QCM : Droit constitutionnel et théorie de l’État (75 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel principe l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen énonce-t-il à propos d’une société dépourvue de garantie des droits et de séparation des pouvoirs ?

Elle n’a une Constitution qu’après l’instauration du suffrage universel.
Elle possède une Constitution dès qu’un pouvoir est organisé.
Elle n’a pas de Constitution.
Elle a une Constitution si les droits sont reconnus par la loi.

Elle n’a pas de Constitution.

Explication

L’article 16 affirme qu’une société sans garantie des droits ni séparation des pouvoirs n’a pas de Constitution. L’organisation des pouvoirs seule néglige la garantie des droits, tandis que la loi et le suffrage universel ne sont pas les critères énoncés.

2. Dans un État où une réforme vise à la fois à répartir les compétences entre institutions et à renforcer les libertés fondamentales, quelles fonctions du droit constitutionnel sont mobilisées ?

Séparer les juridictions, puis réglementer les relations privées.
Répartir les compétences locales, puis fixer les règles électorales.
Organiser et séparer les pouvoirs, puis protéger les libertés fondamentales.
Organiser l’administration, puis définir les sanctions pénales.

Organiser et séparer les pouvoirs, puis protéger les libertés fondamentales.

Explication

Le droit constitutionnel organise et sépare les pouvoirs de l’État, tout en protégeant les libertés fondamentales. Le contrôle administratif, les sanctions pénales et les relations privées ne correspondent pas à ces deux fonctions essentielles.

3. Un pays adopte un document constitutionnel selon une procédure spécialement prévue, le place au sommet des normes et exige une procédure plus difficile que celle d’une loi ordinaire pour le modifier. À quelle notion correspond-il ?

À une Constitution matérielle, définie par son objet.
À une pratique politique fondamentale sans procédure d’adoption particulière.
À une Constitution formelle.
À une loi ordinaire, modifiable selon la procédure législative commune.

À une Constitution formelle.

Explication

La Constitution formelle se caractérise par un texte adopté selon une procédure déterminée, placé au sommet des normes et révisable selon une procédure spéciale. La Constitution matérielle se définit par son objet, et non par sa forme ou sa procédure.

4. En 1215, un roi entend lever un impôt sans l’accord du grand conseil et emprisonner un sujet sans décision préalable d’un juge. Que prévoit la Magna Carta dans ces deux cas ?

L’impôt requiert l’accord du roi et l’emprisonnement l’autorisation du grand conseil.
L’impôt relève du Parlement et l’emprisonnement d’un contrôle ultérieur du juge.
L’impôt requiert l’aval d’un juge et l’emprisonnement le consentement du grand conseil.
L’impôt requiert le consentement du grand conseil et l’emprisonnement l’aval préalable d’un juge.

L’impôt requiert le consentement du grand conseil et l’emprisonnement l’aval préalable d’un juge.

Explication

La Magna Carta interdit au roi de lever l’impôt sans le consentement du grand conseil et de faire emprisonner sans l’aval préalable d’un juge. L’accord du juge concerne la sûreté contre l’emprisonnement, tandis que le grand conseil intervient pour l’impôt.

5. Quelle évolution institutionnelle le Bill of Rights établit-il en limitant les pouvoirs royaux, notamment en matière de loi ?

Le roi conserve le pouvoir législatif, sous réserve d’un contrôle judiciaire.
Le juge partage avec le roi le pouvoir de lever l’impôt.
Le grand conseil remplace le roi et exerce seul le pouvoir législatif.
Un Parlement existe à côté du roi et peut limiter ses pouvoirs.

Un Parlement existe à côté du roi et peut limiter ses pouvoirs.

Explication

Le Bill of Rights consacre l’existence du Parlement à côté du roi et la limitation des pouvoirs royaux par le Parlement, notamment en matière de loi. La Magna Carta concerne le consentement à l’impôt et l’aval judiciaire pour emprisonner, tandis que le Bill of Rights ne supprime pas la royauté.

6. Dans L’Esprit des lois, quelles puissances Montesquieu distingue-t-il ?

La puissance législative, l’exécutrice des choses relevant du droit des gens et l’exécutrice des choses relevant du droit civil.
La puissance législative, la puissance judiciaire et la puissance exécutive réunissant les deux domaines.
La monarchie, l’aristocratie et la démocratie comme trois puissances de l’État.
La puissance législative, la puissance judiciaire et la puissance fédérative des collectivités.

La puissance législative, l’exécutrice des choses relevant du droit des gens et l’exécutrice des choses relevant du droit civil.

Explication

Montesquieu distingue la puissance législative et deux puissances exécutrices : celle des choses relevant du droit des gens et celle des choses relevant du droit civil. La distinction ne remplace pas ces catégories par les régimes antiques ni par une puissance judiciaire dans cette énumération.

7. Quel texte consacre pour la première fois en France le principe de séparation des pouvoirs, et dans quel article ?

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à l’article 16.
Le Bill of Rights de 1689, dans son article relatif au Parlement.
La Magna Carta de 1215, dans sa clause sur le grand conseil.
La Constitution française de 1791, à son article 16.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à l’article 16.

Explication

En France, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 consacre pour la première fois la séparation des pouvoirs à son article 16. La Constitution de 1791 en entérine ensuite la portée, tandis que le Bill of Rights et la Magna Carta sont des textes britanniques antérieurs.

8. Dans un régime où chaque pouvoir exerce sa fonction sans interaction avec les autres et reste spécialisé, quelle conception de la séparation des pouvoirs est appliquée ?

La séparation souple
La séparation par contrôle parlementaire
La séparation rigide
La concentration des pouvoirs

La séparation rigide

Explication

La séparation rigide repose sur l’indépendance stricte des pouvoirs et la spécialisation de chacun. La collaboration renvoie à la séparation souple, le contrôle mutuel à ses freins et contrepoids, et la concentration à une organisation différente.

9. Dans un régime, le Parlement et le gouvernement coopèrent tout en disposant de moyens pour limiter réciproquement leur action ; quelle conception de la séparation des pouvoirs cela illustre-t-il ?

La séparation rigide
La concentration des pouvoirs
La spécialisation indépendante
La séparation souple

La séparation souple

Explication

La séparation souple autorise la collaboration entre pouvoirs et leur régulation mutuelle par des freins et contrepoids. La séparation rigide exclut ces interactions, tandis que la concentration et la spécialisation indépendante ne décrivent pas ce mécanisme.

10. Dans un État, le chef détient le contrôle de la totalité des pouvoirs et exerce une autorité absolue ; de quel régime s’agit-il ?

D’un régime parlementaire
D’un régime à séparation souple
D’un régime démocratique
D’un régime totalitaire

D’un régime totalitaire

Explication

Le totalitarisme se caractérise par le contrôle de la totalité des pouvoirs par le chef de l’État, qui exerce un pouvoir absolu. La légitimité populaire caractérise le régime démocratique, la responsabilité gouvernementale le régime parlementaire, et les freins réciproques la séparation souple.

11. Dans un régime parlementaire, le Parlement met en cause la responsabilité politique du gouvernement ; quel statut politique le chef de l’État conserve-t-il en principe ?

Il est politiquement responsable devant le Parlement
Il peut être renversé par le Parlement avec le gouvernement
Il est responsable avec le gouvernement devant le Parlement
Il est politiquement irresponsable

Il est politiquement irresponsable

Explication

Dans un régime parlementaire, le chef de l’État est en principe politiquement irresponsable, tandis que le gouvernement répond devant le Parlement. La responsabilité parlementaire revient au gouvernement, et l’irresponsabilité ne signifie pas que le chef de l’État est dépourvu de fonction exécutive.

12. Que désigne la théorie du contrat social, ou pacte social ?

Un accord entre les gouvernants, qui répartit les fonctions de l’État
Un pacte reliant les citoyens et l’État, qui engage celui-ci à agir dans l’intérêt général
Un pacte donnant à l’État un pouvoir de contrainte concentré chez un seul homme
Une règle selon laquelle la majorité définit seule les intérêts de tous les citoyens

Un pacte reliant les citoyens et l’État, qui engage celui-ci à agir dans l’intérêt général

Explication

Le contrat social relie les citoyens et l’État et oblige celui-ci à agir dans l’intérêt général des citoyens. L’accord entre gouvernants porte sur une autre relation, la contrainte concentrée caractérise la conception de Hobbes et la majorité seule renvoie à une conception distincte du pacte.

13. Après une décision collective, une majorité peut imposer la décision à la minorité au nom de l’association politique ; à quel penseur cette conception démocratique de l’État est-elle rattachée ?

Locke
Hobbes
Rousseau
Montesquieu

Rousseau

Explication

Rousseau conçoit l’association comme une personne publique et politique et admet que la majorité contraigne la minorité, fondant ainsi une conception démocratique de l’État. Le pouvoir concentré entre les mains d’un seul homme caractérise Hobbes, tandis que Locke est rattaché à la doctrine du trust.

14. Quels critères la Convention de Montevideo de 1933 retient-elle pour identifier un État ?

Une population, une constitution et une reconnaissance internationale
Un territoire, une souveraineté et une reconnaissance internationale
Des frontières délimitées, une population et une souveraineté
Un territoire, une population et un gouvernement organisé

Un territoire, une population et un gouvernement organisé

Explication

Les trois critères consacrés par la Convention de Montevideo sont un territoire, une population et un gouvernement organisé. La souveraineté et la reconnaissance internationale ne remplacent pas ces critères ; une constitution n’est pas l’un d’eux.

15. Un État contrôle un archipel et souhaite réglementer le survol de ses eaux territoriales. Quel espace relève de son territoire au sens des éléments constitutifs de l’État ?

Les terres et l’espace aérien, hors eaux territoriales
Les terres émergées et les eaux internationales voisines
Les terres, les eaux territoriales et l’espace aérien
Les eaux territoriales et les eaux internationales voisines

Les terres, les eaux territoriales et l’espace aérien

Explication

Le territoire comprend les espaces terrestres, les eaux territoriales et l’espace aérien, sur lequel l’État dispose par principe d’un droit de contrôle du survol. Réduire le territoire aux terres ou écarter l’espace aérien en méconnaît l’étendue.

16. Une étude distingue les résidents d’un pays de ceux qui partagent un sentiment d’appartenance à une nation. Quelle conception de la population repose sur ce second critère ?

La conception concrète, fondée sur la résidence
La conception abstraite, fondée sur le domicile légal
La conception concrète, fondée sur la nationalité
La conception abstraite, rattachée à la nation

La conception abstraite, rattachée à la nation

Explication

La conception abstraite rattache la population à la nation et au sentiment d’appartenance commune. La résidence ou la nationalité relèvent de la conception concrète, tandis que le domicile légal ne définit pas le critère abstrait.

17. Quel penseur associe la conception française de la nation à un héritage commun de souvenirs et au consentement actuel à vivre ensemble ?

Ernest Renan
Jean-Jacques Rousseau
Max Weber
Johann Gottlieb Fichte

Ernest Renan

Explication

La conception française de la nation, associée à Ernest Renan, conjugue un héritage commun de souvenirs et le consentement présent à vivre ensemble. Fichte est associé à une conception fondée sur des facteurs objectifs, tandis que Rousseau et Weber ne sont pas l’attribution visée ici.

18. Dans un pays, un seul ordre juridique s’applique sur tout le territoire ; l’État confie certaines tâches locales à des agents tout en gardant la maîtrise des compétences. De quel type d’État s’agit-il ?

D’un État fédéral
D’un État composé
D’un État unitaire
D’une confédération d’États

D’un État unitaire

Explication

Un État unitaire repose sur un seul ordre juridique, même si des compétences sont exercées localement sous la maîtrise de l’État. Un État composé suppose plusieurs ordres juridiques distincts ; la seule présence d’agents locaux ne crée pas un tel ordre.

19. Dans un pays, des collectivités dotées d’une personnalité juridique distincte exercent certaines compétences à leur niveau, sans que l’État puisse intervenir dans ces domaines. Quelle caractéristique cela illustre-t-il ?

Un État unitaire, avec une administration déconcentrée
Un État composé, avec plusieurs ordres juridiques distincts
Un État centralisé, avec des services territoriaux de l’État
Un État unitaire, avec des compétences locales déléguées

Un État composé, avec plusieurs ordres juridiques distincts

Explication

Dans un État composé, plusieurs ordres juridiques coexistent et l’État s’est départi de certaines compétences sans les contrôler. Une délégation ou une déconcentration conserve au contraire la maîtrise étatique des compétences concernées.

20. Un préfet met en œuvre dans son département une mesure décidée par le gouvernement, sous l’autorité de l’État. Quel mécanisme est à l’œuvre ?

La formation d’un État composé
La séparation des ordres juridiques
La décentralisation
La déconcentration

La déconcentration

Explication

La déconcentration correspond à l’exercice local, par l’État, de compétences qui lui appartiennent et sur lesquelles il conserve sa pleine autorité. La décentralisation implique un transfert à une entité locale dotée d’une personnalité juridique distincte.

21. Quelles lois amorcent l’évolution de la France vers un État décentralisé, avant le renforcement de 2003 ?

Les lois de déconcentration du début des années 1800
Les lois constitutionnelles de 1958
La révision constitutionnelle de 2003
Les lois de décentralisation de 1982

Les lois de décentralisation de 1982

Explication

Les lois de 1982 amorcent l’évolution vers un État décentralisé ; le mouvement est renforcé en 2003 sous l’impulsion de Jean-Pierre Raffarin. La révision de 2003 marque donc un renforcement, non le début de cette évolution.

22. Quelle caractéristique distingue une confédération d’une fédération ?

Elle fusionne les États membres en un seul État doté d’un ordre juridique unique.
Elle délègue des compétences de l’État à des collectivités territoriales autonomes.
Elle fait coexister deux ordres juridiques distincts sous une autorité fédérale.
Elle associe des États indépendants sans créer deux ordres juridiques distincts.

Elle associe des États indépendants sans créer deux ordres juridiques distincts.

Explication

Une confédération réunit des États qui restent indépendants et mettent en commun certaines compétences, sans créer deux ordres juridiques distincts. La coexistence de deux ordres juridiques caractérise une fédération, la délégation territoriale renvoie à la décentralisation et la fusion des États ne définit pas une confédération.

23. Dans une fédération, quelle relation existe entre les ordres juridiques fédéral et fédérés ?

Deux ordres juridiques coexistent, sans contrôle fédéral sur les compétences propres des États fédérés.
Un seul ordre juridique s’applique, les États fédérés ne disposant que de compétences déléguées.
Deux ordres juridiques coexistent, l’État fédéral contrôlant les compétences propres des États fédérés.
Un ordre juridique commun s’applique, les organes fédéraux exerçant les compétences des États membres.

Deux ordres juridiques coexistent, sans contrôle fédéral sur les compétences propres des États fédérés.

Explication

Une fédération fait coexister deux ordres juridiques distincts et l’État fédéral n’exerce pas de contrôle sur les compétences propres des États fédérés. L’ordre unique et les compétences déléguées confondent ce modèle avec d’autres organisations, tandis que le contrôle fédéral contredit l’autonomie indiquée.

24. Des États souverains délèguent à une organisation des compétences limitées tout en conservant leur souveraineté : à quelle forme d’organisation cette situation correspond-elle ?

À une décentralisation, comme l’Union européenne.
À un État unitaire, comme l’Union européenne.
À une fédération, comme l’Union européenne.
À une confédération, comme l’Union européenne.

À une confédération, comme l’Union européenne.

Explication

L’Union européenne relève d’une confédération, car les États qui lui délèguent des compétences limitées demeurent souverains. La fédération suppose deux ordres juridiques distincts aboutis, tandis que la décentralisation et l’État unitaire décrivent des organisations internes à un État.

25. Sur quelles bases repose principalement la common law ?

Les textes constitutionnels formels, les lois codifiées et, dans une moindre mesure, les usages.
Les décisions judiciaires, les traités internationaux et, dans une moindre mesure, les lois écrites.
Les usages et traditions, la jurisprudence et, dans une moindre mesure, les textes écrits.
Les décisions du Parlement, les codes écrits et, dans une moindre mesure, les traditions.

Les usages et traditions, la jurisprudence et, dans une moindre mesure, les textes écrits.

Explication

La common law repose principalement sur les usages et traditions ainsi que sur la jurisprudence, les textes écrits jouant un rôle moindre. La réduire aux textes, à une constitution formelle ou à des codes dominés par la loi déforme cette combinaison de sources.

26. Un juriste compare les sources constitutionnelles britanniques aux normes françaises : quelle règle de hiérarchie doit-il retenir pour le Royaume-Uni ?

La nature de chaque source fixe une hiérarchie formelle identique à celle du système français.
Les sources ne peuvent se départager dans un cas donné, car elles n’interagissent pas entre elles.
Leur nature ne fixe pas une hiérarchie formelle, même si une source peut prévaloir dans un cas donné.
Une constitution formelle place nécessairement les lois au-dessus des usages et de la jurisprudence.

Leur nature ne fixe pas une hiérarchie formelle, même si une source peut prévaloir dans un cas donné.

Explication

Au Royaume-Uni, les sources constitutionnelles n’ont pas de hiérarchie formelle fondée sur leur nature, même si l’une peut prendre le pas sur les autres dans un cas particulier. La hiérarchie française est transposée à tort par les options qui placent les sources selon leur nature ou empêchent toute interaction.

27. Comment caractériser la constitution du Royaume-Uni par rapport à celle de la France ?

Une constitution matérielle protège des libertés, mais ne comporte aucune règle organisant les pouvoirs.
Aucune constitution matérielle n’existe, car aucun texte formel intitulé Constitution n’a été adopté.
Une constitution matérielle organise les pouvoirs et protège des libertés, sans texte formel intitulé Constitution.
Une constitution formelle organise les pouvoirs et protège des libertés dans un texte solennel intitulé Constitution.

Une constitution matérielle organise les pouvoirs et protège des libertés, sans texte formel intitulé Constitution.

Explication

Le Royaume-Uni possède une constitution matérielle, car des règles y organisent les pouvoirs et protègent des libertés, mais il n’a pas de constitution formelle solennellement adoptée sous ce titre. Confondre les deux notions conduit à attribuer au pays un texte formel ou à nier l’existence de règles constitutionnelles.

28. Une réforme historique permet au Parlement de limiter le pouvoir royal, notamment en matière législative : à quel texte renvoie-t-elle ?

Au Bill of Rights de 1688-1689.
À la Magna Carta de 1215.
À la Convention européenne des droits de l’homme.
Au Human Rights Act de 1998.

Au Bill of Rights de 1688-1689.

Explication

Le Bill of Rights de 1688-1689 consacre une monarchie limitée, dans laquelle le Parlement peut restreindre les pouvoirs du roi, notamment en matière législative. La Magna Carta concerne notamment l’impôt et la détention arbitraire, tandis que le Human Rights Act donne portée interne à la Convention européenne des droits de l’homme.

29. Dans un système bicaméral, quelle fonction distingue le bicaméralisme modérateur du bicaméralisme aristocratique ?

Il vise à représenter une élite ou une portion choisie de la population.
Il vise à transférer le contrôle du gouvernement à la chambre haute.
Il vise à tempérer les prérogatives de la chambre basse.
Il vise à garantir des pouvoirs égaux aux deux chambres.

Il vise à tempérer les prérogatives de la chambre basse.

Explication

Le bicaméralisme modérateur institue une seconde chambre pour tempérer les prérogatives de la chambre basse. La représentation d’une élite caractérise le bicaméralisme aristocratique, tandis que le contrôle du gouvernement et l’égalité des chambres ne définissent pas cette distinction.

30. Dans une circonscription britannique, un candidat obtient 38 % des voix, contre 34 % et 28 % pour ses adversaires. Que prévoit le scrutin uninominal majoritaire à un tour ?

Le siège revient au candidat arrivé en deuxième position.
Le candidat arrivé en tête doit obtenir plus de la moitié des voix.
Les deux candidats les mieux placés doivent s’affronter lors d’un second tour.
Le candidat arrivé en tête est élu dès ce tour.

Le candidat arrivé en tête est élu dès ce tour.

Explication

Au scrutin uninominal majoritaire à un tour, le candidat qui obtient le plus de voix dans sa circonscription est élu, même sans majorité absolue. L’exigence de plus de la moitié des voix et le second tour relèvent d’autres règles; le deuxième n’est pas élu lorsqu’un autre candidat le devance.

31. Le gouvernement britannique présente son budget et doit rendre compte de l’utilisation des crédits publics. Quelle action relève alors des fonctions de la Chambre des Communes ?

Nommer les ministres et diriger ainsi l’action gouvernementale.
Confier le vote du budget à la Chambre des Lords.
Examiner le budget sans exercer de contrôle sur le gouvernement.
Voter le budget et contrôler ainsi le gouvernement.

Voter le budget et contrôler ainsi le gouvernement.

Explication

La Chambre des Communes vote la loi et contrôle le gouvernement, notamment par le vote du budget qui permet de contrôler l’utilisation des crédits. La Chambre des Lords n’est pas l’organe auquel attribuer cette fonction, et la nomination des ministres ne correspond pas à la fonction décrite.

32. Quelle composition correspond à la Chambre des Lords décrite ici ?

Des lords temporels nommés à vie par la Couronne et 26 évêques catholiques.
Des lords temporels nommés à vie par la Couronne et 26 évêques anglicans.
Des lords temporels élus pour cinq ans et 26 évêques anglicans.
Des lords temporels nommés à vie par le Parlement et 26 députés des Communes.

Des lords temporels nommés à vie par la Couronne et 26 évêques anglicans.

Explication

La Chambre des Lords comprend des lords temporels nommés à vie par la Couronne et 26 lords spirituels, qui sont des évêques anglicans. Les évêques catholiques, les membres élus et une nomination par le Parlement ne correspondent pas à cette composition.

33. Dans un pays, une personne exerce les fonctions de chef de l’État et de chef du gouvernement. Comment qualifie-t-on cet exécutif ?

Un exécutif parlementaire à deux chambres.
Un exécutif monocéphale.
Un exécutif bicéphale.
Un exécutif collégial composé de ministres.

Un exécutif monocéphale.

Explication

Un exécutif est monocéphale lorsqu’un seul chef exerce les fonctions de chef de l’État et de chef du gouvernement. Le bicéphalisme suppose deux chefs distincts; deux chambres ou plusieurs ministres ne déterminent pas le nombre de têtes de l’exécutif.

34. Au Royaume-Uni, la Couronne et le Premier ministre occupent deux fonctions exécutives distinctes, mais le Premier ministre exerce l’essentiel du pouvoir effectif. Quelle caractérisation convient ?

Un exécutif monocéphale dirigé par la Couronne.
Un exécutif bicéphale fortement inégalitaire au profit du Premier ministre.
Un exécutif monocéphale dirigé par le Premier ministre.
Un exécutif bicéphale égalitaire entre la Couronne et le Premier ministre.

Un exécutif bicéphale fortement inégalitaire au profit du Premier ministre.

Explication

L’exécutif britannique est bicéphale parce qu’il associe la Couronne et le Premier ministre, mais il est fortement inégalitaire au profit de ce dernier. Une répartition égale méconnaît cette inégalité, tandis que les réponses monocéphales effacent la distinction entre les deux chefs.

35. Dans un ministère britannique, un collaborateur est chargé spécifiquement des relations avec la Chambre des Communes. À quelle catégorie appartient-il ?

Aux membres du Cabinet.
Aux junior ministers.
À l’administration dirigée par la tête administrative.
Aux parliamentary private secretaries.

Aux parliamentary private secretaries.

Explication

Les parliamentary private secretaries sont chargés des relations avec la Chambre des Communes. Les junior ministers assistent les membres du Cabinet, tandis que le Cabinet réunit les ministres principaux et que la tête administrative dirige le fonctionnement quotidien du ministère.

36. Un ministre est mis en cause pour une infraction qui lui est imputée personnellement; dans un autre cas, le Parlement renverse le gouvernement pour un désaccord politique. Comment distinguer les deux formes de responsabilité ?

La première relève de la responsabilité pénale individuelle; la seconde, de la responsabilité politique collective.
Les deux relèvent de la responsabilité pénale individuelle.
La première relève de la responsabilité politique collective; la seconde, de la responsabilité pénale individuelle.
Les deux relèvent de la responsabilité politique collective.

La première relève de la responsabilité pénale individuelle; la seconde, de la responsabilité politique collective.

Explication

La responsabilité ministérielle évolue d’une responsabilité pénale et individuelle vers une responsabilité politique et collective, qui permet de renverser le gouvernement pour désaccord politique. Une accusation individuelle correspond au volet pénal; le renversement pour désaccord politique ne constitue pas une accusation pénale.

37. Après l’adoption d’une motion de censure par le Parlement, quelle conséquence institutionnelle s’ensuit ?

Le gouvernement démissionne et la Couronne désigne un nouveau Premier ministre.
Le Premier ministre démissionne et la Couronne désigne directement un nouveau gouvernement.
Le gouvernement reste en fonction et le Parlement adopte une résolution de critique.
Les Communes sont dissoutes et des élections générales anticipées sont déclenchées.

Le gouvernement démissionne et la Couronne désigne un nouveau Premier ministre.

Explication

Une motion de censure adoptée contraint le gouvernement à démissionner, puis la Couronne désigne un nouveau Premier ministre. La simple critique n’emporte pas cette conséquence, la démission du seul Premier ministre ne décrit pas la règle, et la dissolution est un mécanisme distinct.

38. La Chambre des Communes rejette le budget présenté par le gouvernement : quelle conséquence politique cela entraîne-t-il ?

Le Premier ministre doit demander la dissolution, car le rejet impose des élections anticipées.
Le gouvernement doit démissionner, car le rejet équivaut à une motion de censure adoptée.
Le gouvernement peut rester en fonction, car le rejet équivaut à l’adoption du budget.
Le gouvernement reste en fonction, car le vote budgétaire n’a pas d’effet politique particulier.

Le gouvernement doit démissionner, car le rejet équivaut à une motion de censure adoptée.

Explication

Le rejet du budget par les Communes équivaut à l’adoption d’une motion de censure et impose la démission du gouvernement. L’adoption du budget n’est pas une censure, un vote budgétaire négatif n’est pas sans conséquence, et la dissolution n’est pas l’issue imposée par cette règle.

39. En cours de mandat, un Premier ministre demande à la Couronne de mettre fin au mandat des Communes afin d’organiser un scrutin avant l’échéance : de quel mécanisme s’agit-il ?

De la motion de censure, qui déclenche des élections générales anticipées.
Du renouvellement ordinaire des Communes, qui intervient à l’échéance prévue.
Du droit de dissolution, qui déclenche des élections générales anticipées.
Du vote de défiance, qui autorise la Couronne à choisir la date électorale.

Du droit de dissolution, qui déclenche des élections générales anticipées.

Explication

Le droit de dissolution permet au Premier ministre de demander à la Couronne de dissoudre les Communes avant la fin du mandat, ce qui déclenche des élections anticipées. Une motion de censure vise la démission du gouvernement, tandis que le renouvellement ordinaire intervient à l’échéance du mandat.

40. Dans un premier cas, les Communes sont dissoutes pour sortir d’une situation devenue ingouvernable ; dans un second, le Premier ministre choisit une date qu’il estime électoralement favorable. Comment qualifier ces deux dissolutions ?

La première est une motion de censure ; la seconde, une dissolution tactique.
La première est une dissolution de crise ; la seconde, une dissolution tactique.
La première est une dissolution tactique ; la seconde, une dissolution de crise.
La première est une dissolution de crise ; la seconde, une motion de censure.

La première est une dissolution de crise ; la seconde, une dissolution tactique.

Explication

La dissolution de crise répond à une situation ingouvernable, tandis que la dissolution tactique sert à choisir un moment électoral jugé favorable. Inverser ces finalités confond les deux catégories ; une motion de censure est un vote de défiance, non un type de dissolution.

41. Quelle proposition exprime le principe de souveraineté parlementaire théorisé par Albert Venn Dicey ?

Le Parlement peut modifier les conventions constitutionnelles, mais les autres lois restent soumises au juge.
La Couronne peut écarter une loi parlementaire lorsque celle-ci contredit les conventions constitutionnelles.
Le Parlement peut adopter des lois, mais le juge peut écarter celles qui lui paraissent inconstitutionnelles.
Le Parlement peut faire ou défaire toute loi, et aucun autre organe ne peut écarter sa législation.

Le Parlement peut faire ou défaire toute loi, et aucun autre organe ne peut écarter sa législation.

Explication

Pour Dicey, le Parlement peut faire ou défaire toute loi et aucun autre organe ne peut écarter sa législation. Le contrôle judiciaire d’inconstitutionnalité et le pouvoir de la Couronne contredisent cette définition ; la modification des conventions n’en constitue qu’un aspect particulier.

42. Un juge britannique estime qu’une loi viole un principe constitutionnel fondamental. Quelle conduite correspond à son office dans le cadre de la souveraineté parlementaire ?

Il annule la loi et empêche son application dans l’affaire examinée.
Il applique la loi et ne peut ni l’annuler ni l’écarter pour ce motif.
Il suspend la loi jusqu’à ce que le Parlement confirme sa conformité.
Il écarte la loi dans l’affaire, tout en la laissant formellement en vigueur.

Il applique la loi et ne peut ni l’annuler ni l’écarter pour ce motif.

Explication

Le juge britannique doit appliquer la loi et ne peut ni l’annuler ni l’écarter au motif qu’elle viole des principes constitutionnels. Un désaccord peut être exprimé au Parlement, mais il ne donne pas au juge le pouvoir d’annuler, d’écarter ou de suspendre la loi.

43. Une loi paraît incompatible avec la Convention européenne des droits de l’homme : que peut faire le juge en vertu du Human Rights Act de 1998 ?

Ordonner au Parlement de modifier la loi pour la rendre conforme à la Convention.
Déclarer la loi incompatible, sans l’annuler ni obliger le Parlement à la modifier.
Écarter la loi dans le litige sans pouvoir déclarer son incompatibilité.
Annuler la loi et empêcher son application dès le prononcé du jugement.

Déclarer la loi incompatible, sans l’annuler ni obliger le Parlement à la modifier.

Explication

Le Human Rights Act de 1998 permet au juge de déclarer une loi incompatible avec la Convention, mais ne lui permet ni de l’annuler ni d’obliger le Parlement à la modifier. La déclaration d’incompatibilité ne vaut donc ni annulation, ni injonction, ni simple mise à l’écart.

44. Dans une circonscription, une électrice préfère un candidat peu connu qu’elle pense incapable de gagner. Quel effet le scrutin uninominal majoritaire à un tour peut-il avoir sur son choix ?

Elle peut répartir sa voix entre plusieurs candidats proches.
Elle peut reporter sa voix sur un candidat proche susceptible de gagner.
Elle peut voter pour le candidat préféré sans tenir compte de ses chances.
Elle peut attendre un second tour pour choisir entre les candidats.

Elle peut reporter sa voix sur un candidat proche susceptible de gagner.

Explication

Le scrutin à un tour favorise le vote utile : l’électrice peut soutenir un candidat proche ayant des chances de l’emporter. Répartir sa voix évoque un scrutin différent, ignorer les chances écarte le vote utile, et attendre un second tour ne correspond pas à un scrutin à un tour.

45. Quelle situation illustre le mieux la double fonction politique du Premier ministre britannique ?

Il transmet les décisions de la Couronne et dirige la majorité parlementaire.
Il dirige son gouvernement et la majorité parlementaire dont il est le leader.
Il dirige le Parlement et la majorité de l’opposition parlementaire.
Il dirige son gouvernement tandis qu’un autre responsable mène la majorité.

Il dirige son gouvernement et la majorité parlementaire dont il est le leader.

Explication

Le Premier ministre dirige à la fois son gouvernement et la majorité parlementaire dont il est le leader. Présider le Parlement, transmettre les prérogatives de la Couronne ou laisser la majorité à un autre responsable ne correspond pas à cette double fonction.

46. Après avoir habilité l’exécutif à intervenir dans un domaine parlementaire, les Communes examinent la mesure prise. Quelle règle s’applique à la législation déléguée britannique ?

La mesure doit être adoptée directement par la Chambre des Lords.
La mesure ne nécessite pas de ratification parlementaire ultérieure obligatoire.
La mesure peut être prise sans habilitation préalable des Communes.
La mesure nécessite une ratification parlementaire après son adoption.

La mesure ne nécessite pas de ratification parlementaire ultérieure obligatoire.

Explication

La législation déléguée autorise l’exécutif à légiférer dans un domaine parlementaire après habilitation, sans ratification ultérieure obligatoire. Exiger cette ratification transpose la confusion avec les ordonnances françaises, tandis que supprimer l’habilitation ou attribuer l’adoption aux Lords déforme la règle.

47. Quelles sont les deux grandes forces politiques britanniques associées au bipartisme ?

Les conservateurs, ou Tories, et les travaillistes, ou Labour.
Les travaillistes, ou Labour, et les nationalistes écossais.
Les libéraux-démocrates et les nationalistes écossais.
Les conservateurs, ou Tories, et les libéraux-démocrates.

Les conservateurs, ou Tories, et les travaillistes, ou Labour.

Explication

Les deux grandes forces sont les conservateurs, appelés Tories, et les travaillistes, appelés Labour. Les libéraux-démocrates et les nationalistes écossais sont d’autres partis, pas les deux forces désignées par cette unité.

48. Une réforme institutionnelle britannique retire à la Chambre des Lords sa fonction de juridiction suprême et crée une nouvelle cour. Quelle affirmation situe correctement cette réforme ?

Le Constitutional Reform Act de 2005 crée la Cour, en fonction depuis 1998.
Le Human Rights Act de 1998 crée la Cour, en fonction depuis le 1er octobre 2009.
Le Constitutional Reform Act de 2009 crée la Cour, en fonction depuis 2005.
Le Constitutional Reform Act de 2005 crée la Cour, en fonction depuis le 1er octobre 2009.

Le Constitutional Reform Act de 2005 crée la Cour, en fonction depuis le 1er octobre 2009.

Explication

Le Constitutional Reform Act de 2005 a créé la Cour suprême, entrée en fonction le 1er octobre 2009, en retirant à la Chambre des Lords sa fonction juridictionnelle suprême. Le Human Rights Act concerne les droits fondamentaux, et les deux autres formulations confondent les dates ou la fonction de l’ancienne juridiction.

49. Une loi britannique est jugée contraire à la Convention européenne des droits de l’homme. Quelle mesure la Cour suprême peut-elle prendre en vertu du Human Rights Act ?

Déclarer la loi compatible et la maintenir en vigueur.
Déclarer la loi incompatible sans l’annuler de jure.
Annuler la loi pour la retirer de l’ordre juridique.
Suspendre la loi jusqu’à l’approbation de la Couronne.

Déclarer la loi incompatible sans l’annuler de jure.

Explication

La Cour suprême peut déclarer une loi incompatible avec la Convention, mais cette déclaration ne l’annule pas de jure. L’annulation confond incompatibilité et suppression juridique, tandis qu’une déclaration de compatibilité contredit le cas posé.

50. Dans un régime présidentiel, un président et le Congrès s’opposent politiquement. Quel mécanisme permet à l’un de mettre fin au mandat de l’autre pour ce désaccord ?

Le Congrès peut renverser le président par une motion de censure.
Le Congrès peut mettre fin au mandat présidentiel par un vote de défiance.
Le président peut dissoudre le Congrès pour résoudre le conflit.
Aucun mécanisme de ce type n’existe pour un motif politique.

Aucun mécanisme de ce type n’existe pour un motif politique.

Explication

La séparation rigide des pouvoirs signifie que le président ne rend pas compte politiquement au Congrès et qu’il n’existe ni dissolution ni motion de censure pour mettre fin au mandat de l’autre. La motion de censure et le vote de défiance relèvent d’une logique de responsabilité parlementaire, tandis que la dissolution n’est pas un pouvoir présidentiel prévu ici.

51. Dans le régime présidentiel des États-Unis, que signifie un exécutif monocéphale ?

Le pouvoir exécutif est confié au président et à la Cour suprême.
Le pouvoir exécutif est partagé entre le président et un gouvernement responsable.
Le pouvoir exécutif est confié au président seul.
Le pouvoir exécutif est confié conjointement au président et au Congrès.

Le pouvoir exécutif est confié au président seul.

Explication

Un exécutif monocéphale confie le pouvoir exécutif à une seule personne, le président des États-Unis. Le partage avec un gouvernement responsable décrit un exécutif bicéphale, tandis que le Congrès et la Cour suprême n’en sont pas les co-titulaires.

52. Quelle structure institutionnelle l’article I, section 1, de la Constitution établit-il pour le Congrès américain ?

Deux chambres, le Sénat et la Cour suprême
Deux chambres, la Chambre des représentants et le Sénat
Une chambre unique composée de représentants et de sénateurs
Un exécutif bicéphale composé du Président et du Sénat

Deux chambres, la Chambre des représentants et le Sénat

Explication

L’article I, section 1, établit un Congrès bicaméral formé de la Chambre des représentants et du Sénat, issu du compromis du Connecticut. L’assemblée unique confond bicamérisme et monocamérisme, le compromis de Missouri est une autre référence et la Cour suprême n’est pas une chambre du Congrès.

53. Dans un compromis constitutionnel entre grands et petits États, quelle répartition des représentations reprend la logique du compromis du Connecticut ?

Les deux chambres représentent les États selon leur population
Les deux chambres accordent le même nombre de sièges à chaque État
La Chambre représente selon la population et le Sénat à égalité entre États
La Chambre représente à égalité entre États et le Sénat selon la population

La Chambre représente selon la population et le Sénat à égalité entre États

Explication

Le compromis du Connecticut concilie les deux demandes : la Chambre reflète la population, tandis que le Sénat assure une représentation égale des États. Inverser les chambres confond leurs logiques, et donner aux deux chambres une représentation identique écarte le compromis.

54. Lorsqu’un débat porte sur l’organe ayant un léger ascendant dans le contrôle de l’exécutif, quelle chambre faut-il retenir ?

Le Sénat
La Chambre des représentants
Le Congrès réuni en séance commune
Les deux chambres à égalité

Le Sénat

Explication

Le Sénat dispose d’un léger ascendant dans le contrôle de l’exécutif, tandis que la Chambre a un léger ascendant pour le budget. Attribuer ce rôle à la Chambre transpose la fonction budgétaire, et l’égalité ou la séance commune ne correspondent pas à cette distinction.

55. Un État américain doit pourvoir ses sièges au Sénat : combien de sénateurs élit-il et pour quelle durée de mandat ?

Deux sénateurs pour deux ans
Un sénateur pour six ans
Un nombre de sénateurs proportionnel à la population pour six ans
Deux sénateurs pour six ans

Deux sénateurs pour six ans

Explication

Chaque État élit deux sénateurs pour un mandat de six ans, soit 100 sénateurs au total. Le nombre de représentants et leur mandat de deux ans concernent la Chambre, tandis qu’un seul siège ou une répartition selon la population contredit l’égalité sénatoriale.

56. Avant l’élection présidentielle, un parti organise la sélection de son candidat dans plusieurs États et prépare son ticket électoral. Que prévoit cette étape ?

Le parti choisit son candidat selon ses modalités, notamment par primaires ou caucus, et celui-ci choisit son colistier
Le candidat choisit son gouvernement, qui désigne ensuite le vice-président
Le Congrès désigne le candidat selon une procédure commune à tous les États
Les citoyens élisent les grands électeurs, qui choisissent le candidat et son colistier

Le parti choisit son candidat selon ses modalités, notamment par primaires ou caucus, et celui-ci choisit son colistier

Explication

Les partis désignent leurs candidats selon des modalités qui varient entre partis et États, notamment les primaires ou les caucus, et chaque candidat choisit son colistier. Le vote des grands électeurs intervient à une autre étape, une procédure uniforme n’est pas prévue et le gouvernement ne désigne pas le vice-président.

57. Dans un État où les citoyens votent lors de l’élection présidentielle, qui élit formellement le Président et comment varie le nombre de ces électeurs ?

Les grands électeurs, dont le nombre varie selon la population de l’État
Les gouverneurs, dont le nombre varie selon la population de l’État
Les citoyens, dont le poids varie selon la population de l’État
Le Congrès, dont le nombre de membres varie selon la population de l’État

Les grands électeurs, dont le nombre varie selon la population de l’État

Explication

Les citoyens désignent les grands électeurs, lesquels élisent formellement le Président; leur nombre dépend de la population de l’État. Dire que les citoyens élisent directement le Président confond les deux étapes, tandis que le Congrès et les gouverneurs ne remplissent pas ce rôle.

58. Dans un État, une candidate l’emporte de peu sur son adversaire. Selon le principe du « winner takes it all », quelle conséquence électorale s’ensuit ?

Elle obtient une part des grands électeurs proportionnelle à son avance
Son adversaire obtient tous les grands électeurs de cet État
Elle obtient tous les grands électeurs du pays
Elle obtient tous les grands électeurs de cet État

Elle obtient tous les grands électeurs de cet État

Explication

Le candidat arrivé en tête dans un État reçoit tous les grands électeurs de cet État, même en cas de victoire serrée. Une attribution proportionnelle ou au candidat arrivé deuxième contredit la règle, et la victoire dans un État ne donne pas les grands électeurs de tout le pays.

59. Un Président délègue certaines prérogatives à un membre de son gouvernement, puis décide de les reprendre. Quelle règle décrit cette situation ?

Le membre du gouvernement devient titulaire du pouvoir exécutif après délégation
Le Président perd son pouvoir exécutif dès qu’il le délègue
Le Sénat devient titulaire du pouvoir exécutif en approuvant le gouvernement
Le Président reste titulaire du pouvoir exécutif et peut reprendre les pouvoirs délégués

Le Président reste titulaire du pouvoir exécutif et peut reprendre les pouvoirs délégués

Explication

Le Président est le seul titulaire du pouvoir exécutif : il peut déléguer certaines prérogatives et les reprendre. La délégation ne constitue pas un transfert permanent, les membres du gouvernement n’acquièrent pas la titularité de l’exécutif et le rôle du Sénat sur certaines nominations ne lui confère pas ce pouvoir.

60. Dans un régime présidentiel, quelle limite caractérise les moyens par lesquels le Président exerce une pression sur le Congrès ?

Ils autorisent le Président à annuler les décisions du Congrès par un jugement.
Ils influencent le Congrès sans permettre de le renverser pour des raisons politiques.
Ils donnent au Président le pouvoir de proposer seul les lois soumises au Congrès.
Ils permettent au Président de dissoudre le Congrès en cas de désaccord politique.

Ils influencent le Congrès sans permettre de le renverser pour des raisons politiques.

Explication

Les contrepoids présidentiels sont des moyens de pression, non de révocation politique du Congrès. La dissolution pour désaccord confond influence et renversement, l’initiative législative appartient aux parlementaires, et l’annulation judiciaire relève d’un autre pouvoir.

61. Un Président américain souhaite faire adopter une réforme qu’il a conçue, mais aucun parlementaire n’a encore déposé de texte. Quelle démarche correspond à ses pouvoirs législatifs ?

Vetoïser le texte avant son dépôt, puis transmettre ses propres amendements.
Déposer lui-même le texte au Congrès, puis demander un vote dans chaque chambre.
Signer le texte avant son examen, afin de le faire inscrire à l’ordre du jour.
Convaincre des parlementaires de proposer le texte, puis peser sur son examen.

Convaincre des parlementaires de proposer le texte, puis peser sur son examen.

Explication

L’initiative législative appartient aux parlementaires, mais le Président peut influencer le processus et sanctionner un texte à la fin. Le dépôt présidentiel attribue à tort l’initiative au Président, tandis que la signature et le veto interviennent à l’égard d’un texte déjà adopté.

62. Après un veto présidentiel, un texte recueille les deux tiers des voix dans la Chambre des représentants, mais moins des deux tiers au Sénat. Quel en est l’effet ?

Le veto n’est pas surmonté, car les deux chambres doivent atteindre les deux tiers.
Le texte reste définitivement bloqué, car le veto présidentiel est absolu.
Le veto est surmonté, car une seule chambre a atteint les deux tiers.
Le veto est surmonté, car les deux chambres l’ont approuvé à la majorité simple.

Le veto n’est pas surmonté, car les deux chambres doivent atteindre les deux tiers.

Explication

Le veto américain est suspensif et ne peut être surmonté que si chacune des deux chambres adopte de nouveau le texte à la majorité des deux tiers. Une seule chambre à ce seuil ne suffit pas, le veto n’est pas absolu, et une majorité simple ne répond pas à la règle.

63. Un texte est adopté neuf jours avant la fin de la session. Le Président ne le signe pas et laisse la session s’achever. Que se passe-t-il ?

Le texte entre en vigueur automatiquement à la fin du délai de dix jours.
Le Congrès peut reprendre le texte à la session suivante sans recommencer son adoption.
Le Président exerce un veto classique en renvoyant le texte avec ses objections.
Le pocket veto bloque le texte et la procédure doit recommencer à la session suivante.

Le pocket veto bloque le texte et la procédure doit recommencer à la session suivante.

Explication

Le pocket veto bloque un texte adopté moins de dix jours avant la fin de la session lorsque le Président ne le signe pas et laisse la session s’achever; la procédure doit alors être reprise à la session suivante. Le silence ne vaut pas approbation, le veto classique suppose un renvoi avec objections, et une nouvelle session exige de recommencer la procédure.

64. Quelle est la limite des contrepoids dont le Congrès dispose face au Président dans un régime présidentiel ?

Ils exercent une pression sans permettre de renverser l’exécutif pour un désaccord politique.
Ils placent l’exécutif sous la direction quotidienne des parlementaires.
Ils autorisent le Congrès à renverser l’exécutif dès qu’une politique est contestée.
Ils donnent au Président le pouvoir de dissoudre le Congrès en cas de conflit.

Ils exercent une pression sans permettre de renverser l’exécutif pour un désaccord politique.

Explication

Les contrepoids du Congrès permettent d’agir sur le Président sans révocation pour des raisons politiques. Le renversement pour désaccord correspond à la confusion avec un régime parlementaire, la dissolution est une autre prérogative, et la direction quotidienne de l’exécutif n’est pas le principe décrit.

65. Dans une procédure d’impeachment, la Chambre des représentants a mis un responsable en accusation. Quel organe juge ensuite la personne et peut la déclarer coupable ?

La Chambre des représentants, avec un vote de culpabilité à la majorité des deux tiers des membres présents.
Le Sénat, avec un vote de culpabilité à la majorité des deux tiers des membres présents.
La Cour suprême, avec un vote de culpabilité à la majorité des deux tiers de ses membres.
Le Congrès réuni en séance commune, avec un vote de culpabilité à la majorité simple.

Le Sénat, avec un vote de culpabilité à la majorité des deux tiers des membres présents.

Explication

La Chambre des représentants met en accusation, puis le Sénat juge et peut déclarer la personne coupable à la majorité des deux tiers des membres présents. Attribuer le jugement à la Chambre inverse les rôles, la Cour suprême n’est pas l’organe désigné pour juger, et la règle ne prévoit pas un vote conjoint à la majorité simple.

66. Une procédure vise un responsable américain pour corruption ou pour un autre crime ou délit majeur. Sur quel fondement constitutionnel l’impeachment peut-il être engagé ?

Un désaccord politique avec le Congrès ou une perte de confiance parlementaire.
La trahison, à condition qu’aucune autre infraction ne soit invoquée.
La trahison, la corruption ou d’autres crimes et délits majeurs.
Toute erreur administrative, même sans crime ni délit majeur.

La trahison, la corruption ou d’autres crimes et délits majeurs.

Explication

L’article II, section 4, prévoit l’impeachment pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs. En faire une exigence de trahison dans chaque cas restreint indûment les motifs; le désaccord politique relève de la motion de censure, et toute erreur administrative ne suffit pas.

67. Un gouvernement perd le soutien politique du Parlement, sans qu’une infraction pénale soit reprochée à un responsable particulier. Quel mécanisme correspond à cette situation ?

La motion de censure, qui exige une infraction pénale commise par un individu.
L’impeachment, qui met en jeu la responsabilité pénale individuelle d’un responsable.
L’impeachment, qui sanctionne la perte de confiance politique envers le gouvernement.
La motion de censure, qui met en jeu la responsabilité politique du gouvernement.

La motion de censure, qui met en jeu la responsabilité politique du gouvernement.

Explication

La motion de censure engage la responsabilité politique du gouvernement pour un désaccord politique. L’impeachment vise une responsabilité pénale individuelle; l’appliquer à la seule perte de confiance confond les mécanismes, et la motion de censure n’exige pas une infraction pénale.

68. Un principe est inscrit dans la Constitution formelle. Quelle conséquence juridique cela entraîne-t-il lorsqu’une loi ordinaire ou un règlement lui est contraire ?

Le principe conserve une valeur législative et peut être écarté par un règlement.
La loi ou le règlement peut y déroger si le principe reste symboliquement reconnu.
La loi ou le règlement ne peut y déroger sans violer la hiérarchie des normes.
La loi peut y déroger, mais le pouvoir réglementaire doit alors respecter le principe.

La loi ou le règlement ne peut y déroger sans violer la hiérarchie des normes.

Explication

La Constitution formelle confère au principe une valeur constitutionnelle, qui s’impose aux normes inférieures. La reconnaissance symbolique ne suffit pas à empêcher une dérogation, et ni la loi ni le règlement ne peuvent prévaloir sur la Constitution.

69. Dans un régime initialement gouverné par une élite choisie pour ses compétences, un petit groupe de riches s’empare du pouvoir et cesse de servir l’intérêt général. Quelle évolution ce cas illustre-t-il selon Aristote ?

La dégénérescence de l’aristocratie en oligarchie.
La transformation de la monarchie en oligarchie.
Le maintien d’une aristocratie tournée vers l’intérêt général.
La transformation de la démocratie en aristocratie.

La dégénérescence de l’aristocratie en oligarchie.

Explication

Selon Aristote, l’aristocratie dégénère en oligarchie lorsque le pouvoir est confisqué par un petit groupe de riches et cesse d’être orienté vers l’intérêt général. La démocratie désigne le gouvernement du peuple, la monarchie celui d’une seule personne, et une aristocratie qui sert l’intérêt général n’a pas encore connu cette dégénérescence.

70. Les deux commissions parlementaires compétentes opposent, à la majorité requise, leur veto à une nomination présidentielle relevant de l’article 13. Quel est l’effet institutionnel de ce veto ?

L’Assemblée nationale est dissoute par les commissions parlementaires.
La nomination est bloquée sans que l’organe concerné soit renversé.
Le gouvernement est renversé par un vote de censure des commissions.
L’organe concerné est renversé par les commissions parlementaires.

La nomination est bloquée sans que l’organe concerné soit renversé.

Explication

Le veto bloque certaines nominations sans renverser l’organe concerné : c’est un moyen de pression. Le renversement de l’organe relève de la révocabilité, la dissolution concerne l’Assemblée et la censure vise le gouvernement.

71. Un État est entièrement entouré par le territoire d’un autre État. Quelle conclusion s’applique à son territoire ?

Son territoire doit être constitué de plusieurs parties discontinues.
Il constitue une enclave appartenant à l’État qui l’entoure.
Il ne possède pas de territoire au sens de l’État.
Son territoire peut être enclavé dans celui d’un autre État.

Son territoire peut être enclavé dans celui d’un autre État.

Explication

Un État peut avoir un territoire enclavé dans celui d’un autre État, comme le Vatican dans Rome ou le Lesotho en Afrique du Sud. La discontinuité est une autre configuration, tandis que l’enclavement ne supprime pas le territoire étatique et ne signifie pas que l’État appartient à son voisin.

72. Une personne est détenue et conteste la légalité de sa détention : quel droit les actes d’habeas corpus lui garantissent-ils ?

Recevoir une indemnisation sans examen judiciaire de la détention
Demander au Parlement de statuer sur la légalité de sa détention
Être présentée à un juge afin qu’il contrôle la légalité de sa détention
Obtenir l’autorisation d’un juge avant toute décision d’emprisonnement

Être présentée à un juge afin qu’il contrôle la légalité de sa détention

Explication

L’habeas corpus garantit la présentation de la personne détenue à un juge, qui vérifie la légalité de la détention. L’autorisation préalable confond ce contrôle avec une approbation avant l’incarcération, l’indemnisation omet le contrôle judiciaire et le Parlement n’est pas l’autorité chargée de cet examen.

73. Sous le régime du Fixed-term Parliaments Act, une motion de censure est adoptée, mais aucune motion de confiance ne l’est dans les quatorze jours suivants : quelle conséquence était prévue ?

La dissolution du Parlement par la Couronne
La dissolution du Parlement décidée par le gouvernement
L’autodissolution du Parlement à majorité qualifiée
La dissolution immédiate du Parlement par la Couronne

La dissolution du Parlement par la Couronne

Explication

Si aucune motion de confiance n’était adoptée dans les quatorze jours suivant une motion de censure, le régime prévoyait une dissolution par la Couronne. L’autodissolution relevait d’une autre voie, la dissolution immédiate omet le délai prévu et la décision n’était pas attribuée au gouvernement.

74. Un gouvernement britannique veut ratifier un traité et procéder à des nominations dans la fonction publique. Quelle exigence découle du Constitutional Reform and Governance Act de 2010 ?

Déposer le traité devant le Parlement 21 jours de séance après sa ratification et encadrer les nominations
Obtenir l’approbation du Parlement pour chaque nomination et déposer le traité 21 jours calendaires avant sa ratification
Soumettre les nominations à un contrôle judiciaire et faire ratifier le traité par le Parlement
Déposer le traité devant le Parlement au moins 21 jours de séance avant sa ratification et encadrer les nominations

Déposer le traité devant le Parlement au moins 21 jours de séance avant sa ratification et encadrer les nominations

Explication

La loi de 2010 encadre les nominations et prévoit, en principe, le dépôt des traités devant le Parlement pendant au moins 21 jours de séance avant leur ratification. L’approbation parlementaire de chaque nomination confond encadrement et autorisation ; les jours calendaires modifient le délai ; le dépôt après ratification inverse la chronologie.

75. Pour examiner et amender un projet de loi, un gouvernement met en place un standing committee. Comment ses membres sont-ils désignés ?

Par le Committee of Selection, selon l’expertise thématique des parlementaires
Par le Premier ministre, en tenant compte de la composition politique de la Chambre
Par le Committee of Selection, en tenant compte de la composition politique de la Chambre
Par la commission thématique compétente, selon la composition politique de la Chambre

Par le Committee of Selection, en tenant compte de la composition politique de la Chambre

Explication

Les membres d’un standing committee sont désignés par le Committee of Selection, qui tient compte de la composition politique de la Chambre. La désignation par le Premier ministre attribue le rôle au mauvais acteur ; l’expertise thématique et la commission permanente correspondent à d’autres modes de constitution.

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Que dispose l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen sur la Constitution ?

Une société sans garantie des droits ni séparation des pouvoirs n’a pas de Constitution.

Quelles sont les deux fonctions essentielles du droit constitutionnel ?

Organiser et séparer les pouvoirs de l’État, et protéger les libertés fondamentales.

Comment la Constitution formelle se distingue-t-elle d’une loi ordinaire par sa modification ?

Elle ne peut être modifiée que par une procédure spéciale plus difficile.

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