★ À maîtriser
📌 La constitution matérielle désigne les règles qui déterminent le fonctionnement du régime politique et le mode de gouvernement d’un État.
Compléments
La Constitution française date du 4 octobre 1958 et la Constitution fédérale des États-Unis du 17 septembre 1787.
Hans Kelsen développe la hiérarchie des normes, au sommet de laquelle se trouve la constitution, suivie des traités puis des règles et normes inférieures.
📌 La supériorité de la constitution suppose des procédures de contrôle permettant de surveiller les normes inférieures et de sanctionner leur non-respect.
Matérielle : fonctionnement ; formelle : document écrit
★ À maîtriser
Le droit constitutionnel observe, comprend et encadre juridiquement les phénomènes politiques, notamment les rapports entre gouvernants et gouvernés.
Le constitutionnalisme du XVIIIe siècle cherche à concilier liberté et pouvoir politique en limitant ce dernier par des règles d’organisation.
Le droit constitutionnel vise à garantir la liberté en limitant le pouvoir, notamment par la séparation des pouvoirs et la détermination de la participation des citoyens au pouvoir d’État.
Compléments
Le droit constitutionnel étudie la désignation des gouvernants, l’organisation du pouvoir d’État, sa conquête, son exercice, sa perte et l’influence des personnes qui ne détiennent pas le pouvoir.
Les textes anciens associés à la limitation du pouvoir et à la protection des libertés sont :
Limiter le pouvoir → garantir la liberté
★ À maîtriser
📌 Le pouvoir traditionnel repose sur les coutumes, le pouvoir individualisé sur la reconnaissance des qualités personnelles d’un dirigeant, et le pouvoir institutionnalisé sur la dissociation entre le pouvoir et celui qui l’exerce.
Compléments
Le pouvoir individualisé peut renforcer la cohésion du groupe, mais il risque d’être abusif et de disparaître avec la personne qui l’incarne.
Dans le pouvoir institutionnalisé, l’État, personne morale titulaire du pouvoir politique, assure sa pérennité et les gouvernants successifs l’exercent en qualité d’agents.
Tradition, charisme et institution fondent trois légitimités distinctes
★ À maîtriser
📌 Les théories de l’origine de l’État distinguent une origine naturelle, une origine contractuelle et une origine institutionnelle fondée sur une volonté humaine sans contrat.
📌 Dans la théorie de Hobbes exposée dans le Léviathan, le monarque n’est pas partie au pacte, tandis que pour Locke le monarque y est lié et sa violation peut justifier la résistance à l’oppression. - T. HOPPS
Compléments
La théorie contractuelle de l’État s’oppose à l’origine divine du pouvoir et présente l’État comme le résultat d’un pacte conclu par les hommes.
Dans Du contrat social, Rousseau soutient que les individus s’associent par un contrat et obéissent à la volonté générale, qui résulte de l’unanimité, tout en restant libres.
Selon M. Hauriou, l’État est une institution créée par une volonté humaine commune et devient titulaire du pouvoir politique, exercé par les gouvernants en son nom.
Hobbes exclut le monarque du pacte ; Locke l’y soumet
★ À maîtriser
📌 La population désigne les individus soumis à l’autorité de l’État, tandis que la nation renvoie à une communauté fondée sur des éléments partagés ou une volonté de vivre ensemble.
📌 La conception objective de la nation s’appuie notamment sur l’unité ethnique ou généalogique, la langue, la culture ou la religion, tandis que la conception française subjective met l’accent sur la volonté de vivre ensemble et des valeurs communes.
Compléments
📌 Le peuple est la nation considérée à un moment donné et ne comprend que les personnes vivant alors, contrairement à la nation qui s’inscrit dans une continuité transgénérationnelle.
★ À maîtriser
📌 La souveraineté interne permet à l’État d’imposer en dernier ressort sa volonté sur son territoire, tandis que la souveraineté externe exprime son indépendance à l’égard des autres États, dans le respect de leur souveraineté.
📌 Avant 1789, l’État de police soumettait la puissance étatique à peu de règles ; à partir de 1789, l’État légal soumet notamment l’exécutif et l’administration à la loi, tandis que l’État de droit soumet les normes, y compris la loi, à des règles supérieures.
Compléments
Jean Bodin expose la théorie de la souveraineté dans La République, paru en 1576, et la définit notamment comme le pouvoir du prince de faire les lois sans le consentement d’un pouvoir supérieur.
La France devient un État de droit en 1958 avec la création du Conseil constitutionnel, chargé du contrôle de constitutionnalité des lois.
État de police → État légal → État de droit
Déconcentration : relais de l’État ; décentralisation : collectivités autonomes
★ À maîtriser
Compléments
Dans un État fédéral, la constitution fédérale répartit les compétences entre la fédération et les États fédérés ; le plus souvent, elle énumère celles de la fédération et laisse les autres aux États fédérés.
Les États fédérés participent à la révision de la constitution fédérale et à l’élaboration des lois fédérales ; les conflits de compétences sont tranchés par une juridiction fédérale impartiale.
📌 Dans un État régional, les entités n’ont pas d’autodétermination constitutionnelle et leurs compétences législatives sont plus limitées que celles des États fédérés.
SPA : superposition, participation, autonomie
★ À maîtriser
Compléments
La forme régionale de l’État peut être adoptée dans des pays dont la diversité est plus forte que celle d’un État fédéral.
Aux États-Unis, l’unité nationale ne fait aucun doute.
Au Royaume-Uni, l’Écosse possède une certaine conscience nationale dans un contexte de grande diversité.
★ À maîtriser
📌 Aristote classe les gouvernements selon le nombre des gouvernants : un seul, un petit nombre ou la masse des citoyens. - la politique
📌 Chez Aristote, les formes pures gouvernent dans l’intérêt général, tandis que les formes corrompues comprennent la tyrannie, l’oligarchie et la démocratie. - la politique
📌 Chez Montesquieu, la république démocratique repose sur la vertu et la recherche de l’intérêt général, tandis que la république aristocratique confie le pouvoir à une partie du peuple et repose sur la modération. - L’Esprit des lois, 1748
Compléments
📌 Chez Montesquieu, la monarchie est le gouvernement d’un seul par des lois fixes et établies, notamment héréditaires, et son principe d’action est l’honneur. - L’Esprit des lois, 1748
La Première République française est proclamée le 21 septembre 1792.
La Deuxième République française est proclamée en 1848 après l’abdication de Louis-Philippe.
La Troisième République française est proclamée en 1870, à la fin du Second Empire et après l’abdication de Napoléon III.
Aristote classe selon le nombre des gouvernants ; Montesquieu distingue nature et principe d’action.
★ À maîtriser
Selon H. KENSEL, la démocratie se caractérise par la participation des citoyens à l’élaboration des règles de droit, tandis que l’autocratie sépare ceux qui font les lois de ceux qui doivent leur obéir.
Le régime libéral limite l’État à des règles peu nombreuses portant sur les grands principes et protège la société civile, tandis que le régime totalitaire étend le pouvoir de l’État à tous les aspects de la vie et réduit fortement la liberté individuelle.
Le totalitarisme du XXe siècle repose sur une idéologie officielle à prétention explicative universelle, qui remodèle les comportements et les consciences et s’appuie sur la terreur, contrairement au despotisme classique.
Dans une monocratie, la compétition pour le pouvoir est interdite et l’opposition est réduite ou éliminée, tandis que dans un régime pluraliste, au moins deux partis concourent pour le pouvoir et les rivaux peuvent reprendre la compétition après l’alternance.
Le césarisme est une monocratie autoritaire dont le pouvoir reste limité dans sa sphère d’action et qui ne repose pas sur une idéologie officielle, tandis que la monocratie totalitaire associe le pouvoir absolu d’un homme à une idéologie officielle et à un parti unique.
Compléments
Anna ARENDT analyse les régimes totalitaires dans Les origines du totalitarisme, paru en 1951, en s’appuyant sur les régimes nazi et stalinien.
Le libéralisme a d’abord été pensé indépendamment de la démocratie, et B. CONSTANT n’était pas favorable au suffrage universel.
Catherine II en Russie est citée comme exemple de régime autocratique mais libéral.
📌 Le pluralisme et la démocratie ne coïncident pas nécessairement, car une démocratie pluraliste peut connaître une personnalisation du pouvoir.
★ À maîtriser
La conception occidentale de la démocratie, issue de la lutte contre l’absolutisme royal et inspirée par les Lumières et les physiocrates du XVIIIe siècle, considère la liberté comme inhérente à la nature humaine et comme une finalité et un moyen de la démocratie.
La conception occidentale de la démocratie associe les libertés individuelles, le pluralisme et un État libéral qui s’abstient d’intervenir au-delà de fonctions essentielles, notamment dans le domaine économique selon les physiocrates.
La conception marxiste, inspirée notamment de ROUSSEAU, considère les libertés comme des privilèges d’une minorité et confie à l’État la création des conditions de la libération future, y compris par la contrainte et la dictature du prolétariat.
La conception marxiste privilégie le groupe sur l’individu et rejette le pluralisme au profit de l’unanimité, tandis que la conception occidentale valorise l’individualisme et la pluralité des opinions.
Le pouvoir de l’État démocratique doit être limité par sa fragmentation au moyen de la séparation des pouvoirs et par sa soumission au droit dans un État de droit substantiel.
Compléments
Le mot démocratie vient des termes grecs demos et kratos, qui signifient respectivement le peuple et le pouvoir.
Winston CHURCHILL a déclaré : « la démocratie c’est le pire des régimes à l’exception de tous les autres ».
La conception marxiste attribue à l’État un rôle d’intervention dans la sphère civile, notamment économique, afin de concilier liberté et égalité et d’établir l’égalité des chances.
Les démocraties occidentales ont emprunté à la conception opposée sa finalité sociale, notamment la lutte contre les inégalités économiques et sociales, tout en rejetant les moyens des démocraties populaires.
La conception occidentale part de l’individu et du pluralisme ; la conception marxiste privilégie le groupe et l’égalité.
| Forme | Pouvoir | Compétences locales |
|---|---|---|
| État unitaire | Pouvoir politique unique | Compétences administratives locales possibles |
| État régional | État unitaire souverain | Compétences administratives et législatives régionales |
| État fédéral | Ordre fédéral et ordres fédérés | Compétences propres des États fédérés |
| Dimension | Occidentale | Marxiste |
|---|---|---|
| Valeur première | Primat de l’individu | Primat du groupe |
| Liberté | Inhérente à la nature humaine | À conquérir par l’action de l’État |
| Pluralisme | Pluralité des opinions et opposition protégée | Rejet du pluralisme et recherche de l’unanimité |
| Rôle de l’État | Intervention limitée | Intervention pour établir l’égalité |
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1. Concernant les conceptions matérielle et formelle de la constitution :
2. Parmi les propositions suivantes concernant la constitution formelle, laquelle ou lesquelles sont exactes ?
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Que désigne la constitution matérielle ?
Les règles déterminant le fonctionnement du régime politique et le mode de gouvernement d’un État.
Qu’est-ce que la Constitution formelle ?
Un document écrit décrivant le mode de gouvernement d’un État.
Quel est le statut de la constitution normative ?
Une loi suprême qui s’impose aux gouvernants et subordonne toutes les autres normes.
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