QCM : Puissance et prolifération des États (72 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel événement associé à Christophe Colomb marque l’année 1492 dans l’histoire des grandes découvertes ?

La redécouverte de l’Amérique
L’essor des technologies de l’information
La première circumnavigation du globe
L’ouverture du commerce triangulaire

La redécouverte de l’Amérique

Explication

En 1492, Christophe Colomb redécouvre l’Amérique, une étape des grandes découvertes. Le commerce triangulaire désigne un système d’échanges ultérieur, la circumnavigation renvoie à un autre événement et les technologies de l’information accélèrent la mondialisation bien plus tard.

2. Dans le commerce triangulaire, quel circuit relie les trois régions concernées ?

Des esclaves européens sont vendus en Afrique, puis des biens sont rapportés en Amérique
Des esclaves africains sont vendus en Amérique, puis des biens sont rapportés en Europe
Des esclaves africains sont vendus en Amérique, puis des biens sont rapportés en Afrique
Des esclaves africains sont vendus en Europe, puis des biens sont rapportés en Amérique

Des esclaves africains sont vendus en Amérique, puis des biens sont rapportés en Europe

Explication

Le commerce triangulaire relie l’Afrique, l’Amérique et l’Europe par la vente d’esclaves africains en Amérique et le retour de biens en Europe. Les autres circuits inversent les destinations ou omettent l’une des étapes du trajet décrit.

3. Une étude porte sur les accords politiques entre États et sur les communications politiques d’ONG avec des entreprises au-delà des frontières. Quelle définition des relations internationales peut couvrir ces deux types de relations ?

La définition nationale, centrée sur les relations au sein d’un État
La définition actualisée, qui inclut des acteurs publics et privés
La définition classique, centrée sur les politiques étrangères des États
La définition économique, centrée sur les échanges commerciaux privés

La définition actualisée, qui inclut des acteurs publics et privés

Explication

La définition actualisée englobe les relations et communications à dimension politique entre acteurs publics et privés au-delà des frontières étatiques. La définition classique est centrée sur les relations entre États, tandis que les échanges économiques ou les relations intérieures ne couvrent pas le périmètre indiqué.

4. Dans une analyse de la mondialisation, une organisation intergouvernementale et une ONG sont présentées comme des acteurs concurrents des États. Quelle distinction faut-il appliquer ?

L’OIG est gouvernementale et l’ONG est non gouvernementale
L’OIG est une administration nationale et l’ONG une entreprise privée
L’OIG est non gouvernementale et l’ONG est gouvernementale
L’OIG est une entreprise privée et l’ONG une administration nationale

L’OIG est gouvernementale et l’ONG est non gouvernementale

Explication

Les OIG sont des organisations intergouvernementales, tandis que les ONG sont non gouvernementales; toutes deux se sont développées comme acteurs concurrents des États. Inverser leurs statuts ou les assimiler à des administrations ou à des entreprises confond leur nature institutionnelle.

5. Deux nations commercent régulièrement et deviennent réciproquement dépendantes, chacune ayant intérêt à vendre et à acheter. Quelle conséquence Montesquieu associe-t-il à cette situation ?

Le commerce rend les nations indépendantes l’une de l’autre
Le commerce porte les nations à la guerre
Le commerce porte les nations à la paix
Le commerce rend une seule nation dépendante de l’autre

Le commerce porte les nations à la paix

Explication

Dans L’Esprit des lois, Montesquieu soutient que le commerce rend les nations réciproquement dépendantes et porte ainsi à la paix. L’indépendance, la guerre et la dépendance unilatérale contredisent respectivement la réciprocité ou l’effet pacificateur de cette idée.

6. Un groupe d’États hésite à coopérer sur des projets économiques et technologiques, alors que leur développement dépend de cette coopération. Quelle conclusion correspond à l’approche de Mitrany ?

La coopération fonctionnelle suppose de renoncer à tout système international intégré
La coopération fonctionnelle doit prendre la forme d’une alliance militaire
La coopération fonctionnelle est un choix facultatif sans lien avec le développement
La coopération fonctionnelle est nécessaire à un système international organisé et intégré

La coopération fonctionnelle est nécessaire à un système international organisé et intégré

Explication

Mitrany défend une coopération internationale fonctionnelle, économique et technologique, qui rend nécessaire un système international organisé et intégré. La présenter comme facultative, la réduire au militaire ou nier le besoin d’organisation s’écarte de cette conception.

7. Une entreprise installe une filiale dans un pays étranger pour y produire et commercialiser directement ses produits, notamment afin d’éviter des droits de douane. De quel type d’opération s’agit-il ?

Une exportation de biens depuis le pays d’origine
Une sous-traitance confiée à un producteur local
Un investissement direct à l’étranger
Un investissement de portefeuille dans une entreprise locale

Un investissement direct à l’étranger

Explication

Un investissement direct à l’étranger consiste notamment à créer une filiale étrangère pour produire et commercialiser directement les produits, parfois afin d’échapper aux droits de douane. L’exportation expédie des biens depuis le pays d’origine, tandis que les deux autres options ne correspondent pas à la création de cette filiale.

8. Une étude des interdépendances mondiales examine simultanément les transferts d’argent, les innovations, les informations et les déplacements de personnes. À quelle approche ces flux correspondent-ils ?

À une approche qui prend en compte des flux variés à l’échelle planétaire
À une approche centrée sur les relations politiques interétatiques
À une approche limitée aux flux financiers et technologiques
À une approche limitée aux exportations de biens entre États

À une approche qui prend en compte des flux variés à l’échelle planétaire

Explication

L’approche de l’interdépendance considère des flux économiques, financiers, technologiques, scientifiques, culturels, informationnels, touristiques et migratoires à l’échelle planétaire. La réduire au commerce, à la politique entre États ou à quelques flux particuliers laisse de côté une partie de cette diversité.

9. Dans l’analyse de Lénine, quelle combinaison explique l’intensification de la concurrence entre grandes puissances impérialistes ?

La recherche de nouveaux marchés, indépendante de la concentration du capital et de l’accès aux matières premières
Le capital financier et l’ère des monopoles, qui renforcent la rivalité pour les matières premières et les marchés
Les conquêtes militaires et l’émigration, qui opposent les puissances pour contrôler les populations
La croissance démographique et l’industrialisation, qui poussent les États à rivaliser pour des terres agricoles

Le capital financier et l’ère des monopoles, qui renforcent la rivalité pour les matières premières et les marchés

Explication

Pour Lénine, le capital financier et les monopoles intensifient la concurrence pour l’accès aux matières premières et aux nouveaux marchés. L’option centrée sur les moyens militaires confond causes économiques et modalités de conquête, celle sur l’émigration reprend un facteur démographique, et celle qui écarte la concentration du capital omet le mécanisme central.

10. Deux puissances impérialistes imposent par des campagnes militaires et la colonisation leurs zones d’influence respectives. Quel mécanisme cette situation illustre-t-elle dans l’analyse de Lénine ?

La répartition négociée des marchés par des accords commerciaux entre puissances
La suppression des conflits armés par l’abolition du capitalisme
Le partage forcé des zones d’influence par la colonisation et les guerres
Le transfert des profits vers les sièges des multinationales implantées au Sud

Le partage forcé des zones d’influence par la colonisation et les guerres

Explication

Dans l’analyse de Lénine, les puissances impérialistes se répartissent par la force les zones d’influence au moyen de la colonisation et des guerres. Les accords commerciaux substituent la négociation à la force, le rapatriement des profits relève de la théorie de la dépendance, et la paix par le socialisme est une autre thèse marxiste-léniniste.

11. Un gouvernement capitaliste choisit une politique étrangère qui protège les intérêts économiques de la bourgeoisie dominante. Quelle explication correspond à l’approche marxiste-léniniste ?

L’intérêt général national détermine la politique étrangère indépendamment des classes
Les préférences personnelles des dirigeants orientent d’abord la politique étrangère
Les intérêts des entreprises étrangères déterminent d’abord les choix de l’État
Les intérêts matériels de la classe dominante orientent d’abord la politique étrangère

Les intérêts matériels de la classe dominante orientent d’abord la politique étrangère

Explication

L’approche marxiste-léniniste considère que la politique étrangère est d’abord déterminée par les intérêts matériels de la classe dominante, notamment ceux de la bourgeoisie dans un État capitaliste. L’intérêt général sans dimension de classe, l’influence étrangère et les préférences individuelles déplacent chacun le déterminant avancé par cette approche.

12. Une multinationale emploie une main-d’œuvre peu rémunérée dans un pays du Sud, où la protection sociale est faible, puis transfère ses bénéfices au siège de sa maison mère. Quelle dynamique de dépendance cela illustre-t-il ?

L’exploitation liée aux bas salaires et au faible niveau de protection, avec rapatriement des profits
La redistribution locale des profits, sans transfert vers le siège de la maison mère
La dépendance créée par les États du Sud, qui rapatrient les profits des multinationales
L’exploitation liée aux hauts salaires et à une protection étendue, avec réinvestissement des profits

L’exploitation liée aux bas salaires et au faible niveau de protection, avec rapatriement des profits

Explication

La théorie de la dépendance décrit l’exploitation des pays du Sud par des multinationales qui profitent des bas salaires et du manque de protection sociale, puis rapatrient leurs bénéfices. Le réinvestissement local inverse le flux des profits, les hauts salaires et la protection étendue inversent les conditions décrites, et l’option attribuant le rapatriement aux États du Sud inverse les acteurs.

13. Un État agrandit son territoire en envoyant son armée conquérir une région voisine. Quelle interprétation de l’acquisition territoriale cette situation illustre-t-elle ?

Une acquisition par la force, dans le cadre d’une pratique séculaire des États
Une acquisition par arbitrage international, qui remplace l’action des armées
Une acquisition par migration de population, sans intervention de l’État
Une acquisition par accord juridique, sans recours à la conquête militaire

Une acquisition par la force, dans le cadre d’une pratique séculaire des États

Explication

L’acquisition des territoires s’est souvent faite par la violence et la conquête militaire, le recours à la force étant une pratique séculaire des États selon Reymond Aaron. Le traité et l’arbitrage évoquent des voies juridiques, tandis que la migration ne correspond pas à la conquête étatique décrite.

14. À partir de quelle période les grandes puissances européennes entreprennent-elles de conquérir le reste du monde, avec l’affirmation de l’État moderne ?

À partir du XVe siècle
À partir de la fin du XVe siècle, après le traité de Tordesillas
À partir du XVIIIe siècle, avec la révolution industrielle
À partir de la seconde moitié du XIXe siècle

À partir du XVe siècle

Explication

L’affirmation de l’État moderne, à partir du XVe siècle, accompagne le début des conquêtes européennes du reste du monde. La seconde moitié du XIXe siècle marque un essor ultérieur de l’expansion, Tordesillas date de 1494, et la révolution industrielle n’est pas le point de départ indiqué.

15. En quelle année l’Espagne et le Portugal signent-ils le traité de Tordesillas pour se partager le monde ?

En 1494
En 1496
En 1850
En 1492

En 1494

Explication

L’Espagne et le Portugal signent le traité de Tordesillas en 1494 pour se partager le monde. L’année 1492 correspond à la découverte de Guanahani, 1496 ne correspond pas à la date du traité, et 1850 relève d’une période bien plus tardive.

16. Une industrie européenne en développement a besoin de davantage d’intrants et de débouchés pour écouler sa production. Quel effet de la révolution industrielle cela aide-t-il à expliquer ?

La diminution des besoins en matières premières et la fermeture des débouchés commerciaux
L’accroissement des besoins en matières premières et l’ouverture de nouveaux marchés
L’augmentation de l’émigration européenne et la recherche de nouveaux territoires d’accueil
La baisse de la mortalité européenne et l’accroissement de la population disponible

L’accroissement des besoins en matières premières et l’ouverture de nouveaux marchés

Explication

Le développement économique associé à la révolution industrielle accroît les besoins européens en matières premières et rend nécessaire l’ouverture de nouveaux marchés. L’émigration et la croissance démographique constituent un autre facteur d’expansion, tandis que la baisse des besoins inverse le mécanisme industriel décrit.

17. Quel argument Jules Ferry invoque-t-il pour justifier la colonisation lorsqu’il dirige le gouvernement républicain français de 1881 à 1885 ?

La reconnaissance de l’égalité des cultures et de leur autonomie politique
Le devoir prétendu des « races supérieures » de civiliser les « races inférieures »
La nécessité de protéger les marchés français de la concurrence étrangère
La volonté d’assurer la défense des frontières européennes contre les invasions

Le devoir prétendu des « races supérieures » de civiliser les « races inférieures »

Explication

Ferry justifie la colonisation par une prétendue mission civilisatrice des « races supérieures ». La protection des marchés relève d’un argument économique, la défense des frontières d’un motif militaire, et l’égalité culturelle contredit cette idéologie.

18. Un discours colonial affirme qu’une population présentée comme « inférieure » peut s’élever au niveau des populations dites « supérieures ». À quel type de racisme cette idée correspond-elle ?

À une politique d’assimilation juridique supprimant toute hiérarchie
Au racisme différencialiste nazi, qui destine les « inférieurs » à l’esclavage
À une conception égalitaire qui rejette les catégories de « races »
Au racisme paternaliste, qui admet une possible élévation

Au racisme paternaliste, qui admet une possible élévation

Explication

Le racisme paternaliste envisage que les populations dites « inférieures » puissent s’élever, tout en maintenant une hiérarchie. Le racisme différencialiste nazi les destine à l’esclavage ; l’assimilation juridique et l’égalité ne décrivent pas cette distinction.

19. Une puissance étrangère obtient sous la menace des armes l’autorisation des autorités locales de prospecter un territoire, sans y établir durablement sa population. Quelle forme d’acquisition cela décrit-il ?

Une concession autorisant principalement la prospection
Une annexion définitive transférant la souveraineté territoriale
Une colonisation au sens strict avec implantation durable
Une délimitation frontalière sans activité de prospection

Une concession autorisant principalement la prospection

Explication

Une concession autorise principalement l’exploration ou la prospection, souvent sous la menace des armes, sans impliquer l’implantation durable qui caractérise la colonisation au sens strict. Une annexion définitive ou un simple tracé frontalier ne correspond pas à cette autorisation.

20. En 1898, après un ultimatum britannique lors d’un affrontement de revendications au Soudan, quelle décision prend l’armée française ?

Elle se retire du Soudan
Elle maintient ses positions face aux Britanniques
Elle obtient un partage immédiat du Soudan
Elle transfère ses troupes vers l’Égypte

Elle se retire du Soudan

Explication

Lors de l’affaire de Fachoda, les revendications françaises et britanniques s’opposent au Soudan et, après l’ultimatum britannique, l’armée française se retire. L’option du maintien inverse cette issue, tandis qu’un partage immédiat ou un déplacement vers l’Égypte ne décrit pas le fait ciblé.

21. Un cartographe distingue deux frontières : l’une suit un fleuve, l’autre est tracée par des États à partir de repères topographiques. Comment les classe-t-il ?

Les deux sont artificielles puisqu’elles résultent d’une décision politique
La frontière du fleuve est artificielle et l’autre est naturelle
La frontière du fleuve est naturelle et l’autre est artificielle
Les deux sont naturelles puisqu’elles reposent sur des repères géographiques

La frontière du fleuve est naturelle et l’autre est artificielle

Explication

Une frontière naturelle s’appuie sur un élément physique comme un fleuve, tandis qu’une frontière artificielle est tracée par les États selon des repères topographiques. La réponse inversée confond ces critères ; les deux autres classifications assimilent à tort les deux types de limites.

22. À l’indépendance d’un territoire, ses dirigeants choisissent de conserver les limites de ses anciennes circonscriptions administratives coloniales. Quel principe appliquent-ils ?

L’uti possidetis juris
Le redécoupage des frontières selon les populations
La délimitation de la mer territoriale
L’intangibilité des frontières adoptée par l’OUA

L’uti possidetis juris

Explication

L’uti possidetis juris reconduit à l’indépendance les frontières héritées, notamment celles des anciennes circonscriptions administratives coloniales. Le redécoupage modifie ces limites ; l’intangibilité de l’OUA est un principe distinct, et la mer territoriale concerne les espaces maritimes.

23. Un navire se trouve dans la zone contiguë d’un État plutôt que dans sa mer territoriale. Quel pouvoir l’État exerce-t-il dans cette zone ?

Une souveraineté complète comparable à celle de la mer territoriale
Une souveraineté limitée aux eaux intérieures
Des pouvoirs de police sans souveraineté complète
Aucun pouvoir étatique sur les navires étrangers

Des pouvoirs de police sans souveraineté complète

Explication

Dans la zone contiguë, l’État dispose de pouvoirs de police, mais ne possède pas la souveraineté complète reconnue dans les eaux intérieures et la mer territoriale. L’option de souveraineté complète applique le régime de la mer territoriale ; les deux autres nient ou déplacent les pouvoirs concernés.

24. Un navire étranger navigue à 10 milles marins des côtes d’un État et traverse ses eaux sans interrompre ni ralentir son trajet. Quel régime s’applique à son passage ?

L’entrée dans les eaux intérieures soumise à autorisation préalable
Le passage inoffensif dans la zone économique exclusive
Le passage inoffensif, continu et rapide dans la mer territoriale
La navigation au-delà de la mer territoriale sans régime de passage

Le passage inoffensif, continu et rapide dans la mer territoriale

Explication

La mer territoriale s’étend jusqu’à 12 milles marins des côtes, et les navires étrangers y bénéficient d’un passage inoffensif, continu et rapide ; 10 milles se situe donc dans cet espace. L’option de la zone économique exclusive confond les espaces maritimes, tandis que les autres méconnaissent la position du navire ou son droit de passage.

25. Dans une analyse juridique, quel lien définit la population d’un État, même si les personnes concernées vivent hors de son territoire ?

La nationalité d’un autre État
La participation à la vie politique
Le lien juridique de nationalité
La résidence sur le territoire de l’État

Le lien juridique de nationalité

Explication

La population de l’État regroupe les individus qui lui sont juridiquement liés par la nationalité, et non tous les habitants de son territoire. La résidence territoriale confond population et habitants, la nationalité d’un autre État caractérise les étrangers, et la participation politique n’est pas le critère juridique de définition.

26. Un État attribue la nationalité à une personne née à l’étranger parce que l’un de ses parents possède cette nationalité. Quel critère applique-t-il ?

Le droit du sang
Le droit de résidence
La naturalisation
Le droit du sol

Le droit du sang

Explication

Le droit du sang fonde l’attribution de la nationalité sur l’ascendance, ici celle du parent. Le droit du sol se réfère au lieu de naissance, la naturalisation est une voie de nationalité acquise, et la résidence ne correspond pas à ce critère d’attribution.

27. Quelle différence distingue la nationalité originaire de la nationalité acquise ?

L’originaire est attribuée selon des critères étatiques, tandis que l’acquise peut résulter d’une naturalisation.
L’originaire exige une naturalisation, tandis que l’acquise résulte d’un mariage avec un national.
L’originaire dépend du lieu de naissance, tandis que l’acquise dépend de l’ascendance.
L’originaire résulte d’un choix individuel, tandis que l’acquise est attribuée selon des critères étatiques.

L’originaire est attribuée selon des critères étatiques, tandis que l’acquise peut résulter d’une naturalisation.

Explication

La nationalité originaire découle des critères d’attribution fixés par l’État, alors que la nationalité acquise peut notamment s’obtenir par naturalisation après un séjour ou par mariage avec un national. L’inversion des deux catégories est erronée, le lieu de naissance et l’ascendance sont des critères distincts, et le mariage n’est pas l’unique voie d’acquisition.

28. Quelle conception de la nation la Révolution française développe-t-elle dans le prolongement du Contrat social de Rousseau ?

Un ensemble d’habitants défini par leur résidence sur le territoire
Une collectivité libre de citoyens titulaires de droits et libertés
Une communauté définie par l’ascendance commune de ses membres
Une collectivité de sujets soumis à l’autorité d’un monarque

Une collectivité libre de citoyens titulaires de droits et libertés

Explication

Dans cette conception, la nation est une collectivité libre de citoyens titulaires de droits et libertés, à la différence des sujets soumis à un monarque. L’ascendance relève d’un autre mode de définition de l’appartenance collective, tandis que la résidence territoriale ne résume pas la conception politique décrite.

29. Un gouvernement maintient l’ordre public sur son territoire, mais un autre État lui impose ses décisions sans son consentement. Quel aspect de la souveraineté fait défaut ?

Le contrôle administratif du territoire
La souveraineté extérieure
La souveraineté intérieure
Le consentement à une intégration

La souveraineté extérieure

Explication

La souveraineté extérieure désigne l’indépendance à l’égard des autres États et l’absence d’autorité supérieure, sauf consentement préalable. Le maintien de l’ordre relève de l’aspect intérieur, une délégation volontaire supposerait un consentement, et le contrôle matériel ne décrit pas la distinction juridique demandée.

30. Un État choisit son système culturel et économique, tandis qu’un autre État tente de lui imposer un modèle sans son accord. Quel principe protège le choix du premier État ?

Le droit de choisir librement son système sans ingérence extérieure
Le droit de maintenir l’ordre public à l’intérieur du territoire
Le devoir de conclure un accord avec l’État intervenant
L’obligation d’adopter une pratique internationale constante

Le droit de choisir librement son système sans ingérence extérieure

Explication

La déclaration 26-25 de 1970 affirme le droit des États de choisir librement leur système politique, économique, social et culturel sans ingérence extérieure. La conclusion d’un traité n’est pas exigée par ce principe, le maintien de l’ordre relève de la souveraineté intérieure et la pratique constante concerne la coutume internationale.

31. Deux États concluent un accord écrit librement consenti. À l’égard de qui cet accord produit-il des effets juridiques ?

À l’égard des États appliquant une pratique constante
À l’égard des États ayant reçu une adhésion imposée
À l’égard des États signataires
À l’égard de tous les États du monde

À l’égard des États signataires

Explication

Un traité est un accord écrit fondé sur le consentement libre et volontaire de ses signataires et ne produit d’effets juridiques qu’à leur égard. L’extension aux États tiers ne découle pas de cette règle, la pratique constante caractérise plutôt la coutume, et une adhésion imposée contredit le consentement libre.

32. Des États suivent depuis longtemps une même conduite, mais aucun élément ne montre qu’ils la considèrent comme juridiquement obligatoire. Comment qualifier cette situation au regard de la coutume internationale ?

La coutume est établie par la signature d’un accord écrit entre ces États.
La coutume n’est pas établie sans acceptation de la conduite comme étant le droit.
La coutume est établie par la seule répétition prolongée de la conduite.
La coutume est établie par une décision d’une juridiction internationale.

La coutume n’est pas établie sans acceptation de la conduite comme étant le droit.

Explication

La coutume internationale exige à la fois une pratique générale, constante et continue, et son acceptation comme étant le droit, appelée opinio necessitatis juris. La répétition seule ne suffit donc pas; la signature d’un accord relève des traités, et une décision juridictionnelle n’est pas l’élément manquant de la coutume.

33. Quel type d’interventions désigne le droit d’assistance humanitaire, aussi appelé devoir d’ingérence ?

Des secours destinés aux victimes de conflits ou de catastrophes
Des mesures économiques destinées à contraindre un gouvernement
Des opérations militaires destinées à imposer un cessez-le-feu
Des procédures destinées à accorder un statut aux réfugiés

Des secours destinés aux victimes de conflits ou de catastrophes

Explication

Le droit d’assistance humanitaire désigne les interventions d’organismes de secours, notamment des ONG, pour aider les victimes de conflits ou de catastrophes. Le maintien de la paix, le statut des réfugiés et les sanctions économiques relèvent d’autres formes d’action.

34. Une ONG organise une aide après une catastrophe, mais réserve ses secours à un groupe défini par son origine. Quel principe formulé par la Cour internationale de justice en 1986 cette pratique enfreint-elle ?

La coordination de l’aide par l’État souverain
Le passage des secours par un trajet précis
La distribution de l’aide sans discrimination
L’accès des organisations aux victimes

La distribution de l’aide sans discrimination

Explication

La Cour internationale de justice indique que l’assistance doit protéger la vie et la santé, respecter la personne humaine et être dispensée sans discrimination. La coordination étatique et le libre accès correspondent à des principes distincts, tandis que le trajet précis concerne le couloir humanitaire.

35. Un État souverain facilite l’accès des ONG aux victimes d’une catastrophe et conserve la coordination de l’aide, sans entraver le libre accès aux victimes. Cette situation correspond-elle à la position de l’Assemblée générale de l’ONU en 1988 ?

Non, la coordination doit passer aux ONG dès l’ouverture de l’accès
Non, l’État peut interdire l’accès dès lors qu’il garde l’initiative
Oui, mais l’accès des secours doit être limité à un trajet précis
Oui, l’État garde l’initiative et la coordination tout en facilitant l’accès

Oui, l’État garde l’initiative et la coordination tout en facilitant l’accès

Explication

En 1988, l’Assemblée générale demande de faciliter l’accès des organisations humanitaires tout en laissant à l’État souverain l’initiative, la coordination et la mise en œuvre, sans porter atteinte au libre accès aux victimes. Le transfert de coordination, l’interdiction de l’accès et la limitation à un trajet précis ne résument pas cette règle.

36. Un couloir humanitaire est établi pour acheminer des secours par un trajet déterminé pendant une période limitée. Quelle limite doit également s’appliquer à son objet ?

L’étendre à la reconstruction générale du territoire
L’étendre aux opérations militaires de sécurisation
Le consacrer à la surveillance politique de la zone
Le limiter à l’assistance humanitaire

Le limiter à l’assistance humanitaire

Explication

Le couloir humanitaire est limité dans le temps, dans l’espace et dans son objet : il sert à l’assistance humanitaire. Les opérations militaires, la reconstruction générale et la surveillance politique dépassent cet objet.

37. Comment définir la puissance d’un État dans les relations internationales ?

Son niveau de richesse mesuré par sa production nationale
Son statut juridique égal à celui des autres États
Sa capacité d’action sur la scène internationale
L’importance numérique de sa population résidente

Sa capacité d’action sur la scène internationale

Explication

La puissance d’un État est sa capacité d’action sur la scène internationale. La souveraineté juridique, la richesse et la population sont des notions ou facteurs distincts, même s’ils peuvent être liés à la puissance.

38. Deux armées disposent d’un nombre comparable de soldats et d’armes similaires. Laquelle des caractéristiques suivantes contribue aussi à déterminer leur puissance militaire ?

Le montant des exportations et le taux d’endettement
Le niveau de dépenses sociales et la croissance démographique
La formation, la cohésion et le moral des troupes
La superficie du territoire et la qualité des sols

La formation, la cohésion et le moral des troupes

Explication

La puissance militaire dépend notamment de la formation, de l’entraînement, de l’expérience, de la cohésion, de la discipline et du moral des troupes, en plus des effectifs, de l’encadrement et de l’armement. Les autres choix mêlent des facteurs économiques ou géographiques qui ne constituent pas les critères militaires visés.

39. Un gouvernement augmente les commandes publiques d’armement et finance des travaux de recherche, mais détourne aussi des ressources du développement et accroît l’endettement. Quelle conclusion rend compte des deux effets possibles des dépenses militaires ?

Elles peuvent stimuler l’activité tout en affaiblissant l’économie
Elles stimulent l’activité sans risque d’endettement ni de détournement
Elles affaiblissent l’économie sans pouvoir stimuler la production
Elles n’agissent sur l’économie que par les dépenses de recherche

Elles peuvent stimuler l’activité tout en affaiblissant l’économie

Explication

Les dépenses militaires peuvent soutenir l’activité grâce aux commandes d’armement et à la recherche, mais aussi affaiblir l’économie si elles détournent des ressources du développement ou augmentent l’endettement. L’affirmation d’un effet exclusivement positif ou négatif néglige l’un de ces mécanismes.

40. Pour évaluer la situation stratégique, la sécurité et le potentiel économique d’un État, quelle caractéristique relève de sa géographie ?

La reconnaissance juridique des frontières par les autres États
La superficie, le relief et les qualités des sols et sous-sols
Le volume des exportations et la structure de la dette publique
La composition de la population et ses objectifs politiques

La superficie, le relief et les qualités des sols et sous-sols

Explication

La géographie comprend la superficie et la configuration du territoire, le relief ainsi que les qualités des sols et sous-sols; ces éléments contribuent à la situation stratégique, à la sécurité et au potentiel économique. L’étude politique de la population relève de la démographie, tandis que les frontières juridiques et les échanges ne décrivent pas ces caractéristiques géographiques.

41. Dans un pays en développement où l’agriculture est peu maîtrisée et l’industrie reste insuffisante, quelle conséquence économique est la plus probable pour la population ?

La concurrence économique entre États s’intensifie à l’échelle mondiale
Une partie de la population ne peut pas accéder à un niveau de vie suffisant
Les classes moyennes deviennent le principal moteur de la consommation
La production industrielle garantit un niveau de vie suffisant à tous

Une partie de la population ne peut pas accéder à un niveau de vie suffisant

Explication

La mauvaise maîtrise du secteur primaire et l’industrialisation insuffisante peuvent empêcher d’assurer un niveau de vie suffisant à toute la population. La consommation des classes moyennes concerne plutôt les pays émergents, tandis que les deux autres réponses supposent une production ou une industrialisation suffisante.

42. Dans un pays en développement, les revenus tirés des ressources se concentrent chez les classes supérieures et aucune mesure de redistribution n’est mise en place ; quelle évolution sociale est la plus probable ?

Les classes moyennes s’étendent et les écarts de revenus diminuent
La coopération internationale répartit directement les richesses nationales
La concentration des revenus améliore la redistribution dans la population
Les inégalités persistent et la grande pauvreté se maintient

Les inégalités persistent et la grande pauvreté se maintient

Explication

Lorsque les classes supérieures concentrent une grande part des richesses sans politiques de redistribution, les inégalités et la grande pauvreté persistent. La croissance des classes moyennes caractérise plutôt les pays émergents, et les deux autres réponses attribuent à tort un effet redistributif à la concentration ou à la coopération.

43. Un pays connaît une croissance rapide, voit ses classes moyennes et sa consommation se développer, mais conserve de fortes inégalités et une redistribution insuffisante ; quelle catégorie lui correspond le mieux ?

Un pays dont les classes moyennes restent peu développées
Un pays moins avancé
Un pays émergent
Un pays développé à faibles inégalités

Un pays émergent

Explication

Un pays émergent associe croissance rapide et développement des classes moyennes et de la consommation, tout en restant marqué par de fortes inégalités et une redistribution insuffisante. Les pays les moins avancés ont des classes moyennes peu développées, et la croissance ne signifie pas que les inégalités ont disparu ni que l’industrialisation est achevée.

44. Deux États se disputent des marchés tandis qu’ils concluent en parallèle un programme commun pour favoriser le développement ; comment caractériser ces relations internationales ?

Elles relèvent uniquement de la compétition économique
Elles relèvent uniquement de politiques de coopération
Elles combinent compétition économique et coopération
Elles abolissent les intérêts économiques propres aux États

Elles combinent compétition économique et coopération

Explication

Les relations internationales peuvent associer une compétition économique entre États et des politiques de coopération destinées à favoriser le développement. La compétition ne se confond pas avec l’association coopérative, et l’existence de l’une n’exclut pas l’autre.

45. La France dispose d’une puissance inférieure à celle des États-Unis à l’échelle mondiale, mais d’un poids important en Europe ; quelle propriété de la puissance explique cette différence d’évaluation ?

Son caractère évolutif, lié à la transformation de ses éléments
Son caractère uniforme, identique dans tous les espaces stratégiques
Son caractère absolu, indépendant des autres États considérés
Son caractère relatif, lié aux acteurs comparés et au champ stratégique

Son caractère relatif, lié aux acteurs comparés et au champ stratégique

Explication

La puissance est relative : elle dépend des autres acteurs, de la combinaison des éléments propres à l’État et du champ stratégique considéré. La transformation dans le temps relève de son caractère évolutif, tandis qu’une évaluation absolue ou uniforme ignore ces facteurs.

46. Après une évolution de ses ressources et de sa situation stratégique, le poids d’un État se transforme au fil du temps ; quelle caractéristique de la puissance cette situation illustre-t-elle ?

Son caractère juridiquement égal
Son caractère évolutif
Son caractère régional
Son caractère relatif

Son caractère évolutif

Explication

La puissance est évolutive parce que la situation stratégique d’un État se transforme avec ses éléments de puissance. La comparaison avec d’autres États renvoie à son caractère relatif, et l’égalité juridique ou le poids régional ne décrivent pas cette évolution.

47. Un État peut intervenir à l’échelle du globe et bénéficie d’un rayonnement mondial, tandis qu’un autre pèse surtout dans son voisinage ; comment classer le premier par rapport au second ?

Le premier est une puissance régionale et le second une superpuissance
Les deux sont des puissances régionales, car leur influence dépend du contexte
Le premier est une superpuissance et le second une puissance régionale
Les deux sont des superpuissances, car chacun exerce une influence politique

Le premier est une superpuissance et le second une puissance régionale

Explication

Une superpuissance possède un rayonnement mondial et une capacité d’intervention à l’échelle du globe, alors qu’une puissance régionale pèse principalement dans son environnement immédiat. L’influence limitée au voisinage ne correspond pas au statut de superpuissance.

48. Pourquoi le droit international affirme-t-il l’égalité juridique des États malgré leurs puissances très inégales ?

Pour garantir que les États disposent de ressources et de puissances équivalentes
Pour fournir une base au dialogue et à la négociation et contribuer à la stabilité
Pour confier les négociations internationales aux États les plus puissants
Pour remplacer les relations diplomatiques par une autorité mondiale unique

Pour fournir une base au dialogue et à la négociation et contribuer à la stabilité

Explication

L’égalité juridique fournit une base au dialogue et à la négociation entre États et contribue à la stabilité internationale, sans effacer leurs inégalités de puissance. Elle ne garantit donc pas des ressources équivalentes et ne réserve pas les négociations aux États les plus puissants.

49. Quel objectif le Congrès de Vienne, réuni de septembre 1814 à juin 1815, poursuivait-il principalement ?

Étendre les pouvoirs parlementaires et le droit de vote
Préserver un ordre fondé sur la légitimité monarchique et dynastique
Accorder l’indépendance aux territoires colonisés
Organiser les États selon la volonté des populations nationales

Préserver un ordre fondé sur la légitimité monarchique et dynastique

Explication

Les grandes puissances réunies à Vienne cherchent à préserver un ordre fondé sur les droits des dynasties monarchiques. L’organisation selon les populations relève du principe des nationalités, l’extension du vote des revendications révolutionnaires, et l’indépendance des territoires de la décolonisation.

50. Dans un traité, un souverain conserve son trône en vertu de ses droits héréditaires, malgré les préférences exprimées par la population. Quel principe est appliqué ?

Le principe des libertés publiques
Le principe de légitimité dynastique
Le principe de l’autonomie parlementaire
Le principe des nationalités

Le principe de légitimité dynastique

Explication

La légitimité dynastique privilégie les droits des souverains, tandis que le principe des nationalités demande de tenir compte des populations dans l’organisation des États. Les libertés publiques et l’autonomie parlementaire sont des revendications distinctes.

51. Lors des vagues révolutionnaires de 1830 et de 1848, quelle combinaison de revendications caractérisait les mouvements européens ?

Indépendance coloniale, autonomie économique et liens stratégiques avec la France
Nationalités, libertés, pouvoirs parlementaires élargis et parfois revendications sociales
Légitimité dynastique, renforcement monarchique et recul du droit de vote
Unification impériale, limitation des libertés et suppression des revendications sociales

Nationalités, libertés, pouvoirs parlementaires élargis et parfois revendications sociales

Explication

Les révolutions de 1830 et de 1848 défendent le principe des nationalités et des libertés, réclament des pouvoirs parlementaires et un droit de vote plus étendus, et comportent parfois des revendications sociales. La légitimité dynastique et le recul du vote vont à l’encontre de ces revendications.

52. Quel dirigeant a prononcé le discours des quatorze points du 8 janvier 1918, associé au principe des nationalités dans le redécoupage de l’Europe après la Première Guerre mondiale ?

Woodrow Wilson
Ho Chi Minh
Klemens von Metternich
Giuseppe Mazzini

Woodrow Wilson

Explication

Le discours des quatorze points est prononcé par le président américain Woodrow Wilson le 8 janvier 1918 et inspire notamment le redécoupage de l’Europe selon le principe des nationalités. Metternich est associé à l’ordre de Vienne, Mazzini aux nationalités européennes, et Ho Chi Minh à l’histoire vietnamienne.

53. À l’issue des accords de Genève de juillet 1954, quel règlement est appliqué à l’ancienne Indochine française ?

Le Vietnam et le Laos deviennent indépendants, tandis que le Cambodge est partagé entre deux régimes
Le Laos et le Cambodge restent dans l’Union indochinoise, tandis que le Vietnam devient un État unifié
Le Vietnam est divisé entre un Nord pro-occidental et un Sud communiste, tandis que le Laos et le Cambodge restent français
Le Laos et le Cambodge deviennent indépendants, tandis que le Vietnam est divisé entre un Nord communiste et un Sud pro-occidental

Le Laos et le Cambodge deviennent indépendants, tandis que le Vietnam est divisé entre un Nord communiste et un Sud pro-occidental

Explication

Les accords de juillet 1954 mettent fin à l’Union indochinoise, accordent l’indépendance au Laos et au Cambodge, et divisent le Vietnam entre le Nord communiste de Ho Chi Minh et le Sud pro-occidental de Bao Dai. Confondre cette division avec celle des Indes ou avec les étapes de la décolonisation algérienne mélange des processus distincts.

54. Quel changement territorial et politique se produit en 1947 avec l’indépendance des Indes britanniques ?

La naissance de l’Union indienne et la séparation du Pakistan dans un contexte de guerre civile politico-religieuse
Le maintien d’une seule fédération des Indes sous administration britannique après la guerre civile
La naissance du Pakistan et la séparation de l’Union indienne dans un contexte de guerre civile politico-religieuse
La création de deux régimes vietnamiens dans un contexte de conflit entre communistes et pro-occidentaux

La naissance de l’Union indienne et la séparation du Pakistan dans un contexte de guerre civile politico-religieuse

Explication

L’indépendance de 1947 donne naissance à l’Union indienne et s’accompagne de la séparation du Pakistan, dans un contexte de guerre civile entre hindous et musulmans. La division entre régimes communiste et pro-occidental concerne le Vietnam, et non les Indes.

55. Quelle évolution concernant le Maroc et la Tunisie la France reconnaît-elle en 1956 ?

Leur indépendance, à la suite des accords d’Évian de mars 1962
Leur indépendance, après la répression de mouvements nationalistes au Maghreb
Leur autonomie progressive, avant un choix d’indépendance en 1960
Leur division en deux États, après des accords conclus en juillet 1954

Leur indépendance, après la répression de mouvements nationalistes au Maghreb

Explication

En 1956, la France reconnaît l’indépendance du Maroc et de la Tunisie après avoir réprimé des mouvements nationalistes au Maghreb. Les accords d’Évian concernent l’Algérie, tandis que l’autonomie progressive suivie d’indépendances en 1960 caractérise l’Afrique noire francophone.

56. Un mouvement indépendantiste algérien lance une guérilla en novembre 1954, puis des accords sont signés en mars 1962. Quelle séquence correspond à ces événements ?

Le FLN engage la guerre d’Algérie, puis les accords de Genève divisent le pays entre deux régimes
Le FLN engage la guerre d’Algérie, puis les accords d’Évian instaurent l’autonomie prévue pour 1960
Le FLN engage la guerre d’Algérie, puis les accords d’Évian ouvrent la voie à l’indépendance
L’armée française engage la guerre d’Algérie, puis les accords de Genève ouvrent la voie à l’indépendance

Le FLN engage la guerre d’Algérie, puis les accords d’Évian ouvrent la voie à l’indépendance

Explication

Le FLN lance la guerre d’Algérie en novembre 1954 par des actions de guérilla et des attentats; les accords d’Évian, signés en mars 1962, ouvrent la voie à l’indépendance. Les accords de Genève concernent l’Indochine, tandis que l’autonomie progressive concerne les territoires d’Afrique noire francophone.

57. Quel événement confirme la dissolution de l’URSS le 25 décembre 1991 ?

La démission du président de la Russie
La déclaration d’indépendance de la Slovénie et de la Croatie
L’annonce de la Russie, de la Biélorussie et de l’Ukraine
La démission de Mikhaïl Gorbatchev

La démission de Mikhaïl Gorbatchev

Explication

La démission de Mikhaïl Gorbatchev, le 25 décembre 1991, confirme la dissolution de l’URSS, déjà annoncée le 8 décembre. L’annonce par les trois républiques correspond à l’étape antérieure, tandis que les indépendances yougoslaves et une démission russe ne sont pas les événements confirmateurs.

58. Quel enchaînement décrit correctement les premières étapes de la dislocation de la Yougoslavie ?

La Macédoine et la Bosnie, puis la Slovénie en septembre 1991 et la Croatie en mars 1992
La Slovénie et la Croatie, puis la Macédoine en septembre 1991 et la Bosnie en mars 1992
La Slovénie et la Croatie, puis la Bosnie en septembre 1991 et la Macédoine en mars 1992
La Slovénie et la Bosnie, puis la Croatie en septembre 1991 et la Macédoine en mars 1992

La Slovénie et la Croatie, puis la Macédoine en septembre 1991 et la Bosnie en mars 1992

Explication

La dislocation commence en 1991 avec les indépendances de la Slovénie et de la Croatie, suivies de la Macédoine en septembre 1991 et de la Bosnie en mars 1992, dans un contexte de guerre. Les autres séquences inversent les dates ou les territoires concernés.

59. Une région réclame davantage d’autonomie en mettant en avant sa langue, sa religion et une répression passée par le pouvoir central. Quels ressorts de revendication mobilise-t-elle ?

La perte d’identité liée à l’uniformisation mondiale
Le refus de financer des régions plus pauvres
Une identité spécifique et la répression par le pouvoir central
Les transferts de compétences vers l’Union européenne

Une identité spécifique et la répression par le pouvoir central

Explication

Les mouvements régionalistes ou indépendantistes peuvent invoquer une identité culturelle, linguistique, religieuse ou historique, ainsi que la répression ou l’uniformisation imposée par le pouvoir central. Le refus de solidarité économique relève d’un autre ressort, tandis que les deux autres réponses désignent des facteurs plus larges du renouveau régionaliste.

60. Dans un État membre de l’Union européenne, des compétences sont transférées à l’échelle européenne et des politiques valorisent les régions. Quel effet cela peut-il avoir sur le régionalisme ?

Renforcer le régionalisme en affaiblissant la légitimité de l’État-nation
Réduire le régionalisme en renforçant la légitimité de l’État-nation
Renforcer le régionalisme par le seul refus de financer les régions pauvres
Réduire le régionalisme en donnant davantage de visibilité aux régions

Renforcer le régionalisme en affaiblissant la légitimité de l’État-nation

Explication

La construction européenne peut favoriser le renouveau régionaliste : les transferts de compétences affaiblissent la légitimité des États-nations et les politiques régionales valorisent les entités infranationales. Le refus de financer des régions pauvres est un ressort économique distinct, et la valorisation régionale ne réduit pas nécessairement le régionalisme.

61. Quel principe la Charte des Nations unies de 1945 reconnaît-elle comme fondement juridique de la décolonisation ?

Le droit des nouveaux États à contrôler les ressources économiques
Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
Le droit des peuples colonisés à une association régionale
Le droit des États à préserver leurs frontières

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

Explication

La Charte signée en 1945 reconnaît le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes comme principe fondamental du nouvel ordre international et fondement juridique de la décolonisation. La protection de l’intégrité territoriale est une limite liée à une résolution ultérieure, et les autres réponses confondent ce principe avec des mesures économiques ou d’autres formes de relation entre États.

62. En décembre 1960, une assemblée de l’ONU examine le statut d’un peuple soumis à une domination étrangère. Quel principe affirme-t-elle ?

Le peuple peut imposer une sécession de toute partie d’un État souverain
Le peuple dispose d’un droit à l’indépendance économique par des mesures de 1962
Le peuple peut choisir une association entre États déjà indépendants
Le peuple a droit à la libre détermination et à la décolonisation

Le peuple a droit à la libre détermination et à la décolonisation

Explication

En décembre 1960, l’Assemblée générale affirme que tous les peuples ont droit à la libre détermination et reconnaît le droit à la décolonisation des peuples soumis à une domination étrangère. La limite à la sécession relève de 1970, tandis que les mesures économiques datent de 1962 et que l’association concerne des États.

63. Une partie de la population et du territoire d’un État existant cherche à s’en détacher pour former une entité distincte. Comment qualifie-t-on cette démarche ?

Une sécession
Une réunification
Une association
Une décolonisation

Une sécession

Explication

La sécession est une entreprise visant à séparer une partie de la population et du territoire d’un État existant. La décolonisation concerne l’émancipation d’un territoire soumis à une domination étrangère, l’association regroupe volontairement des États, et la réunification rassemble les parties d’un État divisé.

64. Un mouvement invoque l’autodétermination pour justifier une action qui porterait atteinte à l’intégrité territoriale d’un État souverain. Quelle règle s’applique ?

L’association volontaire autorise cette atteinte sans accord de l’État
La décolonisation autorise cette atteinte dans tout État souverain
L’autodétermination ne peut autoriser cette atteinte à l’intégrité territoriale
L’autodétermination autorise cette atteinte dès qu’un peuple la revendique

L’autodétermination ne peut autoriser cette atteinte à l’intégrité territoriale

Explication

La résolution 26-25 de 1970 affirme que l’autodétermination ne peut autoriser une action portant atteinte à l’intégrité territoriale ou à l’unité politique d’un État souverain ou indépendant. La revendication d’autodétermination ne supprime donc pas cette limite; la décolonisation et l’association volontaire sont des notions distinctes.

65. Un État intervient dans une crise située au-delà de ses frontières afin de protéger ses intérêts et d’améliorer sa position internationale. Quelle activité étatique décrit cette démarche ?

La politique étrangère
La stratégie militaire
L’administration publique
La politique intérieure

La politique étrangère

Explication

La politique étrangère porte sur les problèmes au-delà des frontières et permet à l’État d’agir sur son environnement international pour préserver et renforcer ses intérêts. La politique intérieure concerne les affaires internes, la stratégie militaire se limite à l’art de la guerre et l’administration publique n’est pas la notion définie ici.

66. Dans une analyse réaliste, un gouvernement choisit sa position diplomatique en fonction de ses intérêts nationaux et de l’équilibre des puissances. Quel facteur guide principalement ce choix ?

Le respect prioritaire des normes internationales
Les préférences personnelles des dirigeants
La primauté de la coopération économique
La défense des intérêts de l’État et les rapports de force

La défense des intérêts de l’État et les rapports de force

Explication

Selon l’approche réaliste, la politique étrangère est principalement guidée par la défense et la promotion des intérêts de l’État ainsi que par les rapports de force. La primauté des normes, les préférences personnelles et la coopération économique ne correspondent pas au principe central énoncé.

67. Un gouvernement cherche à régler pacifiquement un différend avec un autre État et, séparément, prépare l’emploi de la force armée. Quelles formes de politique étrangère correspondent à ces deux démarches, dans cet ordre ?

La stratégie puis la diplomatie
La politique intérieure puis la diplomatie
La diplomatie puis la politique intérieure
La diplomatie puis la stratégie

La diplomatie puis la stratégie

Explication

La diplomatie correspond à la conduite pacifique des affaires internationales, tandis que la stratégie relève de l’art de la guerre. Inverser ces notions confond leurs fonctions respectives; la politique intérieure n’est pas l’une des deux formes visées.

68. Quelles sont les trois grandes fonctions que remplit la diplomatie ?

Protéger les citoyens, conclure des alliances et commander les forces armées
Défendre le territoire, décider de la guerre et imposer des sanctions
Gérer les frontières, administrer les ambassades et contrôler les échanges
Représenter et protéger les intérêts nationaux, négocier et informer

Représenter et protéger les intérêts nationaux, négocier et informer

Explication

Les trois fonctions diplomatiques sont la représentation et la protection des intérêts nationaux, la négociation et l’information. La décision de recourir à la force relève d’un autre domaine, tandis que la gestion des frontières et le commandement militaire ne remplacent pas ces fonctions.

69. Deux forces opposées organisent un affrontement et utilisent des armes. Quelle catégorie décrit cet affrontement ?

Une crise diplomatique sans conflit armé
Une guerre, forme de conflit armé
Un acte isolé de violence armée
Une guerre interétatique déclarée

Une guerre, forme de conflit armé

Explication

La guerre est une forme de conflit armé caractérisée par un affrontement organisé au moyen de la violence armée entre des forces opposées. Une crise non violente ne répond pas à cette définition, et la guerre n’est pas définie comme nécessairement interétatique ou officiellement déclarée.

70. Quelle conception de la guerre associe l’usage de la violence pour imposer sa volonté à la continuation de la politique par d’autres moyens ?

Celle de Gaston Bouthoul
La définition générale du conflit armé
Celle de Carl Von Clausewitz
La conception de l’approche réaliste

Celle de Carl Von Clausewitz

Explication

Carl Von Clausewitz définit la guerre comme un acte de violence destiné à forcer l’adversaire à exécuter sa volonté et comme la continuation de la politique par d’autres moyens. Bouthoul propose une définition centrée sur l’activité collective organisée et l’effet homicide; la définition générale du conflit armé est plus large.

71. Dans un conflit, les combattants et les non-combattants sont difficiles à distinguer, et les limites temporelles et spatiales sont floues. De quel type de guerre s’agit-il le plus probablement ?

D’une guerre irrégulière
D’une guerre classique
D’une guerre officiellement déclarée
D’une guerre interétatique délimitée

D’une guerre irrégulière

Explication

Les guerres irrégulières ne respectent pas les règles de la guerre classique et rendent plus difficile l’identification des combattants, des non-combattants et des limites du conflit. Une guerre classique est interétatique, officiellement déclarée et délimitée dans le temps et l’espace.

72. Deux États rivaux ne sont soumis à aucune autorité politique supérieure capable de leur imposer la paix. Quel facteur explicatif de la guerre l’approche réaliste met-elle ici en avant ?

Un facteur démographique lié à la taille des populations
Un facteur structurel lié à l’absence d’autorité supérieure
Un facteur idéologique lié aux valeurs opposées
Un facteur institutionnel garantissant le maintien de la paix

Un facteur structurel lié à l’absence d’autorité supérieure

Explication

Pour l’approche réaliste, l’absence d’une autorité politique supérieure capable d’imposer la paix aux États constitue un facteur structurel favorable à la guerre. La taille des populations et l’opposition idéologique sont d’autres types de facteurs, tandis que l’absence d’autorité n’est pas une garantie de paix.

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Mémorisez les réponses avec 103 flashcards sur Puissance et prolifération des États.

En quelle année Christophe Colomb redécouvre-t-il l’Amérique ?

En 1492.

Quels continents le commerce triangulaire relie-t-il ?

L’Afrique, l’Amérique et l’Europe.

Quand apparaissent les premières multinationales mentionnées dans le cours ?

À la fin du XIXe siècle.

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