Flashcards : Cadre juridique des fichiers de police (65 cartes)

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1Question

Quel cadre la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 a-t-elle créé ?

Réponse

Le cadre de référence initial.

2Question

Quelle institution la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 a-t-elle contribué à créer ?

Réponse

La CNIL.

3Question

Depuis quelle date le RGPD est-il directement applicable dans les États membres ?

Réponse

Depuis le 25 mai 2018.

4Question

À quelle date le RGPD a-t-il été adopté ?

Réponse

Le 27 avril 2016.

5Question

Quelle loi française a transposé la Directive Police-Justice ?

Réponse

La loi du 20 juin 2018.

6Question

Que prévoit l’article 1 de la LIL sur la finalité de l’informatique ?

Réponse

L’informatique doit être au service de chaque citoyen.

7Question

Quels droits l’informatique ne doit-elle pas porter atteinte selon l’article 1 de la LIL ?

Réponse

L’identité humaine, les droits de l’homme, la vie privée et les libertés individuelles ou publiques.

8Question

À quoi une donnée à caractère personnel se rapporte-t-elle ?

Réponse

À une personne physique identifiée ou identifiable, directement ou indirectement.

9Question

Qu’est-ce qu’un traitement de données à caractère personnel ?

Réponse

Un ensemble d’opérations appliquées à des données à caractère personnel.

10Question

Qui est le responsable du traitement ?

Réponse

La personne ou l’organisme qui en détermine les finalités et les moyens.

11Question

Quels principes encadrent les traitements de données selon la LIL ?

Réponse

La licéité, la loyauté, la finalité, la minimisation, l’exactitude, la limitation de conservation, la sécurité et la protection des données sensibles.

12Question

Quelle obligation remplace les formalités préalables auprès de la CNIL pour les traitements de droit commun ?

Réponse

Une obligation de conformité du responsable du traitement.

13Question

À quelle formalité préalable les fichiers régaliens restent-ils soumis ?

Réponse

À une demande d’avis préalable.

14Question

Quel titre de la LIL concerne les traitements relevant du RGPD ?

Réponse

Le Titre II.

15Question

Quel titre de la LIL concerne les traitements relevant de la Directive Police-Justice ?

Réponse

Le Titre III.

16Question

Quel titre de la LIL concerne la défense nationale ou la sûreté de l’État ?

Réponse

Le Titre IV.

17Question

Quelles conditions cumulatives font relever un traitement de la Directive Police-Justice ?

Réponse

Une finalité pénale prévue par la Directive et une mise en œuvre par une autorité compétente.

18Question

Comment un traitement relevant de la Directive Police-Justice est-il autorisé sans données sensibles ?

Réponse

Par arrêté ministériel, après avis motivé et publié de la CNIL.

19Question

Quel acte est requis pour autoriser un traitement Police-Justice contenant des données sensibles ?

Réponse

Un décret en Conseil d’État.

20Question

Quelles catégories figurent dans la liste des données sensibles de la LIL ?

Réponse

L’origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques, l’appartenance syndicale, les données génétiques ou biométriques d’identification unique, la santé, la vie sexuelle et l’orientation sexuelle.

21Question

Quel est le principe applicable au traitement des données sensibles ?

Réponse

Leur traitement est en principe interdit.

22Question

À quelle condition une dérogation peut-elle autoriser le traitement de données sensibles ?

Réponse

Sous un encadrement strict, si leur collecte est absolument nécessaire.

23Question

Quelles obligations s’appliquent aux traitements relevant de la Directive ?

Réponse

Avis préalable de la CNIL, AIPD en cas de risque élevé, registre, journal des opérations, désignation d’un DPD, coopération avec la CNIL, sécurité, notification des violations, distinction des personnes et des données selon leur nature, et licéité et nécessité absolue des données sensibles.

24Question

Quels droits la Directive Police-Justice reconnaît-elle aux personnes concernées ?

Réponse

L’information, la limitation, la rectification, l’effacement et l’accès.

25Question

Auprès de qui s’exerce directement le droit d’accès sous la Directive Police-Justice ?

Réponse

Auprès du responsable du traitement.

26Question

Par quel intermédiaire s’exerce l’accès aux traitements du Titre IV de la LIL ?

Réponse

Par l’intermédiaire de la CNIL.

27Question

Quel est le rôle de la CNIL pour les fichiers régaliens ?

Réponse

Elle rend un avis sur le projet d’acte réglementaire après un dialogue avec l’administration, mais cet avis n’est pas contraignant en théorie.

28Question

Quelles sont les formes possibles d’un contrôle de la CNIL ?

Réponse

Sur place, en ligne, sur convocation ou sur pièces.

29Question

Quelles suites la présidente de la CNIL peut-elle donner après un contrôle ?

Réponse

Clôturer le contrôle, adresser des observations, prononcer une mise en demeure ou transmettre le dossier au Premier ministre ou au Parquet.

30Question

Quelle loi a créé des dispositions sur les fichiers de police judiciaire dans le Code de procédure pénale ?

Réponse

La loi LOPPSI du 14 mars 2011.

31Question

Quel statut de fichier d’antécédents judiciaires est attribué au TAJ ?

Réponse

Le TAJ est présenté comme le seul fichier d’antécédents judiciaires.

32Question

À quelle date le TAJ a-t-il été autorisé par décret en Conseil d’État ?

Réponse

Le 4 mai 2012.

33Question

Quelles procédures peuvent alimenter TAJ ?

Réponse

Les enquêtes préliminaires, de flagrance ou sur commission rogatoire, certaines procédures concernant des crimes, délits et contraventions de cinquième classe, ainsi que les recherches des causes d’un décès ou d’une disparition.

34Question

Quelles catégories de personnes peuvent être enregistrées dans TAJ ?

Réponse

Les victimes, les personnes recherchées après un décès ou une blessure grave de cause inconnue ou suspecte, les personnes recherchées pour disparition et les mis en cause.

35Question

Quels indices caractérisent un mis en cause au sens du Code de procédure pénale ?

Réponse

Des indices graves ou concordants rendant vraisemblable sa participation comme auteur ou complice à une infraction visée par le Code de procédure pénale.

36Question

Quand les données d’un suspect alimentent-elles TAJ comme données de mis en cause ?

Réponse

À la clôture de l’enquête, si la définition légale du mis en cause est remplie.

37Question

Combien de temps les données des victimes sont-elles conservées dans le TAJ ?

Réponse

15 ans.

38Question

Quand les données des victimes peuvent-elles être conservées moins de 15 ans dans le TAJ ?

Réponse

À leur demande, si l’auteur des faits a été définitivement condamné.

39Question

Quelle est la durée de conservation de principe des données des mis en cause majeurs dans le TAJ ?

Réponse

20 ans.

40Question

Quelles durées dérogatoires s’appliquent aux données de certains mis en cause majeurs dans le TAJ ?

Réponse

5 ans pour certains délits et contraventions, et 40 ans pour les faits les plus graves.

41Question

À quelle date le décret d’application de la loi du 20 juin 2018 a-t-il été pris ?

Réponse

Le 1er août 2018.

42Question

À quelle date l’ordonnance réécrivant la loi de 1978 est-elle entrée en vigueur ?

Réponse

Le 1er juin 2019.

43Question

À quelle date le décret harmonisant le droit relatif à la LIL est-il entré en vigueur ?

Réponse

Le 1er juin 2019.

44Question

Quand la LIL s’applique-t-elle à un responsable établi en France ?

Réponse

Lorsqu’il met en œuvre un traitement, même si les données sont traitées à l’étranger.

45Question

À quelles personnes la LIL s’applique-t-elle lorsque le responsable est établi à l’étranger ?

Réponse

Aux personnes résidant en France concernées par le traitement.

46Question

Quand un traitement peut-il relever de régimes juridiques mixtes ?

Réponse

Lorsque ses finalités conduisent à appliquer le RGPD à certaines parties et la Directive Police-Justice à d’autres.

47Question

Quels organismes peuvent exercer des prérogatives de puissance publique à des fins pénales ?

Réponse

Les organismes auxquels le droit d’un État membre confie ces prérogatives.

48Question

Quels services sont cités comme exemples d’organismes dotés de prérogatives de puissance publique ?

Réponse

Les services de sécurité de la RATP ou de la SNCF.

49Question

Quel exemple illustre un traitement ne relevant pas de la Directive Police-Justice ?

Réponse

PARAFE.

50Question

Pourquoi PARAFE ne relève-t-il pas de la Directive Police-Justice ?

Réponse

Un seul des deux critères de la Directive est présent.

51Question

Quels traitements un acte cadre peut-il autoriser ensemble ?

Réponse

Des traitements ayant la même finalité, les mêmes catégories de données et les mêmes destinataires ou catégories de destinataires.

52Question

À quelles conditions un acte cadre peut-il autoriser plusieurs traitements ?

Réponse

Sur engagement de conformité et avec une AIPD.

53Question

Quels droits peuvent être limités ou refusés pour protéger une enquête ou la sécurité publique ?

Réponse

L’accès, l’information, la rectification ou l’effacement.

54Question

Quelles exigences encadrent les restrictions aux droits des personnes concernées ?

Réponse

Elles doivent être motivées et prévues dans l’acte réglementaire.

55Question

Quels éléments l’avis préalable de la CNIL examine-t-il ?

Réponse

Les finalités, les données collectées, leur durée de conservation, leurs destinataires, la sécurité et l’exercice des droits des personnes.

56Question

Quelle loi a introduit le droit de la CNIL de diligenter des contrôles ?

Réponse

La loi du 6 août 2004.

57Question

Quels éléments peuvent déclencher un contrôle de la CNIL ?

Réponse

Une plainte, son programme de contrôle, des articles de presse ou une coopération avec d’autres autorités européennes.

58Question

Quand un contrôle de la CNIL sur place peut-il commencer ?

Réponse

Entre 6 h et 21 h.

59Question

Combien de temps avant un contrôle sur place le procureur compétent est-il avisé ?

Réponse

24 heures à l’avance.

60Question

Quels services partagent le TAJ ?

Réponse

La police nationale et la gendarmerie.

61Question

Quel rôle les douanes ont-elles théoriquement dans le partage du TAJ ?

Réponse

Elles le partagent pour certaines infractions.

62Question

Comment un témoin peut-il être enregistré dans TAJ ?

Réponse

Comme mis en cause, s’il répond à la définition légale.

63Question

Jusqu’à quand les données des victimes décédées, grièvement blessées ou disparues sont-elles conservées dans le TAJ ?

Réponse

Jusqu’à ce que l’enquête écarte toute suspicion de crime ou de délit, ou que la personne disparue soit retrouvée.

64Question

Que deviennent les données de TAJ à l’expiration de leur durée de conservation ?

Réponse

Elles sont anonymisées de façon à ne plus permettre d’identifier la victime ou le mis en cause.

65Question

Quel délai s’applique après une nouvelle mise en cause avant l’expiration d’une durée initiale ?

Réponse

Le délai restant le plus long s’applique à l’ensemble des infractions imputées à la personne.

Teste-toi avec le QCM

Teste tes connaissances avec un QCM de 43 questions sur Cadre juridique des fichiers de police.

1. Un agent habilité souhaite consulter le TAJ dans le cadre d’une enquête : quelles conditions doivent être réunies pour autoriser l’accès ?

2. Lors de l’examen préalable d’un projet de fichier, quels éléments la CNIL peut-elle notamment évaluer ?

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