QCM : Naissance du droit administratif — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond au droit administratif pris au sens large ?

L’ensemble des règles fiscales qui déterminent les ressources financières des collectivités publiques
L’ensemble des règles pénales qui sanctionnent les infractions commises par les agents publics
L’ensemble des règles constitutionnelles qui organisent les rapports entre le Parlement et le gouvernement
L’ensemble des règles privées et publiques applicables à l’administration dans ses services et ses rapports avec les particuliers

L’ensemble des règles privées et publiques applicables à l’administration dans ses services et ses rapports avec les particuliers

Explication

Au sens large, le droit administratif regroupe les règles de droit privé et de droit public applicables à l’administration. Le sens strict est plus limité, car il vise les règles qui dérogent au droit privé.

2. Quelle distinction décrit correctement les sens large et strict du droit administratif ?

Le sens large concerne les juridictions administratives, tandis que le sens strict concerne les services publics industriels
Le sens large inclut le droit privé applicable à l’administration, tandis que le sens strict vise les règles dérogatoires au droit privé
Le sens large désigne les règles monarchiques, tandis que le sens strict désigne les règles élaborées sous la République
Le sens large vise les règles dérogatoires au droit privé, tandis que le sens strict inclut toutes les règles privées et publiques

Le sens large inclut le droit privé applicable à l’administration, tandis que le sens strict vise les règles dérogatoires au droit privé

Explication

Le sens large comprend toutes les règles applicables à l’administration, y compris certaines règles privées. Le sens strict se concentre sur les règles exorbitantes du droit privé, et non sur l’ensemble des normes administratives.

3. Comment expliquer la formation historique du droit administratif ?

Par une rupture complète avec les institutions administratives de la monarchie
Par une sédimentation d’éléments monarchiques, révolutionnaires, consulaires et impériaux
Par l’adoption progressive de règles exclusivement issues du droit privé
Par une codification unique réalisée au début de la IIIe République

Par une sédimentation d’éléments monarchiques, révolutionnaires, consulaires et impériaux

Explication

Le droit administratif s’est formé par accumulation successive d’éléments provenant de plusieurs périodes historiques. Cette construction par couches est qualifiée de phénomène de sédimentation.

4. Pourquoi l’existence de normes exorbitantes ne suffit-elle pas à caractériser un véritable droit administratif sous l’Ancien Régime ?

Parce que les particuliers bénéficient d’une séparation complète entre l’administration et les juridictions judiciaires
Parce que les normes exorbitantes relèvent déjà d’un droit privé entièrement codifié par les juridictions ordinaires
Parce que la fonction administrative reste confondue avec la fonction judiciaire et qu’une justice administrative autonome n’existe pas
Parce que les agents royaux ne disposent d’aucune compétence administrative dans les circonscriptions du royaume

Parce que la fonction administrative reste confondue avec la fonction judiciaire et qu’une justice administrative autonome n’existe pas

Explication

Un véritable droit administratif suppose notamment une administration distincte de la justice et une juridiction administrative séparée. Sous l’Ancien Régime, la confusion des fonctions empêche cette autonomie, même si certaines normes peuvent être exorbitantes.

5. Que désigne le droit exorbitant en droit administratif ?

Des décisions judiciaires qui sanctionnent les agents publics lorsqu’ils commettent une infraction pénale
Des règles ordinaires du droit privé qui organisent les contrats conclus entre particuliers et administrations
Des principes constitutionnels qui répartissent les compétences entre les pouvoirs publics et les collectivités
Des normes qui dérogent au droit commun et imposent des sacrifices aux particuliers dans l’intérêt général

Des normes qui dérogent au droit commun et imposent des sacrifices aux particuliers dans l’intérêt général

Explication

Le droit exorbitant déroge aux règles ordinaires du droit commun afin de permettre la poursuite de l’intérêt général, même au prix de contraintes imposées aux particuliers. Il ne se confond donc pas avec l’application normale du droit privé.

6. Comment le pouvoir royal se caractérise-t-il sous l’Ancien Régime ?

Le roi exerce une fonction administrative distincte, tandis que les tribunaux assurent séparément les fonctions judiciaires et législatives
Le roi cumule les fonctions de juge, de législateur et d’administrateur, son pouvoir de commandement découlant de sa juridiction
Le roi délègue la fonction judiciaire aux Parlements et conserve principalement une fonction administrative spécialisée
Le roi partage les fonctions publiques avec des agents spécialisés dont les compétences sont séparées par la loi

Le roi cumule les fonctions de juge, de législateur et d’administrateur, son pouvoir de commandement découlant de sa juridiction

Explication

Sous l’Ancien Régime, les fonctions étatiques ne sont pas séparées selon le modèle moderne : le roi est à la fois juge, législateur et administrateur. Cette concentration s’explique par le lien entre pouvoir de juridiction et pouvoir de commandement.

7. Quelle situation décrit correctement le rôle des prévôts, baillis et sénéchaux sous l’Ancien Régime ?

Ils délèguent leurs compétences administratives aux agents royaux tout en conservant une compétence judiciaire exclusive
Ils cumulent des fonctions judiciaires et administratives dans des circonscriptions où ces compétences sont réunies
Ils exercent des fonctions administratives spécialisées tandis que les tribunaux locaux rendent les décisions judiciaires
Ils représentent les Parlements dans les affaires judiciaires sans participer à l’organisation administrative des territoires

Ils cumulent des fonctions judiciaires et administratives dans des circonscriptions où ces compétences sont réunies

Explication

Les prévôts, baillis et sénéchaux sont à la fois juges et administrateurs dans leurs circonscriptions. Leur rôle illustre l’absence de séparation moderne entre les fonctions judiciaires et administratives.

8. Selon la thèse de la séparation, pourquoi la monarchie devient-elle administrative à partir du XVIIe siècle ?

Pour maintenir la confusion entre justice et administration
Pour accroître la diversité des statuts provinciaux
Pour renforcer le formalisme des procédures judiciaires
Pour rechercher une décision plus rapide et plus efficace

Pour rechercher une décision plus rapide et plus efficace

Explication

La thèse de la séparation associe la monarchie administrative à la recherche de rapidité et d’efficacité. Le formalisme et la lenteur caractérisent davantage la monarchie judiciaire, ce qui rend cette interprétation concurrente incorrecte.

9. Quelle affirmation correspond à la thèse de la permanence de la confusion sous l’Ancien Régime ?

Les fonctions judiciaire et administrative restent confondues jusqu’à la fin de l’Ancien Régime
La fonction administrative acquiert progressivement une autonomie complète au XVIIe siècle
La justice collégiale devient plus rapide que l’administration royale
Les intendants remplacent entièrement les officiers dans les provinces

Les fonctions judiciaire et administrative restent confondues jusqu’à la fin de l’Ancien Régime

Explication

La thèse de la permanence soutient que les fonctions judiciaire et administrative demeurent confondues jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. L’autonomie progressive de l’administration relève plutôt de la thèse de la séparation.

10. Pourquoi une jurisprudence administrative stable ne se forme-t-elle pas sous l’Ancien Régime ?

Parce que les offices vénaux sont remplacés par des administrateurs élus
Parce que les règles sont instables et les statuts provinciaux diversifiés
Parce que les intendants sont supprimés avant la fin de l’Ancien Régime
Parce que les tribunaux administratifs appliquent une procédure nationale uniforme

Parce que les règles sont instables et les statuts provinciaux diversifiés

Explication

L’instabilité des règles et la diversité des statuts provinciaux empêchent l’unification durable des solutions administratives. Les autres réponses décrivent des transformations ou des institutions qui ne correspondent pas à cette période.

11. Quelle transformation administrative la Révolution opère-t-elle à l’égard des institutions de l’Ancien Régime ?

Elle supprime les officiers, les intendants et les offices vénaux
Elle conserve les intendants en leur attribuant des mandats électifs
Elle maintient les offices vénaux en modifiant leur compétence
Elle confie les provinces à des agents royaux davantage contrôlés

Elle supprime les officiers, les intendants et les offices vénaux

Explication

La Révolution supprime les officiers, les intendants et les offices vénaux, par méfiance envers les agents royaux. Les administrateurs révolutionnaires sont au contraire confiés à des élus de la nation.

12. Quels sont les trois degrés de l’organisation administrative révolutionnaire ?

La commune, la région et le royaume
Le canton, la province et le département
Le district, le canton et la province
Le département, le district et la commune

Le département, le district et la commune

Explication

L’administration révolutionnaire est structurée en département, district et commune. Le canton possède une fonction militaire et judiciaire, mais il ne constitue pas l’un des trois degrés administratifs indiqués.

13. Une commune exerce une compétence qui lui est propre : sous quel régime cette compétence est-elle exercée ?

Sous la surveillance politique des agents royaux
Sous la simple tutelle des administrations supérieures
Sous la direction directe des juges judiciaires
Sous l’autorité hiérarchique des administrations supérieures

Sous la simple tutelle des administrations supérieures

Explication

Les fonctions propres des communes sont exercées sous la simple tutelle des administrations supérieures. L’autorité hiérarchique concerne leurs fonctions déléguées, ce qui constitue la distinction essentielle.

14. Qui juge le contentieux administratif sous la Révolution ?

Un tribunal administratif indépendant institué par la Constitution
Les juges judiciaires élus par les citoyens locaux
Les administrateurs locaux eux-mêmes, selon le système de l’administrateur-juge
Les intendants royaux maintenus dans leurs fonctions contentieuses

Les administrateurs locaux eux-mêmes, selon le système de l’administrateur-juge

Explication

Les administrateurs locaux jugent eux-mêmes le contentieux administratif, ce qui maintient le système de l’administrateur-juge. Aucun tribunal administratif indépendant n’existe encore à cette période.

15. Quel principe de souveraineté la Constitution de 1791 établit-elle ?

La souveraineté appartient directement aux citoyens réunis en démocratie directe
La souveraineté passe du roi à la Nation, représentée sans mandat impératif
La souveraineté est partagée entre les juges et les ministres
La souveraineté demeure au roi, contrôlé par des assemblées locales

La souveraineté passe du roi à la Nation, représentée sans mandat impératif

Explication

La Constitution de 1791 transfère la souveraineté du roi à la Nation et instaure un système représentatif sans mandat impératif. Elle écarte donc l’exercice direct de la souveraineté par les citoyens.

16. Quelle organisation judiciaire la loi des 16 et 24 août 1790 met-elle en place ?

Elle prévoit l’élection des juges sans créer encore de tribunal administratif
Elle confie tous les litiges administratifs à une cour suprême spécialisée
Elle nomme les juges par le roi et crée une juridiction administrative nationale
Elle élit les administrateurs chargés de remplacer les juges judiciaires

Elle prévoit l’élection des juges sans créer encore de tribunal administratif

Explication

La loi prévoit l’élection des juges, tandis qu’aucun tribunal administratif n’existe encore. Le contentieux administratif reste alors pris en charge par les administrations plutôt que par une juridiction spécialisée.

17. Comment le contentieux administratif est-il traité sous la Constituante ?

Les tribunaux judiciaires le jugent et peuvent annuler les actes administratifs
Un tribunal administratif national le juge sous le contrôle des ministres
Les administrations de district et de département le jugent sans subir d’injonction judiciaire
Les communes le jugent et les départements révisent toutes leurs décisions

Les administrations de district et de département le jugent sans subir d’injonction judiciaire

Explication

Les administrations de district et de département jugent les contentieux administratifs, tandis que le pouvoir judiciaire ne peut leur adresser d’injonctions ni censurer leurs actes. La réponse opposée attribue donc à tort ce contrôle aux tribunaux judiciaires.

18. Quelle pratique caractérise la réalité politique constituante malgré la séparation des pouvoirs proclamée ?

L’Assemblée exerce un contrôle sur l’exécutif, les ministres et l’administration
Les administrations locales s’affranchissent de toute surveillance parlementaire
Les tribunaux judiciaires contrôlent directement les décisions administratives
Les ministres dirigent l’Assemblée et disposent d’un pouvoir juridictionnel étendu

L’Assemblée exerce un contrôle sur l’exécutif, les ministres et l’administration

Explication

Dans la pratique, l’Assemblée contrôle l’exécutif, les ministres et l’administration, malgré la séparation affirmée par les textes. Les tribunaux judiciaires ne disposent pas pour autant d’un pouvoir général de censure des actes administratifs.

19. Quelle transformation administrative est réalisée par la loi du 15 janvier 1790 ?

Elle établit 36 départements dirigés par des conseils généraux nommés
Elle crée 83 cantons et subdivise le territoire en départements, districts et communes
Elle supprime les communes et regroupe le territoire en 83 districts judiciaires
Elle crée 83 départements et subdivise le territoire en districts, cantons et communes

Elle crée 83 départements et subdivise le territoire en districts, cantons et communes

Explication

La loi du 15 janvier 1790 réorganise le territoire en 83 départements, eux-mêmes répartis en districts, cantons et communes. Le canton n’est donc pas l’unité créée à cette date pour remplacer le département, contrairement à une confusion fréquente.

20. Dans l’administration départementale instaurée en 1790, quelle est la répartition des rôles entre le conseil général et le directoire ?

Le conseil général nomme les juges et le directoire organise les élections
Le conseil général délibère et le directoire exécute ses décisions
Le conseil général dirige l’armée et le directoire administre les finances nationales
Le conseil général exécute et le directoire délibère sur les décisions locales

Le conseil général délibère et le directoire exécute ses décisions

Explication

Le conseil général, composé de 36 membres élus, délibère, tandis que le directoire de 8 membres met ses décisions en œuvre. Le directoire départemental n’est donc pas l’organe chargé de délibérer à la place du conseil général.

21. Quel événement du 10 août 1792 accompagne la suspension du roi ?

La centralisation des lois révolutionnaires et la mise en place des districts administratifs
La suppression des ministres et leur remplacement par douze commissions exécutives
L’instauration provisoire du suffrage universel et la création d’un conseil exécutif de six ministres
La création des départements et l’élection de conseils généraux de trente-six membres

L’instauration provisoire du suffrage universel et la création d’un conseil exécutif de six ministres

Explication

La prise des Tuileries le 10 août 1792 entraîne la suspension du roi, l’instauration provisoire du suffrage universel et la formation d’un conseil exécutif provisoire de six ministres. Les commissions exécutives spécialisées appartiennent à une réorganisation ultérieure de 1794.

22. Quel rôle la loi du 14 frimaire an II, adoptée le 4 décembre 1793, attribue-t-elle au district ?

Il devient une juridiction militaire chargée de surveiller les frontières nationales
Il devient une assemblée élue chargée de délibérer sur les finances départementales
Il devient un organe diplomatique chargé de négocier avec les puissances étrangères
Il devient une courroie de transmission des ordres du centre pour appliquer les lois révolutionnaires

Il devient une courroie de transmission des ordres du centre pour appliquer les lois révolutionnaires

Explication

La loi du 14 frimaire an II centralise l’application des lois révolutionnaires et fait du district un relais des décisions venues du centre. Le district n’est donc pas transformé par cette loi en assemblée délibérante ou en juridiction militaire.

23. Quelle distinction caractérise le fonctionnaire et l’employé au début de la Révolution ?

Le fonctionnaire est nommé par l’administration, tandis que l’employé exerce une charge élective non rémunérée
Le fonctionnaire travaille dans les ministères, tandis que l’employé appartient aux assemblées locales élues
Le fonctionnaire est rémunéré par les communes, tandis que l’employé est choisi par les électeurs départementaux
Le fonctionnaire exerce une charge élective, tandis que l’employé est nommé et rémunéré par les pouvoirs publics

Le fonctionnaire exerce une charge élective, tandis que l’employé est nommé et rémunéré par les pouvoirs publics

Explication

Au début de la Révolution, le fonctionnaire est associé à une fonction élective valorisée, alors que l’employé est un agent nommé et rémunéré par l’administration. La nomination et la rémunération constituent donc les traits distinctifs de l’employé dans cette opposition.

24. Quel paradoxe caractérise l’évolution administrative de la Révolution en 1790 ?

La lutte contre la bureaucratie d’Ancien Régime s’accompagne d’un développement des emplois administratifs
La défense de la bureaucratie d’Ancien Régime entraîne une réduction des emplois dans les ministères
La suppression des ministères provoque la disparition des agents chargés des affaires publiques
La généralisation des fonctions électives réduit les effectifs du ministère de la Guerre

La lutte contre la bureaucratie d’Ancien Régime s’accompagne d’un développement des emplois administratifs

Explication

Bien qu’elle soit engagée contre la bureaucratie d’Ancien Régime, la Révolution favorise le développement d’une administration plus étoffée, comme le montrent les 600 employés du ministère de la Guerre en 1790. Cette évolution ne correspond donc pas à une réduction des effectifs ministériels.

25. Que permet l’arrêté du 7 frimaire an IV, daté du 28 novembre 1795 ?

Il supprime les traitements administratifs et confie le recrutement aux comités révolutionnaires
Il rétablit les fonctions électives et retire au Directoire le pouvoir de nommer les agents
Il instaure une échelle des traitements et renforce l’intervention du Directoire dans la gestion des agents
Il remplace les administrations ministérielles par douze commissions subordonnées au Comité de salut public

Il instaure une échelle des traitements et renforce l’intervention du Directoire dans la gestion des agents

Explication

L’arrêté instaure une échelle des traitements et permet au Directoire d’intervenir dans le recrutement, la nomination et la révocation des agents. Il ne correspond donc pas au système plus directement soumis aux fluctuations politiques des comités révolutionnaires.

26. Quelle évolution touche l’enseignement du droit entre 1792 et 1806 ?

Il est transféré aux lycées polyvalents qui deviennent les principales écoles juridiques
Il est remplacé par un enseignement militaire dispensé dans chaque département
Il disparaît presque entièrement, à l’exception de quelques cours maintenus au Collège de France
Il se développe dans les écoles de droit afin de former davantage de juristes administratifs

Il disparaît presque entièrement, à l’exception de quelques cours maintenus au Collège de France

Explication

Entre 1792 et 1806, l’enseignement du droit devient presque inexistant, hormis des cours limités au Collège de France. Les écoles de droit ne jouent donc plus le rôle de formation juridique qu’elles avaient sous l’Ancien Régime.

27. Quelle proposition Condorcet formule-t-il en avril 1792 pour former les futurs fonctionnaires ?

Créer cinq écoles spécialisées de science politique et supprimer les établissements d’enseignement général
Rétablir les écoles de droit et réserver leur enseignement aux futurs administrateurs départementaux
Créer douze commissions scolaires placées sous l’autorité du Comité de salut public
Créer des instituts départementaux et neuf grands lycées polyvalents enseignant notamment les sciences morales et politiques

Créer des instituts départementaux et neuf grands lycées polyvalents enseignant notamment les sciences morales et politiques

Explication

Condorcet propose des instituts départementaux destinés à la formation des fonctionnaires ainsi que neuf grands lycées polyvalents, comprenant notamment les sciences morales et politiques. Les cinq écoles spécialisées de science politique relèvent d’un autre projet, associé à l’Abbé Grégoire et au comité de l’instruction publique.

28. Quelle institution devient juge des plaintes des citoyens en vertu de la loi municipale du 14 décembre 1789 ?

Les directoires de district
Le Conseil du roi
Les tribunaux judiciaires
Les directoires départementaux

Les directoires départementaux

Explication

La loi municipale du 14 décembre 1789 confie aux directoires départementaux le jugement des plaintes des citoyens. Les tribunaux ordinaires ne reçoivent pas encore l’ensemble de ce contentieux administratif.

29. Quelle répartition des compétences contentieuses entre les directoires de district et les directoires départementaux correspond à la période révolutionnaire ?

Les districts connaissent les contributions directes en premier ressort et les dommages d’entreprises publiques en dernier ressort, tandis que les départements connaissent les ouvrages publics.
Les districts connaissent les ouvrages publics en premier ressort, tandis que les départements jugent les contributions directes en dernier ressort.
Les districts connaissent les conflits d’attribution, tandis que les départements statuent sur les recours contre les décisions judiciaires.
Les districts jugent les plaintes administratives générales, tandis que les départements connaissent les dommages causés par les entreprises publiques.

Les districts connaissent les contributions directes en premier ressort et les dommages d’entreprises publiques en dernier ressort, tandis que les départements connaissent les ouvrages publics.

Explication

Les directoires de district statuent sur les contributions directes en premier ressort et sur les dommages causés par les entreprises publiques en dernier ressort, alors que les directoires départementaux connaissent le contentieux des ouvrages publics. Les autres répartitions confondent ces compétences avec d’autres fonctions administratives ou juridictionnelles.

30. Quel effet la loi des 16 et 24 août 1790 produit-elle sur les rapports entre tribunaux judiciaires et administration ?

Elle autorise les tribunaux judiciaires à réformer les actes administratifs lorsqu’ils portent atteinte aux particuliers.
Elle interdit aux tribunaux judiciaires d’enjoindre aux administrateurs d’agir ou de censurer leurs actes.
Elle permet aux administrateurs de suspendre les décisions judiciaires concernant les contributions directes.
Elle confie aux tribunaux judiciaires le contrôle des directoires départementaux en matière d’ouvrages publics.

Elle interdit aux tribunaux judiciaires d’enjoindre aux administrateurs d’agir ou de censurer leurs actes.

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790 interdit aux tribunaux judiciaires d’adresser des injonctions aux administrateurs et de censurer leurs actes, ce qui confirme la figure de l’administrateur-juge. Elle ne leur attribue donc pas un pouvoir de contrôle ou de réformation des décisions administratives.

31. Pourquoi la protection des justiciables demeure-t-elle imparfaite face aux décisions des directoires départementaux ?

Parce que les tribunaux judiciaires disposent d’un recours général pour annuler les décisions des directoires départementaux.
Parce que les recours hiérarchiques sont interdits et que les décisions des directoires sont automatiquement définitives.
Parce que les directoires départementaux ne peuvent connaître des litiges relatifs aux ouvrages publics qu’après une décision judiciaire.
Parce qu’aucune voie de recours organisée n’est prévue contre ces décisions, malgré l’existence possible de recours hiérarchiques.

Parce qu’aucune voie de recours organisée n’est prévue contre ces décisions, malgré l’existence possible de recours hiérarchiques.

Explication

La protection est imparfaite en raison de l’absence d’une voie de recours organisée contre les décisions des directoires départementaux, même si des recours hiérarchiques peuvent exister en pratique. Cette situation ne signifie ni que les tribunaux judiciaires disposent d’un recours général, ni que tout recours hiérarchique soit exclu.

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Qu'est-ce que le droit administratif ?

L'ensemble des règles de droit privé et public applicables à l'administration.

Que désigne le droit administratif au sens strict ?

Les règles qui dérogent au droit privé appliqué par les juridictions.

Comment s'est construit le droit administratif ?

Par accumulation d'éléments monarchiques, révolutionnaires, consulaires et impériaux.

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