📌 Les règles de droit permettent au juge de traiter les cas semblables de façon identique en fournissant un modèle de référence pour trancher les litiges.
Cas concret → problème juridique → règle → application → solution
★ À maîtriser
📌 Le droit écrit regroupe les règles principalement formulées dans des textes, tandis que le droit coutumier repose principalement sur des usages transmis par la pratique.
Compléments
📌 La compilation consiste à rassembler des textes ou règles existants sans nécessairement les modifier, tandis que la codification les organise dans un ensemble cohérent et structuré.
Droit écrit au Sud, droit coutumier au Nord
★ À maîtriser
📌 Une personne juridique est titulaire de droits et d’obligations et peut agir en justice, tandis qu’une chose n’a pas de personnalité juridique et ne peut pas agir en justice.
📌 La présomption simple peut être renversée par une preuve contraire, tandis que la présomption irréfragable ne peut pas l’être.
Compléments
📌 Un immeuble est un bien qui ne peut pas être déplacé, tandis qu’un meuble est un bien qui peut être déplacé.
Qualification des faits → régime juridique → conséquences
★ À maîtriser
La preuve légale impose au juge les moyens et la valeur des preuves, tandis que la preuve libre permet aux parties d’utiliser différents moyens et laisse au juge la liberté d’en apprécier la valeur.
Une preuve parfaite s’impose en principe au juge, tandis qu’une preuve imparfaite lui laisse une liberté d’appréciation.
Les juges du fond apprécient les faits et la véracité des preuves, tandis que la Cour de cassation et le Conseil d’État contrôlent principalement la correcte application du droit.
La personne qui allègue un fait doit en principe le prouver, conformément à l’article 1353 du Code civil selon lequel celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver.
Compléments
Juges du fond : faits ; Cour de cassation et Conseil d’État : droit
Une définition en extension énumère les éléments concrets d’une catégorie, tandis qu’une définition en compréhension expose les critères communs nécessaires pour y appartenir.
Une liste limitative ferme une catégorie aux seuls éléments énumérés, tandis qu’une liste illustrative donne des exemples auxquels d’autres cas peuvent s’ajouter.
Le critère matériel s’intéresse au contenu et à la substance d’une règle, tandis que le critère formel s’intéresse à son auteur et à la procédure d’adoption.
Les conditions cumulatives doivent toutes être réunies, tandis qu’une seule condition alternative suffit pour produire l’effet juridique.
Extension : liste de cas ; compréhension : critères communs
★ À maîtriser
Compléments
Cumulatives = ET ; alternatives = OU
★ À maîtriser
📌 L’article 4 du Code civil oblige le juge à statuer et lui interdit de refuser de juger en raison du silence ou de l’obscurité de la loi, sous peine de déni de justice.
Compléments
Faits → règle → application → solution
★ À maîtriser
📌 Le raisonnement par analogie applique à une situation non prévue la règle d’une situation similaire, le raisonnement a contrario exclut ce qui n’est pas prévu par le texte et le raisonnement a fortiori applique la règle lorsque la raison est encore plus forte.
Compléments
Analogie = ressemblance ; a contrario = exclusion ; a fortiori = raison plus forte
★ À maîtriser
📌 L’indétermination intrinsèque concerne les notions indéterminées par nature, tandis que l’indétermination situationnelle apparaît lorsqu’une notion claire en théorie devient difficile à appliquer à une situation concrète.
📌 Un critère formel ou quantitatif repose sur un élément précis et mesurable, tandis qu’un critère matériel ou qualitatif exige l’appréciation d’une réalité concrète.
Compléments
Critère qualitatif → appréciation concrète du juge
L’interprétation stricte respecte le texte sans ajouter ni retirer de cas, l’interprétation extensive élargit sa portée à des situations supplémentaires et l’interprétation restrictive réduit son champ d’application.
L’article 111-4 du Code pénal impose l’interprétation stricte de la loi pénale, conformément au principe selon lequel nul ne peut être condamné sans texte prévoyant l’infraction et la peine.
En l’absence d’interdiction textuelle, le raisonnement a contrario permet en principe de maintenir la liberté d’un comportement.
Stricte = ni plus ni moins ; extensive = élargit ; restrictive = réduit
★ À maîtriser
L’interprétation extensive élargit la qualification, l’interprétation restrictive exclut certains cas de la qualification et l’interprétation stricte respecte exactement la portée du texte sans rien ajouter ni retirer.
Dans l’affaire du Grau-du-Roi, la Cour de cassation a distingué l’interprétation stricte, qui inclut une commune appartenant à un ensemble territorial local même sans pratique historique directe, de l’interprétation restrictive, qui exigeait une pratique dans la commune elle-même.
Selon l’article 111-4 du Code pénal, la loi pénale est d’interprétation stricte et le juge ne peut pas étendre une incrimination par interprétation extensive.
L’adage Specialia generalibus derogant signifie que la règle spéciale déroge à la règle générale, mais que le droit spécial doit rester dans les limites de son domaine propre.
Compléments
Stricte = respecter le texte ; restrictive = réduire son champ
★ À maîtriser
📌 Le champ matériel concerne les faits ou contrats visés, le champ personnel concerne les personnes physiques ou morales, le champ spatial concerne le territoire et le champ temporel concerne la période d’application.
L’article 34 de la Constitution énumère limitativement les matières relevant de la loi, tandis que l’article 37 attribue le reste au domaine réglementaire.
Pour analyser le champ d’application d’une règle, le juriste vérifie successivement la matière, les personnes concernées, le territoire et la période d’application.
Compléments
📌 Le droit privé régit les relations entre personnes privées, tandis que le droit public régit l’organisation de l’État, des collectivités publiques et leurs relations avec les particuliers.
M-P-T : matériel, personnel, territorial
★ À maîtriser
La loi nouvelle ne modifie pas les conditions de validité ni les effets passés d’une situation constituée avant son entrée en vigueur, mais elle s’applique immédiatement aux situations en cours de constitution et aux effets futurs des situations extracontractuelles.
L’article 2 du Code civil dispose que la loi ne dispose que pour l’avenir et qu’elle n’a point d’effet rétroactif.
En matière contractuelle, le contrat reste en principe soumis à la loi en vigueur au jour de sa conclusion, sauf si la loi nouvelle d’ordre public répond à un motif impérieux d’intérêt général ou prévoit expressément son application immédiate.
La rétroactivité in mitius impose l’application immédiate d’une loi pénale nouvelle plus douce aux faits antérieurs non définitivement jugés, tandis qu’une loi pénale plus sévère ne s’applique jamais aux faits commis avant sa publication.
Compléments
📌 Une loi ou un décret ne tombe pas en désuétude du seul fait qu’il n’est plus appliqué, car sa disparition exige une abrogation expresse ou une abrogation tacite par un texte incompatible.
Loi nouvelle : non-rétroactivité ; contrat : survie de la loi ancienne
★ À maîtriser
📌 Le principe de territorialité prévoit que la loi française s’applique aux personnes et aux faits situés sur le territoire national, y compris la métropole et l’Outre-mer, quelle que soit la nationalité des personnes.
Compléments
📌 La loi pénale française peut s’appliquer à un crime commis à l’étranger par un ressortissant français et à un crime ou délit commis à l’étranger lorsque la victime est française, sous les conditions prévues par le Code pénal.
La loi du 1er juin 1924 a maintenu officiellement en vigueur le droit local d’Alsace-Moselle dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle.
Le règlement européen sur les successions, applicable depuis 2015, retient en principe la résidence habituelle du défunt au moment du décès pour déterminer la loi applicable à l’ensemble de la succession.
Territoire ou rattachement personnel → loi applicable
★ À maîtriser
📌 Les qualifications exclusives imposent de choisir une seule catégorie juridiquement incompatible avec une autre, tandis que les qualifications cumulatives permettent à un même acte de recevoir plusieurs qualifications hiérarchisées.
📌 Lorsque des qualifications se cumulent, les règles spéciales et générales s’appliquent ensemble tant qu’elles ne se contredisent pas, mais la règle spéciale évince la règle générale sur le point précis de leur contradiction.
Compléments
📌 La qualification distributive applique à chaque prestation d’un contrat hybride la règle spéciale correspondante, tandis que la qualification par l’élément principal soumet l’ensemble du contrat au régime de l’obligation dominante selon l’adage Accessorium sequitur principale.
La VEFA comme des poupées russes : VEFA, vente, contrat
★ À maîtriser
📌 La hiérarchie des normes repose sur le rang de l’autorité qui édicte la norme plutôt que sur la matière traitée, de sorte qu’un arrêté municipal reste inférieur à une loi même s’ils portent sur le même sujet.
Compléments
📌 Un arrêté municipal contraire à une loi ou à la Constitution est illégal et doit être écarté ou annulé par le juge.
Constitution → traités et droit européen → loi → règlement → contrat
★ À maîtriser
📌 La hiérarchie des normes repose principalement sur le critère organique : la force juridique d'une norme dépend du rang et de la légitimité de son auteur, et non de l'importance matérielle du sujet traité.
Compléments
📌 Lorsqu'un contrat fixe une règle précise, comme le paiement du loyer le 5 de chaque mois, cette règle s'applique ; si le contrat est silencieux, la loi fournit une règle subsidiaire par défaut.
Constitution → loi → règlement → contrat
★ À maîtriser
Les décrets constituent la catégorie supérieure des actes réglementaires, tandis que les arrêtés ministériels, préfectoraux, municipaux ou communautaires leur sont inférieurs et doivent les respecter.
Le décret autonome intervient dans les matières qui ne relèvent pas de l'article 34 de la Constitution, tandis que le décret d'application précise les modalités de mise en œuvre d'une loi, conformément à l'article 21.
Avant sa ratification, une ordonnance prise sur habilitation législative possède la valeur d'un acte réglementaire et peut être contestée devant le juge administratif ; après sa ratification, elle acquiert rétroactivement valeur de loi.
Le Conseil constitutionnel contrôle la conformité des lois à la Constitution, tandis que le juge administratif contrôle la conformité des décrets et arrêtés aux normes supérieures.
Le contrôle a priori de l'article 61 intervient avant la promulgation de la loi, tandis que la question prioritaire de constitutionnalité de l'article 61-1 intervient au cours d'un procès contre une loi déjà en vigueur.
Le recours pour excès de pouvoir permet d'annuler rétroactivement un règlement illégal pour tous, tandis que l'exception d'illégalité permet seulement d'écarter ce règlement dans le litige en cours.
L'article 5 du Code civil interdit au juge de prononcer des dispositions générales et réglementaires, car sa décision tranche seulement le litige particulier soumis à son examen.
Pour être reconnu comme PFRLR, un principe doit avoir une origine législative républicaine, avoir été appliqué de manière continue et présenter une portée générale relative aux droits fondamentaux, à la souveraineté nationale ou à l'organisation des pouvoirs publics.
Selon l'article 55 de la Constitution, les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés et publiés ont une autorité supérieure aux lois, mais ils restent inférieurs à la Constitution.
Le bloc de constitutionnalité comprend: la Constitution du 4 octobre 1958, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, le Préambule de la Constitution de 1946, la Charte de l'environnement de 2004
Selon l'article 54 de la Constitution, si le Conseil constitutionnel constate qu'un engagement international contient une clause contraire à la Constitution, sa ratification ne peut intervenir qu'après une révision constitutionnelle.
Compléments
Les principaux PFRLR comprennent:
Le contrôle de conventionalité est exercé par les juges ordinaires, notamment la Cour de cassation depuis l'arrêt Société Café Jacques Vabre de 1975 et le Conseil d'État depuis l'arrêt Nicolo de 1989.
La supériorité de la Constitution sur les traités a été confirmée par le Conseil d'État dans l'arrêt Sarran de 1998 et par la Cour de cassation dans l'arrêt Fraisse de 2000.
Dans le cadre d'une QPC, le justiciable soulève l'inconstitutionnalité d'une loi, puis le juge transmet la question à la Cour de cassation ou au Conseil d'État, qui la filtre avant un éventuel renvoi au Conseil constitutionnel.
Décret → arrêté → circulaire
| Type | Fonctionnement | Mot-clé |
|---|---|---|
| Cumulatives | Toutes les conditions doivent être réunies | ET |
| Alternatives | Une seule condition suffit | OU |
| Nécessaire et suffisante | La condition déclenche seule l’effet juridique | Si et seulement si |
| Type | Mécanisme | Mot-clé |
|---|---|---|
| Nécessaire | Indispensable mais pas toujours suffisante | Ingrédient |
| Suffisante | Déclenche seule l’effet | Preuve définitive |
| Cumulative | Toutes les conditions doivent être réunies | ET |
| Alternative | Une seule condition suffit | OU |
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Environ trois siècles après la fondation de Rome en 753 av. J.-C.
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