QCM : Droit des successions (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle succession d’étapes caractérise la procédure d’absence ?

Une déclaration d’absence immédiate, puis une présomption maintenant la personne réputée décédée.
Une constatation de décès, puis une présomption rétablissant progressivement la personne dans ses droits.
Une présomption d’absence où la personne est réputée vivante, puis une déclaration d’absence produisant les effets du décès.
Une disparition judiciaire, puis un acte de décès établi dès que les héritiers le demandent.

Une présomption d’absence où la personne est réputée vivante, puis une déclaration d’absence produisant les effets du décès.

Explication

La procédure commence par une présomption d’absence, durant laquelle la personne est réputée vivante, puis peut aboutir à une déclaration d’absence produisant les effets d’un décès. La présomption ne produit donc pas elle-même les effets du décès.

2. Selon l’article 720 du Code civil, à quel moment et en quel lieu la succession s’ouvre-t-elle ?

Elle s’ouvre lors du partage, au domicile de l’héritier principal.
Elle s’ouvre au décès, au dernier domicile du défunt.
Elle s’ouvre lors de l’inventaire, au lieu de situation des biens.
Elle s’ouvre après le testament, au tribunal du ressort familial.

Elle s’ouvre au décès, au dernier domicile du défunt.

Explication

L’article 720 du Code civil rattache l’ouverture de la succession à la mort et au dernier domicile du défunt. Le partage, l’inventaire ou le testament interviennent à d’autres étapes et ne déterminent pas ce moment juridique.

3. Quelle distinction oppose correctement la succession légale et la succession testamentaire ?

La succession légale repose sur un acte du défunt, tandis que la succession testamentaire intervient lorsque ses volontés sont absentes
La succession légale organise une donation-partage, tandis que la succession testamentaire résulte d’une convention familiale
La succession légale intervient sans testament, tandis que la succession testamentaire repose sur les dernières volontés du défunt
La succession légale concerne les héritiers désignés par contrat, tandis que la succession testamentaire applique les règles ordinaires du Code civil

La succession légale intervient sans testament, tandis que la succession testamentaire repose sur les dernières volontés du défunt

Explication

La succession légale, ou ab intestat, s’applique en l’absence de testament, alors que la succession testamentaire repose sur les dernières volontés du défunt. Confondre ces deux régimes revient à inverser leur fondement juridique.

4. À quelle condition l’enfant conçu est-il réputé né lorsque son intérêt successoral l’exige ?

Lorsqu’il naît vivant et viable
Lorsqu’il atteint l’âge légal de la majorité
Lorsqu’un héritier demande sa représentation
Lorsqu’il est simplement inscrit sur un acte prénatal

Lorsqu’il naît vivant et viable

Explication

L’enfant conçu est réputé né pour les actes favorables à ses intérêts à condition de naître vivant et viable. Une inscription prénatale ou une demande d’un autre héritier ne suffit pas à établir cette condition.

5. Quelle caractéristique correspond à l’indignité successorale facultative ?

Elle s’applique dès qu’un héritier refuse de participer aux obsèques du défunt
Elle résulte automatiquement de toute condamnation pénale prononcée contre un héritier
Elle peut être déclarée notamment pour certains homicides correctionnels ou actes de violence
Elle concerne les difficultés financières rencontrées lors du règlement de la succession

Elle peut être déclarée notamment pour certains homicides correctionnels ou actes de violence

Explication

L’indignité facultative peut notamment viser l’auteur ou le complice de plusieurs infractions graves, dont certains homicides correctionnels et actes de violence. Elle dépend d’une déclaration, contrairement à l’indignité de plein droit qui découle automatiquement de la condamnation prévue par la loi.

6. Que désigne juridiquement la succession ?

La transmission du patrimoine d’un défunt à des survivants, ainsi que le patrimoine transmis
La liquidation des dettes successorales selon les règles du Code civil
La convention organisant le partage des biens avant le décès d’une personne
La désignation des héritiers appelés à recueillir les biens d’un défunt

La transmission du patrimoine d’un défunt à des survivants, ainsi que le patrimoine transmis

Explication

La succession désigne à la fois la transmission du patrimoine d’une personne décédée et l’ensemble des biens ainsi transmis. La désignation des héritiers correspond plutôt à la dévolution.

7. Quel est l’effet de l’indignité sur les enfants de la personne déclarée indigne ?

Ils doivent attendre la réhabilitation de leur parent pour pouvoir hériter
Ils conservent leur vocation successorale et peuvent succéder par représentation
Ils recueillent les biens uniquement si le défunt les a désignés par testament
Ils sont écartés de la succession parce que la sanction s’étend à leur famille

Ils conservent leur vocation successorale et peuvent succéder par représentation

Explication

L’indignité est une sanction personnelle : elle frappe l’héritier indigne sans priver ses enfants de leur propre vocation successorale, notamment par représentation. L’exclusion automatique des descendants confond la sanction personnelle avec une extension familiale qui n’est pas prévue.

8. Quelle raison économique justifie la succession privée ?

Une propriété limitée à la vie du titulaire inciterait à privilégier le court terme au détriment de la valorisation durable.
Une propriété limitée à la vie du titulaire garantirait une meilleure égalité entre les générations.
Une propriété transmissible réduirait l’intérêt d’entretenir les biens pendant la vie du titulaire.
Une propriété transmissible conduirait les titulaires à consommer davantage avant leur décès.

Une propriété limitée à la vie du titulaire inciterait à privilégier le court terme au détriment de la valorisation durable.

Explication

La succession privée encourage une valorisation à long terme, car une propriété limitée à la vie du titulaire pousserait à minimiser les investissements durables. Le mécanisme économique décrit ne repose pas sur une garantie d’égalité entre les générations.

9. Pourquoi le droit de propriété constitue-t-il le fondement juridique de la succession privée ?

Parce que la propriété interdit au titulaire de modifier la destination de ses biens.
Parce que la propriété transforme automatiquement les créanciers en héritiers.
Parce que la propriété impose au titulaire de transmettre ses biens à sa famille.
Parce que le propriétaire possède la prérogative ultime de désigner son successeur.

Parce que le propriétaire possède la prérogative ultime de désigner son successeur.

Explication

La succession privée se rattache au droit de propriété, puisque le propriétaire dispose de la prérogative ultime de déterminer qui lui succédera. La transmission n’est pas imposée dans tous les cas à la famille du propriétaire.

10. Quel est l’un des effets successoraux de la déclaration d’indignité d’un héritier ?

Il reste héritier jusqu’au partage mais renonce aux biens immobiliers
Il est écarté rétroactivement de la succession et restitue les fruits perçus
Il conserve sa part successorale mais perd son droit de vote familial
Il reçoit sa part sous réserve d’une réduction des donations antérieures

Il est écarté rétroactivement de la succession et restitue les fruits perçus

Explication

L’indignité exclut rétroactivement l’héritier de la succession concernée et l’oblige à restituer les fruits et revenus reçus depuis son ouverture. La conservation d’une part successorale avec une simple limitation de droits ne correspond pas à cette sanction.

11. Que désigne l’indignité successorale ?

La déchéance des droits successoraux ab intestat après un comportement fautif envers le défunt
La renonciation volontaire d’un héritier à ses droits dans la succession
La réduction d’un legs lorsque la succession comporte trop de dettes
La limitation des donations consenties par le défunt avant son décès

La déchéance des droits successoraux ab intestat après un comportement fautif envers le défunt

Explication

L’indignité successorale prive une personne de ses droits successoraux ab intestat en raison d’un comportement grave envers le défunt. Elle ne correspond ni à une renonciation volontaire ni à une simple réduction liée aux dettes.

12. Dans quel délai un jugement déclaratif d’absence peut-il être prononcé ?

Cinq ans après la décision constatant la présomption d’absence, ou dix ans sans constatation judiciaire initiale.
Vingt ans après la décision constatant la présomption d’absence, ou dix ans sans constatation judiciaire initiale.
Dix ans après la décision constatant la présomption d’absence, ou vingt ans sans constatation judiciaire initiale.
Dix ans après la disparition dans tous les cas, quelle que soit la procédure engagée.

Dix ans après la décision constatant la présomption d’absence, ou vingt ans sans constatation judiciaire initiale.

Explication

Le jugement déclaratif d’absence peut intervenir dix ans après la décision constatant la présomption d’absence, ou après vingt ans sans constatation judiciaire initiale. Les délais varient donc selon qu’une première décision judiciaire a été rendue.

13. Quelle fonction historique et politique le droit des successions remplit-il principalement ?

Il règle les relations commerciales entre les membres d’une même famille et protège les créanciers professionnels
Il organise la transmission des richesses entre les générations et peut favoriser des privilèges ou une société d’égaux
Il détermine les sanctions applicables aux héritiers qui refusent d’accepter les biens transmis
Il fixe les conditions administratives nécessaires à la rédaction d’un testament valide

Il organise la transmission des richesses entre les générations et peut favoriser des privilèges ou une société d’égaux

Explication

Le droit des successions organise la circulation des richesses d’une génération à l’autre et peut soutenir des privilèges ou, au contraire, promouvoir l’égalité. Les autres propositions concernent des aspects distincts du droit privé ou de la procédure successorale.

14. Dans quelle situation le défunt peut-il valablement pardonner l’indignité d’un héritier ?

Après les faits, par une simple manifestation orale faite devant des proches
Avant les faits, au moyen d’une clause générale insérée dans un testament antérieur
Avant d’en avoir connaissance, par une donation portant sur un bien déterminé
Après les faits et leur connaissance, par une déclaration testamentaire ou une libéralité universelle

Après les faits et leur connaissance, par une déclaration testamentaire ou une libéralité universelle

Explication

Le pardon doit intervenir après les faits et après que le défunt en a eu connaissance, selon la forme testamentaire requise ou au moyen d’une libéralité universelle ou à titre universel. Une libéralité antérieure ou une déclaration orale ne remplit pas ces conditions de pardon.

15. Quels privilèges le droit révolutionnaire a-t-il abolis en matière successorale ?

La distinction entre quotité disponible et réserve héréditaire maintenue par le Code civil
La liberté testamentaire romaine et la classification des héritiers en ordres et degrés
Les privilèges fondés sur l’âge, le sexe, la filiation et la nationalité, notamment la primogéniture et la masculinité
Les droits du conjoint survivant et les mécanismes de transmission entre générations

Les privilèges fondés sur l’âge, le sexe, la filiation et la nationalité, notamment la primogéniture et la masculinité

Explication

Le droit révolutionnaire a supprimé des privilèges successoraux liés notamment à l’âge, au sexe, à la filiation et à la nationalité, comme la primogéniture, la masculinité et le droit d’aubaine. La quotité disponible et la réserve héréditaire ont été maintenues ultérieurement par le Code civil.

16. Quelle distinction oppose l’absent non déclaré à l’absent déclaré en matière successorale ?

Le premier est réputé décédé, tandis que le second est considéré comme vivant
Le premier est privé de succession, tandis que le second peut hériter sous condition
Le premier est considéré comme vivant, tandis que le second est considéré comme décédé
Le premier doit être représenté, tandis que le second conserve automatiquement ses droits

Le premier est considéré comme vivant, tandis que le second est considéré comme décédé

Explication

L’absent non déclaré est considéré comme vivant et peut donc hériter, alors que l’absent déclaré est considéré comme décédé. La déclaration d’absence fait ainsi disparaître la condition d’existence successorale.

17. Comment le Code civil de 1804 a-t-il concilié les héritages de l’ancien droit et de la Révolution ?

En maintenant la distinction entre la quotité disponible et la réserve héréditaire
En supprimant toute limite à la liberté testamentaire du défunt
En rétablissant les privilèges successoraux fondés sur la primogéniture et la masculinité
En remplaçant les règles successorales par une égalité absolue entre tous les bénéficiaires

En maintenant la distinction entre la quotité disponible et la réserve héréditaire

Explication

Le Code civil de 1804 a combiné des traditions antérieures avec les acquis révolutionnaires en conservant la distinction entre quotité disponible et réserve héréditaire. Il n’a donc ni restauré les privilèges abolis ni consacré une liberté testamentaire sans limites.

18. Quelle opération consiste à désigner les héritiers appelés à recueillir une succession ?

La donation-partage
La réserve héréditaire
La liquidation
La dévolution

La dévolution

Explication

La dévolution est l’opération qui identifie les héritiers appelés à recueillir la succession. La liquidation concerne le règlement de la succession, tandis que la donation-partage relève d’une convention entre vifs.

19. Quelle distinction permet d’opposer la mort constatée à la mort présumée ?

La mort constatée repose sur un corps et un acte de décès, tandis que la mort présumée résulte d’une décision judiciaire.
La mort constatée résulte d’une absence durable, tandis que la mort présumée repose sur un certificat médical.
La mort constatée suppose une décision judiciaire, tandis que la mort présumée est établie par un acte de décès.
La mort constatée concerne une disparition dangereuse, tandis que la mort présumée suppose que le corps soit retrouvé.

La mort constatée repose sur un corps et un acte de décès, tandis que la mort présumée résulte d’une décision judiciaire.

Explication

Lorsque le corps est disponible, la mort constatée est établie par un acte de décès, tandis que la mort présumée repose sur une déclaration judiciaire liée à une absence ou une disparition. La décision judiciaire caractérise donc la seconde situation, et non la mort constatée ordinaire.

20. Quelle différence distingue le droit temporaire au logement du conjoint survivant de son éventuel droit viager au logement ?

Le premier attribue la pleine propriété, tandis que le second confère un simple usufruit.
Le premier dure un an, tandis que le second peut se poursuivre au-delà.
Le premier exige un testament, tandis que le second découle d’une donation entre époux.
Le premier concerne les biens mobiliers, tandis que le second concerne les biens immobiliers.

Le premier dure un an, tandis que le second peut se poursuivre au-delà.

Explication

Le conjoint survivant dispose d’un droit temporaire au logement pendant un an et peut ensuite bénéficier d’un droit viager. Le droit temporaire ne se définit pas par une attribution de pleine propriété, et le droit viager correspond à une protection distincte.

21. Quel changement la loi de 1972 a-t-elle introduit concernant les droits successoraux des enfants naturels et légitimes ?

Elle a établi leur égalité successorale lorsque leur filiation était juridiquement établie.
Elle a subordonné l’égalité successorale à l’existence d’un testament parental.
Elle a réservé la succession aux enfants légitimes reconnus avant le décès.
Elle a accordé aux enfants naturels une part calculée selon leur âge.

Elle a établi leur égalité successorale lorsque leur filiation était juridiquement établie.

Explication

La loi de 1972 a mis les enfants naturels et légitimes sur un pied d’égalité dès lors que leur filiation était juridiquement établie. L’existence d’un testament n’est pas la condition exigée pour cette égalité successorale.

22. Quelle réforme est associée à la loi du 23 juin 2006 ?

Une réforme des droits du conjoint survivant et des enfants adultérins au début du XXIe siècle
La création du système romain classant les héritiers selon des ordres et des degrés
Une modernisation approfondie du droit successoral favorisant la volonté du défunt et les transmissions intergénérationnelles
L’abolition révolutionnaire de la primogéniture, de la masculinité et du droit d’aubaine

Une modernisation approfondie du droit successoral favorisant la volonté du défunt et les transmissions intergénérationnelles

Explication

La loi du 23 juin 2006 a modernisé en profondeur le droit des successions, notamment en renforçant la volonté du défunt et en facilitant certaines transmissions. La réforme des droits du conjoint survivant et des enfants adultérins correspond à la loi du 3 décembre 2001.

23. Selon le règlement européen du 4 juillet 2012, quel rattachement détermine en principe la loi applicable et la juridiction compétente ?

L’État où le décès a été médicalement constaté
L’État de résidence du légataire le plus important
L’État de la dernière résidence habituelle du défunt
L’État de naissance du principal héritier

L’État de la dernière résidence habituelle du défunt

Explication

Le règlement retient en principe l’État de la dernière résidence habituelle du défunt au moment du décès. Le lieu de naissance ou la résidence d’un héritier ne constitue pas le rattachement général prévu par cette règle.

24. Comment la succession est-elle liquidée lorsqu’un testament est déclaré nul ?

Selon une convention conclue entre les héritiers désignés
Selon les règles légales prévues par le Code civil
Selon les règles appliquées au testament avant son annulation
Selon les volontés présumées de la personne décédée

Selon les règles légales prévues par le Code civil

Explication

Un testament nul ne peut produire les effets successoraux recherchés, de sorte que la succession est liquidée selon les règles légales du Code civil. Les volontés exprimées dans l’acte annulé ne servent pas de fondement à la dévolution.

25. Quelle possibilité caractérisait le droit romain en matière de liberté testamentaire ?

Le pater familias pouvait transmettre ses biens à son conjoint, mais pas à une personne étrangère à sa famille
Le pater familias devait répartir ses biens entre ses descendants selon une égalité imposée par la loi
Le pater familias pouvait instituer comme héritière une personne non descendante pour la totalité de ses biens
Le pater familias devait respecter une réserve héréditaire fixée par le droit révolutionnaire

Le pater familias pouvait instituer comme héritière une personne non descendante pour la totalité de ses biens

Explication

Le droit romain associait l’égalité et une forte liberté testamentaire, permettant au pater familias de désigner une personne non descendante pour recueillir tous ses biens. La réserve héréditaire et les limites révolutionnaires appartiennent à d’autres étapes historiques.

26. Comment un partenaire de Pacs ou un concubin peut-il hériter de son partenaire ou compagnon ?

En prévoyant des dispositions testamentaires, car la dévolution légale ne les rend pas successibles l’un de l’autre.
En obtenant une autorisation administrative, car l’héritage dépend d’une décision de l’état civil.
En établissant une déclaration commune, car le Pacs ou le concubinage suffit à ouvrir la succession.
En démontrant une vie commune durable, car cette durée crée un lien successoral légal.

En prévoyant des dispositions testamentaires, car la dévolution légale ne les rend pas successibles l’un de l’autre.

Explication

Les partenaires de Pacs et les concubins ne sont pas successibles l’un de l’autre par dévolution légale et doivent donc organiser leur transmission par testament. La seule existence du Pacs ou du concubinage ne suffit pas à créer cette vocation successorale légale.

27. Quelle personne remplit la condition d’existence nécessaire pour succéder ?

L’enfant qui n’était pas encore conçu lors du décès
La personne décédée avant l’ouverture de la succession
L’enfant déjà conçu qui naît viable
La personne dont la naissance intervient sans vie

L’enfant déjà conçu qui naît viable

Explication

Il faut exister lors de l’ouverture de la succession ou avoir été conçu puis naître viable. Une personne déjà décédée, un enfant non conçu ou une naissance sans vie ne satisfait pas cette condition.

28. Quel élément fixe le lieu d’ouverture d’une succession en droit interne ?

Le lieu de naissance du défunt
Le lieu de résidence des héritiers
Le dernier domicile du défunt
Le lieu où le décès est survenu

Le dernier domicile du défunt

Explication

La succession s’ouvre au dernier domicile du défunt, car ce rattachement est juridiquement déterminant. Le lieu du décès peut être fortuit et ne constitue donc pas le critère principal.

29. Quelle conséquence le lieu d’ouverture de la succession peut-il produire en droit interne ?

Il fixe automatiquement la nationalité de chaque héritier
Il détermine la date de naissance des ayants droit
Il transforme les legs en donations entre vifs
Il détermine la compétence géographique des juridictions

Il détermine la compétence géographique des juridictions

Explication

Le lieu d’ouverture sert notamment à déterminer quelle juridiction est géographiquement compétente. Le lieu du décès, même s’il peut être pris en compte dans certains contextes, ne remplace pas le dernier domicile comme rattachement principal.

30. Dans quelle situation l’indignité successorale de plein droit est-elle encourue ?

Après une simple accusation de violence sans décision judiciaire définitive
Après une condamnation criminelle pour avoir volontairement causé ou tenté de causer la mort du défunt
Après un désaccord familial ayant entraîné une rupture des relations
Après une condamnation correctionnelle pour une infraction sans lien avec le défunt

Après une condamnation criminelle pour avoir volontairement causé ou tenté de causer la mort du défunt

Explication

L’indignité de plein droit suppose une condamnation comme auteur ou complice à une peine criminelle pour les faits visés contre le défunt. Une simple accusation ou un conflit familial ne remplit pas cette exigence juridique.

31. Quelle opposition structure principalement l’histoire du droit successoral ?

La représentation familiale, la liquidation des dettes et la publicité des testaments
La propriété des terres, la liberté contractuelle et la responsabilité des héritiers
La fiscalité des héritages, la protection des créanciers et la capacité de tester
La liberté du défunt, l’égalité entre les enfants et la protection du conjoint survivant

La liberté du défunt, l’égalité entre les enfants et la protection du conjoint survivant

Explication

L’évolution du droit successoral s’organise principalement autour de la volonté du défunt, de l’égalité entre les enfants et de la protection du conjoint survivant. La fiscalité et les créanciers peuvent intervenir en pratique, mais ne constituent pas cette opposition historique centrale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 65 flashcards sur Droit des successions.

Qu'est-ce que la succession en droit ?

La transmission du patrimoine d'une personne décédée à ses héritiers.

Qu'appelle-t-on la dévolution en droit des successions ?

L'opération désignant les héritiers appelés à recueillir la succession.

Quelle différence existe entre succession légale et testamentaire ?

La succession légale s'applique sans testament, la testamentaire selon les dernières volontés.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit des successions.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM