📌 La volonté de s’engager dans un contrat doit être libre et suppose le consentement des deux parties.
📌 Les contrats nommés sont expressément identifiés et réglementés par la loi, tandis que les contrats innommés ne correspondent pas à une catégorie spécialement organisée par la loi.
Le spécial déroge au général
★ À maîtriser
📌 Un contrat est synallagmatique lorsque les contractants s’obligent réciproquement, tandis qu’il est unilatéral lorsqu’une ou plusieurs personnes s’obligent sans engagement réciproque de l’autre partie.
📌 Un contrat est à titre onéreux lorsque chaque partie reçoit un avantage en contrepartie de ce qu’elle procure, et à titre gratuit lorsqu’une partie procure un avantage sans attendre ni recevoir de contrepartie.
Compléments
📌 Dans un contrat à titre onéreux, la contrepartie doit être réelle et véritable.
Réciprocité des obligations ≠ contrepartie de l’avantage
★ À maîtriser
📌 Un contrat est commutatif lorsque chaque partie procure un avantage considéré comme l’équivalent de celui qu’elle reçoit, et aléatoire lorsque ses effets dépendent, quant aux avantages et aux pertes, d’un événement incertain.
📌 Le contrat consensuel se forme par le seul échange des consentements, le contrat solennel exige des formes déterminées par la loi pour être valide, et le contrat réel se forme par la remise d’une chose.
Compléments
Dans un contrat aléatoire, l’aléa chasse l’erreur.
Le contrat solennel suppose notamment un acte écrit.
Accord seul, forme légale ou remise : trois conditions distinctes
📌 Le contrat de gré à gré comporte des stipulations négociables entre les parties, tandis que le contrat d’adhésion comporte un ensemble de clauses non négociables déterminées à l’avance par l’une des parties.
Clauses négociables à distinguer des clauses imposées
★ À maîtriser
📌 Le contrat à exécution instantanée est celui dont les obligations peuvent s’exécuter en une prestation unique, tandis que le contrat à exécution successive comporte plusieurs prestations échelonnées dans le temps pour au moins une partie.
Compléments
La vente d’un bien est un exemple de contrat à exécution instantanée, tandis qu’un bail, un abonnement et un contrat de travail sont des exemples de contrats à exécution successive.
La réforme de 2016 avait pour objectif de comprendre et de mettre à jour les principes directeurs du droit des contrats, dégagés de la pratique et de l’évolution de la jurisprudence.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1102 du Code civil, chacun est libre de contracter ou non, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat, dans les limites fixées par la loi et sans déroger aux règles intéressant l’ordre public.
Compléments
En 1994, le Conseil constitutionnel affirmait qu’aucune norme de valeur constitutionnelle ne garantissait le principe de la liberté contractuelle.
Le 10 juin 1998, le Conseil constitutionnel a protégé la liberté contractuelle en jugeant que le législateur ne pouvait porter aux contrats légalement conclus une atteinte d’une gravité telle qu’elle méconnaisse manifestement cette liberté découlant de l’article 4 de la DDHC.
📌 La liberté de choisir son cocontractant ne permet pas de refuser de contracter pour des motifs discriminatoires.
📌 La loi peut imposer certaines clauses contractuelles, comme une obligation de sécurité, et peut aussi imposer de contracter, comme l’assurance obligatoire pour les conducteurs et conductrices.
La liberté contractuelle s’arrête à l’ordre public
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1103 du Code civil, les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits, ce qui fonde la force obligatoire du contrat.
Compléments
Selon Hans Kelsen, la convention n’est obligatoire que dans la mesure où une norme supérieure autorise les sujets à créer une norme inférieure.
La Cordaire affirme : « entre le fort et le faible, c’est la liberté qui asservit et la loi qui libère ».
Contrat légalement formé → il tient lieu de loi aux parties
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1104 du Code civil, les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi, et cette disposition est d’ordre public.
📌 Les dispositions supplétives de volonté peuvent être écartées par les parties au moyen de clauses contraires, tandis que les règles impératives ne peuvent pas être écartées.
Compléments
La bonne foi implique un comportement positif de coopération entre les contractants afin que l’opération se déroule bien pendant la négociation, la formation et l’exécution du contrat.
Certaines dispositions sont expressément déclarées d’ordre public dans le Code civil, comme l’article 16-4, tandis que la loi ou la jurisprudence peuvent aussi reconnaître le caractère impératif d’autres dispositions.
Règle supplétive écartable ≠ règle impérative
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1. Qu’est-ce qui caractérise un contrat au regard de ses effets possibles ?
2. Deux personnes concluent un contrat après avoir consenti librement à s’engager. Quelle condition essentielle leur volonté respecte-t-elle ?
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Qu’est-ce qu’un contrat ?
Un accord de volonté entre deux personnes ou plus destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.
Qu’impose l’article 1105 du Code civil aux contrats, nommés ou innommés ?
Les règles générales du droit des contrats, sous réserve des règles particulières à certains contrats.
Qu’est-ce qui distingue les contrats nommés des contrats innommés ?
Les contrats nommés sont identifiés et réglementés par la loi, contrairement aux contrats innommés.
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