QCM : Institutions et droit sous l’Ancien Régime (72 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un historien décrit la période de 284 à 476 comme une phase où l’empereur est présenté comme le maître de l’Empire. De quelle période politique s’agit-il ?

Le principat
La République romaine
La période consulaire
Le dominat

Le dominat

Explication

Le dominat, de 284 à 476, affirme l’empereur comme maître de l’Empire, tandis que le principat conserve une apparence républicaine et le présente comme le premier des citoyens. Le principat est donc confondu avec le dominat, le maître absolu est attribué à tort au principat, et la République romaine ou la période consulaire ne correspond pas à cette phase impériale.

2. Dans une situation romaine, un magistrat dispose d’une puissance d’agir, tandis qu’un autre détient le pouvoir de commandement souverain. Quel concept désigne ce second pouvoir ?

L’imperium
La magistrature
La potestas
L’auctoritas

L’imperium

Explication

L’imperium désigne le pouvoir de commandement souverain, alors que la potestas est la puissance d’agir et l’auctoritas une autorité supérieure de portée morale et politique. Choisir la potestas confond commandement et puissance d’agir, tandis que l’auctoritas relève de l’autorité morale et la magistrature désigne une fonction.

3. Sous la République romaine, une proposition de loi a été lancée par des consuls et votée par les assemblées. Quelle étape institutionnelle reste à accomplir dans le processus décrit ?

L’initiative législative du Sénat
La sanction ou la promulgation par les consuls
La sanction ou la promulgation par le Sénat
Une nouvelle adoption par les assemblées

La sanction ou la promulgation par le Sénat

Explication

Le processus républicain associe l’initiative des consuls, le vote des assemblées, puis la sanction ou la promulgation par le Sénat. Attribuer cette dernière étape aux consuls ou aux assemblées confond les rôles, tandis que l’initiative revient aux consuls.

4. Dans une réforme impériale, l’empereur prend l’initiative de la loi, décide de son contenu et la promulgue. Quelle évolution du pouvoir législatif cette situation illustre-t-elle ?

La délégation de la promulgation au Sénat après un vote populaire
Le partage du pouvoir législatif entre consuls, assemblées et Sénat
La concentration du pouvoir législatif dans la personne de l’empereur
La primauté des assemblées dans l’initiative et la décision législatives

La concentration du pouvoir législatif dans la personne de l’empereur

Explication

Sous l’Empire, l’empereur concentre l’initiative, la décision et la promulgation législatives, contrairement au processus républicain partagé. Le partage entre institutions transpose à tort le modèle républicain, la primauté des assemblées et la délégation au Sénat attribuent ces fonctions à d’autres acteurs.

5. Un royaume franc passe d’une dynastie à une autre en 751. Quelle succession dynastique correspond à cette transition ?

Des Carolingiens aux Mérovingiens en 751
Des Mérovingiens aux Carolingiens en 987
Des Mérovingiens aux Carolingiens
Des Carolingiens aux Mérovingiens

Des Mérovingiens aux Carolingiens

Explication

Les Mérovingiens règnent de 481 à 751, puis les Carolingiens prennent le pouvoir en 751 et cessent de régner en 987. Inverser les dynasties contredit cette succession, 987 marque la fin carolingienne et non mérovingienne, et les Carolingiens prennent le pouvoir en 751 plutôt que d’y achever leur règne.

6. Quel roi franc contribue à l’unité du territoire par des conquêtes et des alliances avec d’autres peuples barbares ?

Childéric
Charlemagne
Mérovée
Clovis

Clovis

Explication

Clovis, premier roi mérovingien, contribue à l’unité du territoire grâce à des conquêtes et à des alliances. Childéric est son père, Mérovée est un ancêtre mythique, et Charlemagne appartient à la dynastie carolingienne.

7. À quelle caractéristique la tradition rattache-t-elle la force surnaturelle de Mérovée, ancêtre mythique des Mérovingiens ?

À son commandement militaire romain
À ses victoires
À son origine divine
À sa chevelure

À sa chevelure

Explication

La tradition associe la force surnaturelle attribuée à Mérovée à sa chevelure, ce qui nourrit la légitimité personnelle revendiquée par les rois francs. Les victoires relèvent d’un autre fondement de légitimité, l’origine divine est une confusion, et la fonction de général romain est associée à Childéric.

8. Un roi mérovingien justifie son pouvoir par son ascendance familiale, sa personne et ses victoires. Quel type de légitimité fonde-t-il ainsi ?

Une légitimité personnelle
Une légitimité populaire et électorale
Une légitimité divine
Une légitimité fondée sur une nomination administrative

Une légitimité personnelle

Explication

La légitimité mérovingienne repose sur la personne du roi, sa famille et ses victoires, ce qui en fait une légitimité personnelle. La légitimité populaire et électorale relève d’un autre modèle, la légitimité divine est distincte, et une nomination administrative ne correspond pas aux fondements décrits.

9. En quelle année Clovis vainc-il le général Syagrius à Soissons ?

En 506
En 507
En 481
En 486

En 486

Explication

Clovis vainc Syagrius à Soissons en 486. Les dates 506 et 507 correspondent à ses victoires contre les Alamans et les Wisigoths, tandis que 481 ne correspond pas à cet événement.

10. Pourquoi le rapprochement de Clovis avec les catholiques gallo-romains pouvait-il favoriser ses conquêtes ?

Il pouvait rallier les Gallo-Romains ariens contre les Wisigoths catholiques.
Il pouvait lui attirer le soutien des Wisigoths catholiques face aux Gallo-Romains ariens.
Il pouvait lui attirer le soutien des Gallo-Romains catholiques face aux Wisigoths ariens.
Il pouvait lui procurer les troupes des Gallo-Romains, présentés comme des guerriers catholiques.

Il pouvait lui attirer le soutien des Gallo-Romains catholiques face aux Wisigoths ariens.

Explication

Les Gallo-Romains sont catholiques et les Wisigoths ariens ; le rapprochement religieux de Clovis avec les catholiques favorise leur soutien à ses conquêtes. Les autres réponses inversent les appartenances religieuses ou prêtent aux Gallo-Romains une puissance militaire qui n’explique pas ce soutien.

11. Quelle date du baptême catholique de Clovis est associée à la naissance symbolique d’un royaume nouveau ?

En 486, lors de la victoire à Soissons
Le 25 décembre, jour de Noël
En 507, après la victoire à Vouillé
En 506, après la victoire contre les Alamans

Le 25 décembre, jour de Noël

Explication

Clovis reçoit le baptême catholique le 25 décembre, jour de Noël, présenté comme la naissance d’un royaume nouveau. Les années 486, 506 et 507 désignent des étapes militaires, non la date du baptême.

12. Dans une chronologie de la conquête menée par Clovis, quelle séquence associe correctement les deux victoires qui précèdent l’achèvement de l’unité de la Gaule ?

Victoire définitive contre les Wisigoths en 506, puis victoire contre les Alamans à Vouillé en 507.
Victoire contre les Alamans à Soissons en 486, puis victoire contre les Wisigoths à Vouillé en 507.
Victoire définitive contre les Alamans en 506, puis victoire contre les Wisigoths à Vouillé en 507.
Victoire définitive contre les Alamans en 507, puis victoire contre les Wisigoths à Vouillé en 506.

Victoire définitive contre les Alamans en 506, puis victoire contre les Wisigoths à Vouillé en 507.

Explication

Clovis remporte une victoire définitive sur les Alamans en 506, puis vainc les Wisigoths à Vouillé en 507, achevant la conquête et l’unité de la Gaule. Les autres séquences inversent les dates ou attribuent à tort Soissons ou Vouillé à un autre adversaire.

13. Un roi mérovingien se déplace pour mener une campagne et ses proches officiers l’accompagnent. Que montre cette situation sur le palais ?

Le palais est itinérant, mais les auxiliaires restent auprès de leur famille.
Le palais est un tribunal local qui accompagne le comte du territoire.
Le palais est itinérant et suit le roi, chef de guerre.
Le palais est fixe et le roi rejoint ses officiers lors des campagnes.

Le palais est itinérant et suit le roi, chef de guerre.

Explication

Le palais mérovingien désigne un entourage qui suit le roi dans ses déplacements, car celui-ci est un chef de guerre mobile. L’idée d’une résidence fixe, d’auxiliaires qui ne suivent pas le roi ou d’un tribunal local confond cette organisation avec d’autres réalités.

14. Une famille envoie un jeune auprès du roi pour qu’il y soit éduqué. Quel double rôle sa présence au palais remplit-elle ?

Représenter sa famille au tribunal et rendre la justice dans les comtés.
Servir d’otage envers sa famille et préparer de futurs dirigeants locaux.
Protéger personnellement le roi et administrer les domaines de sa famille.
Gérer la maison royale et autoriser les dépenses du royaume.

Servir d’otage envers sa famille et préparer de futurs dirigeants locaux.

Explication

Les convives sont envoyés par leur famille pour recevoir une éducation ; leur présence sert à la fois d’otage et de préparation à de futurs rôles de dirigeants locaux. La garde relève des antrustions, tandis que la gestion de la maison et des dépenses revient au majordome.

15. Au palais, un officier gère d’abord la maison royale, puis supervise les autres officiers et autorise les dépenses du royaume. Quelle est sa fonction ?

Le bouteiller, chargé du service des boissons royales.
Le majordome, ou maire du palais.
Le comte du palais, président du tribunal en l’absence du roi.
Le maréchal, chargé des chevaux et de la cavalerie royale.

Le majordome, ou maire du palais.

Explication

Le majordome gère la maison royale, puis intervient dans le gouvernement : il autorise les dépenses et supervise les autres officiers. Le bouteiller a une fonction domestique, le comte du palais une fonction judiciaire et le maréchal s’occupe des chevaux et de la cavalerie.

16. Un justiciable conteste une décision rendue par le mallus de son comté. Quelle instance peut examiner cette décision en appel ?

L’administration du comté, chargée de réviser les décisions judiciaires.
Le mallus du même comté, saisi une seconde fois en première instance.
Le tribunal présidé par le roi, même lorsqu’il siège dans son palais.
Le tribunal du palais.

Le tribunal du palais.

Explication

Le tribunal du palais peut connaître en appel des décisions rendues par les mallus des comtés. Le mallus rend la décision locale initiale ; le comte du palais préside le tribunal du palais en l’absence du roi, et l’administration territoriale n’est pas l’instance d’appel.

17. Un prêtre exerce son ministère auprès des habitants d’une ville, tandis qu’un moine vit selon la règle de son ordre dans un monastère. Quelle distinction permet de les classer ?

Le prêtre relève du clergé régulier et le moine du clergé séculier
Les deux relèvent du clergé régulier puisqu’ils suivent une discipline religieuse
Les deux relèvent du clergé séculier puisqu’ils appartiennent à l’Église
Le prêtre relève du clergé séculier et le moine du clergé régulier

Le prêtre relève du clergé séculier et le moine du clergé régulier

Explication

Le clergé séculier vit dans le monde des hommes, tandis que le clergé régulier suit une règle monastique, généralement dans un monastère. Inverser les catégories confond les deux modes de vie; les classer tous deux dans une seule catégorie néglige cette distinction.

18. Quelle activité relève des missions du clergé séculier ?

La perception de l’impôt pour le roi sur les terres immunisées
L’enseignement religieux et l’assistance aux fidèles
La défense militaire des frontières du royaume
L’observance d’une règle dans un monastère

L’enseignement religieux et l’assistance aux fidèles

Explication

Le clergé séculier assure notamment des missions pastorales, d’évangélisation, d’éducation et d’assistance. La règle monastique caractérise le clergé régulier, tandis que la perception de l’impôt sur les terres immunisées est confiée à l’évêque dans un autre cadre.

19. Pourquoi un roi mérovingien protège-t-il et favorise-t-il l’Église dans son royaume ?

La diversité des religions facilite l’obéissance et l’unité du royaume
Les revenus ecclésiastiques remplacent les impôts dus au roi
Une religion commune renforce la cohésion et rend les sujets plus dociles
Une Église indépendante affaiblit les liens entre les sujets du royaume

Une religion commune renforce la cohésion et rend les sujets plus dociles

Explication

Le roi favorise l’Église parce qu’une religion commune contribue à la cohésion sociale et rend les sujets plus dociles. L’idée d’une Église affaiblissant l’unité inverse ce lien, et la diversité religieuse ne correspond pas au mécanisme décrit.

20. Sur une terre immunisée, un agent du comte vient prélever l’impôt et rendre la justice. Quelle règle s’applique à son intervention ?

L’agent du comte peut intervenir pour percevoir l’impôt, mais pas pour juger
L’agent du comte ne peut intervenir; l’évêque exerce ces fonctions au nom du roi
L’évêque peut exempter la terre d’impôt et empêcher toute justice royale
L’agent du comte conserve la justice, tandis que l’évêque perçoit l’impôt

L’agent du comte ne peut intervenir; l’évêque exerce ces fonctions au nom du roi

Explication

L’immunité empêche les agents du comte laïc d’entrer sur les terres concernées pour y prélever l’impôt ou y rendre la justice; l’évêque y remplit ces fonctions au nom du roi. L’immunité ne signifie donc pas une exemption d’impôt, et elle ne supprime pas la justice royale.

21. Dans sa lettre de 799, quelle hiérarchie Alcuin présente-t-il et quelle qualité attribue-t-il au roi carolingien ?

Le roi carolingien, l’empereur d’Orient et le pape; le roi les dépasse en sagesse
Le roi carolingien, le pape et l’évêque de Rome; le pape les dépasse en sagesse
Le pape, le roi carolingien et l’empereur d’Orient; le pape les dépasse en sagesse
L’empereur d’Orient, le pape et le roi carolingien; l’empereur les dépasse en sagesse

Le roi carolingien, l’empereur d’Orient et le pape; le roi les dépasse en sagesse

Explication

Alcuin distingue trois figures au sommet de la hiérarchie — le roi carolingien, l’empereur romain d’Orient et le pape — et affirme que le roi les dépasse en sagesse. Attribuer cette supériorité au pape ou à l’empereur modifie la thèse de la lettre.

22. À quelle date et dans quelle ville Léon III couronne-t-il Charlemagne empereur d’Occident ?

Le 25 décembre 800 à Constantinople
Le 25 décembre 800 à Aix-la-Chapelle
Le 25 décembre 800 à Rome
En 799 à Rome

Le 25 décembre 800 à Rome

Explication

Le couronnement a lieu à Rome le 25 décembre 800; Léon III couronne Charlemagne et le fait acclamer empereur d’Occident. L’année 799 correspond à la lettre d’Alcuin, non au couronnement.

23. Comment caractériser l’empire restauré sous Charlemagne au regard de sa mission et de sa tradition politique ?

Chrétien par la mission royale, mais franc par sa tradition politique
Romain par la mission royale, mais chrétien par sa tradition politique
Chrétien par sa mission royale, mais romain par sa tradition politique
Franc par la mission royale, mais chrétien par sa tradition politique

Chrétien par la mission royale, mais franc par sa tradition politique

Explication

L’empire est chrétien par la mission royale liée au ministerium regis, mais demeure franc par sa tradition politique. L’option qui le qualifie de romain par sa tradition politique confond la restauration impériale avec la continuité effective des traditions franques.

24. En préparant sa succession, Charlemagne répartit ses terres entre ses fils, mais ne prévoit pas que l’un d’eux reprenne son titre impérial. Quelle intention cela traduit-il ?

Il renonce au partage des terres pour préserver le titre impérial
Il transmet le titre impérial à un fils tout en partageant les terres
Il partage le titre impérial entre ses fils comme ses terres
Il organise le partage des terres sans envisager la transmission du titre impérial

Il organise le partage des terres sans envisager la transmission du titre impérial

Explication

Charlemagne organise le partage de ses terres entre ses fils, mais n’envisage pas la transmission du titre impérial. Assimiler le partage territorial à celui du titre confond deux décisions distinctes.

25. Dans une seigneurie médiévale, que désigne le pouvoir de ban ?

Le pouvoir du vassal de commander les habitants du fief
L’ensemble des prérogatives publiques exercées par le seigneur
Le pouvoir du seigneur de rendre la justice dans sa seigneurie
Le pouvoir de commandement du seigneur, hérité des rois francs

Le pouvoir de commandement du seigneur, hérité des rois francs

Explication

Le pouvoir de ban désigne le commandement seigneurial, hérité de l’ancien pouvoir des rois francs. Les consuetudines regroupent les prérogatives publiques, la justice n’en est qu’un domaine, et le ban appartient au seigneur, non au vassal.

26. Un seigneur exerce des droits de prélèvement, de jugement, de défense armée et de contrôle des activités économiques. De quelle catégorie relèvent ces prérogatives ?

Des privilèges sociaux du clergé et de la noblesse, liés à leur ordre
Des prérogatives de puissance publique, de nature militaire, fiscale, judiciaire et économique
Des droits privés d’exploitation, portant sur les terres et les redevances seigneuriales
Des prérogatives judiciaires et militaires, sans dimension fiscale ou économique

Des prérogatives de puissance publique, de nature militaire, fiscale, judiciaire et économique

Explication

Les prérogatives seigneuriales de puissance publique couvrent les domaines militaire, fiscal, judiciaire et économique. Les droits privés d’exploitation constituent une autre catégorie, tandis que la justice et la guerre ne représentent qu’une partie de ces pouvoirs.

27. Un chroniqueur emploie d’abord « consuetudines » pour les pouvoirs publics du seigneur, puis utilise « coutume » pour inclure aussi ses droits privés d’exploitation. Quelle évolution décrit-il ?

Le terme reste limité aux droits privés d’exploitation de la seigneurie
Le terme passe des prérogatives publiques à un sens élargi comprenant aussi des prérogatives privées
Le terme passe des prérogatives privées à un sens élargi comprenant aussi les pouvoirs publics
Le terme désigne le commandement seigneurial, sans changement de sens

Le terme passe des prérogatives publiques à un sens élargi comprenant aussi des prérogatives privées

Explication

Les consuetudines désignent d’abord les prérogatives de puissance publique, puis la coutume en vient à inclure des prérogatives privées d’exploitation. L’inversion des sens se trompe sur l’ordre de l’évolution, et le pouvoir de ban désigne le commandement seigneurial.

28. Dans une communauté médiévale, une personne prie, une autre combat pour protéger la population et une troisième travaille. À quels ordres associer ces trois activités ?

Oratores pour la prière, bellatores pour le combat, laboratores pour le travail
Oratores pour la prière, bellatores pour le travail, laboratores pour le combat
Oratores pour le combat, bellatores pour la prière, laboratores pour le travail
Oratores pour le travail, bellatores pour le combat, laboratores pour la prière

Oratores pour la prière, bellatores pour le combat, laboratores pour le travail

Explication

La répartition des trois ordres associe les oratores à la prière, les bellatores ou pugnatores au combat et les laboratores au travail. Les autres associations permutent ces activités et confondent ainsi les fonctions propres à chaque ordre.

29. Que met en place le contrat vassalique, également appelé contrat de fief ?

Des droits relatifs au fief, sans obligations réciproques entre le seigneur et le vassal
Des obligations personnelles entre seigneur et vassal, ainsi que des droits relatifs au fief
Des obligations entre le seigneur et les habitants, ainsi que des droits sur la seigneurie
La transmission d’une terre au vassal, sans obligations personnelles entre les parties

Des obligations personnelles entre seigneur et vassal, ainsi que des droits relatifs au fief

Explication

Le contrat de fief combine des obligations personnelles entre le seigneur et le vassal avec des droits relatifs au fief. Le réduire à la terre néglige son aspect personnel, et les relations avec les habitants relèvent d’un autre lien seigneurial.

30. Lors d’une cérémonie vassalique, une première étape établit le lien personnel, puis une seconde accorde des droits sur le fief. Comment se nomment-elles ?

L’hommage et foi concerne le fief, puis l’investiture établit le lien personnel
L’investiture établit le lien personnel, puis l’hommage et foi concerne le fief
La montrée du fief établit le lien personnel, puis l’aveu concerne le fief
L’hommage et foi établit le lien personnel, puis l’investiture concerne le fief

L’hommage et foi établit le lien personnel, puis l’investiture concerne le fief

Explication

L’hommage et foi forme le lien personnel, tandis que l’investiture porte sur le fief et les droits qui s’y rapportent. Inverser les étapes confond leurs fonctions; la montrée et l’aveu sont des formes d’investiture, non des étapes personnelles.

31. Un seigneur veut formaliser l’investiture de son vassal. Quelle pratique correspond à une forme reconnue de cette investiture ?

Parcourir les limites du fief, remettre symboliquement une motte de terre ou rédiger un aveu et dénombrement
Exiger du vassal un service militaire ou une aide financière en échange du fief
Faire prêter au vassal un serment de fidélité, sans lui accorder de droits sur le fief
Faire prononcer au vassal un hommage oral, qui tient lieu d’acte écrit sur la terre

Parcourir les limites du fief, remettre symboliquement une motte de terre ou rédiger un aveu et dénombrement

Explication

L’investiture peut prendre la forme de la montrée du fief, de la remise symbolique d’une motte de terre ou d’un aveu et dénombrement écrit. Le serment et l’hommage relèvent du lien personnel, tandis que le service militaire est une obligation vassalique.

32. Un contrat impose des obligations au seigneur comme au vassal. Quelle qualification convient à ce contrat de fief ?

Un contrat unilatéral, car une seule partie a des obligations
Un contrat synallagmatique, car les deux parties ont des obligations
Un contrat sans obligations, car le fief constitue un don
Un contrat réel, car il ne crée que des droits liés à une terre

Un contrat synallagmatique, car les deux parties ont des obligations

Explication

Un contrat synallagmatique impose des obligations aux deux parties, ce qui caractérise le contrat de fief. Un contrat unilatéral ne lie qu’une partie; la présence d’un fief ne transforme pas l’accord en simple transfert ni en don sans obligations.

33. Un seigneur refuse de protéger son vassal et lui rend une justice déloyale. Quelle sanction le vassal peut-il invoquer ?

Obtenir la commise du fief de son seigneur pour défaut d’aide
Faire saisir provisoirement le fief de son seigneur par la cour féodale
Transférer ses obligations au seigneur inférieur dans la hiérarchie
Briser sa foi et désavouer son seigneur au profit du seigneur supérieur

Briser sa foi et désavouer son seigneur au profit du seigneur supérieur

Explication

Le manquement du seigneur à ses devoirs de loyauté, de justice ou de protection permet au vassal de rompre sa foi et de se placer sous l’autorité du seigneur supérieur. La saisie provisoire et la commise sanctionnent le manquement du vassal, tandis que le seigneur inférieur ne peut remplacer le supérieur.

34. En 1204, quel événement permet aux vassaux normands de Jean sans Terre de le désavouer au profit de Philippe Auguste ?

Philippe Auguste ne protège pas ses vassaux en Normandie
Jean sans Terre refuse de prêter hommage pour la Normandie
Jean sans Terre ne secourt pas ses vassaux normands menacés
La cour féodale confisque les fiefs des vassaux normands

Jean sans Terre ne secourt pas ses vassaux normands menacés

Explication

En 1204, Jean sans Terre ne vient pas secourir ses vassaux normands, qui peuvent alors le désavouer au profit de leur seigneur supérieur, Philippe Auguste. Le refus d’hommage et la confiscation judiciaire ne sont pas le motif indiqué.

35. Après qu’un vassal a manqué à ses obligations d’aide, la cour féodale constate le manquement. Il ne le corrige pas pendant un an et un jour. Quelle suite correspond à la procédure ?

Le seigneur transfère le fief au seigneur supérieur après une seule audience
Le seigneur prononce la commise, puis peut faire saisir le fief
Le seigneur saisit provisoirement le fief, puis peut en obtenir la commise
Le seigneur saisit le fief sans constat, puis le rend après un an et un jour

Le seigneur saisit provisoirement le fief, puis peut en obtenir la commise

Explication

La procédure commence par le constat du manquement devant la cour féodale, puis par la saisie provisoire du fief; si le manquement persiste un an et un jour, la commise peut rendre la confiscation définitive. La commise ne précède pas la saisie et celle-ci n’est pas la confiscation définitive.

36. Un vassal a d’abord prêté hommage à un seigneur, puis rendu hommage à un second. Si leurs demandes entrent en conflit, quel lien doit primer ?

Les deux hommages, qui ont une priorité égale
L’hommage lige prêté au premier seigneur
L’hommage qui concerne le fief le plus récent
L’hommage plane rendu ensuite au second seigneur

L’hommage lige prêté au premier seigneur

Explication

L’hommage prêté en premier est l’hommage lige et prime en cas de conflit; l’hommage rendu ensuite est plane et secondaire. Le lien le plus récent ne supplante donc pas le premier, et les deux liens ne sont pas de priorité égale.

37. Quelle double situation explique que la féodalité constitue une menace pour l’Église ?

Des ecclésiastiques deviennent seigneurs et des laïcs détiennent des bénéfices ecclésiastiques
Des laïcs deviennent évêques et des ecclésiastiques reçoivent des fiefs royaux
Des évêques élisent les seigneurs et des abbés administrent les diocèses
Des moines abandonnent les monastères et des seigneurs prennent la règle bénédictine

Des ecclésiastiques deviennent seigneurs et des laïcs détiennent des bénéfices ecclésiastiques

Explication

La féodalité menace l’Église dans les deux sens : des ecclésiastiques exercent des fonctions seigneuriales, tandis que des laïcs reçoivent des terres ou bénéfices ecclésiastiques. Cela ne signifie pas que les laïcs deviennent évêques ni que la menace se limite aux conflits monastiques.

38. Lors de la nomination d’un évêque, un seigneur laïc lui remet la crosse et l’anneau. Que révèle cette pratique ?

La nomination directe de l’évêque par les fidèles du diocèse
L’intervention croissante des seigneurs laïcs dans la nomination des évêques
La transmission au seigneur laïc de la charge épiscopale elle-même
Le choix de l’évêque par les membres de sa communauté monastique

L’intervention croissante des seigneurs laïcs dans la nomination des évêques

Explication

La remise de la crosse et de l’anneau par un seigneur laïc illustre l’intervention croissante des pouvoirs laïcs dans la nomination des évêques et des abbés. Elle ne correspond ni à l’élection par les diocésains ni à la remise des insignes par le pape.

39. Quels sont les trois abus ecclésiastiques auxquels la réforme entend répondre ?

Le népotisme, la simonie et le nicolaïsme
Le népotisme, la commise et la simonie
La simonie, l’hommage lige et le nicolaïsme
Le népotisme, l’investiture et le nicolaïsme

Le népotisme, la simonie et le nicolaïsme

Explication

Les trois abus présentés sont le népotisme, la simonie et le nicolaïsme. L’investiture relève de l’intervention dans la nomination, tandis que l’hommage lige et la commise appartiennent aux relations féodales.

40. Un fondateur veut soustraire une abbaye aux pouvoirs locaux en suivant le modèle de Cluny. Quel ensemble de mesures convient ?

Renoncer à ses droits, faire choisir l’abbé par les moines et placer l’abbaye sous l’autorité du pape selon la règle bénédictine
Conserver ses droits, faire choisir l’abbé par les moines et placer l’abbaye sous l’autorité du pape selon une règle seigneuriale
Renoncer à ses droits, faire choisir l’abbé par les diocésains et placer l’abbaye sous l’autorité du roi selon la règle bénédictine
Conserver ses droits, faire nommer l’abbé par un seigneur et placer l’abbaye sous autorité locale selon la règle bénédictine

Renoncer à ses droits, faire choisir l’abbé par les moines et placer l’abbaye sous l’autorité du pape selon la règle bénédictine

Explication

Le modèle clunisien associe la renonciation du fondateur à ses droits, le choix de l’abbé par les moines, l’autorité directe du pape et la règle bénédictine. La nomination par un seigneur local, l’autorité royale ou le maintien des droits du fondateur contredisent ces mesures d’indépendance.

41. Quels privilèges bénéficient les clercs, y compris les lettrés et les étudiants non ordonnés prêtres ?

Le for, l'immunité et le canon
Le for, le service militaire et le canon
Le for, l'immunité et l'exemption de dîme
Le canon, la protection royale et l'immunité

Le for, l'immunité et le canon

Explication

Les clercs, même non ordonnés lorsqu'ils sont lettrés ou étudiants, bénéficient des privilèges du for, d'immunité et du canon. L'exemption de dîme confond l'immunité avec une autre mesure fiscale, la protection royale substitue une protection extérieure à ces privilèges, et le service militaire inverse le sens de l'immunité.

42. Dans un diocèse, une affaire est jugée en première instance par un official sous l'autorité de l'évêque ; quelle juridiction exerce-t-il ?

L'officialité diocésaine
La cour d'appel épiscopale
La juridiction royale
La juridiction seigneuriale

L'officialité diocésaine

Explication

L'officialité est la juridiction ecclésiastique exercée dans les limites d'un diocèse par un official, sous l'autorité de l'évêque. La cour d'appel épiscopale confond la première instance avec l'appel, tandis que les juridictions seigneuriale et royale sont laïques.

43. Dans un litige, un tribunal ecclésiastique doit choisir une procédure de preuve ; laquelle correspond à sa pratique par contraste avec les tribunaux laïques ?

Recourir au duel judiciaire pour établir la culpabilité
Confier la décision à une épreuve imposée par le seigneur
Écarter l'ordalie et le duel judiciaire
Recourir à l'ordalie pour départager les parties

Écarter l'ordalie et le duel judiciaire

Explication

La juridiction ecclésiastique rejette les ordalies et le duel judiciaire, contrairement aux juridictions laïques. Le recours à l'ordalie et celui au duel attribuent à l'Église des pratiques rejetées ; l'épreuve imposée par le seigneur relève d'une logique laïque.

44. Quelle prétention caractérise la théocratie pontificale ?

Une autorité supérieure du pape sur les pouvoirs séculiers, dans les domaines spirituel et temporel
Une autorité du pape limitée à un royaume et à ses affaires religieuses
Une autorité supérieure des pouvoirs séculiers sur le pape, dans les affaires politiques
Une autorité du pape limitée aux affaires spirituelles, sans portée temporelle

Une autorité supérieure du pape sur les pouvoirs séculiers, dans les domaines spirituel et temporel

Explication

La théocratie pontificale désigne la prétention du pape à dominer les pouvoirs séculiers dans les domaines spirituel et temporel. La limiter au spirituel retranche le domaine temporel, tandis que les autres réponses inversent la hiérarchie ou restreignent à tort sa portée.

45. Quel événement marque l'année 987 dans l'affirmation de la dynastie capétienne ?

Hugues Capet devient roi et met fin à l'alternance entre Mérovingiens et Carolingiens
Hugues Capet devient roi et fixe la majorité royale à quatorze ans
Philippe Auguste devient roi et met fin à l'alternance entre Carolingiens et Robertiens
Hugues Capet devient roi et met fin à l'alternance entre Carolingiens et Robertiens

Hugues Capet devient roi et met fin à l'alternance entre Carolingiens et Robertiens

Explication

En 987, Hugues Capet devient roi, mettant fin à l'alternance entre Carolingiens et Robertiens et ouvrant une succession capétienne durable. Philippe Auguste appartient à une période ultérieure, les Mérovingiens ne sont pas concernés par cette alternance, et la majorité royale est fixée en 1270.

46. Un roi capétien veut réduire les risques de contestation de la succession à sa mort ; quelle pratique des premiers Capétiens peut-il suivre ?

Attendre la mort du roi pour faire sacrer l'héritier
Confier le royaume à un régent jusqu'à la mort du roi
Sacrer un héritier sans l'associer au pouvoir avant la succession
Faire sacrer son héritier de son vivant et l'associer au pouvoir

Faire sacrer son héritier de son vivant et l'associer au pouvoir

Explication

Les premiers Capétiens faisaient sacrer leur héritier de leur vivant et l'associaient au pouvoir, ce qui facilitait la succession. La régence répond à la minorité du roi, tandis que le sacre après le décès ou sans association préalable ne correspond pas à cette pratique.

47. Quelles sont les trois composantes du sacre royal ?

Le serment, l'onction royale et le couronnement
L'élection, l'onction royale et le couronnement
Le serment, l'hommage féodal et le couronnement
Le serment, l'onction royale et la désignation par les grands

Le serment, l'onction royale et le couronnement

Explication

Le sacre royal comprend le serment, l'onction royale et le couronnement. L'élection ou la désignation par les grands ne remplace pas une composante du rite, et l'hommage féodal relève d'une relation vassalique.

48. Un roi affirme son autorité publique sur tous les habitants de son royaume, sans se limiter à des liens entre seigneurs et vassaux ; de quelle notion s'agit-il ?

La régence
La vassalité
La suzeraineté
La souveraineté

La souveraineté

Explication

La souveraineté désigne l'autorité publique du roi sur l'ensemble de ses sujets. La suzeraineté et la vassalité renvoient à des liens personnels hiérarchisés, tandis que la régence concerne l'exercice du pouvoir pendant la minorité royale.

49. Un roi agrandit son domaine en épousant une héritière, en achetant un fief et en recevant un territoire par testament. Quels procédés féodaux ces acquisitions illustrent-elles ?

Les conquêtes, les achats et les partages de fiefs
Les mariages, les hommages et les échanges de services
Les mariages, les confiscations et les hommages féodaux
Les mariages, les achats et les successions ou legs testamentaires

Les mariages, les achats et les successions ou legs testamentaires

Explication

Les acquisitions territoriales royales reposent sur les mariages, les achats et les successions ou legs testamentaires. Les confiscations et les conquêtes relèvent d’autres mécanismes, tandis que l’hommage organise un lien féodal plutôt qu’une acquisition de ces types.

50. Sous Philippe Auguste, le pouvoir royal justifie de nouvelles prérogatives par des arguments qui ne relèvent pas du droit féodal. Quelle évolution cela traduit-il ?

La suzeraineté et la souveraineté progressent parallèlement
Le développement royal cède la place au pouvoir seigneurial
Les prérogatives royales restent fondées sur le droit féodal
La souveraineté élimine immédiatement toute suzeraineté

La suzeraineté et la souveraineté progressent parallèlement

Explication

À partir du règne de Philippe Auguste, les prérogatives royales se développent avec des justifications étrangères au droit féodal, tandis que suzeraineté et souveraineté avancent parallèlement. L’évolution ne fait donc pas disparaître immédiatement la suzeraineté et ne se limite pas au droit féodal.

51. Un litige est conservé par le roi pour qu’il le tranche lui-même, tandis qu’une autre affaire est jugée au nom du roi par une juridiction. Comment distinguer ces deux formes de justice ?

La première est retenue et la seconde est seigneuriale
La première est déléguée et la seconde est retenue
La première est retenue et la seconde est déléguée
La première est seigneuriale et la seconde est ecclésiastique

La première est retenue et la seconde est déléguée

Explication

La justice retenue désigne les affaires que le roi garde pour les juger lui-même; la justice déléguée est rendue en son nom par d’autres juridictions. Inverser ces termes confond le jugement personnel du roi et l’exercice de la justice par délégation.

52. Une affaire porte atteinte aux biens d’un agent royal et est qualifiée de cas royal. Quelle juridiction en connaît en premier et dernier ressort ?

Le roi siégeant personnellement comme juge
Une juridiction locale avant appel au parlement
Le parlement
La juridiction seigneuriale du lieu

Le parlement

Explication

Les cas royaux relèvent du parlement en premier et dernier ressort, y compris lorsqu’ils concernent les biens ou les agents du roi. Une juridiction seigneuriale n’en est pas compétente, et l’expression « premier et dernier ressort » ne prévoit pas un appel ordinaire.

53. Quelle définition correspond à une coutume au sens juridique médiéval ?

Une règle écrite par le roi et diffusée dans tout le royaume
Une décision judiciaire ponctuelle appliquée à un seul litige
Une norme orale fondée sur un usage ancien, continu, connu et accepté
Une pratique récente, répétée à intervalles irréguliers et contestée

Une norme orale fondée sur un usage ancien, continu, connu et accepté

Explication

La coutume est une norme orale issue d’un usage ancien, répété sans discontinuité, connu et accepté de tous. Une règle royale écrite ou une décision isolée ne répond pas à cette définition.

54. Dans deux seigneuries voisines, des règles coutumières différentes s’appliquent, alors que le droit canonique est présenté comme relativement uniforme. Quelle interprétation convient ?

Les coutumes et le droit canonique sont uniformes dans l’ensemble du royaume
Les deux droits varient selon les seigneuries, sans différence de portée territoriale
Les coutumes varient selon les seigneuries, tandis que le droit canonique est relativement uniforme
Le droit canonique varie selon les seigneuries, tandis que les coutumes sont relativement uniformes

Les coutumes varient selon les seigneuries, tandis que le droit canonique est relativement uniforme

Explication

À l’époque féodale, les coutumes se différencient selon les seigneuries, tandis que le droit canonique constitue un droit relativement uniforme. Inverser ces caractéristiques ou attribuer la même variation aux deux droits méconnaît leur distinction.

55. Au cours d’un procès, une partie invoque une coutume déjà reconnue par un juge; l’autre invoque une coutume locale qui n’a pas encore été reconnue. Quelle preuve est requise ?

Une confirmation royale pour la coutume notoire; un écrit officiel pour la coutume privée
Des témoignages pour la coutume notoire; aucune preuve pour la coutume privée
Aucune preuve pour la coutume notoire; la coutume privée doit être prouvée, notamment par témoignages
Une preuve dans les deux cas, car toute coutume doit être établie au procès

Aucune preuve pour la coutume notoire; la coutume privée doit être prouvée, notamment par témoignages

Explication

Une coutume notoire a déjà été reconnue par un juge et n’a pas à être prouvée; une coutume privée doit être établie, notamment par témoignages. Exiger des témoignages pour la coutume notoire inverse la distinction entre les deux catégories.

56. Lors de la rédaction d’un coutumier selon l’ordonnance d’Amboise, quelle succession d’étapes les autorités doivent-elles suivre ?

Les autorités locales rédigent un projet, les juristes du roi l’évaluent et le modifient, puis les états provinciaux le valident ou le modifient
Les états provinciaux rédigent un projet, les autorités locales l’évaluent, puis les juristes du roi le valident
Les juristes du roi rédigent un projet, les états provinciaux le modifient, puis les autorités locales le valident
Les autorités locales rédigent un projet, les états provinciaux le valident, puis les juristes du roi l’évaluent

Les autorités locales rédigent un projet, les juristes du roi l’évaluent et le modifient, puis les états provinciaux le valident ou le modifient

Explication

L’ordonnance d’Amboise prévoit d’abord un projet rédigé par les autorités locales, ensuite examiné et amendé par les juristes du roi, puis soumis aux états provinciaux pour validation ou modification. Faire intervenir les états avant l’évaluation royale inverse l’ordre prévu.

57. Dans le cadre du pouvoir législatif seigneurial, quelle portée possède un établissement ?

Une décision parlementaire applicable à toute la seigneurie
Une mesure législative limitée à une seigneurie déterminée
Une règle coutumière applicable à plusieurs provinces
Une ordonnance royale applicable dans tout le royaume

Une mesure législative limitée à une seigneurie déterminée

Explication

Un établissement est une mesure législative dont la portée se limite au ressort d’une seigneurie déterminée. L’ordonnance royale générale élargit indûment son champ, la règle coutumière confond deux sources du droit et la décision parlementaire attribue la mesure à une autre autorité.

58. Une ordonnance guidée par le commun profit est promulguée sous Philippe IV le Bel : quelle portée juridique peut-elle avoir ?

Une force de droit dans tout le royaume
Une force de droit dans la seule seigneurie concernée
Une force de droit après l’unanimité des principaux vassaux
Une force de droit après l’accord de la majorité des vassaux

Une force de droit dans tout le royaume

Explication

Sous Philippe IV le Bel, une ordonnance guidée par le commun profit peut avoir force de droit dans tout le royaume. L’unanimité correspond à la première phase, la majorité à celle de Saint Louis, et la portée seigneuriale à l’établissement.

59. Un héritier désigné par la coutume signe, avant de monter sur le trône, un acte renonçant à ses droits à la couronne : quelle conséquence découle de la règle successorale ?

L’acte ne peut écarter ses droits successoraux
L’acte écarte ses droits dès qu’il est signé
L’acte suspend ses droits jusqu’au sacre royal
L’acte écarte ses droits si les grands l’approuvent

L’acte ne peut écarter ses droits successoraux

Explication

L’héritier désigné par la coutume ne peut renoncer par avance à ses droits, car l’ordre de succession n’est pas déterminé par les hommes. L’approbation des grands ou la signature ne rend donc pas la renonciation valide, et le sacre ne constitue pas la règle successorale.

60. Un roi vient de mourir et son successeur n’a pas encore été sacré : que signifie le principe de continuité de la couronne dans cette situation ?

Le pouvoir demeure exercé par le roi défunt jusqu’au sacre
Le pouvoir reste vacant jusqu’au sacre du successeur
Le pouvoir est déjà exercé par un successeur
Le pouvoir est suspendu jusqu’à la désignation d’un régent

Le pouvoir est déjà exercé par un successeur

Explication

La continuité de la couronne exclut toute vacance du pouvoir : il est toujours exercé par quelqu’un. Le sacre ne conditionne pas l’accession, et ni le roi défunt ni un régent ne prolongent ou ne remplacent l’exercice du pouvoir par le successeur.

61. Dans Les six livres de la République, publié en 1576, comment Jean Bodin définit-il la souveraineté ?

La puissance absolue et temporaire de l’État
La puissance limitée et perpétuelle du roi
La puissance absolue et perpétuelle de l’État
La puissance partagée et perpétuelle de l’État

La puissance absolue et perpétuelle de l’État

Explication

Jean Bodin définit la souveraineté comme la puissance absolue et perpétuelle d’une République, terme par lequel il désigne l’État. La définition ne la rend ni temporaire ni limitée, et elle ne signifie pas que la souveraineté est partagée entre organes.

62. Les États généraux sont convoqués pour conseiller le roi sur une décision : dans la conception de Jean Bodin, quel rôle leur revient ?

Un droit de veto sur les décisions du roi
Un rôle de conseil sans pouvoir décisionnel
Un pouvoir de décision partagé avec le roi
Un pouvoir de désignation du successeur du roi

Un rôle de conseil sans pouvoir décisionnel

Explication

Pour Bodin, les États généraux conseillent le roi, mais ne prennent pas la décision souveraine à sa place. Le pouvoir décisionnel partagé et le veto attribuent aux États un rôle de contre-pouvoir, tandis que la succession relève d’un autre domaine.

63. Le roi souhaite confier une mission précise à un agent qu’il pourra révoquer à tout moment : quel type d’agent correspond à ces caractéristiques ?

Un officier détenteur d’un office vénal
Un commissaire du roi
Un officier détenteur d’un office héréditaire
Un officier détenteur d’un office inamovible

Un commissaire du roi

Explication

Le commissaire reçoit une commission définissant des fonctions précises et peut être révoqué à tout moment. L’inamovibilité, la vénalité et l’hérédité sont des caractéristiques associées aux offices, et non à la commission révocable.

64. Après des remontrances et des lettres de jussion, un parlement refuse encore d’enregistrer une loi : quelle étape permet au roi de procéder à l’enregistrement ?

Adresser de nouvelles remontrances au parlement
Accepter les remontrances et abandonner l’enregistrement
Envoyer de nouveau le texte au parlement pour examen
Tenir un lit de justice et enregistrer lui-même la loi

Tenir un lit de justice et enregistrer lui-même la loi

Explication

En cas de refus persistant malgré les lettres de jussion, le roi tient un lit de justice et enregistre lui-même la loi. La transmission du texte est l’étape initiale, les remontrances viennent du parlement, et accepter celles-ci ne permet pas de procéder à l’enregistrement contesté.

65. De quelle institution médiévale le Parlement est-il issu, et quelle activité y prédominait à l’origine ?

Du Conseil du roi, où l’on débattait surtout de justice
De la Curia Regis in Parlamento, où l’on débattait surtout de législation
De la Curia Regis in Parlamento, où l’on débattait surtout de justice
Des États généraux, où l’on débattait surtout de législation

De la Curia Regis in Parlamento, où l’on débattait surtout de justice

Explication

Le Parlement est issu de la Curia Regis in Parlamento, consacrée principalement aux questions de justice. La législation comme activité dominante, le Conseil du roi et les États généraux correspondent à des confusions sur son origine ou sa fonction initiale.

66. Un justiciable relève d’un parlement de province plutôt que de celui de Paris. Quelle différence institutionnelle permet de distinguer ces parlements ?

Ils ont des compétences différentes, et celui de Paris couvre les deux tiers du royaume
Ils ont des compétences différentes, mais des ressorts territoriaux identiques
Ils ont les mêmes compétences, mais des ressorts territoriaux différents
Ils ont les mêmes compétences, et le parlement de province couvre les deux tiers du royaume

Ils ont les mêmes compétences, mais des ressorts territoriaux différents

Explication

Les parlements partagent les mêmes compétences, mais leurs ressorts territoriaux diffèrent; celui de Paris couvre les deux tiers du royaume. Dire que leurs compétences varient confond compétence et ressort, tandis que le ressort des deux tiers appartient au parlement de Paris.

67. Une affaire est jugée en dernier ressort par un parlement, puis une partie conteste la mauvaise application d’une règle de droit. Quelle voie demeure possible ?

Une nouvelle instance au fond devant un parlement de même compétence
Un appel permettant à une autre juridiction de réexaminer le fond
Un pourvoi en cassation portant sur l’application du droit
Aucun recours, puisque le dernier ressort ferme toute contestation

Un pourvoi en cassation portant sur l’application du droit

Explication

Le dernier ressort interdit à une autre juridiction de réexaminer le fond, mais un pourvoi en cassation peut contrôler l’application de la règle de droit. L’appel et la nouvelle instance au fond confondent ce contrôle avec un réexamen, tandis que l’absence de tout recours étend excessivement l’effet du dernier ressort.

68. Un parlement constate un abus sans avoir été saisi d’un litige et prend une mesure générale pour y mettre fin. De quel type d’arrêt s’agit-il ?

D’un arrêt rendu en appel après examen d’une affaire particulière
D’un arrêt de règlement qui étend à tous la solution d’un procès
D’un arrêt de règlement pris d’office pour faire cesser un abus
D’un jugement individuel tranchant le litige entre deux parties

D’un arrêt de règlement pris d’office pour faire cesser un abus

Explication

Un parlement peut prendre d’office un arrêt de règlement afin de faire cesser un abus, même sans contentieux particulier. L’extension d’une solution à partir d’un procès relève de l’autre forme d’arrêt de règlement; un jugement individuel ou un arrêt d’appel suppose une affaire soumise au juge.

69. Une ordonnance royale rassemble des dispositions sur la justice, les finances, la religion et l’armée, tandis qu’une autre organise le droit par branches. Comment les classer ?

La première relève de la codification; la seconde, de la réforme
Les deux relèvent de la codification, car elles unifient le droit
Les deux relèvent de la réforme, car elles sont prises par le roi
La première relève de la réforme; la seconde, de la codification

La première relève de la réforme; la seconde, de la codification

Explication

Les ordonnances de réforme du XVIe siècle abordent souvent des matières variées, tandis que celles de codification des XVIIe et XVIIIe siècles rationalisent le droit par branches. Classer la première comme codification inverse les notions; la seule origine royale ne suffit pas à faire des deux ordonnances des textes de réforme.

70. Dans une paroisse, un curé doit tenir des registres de baptêmes, de mariages et de décès, et les actes juridiques doivent être rédigés en français. Quelle ordonnance impose ces mesures ?

L’ordonnance de Moulins de 1566
L’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539
L’ordonnance criminelle de 1670
L’ordonnance civile de 1667

L’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539

Explication

Villers-Cotterêts, en 1539, impose le français comme langue juridique et rend obligatoire la tenue de registres paroissiaux de baptêmes, mariages et décès. Moulins concerne notamment la preuve écrite et le domaine de la Couronne, tandis que les ordonnances de 1667 et 1670 portent sur les procédures civile et pénale.

71. En 1566, un contrat d’une valeur supérieure à 100 livres est contesté et une partie ne peut produire qu’un témoignage. Quelle règle s’applique ?

Un témoignage suffit, car l’écrit est réservé aux contrats moins importants
Une preuve écrite est exigée, mais le témoignage prévaut en cas de conflit
Le contrat est inaliénable, car la règle vise le domaine de la Couronne
Une preuve écrite est exigée et privilégiée par rapport au témoignage

Une preuve écrite est exigée et privilégiée par rapport au témoignage

Explication

L’ordonnance de Moulins exige une preuve écrite pour les contrats dépassant 100 livres et privilégie l’écrit sur le témoignage. Faire suffire le témoignage inverse la règle, et l’inaliénabilité concerne le domaine de la Couronne, pas la preuve du contrat.

72. Dans quel ouvrage Jean Bodin affirme-t-il que toute la force des lois civiles et des coutumes réside dans le prince souverain ?

Dans Le Prince de Machiavel
Dans Les six livres de la République
Dans l’ordonnance civile de 1667
Dans l’ordonnance criminelle de 1670

Dans Les six livres de la République

Explication

Jean Bodin formule cette affirmation dans Les six livres de la République. Les ordonnances de 1667 et de 1670 unifient des procédures, et Le Prince est un ouvrage de Machiavel, non de Bodin.

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En quelle année Rome conquiert-elle la Gaule narbonnaise ?

En 121 av. J.-C.

En quelle année la Gaule chevelue est-elle conquise par Rome ?

En 51 av. J.-C.

Quelle apparence politique le principat conserve-t-il ?

L’apparence républicaine.

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