QCM : Institutions juridictionnelles françaises (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un majeur est poursuivi pour un délit et pour une contravention liée à ce délit. Quelle juridiction de premier degré peut juger ces faits et prononcer, le cas échéant, une peine d’emprisonnement ?

Le tribunal de proximité
Le tribunal correctionnel
Le tribunal de police
La cour d’appel

Le tribunal correctionnel

Explication

Le tribunal correctionnel juge les délits commis par des majeurs ainsi que les contraventions liées à ces délits, et peut prononcer une peine d’emprisonnement. Le tribunal de police juge les contraventions mais ne peut pas emprisonner ; la cour d’appel relève du second degré et le tribunal de proximité traite des litiges civils.

2. Lors d’une audience devant une cour d’appel, un magistrat rend la décision et un autre demande l’application de la loi au nom de l’intérêt public. Quel rôle revient au magistrat du parquet ?

Trancher le litige et conduire l’action pénale au nom de l’intérêt public
Demander l’application de la loi et prononcer la décision au nom de l’intérêt public
Demander l’application de la loi et conduire l’action pénale au nom de l’intérêt public
Juger l’affaire et prononcer la décision au nom de l’intérêt public

Demander l’application de la loi et conduire l’action pénale au nom de l’intérêt public

Explication

Les magistrats du parquet demandent l’application de la loi et conduisent l’action pénale au nom de l’intérêt public ; les magistrats du siège jugent et prononcent les décisions. Les autres formulations attribuent au parquet le pouvoir de trancher ou de rendre la décision.

3. Pour protéger la vie privée d’une personne vulnérable, une juridiction tient exceptionnellement une audience à huis clos. Comment cette situation s’accorde-t-elle avec le principe de publicité de la justice ?

Le huis clos constitue une exception prévue à un principe de publicité.
Le huis clos constitue le principe général, la publicité étant une dérogation.
La vulnérabilité des personnes concernées exclut toute possibilité de huis clos.
La publicité de la décision impose que l’audience se tienne en public.

Le huis clos constitue une exception prévue à un principe de publicité.

Explication

La publicité des audiences et des décisions est le principe, tandis que le huis clos peut être prévu en exception, notamment pour protéger la vie privée ou des personnes vulnérables. En faire la règle générale inverse le principe et l’exception; écarter toute exception méconnaît cette protection, et la publicité de la décision ne rend pas nécessairement l’audience publique.

4. Un litige civil de voisinage porte sur une somme de 8 000 euros. Quelle juridiction peut en connaître en première instance ?

Le tribunal de commerce, compétent pour les litiges civils de voisinage
Le tribunal judiciaire, hors de sa formation de proximité
La cour d’appel, qui dépend du tribunal judiciaire
Le tribunal de proximité, qui dépend du tribunal judiciaire

Le tribunal de proximité, qui dépend du tribunal judiciaire

Explication

Le tribunal de proximité, rattaché au tribunal judiciaire, traite les litiges civils de la vie quotidienne jusqu’à 10 000 euros et connaît exclusivement de certains litiges de voisinage. La cour d’appel relève du degré d’appel; le tribunal judiciaire hors formation de proximité néglige l’instance compétente ici; le tribunal de commerce ne connaît pas de ce litige civil de voisinage.

5. Quelle caractéristique définit une institution au sens juridique général ?

Un ensemble de règles qui régit une situation juridique sans disposer de personnels
Un organe spécialisé chargé de trancher les litiges selon une procédure fixée à l’avance
Une collectivité organisée autour d’une autorité commune, sans compétences ni mission définies
Une structure organisée par le droit, dotée de compétences, de moyens et de personnels, et chargée d’une mission

Une structure organisée par le droit, dotée de compétences, de moyens et de personnels, et chargée d’une mission

Explication

Une institution est une structure juridiquement organisée, dotée de compétences, de moyens et de personnels, et chargée d’une mission ou d’une fonction. La collectivité autour d’une autorité commune relève d’un autre sens d’institution, tandis que l’organe spécialisé et l’ensemble de règles sont des notions plus particulières.

6. Quels organes composent les juridictions administratives de droit commun en France ?

Les tribunaux administratifs, la Cour des comptes et le Conseil d’État
Les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État
Les tribunaux administratifs, les cours d’appel judiciaires et la Cour des comptes
Les tribunaux judiciaires, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État

Les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État

Explication

Les juridictions administratives de droit commun sont les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État. La Cour des comptes est une juridiction spécialisée, et les juridictions judiciaires ne remplacent pas les cours administratives d’appel.

7. Un usager adresse une réclamation directement à l’administration afin qu’elle reconsidère sa décision, sans saisir de juge. De quel recours s’agit-il ?

D’un pourvoi en cassation
D’un recours gracieux
D’un recours contentieux
D’un appel administratif

D’un recours gracieux

Explication

Le recours gracieux est adressé à l’administration, tandis que le recours contentieux est formé devant le juge administratif. La saisine d’un juge correspond donc au recours contentieux, et l’appel ou le pourvoi ne désignent pas cette réclamation à l’administration.

8. Un acte juridique a été adopté par le pouvoir réglementaire sans vote du Parlement. Au sens strict, comment le qualifier par rapport à la loi ?

Un règlement, car il n’a pas été voté par le Parlement
Un règlement, car il relève nécessairement d’une juridiction
Une loi, car sa publication suffit à la qualifier ainsi
Une loi, car il produit des effets juridiques

Un règlement, car il n’a pas été voté par le Parlement

Explication

Au sens strict, la loi est un acte juridique voté par le Parlement, tandis que le règlement ne l’est pas. Qualifier l’acte de loi parce qu’il produit des effets confond la loi avec l’ensemble des actes juridiques ; la publication ne remplace pas le vote parlementaire, et le lien avec une juridiction ne définit pas le règlement.

9. Dans un exposé, Lina décrit d’abord le pouvoir et le devoir de dire le droit, puis l’organe institué pour exercer ce pouvoir. À quels sens de la juridiction correspondent ces deux descriptions, dans cet ordre ?

Au sens fonctionnel, puis au sens organique
Au sens organique, puis au sens normatif
Au sens procédural, puis au sens fonctionnel
Au sens organique, puis au sens fonctionnel

Au sens fonctionnel, puis au sens organique

Explication

Le sens fonctionnel désigne la mission de dire le droit, tandis que le sens organique désigne l’organe chargé de l’exercer. Inverser ces sens confond mission et organe ; la procédure et les règles applicables sont des notions distinctes.

10. Trois magistrats délibèrent ensemble pour rendre une décision. Quel mode de jugement est appliqué ?

Le double degré de juridiction.
Le juge unique.
La collégialité.
La permanence juridictionnelle.

La collégialité.

Explication

La collégialité désigne un système où plusieurs magistrats délibèrent ensemble, contrairement au juge unique, qui statue seul. Le double degré concerne la possibilité de faire examiner une affaire plusieurs fois, et la permanence concerne la continuité du service judiciaire.

11. Un litige soulève un désaccord sur le point de savoir si une juridiction administrative ou une juridiction judiciaire est compétente. Quel est le rôle du Tribunal des conflits dans cette situation ?

Désigner l’ordre de juridiction compétent
Régler le litige entre les parties privées
Trancher le litige au fond entre les parties
Contrôler la conformité de la loi à la Constitution

Désigner l’ordre de juridiction compétent

Explication

Le Tribunal des conflits règle les difficultés de compétence entre les juridictions administratives et judiciaires ; les juridictions de ces ordres tranchent ensuite le litige au fond. Trancher le litige au fond confond compétence et jugement, régler un litige privé lui attribue une fonction civile générale, et contrôler la loi relève du contrôle de constitutionnalité.

12. Dans une procédure, une partie reçoit les preuves adverses après l’audience et ne peut pas les discuter. Quelle exigence n’a pas été respectée ?

La communication au juge, qui exige que les preuves lui soient transmises avant l’audience.
La publicité, qui exige que les preuves soient présentées à un public extérieur.
L’égalité juridictionnelle, qui exige que les preuves soient examinées par des tribunaux identiques.
Le contradictoire, qui exige une communication préalable et la possibilité de répondre.

Le contradictoire, qui exige une communication préalable et la possibilité de répondre.

Explication

Le contradictoire impose que chaque partie soit entendue ou appelée et puisse discuter les prétentions, arguments et preuves de l’adversaire, communiqués à l’avance. La publicité concerne l’accès aux audiences et aux décisions, la transmission au seul juge ne garantit pas le débat entre parties, et l’égalité porte sur le traitement des justiciables.

13. Un justiciable demande à être jugé par une juridiction différente en raison de sa fonction, alors qu’aucune dérogation légale ne s’applique. Quel principe s’oppose à ce privilège ?

La dérogation juridictionnelle, qui permet de choisir un tribunal selon sa fonction.
La spécialisation des juridictions, qui impose une juridiction selon sa fonction.
La gratuité de la justice, qui détermine la juridiction compétente selon ses ressources.
L’égalité devant la justice, qui exclut un privilège fondé sur sa qualité.

L’égalité devant la justice, qui exclut un privilège fondé sur sa qualité.

Explication

L’égalité devant la justice, de valeur constitutionnelle et mentionnée à l’article 6 de la DDHC, exige un traitement identique sans privilège lié à la qualité du justiciable, sous réserve de dérogations prévues. La spécialisation des juridictions, une dérogation érigée en règle générale et la gratuité concernent d’autres aspects.

14. Un juge administratif constate qu’une décision administrative est illégale et l’annule. Quelle conséquence s’attache à cette annulation ?

La décision est considérée comme n’ayant jamais existé
La décision demeure en vigueur jusqu’à son remplacement
La décision cesse temporairement de produire ses effets
La décision demeure en vigueur avec un contenu modifié

La décision est considérée comme n’ayant jamais existé

Explication

L’annulation d’une décision administrative illégale conduit à la considérer comme n’ayant jamais existé. La modification conserve une décision en changeant son contenu; le maintien en vigueur ou la suspension temporaire ne correspondent pas à l’effet de l’annulation.

15. Pour identifier les juridictions placées au sommet des deux ordres français, quelle association faut-il retenir ?

Le Conseil d’État au sommet des deux ordres, judiciaire et administratif.
Le Conseil d’État au sommet de l’ordre judiciaire et la Cour de cassation au sommet de l’ordre administratif.
La Cour de cassation au sommet de l’ordre judiciaire et le Conseil d’État au sommet de l’ordre administratif.
La Cour de cassation au sommet des deux ordres, judiciaire et administratif.

La Cour de cassation au sommet de l’ordre judiciaire et le Conseil d’État au sommet de l’ordre administratif.

Explication

La décision du Conseil constitutionnel de 2009 place la Cour de cassation et le Conseil d’État au sommet respectivement des ordres judiciaire et administratif. L’inversion échange leurs ordres, tandis que les deux autres associations attribuent à tort la même juridiction aux deux sommets.

16. La Cour de cassation constate qu’une décision attaquée respecte les règles de droit. Quelle issue laisse cette décision en vigueur ?

Un arrêt de cassation
Un arrêt de rejet
Une modification de la décision
Une annulation partielle

Un arrêt de rejet

Explication

L’arrêt de rejet rejette le pourvoi et laisse subsister la décision attaquée. L’arrêt de cassation annule, totalement ou partiellement, une décision contraire aux règles de droit; la modification n’est pas l’issue définie par cette distinction.

17. Une personne saisit une juridiction pour un litige privé qui n’est attribué par la loi à aucune juridiction spécialisée. Quelle juridiction est compétente en première instance ?

Le tribunal de proximité
Le tribunal judiciaire
Le tribunal correctionnel
La cour d’appel

Le tribunal judiciaire

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction de droit commun de première instance pour les litiges non attribués à une juridiction spécialisée. Le tribunal de proximité a une compétence délimitée, le tribunal correctionnel juge des délits et la cour d’appel intervient au second degré.

18. La majorité des litiges est traitée par un juge unique, alors que la collégialité est présentée comme une garantie contre l’arbitraire. Quelle conclusion correspond à ces deux caractéristiques ?

La collégialité traite la majorité des litiges, tandis que le juge unique reste une exception.
La collégialité vise une décision plus arbitraire, bien que le juge unique traite la majorité des litiges.
La collégialité vise une décision plus mesurée, bien que le juge unique traite la majorité des litiges.
Le juge unique vise une décision plus mesurée, bien que la collégialité traite la majorité des litiges.

La collégialité vise une décision plus mesurée, bien que le juge unique traite la majorité des litiges.

Explication

La collégialité cherche à limiter l’arbitraire et à favoriser une décision mesurée et équilibrée, mais la majorité des litiges est néanmoins traitée par un juge unique. Attribuer cet objectif au juge unique confond les modes de jugement; nier l’intérêt de la collégialité inverse sa fonction, et la dernière conclusion inverse leur fréquence respective.

19. Après un arrêt d’appel, une partie demande à la juridiction saisie de vérifier si les règles de droit ont été correctement appliquées, sans reprendre l’examen des faits. Quelle juridiction correspond à cette mission ?

Le tribunal de première instance
Une juridiction administrative
La Cour de cassation
La cour d’appel

La Cour de cassation

Explication

La Cour de cassation est juge du droit et ne réexamine pas les faits. La cour d’appel, contrairement à la Cour de cassation, rejuge l’affaire en fait et en droit; le tribunal de première instance juge le fond en première instance.

20. Pour trancher un litige, une juge explique dans sa décision pourquoi les règles applicables justifient le résultat retenu. Quel rôle joue ici le droit ?

Il constitue les raisons de décider qui fondent la décision de la juge
Il constitue l’effet qui rend la décision applicable à toute personne
Il constitue l’opération administrative qui exécute la loi après le jugement
Il constitue la procédure qui désigne la juge avant l’apparition du litige

Il constitue les raisons de décider qui fondent la décision de la juge

Explication

Le juge fonde sa décision sur les règles de droit applicables, qui constituent ses raisons de décider. L’exécution de la loi relève de l’administration ; la procédure et les effets à l’égard de tous ne désignent pas cette justification.

21. Une entreprise conteste en France une décision prise par une administration. Quel principe détermine l’ordre de juridiction compétent, par contraste avec la situation britannique ?

Le litige relève en principe du juge judiciaire
Le litige relève en principe des juridictions ordinaires
Le litige relève en principe d’une juridiction spécialisée
Le litige relève en principe du juge administratif

Le litige relève en principe du juge administratif

Explication

En France, les litiges entre l’administration et les usagers relèvent en principe du juge administratif. Le modèle britannique fait juger l’administration comme un particulier devant les juridictions ordinaires; les litiges entre particuliers ne sont pas le cas décrit.

22. Après le jugement d’un litige, quelle conséquence traduit l’autorité de la chose jugée ?

La décision produit seulement un effet procédural jusqu’à ce qu’une nouvelle action soit engagée
La décision vaut comme vérité juridique dans le litige tranché, sous réserve des recours et révisions prévus par la loi
La décision interdit toute contestation ultérieure, y compris les recours et révisions prévus par la loi
La décision vaut comme vérité juridique à l’égard de tous, même dans des litiges distincts

La décision vaut comme vérité juridique dans le litige tranché, sous réserve des recours et révisions prévus par la loi

Explication

L’autorité de la chose jugée fait considérer la décision comme la vérité juridique dans le litige tranché, sans écarter les recours ni les révisions prévus par la loi. L’interdiction de tout recours méconnaît cette réserve, tandis que l’effet à l’égard de tous relève de l’effet erga omnes.

23. Une personne invoque l’autorité relative de la chose jugée dans une nouvelle affaire. Les parties et leur qualité sont identiques, mais l’objet diffère ; les autres éléments correspondent. Quelle conclusion s’impose ?

Les conditions ne sont pas toutes réunies, car l’objet doit aussi être identique
L’autorité s’applique à tous, car l’identité des parties rend l’effet erga omnes applicable
Les conditions sont réunies, car l’identité des parties et de qualité suffit
Les conditions ne sont pas réunies, car les décisions elles-mêmes doivent être identiques

Les conditions ne sont pas toutes réunies, car l’objet doit aussi être identique

Explication

L’autorité relative peut être invoquée si les quatre identités sont réunies : parties, qualité, objet et cause ; un objet différent fait donc défaut. L’identité des parties et de qualité ne suffit pas, et l’effet erga omnes désigne une portée à l’égard de tous.

24. Après une décision du Tribunal des conflits sur la compétence, une juridiction de l’ordre judiciaire entend la contester par un recours ordinaire. Quelle règle s’applique ?

La décision s’impose aux juridictions, mais tout recours ordinaire reste ouvert
La décision guide les juridictions, qui peuvent l’écarter par un recours ordinaire
La décision peut être réexaminée par une juridiction d’appel de l’ordre concerné
La décision s’impose aux juridictions et n’est pas susceptible de recours ordinaire

La décision s’impose aux juridictions et n’est pas susceptible de recours ordinaire

Explication

Les décisions du Tribunal des conflits s’imposent aux juridictions des deux ordres et ne sont susceptibles d’aucun recours, sous réserve des matières d’interprétation et de rectification. Dire qu’elles ne font que guider les juridictions nie leur caractère obligatoire ; ouvrir tout recours ou un appel confond cette décision avec une décision juridictionnelle ordinaire.

25. Deux personnes privées se disputent au sujet d’un contrat, sans qu’une infraction soit reprochée. Quelle juridiction correspond à la nature de ce litige ?

Une juridiction pénale, qui tranche le contrat en prononçant une peine
Une juridiction pénale, qui juge les personnes soupçonnées d’une infraction
Une juridiction civile, qui juge les personnes soupçonnées d’une infraction
Une juridiction civile, qui tranche le litige sans infliger de peine

Une juridiction civile, qui tranche le litige sans infliger de peine

Explication

Les juridictions civiles tranchent les litiges entre personnes privées sans infliger de peine ; les juridictions pénales jugent les personnes soupçonnées d’une infraction. Les réponses pénales confondent le différend contractuel avec une infraction, et l’autre réponse civile lui attribue à tort une fonction pénale.

26. Une personne saisit à Strasbourg une juridiction créée en 1959 au sujet d’une violation alléguée d’un droit garanti par la Convention : quelle institution peut examiner sa requête ?

Le Conseil de l’Europe, qui statue lui-même sur les requêtes individuelles.
La Cour de justice de l’Union européenne, qui dépend du Conseil de l’Europe.
La Cour européenne des droits de l’homme, qui dépend du Conseil de l’Europe.
La Cour européenne des droits de l’homme, qui dépend de l’Union européenne.

La Cour européenne des droits de l’homme, qui dépend du Conseil de l’Europe.

Explication

La Cour européenne des droits de l’homme, instituée en 1959 et siégeant à Strasbourg, statue sur des requêtes étatiques ou individuelles concernant les droits garantis par la Convention et dépend du Conseil de l’Europe. La Cour de justice appartient à l’Union européenne, le Conseil de l’Europe n’est pas la juridiction saisie et la Cour européenne des droits de l’homme ne relève pas de l’Union européenne.

27. Une partie fait appel d’une décision rendue par une juridiction judiciaire de premier degré située dans le ressort géographique de la cour d’appel de Lyon. Quelle cour connaît de cet appel ?

La juridiction de premier degré saisie initialement
La cour d’appel de Lyon
La Cour de cassation
La cour d’appel du lieu de résidence de la partie

La cour d’appel de Lyon

Explication

Une cour d’appel connaît des appels contre les décisions des juridictions judiciaires de premier degré situées dans son ressort géographique. Le lieu de résidence n’est pas le critère indiqué, la juridiction initiale a déjà rendu sa décision et la Cour de cassation contrôle le droit.

28. Quelle conséquence découle du monopole étatique de la justice lorsqu’une juridiction légalement instituée rend une décision ?

La décision peut seulement recommander une solution sans autorité particulière.
La décision peut avoir force exécutoire sans émaner d’une juridiction légalement instituée.
La décision peut être rendue par une autorité privée investie de la souveraineté.
La décision peut avoir autorité de la chose jugée et force exécutoire.

La décision peut avoir autorité de la chose jugée et force exécutoire.

Explication

Le monopole de l’État, lié à sa souveraineté, réserve aux juridictions légalement instituées les décisions susceptibles d’avoir autorité de la chose jugée et force exécutoire. Une délégation de souveraineté aux personnes privées, l’exécution d’une décision privée et la simple recommandation confondent cette compétence avec d’autres formes d’intervention.

29. Quelle mesure de la loi des 16 et 24 août 1790, à son article 13, marque la naissance du droit administratif ?

Interdire aux juridictions judiciaires de connaître des affaires de l’État
Interdire aux juridictions administratives de connaître des affaires de l’État
Confier aux juridictions judiciaires le jugement des actes administratifs
Interdire aux juridictions judiciaires de connaître des affaires entre particuliers

Interdire aux juridictions judiciaires de connaître des affaires de l’État

Explication

L’article 13 interdit aux juridictions judiciaires de connaître des affaires de l’État, ce qui marque la naissance du droit administratif. La limitation aux litiges entre particuliers confond la mesure avec une délimitation ordinaire de compétence; l’interdiction visant les juridictions administratives inverse l’ordre concerné; le jugement des actes administratifs par les juridictions judiciaires contredit la règle.

30. Un juriste compare un système de normes régissant une communauté humaine à un ensemble hiérarchisé de juridictions de même nature : comment nomme-t-il ces deux notions, dans cet ordre ?

Ordre juridique, puis ordre de juridiction.
Ordre de juridiction, puis ordre juridique.
Ordre juridique, puis branche du droit.
Branche du droit, puis ordre de juridiction.

Ordre juridique, puis ordre de juridiction.

Explication

L’ordre juridique désigne un système de normes régissant une communauté humaine, tandis que l’ordre de juridiction désigne un ensemble hiérarchisé de juridictions de même nature. L’inversion échange ces définitions ; une branche du droit n’est ni le système de normes au sens demandé ni l’ensemble de juridictions.

31. Un jugement de première instance bénéficie de l’exécution provisoire. Une partie interjette appel et demande à la cour d’appel de suspendre cette exécution. Quelle affirmation décrit l’effet applicable ?

La demande de suspension annule automatiquement le jugement de première instance
L’exécution provisoire empêche la cour d’appel de suspendre l’exécution
L’exécution provisoire peut écarter l’effet suspensif de l’appel, mais la cour d’appel peut la suspendre
L’appel suspend nécessairement l’exécution malgré l’exécution provisoire

L’exécution provisoire peut écarter l’effet suspensif de l’appel, mais la cour d’appel peut la suspendre

Explication

En principe, l’appel suspend l’exécution pendant le délai d’appel et jusqu’à l’arrêt, mais l’exécution provisoire peut écarter cet effet ; la cour d’appel peut alors la suspendre. Les autres réponses ignorent cette exception, excluent à tort le pouvoir de la cour ou confondent suspension et annulation.

32. Quelle distinction décrit le mieux le droit international public par rapport au droit interne ?

Il régit principalement les rapports au sein d’un État, tandis que le droit interne organise les relations internationales.
Il organise les relations entre États sous l’autorité d’une institution supérieure comparable à un gouvernement interne.
Il régit principalement les relations entre personnes privées, sous l’autorité d’un gouvernement national.
Il régit principalement les relations entre États souverains, sans autorité supérieure comparable à celle de l’ordre interne.

Il régit principalement les relations entre États souverains, sans autorité supérieure comparable à celle de l’ordre interne.

Explication

Le droit international public s’applique principalement aux États souverains et ne comporte pas d’autorité supérieure analogue à celle de l’ordre juridique interne. La régulation des personnes privées confond les domaines, l’autorité supérieure transpose le modèle interne et l’inversion des domaines confond les deux ordres.

33. En appel, une cour estime que le tribunal de première instance a mal apprécié les faits et appliqué incorrectement le droit. Quel examen peut-elle effectuer ?

Rejuger l’affaire en fait et en droit, puis confirmer ou infirmer le jugement
Contrôler le droit sans réexaminer les faits, puis confirmer ou infirmer le jugement
Rejuger les faits sans examiner le droit, puis confirmer ou infirmer le jugement
Réexaminer le droit sans toucher au jugement de première instance

Rejuger l’affaire en fait et en droit, puis confirmer ou infirmer le jugement

Explication

La cour d’appel rejuge entièrement l’affaire en fait et en droit, puis peut confirmer ou infirmer totalement ou partiellement le jugement. Le contrôle du droit sans réexamen des faits correspond à la Cour de cassation, tandis que les autres réponses limitent à tort l’examen de l’appel.

34. Une requête porte sur la liberté de religion et le droit à un procès équitable : ces droits figurent-ils parmi ceux protégés par la Convention européenne des droits de l’homme ?

Non, ces droits relèvent du fonctionnement des institutions européennes plutôt que de la Convention.
Non, elle protège la liberté d’expression et la peine de mort, mais pas les garanties de procédure.
Oui, la liberté de religion et le droit à un procès équitable sont notamment protégés.
Oui, mais la Convention protège plutôt la liberté de religion et le droit de vote.

Oui, la liberté de religion et le droit à un procès équitable sont notamment protégés.

Explication

La Convention protège notamment la liberté de religion et le droit à un procès équitable, ainsi que d’autres libertés et l’interdiction de la peine de mort. Le droit de vote substitue un droit politique, l’exclusion des garanties de procédure omet une protection conventionnelle et les compétences institutionnelles ne sont pas les droits visés.

35. Quelles dates correspondent à l’adoption et à l’entrée en vigueur de la Convention européenne des droits de l’homme ?

Adoption en 1953 et entrée en vigueur en 1950.
Adoption en 1950 et entrée en vigueur en 1953.
Adoption en 1950 et entrée en vigueur en 1951.
Adoption en 1949 et entrée en vigueur en 1953.

Adoption en 1950 et entrée en vigueur en 1953.

Explication

La Convention a été adoptée en 1950 et est entrée en vigueur en 1953 après signature et ratification. L’inversion des dates confond les deux étapes, 1949 est l’année de création du Conseil de l’Europe et 1951 ne correspond pas à l’entrée en vigueur indiquée.

36. Une partie saisit la Cour de cassation en soutenant que la cour d’appel a mal appliqué une règle de droit. Quel élément doit motiver son pourvoi ?

Un exposé des faits nouveaux
Une demande de rejugement au fond
Un moyen de droit
Une nouvelle appréciation des preuves

Un moyen de droit

Explication

Le pourvoi saisit la Cour de cassation et doit être motivé par un moyen de droit. Un exposé de faits nouveaux ou une nouvelle appréciation des preuves relèvent du réexamen des faits, tandis qu’une demande de rejugement au fond confond la Cour avec une juridiction du fond.

37. Dans un pays, une règle est actuellement en vigueur, tandis qu’une autre a été abrogée dans le passé. Laquelle relève du droit positif ?

La règle abrogée dans le passé
La règle idéale, même sans vigueur juridique
La règle récemment adoptée, même si elle n’est pas en vigueur
La règle actuellement en vigueur

La règle actuellement en vigueur

Explication

Le droit positif rassemble les règles de droit en vigueur dans un pays à un moment donné. La règle abrogée relève du droit révolu, la règle idéale du droit naturel ou idéal, et une règle récente mais non en vigueur ne satisfait pas le critère de vigueur.

38. Quel élément permet de caractériser les institutions juridictionnelles parmi les dispositifs qui règlent les conflits ?

Elles exécutent la loi par une administration désignée après l’apparition du conflit
Elles organisent les recours par des règles établies après le prononcé de la décision
Elles rendent la justice par un juge institué à l’avance et une procédure fixée à l’avance
Elles règlent les conflits par un juge choisi après coup et une procédure improvisée

Elles rendent la justice par un juge institué à l’avance et une procédure fixée à l’avance

Explication

Les institutions juridictionnelles permettent de rendre justice au moyen d’un juge et d’une procédure tous deux déterminés à l’avance. L’exécution administrative de la loi ne correspond pas à cette définition, et ni le juge ni la procédure ne sont établis après l’apparition du litige.

39. Comment se caractérisent les deux ordres de juridiction français ?

Ce sont deux branches du droit, l’une publique et l’autre privée, sans hiérarchie de juridictions.
Ce sont deux ensembles hiérarchisés, mais l’ordre administratif est subordonné à l’ordre judiciaire.
Ce sont un ordre judiciaire hiérarchisé et une juridiction administrative isolée, sans ordre propre.
Ce sont deux ensembles hiérarchisés et de même nature : l’ordre judiciaire et l’ordre administratif.

Ce sont deux ensembles hiérarchisés et de même nature : l’ordre judiciaire et l’ordre administratif.

Explication

La France possède deux ordres de juridiction hiérarchisés et de même nature : judiciaire et administratif. Les branches public et privé ne désignent pas les ordres, la subordination contredit leur dualité et une juridiction isolée ne constitue pas l’ordre administratif.

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Qu’est-ce qu’une institution ?

Une structure juridiquement organisée, dotée de compétences, de moyens et de personnels, chargée d’une mission ou d’une fonction.

Que désigne la juridiction au sens fonctionnel ?

Le pouvoir et le devoir de dire le droit.

Que désigne la juridiction au sens organique ?

L’organe institué pour exercer le pouvoir de dire le droit.

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