QCM : Droit civil des personnes — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction la summa divisio établit-elle entre les personnes et les choses ?

Les personnes sont des sujets de droit, tandis que les choses sont des objets de droit soumis à un régime juridique.
Les personnes sont des biens appropriables, tandis que les choses désignent les titulaires de droits civils.
Les personnes sont des objets de droit, tandis que les choses sont des sujets de droit dotés d’obligations.
Les personnes et les choses sont deux catégories de sujets de droit soumis aux mêmes règles juridiques.

Les personnes sont des sujets de droit, tandis que les choses sont des objets de droit soumis à un régime juridique.

Explication

La summa divisio oppose les personnes, titulaires de droits et d’obligations, aux choses, qui sont des objets soumis à un régime juridique. Confondre les deux catégories revient à attribuer aux choses la qualité de sujets de droit.

2. Que désigne la personnalité juridique ?

L’aptitude à être titulaire de droits et soumis à des obligations.
La capacité à posséder un patrimoine sans être soumis à des obligations.
La possibilité d’exercer une activité familiale dans le cadre du droit civil.
La faculté de devenir propriétaire d’un bien par une décision administrative.

L’aptitude à être titulaire de droits et soumis à des obligations.

Explication

La personnalité juridique correspond à l’aptitude à avoir des droits et des obligations, ce qui caractérise les personnes. Un bien peut appartenir à une personne, mais il ne possède pas lui-même de personnalité juridique.

3. Dans une relation juridique, comment faut-il qualifier les personnes et les biens ?

Les personnes sont des sujets de droit, tandis que les biens sont des objets de droit au service des personnes.
Les personnes sont des éléments du patrimoine, tandis que les biens exercent les droits qui leur sont attachés.
Les personnes sont des objets de droit, tandis que les biens sont des sujets de droit protégés par la loi.
Les personnes et les biens sont deux catégories de sujets de droit ayant des obligations comparables.

Les personnes sont des sujets de droit, tandis que les biens sont des objets de droit au service des personnes.

Explication

Les personnes participent aux relations juridiques en tant que sujets de droit, alors que les biens constituent des objets mis à leur service. Attribuer aux biens la qualité de sujets de droit inverse cette distinction fondamentale.

4. Quel principe est affirmé par l’article 16 du Code civil ?

La loi garantit principalement la protection des biens afin d’assurer la stabilité des relations patrimoniales.
La loi organise la famille sans établir de principe général concernant le respect de l’être humain.
La loi assure la primauté de la personne, protège sa dignité et respecte l’être humain dès le commencement de sa vie.
La loi réserve la protection de la dignité aux personnes ayant déjà acquis la pleine capacité juridique.

La loi assure la primauté de la personne, protège sa dignité et respecte l’être humain dès le commencement de sa vie.

Explication

L’article 16 affirme la primauté de la personne, interdit les atteintes à sa dignité et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. Limiter cette protection aux personnes pleinement capables ne correspond pas à la portée de ce principe.

5. Lequel de ces ensembles correspond aux cinq livres du Code civil décrits dans cette matière ?

Les personnes ; les contrats ; la responsabilité civile ; la procédure judiciaire ; les dispositions applicables à Mayotte.
Les biens ; le droit pénal ; les sociétés ; les successions ; les dispositions applicables à Mayotte.
Les personnes ; les biens et les modifications de la propriété ; les acquisitions de propriété ; les sûretés ; les dispositions applicables à Mayotte.
La nationalité ; le mariage ; le divorce ; la filiation ; les dispositions applicables à Mayotte.

Les personnes ; les biens et les modifications de la propriété ; les acquisitions de propriété ; les sûretés ; les dispositions applicables à Mayotte.

Explication

Les cinq livres portent sur les personnes, les biens et les modifications de la propriété, les modes d’acquisition de la propriété, les sûretés et les règles applicables à Mayotte. Les autres ensembles mélangent des matières qui ne correspondent pas à cette organisation.

6. Quel est le contenu principal du premier livre du Code civil consacré aux personnes ?

Les règles relatives à la personne comme sujet de droit, notamment ses droits civils, sa nationalité et son état civil.
Les règles relatives aux modifications de la propriété et aux différentes façons d’acquérir un patrimoine.
Les règles relatives aux biens, à leur circulation et aux garanties destinées à protéger les créanciers.
Les règles relatives aux contrats, à la responsabilité et aux sanctions applicables aux engagements privés.

Les règles relatives à la personne comme sujet de droit, notamment ses droits civils, sa nationalité et son état civil.

Explication

Le premier livre rassemble les règles concernant la personne comme sujet de droit, notamment les droits civils, la nationalité, l’état civil, le domicile, l’absence et la protection juridique. Les biens et le patrimoine relèvent principalement d’autres parties du Code civil.

7. Quelles sont les principales sources du droit des personnes ?

La doctrine universitaire, les traditions nationales, les accords familiaux et les règles propres aux entreprises.
Le droit interne, la loi, la Constitution et la jurisprudence, complétés par des sources européennes et internationales.
La coutume familiale, les usages professionnels, les contrats privés et les décisions administratives locales.
Les règlements municipaux, les pratiques sociales, les conventions privées et les décisions des associations.

Le droit interne, la loi, la Constitution et la jurisprudence, complétés par des sources européennes et internationales.

Explication

Le droit des personnes repose principalement sur le droit interne, notamment la loi, la Constitution et la jurisprudence, auxquels s’ajoutent des sources européennes et internationales. Les autres éléments proposés peuvent influencer la réflexion juridique, mais ils ne constituent pas l’énumération principale donnée ici.

8. Que prévoit l’article 515-14 du Code civil concernant les animaux ?

Ils sont des sujets de droit dotés des mêmes droits que les personnes physiques
Ils sont des choses dépourvues de toute protection juridique particulière
Ils sont des personnes juridiques soumises aux règles applicables aux individus
Ils sont des êtres sensibles soumis au régime des biens, sous réserve des lois protectrices

Ils sont des êtres sensibles soumis au régime des biens, sous réserve des lois protectrices

Explication

L’article 515-14 reconnaît aux animaux la qualité d’êtres vivants doués de sensibilité, tout en les maintenant sous le régime des biens avec les protections prévues par la loi. La reconnaissance de leur sensibilité ne leur confère pas la personnalité juridique.

9. Quelle distinction décrit correctement les droits animaliers et les droits des animaux ?

Les droits animaliers attribuent la personnalité juridique aux animaux, tandis que les droits des animaux organisent leur protection
Les droits animaliers concernent les animaux domestiques, tandis que les droits des animaux concernent les animaux sauvages
Les droits animaliers protègent les animaux, tandis que les droits des animaux les considéreraient comme titulaires de droits
Les droits animaliers relèvent du droit pénal, tandis que les droits des animaux relèvent du droit des biens

Les droits animaliers protègent les animaux, tandis que les droits des animaux les considéreraient comme titulaires de droits

Explication

Les droits animaliers désignent les règles qui protègent les animaux, sans leur reconnaître la qualité de sujets de droit. La notion de droits des animaux supposerait au contraire qu’ils soient eux-mêmes titulaires de droits, ce qui n’est pas admis ici.

10. Quelle différence oppose l’embryon in utero à l’embryon in vitro ?

L’embryon in utero est un fœtus viable, tandis que l’embryon in vitro est dépourvu de tout développement humain
L’embryon in utero se développe dans l’utérus, tandis que l’embryon in vitro est conçu et conservé en laboratoire
L’embryon in utero est conservé en laboratoire, tandis que l’embryon in vitro se développe dans l’utérus
L’embryon in utero résulte d’une fécondation artificielle, tandis que l’embryon in vitro résulte d’une grossesse naturelle

L’embryon in utero se développe dans l’utérus, tandis que l’embryon in vitro est conçu et conservé en laboratoire

Explication

L’embryon in utero se trouve dans l’utérus de sa mère, alors que l’embryon in vitro est conçu et conservé en laboratoire, généralement dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation. La distinction repose donc sur le lieu et le contexte de développement.

11. Comment les textes relatifs à l’enfant à naître le désignent-ils généralement sur le plan juridique ?

Comme un sujet de droit autonome disposant d’une personnalité juridique complète
Comme un bien corporel soumis aux règles applicables aux objets patrimoniaux
Comme un être humain ou un enfant, sans lui attribuer explicitement la qualité de personne juridique
Comme une personne juridique dès la conception, avec tous les droits d’un enfant né

Comme un être humain ou un enfant, sans lui attribuer explicitement la qualité de personne juridique

Explication

Les textes parlent généralement de l’enfant à naître comme d’un être humain ou d’un enfant, mais cette formulation ne lui attribue pas explicitement la personnalité juridique. La qualité d’être humain ne se confond donc pas avec celle de personne juridique.

12. Dans quelle situation l’article 725 du Code civil permet-il à une personne conçue de succéder ?

Lorsqu’elle naît viable après avoir été conçue avant l’ouverture de la succession
Lorsqu’elle est conçue après l’ouverture de la succession et naît ensuite viable
Lorsqu’elle est mentionnée dans un testament, même sans avoir été conçue
Lorsqu’elle est née avant l’ouverture de la succession, quelle que soit sa viabilité

Lorsqu’elle naît viable après avoir été conçue avant l’ouverture de la succession

Explication

L’article 725 exige que le successible existe au moment de l’ouverture de la succession ou qu’il ait déjà été conçu et naisse viable. Une conception postérieure à l’ouverture ne remplit pas cette condition.

13. Jusqu’à quel terme l’interruption volontaire de grossesse peut-elle être pratiquée depuis la loi du 2 mars 2022 ?

Jusqu’à quatorze semaines de grossesse
Jusqu’au terme de la grossesse
Jusqu’à vingt semaines de grossesse
Jusqu’à douze semaines de grossesse

Jusqu’à quatorze semaines de grossesse

Explication

Depuis la loi du 2 mars 2022, l’interruption volontaire de grossesse est encadrée par un délai fixé à quatorze semaines de grossesse. Ce délai distingue l’IVG de l’interruption thérapeutique de grossesse, qui obéit à d’autres conditions.

14. Dans quelle situation une interruption thérapeutique de grossesse peut-elle être pratiquée ?

À tout stade si deux médecins attestent un grave péril pour la santé de la femme ou une affection très grave et incurable de l’enfant
Avant quatorze semaines si un médecin constate une difficulté médicale ou sociale affectant la grossesse
Après quatorze semaines lorsqu’un médecin estime que la grossesse présente un risque général pour la famille
À un stade déterminé lorsque la femme demande l’intervention sans justification médicale particulière

À tout stade si deux médecins attestent un grave péril pour la santé de la femme ou une affection très grave et incurable de l’enfant

Explication

L’interruption thérapeutique peut intervenir à tout stade lorsque deux médecins attestent soit un grave péril pour la santé de la femme, soit une forte probabilité d’une affection particulièrement grave et incurable de l’enfant à naître. Le délai de quatorze semaines concerne l’IVG, et non cette interruption fondée sur un motif médical.

15. Quelle position la chambre criminelle de la Cour de cassation a-t-elle adoptée le 30 juin 1999 à propos de la mort d’un fœtus de vingt semaines causée par la faute d’un médecin ?

Elle a retenu l’homicide involontaire en raison de la faute médicale
Elle a refusé de qualifier cette mort d’homicide involontaire
Elle a assimilé le fœtus à une personne née pour appliquer le droit pénal
Elle a écarté toute responsabilité médicale en l’absence de dommage corporel

Elle a refusé de qualifier cette mort d’homicide involontaire

Explication

Le 30 juin 1999, la chambre criminelle a refusé de qualifier d’homicide involontaire la mort d’un fœtus de vingt semaines causée par la faute d’un médecin. Cette solution se distingue du cas où l’enfant naît vivant et viable avant de décéder des séquelles de l’accident.

16. Dans quel cas l’homicide involontaire peut-il être retenu après un accident ayant atteint une grossesse ?

Lorsque la grossesse est interrompue avant la naissance sans qu’un enfant vivant ne soit né
Lorsque le dommage concerne l’embryon conservé en laboratoire avant toute implantation
Lorsque le fœtus meurt avant la naissance, quelle que soit la gravité de la faute
Lorsque l’enfant naît vivant et viable, puis meurt des séquelles de l’accident

Lorsque l’enfant naît vivant et viable, puis meurt des séquelles de l’accident

Explication

L’homicide involontaire peut être retenu lorsque l’enfant naît vivant et viable puis décède des séquelles de l’accident. La qualification est écartée lorsque le fœtus meurt avant sa naissance, car aucune personne née vivante n’est alors victime de l’homicide.

17. À quelles conditions un enfant acquiert-il la personnalité juridique au moment de sa naissance ?

Il doit naître vivant et viable
Il doit être inscrit sur un registre des décès
Il doit recevoir un acte de naissance
Il doit être déclaré à la mairie

Il doit naître vivant et viable

Explication

La personnalité juridique est acquise dès la naissance lorsque l’enfant naît vivant et viable. La déclaration et l’acte de naissance constatent ensuite cette personnalité déjà acquise, tandis qu’un registre des décès concerne une autre situation.

18. Après une naissance vivante et viable, quelle démarche doit être accomplie dans les cinq jours ?

Demander un acte d’enfant sans vie à la mairie
Inscrire l’enfant sur les registres des décès
Faire établir un certificat d’accouchement par un notaire
Déclarer la naissance à la mairie du lieu de naissance

Déclarer la naissance à la mairie du lieu de naissance

Explication

La naissance doit être déclarée au service d’état civil de la mairie du lieu de naissance dans les cinq jours, afin que l’officier établisse l’acte de naissance. L’acte d’enfant sans vie et l’inscription sur les registres des décès ne correspondent pas à une naissance vivante et viable.

19. Dans quelles conditions une donation ou un testament en faveur d’un enfant conçu peut-il produire effet ?

L’enfant doit être déclaré avant la naissance
L’enfant doit naître viable
L’enfant doit être conçu depuis trois mois
L’enfant doit avoir reçu un prénom

L’enfant doit naître viable

Explication

L’article 906 du Code civil autorise l’enfant conçu à recevoir entre vifs ou par testament, mais l’acte ne produit effet que s’il naît viable. La durée de conception présumée et les formalités d’état civil ne constituent pas la condition indiquée pour produire cet effet.

20. Que signifie le principe infans conceptus en droit civil ?

L’enfant conçu acquiert la personnalité juridique dès le début de la grossesse
L’enfant conçu est réputé né dès qu’il est déclaré auprès de l’état civil
L’enfant non conçu peut recevoir un héritage dès la rédaction du testament
L’enfant conçu est réputé né lorsque cela sert son intérêt, s’il naît vivant et viable

L’enfant conçu est réputé né lorsque cela sert son intérêt, s’il naît vivant et viable

Explication

Le principe infans conceptus permet de tenir l’enfant simplement conçu pour né lorsque cette fiction sert son intérêt, à condition qu’il naisse vivant et viable. Il ne lui attribue pas automatiquement la personnalité juridique dès la conception et ne dépend pas d’une déclaration prénatale.

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Que distingue la summa divisio en droit ?

Elle distingue les personnes des choses.

Qu'est-ce que la personnalité juridique ?

C'est l'aptitude à être titulaire de droits et soumis à des obligations.

Quelle différence existe entre personnes et biens ?

Les personnes sont sujets de droit, les biens sont objets de droit.

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