QCM : Organisation et fonctionnement de la justice (52 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne a payé un bien qui ne lui a pas été remis. Quelle conception du juste fonde sa prétention à obtenir ce bien ?

La justice comme vertu personnelle
Le juste au sens idéal
Le juste au sens positif
La justice distributive

Le juste au sens positif

Explication

Le juste au sens positif désigne ce à quoi une personne peut légitimement prétendre, comme la remise d’un bien payé. Le juste idéal renvoie à l’équité et à la raison, tandis que la justice distributive concerne la répartition collective.

2. Un dispositif répartit des aides entre plusieurs groupes selon leurs besoins respectifs, avec une égalité proportionnelle plutôt qu’un calcul de dû entre deux personnes. De quel type de justice s’agit-il ?

Le juste au sens positif
Le juste au sens idéal
La justice commutative
La justice distributive

La justice distributive

Explication

La justice distributive organise une répartition collective des richesses ou des charges selon une égalité proportionnelle. La justice commutative rétablit plutôt un équilibre calculable entre individus, tandis que les deux sens du juste distinguent prétention légitime et idéal d’équité.

3. Dans le sens juridique du terme, que peut désigner une institution ?

Un principe moral qui guide les décisions individuelles
Un organe public sans mécanisme ni règle associée
Une décision juridictionnelle qui règle un différend
Un organe régi par le droit ou une règle qui régit des organes

Un organe régi par le droit ou une règle qui régit des organes

Explication

Une institution peut être un organe encadré par le droit, comme le Parlement, ou un mécanisme ou une règle qui régit des organes, comme le mariage. La réduire à un organe public écarte cette seconde acception.

4. Dans une affaire civile, une juge applique les règles de droit pour trancher le litige. Que fait-elle au sens de l’expression « rendre justice » ?

Elle juge en mobilisant un ensemble de règles de droit
Elle adopte une loi générale destinée aux affaires futures
Elle applique un texte sans interprétation ni raisonnement
Elle assure l’organisation administrative des juridictions

Elle juge en mobilisant un ensemble de règles de droit

Explication

Rendre justice signifie juger en mobilisant un ensemble de règles de droit. Édicter une loi relève de la fonction législative, et rendre un jugement ne se réduit pas à une application dépourvue de raisonnement.

5. Saisie d’un litige, une juge constate que la loi est silencieuse sur le point décisif. Quelle conduite l’article 4 du Code civil lui impose-t-il ?

Refuser de trancher en raison du silence de la loi
Suspendre l’affaire jusqu’à l’adoption d’un texte nouveau
Demander au Parlement de régler directement le litige
Interpréter les règles ou rechercher une solution juridique

Interpréter les règles ou rechercher une solution juridique

Explication

L’article 4 interdit au juge de refuser de juger en invoquant le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi : il doit interpréter la règle ou rechercher une solution juridique. Refuser de trancher en raison du silence constitue précisément l’erreur visée par cette règle.

6. Une réforme confie durablement à un organisme privé le pouvoir général de juger les litiges à la place des juridictions étatiques. Quel principe relatif au service public de la justice cette réforme remet-elle en cause ?

Le monopole de l’État et sa responsabilité d’assurer le bon fonctionnement de la justice
La fonction juridictionnelle, qui se limite à promulguer les règles de droit
L’intérêt général, qui autorise le transfert général du jugement au privé
Le rôle des juridictions, qui consiste à organiser le travail législatif

Le monopole de l’État et sa responsabilité d’assurer le bon fonctionnement de la justice

Explication

La justice est un service public d’intérêt général dont l’État détient le monopole et dont il doit assurer le bon fonctionnement. La promulgation des règles relève de la fonction législative, et la gestion d’un service ne remplace pas ce principe de responsabilité étatique.

7. L’État impose une obligation sans négociation à une personne et peut la faire respecter par la contrainte légitime. Quel caractère exerce-t-il dans cette situation ?

Son caractère patrimonial
Son caractère de puissance publique
Son caractère contractuel privé
Son caractère de réparation civile

Son caractère de puissance publique

Explication

Imposer unilatéralement une obligation et recourir à la contrainte légitime relèvent du caractère de puissance publique. Le caractère patrimonial correspond à l’action de l’État comme particulier, tandis que la réparation d’un dommage et les contrats privés relèvent de cette logique patrimoniale.

8. Une mesure étatique respecte la hiérarchie des normes, mais porte atteinte à un droit fondamental. Quel tempérament de l’État est en jeu par la limite qui devrait s’appliquer ?

Le tempérament matériel
Le tempérament formel
Le caractère patrimonial
La personnalité unique à double caractère

Le tempérament matériel

Explication

Chez Kelsen, le tempérament matériel limite la puissance de l’État par le respect des droits fondamentaux. Le tempérament formel renvoie à la hiérarchie des normes, le caractère patrimonial à l’action de l’État comme particulier, et la personnalité unique à la conception de Michoud.

9. Dans la représentation de la justice, quelle figure mythologique grecque incarne l’ordre et la justice ?

Thémis
La main de justice
Le glaive
La balance

Thémis

Explication

Thémis est la déesse grecque qui représente l’ordre et la justice. Le glaive symbolise le pouvoir de trancher et de sanctionner, la balance l’équilibre, et la main de justice l’autorité judiciaire du souverain.

10. Une représentation montre la justice les yeux bandés. Quelle interprétation associe correctement le symbole à sa critique possible ?

Le pouvoir de trancher et de sanctionner, mais aussi le risque d’une justice trop sévère
L’impartialité et l’objectivité, mais aussi le risque d’une justice aveugle aux réalités sociales
L’autorité du souverain, mais aussi le risque d’une justice sans pouvoir de décision
L’équilibre et l’harmonie, mais aussi le risque d’une justice indifférente aux normes

L’impartialité et l’objectivité, mais aussi le risque d’une justice aveugle aux réalités sociales

Explication

Le bandeau symbolise l’impartialité et l’objectivité, mais il peut être critiqué comme l’image d’une justice aveugle aux réalités sociales. Le pouvoir de sanction est associé au glaive, l’équilibre à la balance et l’autorité du souverain à la main de justice.

11. Le budget de la justice augmente d’une année à l’autre : quel montant est prévu pour 2026 après une allocation de 10,5 milliards d’euros en 2025 ?

10,5 milliards d’euros
10,3 milliards d’euros
10,7 millions d’euros
10,7 milliards d’euros

10,7 milliards d’euros

Explication

Le montant prévu atteint 10,7 milliards d’euros en 2026, contre 10,5 milliards en 2025, conformément à la hausse annuelle indiquée. Reprendre 10,5 milliards revient à oublier l’augmentation, tandis que 10,3 milliards inverse son sens et que 10,7 millions confond les unités.

12. Dans une société où les citoyens connaissent mieux leurs droits et où la parole se libère, que désigne le recours croissant aux tribunaux ?

La programmation budgétaire de la justice
La sous-dotation des magistrats
L’engorgement des juridictions
La judiciarisation de la société

La judiciarisation de la société

Explication

La judiciarisation désigne le recours croissant à la justice, favorisé notamment par une meilleure connaissance des droits et la libéralisation de la parole. L’engorgement concerne la charge pesant sur les juridictions, la programmation relève des moyens budgétaires et la sous-dotation concerne les effectifs.

13. Une étude compare le nombre de parquetiers pour 100 000 habitants : quelle valeur correspond à la France, face à une moyenne européenne de 11,4 ?

3,2 magistrats de tous ordres
10 000 parquetiers
11,4 parquetiers
3,2 parquetiers

3,2 parquetiers

Explication

La France compte 3,2 parquetiers pour 100 000 habitants, contre une moyenne européenne de 11,4. La valeur 11,4 correspond à la moyenne européenne, 10 000 désigne l’effectif total de magistrats de l’ordre judiciaire et non un taux de parquetiers.

14. Un litige oppose deux particuliers au sujet de leurs intérêts individuels : quelle branche du droit régit principalement leur relation ?

Le droit constitutionnel
Le droit administratif
Le droit public
Le droit privé

Le droit privé

Explication

Le droit privé régit les rapports entre personnes privées et vise à concilier leurs intérêts individuels. Le droit public concerne l’organisation de l’État et ses rapports avec les particuliers ; le droit administratif et le droit constitutionnel sont des branches du droit public.

15. Une règle encadre les rapports entre une commune et un habitant dans l’exercice des missions de la commune : de quelle branche du droit relève-t-elle principalement ?

Le droit constitutionnel
Le droit pénal
Le droit public
Le droit privé

Le droit public

Explication

Le droit public régit l’organisation de l’État et les rapports entre l’État et les particuliers ; cette logique s’applique aux personnes publiques comme une commune. Le droit privé régit les rapports entre personnes privées, tandis que le droit constitutionnel et le droit pénal sont des branches plus spécifiques.

16. Un étudiant cherche le fondement historique de la séparation des autorités administratives et judiciaires, consacrée par les lois de quelles dates ?

Les 16 et 24 août 1958
Les 16 et 24 août 1789
Les 16 et 24 août 1804
Les 16 et 24 août 1790

Les 16 et 24 août 1790

Explication

Les lois des 16 et 24 août 1790 ont consacré la séparation des autorités administratives et judiciaires, fondement des deux ordres de juridiction. Les dates de 1789, 1804 et 1958 ne correspondent pas à cette consécration.

17. Un conflit de compétence oppose l’ordre administratif et l’ordre judiciaire : quelle institution détermine l’ordre compétent ?

Le Tribunal des conflits
Le Conseil des ministres
La Cour de cassation
Le Conseil d’État

Le Tribunal des conflits

Explication

La France possède deux ordres de juridiction étatiques, administratif et judiciaire, et le Tribunal des conflits détermine l’ordre compétent lorsqu’un conflit de compétence survient. Le Conseil d’État et la Cour de cassation appartiennent chacun à l’un des ordres ; le Conseil des ministres n’a pas ce rôle juridictionnel.

18. En quelle année le Tribunal des conflits a-t-il été mis en place pour trancher les conflits de compétence entre les ordres administratif et judiciaire ?

En 1848
En 1790
En 2015
En 1958

En 1848

Explication

Le Tribunal des conflits a été mis en place en 1848 pour arbitrer les conflits de compétence entre les deux ordres. 1790 renvoie aux lois de séparation des autorités, tandis que 2015 correspond à une réforme ultérieure de la procédure.

19. Quelle composition assure la parité entre les deux ordres au Tribunal des conflits ?

Trois juges administratifs, trois juges judiciaires et deux préfets
Quatre juges administratifs et quatre juges judiciaires
Cinq juges administratifs et trois juges judiciaires
Trois juges administratifs et cinq juges judiciaires

Quatre juges administratifs et quatre juges judiciaires

Explication

La composition paritaire comprend quatre juges de l’ordre administratif et quatre de l’ordre judiciaire. Une majorité de l’un des ordres rompt la parité, tandis que des préfets ne font pas partie de cette composition décrite.

20. Une administration conteste la compétence d’un tribunal judiciaire, qui refuse de se dessaisir. Dans quel délai et par quel acte le préfet peut-il saisir le Tribunal des conflits ?

Dans les quinze jours, par un jugement de renvoi
Dans les trente jours, par un arrêté de conflit
Dans les trente jours, par une ordonnance de dessaisissement
Dans les quinze jours, par un arrêté de conflit

Dans les quinze jours, par un arrêté de conflit

Explication

Lorsque le juge judiciaire refuse de se dessaisir malgré la contestation de l’administration, le préfet peut saisir le Tribunal des conflits par un arrêté de conflit dans les quinze jours. Le jugement de renvoi et l’ordonnance de dessaisissement confondent l’acte préfectoral avec une décision judiciaire, et le délai de trente jours est erroné.

21. Une personne conteste une première décision et porte l’affaire devant une cour d’appel. De quel degré relève cette cour ?

Du second degré
Du premier degré
D’un troisième degré
Du contrôle de cassation

Du second degré

Explication

Les cours d’appel relèvent du second degré, car elles sont saisies après la contestation d’une première décision. Le premier degré désigne la juridiction saisie initialement, et le contrôle de cassation n’est pas un degré supplémentaire.

22. Après une première décision, une affaire peut être réexaminée en appel sur les faits et sur le droit. Quel principe permet ce réexamen ?

Le principe du double degré de juridiction
La spécialisation des juridictions
Le contrôle de cassation
La compétence matérielle

Le principe du double degré de juridiction

Explication

Le double degré permet en principe de réexaminer une affaire deux fois, sur les faits comme sur le droit. Le contrôle de cassation porte sur le droit, tandis que la compétence matérielle et la spécialisation déterminent d’autres aspects de l’organisation juridictionnelle.

23. Après l’arrêt d’une cour d’appel, une partie saisit la Cour de cassation en affirmant qu’elle constitue un troisième degré chargé de réexaminer les faits. Quelle analyse est correcte ?

La Cour de cassation réexamine les faits et le droit, comme une cour d’appel
La Cour de cassation réexamine les faits, mais laisse le droit à la cour d’appel
La Cour de cassation contrôle le droit, sans former un troisième degré
La Cour de cassation ne contrôle ni les faits ni le droit

La Cour de cassation contrôle le droit, sans former un troisième degré

Explication

La Cour de cassation contrôle le droit et ne constitue donc pas un troisième degré chargé de rejuger les faits. Le réexamen des faits et du droit caractérise l’appel, tandis que l’absence de tout contrôle méconnaît la fonction de cassation.

24. Une loi attribue expressément certains litiges à une juridiction spécialisée, tandis qu’aucune règle ne soustrait les autres litiges à la juridiction générale. Quelle qualification correspond à ces deux juridictions ?

La juridiction générale est d’appel et la spécialisée relève du droit commun
Les deux juridictions relèvent du droit commun en raison de leur compétence légale
La juridiction générale relève du droit commun et la spécialisée est d’exception
La juridiction générale est d’exception et la spécialisée relève du droit commun

La juridiction générale relève du droit commun et la spécialisée est d’exception

Explication

Une juridiction de droit commun est compétente de manière générale, sauf exclusion expresse, tandis qu’une juridiction d’exception ne traite que les affaires que la loi lui attribue précisément. Inverser ces catégories confond la compétence générale avec l’attribution légale limitée; le rôle d’appel est une autre distinction.

25. Une juridiction organise une permanence afin que le service judiciaire ne soit pas interrompu pendant les périodes de fermeture habituelles. Quel principe cette mesure met-elle en œuvre ?

La permanence et la continuité du service public judiciaire
L’égal accès de tous à la justice
La neutralité du service public judiciaire
La mutabilité du service public judiciaire

La permanence et la continuité du service public judiciaire

Explication

La permanence permet d’assurer la continuité du service public de la justice, principe consacré par l’article L111-4 et doté d’une valeur constitutionnelle. L’égalité d’accès concerne l’accès à la justice, la mutabilité l’adaptation du service et la neutralité l’absence de traitement discriminatoire.

26. Une réforme vise à faciliter l’accès au droit et à garantir aux personnes un accès égal aux tribunaux. Quel principe correspond à cet objectif ?

L’adaptation du service public judiciaire
La permanence du service public judiciaire
La neutralité du service public judiciaire
L’égal accès à la justice prévu par l’article L111-2

L’égal accès à la justice prévu par l’article L111-2

Explication

L’article L111-2 prévoit que le service public de la justice concourt à l’accès au droit et assure un égal accès à la justice. La permanence concerne la continuité du service, l’adaptation relève de la mutabilité et la neutralité interdit les discriminations fondées sur les convictions.

27. Dans un tribunal, deux usagers ayant des convictions différentes reçoivent un traitement distinct pour cette seule raison. Quel principe est directement méconnu ?

La continuité du service public judiciaire
La neutralité du service public judiciaire
La permanence du service public judiciaire
La mutabilité du service public judiciaire

La neutralité du service public judiciaire

Explication

La neutralité interdit de traiter les usagers ou les agents de manière discriminatoire en raison de leurs convictions. La laïcité renvoie notamment à la séparation des institutions, l’égalité d’accès concerne l’accès à la justice, et la continuité porte sur le fonctionnement sans interruption du service.

28. Face à de nouveaux besoins collectifs liés à l’évolution de la société, l’État modifie l’organisation des juridictions. Quel principe justifie cette évolution ?

La neutralité de la justice
L’égalité d’accès à la justice
La continuité de la justice
La mutabilité de la justice

La mutabilité de la justice

Explication

La mutabilité désigne l’adaptation du fonctionnement du service public judiciaire à l’évolution des besoins collectifs et de la société. La continuité vise à assurer le fonctionnement du service, tandis que l’égalité d’accès et la neutralité portent respectivement sur l’accès à la justice et l’absence de discrimination.

29. Quel est l’objectif du principe du procès équitable garanti par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme ?

Garantir le recours à une solution amiable
Garantir l’équilibre du procès entre les parties
Garantir l’ouverture de chaque audience au public
Garantir l’indépendance hiérarchique du parquet

Garantir l’équilibre du procès entre les parties

Explication

Le procès équitable vise à équilibrer le procès entre les parties et est garanti par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme. La publicité des débats est une garantie distincte, l’indépendance du parquet ne caractérise pas ce principe et les modes amiables relèvent du règlement des différends.

30. Dans une procédure judiciaire, quelle distinction s’applique entre les magistrats du siège et ceux du parquet ?

Le siège est hiérarchisé, tandis que le parquet est indépendant de l’exécutif
Le siège et le parquet sont tous deux soumis à la même hiérarchie
Le siège et le parquet sont tous deux indépendants de l’exécutif
Le siège est indépendant de l’exécutif, tandis que le parquet est hiérarchisé

Le siège est indépendant de l’exécutif, tandis que le parquet est hiérarchisé

Explication

Dans l’ordre judiciaire, les magistrats du siège sont indépendants du pouvoir exécutif, tandis que les magistrats du parquet sont soumis à une hiérarchie. L’option associant l’indépendance au parquet inverse cette distinction, tandis que les autres attribuent aux deux catégories un statut identique.

31. Avant qu’un tribunal rende sa décision, quelle possibilité le principe du contradictoire doit-il garantir à chaque partie ?

Assister aux débats en tant que membre du public
Demander que les magistrats du parquet soient récusés
Prendre connaissance des arguments adverses et y répondre
Obtenir la résolution du litige par conciliation

Prendre connaissance des arguments adverses et y répondre

Explication

Le principe du contradictoire exige que chaque partie puisse connaître les arguments et charges adverses et y répondre avant la décision. La publicité concerne l’accès du public, la récusation touche à l’impartialité et la conciliation est un mode de règlement des différends.

32. Dans une affaire, la protection de la vie privée justifie la fermeture des débats au public. Quelle règle s’applique à l’audience et au jugement ?

Les débats et le jugement se tiennent à huis clos
Les débats et le jugement demeurent publics
Les débats sont publics et le jugement se tient à huis clos
Les débats se tiennent à huis clos et le jugement demeure public

Les débats se tiennent à huis clos et le jugement demeure public

Explication

La protection de la vie privée peut justifier le huis clos des débats, mais le jugement demeure public. L’option qui rend également le jugement secret étend à tort le huis clos, tandis que les autres ne ferment pas les débats ou inversent la règle.

33. Dans un procès civil, quel rôle revient aux magistrats du siège plutôt qu’aux magistrats du parquet ?

Diriger l’enquête et décider du déclenchement de l’action publique
Représenter la société et porter la parole du ministère public
Assister les parties dans la rédaction de leurs actes
Trancher le litige et rendre une décision

Trancher le litige et rendre une décision

Explication

Les magistrats du siège jugent les litiges et rendent des décisions. Représenter la société relève du parquet, diriger l’enquête est une fonction du parquet au pénal, et assister les parties ne définit pas le rôle des magistrats du siège.

34. Après une enquête pénale, le procureur estime qu’une affaire doit être poursuivie : quelle démarche du parquet intervient devant la juridiction de jugement ?

Présenter ses réquisitions
Décider de l’affectation du magistrat chargé du dossier
Rendre la décision sur la culpabilité
Prononcer la peine au nom de la société

Présenter ses réquisitions

Explication

Si l’affaire est poursuivie, le parquet présente ses réquisitions devant la juridiction de jugement. Le jugement et la peine relèvent de la juridiction, tandis que la décision d’affectation ne fait pas partie de cette étape.

35. Un magistrat du siège se voit proposer une nouvelle affectation qu’il refuse : quelle règle protège sa situation ?

Il doit accepter l’affectation si elle concerne le même ressort
Il ne peut recevoir cette nouvelle affectation sans son consentement
Il peut choisir librement son affectation parmi les postes disponibles
Il peut être affecté par décision de son supérieur hiérarchique

Il ne peut recevoir cette nouvelle affectation sans son consentement

Explication

L’inamovibilité protège les magistrats du siège contre une nouvelle affectation sans leur consentement. La hiérarchie caractérise le parquet, et cette protection ne signifie pas que le magistrat choisit librement son poste ni qu’il bénéficie d’une immunité disciplinaire.

36. Une professionnelle libérale détient une charge accordée par l’État, dispose d’un monopole pour certains actes dans un ressort donné et exerce une mission de service public : comment qualifier son statut ?

Avocat sans charge attribuée par l’État
Officier ministériel
Magistrat du parquet
Greffier salarié d’une juridiction

Officier ministériel

Explication

L’officier ministériel est un professionnel libéral titulaire d’une charge accordée par l’État, assortie d’un monopole pour certains actes et d’une mission de service public. Il ne s’agit ni d’un fonctionnaire ni d’un professionnel dépourvu de charge.

37. À quelle date le tribunal judiciaire a-t-il regroupé les compétences des anciens tribunal de grande instance et tribunal d’instance ?

Le 1er janvier 2020
Le 23 mars 2019
Le 1er janvier 2021
Le 1er janvier 2019

Le 1er janvier 2020

Explication

Le tribunal judiciaire regroupe les compétences des anciens TGI et TI depuis le 1er janvier 2020. Le 23 mars 2019 est la date de la loi de réforme, tandis que les autres dates ne correspondent pas à l’entrée en vigueur de la fusion.

38. Une entreprise est impliquée dans un litige commercial pour lequel aucune loi ne désigne une juridiction spécialisée : quelle juridiction civile a compétence de droit commun ?

La juridiction pénale
Le tribunal judiciaire
Le tribunal de commerce
Le conseil de prud’hommes

Le tribunal judiciaire

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun et connaît des affaires civiles et commerciales lorsque la loi ne les attribue pas à une autre juridiction. Le tribunal de commerce et le conseil de prud’hommes ont des compétences spécialisées, et la juridiction pénale traite les infractions.

39. Deux sociétés commerciales se disputent au sujet de leurs obligations contractuelles : quelle juridiction est compétente pour ce litige entre commerçants ?

Le tribunal de commerce
Le conseil de prud’hommes
Le tribunal judiciaire
Le juge aux affaires familiales

Le tribunal de commerce

Explication

Le tribunal de commerce connaît des litiges entre commerçants ainsi que des contestations relatives aux sociétés commerciales. Le conseil de prud’hommes traite les litiges individuels du travail, tandis que le tribunal judiciaire intervient lorsque la compétence n’est pas attribuée à une juridiction spécialisée.

40. Une salariée et son employeur contestent un licenciement devant le conseil de prud’hommes : quelles phases la procédure doit-elle comprendre ?

Une médiation facultative, puis une décision du tribunal judiciaire
Une conciliation devant le bureau de conciliation et d’orientation, puis un jugement devant le bureau de jugement
Une conciliation devant le bureau de jugement, puis un jugement devant le bureau de conciliation et d’orientation
Un jugement devant le bureau de jugement, puis une conciliation devant le bureau de conciliation et d’orientation

Une conciliation devant le bureau de conciliation et d’orientation, puis un jugement devant le bureau de jugement

Explication

La procédure prud’homale prévoit d’abord une phase obligatoire de conciliation devant le bureau de conciliation et d’orientation, puis une phase de jugement devant le bureau de jugement. Inverser ces étapes ou remplacer la conciliation par une médiation facultative ne respecte pas la procédure décrite.

41. Quelles sont les trois catégories d’infractions distinguées par l’article 111-1 du Code pénal ?

Les contraventions, les crimes et les mesures de sûreté
Les poursuites, l’instruction et le jugement
Les contraventions, les délits et les crimes
Les délits, les procédures civiles et les crimes

Les contraventions, les délits et les crimes

Explication

L’article 111-1 distingue les contraventions, les délits et les crimes. Les poursuites, l’instruction et le jugement sont des phases de la justice pénale, et les mesures de sûreté ne constituent pas une catégorie d’infraction.

42. Dans une procédure pénale, quelle répartition des fonctions distingue la poursuite, l’instruction et le jugement ?

Le parquet poursuit, le juge d’instruction instruit et la juridiction de jugement juge
Le juge d’instruction poursuit, le parquet instruit et la juridiction de jugement juge
La juridiction de jugement poursuit, le juge d’instruction instruit et le parquet juge
Le parquet poursuit, la juridiction de jugement instruit et le juge d’instruction juge

Le parquet poursuit, le juge d’instruction instruit et la juridiction de jugement juge

Explication

La justice pénale distingue la poursuite exercée par le parquet, l’instruction menée par le juge d’instruction et le jugement rendu par une juridiction de jugement. Attribuer l’instruction au parquet ou le jugement au juge d’instruction confond ces fonctions.

43. Une personne est soupçonnée d’un délit dans une affaire financière complexe. Quelle règle détermine si une instruction doit être ouverte ?

L’instruction est obligatoire parce que l’affaire délictuelle est financière
L’instruction est exclue en matière délictuelle, même si l’affaire est complexe
L’instruction est facultative et peut être ouverte en raison de la complexité de l’affaire
L’instruction facultative concerne les contraventions plutôt que les délits

L’instruction est facultative et peut être ouverte en raison de la complexité de l’affaire

Explication

En matière délictuelle, l’instruction est facultative et peut notamment être retenue pour une affaire complexe. La rendre obligatoire confond le régime des délits avec celui des crimes, tandis que la complexité peut justifier son recours.

44. À la fin d’une instruction, le juge estime que les charges contre la personne mise en examen sont insuffisantes. Quelle décision rend-il ?

Un jugement de condamnation
Une ordonnance de non-lieu
Une ordonnance de renvoi devant la juridiction de jugement
Une ordonnance de placement en détention provisoire

Une ordonnance de non-lieu

Explication

Des charges insuffisantes conduisent le juge d’instruction à rendre une ordonnance de non-lieu ; le renvoi intervient lorsque les charges sont suffisantes. Le jugement de condamnation relève de la juridiction de jugement, tandis que la détention provisoire relève du juge des libertés et de la détention.

45. Une cour d’appel examine une décision civile de première instance contestée par une partie. Que lui permet l’effet dévolutif de l’appel ?

Contrôler la forme de la décision sans réexaminer l’affaire
Réexaminer l’affaire en fait et en droit
Réexaminer l’affaire en droit sans revoir les faits
Réexaminer les faits sans contrôler l’application du droit

Réexaminer l’affaire en fait et en droit

Explication

L’effet dévolutif transmet le litige à la cour d’appel, qui réexamine l’affaire en fait et en droit. Le contrôle du droit sans réexamen des faits caractérise la Cour de cassation, et non la cour d’appel.

46. Une cour d’appel estime que la solution des premiers juges est erronée et la remplace par une solution différente. Comment qualifie-t-on sa décision ?

Un non-lieu mettant fin à l’instruction
Un rejet du pourvoi en cassation
Une confirmation de la décision de première instance
Une infirmation de la décision de première instance

Une infirmation de la décision de première instance

Explication

La cour d’appel infirme la décision de première instance lorsqu’elle l’annule ou la modifie, tandis qu’elle la confirme lorsqu’elle la maintient. Le rejet du pourvoi est une issue devant la Cour de cassation, et le non-lieu relève de l’instruction pénale.

47. Après une décision rendue en appel, une partie saisit la Cour de cassation en contestant la qualification juridique des faits, sans demander une nouvelle appréciation des preuves. Quel contrôle cette cour exerce-t-elle ?

Contrôler l’application du droit et la qualification juridique sans réexaminer les faits
Reprendre l’instruction pour rechercher de nouvelles preuves
Réexaminer les faits sans contrôler leur qualification juridique
Réexaminer les preuves et les faits ainsi que l’application du droit

Contrôler l’application du droit et la qualification juridique sans réexaminer les faits

Explication

La Cour de cassation contrôle l’application du droit et la qualification juridique des faits, mais ne réexamine pas les faits eux-mêmes. Le réexamen des faits et du droit correspond à la cour d’appel, tandis qu’une nouvelle instruction ne constitue pas le rôle de la Cour de cassation.

48. La Cour de cassation constate qu’une décision attaquée a correctement appliqué le droit. Quelle issue donne-t-elle au pourvoi ?

Elle renvoie l’affaire devant une autre cour d’appel
Elle rejette le pourvoi
Elle casse la décision pour défaut de base légale
Elle casse la décision pour violation de la loi

Elle rejette le pourvoi

Explication

Lorsque le droit a été correctement appliqué, la Cour de cassation rejette le pourvoi. La cassation sanctionne une violation de la loi ou un manque de base légale ; un renvoi peut accompagner une cassation, mais ne découle pas d’une application correcte du droit.

49. Une association conteste une décision prise par un établissement public chargé d’une mission de service public. Quel ordre juridictionnel est compétent pour juger ce litige ?

L’ordre juridictionnel administratif
Une autorité administrative consultative
Le Conseil constitutionnel
L’ordre juridictionnel judiciaire

L’ordre juridictionnel administratif

Explication

L’ordre administratif juge les litiges impliquant des personnes publiques ou des personnes chargées d’une mission de service public. L’ordre judiciaire correspond à la confusion entre les ordres, le statut de l’association ne détermine pas à lui seul la compétence, et une autorité consultative ne tranche pas les litiges.

50. Un justiciable souhaite engager en première instance un recours relevant du contentieux administratif de droit commun. Quelle juridiction doit-il saisir ?

Une cour administrative d’appel
L’une des neuf cours administratives d’appel
Un tribunal administratif
Le Conseil d’État

Un tribunal administratif

Explication

Les tribunaux administratifs sont les juridictions de droit commun du contentieux administratif et statuent au premier degré. La cour administrative d’appel traite les appels, le Conseil d’État est au sommet de l’ordre, et le nombre de juridictions ne définit pas leur compétence.

51. Quelle loi a accordé au Conseil d’État la justice déléguée et le pouvoir de juger le contentieux administratif ?

La loi du 31 décembre 1987
L’arrêt Cadot de 1889
La loi du 24 mai 1872
La loi de 1799

La loi du 24 mai 1872

Explication

La loi du 24 mai 1872 a accordé au Conseil d’État la justice déléguée et le pouvoir de juger le contentieux administratif. 1799 correspond à la création du Conseil d’État, 1987 à la création des cours administratives d’appel, et 1889 à l’arrêt Cadot.

52. Le Gouvernement demande au Conseil d’État un avis juridique sur un projet, tandis qu’un justiciable lui demande de trancher un litige administratif. Comment distinguer ces deux interventions ?

Les deux interventions relèvent du rôle consultatif
L’avis relève du rôle juridictionnel et le jugement du rôle consultatif
L’avis relève du rôle consultatif et le jugement du rôle juridictionnel
Les deux interventions relèvent du rôle juridictionnel

L’avis relève du rôle consultatif et le jugement du rôle juridictionnel

Explication

Le Conseil d’État conseille le Gouvernement dans son rôle consultatif et tranche les litiges administratifs dans son rôle juridictionnel. Inverser ces fonctions confond conseil et jugement ; considérer les deux interventions comme consultatives ou juridictionnelles efface cette distinction.

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À quoi chacun peut-il légitimement prétendre selon le juste positif ?

À ce qui lui est dû.

À quelles exigences le juste idéal est-il conforme ?

À celles de l’équité et de la raison.

Quel auteur distingue les justices commutative et distributive ?

Aristote.

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