QCM : Nom, prénom et domicile (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise conteste une décision administrative prise dans le cadre de prérogatives de puissance publique. Quelle branche du droit régit principalement ce rapport ?

Le droit privé
Le droit public
Le droit des personnes
Le droit commercial

Le droit public

Explication

Le droit public régit les rapports impliquant la puissance publique, tandis que le droit privé concerne principalement les relations entre particuliers. Le droit privé est retenu à tort quand on ignore les prérogatives publiques ; l’organisation de l’État ne décrit pas ici un rapport privé ; le droit des personnes et le droit commercial sont des branches du droit privé.

2. Quelle qualité le droit reconnaît-il à une personne lorsqu’elle peut être titulaire de droits et d’obligations ?

La capacité d’exercice
L’état civil
La personnalité physique
La personnalité juridique

La personnalité juridique

Explication

La personnalité juridique est la qualité de sujet de droits et d’obligations reconnue par le droit. La capacité d’exercice concerne l’exercice des droits, l’état civil identifie la personne, et la personnalité physique ne désigne pas cette qualité juridique.

3. Un enfant naît vivant, mais ses organes ne sont pas suffisamment développés pour lui permettre de survivre. Acquiert-il en principe la personnalité juridique ?

Oui, dès que l’officier d’état civil enregistre la naissance
Non, car la déclaration doit précéder l’accouchement
Oui, car une naissance vivante suffit à elle seule
Non, car la naissance doit être à la fois vivante et viable

Non, car la naissance doit être à la fois vivante et viable

Explication

En principe, l’acquisition de la personnalité juridique exige que l’enfant naisse vivant et viable : la naissance vivante ne suffit donc pas dans cette situation. La déclaration à l’état civil constate la naissance, mais ne remplace pas les conditions de naissance vivante et viable.

4. Au moment de la déclaration de naissance, le sexe d’un enfant ne peut être déterminé. Quelle démarche peut être autorisée et dans quel délai l’inscription ultérieure doit-elle intervenir ?

Le procureur peut autoriser l’omission, puis l’inscription intervient dans les trois mois au plus
Le procureur peut autoriser l’omission, puis l’inscription intervient dans les six mois au plus
L’officier d’état civil peut omettre le sexe, puis l’inscription intervient dans les cinq jours au plus
Le maire peut autoriser l’omission, puis l’inscription intervient dans les cinq jours au plus

Le procureur peut autoriser l’omission, puis l’inscription intervient dans les trois mois au plus

Explication

Si le sexe ne peut être déterminé au jour de la déclaration, le procureur de la République peut autoriser l’officier d’état civil à ne pas l’inscrire ; l’inscription ultérieure doit être faite dans un délai maximal de trois mois. Le maire n’est pas l’autorité d’autorisation, les cinq jours concernent la déclaration de naissance, et six mois dépasse le délai prévu.

5. Que désigne le respect dû au corps humain après la mort ?

La soumission des funérailles aux seules volontés exprimées oralement par le défunt
Le maintien des droits patrimoniaux du défunt sur ses restes et ses cendres
L’obligation de traiter les restes et les cendres avec respect, dignité et décence
La liberté pour la famille de disposer des restes sans tenir compte de règles particulières

L’obligation de traiter les restes et les cendres avec respect, dignité et décence

Explication

Le respect dû au corps humain se poursuit après la mort et impose que les restes, y compris les cendres, soient traités avec respect, dignité et décence. La famille ne dispose donc pas d’une liberté sans limites pour traiter les restes du défunt.

6. Après combien d’années sans nouvelles, en l’absence de présomption d’absence préalablement constatée, un jugement déclaratif d’absence peut-il être demandé ?

Après plus de vingt ans sans nouvelles.
Après dix ans sans nouvelles.
Après quinze ans sans nouvelles.
Après cinq ans sans nouvelles.

Après plus de vingt ans sans nouvelles.

Explication

En l’absence de constatation préalable de la présomption d’absence, le jugement déclaratif d’absence peut être prononcé après plus de vingt ans sans nouvelles. Le délai de dix ans s’applique lorsque la présomption d’absence a déjà été constatée.

7. Quelle est la fonction principale du nom dans l’individualisation juridique d’une personne ?

Attester sa nationalité afin de déterminer les règles applicables à son état civil
La rattacher à un domicile déterminé pour fixer le lieu d’exercice de ses droits civils
La désigner dans la vie sociale et juridique afin de permettre l’exercice de ses droits et l’accomplissement de ses devoirs
Établir sa filiation en désignant les membres de sa famille dans les actes d’état civil

La désigner dans la vie sociale et juridique afin de permettre l’exercice de ses droits et l’accomplissement de ses devoirs

Explication

Le nom sert à désigner une personne dans la vie sociale et juridique, ce qui facilite l’exercice de ses droits et l’accomplissement de ses devoirs. Le domicile la situe juridiquement dans l’espace, mais ne remplit pas la fonction propre de désignation attribuée au nom.

8. À partir de quelle date la réforme du nom de famille issue de la loi du 4 mars 2002 est-elle entrée en vigueur ?

Le 4 mars 2005
Le 1er janvier 2002
Le 1er janvier 2005
Le 4 mars 2002

Le 1er janvier 2005

Explication

La réforme, adoptée par la loi du 4 mars 2002, est entrée en vigueur le 1er janvier 2005 après un report. Le 4 mars 2002 correspond à la date de la loi, et non à celle de son entrée en vigueur.

9. En matière de nom, quelle différence distingue l’adoption plénière de l’adoption simple ?

L’adoption plénière ajoute le nom de l’adoptant, tandis que l’adoption simple confère uniquement le nom de l’adoptant.
L’adoption plénière et l’adoption simple ajoutent toutes deux le nom de l’adoptant au nom de naissance.
L’adoption plénière conserve le nom de naissance, tandis que l’adoption simple remplace ce nom par celui de l’adoptant.
L’adoption plénière confère le nom de l’adoptant, tandis que l’adoption simple ajoute ce nom à celui de l’adopté.

L’adoption plénière confère le nom de l’adoptant, tandis que l’adoption simple ajoute ce nom à celui de l’adopté.

Explication

En adoption plénière, l’enfant reçoit le nom de l’adoptant ; en adoption simple, le nom de l’adoptant est ajouté à celui de l’adopté. L’adoption simple ne remplace donc pas par principe le nom de naissance par celui de l’adoptant.

10. Après un divorce, dans quelle situation un époux peut-il conserver l’usage du nom de son ancien conjoint ?

En justifiant d’une longue durée de mariage auprès du maire
En conservant le nom dans ses documents d’identité avant le divorce
Avec l’accord des enfants communs ou l’autorisation de l’officier d’état civil
Avec l’accord de l’ancien conjoint ou l’autorisation du juge

Avec l’accord de l’ancien conjoint ou l’autorisation du juge

Explication

Le divorce met en principe fin au droit d’usage du nom de l’autre époux, mais cet usage peut être maintenu avec son accord ou par autorisation du juge. La présence d’enfants communs peut justifier une demande au juge, mais ne suffit pas à elle seule à maintenir ce droit.

11. Un majeur souhaite porter le nom du parent qu’il ne porte pas, sans modifier son nom de famille à l’état civil. Quelle démarche peut-il effectuer ?

Demander au garde des Sceaux un changement pour intérêt légitime et obtenir un décret.
Demander au tribunal le relèvement du nom de ce parent, même s’il n’est pas mort au combat.
Faire modifier son acte de naissance par l’officier d’état civil sans recourir au nom d’usage.
Ajouter ou substituer ce nom à titre d’usage, conformément à l’article 311-24-2 du Code civil.

Ajouter ou substituer ce nom à titre d’usage, conformément à l’article 311-24-2 du Code civil.

Explication

Un majeur peut ajouter ou substituer à titre d’usage le nom du parent qu’il ne porte pas, sans changer son nom de famille officiel. La procédure fondée sur l’intérêt légitime concerne un changement de nom et relève d’une demande instruite par le garde des Sceaux, tandis que le relèvement vise le nom d’un membre de la famille mort au combat sans descendance.

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À qui le droit public et le droit privé appliquent-ils principalement leurs règles ?

Le droit public régit l’État, la puissance publique et les particuliers ; le droit privé régit les rapports entre particuliers et certaines relations avec l’administration.

Quel est le statut juridique de l’animal selon l’article 515-14 du Code civil ?

L’animal est un être vivant doué de sensibilité, soumis au régime des biens sans personnalité juridique.

À quelle condition un être humain acquiert-il en principe la personnalité juridique en droit français ?

Il doit naître vivant et viable.

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