★ À maîtriser
La loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 a créé le cadre de référence initial et est à l’origine de la création de la CNIL.
Le RGPD, adopté le 27 avril 2016, est d’application directe dans les États membres depuis le 25 mai 2018.
La Directive Police-Justice, adoptée le 27 avril 2016, a été transposée en droit français par la loi du 20 juin 2018.
Compléments
L’ordonnance du 12 décembre 2018 a réécrit la loi de 1978 et est entrée en vigueur le 1er juin 2019.
Le décret du 29 mai 2019, entré en vigueur le 1er juin 2019, a harmonisé l’état du droit relatif à la LIL.
Le RGPD s’applique directement ; la Directive Police-Justice doit être transposée.
★ À maîtriser
L’article 1 de la LIL affirme que l’informatique doit être au service de chaque citoyen et ne doit porter atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de l’homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques.
Les principes applicables aux traitements comprennent : la licéité et la loyauté, la finalité, la proportionnalité ou minimisation, l’intégrité et l’exactitude, la limitation de conservation, la sécurité, la protection particulière des données sensibles
Compléments
📌 Pour les traitements de droit commun, les formalités préalables auprès de la CNIL ont disparu au profit d’une obligation de conformité du responsable du traitement, tandis que les fichiers régaliens restent soumis à une demande d’avis préalable.
Droit commun : plus de formalité préalable ; fichiers régaliens : demande d’avis à la CNIL.
★ À maîtriser
📌 Le Titre II de la LIL concerne les traitements relevant du RGPD, le Titre III ceux relevant de la Directive Police-Justice et le Titre IV ceux intéressant la défense nationale ou la sûreté de l’État.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Un traitement relève de la Directive Police-Justice si deux critères cumulatifs sont réunis : une finalité pénale prévue par la Directive et une mise en œuvre par une autorité compétente.
Compléments
Une autorité compétente peut être une autorité publique, ou un organisme auquel le droit d’un État membre confie des prérogatives de puissance publique à des fins pénales, comme les services de sécurité de la RATP ou de la SNCF.
PARAFE est cité comme exemple de traitement pour lequel un seul des deux critères de la Directive Police-Justice est présent, de sorte qu’il ne relève pas de cette Directive.
★ À maîtriser
📌 Un traitement relevant de la Directive Police-Justice est autorisé par arrêté ministériel après avis motivé et publié de la CNIL, sauf s’il contient des données sensibles, auquel cas un décret en Conseil d’État est requis.
📌 Le traitement de données sensibles est en principe interdit, mais peut être autorisé par dérogation sous un encadrement strict et si leur collecte est absolument nécessaire.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Sous la Directive Police-Justice, l’accès s’exerce directement auprès du responsable du traitement, tandis que pour les traitements du Titre IV de la LIL, l’accès s’exerce indirectement par l’intermédiaire de la CNIL.
Compléments
📌 L’accès, l’information, la rectification ou l’effacement peuvent être limités ou refusés pour protéger notamment une enquête ou la sécurité publique, et les restrictions doivent être motivées et prévues dans l’acte réglementaire.
Accès direct sous la Directive Police-Justice ; accès indirect pour les traitements du Titre IV.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Les contrôles peuvent se dérouler :
Après les vérifications et le procès-verbal, la CNIL instruit les suites et sa présidente peut clôturer le contrôle, adresser des observations, prononcer une mise en demeure ou transmettre le dossier au Premier ministre ou au Parquet selon le cas.
Compléments
📌 Un contrôle sur place commence entre 6 h et 21 h et le procureur de la République territorialement compétent en est avisé 24 heures à l’avance.
Décision de contrôle → investigations → procès-verbal → décision sur les suites.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Les données pouvant alimenter TAJ proviennent des enquêtes préliminaires, de flagrance ou sur commission rogatoire, de certaines procédures concernant des crimes, délits et contraventions de cinquième classe, ainsi que des recherches des causes de la mort ou d’une disparition.
Les personnes pouvant être enregistrées dans TAJ sont : les victimes, les personnes recherchées après un décès ou une blessure grave de cause inconnue ou suspecte, les personnes recherchées pour disparition, les mis en cause
📌 Les données d’un suspect n’alimentent TAJ comme données de mis en cause qu’à la clôture de l’enquête, lorsque la définition légale du mis en cause est remplie.
Compléments
Le suspect n’est pas encore mis en cause : l’inscription intervient après établissement des indices requis.
★ À maîtriser
Les données des victimes dans TAJ sont conservées 15 ans, ou moins à leur demande si l’auteur des faits a été définitivement condamné.
Les données des mis en cause majeurs sont conservées par principe 20 ans, avec des durées dérogatoires de 5 ans pour certains délits et contraventions et de 40 ans pour les faits les plus graves.
Compléments
📌 À l’expiration de la durée de conservation, les données de TAJ sont anonymisées de façon à ne plus permettre d’identifier la victime ou le mis en cause.
📌 En cas de nouvelle mise en cause avant l’expiration d’une durée initiale, le délai restant le plus long s’applique aux données concernant l’ensemble des infractions imputées à la personne.
★ À maîtriser
En consultation judiciaire, l’accédant peut consulter les données des victimes et des mis en cause, ainsi que l’infraction et le résumé d’affaire avec hyperliens.
En consultation administrative, l’accédant consulte uniquement l’antécédent du mis en cause, avec la qualification de l’infraction, la date et le lieu, sans hyperliens ni accès aux données des victimes.
En consultation liée au renseignement, l’accédant peut consulter les données du mis en cause, l’infraction et le résumé d’affaire avec hyperliens, mais pas les données des victimes.
L’accès à TAJ exige à la fois une habilitation correspondant au droit d’en connaître et un cadre d’enquête correspondant au besoin d’en connaître.
Compléments
Pour la police nationale, l’accès à TAJ s’effectue par le portail CHEOPS, qui assure la traçabilité des connexions.
Les traces des actions dans TAJ sont conservées actuellement 6 ans, et le projet de révision du décret prévoit une durée de 3 ans.
L’accès judiciaire inclut les victimes ; les accès administratif et renseignement les excluent.
📌 Le droit d’opposition ne s’applique pas aux fichiers de police.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Les suites judiciaires favorables comprennent : la relaxe, l’acquittement, le non-lieu, le classement sans suite, la condamnation avec dispense de peine, la condamnation avec dispense de mention au casier judiciaire, l’absence de toute mention pénale au bulletin n° 2
La relaxe et l’acquittement entraînent par principe l’effacement des données de TAJ, tandis que le non-lieu et le classement sans suite entraînent par principe l’ajout d’une mention.
Une mention de suite judiciaire favorable rend les données de l’affaire inaccessibles lors d’une consultation administrative de TAJ, tandis qu’une consultation judiciaire peut encore les afficher avec la mention de la décision favorable.
Une enquête administrative ne peut aboutir à un avis ou une décision défavorable sans saisine préalable des services de police ou de gendarmerie compétents et, pour vérifier les suites judiciaires, des procureurs compétents.
Compléments
📌 Pour une condamnation avec dispense de peine ou de mention au casier judiciaire, ou en l’absence de mention pénale au bulletin n° 2, la mise à jour de TAJ est facultative et peut conduire au maintien, à une mention ou à un effacement selon le choix de l’autorité judiciaire.
Accès à TAJ selon le cadre de consultation
| Cadre | Données accessibles | Victimes |
|---|---|---|
| Judiciaire | Victimes, mis en cause, infraction et résumé avec hyperliens | Oui |
| Administratif | Antécédent du mis en cause : qualification, date et lieu, sans hyperliens | Non |
| Renseignement | Mis en cause, infraction et résumé avec hyperliens | Non |
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1. Un agent habilité souhaite consulter le TAJ dans le cadre d’une enquête : quelles conditions doivent être réunies pour autoriser l’accès ?
2. Lors de l’examen préalable d’un projet de fichier, quels éléments la CNIL peut-elle notamment évaluer ?
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Quel cadre la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 a-t-elle créé ?
Le cadre de référence initial.
Quelle institution la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 a-t-elle contribué à créer ?
La CNIL.
Depuis quelle date le RGPD est-il directement applicable dans les États membres ?
Depuis le 25 mai 2018.
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