QCM : Droit civil des personnes (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une loi organise le fonctionnement de l’État et protège l’intérêt général, tandis qu’un contrat règle les obligations entre deux particuliers : quelle distinction ces exemples illustrent-ils ?

La distinction entre droit civil pour l’État et droit pénal pour les particuliers.
La distinction entre droit des affaires pour l’État et droit social pour les particuliers.
La distinction entre droit public pour l’État et droit privé pour les particuliers.
La distinction entre droits subjectifs pour l’État et droit objectif pour les particuliers.

La distinction entre droit public pour l’État et droit privé pour les particuliers.

Explication

La summa divisio oppose le droit public, qui organise l’État et poursuit l’intérêt général, au droit privé, qui régit les rapports entre particuliers dans leur intérêt privé. Le droit civil n’est pas la catégorie qui définit les règles relatives à l’organisation de l’État.

2. Comment l’article 515-14 du Code civil qualifie-t-il les animaux ?

Comme des personnes juridiques disposant de droits et d’obligations comparables à ceux des humains.
Comme des sujets de droit autonomes échappant aux règles applicables aux biens.
Comme des êtres vivants doués de sensibilité soumis au régime des biens sous réserve des lois protectrices.
Comme des biens dépourvus de sensibilité soumis aux règles ordinaires de la propriété.

Comme des êtres vivants doués de sensibilité soumis au régime des biens sous réserve des lois protectrices.

Explication

L’article 515-14 reconnaît aux animaux la qualité d’êtres vivants doués de sensibilité, tout en les soumettant au régime des biens sous réserve des lois qui les protègent. Cette reconnaissance de leur sensibilité ne leur attribue pas la personnalité juridique.

3. Quelle distinction décrit correctement le droit objectif et les droits subjectifs ?

Le droit objectif regroupe les prérogatives individuelles, tandis que les droits subjectifs sont les règles imposées par la société.
Le droit objectif désigne les décisions judiciaires, tandis que les droits subjectifs désignent les sanctions applicables.
Le droit objectif regroupe les règles juridiques, tandis que les droits subjectifs sont les prérogatives accordées aux individus.
Le droit objectif concerne les relations privées, tandis que les droits subjectifs organisent les institutions publiques.

Le droit objectif regroupe les règles juridiques, tandis que les droits subjectifs sont les prérogatives accordées aux individus.

Explication

Le droit objectif correspond à l’ensemble des règles juridiques applicables dans une société, alors que les droits subjectifs sont les prérogatives qu’elles confèrent aux individus. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux notions en attribuant les règles aux droits subjectifs.

4. Qu’est-ce qui caractérise une personne juridique ?

C’est un objet susceptible d’appropriation et soumis aux règles du patrimoine.
C’est un être vivant reconnu comme sensible par le Code civil.
C’est une règle générale destinée à organiser les relations sociales.
C’est un être titulaire de droits et d’obligations participant à l’activité juridique.

C’est un être titulaire de droits et d’obligations participant à l’activité juridique.

Explication

Une personne juridique est titulaire de droits et d’obligations et joue ainsi un rôle dans l’activité juridique. La qualité d’être vivant sensible ne suffit pas à conférer la personnalité juridique, notamment pour les animaux.

5. Que désigne la jurisprudence en droit ?

L’ensemble des lois adoptées par le Parlement pour organiser la société
L’ensemble des décisions de justice rendues dans des situations juridiques données
L’ensemble des contrats conclus entre les particuliers dans la vie civile
L’ensemble des opinions doctrinales formulées par les universitaires en droit

L’ensemble des décisions de justice rendues dans des situations juridiques données

Explication

La jurisprudence correspond aux décisions rendues par les juridictions à propos de situations juridiques données. Les lois constituent des règles générales, tandis que les opinions doctrinales et les contrats n’ont pas cette définition.

6. Selon la règle infans conceptus, à quelles conditions un enfant simplement conçu peut-il être réputé né pour recevoir une succession ou une libéralité ?

Il doit obtenir une personnalité juridique dès sa conception médicalement constatée
Il doit naître vivant et viable après l’ouverture de la succession ou la libéralité
Il doit faire l’objet d’un acte d’enfant sans vie établi par l’officier d’état civil
Il doit être conçu depuis au moins 22 semaines au moment de la libéralité

Il doit naître vivant et viable après l’ouverture de la succession ou la libéralité

Explication

La règle infans conceptus permet de considérer l’enfant conçu comme né lorsque cela sert son intérêt, à condition qu’il naisse ensuite vivant et viable. Le seuil de 22 semaines constitue un repère de viabilité, mais ne suffit pas à lui seul à attribuer la personnalité juridique avant la naissance.

7. Quel est l’effet juridique de la déclaration d’absence prononcée par le tribunal ?

Elle maintient une présomption de vie sans régler la succession
Elle produit les effets du décès de la personne absente
Elle suspend les droits patrimoniaux jusqu’au retour de la personne
Elle constate une disparition dangereuse sans modifier l’état civil

Elle produit les effets du décès de la personne absente

Explication

La déclaration d’absence produit les mêmes effets juridiques que le décès, notamment pour régler la succession et l’état des droits du disparu. La présomption d’absence, en revanche, maintient la personne présumée vivante et correspond à une étape antérieure.

8. À quelle date la Cour de cassation a-t-elle refusé de reconnaître une mention de sexe neutre dans l’état civil français ?

Le 18 novembre 2016
Le 31 janvier 2023
Le 4 mai 2017
Le 25 mars 1992

Le 4 mai 2017

Explication

La Cour de cassation a rendu cette décision le 4 mai 2017, en considérant que l’état civil français repose sur les catégories masculin et féminin. La date du 31 janvier 2023 correspond à une décision ultérieure de la Cour européenne des droits de l’homme concernant cette question.

9. En quoi le nom de famille se distingue-t-il du pseudonyme quant à leur fonction principale ?

Le nom de famille est choisi librement à l’âge adulte, tandis que le pseudonyme est attribué par l’officier d’état civil
Le nom de famille exprime l’appartenance familiale, tandis que le pseudonyme masque l’identité dans une activité choisie
Le nom de famille sert à exercer une activité artistique, tandis que le pseudonyme établit la filiation juridique
Le nom de famille protège une activité religieuse, tandis que le pseudonyme désigne les liens entre parents et enfants

Le nom de famille exprime l’appartenance familiale, tandis que le pseudonyme masque l’identité dans une activité choisie

Explication

Le nom de famille identifie la personne et manifeste son appartenance à un groupe familial, alors que le pseudonyme est adopté pour exercer une activité sous un nom distinct. Le pseudonyme ne détermine donc pas la filiation et n’est pas attribué par l’état civil.

10. Lorsque les parents signalent un désaccord sur le nom de famille de leur enfant auprès de l’officier d’état civil, quelle conséquence juridique s’applique ?

L’enfant reçoit un nom composé déterminé par le juge aux affaires familiales
L’enfant reçoit le nom du parent qui a établi la filiation en premier
L’enfant reçoit les deux noms parentaux dans l’ordre choisi par l’officier
L’enfant reçoit le premier nom de chacun des parents dans l’ordre alphabétique

L’enfant reçoit le premier nom de chacun des parents dans l’ordre alphabétique

Explication

Le désaccord déclaré entraîne l’attribution du premier nom de chacun des parents, classés selon l’ordre alphabétique. Le choix de l’ordre par les parents concerne l’hypothèse où ils s’accordent sur la transmission des noms.

11. Une personne majeure souhaite remplacer son nom actuel par celui de sa mère, sans invoquer de motif particulier : quelle démarche peut-elle effectuer depuis le 1er juillet 2022 ?

Obtenir un décret après enquête sur sa situation familiale
Faire constater par notaire une possession prolongée du nom maternel
Demander une fois en mairie la substitution du nom de sa mère
Saisir le tribunal pour démontrer un intérêt légitime

Demander une fois en mairie la substitution du nom de sa mère

Explication

Depuis le 1er juillet 2022, une personne majeure peut demander une fois dans sa vie à la mairie de porter, par substitution, le nom de sa mère, de son père ou leurs deux noms. La justification d’un intérêt légitime reste normalement requise pour la procédure de changement de nom par décret, mais elle ne conditionne pas cette démarche simplifiée.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Droit civil des personnes.

Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles juridiques applicables dans une société.

Que distingue la summa divisio en droit ?

Le droit public du droit privé.

Qu'est-ce qu'une personne juridique en droit ?

Un être titulaire de droits et d’obligations jouant un rôle juridique.

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