QCM : Droit de la sécurité sociale — 36 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le rapport entre la sécurité sociale et la protection sociale ?

La sécurité sociale constitue le noyau institutionnel de la protection sociale
La protection sociale correspond à une institution nationale distincte de la sécurité sociale
La sécurité sociale désigne les dispositifs complémentaires de la protection sociale
La protection sociale forme le noyau institutionnel de la sécurité sociale

La sécurité sociale constitue le noyau institutionnel de la protection sociale

Explication

La sécurité sociale est l’institution nationale qui forme le noyau de la protection sociale. La protection sociale est plus large, car elle comprend aussi des dispositifs complémentaires.

2. Que désigne la protection sociale ?

L’ensemble des mesures protégeant les individus contre les risques sociaux
Les aides accordées par les familles face aux difficultés financières
L’institution nationale chargée de gérer les cotisations obligatoires
L’ensemble des assurances commerciales couvrant les dommages matériels

L’ensemble des mesures protégeant les individus contre les risques sociaux

Explication

La protection sociale regroupe les mesures par lesquelles la société protège les individus contre les risques sociaux. Elle ne se réduit donc pas à une institution unique ni aux seules assurances commerciales.

3. Quelle définition correspond au risque social ?

Un événement incertain qui perturbe les revenus ou les dépenses et appelle une prise en charge
Une perte matérielle dont la réparation dépend d’un contrat d’assurance particulier
Un événement dommageable relevant principalement de la déclaration d’un sinistre assuré
Une difficulté financière individuelle qui résulte d’une décision volontaire de consommation

Un événement incertain qui perturbe les revenus ou les dépenses et appelle une prise en charge

Explication

Le risque social est un événement incertain qui peut réduire les revenus ou accroître les dépenses et produire un désordre social nécessitant une prise en charge. Le sinistre assurantiel désigne plus précisément un événement dommageable dans le cadre de l’assurance.

4. Quelle association entre risque social et effet économique est correcte ?

La maladie diminue les revenus, tandis que la vieillesse augmente les dépenses
Le chômage augmente les dépenses, tandis que la maladie diminue les revenus
Le chômage diminue les revenus, tandis que la maladie augmente les dépenses
La naissance diminue les revenus, tandis que l’arrêt de travail augmente les dépenses

Le chômage diminue les revenus, tandis que la maladie augmente les dépenses

Explication

Les risques sociaux peuvent diminuer les revenus, comme le chômage et l’arrêt de travail, ou augmenter les dépenses, comme la maladie et la naissance d’un enfant. La maladie relève donc principalement de la seconde catégorie dans cette distinction.

5. Combien de risques sociaux la convention n° 102 de l’OIT de 1952 énumère-t-elle ?

Dix risques sociaux
Huit risques sociaux
Neuf risques sociaux
Six risques sociaux

Neuf risques sociaux

Explication

La convention n° 102 de l’OIT adoptée en 1952 énumère neuf risques sociaux, parmi lesquels la maladie, le chômage, la vieillesse et la maternité. Le nombre huit ne correspond pas à cette énumération internationale.

6. Quelle différence oppose l’entraide familiale à la charité ?

L’entraide familiale dépend de dons facultatifs, tandis que la charité repose sur une obligation familiale
L’entraide familiale mutualise les cotisations d’un groupe, tandis que la charité répartit un risque assuré
L’entraide familiale est organisée par une société lucrative, tandis que la charité est gérée par une mutuelle
L’entraide familiale repose sur une obligation familiale, tandis que la charité dépend de dons facultatifs

L’entraide familiale repose sur une obligation familiale, tandis que la charité dépend de dons facultatifs

Explication

L’entraide familiale découle des obligations entre membres d’une même famille, alors que la charité repose sur des dons facultatifs et incertains. Elle ne garantit donc ni la constance ni le montant de l’aide.

7. Comment fonctionne la prévoyance collective ?

Elle confie la gestion des excédents à une société recherchant un bénéfice
Elle mutualise un risque en répartissant sa charge entre plusieurs membres d’un groupe
Elle finance les prestations par des dons facultatifs provenant d’un bienfaiteur
Elle laisse chaque individu supporter seul les conséquences financières du risque

Elle mutualise un risque en répartissant sa charge entre plusieurs membres d’un groupe

Explication

La prévoyance collective répartit la charge d’un risque entre plusieurs membres d’un groupe, ce qui en mutualise les conséquences. Le fait de laisser l’individu seul face au risque correspond à la prévoyance individuelle.

8. Quelle mesure Colbert prend-il en 1673 en faveur des marins blessés ou invalides ?

Il instaure une assurance maladie financée par les employeurs
Il établit une assistance publique financée par un impôt général
Il crée un régime de retraite financé par une retenue de 2,5 % de la solde
Il fonde un service de secours réservé aux familles de marins

Il crée un régime de retraite financé par une retenue de 2,5 % de la solde

Explication

En 1673, Colbert crée le premier régime français de retraite destiné aux marins blessés ou invalides, financé par une retenue de 2,5 % de leur solde. L’assistance publique et l’assurance maladie correspondent à d’autres étapes de l’histoire de la protection sociale.

9. Que prévoit la Constitution du 3 septembre 1791 concernant le secours public ?

La création d’un établissement général destiné notamment aux personnes pauvres et aux enfants abandonnés
La mise en place d’une caisse nationale réservée aux marins invalides
L’instauration d’une assurance obligatoire contre les accidents du travail
La création d’un régime professionnel de retraite pour les ouvriers industriels

La création d’un établissement général destiné notamment aux personnes pauvres et aux enfants abandonnés

Explication

La Constitution de 1791 prévoit un établissement général de secours public pour les enfants abandonnés, les pauvres infirmes et les pauvres valides sans travail. Les autres propositions renvoient à des dispositifs professionnels ou assurantiels apparus à d’autres périodes.

10. Quelle règle la loi du 9 avril 1898 établit-elle pour les accidents survenus au travail ?

La réparation intégrale de tout dommage selon les règles du droit commun
La responsabilité de l’employeur uniquement après preuve d’une faute personnelle
La responsabilité automatique de l’employeur avec une réparation forfaitaire, sauf faute inexcusable
La prise en charge publique de l’accident sans intervention de l’employeur

La responsabilité automatique de l’employeur avec une réparation forfaitaire, sauf faute inexcusable

Explication

La loi de 1898 engage automatiquement la responsabilité de l’employeur et prévoit une réparation forfaitaire, sauf en cas de faute inexcusable. Elle ne généralise donc pas la réparation intégrale du droit commun.

11. Quel dispositif la loi du 5 avril 1928 instaure-t-elle ?

Une assurance sociale obligatoire couvrant plusieurs risques des salariés
Une retraite réservée aux marins blessés ou invalides
Une indemnisation forfaitaire limitée aux accidents professionnels
Une assistance facultative destinée aux personnes sans emploi

Une assurance sociale obligatoire couvrant plusieurs risques des salariés

Explication

La loi de 1928 instaure une assurance sociale obligatoire couvrant notamment la maladie, le décès, l’invalidité et la vieillesse des salariés. Les autres réponses décrivent des mesures plus limitées ou antérieures.

12. Quelle distinction oppose principalement les modèles bismarckien et beveridgien ?

Bismarck finance les soins par l’impôt, tandis que Beveridge les finance par cotisations
Bismarck privilégie le maintien du salaire, tandis que Beveridge vise la couverture des besoins
Bismarck organise une aide nationale, tandis que Beveridge protège les salariés par profession
Bismarck couvre la pauvreté générale, tandis que Beveridge indemnise selon le salaire

Bismarck privilégie le maintien du salaire, tandis que Beveridge vise la couverture des besoins

Explication

Le modèle bismarckien repose sur une logique professionnelle d’assurance et de maintien du salaire, alors que le modèle beveridgien vise une couverture nationale des besoins et la lutte contre la pauvreté. Les autres propositions inversent ou déforment cette distinction.

13. Que crée l’ordonnance du 4 octobre 1945 ?

Un régime universel couvrant immédiatement toutes les personnes sans exception
Un dispositif d’assistance destiné principalement aux personnes sans activité
Une assurance nationale contre le chômage pour l’ensemble des travailleurs
Le nouveau système français de sécurité sociale pour les salariés industriels et commerciaux

Le nouveau système français de sécurité sociale pour les salariés industriels et commerciaux

Explication

L’ordonnance du 4 octobre 1945 crée le nouveau système français de sécurité sociale pour les salariés des professions industrielles et commerciales, avec une exclusion initiale du chômage. Elle ne met donc pas en place dès l’origine une couverture universelle de ce risque.

14. Comment se répartissent principalement les logiques des prestations sociales en 1945 ?

Les prestations en espèces sont proportionnelles au salaire, tandis que les prestations en nature relèvent davantage de la solidarité
Les deux types de prestations sont calculés selon le même principe de proportionnalité salariale
Les prestations en nature suivent une logique professionnelle, tandis que les prestations en espèces relèvent de l’assistance publique
Les prestations en espèces sont indépendantes des revenus, tandis que les prestations en nature dépendent directement du salaire

Les prestations en espèces sont proportionnelles au salaire, tandis que les prestations en nature relèvent davantage de la solidarité

Explication

En 1945, les prestations en espèces suivent principalement une logique assurancielle et sont proportionnelles au salaire, tandis que les prestations en nature reposent davantage sur la solidarité et sont indépendantes des revenus. La proposition qui rend les deux catégories identiques méconnaît cette différence.

15. Quelle réforme de 1967 a réorganisé la sécurité sociale française ?

Elle a séparé les risques et créé les caisses nationales CNAM, CNAV et CNAF.
Elle a remplacé les caisses nationales par des organismes privés.
Elle a transféré les risques sociaux aux collectivités territoriales.
Elle a fusionné les branches et créé une caisse nationale unique.

Elle a séparé les risques et créé les caisses nationales CNAM, CNAV et CNAF.

Explication

La réforme de 1967 a consacré la séparation des risques et institué les caisses nationales CNAM, CNAV et CNAF. Elle n’a donc ni fusionné les branches ni supprimé l’organisation nationale par branche.

16. Sur quelles catégories de revenus la contribution sociale généralisée peut-elle porter ?

Les seuls revenus du patrimoine et les revenus financiers.
Les seuls revenus professionnels soumis à cotisations sociales.
Les revenus professionnels, de remplacement et du patrimoine.
Les revenus professionnels des employeurs et des administrations.

Les revenus professionnels, de remplacement et du patrimoine.

Explication

Créée en 1990, la CSG concerne les revenus professionnels, les revenus de remplacement et les revenus du patrimoine. La réduire aux revenus professionnels revient à la confondre avec le champ principal des cotisations sociales.

17. Quel rôle annuel la loi de financement de la sécurité sociale exerce-t-elle ?

Elle contrôle les seules dépenses hospitalières et arrête les tarifs médicaux applicables.
Elle organise les caisses nationales et désigne leurs directeurs pour chaque exercice.
Elle établit les cotisations individuelles et règle directement les prestations versées.
Elle fixe les orientations, prévoit les recettes et détermine les objectifs de dépenses des régimes obligatoires de base.

Elle fixe les orientations, prévoit les recettes et détermine les objectifs de dépenses des régimes obligatoires de base.

Explication

Cette loi fixe les orientations de santé et de sécurité sociale ainsi que les prévisions de recettes et les objectifs de dépenses. Elle ne se limite donc pas aux dépenses hospitalières et ne remplace pas la gestion quotidienne des caisses.

18. Quelle distinction décrit correctement le déficit annuel et la dette sociale ?

Le déficit mesure un déséquilibre sur une année, tandis que la dette cumule les déficits antérieurs.
Le déficit concerne les recettes, tandis que la dette concerne les dépenses engagées pendant l’année.
Le déficit correspond à une accumulation historique, tandis que la dette mesure le résultat d’une année.
Le déficit désigne les emprunts publics, tandis que la dette désigne les prestations non remboursées.

Le déficit mesure un déséquilibre sur une année, tandis que la dette cumule les déficits antérieurs.

Explication

Le déficit annuel apparaît lorsque les dépenses dépassent les ressources au cours d’une année donnée, alors que la dette sociale résulte de l’accumulation des déficits passés. Inverser ces deux notions constitue la confusion principale à éviter.

19. À quel âge minimal de départ à la retraite la loi du 14 avril 2023 a-t-elle porté le seuil légal ?

À 62 ans.
À 65 ans.
À 64 ans.
À 63 ans.

À 64 ans.

Explication

La loi du 14 avril 2023 a porté à 64 ans l’âge minimal de départ à la retraite. Les autres âges proposés ne correspondent pas au seuil fixé par cette réforme.

20. Quel texte confère une valeur constitutionnelle aux droits sociaux en France ?

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, sans autre texte de référence.
Le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, auquel renvoie la Constitution de 1958.
La loi de financement de la sécurité sociale votée chaque année par le Parlement.
Le Code de la sécurité sociale adopté par le législateur au début de la Ve République.

Le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, auquel renvoie la Constitution de 1958.

Explication

Le Préambule de 1946, intégré au bloc de constitutionnalité par le renvoi de la Constitution de 1958, donne une valeur constitutionnelle aux droits sociaux. Les lois et les codes organisent ces droits, mais ne constituent pas le fondement constitutionnel mentionné ici.

21. Quel droit fait partie des droits sociaux consacrés par le Conseil constitutionnel depuis 1990 ?

Le droit à une retraite identique pour chaque citoyen.
Le droit à des moyens convenables d’existence.
Le droit à la gratuité de toutes les prestations médicales.
Le droit à une indemnisation uniforme pour chaque assuré.

Le droit à des moyens convenables d’existence.

Explication

Le Conseil constitutionnel a notamment consacré le droit à des moyens convenables d’existence parmi les droits sociaux protégés. Cette protection constitutionnelle n’impose toutefois ni une indemnisation uniforme ni une retraite identique pour tous.

22. Comment se répartissent les compétences de la loi et du règlement en matière de sécurité sociale ?

La loi précise les modalités techniques et le règlement fixe les principes fondamentaux des régimes.
La loi gère les prestations individuelles et le règlement détermine les recettes des caisses.
La loi intervient dans chaque décision administrative et le règlement adopte les orientations nationales.
La loi fixe les principes fondamentaux et le règlement précise les détails et les modalités d’application.

La loi fixe les principes fondamentaux et le règlement précise les détails et les modalités d’application.

Explication

La loi détermine les principes fondamentaux de la sécurité sociale, tandis que le règlement en précise l’application concrète. Le règlement ne fixe donc pas les principes fondamentaux réservés au domaine de la loi.

23. Quel est l’objectif principal de la convention n° 102 de l’OIT adoptée en 1952 ?

Harmoniser les montants des prestations sociales entre les États signataires
Fixer un niveau minimal de protection sociale en recensant les principaux risques sociaux
Organiser la gestion administrative des caisses nationales de sécurité sociale
Imposer un régime unique de retraite aux travailleurs des États membres

Fixer un niveau minimal de protection sociale en recensant les principaux risques sociaux

Explication

La convention n° 102 établit un socle minimal de protection sociale en énumérant les principaux risques sociaux couverts. Elle ne fixe pas les montants des prestations et n’impose pas une organisation administrative ou un régime de retraite identique.

24. Dans une convention bilatérale française de sécurité sociale, que signifie la totalisation des périodes d’assurance ?

Additionner les périodes d’assurance accomplies dans plusieurs pays
Maintenir une affiliation simultanée aux régimes de deux pays
Verser une prestation sociale sur un compte bancaire situé à l’étranger
Garantir la continuité administrative d’un dossier lors d’un déménagement

Additionner les périodes d’assurance accomplies dans plusieurs pays

Explication

La totalisation consiste à additionner les périodes d’assurance accomplies dans différents pays afin de permettre l’ouverture de droits. L’exportabilité désigne plutôt la possibilité de verser une prestation dans un autre pays.

25. Quelle relation le droit de l’Union européenne entretient-il avec l’organisation des systèmes nationaux de sécurité sociale ?

Il fixe directement les branches, les caisses et les prestations de chaque régime national
Il interdit aux États de modifier leurs règles sociales lorsqu’elles concernent des travailleurs mobiles
Il laisse leur organisation aux États, mais les libertés européennes peuvent les contraindre à s’adapter
Il remplace les systèmes nationaux par un régime européen commun pour tous les assurés

Il laisse leur organisation aux États, mais les libertés européennes peuvent les contraindre à s’adapter

Explication

Les États restent compétents pour organiser leurs systèmes de sécurité sociale, mais les libertés fondamentales de l’Union peuvent imposer certaines adaptations. Le droit de l’Union ne substitue donc pas un régime unique aux systèmes nationaux.

26. Quelle distinction caractérise un régime spécial global par rapport à un régime spécial partiel ?

Le régime global est géré par une caisse nationale, tandis que le régime partiel relève d’une caisse locale
Le régime global couvre tous les risques sociaux, tandis que le régime partiel n’en couvre qu’une partie
Le régime global finance les prestations, tandis que le régime partiel assure leur contrôle médical
Le régime global concerne les salariés, tandis que le régime partiel concerne les travailleurs indépendants

Le régime global couvre tous les risques sociaux, tandis que le régime partiel n’en couvre qu’une partie

Explication

Un régime spécial global prend en charge l’ensemble des risques sociaux, alors qu’un régime spécial partiel n’en couvre qu’une partie et doit faire appel au régime général pour les autres. La distinction ne repose donc pas sur le statut professionnel ou le niveau territorial de gestion.

27. Quelle organisation gère le régime agricole et quels travailleurs couvre-t-il ?

Les caisses d’allocations familiales, pour les exploitants agricoles et les fonctionnaires territoriaux
La Caisse nationale d’assurance vieillesse, pour les salariés agricoles et les professions libérales
Les caisses primaires d’assurance maladie, pour les agriculteurs indépendants et les artisans
La Mutualité sociale agricole, pour les travailleurs agricoles salariés et non salariés

La Mutualité sociale agricole, pour les travailleurs agricoles salariés et non salariés

Explication

La Mutualité sociale agricole gère le régime agricole selon une logique de guichet unique, pour les travailleurs agricoles salariés comme non salariés. Les autres organismes cités ont des compétences différentes et ne gèrent pas l’ensemble de ce régime.

28. Dans le régime général, qu’est-ce qu’une branche de sécurité sociale ?

Une association professionnelle représentant les bénéficiaires auprès des caisses
Une structure comptable et financière consacrée à un domaine de risques sociaux
Un dispositif médical destiné à contrôler l’état de santé des assurés sociaux
Un service local chargé de recevoir les demandes des assurés d’un département

Une structure comptable et financière consacrée à un domaine de risques sociaux

Explication

Une branche est une structure comptable et financière qui gère les fonds affectés à un domaine de risques sociaux, avec généralement une caisse nationale et des ressources propres. Elle ne se réduit donc ni à un service local ni à un organisme de représentation.

29. Quelle mission relève principalement des caisses primaires d’assurance maladie ?

Verser les prestations familiales et accompagner les familles rencontrant des difficultés
Piloter au niveau national la branche maladie et définir ses grandes orientations financières
Gérer localement les droits des assurés et instruire les accidents du travail et maladies professionnelles
Centraliser les ressources de l’assurance vieillesse et proposer des mesures pour son équilibre

Gérer localement les droits des assurés et instruire les accidents du travail et maladies professionnelles

Explication

Les CPAM affilient les assurés, gèrent leurs droits au niveau local et instruisent notamment les accidents du travail et maladies professionnelles. Le pilotage national de la branche maladie relève de la CNAM, et non des CPAM.

30. Quelle responsabilité caractérise la CNAV dans la branche vieillesse ?

Définir la stratégie familiale et verser les prestations aux allocataires
Centraliser les ressources de l’assurance vieillesse et contribuer à l’équilibre financier de la branche
Attribuer l’allocation personnalisée d’autonomie avec l’appui des départements
Gérer localement les droits à l’assurance maladie et instruire les accidents du travail

Centraliser les ressources de l’assurance vieillesse et contribuer à l’équilibre financier de la branche

Explication

La CNAV centralise les ressources de l’assurance vieillesse, mène une action sociale en faveur des retraités et propose des mesures pour préserver l’équilibre financier de la branche. La gestion des carrières et des pensions au niveau régional relève plutôt des CARSAT.

31. Quelle distinction décrit correctement l’immatriculation, l’assujettissement et l’affiliation en matière de sécurité sociale ?

L’immatriculation rattache à une caisse, l’assujettissement attribue un numéro et l’affiliation rattache à un régime
L’immatriculation attribue un numéro, l’assujettissement rattache à un régime et l’affiliation rattache à une caisse
L’immatriculation ouvre des prestations, l’assujettissement fixe les ressources et l’affiliation détermine la résidence
L’immatriculation rattache à un régime, l’assujettissement rattache à une caisse et l’affiliation attribue un numéro

L’immatriculation attribue un numéro, l’assujettissement rattache à un régime et l’affiliation rattache à une caisse

Explication

L’immatriculation concerne l’attribution d’un numéro administratif, tandis que l’assujettissement et l’affiliation désignent respectivement le rattachement à un régime et à une caisse. Confondre l’affiliation avec l’immatriculation revient à oublier que la caisse de rattachement peut changer.

32. Une personne remplit les conditions d’assujettissement, mais ne satisfait pas encore les conditions particulières d’une prestation : quelle conséquence s’applique ?

Elle bénéficie de cette prestation, mais son obligation de cotiser reste suspendue
Elle est dispensée de cotiser jusqu’à l’ouverture de son droit à cette prestation
Elle peut choisir de cotiser selon la prestation qu’elle souhaite obtenir
Elle doit cotiser, mais son droit à cette prestation n’est pas encore ouvert

Elle doit cotiser, mais son droit à cette prestation n’est pas encore ouvert

Explication

L’assujettissement déclenche l’obligation de cotiser dès que ses conditions sont réunies, alors que chaque prestation exige le respect de conditions propres. Le fait d’être assujetti ne suffit donc pas à ouvrir immédiatement tous les droits aux prestations.

33. Dans quelle situation l’assujettissement au régime général peut-il être retenu pour une personne travaillant pour autrui ?

Lorsque la rémunération est versée sans qu’une activité concrète soit démontrée
Lorsque la personne a renoncé par écrit à toute protection du régime général
Lorsque les parties ont choisi une appellation professionnelle compatible avec le travail indépendant
Lorsqu’une relation de travail effective permet de caractériser un contrat de travail

Lorsqu’une relation de travail effective permet de caractériser un contrat de travail

Explication

L’article L311-2 rattache au régime général les personnes exécutant une prestation pour autrui lorsqu’un contrat de travail peut être caractérisé. La dénomination retenue par les parties ne suffit pas à écarter l’assujettissement si les conditions réelles révèlent une relation salariée.

34. Un dirigeant inscrit au registre du commerce est présenté comme travailleur indépendant, mais son activité s’exerce sous l’autorité juridique d’une autre personne : que peut-il en résulter ?

La présomption de non-salariat peut être renversée et l’assujettissement comme salarié peut être retenu
La présomption devient irréversible dès lors que la personne exerce une fonction de direction
L’inscription au registre fait obstacle à toute reconnaissance d’un lien de subordination juridique
Le lien de subordination est sans effet lorsque la rémunération provient d’une société commerciale

La présomption de non-salariat peut être renversée et l’assujettissement comme salarié peut être retenu

Explication

Pour ces travailleurs, la non-qualification salariale est une présomption simple, susceptible d’être renversée par la preuve d’un lien de subordination juridique. L’inscription au registre ne rend donc pas cette présomption définitive.

35. Quelle affirmation caractérise l’assujettissement de droit prévu par l’article L311-3 du Code de la sécurité sociale ?

Il concerne toute personne active dès qu’elle exerce une activité rémunérée, sans catégorie légalement déterminée
Il s’applique aux travailleurs indépendants dès leur inscription au registre du commerce, sans examen de leur statut
Il vise automatiquement 39 catégories déterminées, parmi lesquelles certains artistes, mannequins et journalistes rémunérés à la pige
Il dépend pour chaque personne d’une décision préalable de l’URSSAF portant sur les conditions concrètes d’activité

Il vise automatiquement 39 catégories déterminées, parmi lesquelles certains artistes, mannequins et journalistes rémunérés à la pige

Explication

L’article L311-3 soumet de droit 39 catégories de personnes au régime général, notamment certains artistes du spectacle, mannequins, travailleurs à domicile, VRP et journalistes rémunérés à la pige. Cette automaticité distingue ces catégories des situations qui nécessitent une analyse des conditions d’activité.

36. Depuis 1978, quel critère formel détermine l’attribution des prestations familiales, sous réserve notamment des conditions de ressources ?

La résidence
La nature du contrat de travail
La nationalité
L’inscription auprès d’une caisse déterminée

La résidence

Explication

Depuis 1978, la résidence constitue le critère formel d’attribution des prestations familiales, avec notamment une réserve liée aux ressources. La nature du contrat ou l’inscription à une caisse ne constitue donc pas le critère formel principal indiqué ici.

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Qu'est-ce que la sécurité sociale en France ?

L'institution nationale protégeant contre les risques sociaux.

Quelle est la définition de la protection sociale ?

L'ensemble des mesures protégeant les individus contre les risques sociaux.

À quel type de protection sociale appartient la retraite complémentaire Agirc-Arrco ?

À la protection sociale complémentaire.

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