QCM : Droit administratif et jurisprudence (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution ressort de la comparaison entre les arrêts CE, 1916, Astruc et CE, 1923, Gheuzi concernant une activité théâtrale ?

Les deux arrêts admettent la qualification de service public
Les deux arrêts refusent la qualification de service public
Astruc refuse la qualification, puis Gheuzi l’admet
Astruc admet la qualification, puis Gheuzi la refuse

Astruc refuse la qualification, puis Gheuzi l’admet

Explication

L’arrêt Astruc refuse d’abord de qualifier l’activité théâtrale de service public, tandis que l’arrêt Gheuzi l’admet ensuite. L’erreur consiste à inverser le sens de l’évolution jurisprudentielle.

2. Dans quelle situation une activité lucrative peut-elle être qualifiée de service public ?

Lorsqu’elle recherche une rentabilité élevée pour ses exploitants privés
Lorsqu’elle est financée par des recettes commerciales sans intérêt collectif
Lorsqu’elle est exercée dans un secteur concurrentiel sans intervention publique
Lorsqu’elle sert la collectivité sans poursuivre un but exclusivement lucratif

Lorsqu’elle sert la collectivité sans poursuivre un but exclusivement lucratif

Explication

Une activité lucrative peut relever du service public si elle ne poursuit pas exclusivement un but lucratif et sert également la collectivité. La recherche de rentabilité ou le financement commercial ne suffisent pas à établir cette qualification.

3. Quelle différence oppose les décisions Ville de Royan et Rollin concernant la qualification du service public pour les jeux de hasard ?

Royan privilégie l’intérêt général, tandis que Rollin exclut les jeux par leur nature
Royan exclut les jeux de hasard, tandis que Rollin les rattache à l’intérêt général
Royan se fonde sur le financement, tandis que Rollin se fonde sur l’organisation
Royan applique une conception objective, tandis que Rollin adopte une conception subjective

Royan privilégie l’intérêt général, tandis que Rollin exclut les jeux par leur nature

Explication

Ville de Royan qualifie le casino de service public en se fondant sur une conception subjective de l’intérêt général, alors que Rollin exclut les jeux de hasard en raison de leur nature même. La dernière proposition inverse les conceptions de l’intérêt général retenues par les deux décisions.

4. Pourquoi une personne privée peut-elle gérer une activité qualifiée de service public ?

Parce que la gestion privée exclut toute intervention de l’administration
Parce que toute activité privée devient administrative dès qu’elle est rentable
Parce qu’une personne privée dispose toujours de prérogatives de puissance publique
Parce qu’une activité privée peut rester publique lorsqu’elle répond à l’intérêt général

Parce qu’une activité privée peut rester publique lorsqu’elle répond à l’intérêt général

Explication

Une personne privée peut gérer un service public lorsque l’activité répond à l’intérêt général, malgré son caractère privé. La gestion privée ne transforme pas automatiquement l’activité en service public et ne suppose pas toujours des prérogatives de puissance publique.

5. Que reconnaît l’arrêt CE, 1942, Monpeurt à propos d’un acte pris par une personne privée chargée d’un service public ?

Son caractère civil parce qu’il émane d’une personne privée
Son caractère commercial parce qu’il concerne une activité économique
Son caractère juridictionnel parce qu’il est contrôlé par l’administration
Son caractère administratif lorsqu’il se rattache à la mission de service public

Son caractère administratif lorsqu’il se rattache à la mission de service public

Explication

Monpeurt reconnaît le caractère administratif d’un acte émanant d’une personne privée chargée d’une mission de service public. L’origine privée de l’auteur ne suffit donc pas à donner à l’acte un caractère civil ou commercial.

6. Quels éléments caractérisent, selon CE, 1963, Narcy, la mission de service public exercée par une personne privée ?

Un intérêt général, des prérogatives de puissance publique et un contrôle administratif
Une personnalité morale, une convention administrative et une autonomie financière
Une délégation contractuelle, une compétence réglementaire et une tutelle parlementaire
Une activité lucrative, un financement public et une autorisation préfectorale

Un intérêt général, des prérogatives de puissance publique et un contrôle administratif

Explication

L’arrêt Narcy retient la réunion d’un intérêt général, de prérogatives de puissance publique et d’un contrôle de l’administration. Une activité lucrative ou une simple autorisation administrative ne suffit pas à réunir ces critères.

7. Comment l’arrêt CE, 2007, APREI détermine-t-il l’existence d’un service public confié à une personne privée ?

La loi suffit, ou le juge utilise un faisceau d’indices sous contrôle administratif
Le contrat privé suffit dès lors que l’activité produit des recettes régulières
La qualification dépend de la personnalité publique du gestionnaire de l’activité
La présence de prérogatives suffit, même sans intérêt général ni contrôle administratif

La loi suffit, ou le juge utilise un faisceau d’indices sous contrôle administratif

Explication

APREI reconnaît le service public lorsque la loi le qualifie ainsi et, à défaut, recherche une mission d’intérêt général contrôlée par l’administration au moyen d’un faisceau d’indices, avec ou sans prérogatives de puissance publique. La seule présence de prérogatives ou de recettes ne permet pas de conclure.

8. Quelle catégorie de service public l’arrêt TC, 1921, bac d’Eloka a-t-il consacrée ?

Le service public industriel et commercial exploité dans un objectif d’intérêt général
Le service public constitutionnel organisé par une autorité juridictionnelle
Le service public administratif soumis à une présomption irréfragable
Le service public privé reposant sur une activité dépourvue d’intérêt général

Le service public industriel et commercial exploité dans un objectif d’intérêt général

Explication

Le bac d’Eloka a consacré la catégorie des services publics industriels et commerciaux, pour un service exploité dans un objectif d’intérêt général. Il ne s’agit donc pas d’un service public administratif présumé de manière irréfragable.

9. Quelle est la portée de la présomption posée par CE, 1956, USIA concernant la nature administrative d’un service public ?

La nature administrative dépend exclusivement de la forme juridique de l’exploitant
Tout service public est nécessairement industriel et commercial lorsqu’il exerce une activité économique
La présomption administrative devient définitive dès la création du service public
Tout service public est présumé administratif, mais cette présomption peut être renversée

Tout service public est présumé administratif, mais cette présomption peut être renversée

Explication

USIA pose une présomption de caractère administratif pour les services publics, tout en permettant de la renverser grâce à un faisceau d’indices. La présomption n’est donc pas irréfragable et ne dépend pas exclusivement de la forme de l’exploitant.

10. Quels critères composent le faisceau d’indices utilisé par CE, 1956, USIA pour distinguer un SPA d’un SPIC ?

La date de création, le régime fiscal, la localisation et la personnalité morale
Le statut des agents, la taille des locaux, la publicité et la fréquence des contrôles
La nationalité des usagers, la durée des contrats, les tarifs et les sanctions
L’objet du service, son financement, son organisation et son fonctionnement

L’objet du service, son financement, son organisation et son fonctionnement

Explication

Le faisceau d’indices d’USIA porte sur l’objet du service, son mode de financement ainsi que son organisation et son fonctionnement. Les autres critères proposés peuvent parfois avoir une incidence contextuelle, mais ils ne constituent pas le faisceau défini par cet arrêt.

11. Quel régime s’applique en principe aux actes pris par une personne privée qui gère un SPIC ?

Ils ne sont pas administratifs, sauf s’ils sont réglementaires et organisent le service
Ils sont administratifs dès qu’ils concernent les usagers du service public
Ils sont administratifs dès que le SPIC reçoit une participation financière publique
Ils sont civils dans tous les cas, y compris lorsqu’ils organisent le service

Ils ne sont pas administratifs, sauf s’ils sont réglementaires et organisent le service

Explication

Les actes d’une personne privée gérant un SPIC ne sont en principe pas des actes administratifs unilatéraux, sauf lorsqu’ils sont réglementaires et relatifs à l’organisation du service. Le financement public ou la qualité d’usager ne suffit pas à modifier cette règle.

12. Quelle décision du Conseil d’État reconnaît la valeur constitutionnelle du Préambule de 1958 et contribue ainsi à la construction du bloc de constitutionnalité ?

CE, 1998, Sarran
CE, 1936, Arrighi
CC, 16 juillet 1971, Liberté d’association
CE, 1960, Société Eky

CE, 1960, Société Eky

Explication

L’arrêt Société Eky reconnaît la valeur constitutionnelle du Préambule de 1958, ce qui participe à la formation du bloc de constitutionnalité. L’arrêt Liberté d’association confirme plus clairement l’existence de ce bloc, mais il ne correspond pas à la décision visée ici.

13. Quelle décision confirme clairement la création du bloc de constitutionnalité ?

CE, 1998, Sarran
CE, 2009, Mme Perreux
CE, 1960, Société Eky
CC, 16 juillet 1971, Liberté d’association

CC, 16 juillet 1971, Liberté d’association

Explication

La décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 confirme clairement la création du bloc de constitutionnalité. Société Eky avait auparavant reconnu la valeur constitutionnelle du Préambule de 1958, sans constituer la confirmation visée ici.

14. Quel est l’effet de la théorie de la loi écran consacrée par l’arrêt Arrighi de 1936 ?

Le pouvoir réglementaire écarte une loi contraire à la Constitution
Le juge administratif contrôle la constitutionnalité de tout acte réglementaire
Le juge constitutionnel contrôle directement les conventions internationales
Le juge administratif ne contrôle pas l’acte réglementaire fondé sur une loi

Le juge administratif ne contrôle pas l’acte réglementaire fondé sur une loi

Explication

La théorie de la loi écran empêche le juge administratif de contrôler la constitutionnalité d’un acte réglementaire lorsque cet acte applique une loi. L’acte réglementaire est alors séparé de la Constitution par l’écran législatif.

15. Quelle distinction résulte des décisions Sarran et Société Parc d’activité de Blotzheim de 1998 ?

La Constitution prime le traité, dont l’application suppose une ratification régulière
La loi prime la Constitution, tandis que le traité échappe au contrôle juridictionnel
Le traité prime la Constitution, même sans ratification régulièrement accomplie
Le règlement prime le traité, dès lors qu’il intervient dans le domaine réglementaire

La Constitution prime le traité, dont l’application suppose une ratification régulière

Explication

Sarran affirme la supériorité de la Constitution sur les conventions internationales, tandis que Société Parc d’activité de Blotzheim exige la ratification régulière du traité. L’idée d’une supériorité automatique du traité sur la Constitution inverse cette hiérarchie.

16. Que juge le Conseil d’État lorsqu’un acte réglementaire intervient dans le domaine législatif en méconnaissance des articles 34 et 37 de la Constitution ?

Il le considère comme une loi dès son entrée en vigueur
Il le renvoie au Conseil constitutionnel pour contrôle préalable
Il le juge illégal pour empiètement sur le domaine législatif
Il le valide parce que tout règlement peut compléter une loi

Il le juge illégal pour empiètement sur le domaine législatif

Explication

Dans Union Maritime CFDT, le Conseil d’État juge illégal l’acte réglementaire qui intervient dans le domaine législatif en violation des articles 34 et 37. La compétence réglementaire ne permet donc pas de se substituer au législateur.

17. Quel principe l’arrêt Dame Lamotte consacre-t-il en matière de recours pour excès de pouvoir ?

Un recours est ouvert même en l’absence de texte
Un recours n’est possible qu’après une décision judiciaire définitive
Un recours suppose toujours une autorisation législative expresse
Un recours concerne uniquement les actes réglementaires nationaux

Un recours est ouvert même en l’absence de texte

Explication

L’arrêt Dame Lamotte consacre un principe général du droit ouvrant le recours pour excès de pouvoir même lorsqu’aucun texte ne le prévoit. L’absence de disposition expresse ne prive donc pas l’administré de cette voie de recours.

18. Quels principes généraux du droit les décisions Trompier-Gravier et Aramu consacrent-elles implicitement ?

La continuité du service public
L’égalité devant les charges publiques
Les droits de la défense
La liberté du commerce et de l’industrie

Les droits de la défense

Explication

Les décisions Trompier-Gravier de 1944 et Aramu de 1945 consacrent implicitement le principe général du droit des droits de la défense. La continuité du service public et l’égalité relèvent d’autres constructions jurisprudentielles.

19. Selon le principe du parallélisme des formes, quelle autorité peut retirer un décret ?

Toute autorité administrative disposant d’un pouvoir réglementaire
L’autorité hiérarchiquement supérieure dans chaque hypothèse
Le juge administratif après consultation du Parlement
L’autorité qui l’a édicte, sauf disposition contraire du décret

L’autorité qui l’a édicte, sauf disposition contraire du décret

Explication

Le parallélisme des formes impose que l’autorité ayant édicte le décret soit celle qui peut le retirer, sauf si le décret prévoit une autre possibilité. Le pouvoir réglementaire général ne suffit donc pas à conférer cette compétence à toute autorité.

20. Comment le Conseil d’État répartit-il son contrôle sur les actes présidentiels pris pendant l’article 16 dans l’arrêt Rubin de Servens ?

Il écarte tout contrôle administratif pendant la mise en œuvre de l’article 16
Il contrôle tous les actes présidentiels selon un contrôle juridictionnel maximal
Il contrôle les actes du domaine réglementaire, mais pas ceux du domaine de la loi
Il contrôle les actes du domaine de la loi, mais pas ceux du domaine réglementaire

Il contrôle les actes du domaine réglementaire, mais pas ceux du domaine de la loi

Explication

Dans Rubin de Servens, le Conseil d’État se déclare incompétent pour contrôler les décisions présidentielles relevant du domaine de la loi, mais accepte de contrôler celles qui relèvent du domaine réglementaire. La distinction entre les deux domaines détermine donc l’accès au juge administratif.

21. Quelle position le Conseil d’État adopte-t-il dans l’arrêt Huckel de 1953 concernant le déclenchement de l’état de siège ?

Il considère la décision comme insusceptible de tout recours administratif
Il se reconnaît compétent pour contrôler la décision présidentielle
Il réserve le contrôle de la décision au Parlement réuni en congrès
Il soumet la décision à un contrôle automatique du Conseil constitutionnel

Il se reconnaît compétent pour contrôler la décision présidentielle

Explication

Dans Huckel, le Conseil d’État se reconnaît compétent pour contrôler la décision présidentielle déclenchant l’état de siège. Cette solution distingue ce déclenchement des actes présidentiels relevant du domaine de la loi et insusceptibles de recours administratif.

22. Quel contrôle le juge administratif exerce-t-il sur les mesures prises par l’autorité militaire pendant l’état de siège ?

Un contrôle suspendu pendant toute la durée de l’état de siège
Un contrôle minimum malgré les dérogations à la législation habituelle
Un contrôle maximal portant sur toutes les appréciations militaires
Un contrôle limité aux mesures prises par les autorités civiles

Un contrôle minimum malgré les dérogations à la législation habituelle

Explication

Pendant l’état de siège, l’autorité militaire peut déroger à la législation habituelle, mais ses mesures restent soumises à un contrôle minimum du juge administratif. L’existence de pouvoirs exceptionnels ne supprime donc pas toute possibilité de contrôle juridictionnel.

23. Quelle différence oppose les ordonnances Rolin et Allouache concernant l’état d’urgence ?

Rolin applique la loi écran, tandis qu’Allouache admet un contrôle maximal du déclenchement
Rolin contrôle les mesures militaires, tandis qu’Allouache contrôle la ratification d’un traité
Rolin admet un contrôle minimal du déclenchement, tandis qu’Allouache applique la loi écran
Rolin exclut tout contrôle, tandis qu’Allouache contrôle toutes les décisions présidentielles

Rolin admet un contrôle minimal du déclenchement, tandis qu’Allouache applique la loi écran

Explication

Rolin reconnaît la compétence du Conseil d’État pour contrôler le déclenchement de l’état d’urgence, avec un contrôle minimal de l’erreur manifeste. Allouache applique ensuite la théorie de la loi écran, ce qui limite le contrôle de l’acte contesté.

24. Quelle décision du Conseil d’État a consacré cette juridiction comme juge de droit commun en matière administrative et mis fin à la théorie du ministre-juge ?

L’arrêt Bonjean de 1980
L’arrêt Terrier de 1903
L’arrêt Thérond de 1910
L’arrêt Cadot de 1889

L’arrêt Cadot de 1889

Explication

L’arrêt Cadot, rendu en 1889, reconnaît au Conseil d’État une compétence générale comme juge administratif de droit commun et abandonne la théorie du ministre-juge. L’arrêt Terrier concerne l’organisation et le fonctionnement des services publics, tandis que les autres décisions portent sur des questions différentes.

25. Un contrat conclu par une administration pour assurer une mission de service public doit-il être qualifié de contrat administratif selon le critère dégagé par l’arrêt Thérond ?

Oui, car tout contrat administratif implique une personne publique cocontractante
Non, car les contrats de service public relèvent du juge judiciaire
Oui, car son objet lié au service public relève de la compétence administrative
Non, car la présence d’une administration rend le contrat civil

Oui, car son objet lié au service public relève de la compétence administrative

Explication

L’arrêt Thérond de 1910 rattache à la compétence administrative les actes accomplis dans un but de service public, notamment les contrats conclus pour cette finalité. La simple présence d’une administration ou la nature contractuelle de l’acte ne suffit pas à déterminer sa qualification.

26. Selon la définition de la voie de fait donnée par l’arrêt Bergoend, quelle situation peut constituer une voie de fait ?

Un retard dans l’exécution d’un contrat administratif lié à un service public
Une contestation de la légalité d’un acte administratif réglementaire
Une erreur d’appréciation dans une décision administrative régulièrement prise
Une atteinte grave à une liberté fondamentale par une décision sans rattachement à un pouvoir administratif

Une atteinte grave à une liberté fondamentale par une décision sans rattachement à un pouvoir administratif

Explication

L’arrêt Bergoend de 2013 définit la voie de fait par une atteinte grave au droit de propriété ou à une liberté fondamentale résultant d’une décision insusceptible de se rattacher à un pouvoir de l’autorité administrative. Une simple erreur d’appréciation ou un retard contractuel ne réunit pas ces conditions.

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Quelle décision a refusé puis admis la qualification de service public pour une activité théâtrale ?

La jurisprudence dans CE, 1916, Astruc et CE, 1923, Gheuzi.

Quelle condition permet à une activité lucrative d'être qualifiée de service public ?

Ne pas poursuivre exclusivement un but lucratif et servir la collectivité.

Quelle décision a qualifié le casino de service public en raison de l'intérêt général ?

CE, 1966, Ville de Royan.

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