QCM : Ruptures du contrat et retraite (68 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de domaines le droit social recouvre-t-il ?

Le droit du travail et le seul droit de la sécurité sociale
Le droit de la protection sociale et le droit public
Le droit du travail et le droit de la fonction publique
Le droit du travail et le droit de la protection sociale

Le droit du travail et le droit de la protection sociale

Explication

Le droit social comprend à la fois le droit du travail et le droit de la protection sociale. Le droit du travail seul réduit la portée de la notion, la sécurité sociale n’est qu’une composante de la protection sociale, et le droit public ou celui de la fonction publique ne remplace pas l’un de ses deux domaines.

2. Dans une entreprise, un salarié conteste son licenciement tandis qu’un syndicat prépare une négociation collective. Comment classer ces deux questions ?

Licenciement collectif et négociation individuelle
Deux questions de relations collectives
Deux questions de relations individuelles
Licenciement individuel et négociation collective

Licenciement individuel et négociation collective

Explication

Le licenciement relève des relations individuelles, alors que la négociation collective appartient aux relations collectives. Classer le licenciement comme collectif confond la situation du salarié avec les rapports collectifs, et classer la négociation comme individuelle méconnaît son caractère collectif.

3. Une personne subit une perte de revenus liée à une maladie et bénéficie d’un mécanisme de solidarité publique ou privée. De quel domaine relève ce mécanisme ?

Du droit des relations individuelles
De la protection sociale
Du droit des relations collectives
Du droit de la négociation collective

De la protection sociale

Explication

La protection sociale regroupe les mécanismes de solidarité, publics ou privés, qui aident à faire face aux conséquences financières des risques sociaux, dont la maladie. Le droit du travail porte sur les relations de travail, tandis que le chômage n’est qu’un risque social parmi d’autres.

4. Quels sont les deux piliers sur lesquels repose la protection sociale en France ?

L’assurance chômage et la protection sociale complémentaire
La sécurité sociale et la protection sociale complémentaire
La sécurité sociale et le droit du travail
La retraite facultative et la couverture santé supplémentaire

La sécurité sociale et la protection sociale complémentaire

Explication

La protection sociale française repose sur la sécurité sociale et la protection sociale complémentaire organisée dans les entreprises ou groupes d’entreprises. L’assurance chômage s’inscrit dans l’organisation de la sécurité sociale, tandis que les régimes facultatifs sont des éléments de la protection complémentaire, et non un pilier distinct.

5. Quel ensemble de garanties le bloc de constitutionnalité apporte-t-il notamment au salarié ?

La liberté syndicale, le droit à la retraite complémentaire et le droit au licenciement
La vie privée, le droit au salaire, aux congés payés et à la négociation collective
La vie privée, les libertés individuelles, le droit au travail, à la sécurité sociale et de grève
Le droit au travail, le droit au chômage, le droit de réunion et le recours individuel européen

La vie privée, les libertés individuelles, le droit au travail, à la sécurité sociale et de grève

Explication

Le bloc de constitutionnalité protège notamment la vie privée et les libertés individuelles du salarié et garantit le droit au travail, à la sécurité sociale et de grève. Le salaire et les congés relèvent des relations de travail, et le recours individuel européen ne constitue pas une garantie de ce bloc.

6. Le gouvernement veut intervenir dans un domaine relevant de la loi et précise qu’il a reçu une autorisation à cette fin. Quel type d’acte prend-il ?

Une ordonnance
Une circulaire
Une loi
Un décret

Une ordonnance

Explication

Une ordonnance est prise par le gouvernement pour intervenir dans un domaine législatif après autorisation. Un décret précise la loi sans cette autorisation, une circulaire informe les services administratifs et une loi est votée par le Parlement.

7. Une administration diffuse une circulaire destinée à expliquer une loi à ses services, mais y ajoute une règle nouvelle. Quelle est la limite juridique de cette circulaire ?

Elle peut modifier la loi après autorisation du gouvernement
Elle peut expliquer la loi, mais ne peut pas la compléter par une règle nouvelle
Elle peut compléter la loi si ses destinataires sont des services administratifs
Elle s’impose aux juges dès lors qu’elle interprète la loi

Elle peut expliquer la loi, mais ne peut pas la compléter par une règle nouvelle

Explication

Une circulaire relève de la doctrine administrative : elle informe les services et explique le texte, sans pouvoir y ajouter de règle ni s’imposer aux juges. L’idée qu’elle puisse créer une règle la confond avec une norme réglementaire, tandis que l’ordonnance relève d’un autre mécanisme.

8. Une organisation syndicale souhaite faire examiner une réclamation collective fondée sur des droits économiques et sociaux européens. Quel instrument correspond à cette démarche ?

La Convention européenne des droits de l’homme, avec recours collectif devant une juridiction nationale
La Charte sociale européenne révisée, avec recours individuel devant une juridiction
La Convention européenne des droits de l’homme, avec examen par le Comité européen des droits sociaux
La Charte sociale européenne révisée, avec examen par le Comité européen des droits sociaux

La Charte sociale européenne révisée, avec examen par le Comité européen des droits sociaux

Explication

La Charte sociale européenne révisée permet des réclamations collectives d’organisations syndicales ou non gouvernementales, examinées par le Comité européen des droits sociaux. La Convention européenne des droits de l’homme est directement invocable devant les juridictions françaises, tandis que la Charte ne prévoit pas de recours individuel devant une juridiction.

9. Une convention collective et une loi s’appliquent à une salariée, mais prévoient des avantages contradictoires. La convention améliore la protection prévue par la loi. Quel principe permet de retenir cette disposition conventionnelle plus avantageuse ?

La primauté hiérarchique
Le principe de faveur
La règle d’ordre public
L’application directe

Le principe de faveur

Explication

Le principe de faveur permet à une norme inférieure d’améliorer une norme supérieure ; la primauté hiérarchique donne priorité à la norme supérieure, l’ordre public désigne des règles qui s’imposent et l’application directe concerne certaines normes européennes.

10. Un traité bilatéral a été régulièrement ratifié et publié, mais l’autre partie ne l’applique pas. Quelle condition prévue par l’article 55 fait obstacle à sa supériorité sur la loi dans cette situation ?

L’autre partie n’applique pas le traité
Le traité n’a pas été adopté par le Parlement
Le traité ne concerne pas directement les salariés
Le traité n’a pas été publié

L’autre partie n’applique pas le traité

Explication

Pour un traité bilatéral, l’article 55 subordonne sa supériorité sur les lois à son application par l’autre partie. La publication est ici acquise, tandis que l’adoption parlementaire et le lien direct avec les salariés ne sont pas les conditions citées.

11. Une entreprise doit déterminer si une directive européenne peut s’appliquer dans le droit national avant sa transposition. Quelle distinction doit-elle retenir entre les types de normes de l’Union européenne ?

Le traité et le règlement sont directs, la directive est en principe transposée
Le traité et la directive sont directs, le règlement est transposé
La directive est directe, le règlement est transposé
Le traité est transposé, la directive est directe

Le traité et le règlement sont directs, la directive est en principe transposée

Explication

Les traités et les règlements de l’Union sont d’application directe, alors que les directives nécessitent en principe une transposition en droit national. La confusion entre directive et règlement inverse leur régime respectif.

12. Un employeur et un salarié concluent une clause qui contredit une règle impérative du droit du travail. Quelle règle gouverne leur relation ?

La clause individuelle prime pour les deux parties
La règle s’impose à l’employeur, mais pas au salarié
La règle s’impose à l’employeur comme au salarié
La règle s’impose au salarié, mais pas à l’employeur

La règle s’impose à l’employeur comme au salarié

Explication

Les règles de droit du travail sont d’ordre public et s’imposent aussi bien aux salariés qu’aux employeurs ; la clause individuelle ne peut donc pas les écarter. Les réponses qui limitent cette obligation à une seule partie méconnaissent son champ d’application.

13. En vérifiant les références d’un texte, une salariée relève les articles L. 1200-1 et R. 1200-2. Quel classement doit-elle appliquer ?

L. et R. sont dans la partie législative
L. est législatif et R. est réglementaire
L. est réglementaire et R. est législatif
L. et R. sont dans la partie réglementaire

L. est législatif et R. est réglementaire

Explication

Les articles en L. relèvent de la partie législative, tandis que les articles en R. ou D. relèvent de la partie réglementaire. Inverser ces catégories ou attribuer les deux références à une même partie constitue une erreur de classement.

14. Une salariée cherche à consulter les textes conventionnels applicables sur son lieu de travail. Quelle mesure l’employeur doit-il prendre ?

Tenir un exemplaire à disposition et afficher l’intitulé
Remettre un exemplaire individuel et afficher l’intitulé
Publier un exemplaire sur l’intranet sans affichage
Tenir un exemplaire à disposition sans afficher l’intitulé

Tenir un exemplaire à disposition et afficher l’intitulé

Explication

L’employeur doit tenir un exemplaire des textes applicables à la disposition des salariés sur le lieu de travail et afficher leur intitulé dans les espaces de communication du personnel. La remise individuelle ou la publication sur l’intranet ne remplace pas cette obligation.

15. Une salariée consulte son bulletin de paie pour identifier la convention collective de branche applicable à son emploi. Quelle information doit-elle y trouver ?

Les références des articles législatifs applicables
La notice des textes remise lors de l’embauche
L’intitulé de la convention collective de branche
L’intitulé de l’accord collectif d’entreprise

L’intitulé de la convention collective de branche

Explication

L’intitulé de la convention collective de branche applicable doit figurer sur le bulletin de paie. La notice d’information, un accord d’entreprise ou des références législatives ne correspondent pas à cette mention obligatoire.

16. Lors d’un entretien, un recruteur demande à une candidate des renseignements sur ses compétences et qualifications, ainsi que des détails personnels sans rapport avec le poste. Quelle règle doit encadrer ces demandes ?

Les demandes peuvent porter sur toute information que le recruteur estime pertinente
Les demandes doivent servir à apprécier les compétences, qualifications et aptitudes liées à l’emploi
Les demandes doivent être identiques pour tous les candidats, même sans lien avec l’emploi
Les demandes doivent porter sur les compétences et les qualifications, sans évaluer les aptitudes

Les demandes doivent servir à apprécier les compétences, qualifications et aptitudes liées à l’emploi

Explication

Les informations demandées doivent servir à apprécier les compétences, les qualifications et les aptitudes professionnelles, et présenter un lien direct avec l’emploi proposé. Le fait de poser une question à tous les candidats ne rend pas pertinente une demande sans lien avec le poste.

17. Une entreprise et une candidate conviennent par téléphone de la fonction et de la rémunération, sans signer de document. Quel principe permet de considérer qu’un contrat peut être formé ainsi ?

Le consensualisme, fondé sur le seul consentement des parties
La subordination, fondée sur le début du travail convenu
Le formalisme écrit, fondé sur la signature des parties
La déclaration préalable, fondée sur l’enregistrement de l’embauche

Le consensualisme, fondé sur le seul consentement des parties

Explication

Le consensualisme signifie que le seul consentement des parties peut former le contrat, quelle que soit la forme utilisée, y compris par téléphone. L’exigence d’un écrit concerne certaines formes de contrat, tandis que la subordination et la déclaration préalable relèvent d’autres aspects de la relation de travail.

18. En préparant un contrat écrit, un employeur indique l’identité des parties, la fonction, le lieu de travail et la rémunération. Quel autre élément fait partie des mentions à prévoir ?

Les délais de préavis en cas de rupture du contrat
Les conditions de logement du salarié dans tous les cas
Les résultats des tests réalisés pendant le recrutement
La date de transmission de la déclaration préalable d’embauche

Les délais de préavis en cas de rupture du contrat

Explication

Les délais de préavis en cas de rupture font partie des éléments que le contrat écrit doit notamment mentionner. La déclaration préalable et les tests relèvent d’autres démarches, et le logement n’est pas une mention systématique du contrat.

19. Une entreprise propose un CDI à temps partiel sans contrat écrit. Quelle analyse décrit correctement la fonction de l’écrit dans cette situation ?

Il sert de preuve à l’employeur, mais n’est pas requis pour que ce CDI à temps partiel vaille comme tel
Il informe le salarié, mais seul un CDD doit être écrit pour valoir comme tel
Il informe et sert de preuve au salarié, et il est requis pour que ce CDI à temps partiel vaille comme tel
Il établit la rémunération, mais sa forme écrite n’a pas d’effet sur ce CDI à temps partiel

Il informe et sert de preuve au salarié, et il est requis pour que ce CDI à temps partiel vaille comme tel

Explication

L’écrit informe le salarié et lui sert de preuve ; il est aussi obligatoire pour qu’un CDI à temps partiel vaille comme tel. L’idée que le CDI à temps plein n’exige pas nécessairement d’écrit ne s’étend pas au CDI à temps partiel.

20. Une entreprise fixe unilatéralement les horaires et les consignes d’un prestataire, vérifie le travail réalisé et peut le sanctionner. Quel indice caractérise le lien de subordination dans cette situation ?

Les ordres, le contrôle et la possibilité de sanction de l’employeur
Le paiement d’une rémunération, quel que soit le mode de versement
Le remboursement des frais engagés pour réaliser la prestation
L’exécution d’une mission rémunérée sans consignes ni contrôle

Les ordres, le contrôle et la possibilité de sanction de l’employeur

Explication

Les ordres, les directives, le contrôle et la possibilité de sanction sont des manifestations du lien de subordination. Le paiement peut être un élément du contrat de travail, mais ne suffit pas à caractériser ce lien ; le remboursement de frais n’est pas une rémunération.

21. Une entreprise s’apprête à faire travailler un nouveau salarié. Quelle démarche préalable doit-elle accomplir pour ce recours à un salarié ?

Demander une autorisation de travail à la Direccte pour chaque salarié recruté
Adhérer à un service de santé au travail avant toute déclaration d’embauche
Effectuer une déclaration préalable à l’embauche, en ligne ou avec le formulaire Cerfa indiqué
Demander l’immatriculation du salarié à la caisse d’assurance maladie à sa place

Effectuer une déclaration préalable à l’embauche, en ligne ou avec le formulaire Cerfa indiqué

Explication

Tout recours à un salarié doit faire l’objet d’une déclaration préalable à l’embauche, en ligne ou au moyen du formulaire Cerfa n° 10563*05. L’autorisation de travail concerne les travailleurs non européens soumis à cette obligation, tandis que les autres démarches ne remplacent pas la déclaration.

22. Lorsqu’elle examine une demande d’autorisation de travail pour un salarié étranger soumis à cette autorisation, l’administration évalue plusieurs éléments. Lequel fait partie de cet examen ?

La date de signature du contrat par les membres de la famille du candidat
La situation de l’emploi dans la profession et le bassin d’emploi
Le choix du service de santé au travail par le salarié étranger
La garantie que le candidat restera durablement dans l’entreprise

La situation de l’emploi dans la profession et le bassin d’emploi

Explication

L’administration examine notamment la situation de l’emploi dans la profession et le bassin d’emploi, ainsi que les qualifications, les conditions de travail et la rémunération. La signature par la famille, le choix du service de santé et une garantie de maintien ne font pas partie des critères énoncés.

23. Une demande complète d’autorisation de travail reste sans réponse deux mois après son dépôt. Quelle conséquence s’applique normalement au terme de ce délai ?

La demande est automatiquement prolongée pour deux mois supplémentaires
Le silence de l’administration vaut acceptation de la demande
L’employeur peut considérer l’autorisation comme délivrée provisoirement
Le silence de l’administration vaut refus de la demande

Le silence de l’administration vaut refus de la demande

Explication

La décision intervient normalement dans un délai maximal de deux mois pour une demande complète, et le silence au terme de ce délai vaut refus. Assimiler le silence à une acceptation inverse donc la règle applicable.

24. Une personne déclarée comme travailleur indépendant réalise des prestations pour une entreprise, mais celle-ci fixe ses conditions de travail et exerce sur elle une subordination juridique permanente. Quelle conclusion s’impose quant à la présomption de non-salariat ?

La présomption demeure irréfragable malgré le lien de subordination établi
La présomption peut être renversée par l’établissement du lien de subordination
La présomption devient définitive dès que la personne est immatriculée
La présomption ne peut être discutée qu’en l’absence de rémunération

La présomption peut être renversée par l’établissement du lien de subordination

Explication

La présomption de non-salariat est simple : elle peut être renversée si un lien de subordination juridique permanente est établi. La considérer comme irréfragable ou définitive du seul fait de l’immatriculation méconnaît cette possibilité.

25. Un salarié effectue 9 heures de travail effectif et 2 heures supplémentaires au cours d’une journée. En l’absence de dérogation, quelle limite est dépassée ?

Le plafond de 10 heures de travail effectif par jour
La durée légale de 35 heures par semaine
La moyenne maximale de 44 heures sur douze semaines
Le plafond de 48 heures de travail effectif par semaine

Le plafond de 10 heures de travail effectif par jour

Explication

Les heures supplémentaires sont comprises dans le décompte du travail effectif, qui ne peut dépasser 10 heures par jour sauf dérogation. Le plafond hebdomadaire de 48 heures et la moyenne de 44 heures portent sur des périodes plus longues, tandis que 35 heures sert à comptabiliser les heures supplémentaires.

26. Une entreprise envisage une semaine de 56 heures en raison de circonstances exceptionnelles. Quelle condition permet de dépasser la limite ordinaire de 48 heures ?

Une autorisation de l’inspection du travail, dans la limite de 60 heures
Le dépassement du seuil légal, dans la limite de 35 heures
Une augmentation temporaire d’activité, dans la limite de 10 heures
Une disposition conventionnelle, dans la limite de 46 heures

Une autorisation de l’inspection du travail, dans la limite de 60 heures

Explication

Sur une semaine isolée, la limite de 48 heures peut atteindre 60 heures en cas de circonstances exceptionnelles, sous réserve de l’autorisation de l’inspection du travail. La limite de 46 heures concerne une moyenne sur douze semaines, et 10 ou 35 heures ne sont pas des plafonds hebdomadaires.

27. Une responsable affirme qu’un salarié ayant atteint 35 heures de travail effectif dans la semaine a nécessairement dépassé le plafond maximal de travail autorisé. Quelle distinction corrige son raisonnement ?

Les 35 heures fixent la durée annuelle, tandis que les durées maximales déterminent la durée légale
Les 35 heures servent à décompter les heures supplémentaires, tandis que les durées maximales plafonnent le travail effectif
Les 35 heures fixent le repos hebdomadaire, tandis que les durées maximales déterminent le repos quotidien
Les 35 heures plafonnent le travail effectif, tandis que les durées maximales décomptent les heures supplémentaires

Les 35 heures servent à décompter les heures supplémentaires, tandis que les durées maximales plafonnent le travail effectif

Explication

La durée légale de 35 heures sert à identifier et comptabiliser les heures supplémentaires; elle n’est pas un plafond maximal de travail effectif. Un plafond quotidien ou hebdomadaire ne remplit pas cette fonction de décompte.

28. Une salariée travaille 6 heures au cours d’une journée. Quel repos et quelle pause journaliers minimaux doivent lui être accordés ?

11 heures consécutives de repos et une pause d’au moins 20 minutes
35 heures consécutives de repos et une pause d’au moins 30 minutes
11 heures consécutives de repos et une pause d’au moins 15 minutes
24 heures consécutives de repos et une pause d’au moins 20 minutes

11 heures consécutives de repos et une pause d’au moins 20 minutes

Explication

Chaque salarié doit bénéficier de 11 heures consécutives de repos quotidien et, dès que le travail quotidien atteint six heures, d’une pause d’au moins 20 minutes. Les 24 heures et les 35 heures se rapportent au repos hebdomadaire, tandis que 15 minutes ne correspond pas à la pause minimale indiquée.

29. Une entreprise du bâtiment affiliée à une caisse de congés payés calcule les congés acquis pour l’année en cours. Quelle période de référence doit-elle retenir ?

Du 1er juin de l’année précédente au 31 mai de l’année en cours
Du 1er mars de l’année précédente au 30 avril de l’année en cours
Du 1er mai au 31 octobre de l’année en cours
Du 1er avril de l’année précédente au 31 mars de l’année en cours

Du 1er avril de l’année précédente au 31 mars de l’année en cours

Explication

Pour les entreprises obligatoirement affiliées à une caisse de congés payés, notamment dans le bâtiment et les travaux publics, la période de référence va du 1er avril au 31 mars. La période du 1er juin au 31 mai est la période ordinaire, tandis que mai à octobre correspond à la période légale de prise des congés.

30. Un salarié âgé de 20 ans au 30 avril de l’année précédente demande 30 jours ouvrables de congé, mais n’a acquis que 8 jours. Quelle conséquence s’applique ?

Il peut demander 30 jours, mais seuls 8 jours sont rémunérés
Il peut demander 8 jours, et les 8 jours sont rémunérés
Il peut demander 30 jours, et les 30 jours sont rémunérés
Il peut demander 30 jours, mais seuls 6 jours sont rémunérés

Il peut demander 30 jours, mais seuls 8 jours sont rémunérés

Explication

Un salarié de moins de 21 ans à la date de référence peut demander 30 jours ouvrables, mais sa rémunération est limitée aux jours effectivement acquis. Assimiler la durée demandée à la durée rémunérée confond ces deux droits; les 6 jours ne correspondent pas aux 8 jours acquis dans la situation donnée.

31. Une salariée de 20 ans au 30 avril de l’année précédente a deux enfants à charge de moins de 15 ans au 30 avril de l’année en cours. Son congé principal est de 5 jours. Combien de jours supplémentaires obtient-elle au titre de ces enfants ?

Un jour supplémentaire au total
Cinq jours supplémentaires au total
Quatre jours supplémentaires au total
Deux jours supplémentaires au total

Deux jours supplémentaires au total

Explication

Le droit de base est de deux jours par enfant, mais il est réduit à un jour par enfant lorsque le congé principal ne dépasse pas six jours. Avec deux enfants, cela donne deux jours au total; quatre jours oublie la réduction, et un jour ne compte qu’un seul enfant.

32. Un salarié souhaite prendre 25 jours ouvrables de congé principal en une seule fois et ne relève d’aucune contrainte géographique particulière. Quelle règle s’applique ?

La prise en une seule fois dépasse la limite de 6 jours ouvrables
La prise en une seule fois respecte la limite de 30 jours ouvrables
La prise en une seule fois dépasse la limite de 24 jours ouvrables
La prise en une seule fois respecte la limite de 25 jours ouvrables

La prise en une seule fois dépasse la limite de 24 jours ouvrables

Explication

Le congé principal ne peut dépasser 24 jours ouvrables pris en une seule fois, sauf dérogation individuelle liée à des contraintes géographiques particulières. Les 30 jours concernent une autre limite de congés, et ni 6 ni 25 jours ne sont le plafond fixé pour une prise unique.

33. Quel salaire minimum légal protège un salarié majeur, quelle que soit la forme de sa rémunération ?

Le salaire médian
Le salaire de référence
Le minimum conventionnel
Le SMIC

Le SMIC

Explication

Le SMIC est le salaire horaire minimum légal applicable au salarié majeur, quelle que soit la forme de sa rémunération. Le minimum conventionnel relève de la convention collective, le salaire médian décrit une distribution des salaires et le salaire de référence sert à d’autres calculs.

34. Dans une entreprise, le minimum conventionnel applicable est inférieur au SMIC. Quel montant l’employeur doit-il garantir au salarié ?

La somme du minimum conventionnel et du montant du SMIC
Au moins le montant du SMIC, grâce à un complément
Le montant conventionnel, augmenté d’une prime de productivité
Le montant du minimum conventionnel prévu par la branche

Au moins le montant du SMIC, grâce à un complément

Explication

Lorsque le minimum conventionnel est inférieur au SMIC, l’employeur doit ajouter un complément pour atteindre au moins le SMIC. Le minimum conventionnel seul ne suffit pas, et les deux minima ne s’additionnent pas.

35. Pour vérifier si une salariée atteint le SMIC, son employeur examine son salaire de base, une prime de productivité, un remboursement de frais et une majoration d’heures supplémentaires. Quels éléments inclut-il dans le calcul ?

Le salaire de base et la prime de productivité
Le salaire de base et le remboursement de frais
Le remboursement de frais et la majoration d’heures supplémentaires
La prime de productivité et la majoration d’heures supplémentaires

Le salaire de base et la prime de productivité

Explication

Le calcul du SMIC inclut le salaire de base et les primes liées à la productivité. Le remboursement de frais et les majorations d’heures supplémentaires sont exclus ; les distracteurs les traitent à tort comme des éléments inclus ou écartent à tort la prime de productivité.

36. Aucun accord ne fixe une période de sept jours consécutifs pour le décompte des heures supplémentaires. Une entreprise organise sa semaine de travail selon la période légale : quelles en sont les bornes ?

Du lundi à 0 heure au samedi à 24 heures
Du dimanche à 0 heure au samedi à 24 heures
Du premier au dernier jour de chaque mois
Du lundi à 0 heure au dimanche à 24 heures

Du lundi à 0 heure au dimanche à 24 heures

Explication

À défaut d’accord fixant une période de sept jours consécutifs, la semaine de décompte s’étend du lundi à 0 heure au dimanche à 24 heures. Les périodes commençant le dimanche ou finissant le samedi ne correspondent pas à cette règle, et le décompte n’est pas mensuel.

37. Une salariée conserve sa durée de travail, sa rémunération et sa qualification, mais son employeur redistribue légèrement ses horaires sans bouleverser leur organisation ni remettre en cause une clause contractuelle. Comment qualifier ce changement ?

Un simple changement des conditions de travail
Une modification de fonction entraînant une nouvelle qualification
Une modification de la rémunération prévue au contrat
Une modification de la durée du travail stipulée au contrat

Un simple changement des conditions de travail

Explication

Un changement qui ne remet pas en cause une clause du contrat et ne touche pas un élément essentiel relève d’un simple changement des conditions de travail. Une modification de durée, de rémunération ou de fonction avec nouvelle qualification touche au contraire un élément essentiel.

38. Un salarié protégé refuse un changement proposé de ses conditions de travail. Quelles suites l’employeur peut-il donner à ce refus ?

Suspendre le contrat ou appliquer automatiquement une sanction disciplinaire
Modifier le contrat sans accord ou réduire la rémunération
Maintenir les conditions actuelles ou engager la procédure de licenciement applicable
Imposer le changement ou considérer le refus comme une démission

Maintenir les conditions actuelles ou engager la procédure de licenciement applicable

Explication

Le changement des conditions de travail d’un salarié protégé requiert son accord. En cas de refus, l’employeur doit maintenir les conditions existantes ou engager la procédure de licenciement prévue pour les salariés protégés ; le refus ne vaut ni acceptation ni démission.

39. Un employeur propose une modification essentielle du contrat pour motif économique par lettre recommandée avec accusé de réception. Dans quel délai le salarié doit-il refuser par écrit pour que son silence ne soit pas considéré comme une acceptation ?

Un mois à compter de l’envoi de la lettre
Un mois à compter de la réception de la lettre
Un mois à compter de la première discussion orale
Deux mois à compter de la réception de la lettre

Un mois à compter de la réception de la lettre

Explication

Pour une modification essentielle proposée pour motif économique, le salarié dispose d’un mois à compter de la réception de la lettre recommandée pour refuser par écrit ; sans refus dans ce délai, il est réputé avoir accepté. Le délai ne part pas de l’envoi et le silence ne vaut pas refus.

40. Une entreprise est vendue alors que plusieurs contrats de travail sont en cours. Quelle conséquence découle de l’article L. 1224-1 ?

Les contrats sont transférés après accord individuel de chaque salarié
Les contrats en cours sont maintenus auprès du nouvel employeur
Les contrats en cours sont rompus et doivent être renégociés
Les contrats restent auprès de l’ancien employeur jusqu’à leur échéance

Les contrats en cours sont maintenus auprès du nouvel employeur

Explication

En cas de modification de la situation juridique de l’employeur, notamment lors d’une vente, les contrats de travail en cours sont maintenus auprès du nouvel employeur. La vente n’entraîne donc pas leur rupture automatique et le transfert n’est pas conditionné à la signature d’un nouvel accord par chaque salarié.

41. Une entreprise réorganise un atelier après avoir repéré un risque pour la santé mentale des salariés. Quelle obligation générale incombe à l’employeur ?

Laisser aux salariés le soin d’organiser leur propre protection
Informer les salariés sans modifier les conditions de travail
Prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé physique et mentale des travailleurs
Prévenir les accidents sans prendre en compte la santé mentale

Prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé physique et mentale des travailleurs

Explication

L’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. La santé physique seule omet la dimension mentale, l’information seule ne suffit pas à remplir l’obligation, et la responsabilité de la prévention ne revient pas aux salariés.

42. Quelle qualification la jurisprudence a-t-elle d’abord donnée à l’obligation de sécurité de l’employeur à propos des maladies professionnelles, notamment de l’amiante ?

Une responsabilité pénale automatique
Une obligation de moyens
Une obligation de résultat
Une obligation limitée aux accidents du travail

Une obligation de résultat

Explication

La jurisprudence a qualifié l’obligation de sécurité d’obligation de résultat, d’abord pour les maladies professionnelles comme celles liées à l’amiante. L’obligation de moyens est une qualification différente, tandis que la responsabilité pénale et la prévention des accidents ne désignent pas cette qualification.

43. Un salarié a des raisons sérieuses de croire qu’une machine présente un danger grave et imminent pour sa santé. De quel droit dispose-t-il ?

Du droit de suspendre le contrat après un dommage
Du droit de démission immédiate
Du droit d’alerte et de retrait
Du droit de demander à l’inspection du travail de se retirer

Du droit d’alerte et de retrait

Explication

Un salarié qui a un motif raisonnable de croire à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé dispose d’un droit d’alerte et de retrait. La démission met fin au contrat, un dommage préalable n’est pas requis, et le droit appartient au salarié concerné.

44. Une entreprise forme ses salariés contre les accidents, mais ne traite pas les risques psychosociaux liés à leur travail. Quelle conclusion correspond à l’étendue de l’obligation de prévention ?

La prévention est satisfaite dès que les salariés sont formés
La prévention doit aussi couvrir les risques psychosociaux
La prévention concerne les accidents et les maladies physiques
Les risques psychosociaux relèvent de la seule responsabilité des salariés

La prévention doit aussi couvrir les risques psychosociaux

Explication

L’obligation de prévention couvre tous les risques auxquels le salarié peut être exposé au travail, y compris les risques psychosociaux. Se concentrer sur les risques physiques ou sur la seule formation ne couvre pas tous les risques, et les risques psychosociaux ne sont pas transférés aux salariés.

45. Un salarié refuse une modification essentielle de son contrat, proposée après une réorganisation de l’entreprise liée à des difficultés économiques. Quel élément permet de qualifier le licenciement d’économique ?

Le motif tient au comportement personnel du salarié
Le motif repose sur le refus, considéré en lui-même comme une faute
Le motif dépend d’une insuffisance professionnelle du salarié
Le motif est extérieur à la personne du salarié et lié à une cause économique

Le motif est extérieur à la personne du salarié et lié à une cause économique

Explication

Le licenciement économique repose sur un motif non inhérent à la personne du salarié et peut résulter d’une modification refusée d’un élément essentiel du contrat liée notamment à des difficultés économiques. Un motif personnel ou une insuffisance professionnelle concerne la personne du salarié, tandis qu’un refus n’est pas en lui-même une faute.

46. Laquelle de ces situations constitue une cause possible de licenciement économique ?

Une préférence du responsable pour une autre méthode de travail
Une baisse de performance personnelle du salarié
Une faute individuelle commise par le salarié
Une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité

Une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité

Explication

La réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité figure parmi les causes possibles, au même titre que les difficultés économiques, les mutations technologiques et la cessation d’activité. Une faute ou une performance individuelle relève d’un motif personnel, et une simple préférence managériale ne correspond pas à la cause énoncée.

47. Avant de licencier pour motif économique un salarié d’une entreprise appartenant à un groupe, quelle démarche l’employeur doit-il accomplir ?

Informer le salarié des postes disponibles sans chercher à l’adapter ou à le reclasser
Rechercher un reclassement dans toutes les entreprises du groupe sans tenir compte de leur organisation
Rechercher un reclassement dans le seul établissement où travaille le salarié
Réaliser les efforts d’adaptation et rechercher un reclassement dans le périmètre pertinent du groupe en France

Réaliser les efforts d’adaptation et rechercher un reclassement dans le périmètre pertinent du groupe en France

Explication

Avant le licenciement, l’employeur doit réaliser les efforts nécessaires de formation et d’adaptation et tenter le reclassement dans l’entreprise ou les entreprises du groupe permettant la permutation du personnel, sur le territoire national. Une simple information ne remplace pas ces démarches, et le périmètre n’est ni limité à l’établissement ni étendu sans considération des possibilités de permutation.

48. Lors d’une recherche de reclassement, l’employeur ne trouve qu’un poste de catégorie inférieure à celui du salarié. À quelle condition peut-il le proposer ?

Avec l’accord exprès du salarié
Dès lors que la rémunération est équivalente
Sans accord, si le poste relève de la même catégorie
Dès lors que le salarié ne répond pas à la proposition

Avec l’accord exprès du salarié

Explication

Un poste de catégorie inférieure ne peut être proposé qu’avec l’accord exprès du salarié. Une rémunération équivalente ne remplace pas cet accord, le silence n’est pas un accord exprès, et la règle du poste de même catégorie ne justifie pas une catégorie inférieure.

49. Dans une entreprise, un accord collectif majoritaire fixe les mesures du PSE ainsi que la procédure de consultation du comité d’entreprise et de mise en œuvre des licenciements. À quel moment ces mesures entrent-elles en vigueur ?

Après homologation du document par la Direccte
Après approbation par le comité d’entreprise
Dès la signature de l’accord collectif
Après validation de l’accord par la Direccte

Après validation de l’accord par la Direccte

Explication

Un accord collectif majoritaire fixant les mesures du PSE entre en vigueur après sa validation par la Direccte. L’homologation concerne le document élaboré par l’employeur, tandis que la signature ou l’approbation du comité ne remplace pas la validation administrative.

50. Aucun accord collectif n’ayant été conclu, l’employeur établit le document fixant les mesures du PSE après la dernière réunion du comité d’entreprise. Quelle formalité permet à ces mesures d’entrer en vigueur ?

L’homologation du document par la Direccte
La validation de l’accord par la Direccte
La validation du document par le comité d’entreprise
La tenue de la dernière réunion du comité

L’homologation du document par la Direccte

Explication

En l’absence d’accord, l’employeur élabore le document après la dernière réunion du comité d’entreprise et les mesures entrent en vigueur après son homologation par la Direccte. La validation concerne l’accord collectif, et la réunion du comité ne suffit pas à rendre les mesures applicables.

51. La Direccte a refusé d’homologuer le document fixant le PSE, mais l’employeur licencie un salarié. Quelle conséquence s’applique au licenciement ?

Le licenciement est valable si le document a été transmis à la Direccte
Le licenciement est annulé
Le licenciement reste valable mais ouvre droit à une indemnité
Le licenciement est suspendu jusqu’à une nouvelle consultation

Le licenciement est annulé

Explication

Le licenciement est annulé lorsqu’il est prononcé malgré le refus de la Direccte d’homologuer le document du PSE. Une simple irrégularité de consultation n’entraîne pas nécessairement cette annulation, et la transmission du document ne remplace pas l’homologation.

52. Après l’annulation de son licenciement, un salarié ne demande pas sa réintégration. Quel montant minimal l’employeur doit-il lui verser ?

Une indemnité égale au dernier mois de salaire
Les salaires dus jusqu’au terme du préavis
Une indemnité égale à au moins douze mois de salaire
Une indemnité égale à au moins six mois de salaire

Une indemnité égale à au moins douze mois de salaire

Explication

Si la réintégration est impossible ou n’est pas demandée, l’employeur doit verser une indemnité au moins égale aux douze derniers mois de salaire. Le préavis et le dernier salaire ne constituent pas la base minimale prévue.

53. Quelle situation correspond à une démission ?

Le salarié rompt son contrat de travail de sa propre initiative
L’employeur met fin au contrat à l’initiative de l’entreprise
Le salarié rompt le contrat en justifiant obligatoirement son motif
L’employeur et le salarié conviennent ensemble de rompre le contrat

Le salarié rompt son contrat de travail de sa propre initiative

Explication

La démission est une rupture du contrat de travail à l’initiative du salarié, qui peut quitter son entreprise sans justifier sa décision. La rupture convenue par les deux parties relève de la rupture conventionnelle, tandis que la rupture décidée par l’employeur n’est pas une démission.

54. Un salarié cesse de venir travailler sans adresser de message exprimant sa volonté de rompre son contrat. Peut-on caractériser une démission sur ce seul fondement ?

Oui, car l’abandon de poste vaut notification de démission
Non, car l’absence ne manifeste pas clairement une volonté de démissionner
Oui, car l’absence injustifiée exprime une volonté claire de rupture
Non, car une démission exige que le salarié justifie son départ

Non, car l’absence ne manifeste pas clairement une volonté de démissionner

Explication

Une démission valable doit exprimer clairement et sans équivoque la volonté de mettre fin au contrat ; une absence injustifiée ou un abandon de poste ne suffit pas. L’absence ne vaut donc pas notification, et le salarié n’a pas à justifier le motif d’une démission clairement exprimée.

55. Une salariée démissionne et son employeur ne la dispense pas de préavis. Jusqu’à quand doit-elle poursuivre son activité ?

Jusqu’à la date de départ fixée par l’employeur sans référence au préavis
Jusqu’au jour où elle notifie sa démission
Jusqu’au terme du préavis applicable
Jusqu’au terme d’un préavis choisi par elle

Jusqu’au terme du préavis applicable

Explication

Sauf dispense accordée par l’employeur, la salariée démissionnaire doit travailler jusqu’au terme du préavis fixé par la loi, la convention ou l’accord collectif applicable. La notification ne met donc pas fin immédiatement au contrat, et le salarié ne choisit pas seul la durée du préavis.

56. Un employeur et un salarié en CDI décident ensemble de mettre fin à leur contrat et en conviennent les conditions. De quel mode de rupture s’agit-il ?

Un licenciement
Une rupture de période d’essai
Une rupture conventionnelle
Une démission

Une rupture conventionnelle

Explication

La rupture conventionnelle permet à l’employeur et au salarié en CDI de convenir d’un commun accord des conditions de rupture du contrat. La démission relève de l’initiative du salarié, et le licenciement de celle de l’employeur.

57. Un salarié rompt son contrat parce qu’il reproche des faits à son employeur : comment qualifie-t-on cette rupture ?

Un licenciement prononcé par l’employeur
Une prise d’acte de la rupture
Une démission motivée par un désaccord
Une résiliation judiciaire du contrat

Une prise d’acte de la rupture

Explication

La prise d’acte est la rupture du contrat par le salarié en raison de faits qu’il reproche à son employeur. La démission est une autre forme de rupture, la résiliation judiciaire est demandée au conseil de prud’hommes et le licenciement est prononcé par l’employeur.

58. Après une prise d’acte, le juge estime que les faits reprochés à l’employeur ne la justifient pas. Quels effets cette rupture produit-elle ?

Les effets d’une résiliation judiciaire
Les effets d’une démission
Les effets d’un licenciement nul
Les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse

Les effets d’une démission

Explication

Si les faits invoqués ne justifient pas la prise d’acte, celle-ci produit les effets d’une démission. Les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse s’appliquent lorsque les faits la justifient ; la nullité relève du cas particulier d’un salarié protégé dans le cadre décrit pour la résiliation judiciaire.

59. Une salariée reproche à son employeur des manquements graves à ses obligations contractuelles et saisit le conseil de prud’hommes pour demander la rupture du contrat. De quel mécanisme s’agit-il ?

La résiliation judiciaire
La prise d’acte de la rupture
Le licenciement
La démission

La résiliation judiciaire

Explication

La résiliation judiciaire est demandée au conseil de prud’hommes par un salarié qui reproche à son employeur des manquements graves à ses obligations contractuelles. La prise d’acte rompt le contrat par l’initiative du salarié, tandis que démission et licenciement désignent d’autres modes de rupture.

60. Une décision extérieure et irrésistible rend impossible la poursuite du contrat de travail d’un salarié. Quelle qualification correspond à ces circonstances ?

Une prise d’acte de la rupture
Un licenciement sans cause réelle et sérieuse
Une résiliation judiciaire
Un cas de force majeure

Un cas de force majeure

Explication

La force majeure suppose un événement extérieur et irrésistible qui rend impossible la poursuite du contrat de travail. Une difficulté économique ou un manquement imputé à l’employeur ne suffit pas, à lui seul, à caractériser cette définition.

61. Un salarié en CDI voit son contrat rompu pour force majeure et aucune disposition conventionnelle contraire ne s’applique. Quelles indemnités lui sont dues ?

Les indemnités de congés payés, de préavis et de licenciement
L’indemnité compensatrice de congés payés
L’indemnité compensatrice de préavis
L’indemnité de licenciement

L’indemnité compensatrice de congés payés

Explication

En CDI, la rupture pour force majeure ouvre droit à l’indemnité compensatrice de congés payés, mais pas à l’indemnité de licenciement ni à l’indemnité compensatrice de préavis, sauf disposition conventionnelle contraire. L’indemnité de préavis et l’indemnité de licenciement ne sont donc pas dues dans la situation décrite.

62. Un salarié vient d’avoir 70 ans. Quel pouvoir l’employeur peut-il exercer concernant son départ à la retraite ?

Le mettre à la retraite dès l’âge légal minimum
Mettre fin au contrat sans appliquer de procédure
Le mettre d’office à la retraite
L’interroger et obtenir son accord

Le mettre d’office à la retraite

Explication

Depuis 2008, l’employeur peut mettre d’office à la retraite un salarié ayant atteint 70 ans. L’accord concerne la mise à la retraite avant 70 ans, l’âge légal minimum est une autre étape, et la rupture doit respecter le cadre applicable.

63. Un salarié dispose de 30 points utilisables sur son compte personnel de prévention de la pénibilité. Sous réserve des conditions applicables, de combien peut-il anticiper son départ à la retraite ?

De dix trimestres
D’un trimestre
De huit trimestres
De trois trimestres

De trois trimestres

Explication

Chaque tranche de 10 points permet d’anticiper le départ d’un trimestre : 30 points donnent donc trois trimestres. Un trimestre ne correspond pas à 10 points seuls, et le plafond de huit trimestres n’est pas atteint ici.

64. Un employeur met à la retraite un salarié avant 70 ans sans obtenir son accord et sans réunir les conditions requises. Comment cette rupture est-elle qualifiée ?

Comme une rupture sans motif ni indemnité à verser
Comme un départ volontaire à la retraite soumis aux règles habituelles
Comme un licenciement pour motif personnel soumis aux règles habituelles
Comme un licenciement économique soumis aux règles habituelles

Comme un licenciement pour motif personnel soumis aux règles habituelles

Explication

Lorsque les conditions de mise à la retraite ne sont pas réunies, la rupture décidée par l’employeur est considérée comme un licenciement pour motif personnel et doit respecter les règles de motif, de procédure et d’indemnités. Le départ volontaire et le licenciement économique sont des qualifications distinctes.

65. Un salarié atteint son anniversaire dans trois mois. Selon la procédure de mise à la retraite avant 70 ans, quel délai lui est accordé pour répondre à l’interrogation écrite de son employeur ?

Un mois avant l’anniversaire
Un mois après l’interrogation
Trois mois après l’interrogation
Trois mois après l’anniversaire

Un mois après l’interrogation

Explication

L’employeur interroge le salarié par écrit trois mois avant son anniversaire et le salarié dispose du mois suivant pour répondre. Le délai de trois mois concerne l’envoi de la demande, non la réponse.

66. Que permet le cumul emploi-retraite, sous certaines conditions ?

Percevoir simultanément deux pensions de retraite sans revenu professionnel
Percevoir des revenus professionnels en même temps que des pensions de retraite de base et complémentaire
Percevoir un salaire à la place des pensions de retraite de base et complémentaire
Percevoir des revenus du patrimoine en même temps que des pensions de retraite

Percevoir des revenus professionnels en même temps que des pensions de retraite de base et complémentaire

Explication

Le cumul emploi-retraite permet de recevoir des revenus professionnels tout en percevant des pensions de retraite de base et complémentaire. Il ne se limite ni au cumul de pensions ni aux revenus du patrimoine.

67. Une retraitée a atteint l’âge légal, remplit les conditions du taux plein et a liquidé toutes ses retraites personnelles de base et complémentaires. Quel type de cumul peut-elle demander pour ses revenus professionnels ?

Un cumul réservé aux revenus de retraite
Un cumul sans liquidation des pensions
Un cumul plafonné
Un cumul intégral

Un cumul intégral

Explication

Le cumul intégral exige la réunion des trois conditions : avoir atteint l’âge légal, remplir les conditions du taux plein et avoir liquidé toutes ses retraites personnelles. Lorsque ces conditions ne sont pas réunies, le cumul est plafonné.

68. Un retraité ne remplit pas les conditions du cumul intégral. Son dernier salaire avant la liquidation des pensions était de 2 000 € par mois. Quel plafond mensuel s’applique à ses revenus cumulés ?

2 000 €
2 346,59 €
Le plus faible de 2 346,59 € et 2 000 €
4 346,59 €

2 346,59 €

Explication

Le cumul plafonné est limité au montant le plus élevé entre 2 346,59 € par mois et le dernier salaire d’activité. Comme 2 346,59 € dépasse 2 000 €, c’est le plafond applicable; il ne faut ni additionner les montants ni retenir le plus faible.

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Que recouvre le droit social ?

L’ensemble du droit du travail et du droit de la protection sociale.

Quelles relations le droit du travail régit-il ?

Les relations individuelles entre employeur et salarié et les relations collectives dans l’entreprise.

Quels sujets relèvent des relations individuelles de travail ?

Le salaire, la durée du travail, les congés payés et le licenciement.

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