QCM : Fondements des relations internationales (63 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Au XVe siècle, un souverain renforce l’État moderne et établit des représentations diplomatiques durables. Quelle évolution des relations internationales cela favorise-t-il ?

Des organisations internationales et des relations multilatérales
Des communications industrielles et des relations plus rapides
Des ambassades permanentes et des relations plus régulières
Des missions diplomatiques ponctuelles et des relations plus rares

Des ambassades permanentes et des relations plus régulières

Explication

L’affirmation de l’État moderne à partir du XVe siècle s’accompagne du développement d’ambassades permanentes et d’une régularité accrue des relations. Les missions ponctuelles confondent diplomatie permanente et temporaire, les organisations internationales relèvent d’une période plus récente, et les communications industrielles caractérisent le XIXe siècle.

2. Au XIXe siècle, une région adopte le chemin de fer et le télégraphe tandis que les puissances étendent leur domination coloniale. Quelle dynamique historique ces changements contribuent-ils à produire ?

Une régularité diplomatique fondée sur les ambassades
Une interdépendance dominée par la menace atomique
Une première phase de mondialisation
Des échanges régionaux de voisinage sous hégémonie

Une première phase de mondialisation

Explication

Au XIXe siècle, les progrès des communications et des transports liés à la révolution industrielle, associés à la colonisation, contribuent à une première phase de mondialisation. La menace atomique concerne le XXe siècle, les ambassades permanentes se développent à partir du XVe siècle, et les échanges de voisinage caractérisent surtout l’Antiquité.

3. Au XXe siècle, des armes peuvent atteindre les grandes puissances à distance et la bombe atomique apparaît. Quelle conséquence ces évolutions ont-elles sur les relations entre États ?

Elles entraînent la disparition des conflits et de la dépendance entre États
Elles amorcent une mondialisation fondée sur la colonisation du XIXe siècle
Elles rétablissent des relations limitées aux ensembles régionaux voisins
Elles renforcent l’interdépendance et la préoccupation pour la maîtrise des conflits

Elles renforcent l’interdépendance et la préoccupation pour la maîtrise des conflits

Explication

Les progrès technologiques et les armes capables d’atteindre les grandes puissances, notamment la bombe atomique, renforcent l’interdépendance des États et la préoccupation pour la maîtrise des conflits armés. La disparition des conflits confond maîtrise et élimination, les relations de voisinage renvoient à l’Antiquité, et la première phase de mondialisation coloniale relève du XIXe siècle.

4. Sur une période couvrant les deux derniers siècles, les échanges internationaux se sont intensifiés. Quels facteurs expliquent cette évolution ?

Les progrès technologiques et le développement économique
Les conflits armés et la maîtrise des rapports de force
La conquête d’Alexandre et les échanges entre continents
Les ambassades permanentes et la régularité diplomatique

Les progrès technologiques et le développement économique

Explication

L’intensification des échanges, particulièrement au cours des deux derniers siècles, s’explique par les progrès technologiques et le développement économique. Les ambassades permanentes sont un facteur de régularité diplomatique, les conflits armés ne sont pas les facteurs indiqués, et la conquête d’Alexandre correspond à une exception antique.

5. Une ONG conclut une alliance transfrontalière avec une entreprise, et leur action exprime un rapport de force politique. Cette situation entre-t-elle dans la définition actualisée des relations internationales ?

Non, car les relations transfrontières entre acteurs privés ne peuvent avoir de dimension politique
Oui, mais seulement si l’alliance réunit des gouvernements et relève de leur politique étrangère
Oui, car des acteurs publics ou privés peuvent nouer des liens transfrontières à dimension politique
Non, car seules les relations entre États relevant de leur politique étrangère sont concernées

Oui, car des acteurs publics ou privés peuvent nouer des liens transfrontières à dimension politique

Explication

La définition actualisée englobe les liens transfrontières noués par des acteurs publics et privés lorsqu’ils peuvent avoir une dimension politique et exprimer des rapports de force. La définition interétatique exclut les acteurs non étatiques, tandis que la présence d’acteurs privés n’abolit pas la possible dimension politique de leurs relations.

6. Un chercheur compare deux définitions : la première ne retient que les relations entre États relevant de leur politique étrangère, tandis que la seconde inclut aussi les acteurs non étatiques transfrontières. Quelle distinction identifie-t-il ?

La définition classique inclut les acteurs non étatiques, tandis que l’actualisée est interétatique
La définition classique est interétatique, tandis que l’actualisée inclut aussi les acteurs non étatiques
La définition classique vise les ONG, tandis que l’actualisée concerne les seules entreprises
La définition classique porte sur la politique intérieure, tandis que l’actualisée porte sur la politique extérieure

La définition classique est interétatique, tandis que l’actualisée inclut aussi les acteurs non étatiques

Explication

La définition classique réduit les relations internationales aux liens entre États relevant de leur politique étrangère, alors que la définition actualisée inclut les relations transfrontières impliquant aussi des acteurs non étatiques. Inverser les deux définitions en contredit la distinction, et réduire l’approche actualisée aux ONG ou à la seule politique extérieure en restreint indûment la portée.

7. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, une période de mondialisation s’accélère et des organisations gouvernementales, des ONG et des entreprises transnationales gagnent en influence. Quelle évolution cela illustre-t-il ?

La mondialisation accompagne la montée de plusieurs catégories d’acteurs internationaux
La mondialisation accompagne le recul des organisations et des entreprises transnationales
La mondialisation renforce les ONG sans favoriser les autres catégories d’acteurs
La mondialisation favorise les acteurs internationaux avant la fin de la Seconde Guerre mondiale

La mondialisation accompagne la montée de plusieurs catégories d’acteurs internationaux

Explication

La mondialisation, accélérée à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale, accompagne la montée en puissance des organisations internationales gouvernementales, des ONG et des entreprises multinationales et transnationales. La situer avant cette période contredit la chronologie, et limiter la montée aux ONG ou au recul des autres acteurs contredit la diversité des catégories concernées.

8. Dans son analyse des relations entre cités grecques, quelles motivations Thucydide attribue-t-il aux cités ?

La crainte, l’intérêt et le goût de la gloire
La solidarité, la justice et la recherche de sécurité
La prudence, l’intérêt et la prospérité commerciale
La crainte, la justice et le goût de la gloire

La crainte, l’intérêt et le goût de la gloire

Explication

Thucydide explique les motivations des cités par la crainte, l’intérêt et le goût de la gloire. La justice, la prospérité commerciale et la solidarité remplacent à tort l’une de ces motivations.

9. Deux cités inquiètes de leur sécurité s’arment, puis forment des alliances qui étendent la guerre. Une cité finit par dominer les autres avant de s’épuiser et de s’effondrer. Quelle dynamique cette situation illustre-t-elle ?

L’escalade vers une hégémonie suivie d’un effondrement
La désescalade par le désarmement et la dissolution des alliances
L’équilibre entre cités qui empêche l’extension du conflit
L’escalade vers une hégémonie qui stabilise durablement la paix

L’escalade vers une hégémonie suivie d’un effondrement

Explication

Dans cette dynamique, la recherche de sécurité favorise l’armement, puis les alliances élargissent le conflit jusqu’à l’hégémonie, qui reste précaire et s’achève par l’épuisement de la cité dominante. Une paix durable, le désarmement et un équilibre empêchant l’extension ne correspondent pas à cette séquence.

10. Une communauté se trouve hors de tout pouvoir étatique et ne dispose d’aucune autorité politique pour imposer la paix à ses membres. Comment Hobbes qualifie-t-il cette situation ?

L’anarchie internationale, marquée par l’absence d’autorité entre États
Le conflit diplomatique, marqué par un désaccord entre gouvernements
L’ordre politique, marqué par la paix imposée par l’État
L’état de nature, marqué par la guerre de tous contre tous

L’état de nature, marqué par la guerre de tous contre tous

Explication

Chez Hobbes, l’état de nature est une situation hors du pouvoir étatique où règne la guerre de tous contre tous. L’ordre politique renvoie à la paix imposée par l’État, tandis que l’anarchie internationale concerne les rapports entre États.

11. Dans un pays, l’État peut imposer la paix aux particuliers ; entre deux États, aucune autorité supérieure ne les empêche de se faire justice par la force. Quelle distinction d’Aron cette situation met-elle en évidence ?

La distinction entre conflits privés réglés par la force et conflits étatiques réglés par une autorité supérieure
La distinction entre réalité intraétatique anarchique et réalité interétatique pacifiée
La distinction entre paix intérieure imposée par les particuliers et justice extérieure imposée par l’État
La distinction entre réalité intraétatique pacifiée et réalité interétatique où la force reste possible

La distinction entre réalité intraétatique pacifiée et réalité interétatique où la force reste possible

Explication

Aron distingue l’espace intérieur, où l’État peut imposer la paix aux particuliers, de l’espace interétatique, où les États peuvent se faire justice eux-mêmes par la force. L’anarchie ne caractérise pas l’ordre intérieur décrit, et aucune autorité supérieure ne pacifie les relations entre États.

12. Une théorie des relations internationales fonde ses recommandations sur des règles morales tenues pour universelles et sur la philosophie du droit. De quelle approche s’agit-il ?

D’une approche centrée sur la puissance nationale
D’une approche limitée à la stratégie militaire
De l’approche idéaliste
De l’approche réaliste

De l’approche idéaliste

Explication

L’approche idéaliste est normative et s’appuie sur des règles morales présentées comme universelles ainsi que sur la philosophie politique et du droit. Le primat des rapports de force et de la puissance relève de l’approche réaliste.

13. Des États concluent un traité exprimant leur volonté, mais l’accord doit rester conforme à des principes universels. Quelle distinction entre les formes de droit correspond à la pensée de Grotius ?

Le traité relève du droit volontaire et écarte les principes universels
Le traité relève du droit volontaire et doit respecter le droit naturel
Le traité relève du droit naturel et doit respecter le droit volontaire
Le traité crée le droit naturel et remplace les principes universels

Le traité relève du droit volontaire et doit respecter le droit naturel

Explication

Pour Grotius, les traités expriment la volonté des États et constituent le droit volontaire, lequel doit respecter le droit naturel et ses principes universels. Inverser ces catégories ou prétendre que le traité écarte ces principes déforme cette distinction.

14. Un dirigeant propose d’arbitrer les frontières selon la volonté des peuples, de garantir la liberté de navigation, de réduire les armements et de créer une association des nations. À quel programme ces propositions correspondent-elles ?

Aux Quatorze Points de Woodrow Wilson
Au programme de Grotius sur le droit naturel
Au pacte Briand-Kellogg
Au projet de Léon Bourgeois sur l’opinion mondiale

Aux Quatorze Points de Woodrow Wilson

Explication

Les Quatorze Points de Wilson comprennent notamment la liberté économique et de navigation, le règlement territorial selon la volonté des peuples, le désarmement et une association des nations. Le pacte Briand-Kellogg porte sur le renoncement à la guerre, tandis que les autres propositions ne désignent pas ce programme.

15. Deux États signataires du pacte Briand-Kellogg ont un différend qui ne relève pas de la légitime défense. Quelle conduite le pacte leur demande-t-il, et quelle limite conserve-t-il ?

Régler le différend pacifiquement et renoncer à la force, sans mécanisme de sanction prévu
Régler le différend par la force et accepter une sanction automatique
Régler le différend pacifiquement, avec des sanctions prévues pour chaque violation
Régler le différend pacifiquement, avec un engagement imposé aux non-signataires

Régler le différend pacifiquement et renoncer à la force, sans mécanisme de sanction prévu

Explication

Le pacte engage ses signataires à régler pacifiquement leurs différends et à ne pas recourir à la force armée, sous réserve de la légitime défense ; il ne prévoit pas de sanction. L’exception de légitime défense, les sanctions automatiques et l’engagement des non-signataires sont des erreurs sur sa portée.

16. Deux pays développent des échanges commerciaux réguliers et deviennent mutuellement dépendants de leurs achats et de leurs ventes. Quelle conséquence la théorie du doux commerce associe-t-elle à cette situation ?

Une coopération politique nécessaire entre les gouvernements
Une intensification des conflits entre les nations commerçantes
Une réduction de la souveraineté par la régulation internationale
Une tendance à la paix entre les nations commerçantes

Une tendance à la paix entre les nations commerçantes

Explication

Pour Montesquieu, les échanges créent une dépendance réciproque qui porte les nations à la paix, sans garantir à elle seule leur coopération politique. La coopération institutionnelle nécessaire relève d’une autre approche, l’effet belliqueux inverse le mécanisme, et la régulation de la souveraineté correspond à l’approche de l’interdépendance.

17. Après une guerre, des États mettent en place une coopération économique et technologique afin de construire un système international intégré. Quel principe cette initiative reprend-elle ?

Le doux commerce comme garantie de coopération politique entre États
La coopération fonctionnelle comme base d’un système international organisé
La dépendance des politiques intérieures comme origine de toute coopération
La constitution mondiale comme fondement d’un système intégré

La coopération fonctionnelle comme base d’un système international organisé

Explication

Mitrany défend en 1946 une coopération fonctionnelle, notamment économique et technologique, pour fonder un système international intégré et organisé. Le doux commerce favorise la paix sans garantir la coopération, tandis que la constitution mondiale et la dépendance des politiques intérieures ne sont pas le principe ciblé.

18. Une décision économique prise à l’étranger réduit fortement les choix possibles d’un gouvernement dans sa politique intérieure. Quelle conséquence l’approche de l’interdépendance en tire-t-elle ?

Une paix commerciale assurée sans changement de la souveraineté
Une coopération automatique entre États sans besoin de régulation
Une marge de liberté accrue et un retrait des instances de régulation
Une marge de liberté réduite et un besoin d’instances de régulation

Une marge de liberté réduite et un besoin d’instances de régulation

Explication

Quand les politiques intérieures dépendent davantage des politiques extérieures, la marge de liberté des États se réduit et des instances internationales ou transnationales de régulation deviennent nécessaires. La dépendance n’accroît pas cette marge, ne rend pas la coopération automatique et ne se limite pas à l’effet pacificateur du commerce.

19. Une puissance industrielle concentre ses entreprises, cherche à sécuriser des matières premières et veut écouler une production excédentaire sur des marchés étrangers. Selon l’explication léniniste, quel enchaînement peut contribuer aux guerres ?

La coopération technologique organise les échanges et dissout la concurrence entre puissances
Les guerres précèdent le partage des zones d’influence et provoquent la surproduction
Les échanges réciproques pacifient les nations et rendent les conquêtes de marchés inutiles
La concurrence pousse au contrôle des ressources et des marchés, puis au partage forcé des zones d’influence

La concurrence pousse au contrôle des ressources et des marchés, puis au partage forcé des zones d’influence

Explication

Dans l’explication léniniste, concentration et concurrence poussent les grandes puissances à contrôler les matières premières et à conquérir des marchés pour écouler la surproduction; le partage forcé des zones d’influence contribue ensuite aux guerres. La coopération fonctionnelle et le doux commerce décrivent d’autres mécanismes, et l’option sur les guerres inverse la chaîne causale.

20. Pourquoi les communistes chinois critiquent-ils le rapport Khrouchtchev de 1956 présenté au deuxième congrès du Parti communiste soviétique ?

Parce qu’il organise la conférence de Bandung, qualifiée de révisionnisme
Parce qu’il amorce la déstalinisation, qualifiée de révisionnisme
Parce qu’il officialise la rupture sino-soviétique, qualifiée de révisionnisme
Parce qu’il lance la déstalinisation, qualifiée de maoïsme

Parce qu’il amorce la déstalinisation, qualifiée de révisionnisme

Explication

Le rapport Khrouchtchev amorce la déstalinisation, que les communistes chinois dénoncent comme du révisionnisme. Bandung est un événement distinct, la rupture officielle intervient en 1963, et la critique chinoise ne qualifie pas le rapport de maoïsme.

21. À quelle date la rupture officielle entre l’URSS et la Chine communiste débouche-t-elle sur des affrontements armés ?

En 1955
En 1956
En 1972
En 1963

En 1963

Explication

La rupture officielle entre l’URSS et la Chine communiste survient en 1963 et débouche sur des affrontements armés. 1956 correspond au rapport Khrouchtchev, 1955 à Bandung et 1972 à la visite de Nixon en Chine.

22. Un analyste décrit la vision soviétique comme une opposition entre deux blocs : l’un dirigé par les États-Unis, l’autre par l’URSS. Quel contenu attribue-t-il correctement à ces blocs ?

L’impérialisme capitaliste et l’internationalisme prolétarien
Les puissances industrielles occidentales et le tiers monde dirigé par l’URSS
L’internationalisme prolétarien dirigé par les États-Unis et l’impérialisme soviétique
Les États hégémoniques, les puissances industrielles et le tiers monde

L’impérialisme capitaliste et l’internationalisme prolétarien

Explication

La vision soviétique oppose l’impérialisme capitaliste dirigé par les États-Unis à l’internationalisme prolétarien dirigé par l’URSS. La division en trois groupes relève de la vision chinoise; l’inversion des chefs et l’attribution à l’URSS des catégories chinoises déforment cette opposition.

23. Pour classer les pays selon la vision du monde de la Chine communiste, comment faut-il situer l’Europe occidentale et le Japon ?

Parmi les pays du tiers monde
Parmi les États de l’internationalisme prolétarien
Parmi les puissances industrielles capitalistes
Parmi les États hégémoniques

Parmi les puissances industrielles capitalistes

Explication

Dans la classification chinoise en trois groupes, l’Europe occidentale et le Japon appartiennent aux puissances industrielles capitalistes. Les États-Unis et l’URSS sont les États hégémoniques, tandis que le tiers monde est placé sous l’impulsion chinoise; l’internationalisme prolétarien relève de la représentation soviétique.

24. Comment la théorie de la dépendance explique-t-elle le sous-développement des pays du tiers monde ?

Par l’exploitation de la périphérie par les États capitalistes du centre
Par le maintien d’une domination politique coloniale officielle
Par l’exploitation du centre par les États de la périphérie
Par les rivalités locales qui empêchent la modernisation des sociétés

Par l’exploitation de la périphérie par les États capitalistes du centre

Explication

La théorie met au premier plan l’exploitation des pays périphériques par les États capitalistes du centre. L’accent sur les rivalités locales relève plutôt de sa critique, l’inversion centre-périphérie renverse son analyse, et la domination coloniale officielle confond dépendance et statut colonial.

25. Un pays du tiers monde a obtenu son indépendance officielle, mais ses relations économiques le maintiennent dans une dépendance envers des puissances capitalistes. Quel concept décrit cette situation ?

Le néo-colonialisme
La décolonisation politique
L’autonomie économique
Les rivalités claniques

Le néo-colonialisme

Explication

Le néo-colonialisme désigne la persistance de mécanismes de dépendance économique malgré l’indépendance officielle. La décolonisation politique décrit l’accès à l’indépendance, les rivalités claniques sont des facteurs locaux, et l’autonomie économique contredit la dépendance décrite.

26. Dans l’analyse d’un pays en développement, un chercheur attribue le sous-développement à la dépendance extérieure sans examiner les rivalités ethniques, claniques ou tribales. Quelle critique s’applique à cette démarche ?

Elle néglige des facteurs socioculturels locaux et privilégie un facteur explicatif
Elle démontre que les rivalités locales sont l’unique cause du sous-développement
Elle remplace l’analyse des sociétés locales par celle de leur souveraineté formelle
Elle nie le rôle des puissances extérieures et privilégie les rapports économiques

Elle néglige des facteurs socioculturels locaux et privilégie un facteur explicatif

Explication

La théorie est critiquée lorsqu’elle néglige les facteurs socioculturels locaux et réduit le sous-développement à un facteur privilégié. Nier l’exploitation extérieure inverse son analyse, l’indépendance formelle ne prouve pas la fin de la dépendance, et faire des rivalités l’unique cause reproduit le réductionnisme critiqué.

27. Quels éléments réunis caractérisent un État ?

Une population, une langue commune et un gouvernement élu
Un territoire, une reconnaissance internationale et un pouvoir administratif
Une population, une armée nationale et des frontières reconnues
Un territoire, une population résidente et un pouvoir politique souverain

Un territoire, une population résidente et un pouvoir politique souverain

Explication

L’État est une collectivité composée d’un territoire, d’une population qui y réside et d’un pouvoir politique souverain. Une administration ne suffit pas à caractériser la souveraineté, la reconnaissance internationale ne remplace pas la population, et une langue commune ou une armée ne constitue pas l’ensemble requis.

28. Quel rôle les traités de Westphalie de 1648 ont-ils joué dans l’ordre politique entre États ?

Ils ont remplacé les souverainetés étatiques par une autorité politique commune
Ils ont reconnu l’intégrité territoriale tout en écartant l’indépendance politique
Ils ont établi la primauté d’une puissance unique sur les États européens
Ils ont contribué à établir la reconnaissance mutuelle des souverainetés, l’indépendance et l’intégrité territoriale

Ils ont contribué à établir la reconnaissance mutuelle des souverainetés, l’indépendance et l’intégrité territoriale

Explication

Les traités de Westphalie ont contribué à un ordre fondé sur la reconnaissance mutuelle des souverainetés, l’indépendance politique et le respect de l’intégrité territoriale. Une autorité supranationale ou une puissance unique contredit cette reconnaissance des États, et l’intégrité territoriale s’accompagne bien de l’indépendance politique.

29. Deux États veulent fixer conventionnellement une frontière. Quelle suite d’étapes correspond à cette procédure ?

Carte annexée au traité, décision unilatérale, puis validation par les États concernés
Accord entre les États, repères matériels sur le terrain, puis carte annexée au traité
Repères matériels sur le terrain, accord entre les États, puis carte annexée au traité
Accord entre les États, carte annexée au traité, puis repères matériels sur le terrain

Accord entre les États, carte annexée au traité, puis repères matériels sur le terrain

Explication

La procédure conventionnelle comprend d’abord l’accord des États concernés, puis la représentation de la frontière sur une carte annexée au traité et enfin sa démarcation par des repères matériels. Installer les repères avant l’accord inverse les étapes, confondre carte et démarcation mélange deux opérations, et une décision unilatérale ne correspond pas à l’accord conventionnel.

30. Un État membre de l’ONU menace d’employer la force contre l’intégrité territoriale d’un autre État, sans invoquer la légitime défense. Quelle règle s’applique ?

La menace est interdite et l’article 51 exclut toute légitime défense
La menace est interdite, l’exception de légitime défense n’étant pas invoquée
La menace est permise dès lors qu’aucune attaque armée n’a encore eu lieu
La menace est permise si l’État visé est membre de l’ONU

La menace est interdite, l’exception de légitime défense n’étant pas invoquée

Explication

La Charte interdit à ses membres de menacer ou d’employer la force contre l’intégrité territoriale d’un État, tout en maintenant l’exception de légitime défense à l’article 51. L’absence d’attaque ne rend pas la menace permise, l’article 51 ne supprime pas la légitime défense, et l’interdiction s’applique aux membres de l’ONU.

31. Une frontière entre deux États suit le cours d’un fleuve. Comment la classer ?

Comme une frontière artificielle tracée selon des règles topographiques
Comme une frontière artificielle fondée sur le relief du terrain
Comme une frontière maritime définie par le droit international
Comme une frontière naturelle fondée sur la géographie physique

Comme une frontière naturelle fondée sur la géographie physique

Explication

Une frontière naturelle suit un élément de géographie physique, comme un fleuve ou une montagne. La frontière artificielle est tracée selon des règles topographiques sans suivre cette géographie; une limite maritime concerne un autre espace.

32. À l’indépendance d’un territoire, ses dirigeants choisissent de conserver les frontières qu’il possédait auparavant. Quel principe appliquent-ils ?

Le tracé des frontières artificielles
L’uti possidetis juris
La délimitation par les frontières naturelles
L’intangibilité des frontières affirmée à Addis-Abeba

L’uti possidetis juris

Explication

L’uti possidetis juris maintient, au moment de l’indépendance, les frontières antérieures du territoire. L’intangibilité d’Addis-Abeba est un principe affirmé dans le contexte africain, tandis que les deux autres notions concernent le mode de délimitation.

33. Un navire étranger entre dans une baie relevant des eaux intérieures d’un État. Quel régime s’y applique ?

Des pouvoirs de police limités aux infractions douanières, sanitaires et migratoires
La compétence souveraine exclusive de l’État
La souveraineté étatique assortie du passage inoffensif
Des droits exclusifs de prospection sans souveraineté sur la zone

La compétence souveraine exclusive de l’État

Explication

Dans les eaux intérieures, l’État exerce une compétence souveraine exclusive. Le passage inoffensif caractérise les eaux territoriales; les pouvoirs de police concernent la zone contiguë et les droits de prospection la zone économique exclusive.

34. Un navire se trouve à 11 milles marins des côtes. Cette distance se situe-t-elle dans la largeur maximale des eaux territoriales ?

Oui, car la limite maximale est de 200 milles marins
Oui, car la limite maximale est de 12 milles marins
Non, car la limite maximale est de 12 milles marins au-delà des eaux territoriales
Non, car les eaux territoriales sont limitées à 12 kilomètres

Oui, car la limite maximale est de 12 milles marins

Explication

La largeur maximale des eaux territoriales est de 12 milles marins; 11 milles se trouve donc dans cette limite. Les 12 milles au-delà des eaux territoriales désignent la zone contiguë, tandis que 200 milles concerne l’extension possible de la zone économique exclusive.

35. Un navire étranger traverse les eaux territoriales d’un État sans s’arrêter. Quelle conduite l’État doit-il permettre ?

Une inspection systématique fondée sur les pouvoirs de police
Un passage soumis à l’autorisation de chaque déplacement du navire
Une prospection des ressources naturelles par le navire étranger
Un passage inoffensif, continu et rapide

Un passage inoffensif, continu et rapide

Explication

Dans les eaux territoriales, la souveraineté de l’État s’accompagne de l’obligation d’autoriser le passage inoffensif, continu et rapide des navires étrangers. La compétence exclusive concerne les eaux intérieures, et les pouvoirs de police décrivent la zone contiguë.

36. Un État veut contrôler les infractions douanières et sanitaires dans la bande maritime située 8 milles marins au-delà de ses eaux territoriales. Quelle zone lui donne ces pouvoirs de police ?

La zone économique exclusive
Les eaux intérieures
Les eaux territoriales
La zone contiguë

La zone contiguë

Explication

La zone contiguë s’étend sur 12 milles marins au-delà des eaux territoriales et permet des pouvoirs de police, notamment en matière douanière et sanitaire. Les eaux territoriales relèvent de la souveraineté, tandis que la zone économique exclusive concerne principalement les droits sur les ressources.

37. Une entreprise souhaite rechercher des ressources naturelles sur le plateau continental d’un État côtier. Quel droit cet État peut-il exercer dans cet espace ?

Une souveraineté complète sur l’ensemble de l’espace maritime
Un droit de prospection des ressources naturelles
Un droit de prospection réservé aux États étrangers
Une interdiction de rechercher des ressources naturelles

Un droit de prospection des ressources naturelles

Explication

L’État côtier dispose sur son plateau continental d’un droit de prospection des ressources naturelles. Ce droit ne signifie pas une souveraineté complète, ne revient pas aux États étrangers et n’équivaut pas à une interdiction de prospection.

38. Un navire se trouve en haute mer, au-delà des espaces maritimes relevant d’un État. Quelle règle de souveraineté s’applique à cet espace ?

L’État côtier le plus proche y exerce sa souveraineté
Chaque navire y relève de la souveraineté de son État
Aucun État n’y exerce de souveraineté
L’État côtier y exerce les droits propres au plateau continental

Aucun État n’y exerce de souveraineté

Explication

La haute mer est un espace sur lequel aucun État n’exerce de souveraineté. Les eaux territoriales relèvent de la souveraineté d’un État côtier, tandis que les droits sur le plateau continental concernent les fonds et leur sous-sol.

39. Pour déterminer horizontalement l’espace aérien d’un État, quelles limites faut-il prendre en compte ?

Ses limites terrestres et le seul espace situé au-dessus des villes
Ses limites terrestres et maritimes, ainsi que l’espace atmosphérique
Ses limites terrestres et maritimes, ainsi que l’espace extra-atmosphérique
Ses limites maritimes et le plateau continental sous-jacent

Ses limites terrestres et maritimes, ainsi que l’espace atmosphérique

Explication

Horizontalement, l’espace aérien d’un État correspond à ses limites terrestres et maritimes ainsi qu’à l’espace atmosphérique. Le plateau continental concerne les fonds marins, et l’espace extra-atmosphérique n’est pas inclus dans cette délimitation horizontale.

40. Dans le sens démographique, que désigne la population d’un État ?

L’ensemble des agents des institutions de l’État
L’ensemble des habitants de son territoire
L’ensemble des habitants de sa capitale
L’ensemble des citoyens qui vivent à l’étranger

L’ensemble des habitants de son territoire

Explication

La population de l’État est l’ensemble des habitants de son territoire. La définition n’est pas limitée aux citoyens, aux agents publics ou aux habitants de la capitale.

41. Deux États ont des populations de tailles très différentes. Sur le plan juridique, qu’est-ce qui définit leur population ?

Un ensemble d’individus unis par des liens juridiques de nationalité
Un ensemble d’individus dépassant un seuil minimal de population
Un ensemble d’individus présents sur le territoire sans égard à leur nationalité
Un ensemble d’individus partageant une même langue et une même culture

Un ensemble d’individus unis par des liens juridiques de nationalité

Explication

Sur le plan juridique, la population de l’État est un ensemble d’individus unis par des liens de nationalité, quel que soit son nombre. Le nombre d’habitants et le partage d’une langue ne définissent pas cette notion, qui ne se réduit pas non plus aux personnes présentes sur le territoire.

42. Un État accorde sa nationalité à une personne née à l’étranger parce que l’un de ses parents possède cette nationalité. Quel critère applique-t-il ?

Le droit du sang
Le retrait de nationalité
Le droit du sol
La naturalisation

Le droit du sang

Explication

Le droit du sang attribue la nationalité en fonction de l’ascendance, ici la nationalité du parent. Le droit du sol repose sur le lieu de naissance, tandis que la naturalisation concerne l’acquisition de la nationalité.

43. Dans un État participant à l’espace européen de libre circulation, les autorités invoquent une menace pour la sécurité intérieure afin de limiter l’accès au territoire. Cette restriction est-elle compatible avec la règle applicable ?

Non, car la souveraineté oblige l’État à fermer l’accès à son territoire
Oui, la libre circulation peut être restreinte pour des raisons de sécurité intérieure
Oui, mais seulement si les personnes concernées demandent une nationalité
Non, la libre circulation exclut toute restriction liée à la sécurité intérieure

Oui, la libre circulation peut être restreinte pour des raisons de sécurité intérieure

Explication

La libre circulation dans l’espace européen peut être restreinte pour des raisons de sécurité intérieure, même si l’État demeure souverain pour fixer les conditions d’accès à son territoire. La règle n’interdit donc pas toute restriction et ne transforme pas l’accès territorial en question d’attribution de nationalité.

44. Quelle différence distingue la conception révolutionnaire de la nation en 1789 de la conception monarchique antérieure ?

Elle rassemble des citoyens libres titulaires de droits et de libertés.
Elle rassemble des sujets liés au roi par leur obéissance.
Elle rassemble des personnes placées sous l’autorité d’un nouveau monarque.
Elle rassemble des personnes unies par une langue et une culture communes.

Elle rassemble des citoyens libres titulaires de droits et de libertés.

Explication

La conception révolutionnaire fait de la nation une collectivité de citoyens libres qui détiennent des droits et des libertés. Les « sujets liés au roi » renvoient à la conception monarchique, la langue et la culture à une conception objectiviste, et le « nouveau monarque » ne rend pas compte de la rupture démocratique.

45. Un mouvement revendique le droit d’un peuple à choisir son avenir politique en invoquant l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. Quel principe fonde cette revendication ?

La nation et l’État doivent coïncider.
La souveraineté réside dans le monarque.
L’égalité devant la loi fonde la souveraineté.
La souveraineté réside dans la nation.

La souveraineté réside dans la nation.

Explication

L’article 3 affirme que toute souveraineté réside dans la nation, ce qui fonde le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La souveraineté du monarque reprend la conception monarchique, l’égalité devant la loi est un autre principe, et la coïncidence entre nation et État relève du principe des nationalités.

46. Un projet politique prévoit que chaque nation puisse former son propre État et qu’un État donné ne regroupe qu’une nation. Quel principe exprime ce projet ?

Le principe des nationalités.
Le principe de souveraineté nationale.
Le principe de citoyenneté révolutionnaire.
Le principe de diversité des groupes secondaires.

Le principe des nationalités.

Explication

Le principe des nationalités associe le droit de chaque nation à se constituer en État à l’idée qu’un État ne devrait comprendre qu’une seule nation. Le seul droit de former un État omet la seconde idée, la souveraineté nationale porte sur le lieu de la souveraineté, et les groupes secondaires relèvent d’une autre question.

47. Deux conceptions de la nation sont mises en débat : l’une insiste sur la langue et la culture communes, l’autre sur la volonté partagée de vivre ensemble. Comment les distinguer ?

La conception allemande est subjectiviste et la définition de Renan objectiviste.
La conception allemande est objectiviste et la conception française subjectiviste.
La conception allemande est subjectiviste et la conception française objectiviste.
Les deux conceptions sont objectivistes, mais retiennent des critères différents.

La conception allemande est objectiviste et la conception française subjectiviste.

Explication

La conception allemande définit la nation par des critères objectifs comme la langue et la culture, tandis que la conception française la fonde sur une volonté commune. Inverser les critères confond les deux traditions, et la volonté de vivre ensemble s’inscrit dans une approche subjectiviste.

48. Quelle description correspond à la définition de l’ethnie proposée par Claude Rivière ?

Une population nommée, se réclamant d’une origine commune et partageant traditions et conscience d’un groupe distinct.
Un ensemble de personnes partageant une langue, sans référence à une origine ni à une histoire.
Une population définie par un type biologique commun, indépendamment de ses traditions.
Une collectivité de citoyens libres, unis par des droits communs et une souveraineté nationale.

Une population nommée, se réclamant d’une origine commune et partageant traditions et conscience d’un groupe distinct.

Explication

La définition associe un nom, une origine commune revendiquée, des traditions culturelles et une conscience d’appartenance, généralement liée à une langue, une histoire et un territoire. La collectivité de citoyens relève de la nation révolutionnaire, le type biologique réduit à tort l’ethnie à la biologie, et la langue seule laisse de côté plusieurs éléments constitutifs.

49. Dans une région, les membres d’un groupe utilisent un nom différent de celui que lui donnent leurs voisins, tandis que la langue commune est celle d’un sous-groupe dominant. Que montrent ces faits sur la définition de l’ethnie ?

Ses critères peuvent être contestés et ne pas refléter une unité homogène.
Sa langue commune prouve que tous ses sous-groupes ont la même origine.
Son histoire commune garantit un récit accepté par tous ses membres.
Son nom officiel suffit à établir une identité partagée sans ambiguïté.

Ses critères peuvent être contestés et ne pas refléter une unité homogène.

Explication

La définition de l’ethnie est contestée, car le nom peut varier selon qui le choisit et la langue peut être celle d’un sous-groupe dominant. Le nom des membres n’est pas le seul pertinent, une langue imposée ne prouve pas l’homogénéité, et l’histoire peut être manipulée plutôt que consensuelle.

50. Quel rôle la Société des Nations devait-elle jouer en cas de conflit armé selon la notion de sécurité collective introduite en 1919 ?

Désigner officiellement l’État agresseur
Autoriser l’action militaire des États neutres
Prononcer une condamnation pénale des dirigeants
Négocier directement un cessez-le-feu entre les armées

Désigner officiellement l’État agresseur

Explication

La sécurité collective de la SDN prévoyait qu’elle désigne l’État tenu pour agresseur dans un conflit. L’autorisation d’une action militaire relève d’un autre cadre, la médiation ne remplace pas cette désignation et celle-ci n’est pas une condamnation pénale des dirigeants.

51. Quel objectif primordial l’article 1 de la Charte des Nations Unies assigne-t-il à l’Organisation ?

Maintenir la paix et la sécurité internationales
Garantir la neutralité permanente des États en conflit
Protéger la compétence nationale de chaque État
Imposer le désarmement général des États membres

Maintenir la paix et la sécurité internationales

Explication

L’article 1 fixe comme objectif primordial le maintien de la paix et de la sécurité internationales. La compétence nationale relève notamment du principe de non-ingérence, tandis que le désarmement général et la neutralité permanente ne sont pas l’objectif visé ici.

52. Un État menace d’employer la force contre l’indépendance politique d’un autre État sans qu’une exception prévue par la Charte s’applique. Quelle règle s’applique ?

La permission de recourir à la force en l’absence de combat
La liberté d’action dès lors que le territoire n’est pas envahi
L’interdiction du recours à la menace ou à l’emploi de la force
L’admission de la menace comme mesure de rétorsion diplomatique

L’interdiction du recours à la menace ou à l’emploi de la force

Explication

L’article 2, paragraphe 4, interdit la menace ou l’emploi de la force contre l’indépendance politique d’un État, sauf exception applicable. La légitime défense suppose une agression armée, une menace armée n’est pas une simple mesure non militaire et l’interdiction protège aussi l’indépendance politique.

53. Quel est le principe central de la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain ?

Protéger l’intégrité territoriale et la compétence de l’État sur son territoire
Interdire les relations diplomatiques entre États aux intérêts divergents
Soustraire l’État à l’ensemble de ses engagements internationaux
Protéger les frontières sans tenir compte des compétences nationales

Protéger l’intégrité territoriale et la compétence de l’État sur son territoire

Explication

La non-ingérence protège l’intégrité territoriale et la compétence de l’État souverain sur son territoire contre la force et les mesures de déstabilisation. Elle ne prohibe pas les relations diplomatiques et ne dispense pas l’État de ses engagements internationaux.

54. Une organisation apporte des secours à des victimes d’un conflit, mais réserve son aide à un groupe déterminé et néglige la santé des autres victimes. Quel principe encadrant l’assistance humanitaire n’est pas respecté ?

L’assistance doit viser la santé, sans prendre en compte la personne humaine
L’assistance doit être attribuée selon l’allégeance politique des victimes
L’assistance doit prévenir et alléger les souffrances sans discrimination
L’assistance doit imposer un cessez-le-feu par la force

L’assistance doit prévenir et alléger les souffrances sans discrimination

Explication

L’assistance humanitaire doit prévenir et alléger les souffrances, protéger la vie et la santé, respecter la personne humaine et être apportée sans discrimination. Une intervention militaire ne définit pas cette assistance; le favoritisme politique et l’oubli de la dignité humaine contredisent ses principes.

55. Un couloir est ouvert pour acheminer des secours pendant trois semaines, le long d’un itinéraire précis, à destination de civils touchés par une catastrophe. Quelle description correspond à cette mesure ?

Un droit de passage temporaire, limité à un parcours et à toute opération étrangère
Un droit de passage temporaire, ouvert dans toute la région et à l’aide humanitaire
Un droit de passage temporaire, limité à un parcours et à l’aide humanitaire
Un droit de passage permanent, limité à un parcours et à l’aide humanitaire

Un droit de passage temporaire, limité à un parcours et à l’aide humanitaire

Explication

Le couloir humanitaire est limité dans le temps à la durée nécessaire aux secours, dans l’espace à un parcours précis et dans son objet à l’assistance humanitaire. La permanence, l’absence d’itinéraire défini et l’extension à des opérations étrangères dépassent ces limites.

56. Une agence de l’ONU envisage d’intervenir dans une affaire relevant de la compétence nationale d’un État. Quelle règle de la Charte encadre cette situation ?

L’article 2, paragraphe 7, interdit cette intervention de l’Organisation
L’article 2, paragraphe 7, interdit toute intervention sollicitée par l’État
L’article 2, paragraphe 7, protège les affaires extérieures, mais pas la compétence nationale
L’article 2, paragraphe 7, rend sans effet tout engagement international relatif aux droits de l’homme

L’article 2, paragraphe 7, interdit cette intervention de l’Organisation

Explication

L’article 2, paragraphe 7, interdit à l’Organisation d’intervenir dans les affaires relevant de la compétence nationale d’un État. Cette règle vise l’intervention de l’ONU, non toute assistance sollicitée par un gouvernement; elle porte bien sur la compétence nationale et ne rend pas les engagements relatifs aux droits de l’homme sans effet.

57. Quel principe fonde l’Organisation des Nations Unies selon l’article 2, paragraphe 1, de sa Charte ?

La non-réciprocité entre ses membres
L’égalité souveraine de tous ses membres
L’égalité de puissance de tous ses membres
La non-intervention de tous ses membres

L’égalité souveraine de tous ses membres

Explication

L’article 2, paragraphe 1, fonde l’ONU sur l’égalité souveraine de ses membres. La non-intervention est un autre principe, l’égalité de puissance confond droit et fait, et la non-réciprocité relève des échanges économiques.

58. Un État souhaite signer un traité, ouvrir une ambassade dans un autre pays et saisir une juridiction internationale. Quel principe juridique garantit ces possibilités ?

La non-réciprocité commerciale
Le statut permanent au Conseil de sécurité
La puissance économique de l’État
L’égalité juridique des États

L’égalité juridique des États

Explication

L’égalité juridique garantit notamment aux États le droit de conclure des traités, d’établir des relations diplomatiques et d’agir en justice à l’international. Le statut permanent concerne cinq États, la non-réciprocité les échanges économiques, et la puissance économique ne constitue pas le fondement de ces droits.

59. Deux États disposent de ressources naturelles et de positions géographiques comparables, mais l’un possède un développement économique et technologique nettement supérieur. Quel facteur est présenté comme déterminant dans l’évaluation de leur puissance ?

La disponibilité des ressources naturelles
Le développement économique et technologique
Le potentiel militaire de l’État
La position géographique de l’État

Le développement économique et technologique

Explication

La puissance dépend de plusieurs facteurs, mais le développement économique et technologique est présenté comme déterminant. Les ressources naturelles, la géographie et le facteur militaire comptent aussi, mais leur présence ne remplace pas ce rôle déterminant.

60. La puissance d’un État baisse par rapport à celle de ses concurrents dans un domaine stratégique donné, tandis que ses propres facteurs constitutifs restent inchangés. Quelle caractéristique de la puissance cette situation illustre-t-elle ?

Son égalité juridique avec les autres États
Son statut institutionnel au Conseil de sécurité
Son caractère évolutif lié aux transformations de l’État
Sa dimension relative aux autres acteurs et au champ considéré

Sa dimension relative aux autres acteurs et au champ considéré

Explication

La puissance est relative aux autres acteurs et au champ stratégique considéré, ce qui explique qu’elle puisse diminuer face aux concurrents même si l’État ne change pas. Le caractère évolutif désigne plutôt les changements dus à la transformation des facteurs propres de l’État; l’égalité juridique et le statut au Conseil de sécurité sont des notions distinctes.

61. Un État délimite une zone au-delà de sa mer territoriale, à 180 milles marins des lignes de base. Quelle description correspond au plateau continental ?

Les eaux situées au-delà de la mer territoriale, sans les fonds ni leur sous-sol
Les eaux et les fonds marins, jusqu’à 200 milles marins depuis la fin de la mer territoriale
Les fonds marins et leur sous-sol, dans la limite générale de 200 milles marins depuis les lignes de base
Les fonds marins et leur sous-sol, à partir de 200 milles marins des lignes de base

Les fonds marins et leur sous-sol, dans la limite générale de 200 milles marins depuis les lignes de base

Explication

Le plateau continental couvre les fonds marins et leur sous-sol au-delà de la mer territoriale, jusqu’à 200 milles marins des lignes de base en règle générale, avec des extensions possibles sous certaines conditions. La zone économique exclusive confond les fonds avec les eaux, la mesure depuis la fin de la mer territoriale change le point de départ, et la limite de 200 milles n’est pas un seuil minimal.

62. Quelle conception de la nation Herder défend-il en mettant l’accent sur les racines, la culture et la langue ?

Une conception fondée sur l’universalisme et des valeurs communes
Une conception fondée sur une culture et une langue partagées
Une conception fondée sur le consentement individuel des citoyens
Une conception fondée sur une volonté politique de vivre ensemble

Une conception fondée sur une culture et une langue partagées

Explication

Herder critique l’universalisme des Lumières et considère les racines, la culture et la langue comme des fondements de la nation. L’universalisme est précisément ce qu’il critique, tandis que la volonté politique et le consentement renvoient à une conception différente de la nation.

63. En 1986, un État qui n’est pas membre de l’ONU recourt à la force armée. Quel principe la Cour internationale de justice considère-t-elle comme opposable à cet État ?

Le principe de sécurité collective applicable aux membres de l’ONU
L’interdiction de la menace de force prévue par la Charte
Le principe coutumier de non-emploi de la force
Le principe de règlement pacifique des différends

Le principe coutumier de non-emploi de la force

Explication

En 1986, la Cour considère que le non-emploi de la force relève du droit international coutumier et peut donc être opposé aux États non membres de l’ONU. Limiter l’interdiction aux membres méconnaît cette portée, tandis que le règlement pacifique et la sécurité collective désignent d’autres principes.

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Qu’est-ce qui a particulièrement intensifié les échanges internationaux au cours des deux derniers siècles ?

Les progrès technologiques et le développement économique.

À partir du 15e siècle, qu’accompagne l’affirmation de l’État moderne dans les relations internationales ?

Le développement d’ambassades permanentes et une plus grande régularité des relations internationales.

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À une première phase de mondialisation, avec la colonisation.

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