leur caractère spécial ne dépend pas du statut professionnel des parties ni de la rareté de l’opération.

29. Selon l’analyse critique des promesses unilatérales croisées, à quel moment une vente est-elle formée ?

Dès la signature des deux promesses, même si leurs titulaires conservent leurs options
Après la levée de l’option par l’une des parties, car chaque engagement y reste subordonné
Lorsque le porteur transfère les titres au donneur d’ordre à la fin de l’opération
À la date où les parties déterminent séparément le prix définitif des droits sociaux

Après la levée de l’option par l’une des parties, car chaque engagement y reste subordonné

Explication

Selon cette analyse, les promesses croisées ne forment pas encore une vente tant qu’aucune partie n’a levé son option, puisque chaque engagement demeure soumis à cette levée. Une vente potentielle ne doit donc pas être confondue avec une vente définitivement conclue.

30. Quel est, en principe, l’effet du contrat de vente sur la propriété du bien ?

La propriété est transférée après la publication administrative de l’acte de vente
La propriété est transférée dès l’échange des consentements entre les parties
La propriété reste au vendeur jusqu’au paiement complet du prix convenu
La propriété est transférée après la livraison matérielle du bien à l’acquéreur

La propriété est transférée dès l’échange des consentements entre les parties

Explication

Le transfert de propriété constitue un effet légal de la vente et intervient en principe dès l’échange des consentements. La livraison, le paiement complet ou la publicité peuvent avoir d’autres fonctions, sans constituer la règle générale du transfert.

31. Dans une promesse unilatérale de vente, quelle partie demeure libre de décider si la vente sera conclue ?

Le tiers intéressé, qui peut imposer la conclusion du contrat.
Le promettant, qui peut retirer son engagement avant la réponse.
Le notaire, qui peut décider de rendre la promesse définitive.
Le bénéficiaire, qui peut lever ou ne pas lever l’option.

Le bénéficiaire, qui peut lever ou ne pas lever l’option.

Explication

Le promettant est définitivement engagé à vendre, tandis que le bénéficiaire conserve la liberté de lever ou non l’option. La possibilité pour le promettant de retirer son engagement méconnaît précisément la structure de la promesse unilatérale.

32. Dans quelle situation une clause peut-elle être qualifiée de clause léonine dans une société ?

Lorsqu’elle prive un associé de tout profit ou l’exonère de toute contribution aux pertes.
Lorsqu’elle prévoit une rémunération particulière pour un associé chargé de la gestion.
Lorsqu’elle organise une distribution variable selon les résultats de chaque exercice.
Lorsqu’elle fixe une répartition inégale des bénéfices approuvée par tous les associés.

Lorsqu’elle prive un associé de tout profit ou l’exonère de toute contribution aux pertes.

Explication

Une clause léonine est réputée non écrite lorsqu’elle accapare tout le profit, prive un associé de tout profit ou l’exonère de toute contribution aux pertes. Une répartition inégale ou une rémunération particulière ne suffit pas, à elle seule, à caractériser une telle clause.

33. Quelle structure caractérise des promesses croisées entre un vendeur et un acquéreur ?

Une promesse unilatérale de vente et une promesse unilatérale d’achat, chacune laissant une option à son titulaire
Un mandat de vente confié à un intermédiaire qui choisit librement la date de conclusion
Une convention de portage dans laquelle un tiers conserve les titres pour son propre compte
Une promesse synallagmatique unique par laquelle le vendeur transfère immédiatement la propriété à l’acquéreur

Une promesse unilatérale de vente et une promesse unilatérale d’achat, chacune laissant une option à son titulaire

Explication

Les promesses croisées réunissent une promesse unilatérale de vente consentie par le vendeur et une promesse unilatérale d’achat consentie par l’acquéreur. Chaque partie dispose ainsi d’une option, ce qui distingue cette structure d’une vente déjà formée.

34. À quelle condition temporelle une promesse sèche de droits sociaux échappe-t-elle à la prohibition des clauses léonines ?

Elle doit imposer un prix variable calculé selon les bénéfices réalisés par la société
Elle doit réserver l’exercice de l’option aux seules périodes de distribution de dividendes
Elle doit prévoir une période d’exercice limitée laissant subsister un risque hors de cette période
Elle doit garantir au bénéficiaire une faculté d’exercice ouverte jusqu’à la disparition des titres

Elle doit prévoir une période d’exercice limitée laissant subsister un risque hors de cette période

Explication

La promesse échappe à la prohibition lorsqu’une fenêtre d’exercice limitée laisse le bénéficiaire exposé au risque de disparition ou de dépréciation des titres en dehors de cette période. Une faculté ouverte jusqu’à la disparition des titres réduirait au contraire cette exposition au risque.

35. Quels éléments doivent faire l’objet d’un accord dès la conclusion d’un contrat de vente ?

La répartition des frais annexes et les modalités d’entretien du bien
La durée de garantie et le lieu de stockage du bien vendu
La chose à livrer et le prix à payer par l’acquéreur
La date de livraison et le mode de transport choisi par le vendeur

La chose à livrer et le prix à payer par l’acquéreur

Explication

La vente repose sur l’engagement de livrer une chose en contrepartie d’un prix, avec un accord sur ces deux éléments dès la conclusion. Les autres éléments peuvent être prévus par le contrat, mais ils ne constituent pas les éléments essentiels identifiés ici.

36. Que prévoit un pacte de préférence lorsqu’une partie décide de vendre ?

Elle doit réserver au bénéficiaire une option d’achat pendant une durée déterminée.
Elle doit obtenir l’autorisation du bénéficiaire avant toute négociation.
Elle doit conclure la vente avec le bénéficiaire à un prix fixé par lui.
Elle doit proposer prioritairement de contracter au bénéficiaire du pacte.

Elle doit proposer prioritairement de contracter au bénéficiaire du pacte.

Explication

Le pacte de préférence impose au promettant de proposer en priorité au bénéficiaire de contracter s’il décide de vendre. Il ne confère pas une option d’achat ni un pouvoir de fixer unilatéralement le prix.

37. Quel engagement caractérise le contrat de réservation prévu pour une vente d’immeuble à construire ?

L’acquéreur confie à un tiers le soin de fixer les caractéristiques du logement
L’acquéreur transfère immédiatement la propriété contre le paiement intégral du prix
Le promoteur réserve un immeuble contre un dépôt de garantie consigné sur un compte spécial
Le promoteur garantit un prix définitif sans prévoir la conclusion d’une vente ultérieure

Le promoteur réserve un immeuble contre un dépôt de garantie consigné sur un compte spécial

Explication

Le contrat de réservation engage le promoteur à réserver un immeuble ou une fraction d’immeuble en contrepartie d’un dépôt de garantie consigné sur un compte spécial. Il ne réalise pas encore le transfert immédiat de propriété.

38. Quelles sont les conséquences du versement d’arrhes lorsque l’une des parties se départ de la vente ?

L’acheteur perd le prix entier et le vendeur verse une indemnité fixe
L’acheteur récupère les arrhes et le vendeur conserve la somme reçue
L’acheteur et le vendeur récupèrent chacun la moitié des arrhes
L’acheteur perd les arrhes et le vendeur en restitue le double

L’acheteur perd les arrhes et le vendeur en restitue le double

Explication

Les arrhes donnent à chaque contractant la faculté de se départir de la vente : l’acheteur les abandonne et le vendeur doit restituer le double de la somme reçue. Elles ne produisent donc pas les mêmes effets qu’un acompte correspondant à un engagement ferme.

39. Quelle formalité rend une vente immobilière opposable aux tiers ?

La publication de l’acte authentique au service de la publicité foncière
Le paiement du prix par virement sur le compte du vendeur
La remise d’une copie de l’acte à l’acquéreur lors de la signature
La déclaration de la vente auprès de la commune où se situe l’immeuble

La publication de l’acte authentique au service de la publicité foncière

Explication

L’opposabilité aux tiers suppose la publication de l’acte authentique au service de la publicité foncière. La remise d’une copie à l’acquéreur établit son information, mais ne remplit pas cette formalité de publicité.

40. À quel moment une vente consensuelle est-elle formée ?

Après l’enregistrement du contrat auprès d’une administration compétente
Dès l’accord des parties sur la chose et le prix, qu’il soit oral ou écrit
Après l’accomplissement d’une formalité légale prévue pour les ventes immobilières
Après la remise matérielle de la chose et le paiement intégral du prix convenu

Dès l’accord des parties sur la chose et le prix, qu’il soit oral ou écrit

Explication

La vente consensuelle se forme par le seul échange des consentements sur la chose et le prix, sans formalité constitutive particulière. La remise du bien ou l’enregistrement peuvent intervenir dans d’autres contextes, mais ils ne définissent pas cette forme de vente.

41. Quel est l’effet de la condition suspensive selon les articles 1304 et 1304-6 du Code civil ?

Elle reporte l’exigibilité du prix tout en maintenant la vente valable lorsque le terme de la condition expire
Elle suspend les effets du contrat, et la vente devient caduque si elle ne se réalise pas avant son terme
Elle produit immédiatement l’anéantissement rétroactif de la vente dès que l’événement devient incertain
Elle suspend la formation même du contrat, qui reste inexistant jusqu’à la réalisation de l’événement

Elle suspend les effets du contrat, et la vente devient caduque si elle ne se réalise pas avant son terme

Explication

La condition suspensive porte sur les effets du contrat et non sur son existence même ; si elle ne se réalise pas avant son terme, la vente devient caduque. Cette règle se distingue de l’ancienne conception qui rattachait la suspension à la formation de la vente.

42. Quand une promesse synallagmatique de vente vaut-elle vente au sens de l’article 1589 du Code civil ?

Lorsque le prix reste entièrement soumis à la décision ultérieure d’un seul contractant
Lorsque les parties sont définitivement engagées et d’accord sur la chose et le prix
Lorsque la signature d’un acte notarié constitue l’origine obligatoire de tout consentement
Lorsque les parties envisagent une vente future sans avoir encore déterminé le bien concerné

Lorsque les parties sont définitivement engagées et d’accord sur la chose et le prix

Explication

La promesse synallagmatique vaut vente lorsque les parties sont définitivement engagées et se sont accordées sur la chose et le prix. Une simple intention future ou un prix laissé à la décision d’une seule partie ne suffit pas à établir cet accord définitif.

43. Pourquoi le prix constitue-t-il un élément essentiel de la vente ?

Parce qu’il détermine la durée de l’interdiction de revendre le bien
Parce qu’il remplace l’accord nécessaire sur l’objet de la vente
Parce qu’il représente la contrepartie monétaire du bien transféré
Parce qu’il transforme toute vente sans paiement immédiat en donation

Parce qu’il représente la contrepartie monétaire du bien transféré

Explication

Le prix est la contrepartie monétaire du bien transféré et constitue un élément essentiel du contrat de vente. En son absence, l’opération peut relever de la donation ou de l’échange, mais l’absence de paiement immédiat ne suffit pas à supprimer la vente.

44. Quelle distinction caractérise la clause de dédit par rapport à la clause pénale ?

Le dédit permet de se retirer contre paiement, tandis que la clause pénale sanctionne une inexécution
Le dédit suspend l’exécution, tandis que la clause pénale transfère la propriété du bien
Le dédit sanctionne une inexécution, tandis que la clause pénale autorise un retrait contre paiement
Le dédit fixe le prix, tandis que la clause pénale détermine la durée du contrat

Le dédit permet de se retirer contre paiement, tandis que la clause pénale sanctionne une inexécution

Explication

La clause de dédit organise une faculté de sortie du contrat moyennant le versement d’une somme. La clause pénale poursuit une fonction différente puisqu’elle sanctionne l’inexécution d’une obligation.

45. Dans un contrat-cadre, dans quelle condition une partie peut-elle fixer unilatéralement le prix ?

Lorsque les parties renoncent par écrit à toute contestation ultérieure
Lorsque le contrat laisse le montant à déterminer par un tiers indépendant
Lorsque le prix est fixé après chaque livraison selon le marché local
Lorsque le contrat prévoit expressément cette faculté, sous contrôle en cas d’abus

Lorsque le contrat prévoit expressément cette faculté, sous contrôle en cas d’abus

Explication

La fixation unilatérale est valable si elle a été expressément prévue, mais son exercice reste contrôlable et doit être motivé en cas de contestation. L’autorisation contractuelle ne transforme donc pas cette faculté en pouvoir arbitraire insusceptible de contrôle.

46. Dans une promesse unilatérale d’achat, quelle obligation pèse sur le promettant ?

Il doit proposer prioritairement l’achat au bénéficiaire si un tiers manifeste son intérêt.
Il réserve au bénéficiaire une faculté de modifier le prix avant toute acceptation.
Il s’engage à acheter et à payer le prix, tandis que le bénéficiaire dispose d’une option de vente.
Il s’engage à vendre le bien, tandis que le bénéficiaire choisit de l’acheter ou non.

Il s’engage à acheter et à payer le prix, tandis que le bénéficiaire dispose d’une option de vente.

Explication

Dans la promesse unilatérale d’achat, le promettant est celui qui s’engage à acheter et à payer, alors que le bénéficiaire possède une option de vente. La proposition selon laquelle le promettant vend décrit plutôt la promesse unilatérale de vente.

47. Dans quel délai le vendeur peut-il exercer la faculté de rachat prévue par une vente à réméré ?

Dans un délai maximal de deux ans à compter de la vente
Dans un délai maximal de dix ans à compter de la vente
Dans un délai maximal de cinq ans à compter de la vente
Dans un délai maximal de six mois à compter de la vente

Dans un délai maximal de cinq ans à compter de la vente

Explication

La vente à réméré permet au vendeur de racheter le bien en restituant le prix et en remboursant les frais prévus, dans la limite de cinq ans après la vente. Le délai de deux ans concerne d’autres mécanismes contractuels et ne correspond pas à cette faculté de rachat.

48. Quel principe l’article 1196 du Code civil pose-t-il depuis l’ordonnance de 2016 ?

Le transfert de propriété intervient après le paiement complet, sauf décision contraire du juge
Le transfert de propriété intervient après une publicité légale, sauf renonciation de l’acheteur
Le transfert de propriété intervient dès la conclusion du contrat, sauf stipulation contraire
Le transfert de propriété intervient lors de la livraison, sauf accord contraire du vendeur

Le transfert de propriété intervient dès la conclusion du contrat, sauf stipulation contraire

Explication

L’article 1196 du Code civil consacre le transfert de propriété dès la conclusion du contrat, sous réserve d’une stipulation contraire. La livraison et le paiement peuvent être différés sans modifier nécessairement ce principe.

49. Quel effet produit un contrat conclu avec un tiers qui connaissait l’existence d’une promesse unilatérale de vente ?

Le contrat est converti en promesse synallagmatique entre le tiers et le promettant.
Le contrat reste valable, mais le tiers doit verser une indemnité au bénéficiaire.
Le contrat est suspendu jusqu’à ce que le bénéficiaire renonce expressément à l’option.
Le contrat conclu en violation de la promesse est nul.

Le contrat conclu en violation de la promesse est nul.

Explication

La connaissance de la promesse par le tiers entraîne la nullité du contrat conclu en violation de celle-ci. Une simple indemnisation ne suffit pas à préserver ce contrat lorsque les conditions prévues par l’article 1124 sont réunies.

50. Quelle fonction remplit principalement un contrat cadre ?

Transférer la propriété d’un bien avant toute négociation commerciale
Réaliser immédiatement une opération déterminée sans prévoir de contrats ultérieurs
Remplacer chaque contrat d’application par une décision unilatérale du juge
Définir les conditions de futurs contrats d’application et stabiliser les relations contractuelles

Définir les conditions de futurs contrats d’application et stabiliser les relations contractuelles

Explication

Le contrat cadre organise les conditions dans lesquelles de futurs contrats d’application seront conclus et exécutés, afin de stabiliser la relation entre les parties. Le contrat d’application, à la différence du contrat cadre, réalise une opération déterminée.

51. Quelle conséquence entraîne l’omission d’une mention obligatoire dans un contrat de réservation ?

Une nullité relative invocable par le réservataire
Une résolution automatique prononcée par le promoteur
Une réduction légale immédiate du prix prévisionnel
Une nullité absolue invocable par toute personne intéressée

Une nullité relative invocable par le réservataire

Explication

L’omission d’une mention obligatoire entraîne une nullité relative, que le réservataire peut invoquer. Elle ne constitue pas une nullité absolue ouverte à toute personne, car la règle protège principalement l’intérêt du réservataire.

52. Lequel des biens suivants constitue un bien incorporel ?

Une créance détenue contre un débiteur
Un véhicule automobile immatriculé
Une machine industrielle en fonctionnement
Un immeuble construit sur un terrain

Une créance détenue contre un débiteur

Explication

Un bien incorporel est abstrait et dépourvu de consistance physique, comme une créance, un brevet ou une marque. Un immeuble, une machine et un véhicule sont des biens corporels, car ils possèdent une existence matérielle.

53. Quel plafond s’applique au dépôt de garantie lorsque la vente prévue par le contrat de réservation doit être réalisée dans l’année ?

2 % du prix prévisionnel
15 % du prix prévisionnel
5 % du prix prévisionnel
10 % du prix prévisionnel

5 % du prix prévisionnel

Explication

Lorsque la vente doit être réalisée dans l’année, le dépôt de garantie est plafonné à 5 % du prix prévisionnel. Le plafond de 2 % s’applique lorsque le délai de réalisation n’excède pas deux ans.

54. Qu’est-ce qui distingue la vente solennelle de la vente consensuelle ?

Sa validité dépend aussi de l’accomplissement d’une formalité légale, souvent un acte authentique
Sa conclusion exige le paiement complet du prix avant la signature des parties
Sa formation dépend de la livraison du bien avant tout accord définitif sur le prix
Sa validité repose sur une déclaration orale confirmée par deux témoins indépendants

Sa validité dépend aussi de l’accomplissement d’une formalité légale, souvent un acte authentique

Explication

La vente solennelle nécessite, en plus du consentement, une formalité légale qui consiste généralement en la rédaction d’un acte authentique. La livraison ou le paiement intégral ne constituent pas le critère distinctif indiqué.

55. Quelle caractéristique distingue le terme extinctif ou suspensif de la condition résolutoire ?

Le terme fixe le prix de vente, tandis que la condition détermine la chose vendue
Le terme repose sur un événement futur et certain, tandis que la condition dépend d’un événement incertain
Le terme dépend d’un événement futur et incertain, tandis que la condition survient à une date certaine
Le terme impose une priorité d’achat, tandis que la condition bloque la circulation du bien

Le terme repose sur un événement futur et certain, tandis que la condition dépend d’un événement incertain

Explication

Le terme est lié à un événement futur dont la réalisation est certaine et qui fixe la naissance ou la fin d’un droit. La condition résolutoire dépend au contraire d’un événement futur et incertain.

56. Quel effet caractérise le droit de préemption par rapport à l’inaliénabilité ?

Il reporte la naissance du droit jusqu’à l’arrivée d’un événement certain
Il empêche toute vente du bien pendant la période prévue par l’acte
Il permet la vente, mais impose de proposer prioritairement le bien à une personne déterminée
Il anéantit rétroactivement la vente lorsqu’un événement incertain survient

Il permet la vente, mais impose de proposer prioritairement le bien à une personne déterminée

Explication

Le droit de préemption ne supprime pas la faculté de vendre : il impose une priorité au profit d’une personne déterminée. L’inaliénabilité, elle, bloque directement le transfert du bien, tandis que les deux autres propositions décrivent d’autres mécanismes.

57. Qu’est-ce que l’obligation caractéristique d’un contrat ?

L’obligation qui est exécutée après toutes les autres obligations contractuelles
L’obligation qui présente la valeur financière la plus élevée pour le créancier
L’obligation qui concerne une personne extérieure au contrat conclu
L’obligation qui permet de déterminer la catégorie juridique du contrat

L’obligation qui permet de déterminer la catégorie juridique du contrat

Explication

L’obligation caractéristique est celle qui révèle la nature juridique de l’opération et permet sa qualification. Elle ne se confond pas nécessairement avec l’obligation la plus coûteuse ou la plus tardive.

58. Que décide l’arrêt Bowater du 20 mai 1986 au sujet d’une promesse unilatérale d’achat de droits sociaux ?

Elle interdit toute fixation conventionnelle du prix de transmission des droits sociaux
Elle exonère l’associé de toute contribution aux pertes pendant la durée de la promesse
Elle transforme automatiquement la transmission projetée en vente définitivement conclue
Elle reste sans incidence sur la participation aux bénéfices et aux pertes sociales

Elle reste sans incidence sur la participation aux bénéfices et aux pertes sociales

Explication

L’arrêt Bowater admet qu’une promesse unilatérale d’achat de droits sociaux à prix librement convenu n’affecte pas la participation aux bénéfices ni la contribution aux pertes. Elle ne doit donc pas être confondue avec une clause exonérant un associé de ses pertes sociales.

59. À partir de quel événement court le délai de rétractation de quatorze jours du consommateur ayant conclu une vente à distance ou hors établissement ?

À compter de la première présentation du courrier contractuel
À compter de la signature du contrat
À compter du paiement intégral du prix
À compter de la livraison du bien

À compter de la livraison du bien

Explication

Pour une vente à distance ou hors établissement, le consommateur dispose de quatorze jours à compter de la livraison du bien. Le délai immobilier de dix jours, qui concerne l’acquéreur non professionnel, obéit à un point de départ différent.

60. Quelle différence distingue le terme de la condition suspensive dans une vente ?

Le terme transfère immédiatement les effets, tandis que la condition suspensive exclut toute vente avant sa réalisation
Le terme concerne la validité du contrat, tandis que la condition suspensive concerne uniquement son prix
Le terme dépend d’un événement futur incertain, tandis que la condition suspensive repose sur une échéance certaine
Le terme repose sur un événement futur certain, tandis que la condition suspensive dépend d’un événement incertain

Le terme repose sur un événement futur certain, tandis que la condition suspensive dépend d’un événement incertain

Explication

Dans une vente à terme, l’événement futur est certain, même si son arrivée suspend l’exigibilité ou le transfert. La condition suspensive se distingue par l’incertitude de l’événement dont dépend la production des effets prévus.

61. Dans quelle situation un prix déterminable est-il valable ?

Lorsque le juge doit fixer le montant en fonction de l’équité
Lorsque son calcul repose sur des éléments objectifs sans nouvel accord des parties
Lorsqu’une partie peut modifier librement le prix après la signature
Lorsqu’un accord complémentaire sera requis pour arrêter le montant

Lorsque son calcul repose sur des éléments objectifs sans nouvel accord des parties

Explication

Un prix déterminable est valable si son calcul dépend de critères objectifs indépendants de la volonté d’une seule partie et ne nécessite pas un nouvel accord. La liberté unilatérale, l’intervention nécessaire du juge ou un accord ultérieur compromettent cette déterminabilité.

62. Quelle définition correspond au contrat ?

Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations
Un événement juridique produisant des effets sans accord entre les parties
Une décision judiciaire créant une obligation entre plusieurs personnes
La déclaration individuelle d’une personne visant à imposer une obligation à autrui

Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations

Explication

Le contrat suppose la rencontre de deux ou plusieurs volontés et peut agir sur les obligations. L’acte unilatéral, en revanche, repose sur la volonté d’une seule personne.

63. Une entreprise souhaite mettre fin à une relation commerciale établie : quelle règle doit-elle respecter ?

Elle doit obtenir l’accord préalable de son partenaire avant toute résiliation
Elle peut rompre la relation après une simple information transmise au dernier moment
Elle doit accorder un préavis dont la durée dépend de l’ancienneté de la relation
Elle doit maintenir les commandes jusqu’à l’échéance prévue pour chaque exercice

Elle doit accorder un préavis dont la durée dépend de l’ancienneté de la relation

Explication

La rupture d’une relation commerciale établie doit respecter un préavis, qu’il s’agisse d’un contrat à durée déterminée ou indéterminée, et sa durée dépend de la durée des relations. L’accord préalable du partenaire n’est pas présenté comme la règle applicable.

64. Une entreprise fabrique un équipement spécialement conçu selon les besoins précis d’un client : quelle qualification est la plus appropriée ?

Une vente, car tout bien fabriqué relève d’une fourniture standardisée
Un contrat d’entreprise, car un travail indépendant et spécifique prédomine
Un bail, car le client reçoit l’usage temporaire de l’équipement fabriqué
Un échange, car le client remet nécessairement une chose en contrepartie

Un contrat d’entreprise, car un travail indépendant et spécifique prédomine

Explication

Le contrat d’entreprise se caractérise par la prédominance d’un travail ou d’un service indépendant, notamment lorsque le bien est fabriqué spécialement pour répondre aux besoins du client. Une production personnalisée ne se confond donc pas avec la vente d’un bien standardisé.

65. Quelles obligations principales définissent la vente ?

Le vendeur doit assurer une jouissance temporaire et l’acheteur doit verser un loyer
Le vendeur doit accomplir une prestation et l’acheteur doit fournir les outils nécessaires
Le vendeur doit livrer une chose et l’acheteur doit en payer le prix
Le vendeur doit financer l’opération et l’acheteur doit restituer la chose prêtée

Le vendeur doit livrer une chose et l’acheteur doit en payer le prix

Explication

La vente met à la charge du vendeur la livraison d’une chose et à la charge de l’acheteur le paiement du prix. Une prestation autonome caractérise plutôt le contrat d’entreprise, tandis que la jouissance temporaire relève du bail.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Contrats spéciaux et vente.

Qu'est-ce qu'un acte juridique ?

Une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit.

Qu'est-ce qu'un contrat selon le droit ?

Un accord de volontés entre plusieurs personnes créant, modifiant, transmettant ou éteignant des obligations.

Que sont les contrats spéciaux ?

Des contrats nommés avec un régime juridique particulier.

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Consultez la fiche de révision complète sur Contrats spéciaux et vente.

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