QCM : Droit commun des contrats (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond au contrat au sens de l’article 1101 du Code civil ?

Un accord entre plusieurs personnes visant à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations
Un accord portant sur l’échange de biens contre un prix
Un engagement d’une personne visant à créer des obligations pour une autre
Une décision commune visant à établir des droits sans obligations

Un accord entre plusieurs personnes visant à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations

Explication

Le contrat est un accord entre plusieurs personnes qui peut créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations. La création seule restreint sa portée, l’engagement unilatéral n’est pas un accord entre plusieurs personnes et l’échange de biens contre un prix ne couvre qu’un cas particulier.

2. Deux entreprises négocient un contrat dont elles souhaitent choisir librement le partenaire, le contenu et la forme. Quelle limite doit guider ces choix ?

Ils sont permis dans les limites de la loi et de l’ordre public
Ils exigent un écrit dès que le contenu est librement négocié
Ils imposent de choisir un cocontractant désigné par la loi
Ils sont permis sous réserve de l’accord d’un juge

Ils sont permis dans les limites de la loi et de l’ordre public

Explication

La liberté contractuelle comprend le choix de contracter, du cocontractant, du contenu et de la forme, mais elle s’exerce dans les limites de la loi et de l’ordre public. L’absence de limites méconnaît ces restrictions, tandis que l’accord d’un juge ou un écrit ne constitue pas la règle générale indiquée.

3. Deux parties ont conclu un contrat légalement formé et l’une refuse d’appliquer ses engagements. Quel principe s’impose à elles ?

Les engagements restent facultatifs tant qu’ils ne sont pas exécutés
Chaque partie peut écarter les engagements qui lui déplaisent
Le contrat n’engage les parties qu’après validation judiciaire
Le contrat tient lieu de loi pour les parties qui l’ont conclu

Le contrat tient lieu de loi pour les parties qui l’ont conclu

Explication

En vertu de l’article 1103 du Code civil, les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. La résiliation unilatérale ou le caractère facultatif des engagements contredisent la force obligatoire, et une validation judiciaire n’est pas posée comme condition générale.

4. Lors de la négociation, de la formation et de l’exécution d’un contrat, quelle conduite le Code civil impose-t-il aux parties ?

Agir de bonne foi si les parties l’ont prévu au contrat
Agir de bonne foi seulement après une mise en demeure
Agir de bonne foi à chacune de ces étapes
Agir de bonne foi uniquement lors de l’exécution

Agir de bonne foi à chacune de ces étapes

Explication

L’article 1104 impose la bonne foi lors de la négociation, de la formation et de l’exécution, et cette règle est d’ordre public. La limiter à l’exécution omet les étapes précédentes, tandis qu’en faire une clause facultative ou une obligation déclenchée par mise en demeure méconnaît son caractère impératif.

5. Dans un contrat, le vendeur doit livrer un bien et l’acheteur doit en payer le prix. Comment ce contrat se classe-t-il selon la répartition des obligations ?

Contrat unilatéral
Contrat solennel
Contrat à titre gratuit
Contrat synallagmatique

Contrat synallagmatique

Explication

Un contrat est synallagmatique lorsque les deux parties ont des obligations réciproques, comme le vendeur et l’acheteur dans une vente. Le contrat unilatéral ne fait naître une obligation que pour une partie, le caractère gratuit porte sur l’absence de contrepartie et le caractère solennel sur les formalités.

6. Une plateforme impose des conditions rédigées par elle, que son client peut accepter sans en négocier le contenu. De quel type de contrat s’agit-il ?

Contrat commutatif
Contrat d’adhésion
Contrat de gré à gré
Contrat unilatéral

Contrat d’adhésion

Explication

Dans un contrat d’adhésion, une partie détermine seule le contenu auquel l’autre adhère. Le gré à gré suppose que les parties puissent définir ensemble le contenu, tandis que les catégories unilatéral et commutatif concernent respectivement la répartition des obligations et leur étendue connue.

7. Au moment de conclure un contrat d’assurance, les parties ignorent si un sinistre surviendra et quelle sera l’étendue de la garantie mobilisée. Comment qualifier le contrat selon l’incertitude de ses obligations ?

Contrat commutatif
Contrat solennel
Contrat synallagmatique
Contrat aléatoire

Contrat aléatoire

Explication

Un contrat est aléatoire lorsque l’étendue des obligations dépend d’un événement incertain, comme la survenue et l’ampleur d’un sinistre. Le contrat commutatif présente un contenu connu dès la conclusion, tandis que les notions de contrat synallagmatique et solennel portent sur d’autres critères.

8. Un prêt ne prend juridiquement forme qu’au moment où le prêteur remet la chose à l’emprunteur. Quelle catégorie décrit ce mode de formation ?

Contrat solennel
Contrat réel
Contrat à exécution successive
Contrat consensuel

Contrat réel

Explication

Le contrat réel se forme par la remise d’une chose. Le contrat consensuel n’exige pas de forme particulière et le contrat solennel requiert des formalités; l’exécution successive concerne la durée d’exécution, non le mode de formation.

9. Deux entreprises négocient une vente, mais l’une d’elles décide finalement de ne pas poursuivre les discussions. En l’absence d’abus, quel principe s’applique ?

Chaque partie peut mettre fin aux négociations.
La rupture des négociations engage automatiquement la responsabilité de son auteur.
Chaque partie doit poursuivre les négociations jusqu’à un accord.
La fin des négociations forme le contrat envisagé.

Chaque partie peut mettre fin aux négociations.

Explication

La liberté des négociations permet à chacun de discuter en vue de conclure un contrat ou de mettre fin aux discussions. L’obligation de poursuivre confond négociation et conclusion, tandis que la responsabilité automatique et la formation du contrat ne découlent pas de la seule rupture.

10. Au cours de pourparlers, une entreprise révèle à un tiers des données confidentielles reçues de son partenaire. Quel comportement cette divulgation peut-elle caractériser ?

Un silence sur une information essentielle.
Un abus dans la conduite des négociations.
Un exercice ordinaire de la liberté de négocier.
Une rupture inattendue des pourparlers.

Un abus dans la conduite des négociations.

Explication

La divulgation d’une information confidentielle peut caractériser un abus pendant les négociations. Le silence sur une information essentielle est un comportement distinct, et ni la rupture brutale ni la liberté de négocier ne décrivent la divulgation en cause.

11. Après une rupture abusive de pourparlers, une entreprise réclame les frais causés par la rupture ainsi que le bénéfice qu’elle aurait tiré du contrat non conclu. Quel préjudice peut être réparé au titre de la responsabilité extracontractuelle ?

Aucun préjudice lié aux pourparlers.
Le préjudice causé par la rupture et le bénéfice espéré du contrat.
Le préjudice causé par la rupture abusive.
Le bénéfice espéré du contrat non conclu.

Le préjudice causé par la rupture abusive.

Explication

La responsabilité extracontractuelle peut réparer le préjudice résultant de la rupture abusive, mais pas celui résultant de la non-conclusion du contrat. Le gain espéré relève de cette non-conclusion, tandis qu’écarter tout préjudice méconnaît les conséquences réparables de la rupture.

12. Une personne adresse au public une déclaration exprimant sans équivoque sa volonté de contracter. Comment qualifie-t-on cette déclaration et son auteur ?

Une offre réservée à une personne déterminée.
Une offre faite par un pollicitant.
Une offre faite par son destinataire.
Une acceptation faite par un pollicitant.

Une offre faite par un pollicitant.

Explication

Une offre est une manifestation unilatérale et non équivoque de volonté de contracter ; elle peut être adressée à une personne déterminée ou au public, et son auteur est le pollicitant. L’acceptation est la manifestation de la volonté d’être lié, et le destinataire n’est pas l’auteur de l’offre.

13. Une vendeuse propose un bien à la vente, mais son message ne précise pas le prix. Quelle appréciation convient à cette proposition au regard des conditions de validité de l’offre ?

Elle constitue une acceptation sous réserve du prix.
Elle est suffisamment précise, car le bien est identifié.
Elle manque de précision, car le prix est un élément essentiel.
Elle est ferme et précise dès qu’elle exprime une volonté de vendre.

Elle manque de précision, car le prix est un élément essentiel.

Explication

Une offre doit être ferme et précise et contenir les éléments essentiels du contrat ; pour une vente, il s’agit notamment du bien et du prix. Identifier le bien ne remplace donc pas la précision du prix, et une proposition de vente n’est pas une acceptation.

14. Un fournisseur a fixé au 30 juin la durée de validité de son offre. Le destinataire la reçoit avant cette date, mais le fournisseur la retire le 1er juillet. Quand ce retrait peut-il être effectué valablement ?

Avant le 30 juin, dès que le fournisseur change d’avis.
Dès que l’offre parvient au destinataire.
Après un délai raisonnable, même si le délai fixé court encore.
Après l’expiration du délai fixé, donc à partir du 1er juillet.

Après l’expiration du délai fixé, donc à partir du 1er juillet.

Explication

L’offrant peut retirer son offre après l’expiration du délai de validité qu’il a fixé ; le retrait intervenant le 1er juillet suit ici l’échéance du 30 juin. La réception de l’offre ne suffit pas à autoriser son retrait, et le délai raisonnable intervient notamment lorsqu’aucun délai fixé n’est applicable.

15. Quelle caractéristique définit l’acceptation d’une offre ?

Une volonté non équivoque de modifier les termes de l’offre.
Une volonté de l’offrant de maintenir sa proposition.
La réception de l’offre par son destinataire, sans manifestation de volonté.
Une volonté non équivoque d’être lié aux termes de l’offre, sans réserve.

Une volonté non équivoque d’être lié aux termes de l’offre, sans réserve.

Explication

L’acceptation manifeste sans équivoque la volonté d’être lié par les termes de l’offre et doit être faite sans réserve. Une réponse qui modifie ces termes relève de la contre-proposition, tandis que la volonté de l’offrant et la simple réception ne constituent pas une acceptation.

16. Quelles conditions de fond doivent être réunies pour qu’un contrat soit valide ?

Un consentement éclairé, la capacité de jouissance et un contenu nécessairement écrit
Un consentement libre, la représentation des parties et un contenu conforme à leurs intérêts
Un consentement exprès, la capacité d’exercice et un contenu déterminé par écrit
Un consentement libre et éclairé, la capacité des parties et un contenu licite et certain

Un consentement libre et éclairé, la capacité des parties et un contenu licite et certain

Explication

La validité repose sur un consentement libre et éclairé, la capacité des parties et un contenu licite et certain. La capacité d’exercice seule ne remplace pas l’ensemble de ces conditions, et un écrit n’est pas posé comme exigence générale.

17. Une partie découvre qu’elle a été trompée et affirme qu’elle aurait renoncé au contrat, ou négocié des conditions substantiellement différentes, sans cette tromperie. Quel critère permet de qualifier le vice de déterminant au sens de l’article 1130 du Code civil ?

Le vice a empêché la partie d’exécuter une obligation prévue au contrat
Le vice a conduit la partie à contracter ou à accepter des conditions substantiellement différentes
Le vice a été invoqué par une partie qui n’a pas signé le contrat
Le vice a causé une perte financière chiffrable à la partie trompée

Le vice a conduit la partie à contracter ou à accepter des conditions substantiellement différentes

Explication

Un vice est déterminant si, sans lui, la partie n’aurait pas contracté ou aurait contracté à des conditions substantiellement différentes. L’impossibilité d’exécution et la seule preuve d’une perte financière ne sont pas les critères énoncés.

18. Un acheteur se rend compte, après la vente, qu’un bien valait moins qu’il ne le pensait, sans mensonge ni dissimulation du vendeur. Quel traitement correspond en principe à cette erreur sur la valeur ?

Elle n’est en principe pas retenue comme vice du consentement
Elle est assimilée à un dol même sans manœuvre du vendeur
Elle est retenue dès que l’écart de prix est important
Elle est retenue si l’acheteur regrette les conditions de la vente

Elle n’est en principe pas retenue comme vice du consentement

Explication

L’erreur sur la valeur est en principe écartée, contrairement à une erreur excusable portant sur un élément essentiel, sous réserve de certains cas particuliers. Un simple écart de prix ou un regret ne suffit donc pas à la retenir, et l’absence de manœuvre ne caractérise pas un dol.

19. Avant la signature, un vendeur cache délibérément un défaut déterminant du bien afin de convaincre l’acheteur de conclure. Quelle qualification correspond à ce comportement ?

Une violence morale destinée à obtenir le consentement
Un dol par dissimulation d’un élément déterminant
Une erreur sur la valeur sans intervention du vendeur
Une erreur excusable sur une caractéristique essentielle

Un dol par dissimulation d’un élément déterminant

Explication

Le dol comprend les manœuvres destinées à tromper le cocontractant, notamment la dissimulation d’un élément déterminant. Une erreur spontanée n’est pas une manœuvre, tandis que la violence repose sur une contrainte ou une pression.

20. Un contrat est conclu le 15 mars 2021, et aucun élément n’a été dissimulé. Jusqu’à quand l’action en nullité peut-elle être engagée selon le délai de cinq ans à compter de la conclusion ?

Jusqu’au 15 mars 2027
Jusqu’au 15 mars 2022
Jusqu’au 15 mars 2026
Jusqu’au 15 mars 2025

Jusqu’au 15 mars 2026

Explication

En l’absence de dissimulation, le délai de cinq ans court à compter de la conclusion du contrat : il expire donc le 15 mars 2026. Le point de départ n’est pas la première exécution ni la découverte d’un élément qui n’a pas été dissimulé.

21. Après l’annulation d’un contrat, une partie ne peut matériellement rendre le bien reçu, car celui-ci a été détruit. Quelle conséquence découle de l’effet rétroactif de la nullité ?

Le maintien du bien détruit dans le patrimoine de la partie qui l’a reçu
La conservation du contrat avec une réduction de son prix
L’abandon de toute restitution en raison de la destruction du bien
Une restitution par équivalent pour rétablir la situation antérieure

Une restitution par équivalent pour rétablir la situation antérieure

Explication

La nullité produit un effet rétroactif et vise à remettre les parties dans leur état antérieur ; si la remise en état matérielle est impossible, une restitution par équivalent s’impose. L’impossibilité de rendre le bien n’efface donc pas toute restitution.

22. Un contrat comporte un contenu illicite qui porte gravement atteinte à l’intérêt général. Une association ayant un intérêt à agir demande son annulation. Quelle règle s’applique ?

La nullité relative peut être demandée par le représentant légal d’une partie
La nullité absolue peut être demandée par les seules parties au contrat
La nullité relative peut être demandée par toute personne ayant un intérêt à agir
La nullité absolue peut être demandée par toute personne ayant un intérêt à agir

La nullité absolue peut être demandée par toute personne ayant un intérêt à agir

Explication

La nullité absolue sanctionne une atteinte grave à l’intérêt général, notamment un contenu illicite, et toute personne ayant un intérêt à agir peut la demander. La nullité relative concerne des intérêts particuliers et son action est réservée à la personne concernée ou à son représentant légal.

23. Une personne dont le consentement a été vicié souhaite faire annuler son contrat. Qui peut demander la nullité relative liée à cette atteinte à un intérêt particulier ?

Le cocontractant qui n’a pas subi le vice
La personne concernée ou son représentant légal
Toute autorité chargée de protéger l’intérêt général
Toute personne ayant un intérêt à agir

La personne concernée ou son représentant légal

Explication

Un vice du consentement relève de la nullité relative, qui protège des intérêts particuliers et ne peut être demandée que par la personne concernée ou son représentant légal. L’action ouverte à toute personne ayant un intérêt à agir caractérise la nullité absolue.

24. Quelles sanctions l’article 1217 du Code civil énumère-t-il en cas d’inexécution contractuelle ?

L’exécution forcée, la réduction du prix et la résolution, sans possibilité de suspendre sa propre obligation
Le refus ou la suspension de sa propre obligation, l’exécution forcée, la réduction du prix, la résolution et la réparation
Le refus d’exécuter, la réduction du prix, la résolution et la réparation, sans exécution forcée
La suspension de sa propre obligation, l’exécution forcée, la résolution et la nullité du contrat

Le refus ou la suspension de sa propre obligation, l’exécution forcée, la réduction du prix, la résolution et la réparation

Explication

L’article 1217 prévoit ces cinq voies de sanction, qui couvrent notamment la suspension, l’exécution forcée et la réparation. Les recours limités omettent une sanction prévue, tandis que la nullité ne figure pas dans cette liste.

25. Un créancier demande l’exécution forcée d’une obligation et des dommages et intérêts ; ces demandes sont compatibles. Peut-il les cumuler ?

Oui, mais uniquement si le créancier renonce à toute autre sanction de l’inexécution
Non, les dommages et intérêts remplacent nécessairement l’exécution forcée demandée
Non, l’exécution forcée exclut le cumul avec toute autre sanction contractuelle
Oui, les sanctions compatibles peuvent être cumulées et des dommages et intérêts peuvent s’y ajouter

Oui, les sanctions compatibles peuvent être cumulées et des dommages et intérêts peuvent s’y ajouter

Explication

Les sanctions qui ne sont pas incompatibles peuvent être cumulées, et des dommages et intérêts peuvent toujours s’y ajouter. L’incompatibilité générale et le caractère substitutif des dommages et intérêts sont des confusions avec des limites qui ne sont pas posées par cette règle.

26. Après mise en demeure, un créancier réclame l’exécution en nature d’une obligation réalisable, mais son coût pour le débiteur est manifestement disproportionné à l’intérêt du créancier. Quelle conséquence s’applique ?

L’exécution forcée en nature peut être écartée en raison de la disproportion manifeste
L’exécution forcée en nature peut être écartée parce que l’intérêt du débiteur est inférieur au coût
L’exécution forcée en nature doit être ordonnée dès lors qu’une mise en demeure a été faite
L’exécution forcée en nature est remplacée par une réduction du prix dans chaque cas de disproportion

L’exécution forcée en nature peut être écartée en raison de la disproportion manifeste

Explication

Après mise en demeure, l’exécution forcée peut être demandée, sauf impossibilité ou disproportion manifeste entre le coût pour le débiteur et l’intérêt du créancier. L’idée d’une exécution automatique oublie cette exception, tandis que la réduction du prix n’est pas un remplacement systématique.

27. Quelle proposition décrit la résolution du contrat et ses voies possibles ?

La suspension provisoire du contrat après une inexécution suffisamment grave, par clause, notification ou décision de justice
La réduction du prix après une inexécution suffisamment grave, décidée par clause, notification ou jugement
La disparition du contrat après toute inexécution, prononcée uniquement par une décision de justice
La disparition du contrat après une inexécution suffisamment grave, par clause, notification du créancier ou décision de justice

La disparition du contrat après une inexécution suffisamment grave, par clause, notification du créancier ou décision de justice

Explication

La résolution met fin au contrat en réaction à une inexécution suffisamment grave et peut découler d’une clause résolutoire, d’une notification du créancier ou d’une décision de justice. La suspension est une conséquence distincte, et la résolution n’exige pas toujours un jugement.

28. Un débiteur ne peut exécuter son obligation à cause d’un événement hors de son contrôle, imprévisible lors de la conclusion et dont les effets ne pouvaient être évités par des mesures appropriées. Quelle qualification correspond à ces faits ?

Un cas de force majeure empêchant l’exécution de l’obligation
Un cas de force majeure dès lors que l’événement échappe au contrôle du débiteur
Une inexécution temporaire qui ne relève pas de la force majeure faute de décision judiciaire
Une inexécution imputable au débiteur dès lors que l’exécution est devenue plus coûteuse

Un cas de force majeure empêchant l’exécution de l’obligation

Explication

La force majeure suppose un événement hors du contrôle du débiteur, imprévisible lors de la conclusion, dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées et qui empêche l’exécution. L’absence de contrôle ou une simple hausse du coût ne suffit pas à caractériser l’ensemble de ces critères.

29. Un événement répond aux critères de la force majeure et empêche temporairement l’exécution d’une obligation. Le retard qui en résulte ne justifie pas la résolution du contrat. Que devient l’obligation ?

Le contrat est résolu par notification du créancier en raison de tout retard
Son exécution est suspendue pendant l’empêchement
L’obligation doit être exécutée malgré l’empêchement temporaire
Le contrat est résolu de plein droit et les parties sont libérées

Son exécution est suspendue pendant l’empêchement

Explication

Un empêchement de force majeure temporaire suspend l’exécution, à moins que le retard ne justifie la résolution. La résolution de plein droit et la libération des parties correspondent à l’empêchement définitif, non à la situation décrite.

30. Un cas de force majeure empêche définitivement le débiteur d’exécuter son obligation. Quelle conséquence prévoit le Code civil ?

Le contrat est résolu seulement si le créancier adresse une notification au débiteur
L’exécution est suspendue jusqu’à la disparition de l’empêchement
Le contrat est résolu de plein droit et les parties sont libérées dans les conditions légales
Le débiteur reste tenu d’exécuter l’obligation après la fin de l’empêchement définitif

Le contrat est résolu de plein droit et les parties sont libérées dans les conditions légales

Explication

Lorsque l’empêchement dû à la force majeure est définitif, le contrat est résolu de plein droit et les parties sont libérées selon les conditions prévues par le Code civil. La suspension concerne l’empêchement temporaire, tandis que la résolution de plein droit n’exige pas la notification décrite dans un distracteur.

31. Un débiteur n’a pas exécuté une obligation qui peut encore l’être. Avant de réclamer des dommages et intérêts, quelle démarche le créancier doit-il accomplir ?

Établir que l’inexécution est devenue définitive
Lui réclamer immédiatement une indemnisation chiffrée
Le mettre en demeure de s’exécuter dans un délai raisonnable
Lui accorder un délai sans le mettre en demeure

Le mettre en demeure de s’exécuter dans un délai raisonnable

Explication

Pour une inexécution qui n’est pas définitive, l’article 1231 exige une mise en demeure préalable laissant au débiteur un délai raisonnable. Une demande immédiate d’indemnisation omet cette formalité, un délai sans mise en demeure ne la remplace pas et l’inexécution définitive relève de l’exception prévue par la règle.

32. Quel est l’objectif de l’action en responsabilité contractuelle engagée par un créancier après l’inexécution ou la mauvaise exécution du contrat ?

Contraindre le débiteur à exécuter matériellement son obligation
Obtenir des dommages et intérêts réparant le préjudice subi
Faire constater l’inexécution sans demander réparation
Faire annuler le contrat en raison du manquement constaté

Obtenir des dommages et intérêts réparant le préjudice subi

Explication

Cette action vise à obtenir une réparation financière du préjudice causé par l’inexécution ou la mauvaise exécution du contrat. La contrainte à exécuter, l’annulation du contrat et la simple constatation du manquement ne correspondent pas à cet objectif.

33. Un manquement contractuel cause à la fois une détérioration d’un bien, une blessure et une souffrance psychologique. Quelles catégories de préjudices peuvent être réparables ?

Les préjudices corporel et moral, sans préjudice matériel
Les préjudices matériel et financier, sans préjudice moral
Les préjudices matériel, corporel et moral
Les préjudices matériel et corporel, sans préjudice moral

Les préjudices matériel, corporel et moral

Explication

Les préjudices réparables peuvent être corporels, matériels ou moraux : les trois catégories décrivent ici les conséquences du manquement. Assimiler le préjudice moral à une perte financière ou écarter l’une des autres catégories restreint à tort cette classification.

34. Dans un contrat de vente, le vendeur ne livre pas les biens et cette inexécution est suffisamment grave. Quelle mesure l’acheteur peut-il prendre au titre de l’exception d’inexécution ?

Suspendre le paiement de sa propre obligation
Suspendre une obligation dans un contrat unilatéral
Mettre fin définitivement au contrat
Payer le prix après une mise en demeure préalable

Suspendre le paiement de sa propre obligation

Explication

L’exception d’inexécution permet à une partie de suspendre sa propre obligation en réponse à l’inexécution suffisamment grave de l’autre partie, dans un contrat synallagmatique. La résolution met fin au contrat, le contrat unilatéral ne comporte pas d’obligations réciproques, et l’avertissement rapide n’est pas une condition de cette règle.

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Selon l’article 1101 du Code civil, qu’est-ce qu’un contrat ?

Un accord visant à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.

Quelles libertés l’article 1102 du Code civil garantit-il en matière contractuelle ?

La liberté de contracter ou non, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat, dans les limites de la loi et de l’ordre public.

Quelle force l’article 1103 du Code civil confère-t-il aux contrats légalement formés ?

Ils tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.

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