QCM : Droit administratif et police administrative — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel énoncé définit le mieux le droit administratif ?

Il a pour objet l’administration, qui peut aussi appliquer du droit privé et rester soumise au droit pénal.
Il encadre les relations entre particuliers lorsque celles-ci impliquent indirectement une administration.
Il concerne les actes des personnes publiques sans tenir compte de leur finalité administrative.
Il regroupe toutes les règles applicables à l’administration, y compris les règles civiles et pénales.

Il a pour objet l’administration, qui peut aussi appliquer du droit privé et rester soumise au droit pénal.

Explication

Le droit administratif a pour objet l’administration, sans recouvrir toutes les règles qu’elle peut appliquer. L’idée qu’il englobe l’ensemble du droit applicable à l’administration constitue précisément la confusion à éviter.

2. Pourquoi la vente d’un champ par une commune peut-elle relever d’une zone située entre droit public et droit privé ?

Parce que la propriété d’un champ empêche une commune de conclure une opération de droit privé.
Parce que les opérations immobilières des communes relèvent automatiquement du droit pénal administratif.
Parce qu’une commune, personne publique, peut réaliser une opération qui présente les caractéristiques d’une relation privée.
Parce que toute vente conclue par une commune constitue nécessairement un acte administratif unilatéral.

Parce qu’une commune, personne publique, peut réaliser une opération qui présente les caractéristiques d’une relation privée.

Explication

La vente d’un champ par une commune illustre une opération à la frontière entre droit public et droit privé. Elle ne devient pas pour autant un acte administratif unilatéral par sa seule conclusion.

3. Quelle répartition des fonctions correspond à la séparation des pouvoirs ?

Le législatif applique les lois, le judiciaire pose les règles générales et l’exécutif tranche les litiges.
Le législatif tranche les litiges, le judiciaire conduit la politique nationale et l’exécutif pose les règles générales.
Le législatif conduit l’administration, le judiciaire élabore le budget et l’exécutif contrôle les décisions de justice.
Le législatif pose des règles générales, le judiciaire tranche les litiges et l’exécutif applique les lois dans des cas concrets.

Le législatif pose des règles générales, le judiciaire tranche les litiges et l’exécutif applique les lois dans des cas concrets.

Explication

La séparation des pouvoirs distingue la fonction normative générale, la fonction de jugement et la fonction d’exécution concrète des lois. Les autres répartitions attribuent à chaque pouvoir une mission qui appartient principalement à un autre.

4. Que prévoit l’article 20 de la Constitution de 1958 concernant le Gouvernement ?

Il tranche les litiges administratifs au nom du peuple français.
Il exerce la fonction législative en dehors de toute intervention parlementaire.
Il adopte les décisions de justice rendues par les juridictions judiciaires.
Il détermine et conduit la politique de la Nation.

Il détermine et conduit la politique de la Nation.

Explication

L’article 20 confie au Gouvernement la détermination et la conduite de la politique de la Nation. Cette compétence ne signifie pas qu’il exerce la fonction juridictionnelle ou qu’il remplace le Parlement dans sa mission générale.

5. Pourquoi la frontière entre initiative politique et concrétisation administrative est-elle poreuse ?

Parce que les administrations participent à l’élaboration des règles et disposent d’une marge dans leur application.
Parce que les administrations remplacent les assemblées lorsqu’une décision politique doit être prise.
Parce que l’initiative politique relève exclusivement des services administratifs chargés de l’exécution.
Parce que les administrations appliquent les règles sans contribuer à leur préparation ni les interpréter.

Parce que les administrations participent à l’élaboration des règles et disposent d’une marge dans leur application.

Explication

La frontière est poreuse parce que l’administration contribue à préparer les règles et conserve une marge lors de leur mise en œuvre. Elle ne se substitue pas pour autant aux institutions chargées de l’initiative politique.

6. Quelle mesure les lois de 1790 ont-elles prise à l’égard du juge judiciaire ?

Elles ont créé le Conseil d’État comme juridiction administrative indépendante.
Elles lui ont confié le règlement des litiges administratifs en premier ressort.
Elles ont soumis les décisions administratives au contrôle préalable des tribunaux judiciaires.
Elles lui ont interdit de juger l’administration au nom de la séparation des pouvoirs.

Elles lui ont interdit de juger l’administration au nom de la séparation des pouvoirs.

Explication

En 1790, des lois ont interdit au juge judiciaire de juger l’administration afin de protéger la séparation des pouvoirs. Elles n’ont donc pas confié à ce juge le règlement des litiges administratifs.

7. Quelle était la mission principale du Conseil d’État lors de sa création en 1799 ?

Trancher les conflits civils entre les particuliers et les collectivités publiques.
Conseiller le Gouvernement et participer à l’élaboration des lois et des règlements.
Contrôler la conformité des lois à la Constitution avant leur promulgation.
Juger directement tous les litiges administratifs en premier et dernier ressort.

Conseiller le Gouvernement et participer à l’élaboration des lois et des règlements.

Explication

Créé en 1799, le Conseil d’État avait principalement une fonction consultative auprès du Gouvernement et participait à la préparation des normes. Sa fonction de règlement des litiges administratifs s’est affirmée ultérieurement.

8. Quel changement la loi du 24 mai 1872 a-t-elle apporté au Conseil d’État ?

Elle lui a retiré toute compétence contentieuse pour le limiter à un rôle consultatif gouvernemental.
Elle a confié au juge judiciaire le pouvoir de statuer sur la responsabilité administrative.
Elle a instauré la théorie du ministre-juge en faisant du ministre le juge de droit commun.
Elle l’a transformé en juge rendant des décisions au nom du peuple français, selon la justice déléguée.

Elle l’a transformé en juge rendant des décisions au nom du peuple français, selon la justice déléguée.

Explication

La loi du 24 mai 1872 a consacré la justice déléguée, permettant au Conseil d’État de rendre des décisions au nom du peuple français. Elle n’a donc pas maintenu cet organe dans une fonction exclusivement consultative.

9. Quelle proposition décrit correctement l’évolution du contentieux administratif entre l’arrêt Blanco et l’arrêt Cadot ?

Blanco crée le Conseil d’État, puis Cadot lui retire sa compétence en matière de contentieux administratif.
Blanco soumet la responsabilité de l’État au droit civil, puis Cadot confie les litiges administratifs aux tribunaux judiciaires.
Blanco reconnaît des règles propres à la responsabilité de l’État, puis Cadot permet au Conseil d’État de juger directement les litiges administratifs.
Blanco supprime la responsabilité de l’État, puis Cadot rétablit la compétence du ministre pour juger les recours.

Blanco reconnaît des règles propres à la responsabilité de l’État, puis Cadot permet au Conseil d’État de juger directement les litiges administratifs.

Explication

L’arrêt Blanco affirme que la responsabilité de l’État peut obéir à des règles distinctes de la responsabilité civile ordinaire, tandis que l’arrêt Cadot met fin à la théorie du ministre-juge. Cette évolution renforce la compétence directe du Conseil d’État sur les litiges administratifs.

10. Entre 1880 et 1914, quels éléments participent principalement à la construction de l’État moderne ?

La privatisation des écoles, des postes et des fonctions de mobilisation
La réduction des services publics, des impôts et des structures administratives
Le développement d’une administration, d’impôts modernes, d’écoles et de services publics
La suppression des administrations locales et des ressources fiscales nationales

Le développement d’une administration, d’impôts modernes, d’écoles et de services publics

Explication

L’État moderne se renforce entre 1880 et 1914 grâce à une administration développée, à des impôts modernes, aux écoles et à des services capables de mobiliser les ressources du pays. La réduction ou la suppression de ces structures correspondrait à une évolution inverse.

11. Quelle institution la loi du 28 pluviôse an VIII organise-t-elle notamment pour traiter le contentieux des travaux publics ?

Les préfectures et les conseils de préfecture
Les ministères et les conseils municipaux
Les régions et les cours d’assises
Les communes et les tribunaux judiciaires

Les préfectures et les conseils de préfecture

Explication

La loi du 28 pluviôse an VIII organise les préfectures et les conseils de préfecture, notamment pour le contentieux des travaux publics. Les autres institutions proposées ne correspondent pas à l’organisation établie par cette loi.

12. Quelle contribution Maurice Hauriou a-t-il apportée au droit administratif ?

Il a créé les conseils de préfecture chargés des litiges de travaux publics
Il a dirigé les services postaux et uniformisé les tarifs sur le territoire national
Il a défendu une interprétation des textes fondée sur les évolutions de la société
Il a structuré la matière par un manuel synthétique et formé de nombreux spécialistes

Il a structuré la matière par un manuel synthétique et formé de nombreux spécialistes

Explication

Maurice Hauriou a contribué à structurer le droit administratif grâce à un manuel synthétique et à la formation de nombreux spécialistes. L’interprétation des textes selon la société relève plutôt de la doctrine sociologique, et les autres propositions concernent d’autres domaines.

13. Comment la doctrine sociologique conçoit-elle l’interprétation du droit ?

Elle considère le droit comme une pratique judiciaire consacrée par les seules juridictions pénales
Elle considère le droit comme un produit social à interpréter selon la société concernée
Elle considère le droit comme une technique administrative fondée sur les décisions préfectorales
Elle considère le droit comme un ensemble abstrait à appliquer sans tenir compte du contexte social

Elle considère le droit comme un produit social à interpréter selon la société concernée

Explication

La doctrine sociologique voit le droit comme un produit social et invite à interpréter les textes en fonction de la société dans laquelle ils s’appliquent. Une application détachée du contexte social contredit précisément cette approche.

14. Quelle est la fonction principale de la police administrative ?

Prévenir les troubles à l’ordre public et protéger la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques
Régler les litiges entre particuliers concernant leurs obligations civiles
Juger les auteurs d’infractions et fixer les sanctions applicables à leurs actes
Rechercher les infractions commises et engager les poursuites pénales correspondantes

Prévenir les troubles à l’ordre public et protéger la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques

Explication

La police administrative agit de manière préventive pour éviter les troubles à l’ordre public et protéger la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques. La recherche et la répression des infractions relèvent de la police judiciaire.

15. Quelle distinction décrit correctement la sécurité publique et la tranquillité publique ?

La sécurité concerne les spectacles, tandis que la tranquillité définit les règles applicables aux bâtiments dangereux
La sécurité organise les services sanitaires, tandis que la tranquillité contrôle la qualité des eaux publiques
La sécurité prévient notamment les dommages et accidents, tandis que la tranquillité protège le repos et la vie paisible
La sécurité protège le repos quotidien, tandis que la tranquillité prévient notamment les accidents de circulation

La sécurité prévient notamment les dommages et accidents, tandis que la tranquillité protège le repos et la vie paisible

Explication

La sécurité publique vise notamment la prévention des dommages et des accidents, tandis que la tranquillité publique concerne le repos et la vie paisible. Les autres associations attribuent à ces notions des objets qui ne correspondent pas à leur définition classique.

16. Quelle mission l’article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales attribue-t-il à la police municipale ?

Déterminer les règles nationales relatives aux libertés publiques
Organiser les juridictions administratives et contrôler leurs décisions contentieuses
Rechercher les infractions et conduire les enquêtes de police judiciaire
Assurer le bon ordre, la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques

Assurer le bon ordre, la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques

Explication

L’article L. 2212-2 attribue à la police municipale une mission de bon ordre, de sécurité, de tranquillité et de salubrité publiques. L’organisation des juridictions, les enquêtes judiciaires et la fixation des règles nationales ne constituent pas cette mission municipale.

17. Quelle évolution l’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge de 1995 a-t-il consacrée en matière d’ordre public ?

La police judiciaire reçoit le pouvoir général d’interdire les spectacles présentant un risque
La sécurité publique devient la seule composante juridiquement reconnue de l’ordre public
Le burkini peut être interdit à la plage dès qu’il provoque une désapprobation morale
La dignité de la personne humaine peut justifier l’interdiction d’un spectacle

La dignité de la personne humaine peut justifier l’interdiction d’un spectacle

Explication

L’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge admet en 1995 que la dignité de la personne humaine constitue une composante de l’ordre public pouvant justifier l’interdiction d’un spectacle. Il ne confère pas ce pouvoir à la police judiciaire et ne transforme pas toute désapprobation morale en motif d’interdiction.

18. Quelle est la finalité qui permet principalement de distinguer la police administrative de la police judiciaire ?

Sanctionner les troubles à l’ordre public pour la police administrative et prévenir une infraction pour la police judiciaire
Prévenir les troubles à l’ordre public pour la police administrative et rechercher une infraction pour la police judiciaire
Protéger les intérêts financiers pour la police administrative et réglementer les activités économiques pour la police judiciaire
Organiser les services publics pour la police administrative et contrôler les contrats pour la police judiciaire

Prévenir les troubles à l’ordre public pour la police administrative et rechercher une infraction pour la police judiciaire

Explication

La police administrative intervient à titre préventif pour préserver l’ordre public, tandis que la police judiciaire recherche les infractions et leurs auteurs. La sanction ou la réglementation économique ne constitue pas le critère général de distinction entre ces deux polices.

19. Quels arrêts de 1951 ont consacré le critère finaliste de distinction entre police administrative et police judiciaire ?

Les arrêts Néris-les-Bains du Conseil d’État et Baldy du Tribunal des conflits
Les arrêts Baud du Conseil d’État et Dame Noualek du Tribunal des conflits
Les arrêts Castelnaudary du Conseil d’État et Benjamin du Tribunal des conflits
Les arrêts Benjamin du Conseil d’État et Daudignac du Tribunal des conflits

Les arrêts Baud du Conseil d’État et Dame Noualek du Tribunal des conflits

Explication

Les arrêts Baud et Dame Noualek, rendus en 1951, retiennent la finalité de l’opération comme critère de distinction entre les deux polices. Les autres décisions citées portent sur les autorités de police ou sur l’encadrement des mesures de police.

20. Quelle distinction caractérise la police administrative générale et la police administrative spéciale ?

La police générale recherche les infractions, tandis que la police spéciale prévient les troubles dans l’espace public
La police générale relève d’une personne privée, tandis que la police spéciale relève d’une autorité publique désignée
La police générale concerne les activités économiques, tandis que la police spéciale s’applique aux rassemblements publics
La police générale protège l’ordre public de façon globale, tandis que la police spéciale encadre un domaine selon un texte et des règles déterminées

La police générale protège l’ordre public de façon globale, tandis que la police spéciale encadre un domaine selon un texte et des règles déterminées

Explication

La police administrative générale vise l’ordre public de manière générale, alors que la police spéciale repose sur un texte et porte sur une autorité, une procédure ou un objet déterminé. La police spéciale ne se définit donc pas par une finalité différente de celle de la police générale.

21. Quelle règle l’arrêt CE, Ville de Castelnaudary, rendu en 1932, affirme-t-il ?

Une personne publique peut transférer la police administrative par contrat à une entreprise spécialisée
Une personne publique doit confier son pouvoir de police administrative à une personne privée compétente
Une personne privée peut exercer la police administrative lorsqu’une commune est en situation d’urgence
Une personne publique ne peut pas déléguer son pouvoir de police administrative à une personne privée

Une personne publique ne peut pas déléguer son pouvoir de police administrative à une personne privée

Explication

L’arrêt Ville de Castelnaudary affirme que l’exercice du pouvoir de police administrative ne peut pas être délégué à une personne privée. La compétence de police demeure ainsi attachée à l’autorité publique qui en est chargée.

22. Sur quel fondement le Premier ministre détient-il un pouvoir de police administrative générale ?

Son pouvoir réglementaire fondé sur l’article 21 de la Constitution
Son pouvoir juridictionnel fondé sur l’article 64 de la Constitution
Son pouvoir de nomination fondé sur l’article 13 de la Constitution
Son pouvoir budgétaire fondé sur l’article 47 de la Constitution

Son pouvoir réglementaire fondé sur l’article 21 de la Constitution

Explication

Le Premier ministre tire son pouvoir de police administrative générale de son pouvoir réglementaire prévu par l’article 21 de la Constitution. Les autres articles et fonctions mentionnés ne constituent pas le fondement indiqué pour cette compétence.

23. Dans quelle situation le préfet peut-il intervenir dans l’exercice de la police administrative générale à la place du maire ?

En cas de carence de la commune ou lorsqu’une situation d’urgence le justifie
Lorsque le maire adopte une mesure plus rigoureuse que celle du préfet
Lorsque toute décision municipale concerne une liberté fondamentale
Dès qu’une activité économique est exercée sur la voie publique

En cas de carence de la commune ou lorsqu’une situation d’urgence le justifie

Explication

Le préfet exerce la police administrative générale dans le département et peut se substituer au maire en cas de carence communale ou d’urgence. Une simple différence d’appréciation ou la nature économique d’une activité ne suffit pas à déclencher cette intervention.

24. Quelle répartition des compétences caractérise la police administrative générale entre le maire et le préfet de police à Paris ?

Le maire agit au nom de la commune, tandis que le préfet de police exerce à Paris des compétences parallèles aux siennes
Le maire agit au nom de l’État, tandis que le préfet de police exerce une compétence subordonnée dans l’arrondissement
Le maire intervient dans le département, tandis que le préfet de police dirige les communes voisines de Paris
Le maire et le préfet de police exercent une compétence identique, sans rattachement institutionnel distinct

Le maire agit au nom de la commune, tandis que le préfet de police exerce à Paris des compétences parallèles aux siennes

Explication

Le maire exerce la police administrative générale au nom de la commune, tandis qu’à Paris le préfet de police dispose de compétences qui s’exercent parallèlement aux siennes. Cette organisation ne transforme pas le maire en représentant de l’État et ne rend pas leurs compétences identiques.

25. Quel principe doit guider les mesures de police administrative lorsqu’elles affectent les libertés fondamentales ?

Elles doivent privilégier l’ordre public en écartant les libertés fondamentales menacées
Elles doivent réserver les restrictions aux activités économiques exercées sur la voie publique
Elles doivent concilier la protection de l’ordre public avec le respect des libertés fondamentales
Elles doivent protéger les libertés en écartant toute mesure susceptible de limiter leur exercice

Elles doivent concilier la protection de l’ordre public avec le respect des libertés fondamentales

Explication

Les mesures de police administrative doivent rechercher un équilibre entre la préservation de l’ordre public et le respect des libertés fondamentales. Ni la primauté automatique de l’ordre public ni l’exclusion de toute restriction ne correspond à cette exigence de conciliation.

26. Quelle formule l’arrêt Baldy de 1917 rappelle-t-il à propos des libertés et des mesures de police ?

La liberté dépend de l’autorisation préalable de l’autorité de police compétente
La liberté est la règle et la restriction de police constitue une exception
La restriction de police est la règle et la liberté constitue une exception
La liberté et la restriction de police ont une valeur identique dans toute situation

La liberté est la règle et la restriction de police constitue une exception

Explication

L’arrêt Baldy affirme que la liberté constitue le principe, tandis que la restriction de police doit rester exceptionnelle. Cette solution s’oppose à l’idée que l’interdiction ou la restriction serait le régime normal des libertés.

27. Quel contrôle l’arrêt Benjamin de 1933 impose-t-il au juge concernant une mesure de police ?

Vérifier que la mesure est autorisée par le Parlement et financée par la collectivité compétente
Vérifier que la mesure est préventive, économique et compatible avec les objectifs budgétaires
Vérifier que la mesure est nécessaire, adaptée et proportionnée au risque de trouble à l’ordre public
Vérifier que la mesure est générale, permanente et applicable à toutes les activités concernées

Vérifier que la mesure est nécessaire, adaptée et proportionnée au risque de trouble à l’ordre public

Explication

L’arrêt Benjamin impose au juge d’examiner la nécessité, l’adaptation et la proportionnalité de la mesure au risque de trouble à l’ordre public. Le caractère général ou le financement de la mesure ne remplace pas ce contrôle de proportionnalité.

28. Quelle caractéristique définit le mieux un service public ?

Une activité commerciale proposant des prestations à tarif réglementé
Une activité relevant d’une administration dotée d’un pouvoir de contrainte
Une activité répondant aux besoins de la population et à l’intérêt général
Une activité financée par l’impôt et dirigée par un ministère

Une activité répondant aux besoins de la population et à l’intérêt général

Explication

Le service public se caractérise par sa finalité d’intérêt général et sa réponse aux besoins de la population, qu’il soit géré par une personne publique ou privée. Le rattachement à une administration ne suffit donc pas à le définir, car une personne privée peut aussi assurer cette activité.

29. Comment Léon Duguit conçoit-il principalement l’État ?

Comme une autorité juridictionnelle organisant les rapports entre citoyens
Comme une personne souveraine imposant sa volonté à la population
Comme une institution chargée de protéger les intérêts économiques privés
Comme un ensemble de services publics favorisant la solidarité collective

Comme un ensemble de services publics favorisant la solidarité collective

Explication

Pour Léon Duguit, l’État se comprend surtout comme un ensemble de services destinés à répondre aux besoins de la collectivité et à créer de la solidarité. Cette conception s’écarte d’une définition fondée principalement sur la souveraineté et le pouvoir de commandement.

30. Pourquoi l’arrêt Terrier de 1902 a-t-il reconnu la compétence du juge administratif dans le litige concernant la capture de vipères organisée par une commune ?

Parce que la commune avait conclu un contrat commercial avec un particulier
Parce que la capture contribuait à une mission d’intérêt général
Parce que la capture relevait d’une activité privée sans lien administratif
Parce que le litige portait sur une sanction pénale prononcée par l’État

Parce que la capture contribuait à une mission d’intérêt général

Explication

L’arrêt Terrier rattache la capture des vipères à une mission d’intérêt général, ce qui justifie l’intervention du juge administratif. La nature communale de l’organisateur ne constitue pas, à elle seule, le fondement décisif de cette compétence.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Droit administratif et police administrative.

Qu'est-ce que le droit administratif ?

Le droit qui a pour objet l'administration.

Une commune vendant un champ illustre quelle frontière juridique ?

La frontière entre le droit public et le droit privé.

Quand des épiceries peuvent-elles être rattachées à l'administration ?

Lorsqu'elles sont des services publics ou gérées par des personnes publiques.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit administratif et police administrative.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM