QCM : Droit de l’entreprise et paiements — 48 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement les personnes physiques et les personnes morales ?

Les personnes physiques sont des êtres humains, tandis que les personnes morales sont des groupements dotés d’une vie juridique propre.
Les personnes physiques sont des groupements constitués, tandis que les personnes morales désignent les individus agissant en leur nom.
Les personnes physiques sont des sociétés, tandis que les personnes morales sont des êtres humains capables de contracter.
Les personnes physiques possèdent un patrimoine professionnel, tandis que les personnes morales n’ont pas de droits propres.

Les personnes physiques sont des êtres humains, tandis que les personnes morales sont des groupements dotés d’une vie juridique propre.

Explication

Une personne physique est un être humain, alors qu’une personne morale est un groupement de personnes physiques doté d’une vie juridique propre. Assimiler la personne morale à un individu confond ces deux catégories juridiques.

2. Quelle affirmation distingue correctement la capacité de jouissance et la capacité d’exercice ?

La capacité de jouissance concerne les sociétés, tandis que la capacité d’exercice concerne les biens appartenant aux particuliers.
La capacité de jouissance autorise la représentation juridique, tandis que la capacité d’exercice établit l’existence d’une personne.
La capacité de jouissance permet de conclure des contrats, tandis que la capacité d’exercice détermine le contenu du patrimoine.
La capacité de jouissance permet d’avoir des droits, tandis que la capacité d’exercice permet de les exercer librement.

La capacité de jouissance permet d’avoir des droits, tandis que la capacité d’exercice permet de les exercer librement.

Explication

La capacité de jouissance correspond à l’aptitude à être titulaire de droits, tandis que la capacité d’exercice concerne leur exercice libre. Confondre ces notions revient à prendre l’existence d’un droit pour la possibilité de l’exercer soi-même.

3. Quel ensemble correspond à la définition juridique du patrimoine d’une personne ?

L’ensemble des biens et des droits appartenant à une personnalité juridique.
L’ensemble des qualités personnelles et des relations familiales d’un individu.
L’ensemble des règles applicables aux contrats conclus par une entreprise.
L’ensemble des biens matériels présents dans un local professionnel.

L’ensemble des biens et des droits appartenant à une personnalité juridique.

Explication

Le patrimoine regroupe les biens et les droits qui appartiennent à une personnalité juridique. Les qualités personnelles et les relations familiales relèvent de droits extrapatrimoniaux plutôt que du patrimoine.

4. Pourquoi le fonds de commerce est-il qualifié de bien mobilier composé de plusieurs éléments ?

Parce qu’il réunit des éléments corporels et incorporels liés à l’exploitation commerciale.
Parce qu’il comprend les dettes personnelles contractées par le propriétaire de l’entreprise.
Parce qu’il correspond à un terrain comprenant les bâtiments utilisés par le commerçant.
Parce qu’il désigne une personne morale créée pour gérer les activités commerciales.

Parce qu’il réunit des éléments corporels et incorporels liés à l’exploitation commerciale.

Explication

Le fonds de commerce rassemble des éléments corporels, comme le matériel et les véhicules, ainsi que des éléments incorporels, comme la clientèle et le droit au bail. Il ne se confond donc ni avec un immeuble ni avec la personnalité juridique de l’exploitant.

5. Qu’est-ce qu’une obligation en droit ?

Une simple recommandation morale qui laisse chaque personne libre de son comportement.
Un lien de droit par lequel des personnes sont tenues d’exécuter certains actes.
Une décision administrative qui organise la création d’une société commerciale.
Un bien mobilier transmis à une personne lors de la conclusion d’un contrat.

Un lien de droit par lequel des personnes sont tenues d’exécuter certains actes.

Explication

Une obligation est un lien juridique qui contraint une ou plusieurs personnes à exécuter des actes. Elle se distingue ainsi d’une recommandation morale, qui ne produit pas la même contrainte juridique.

6. Quelle différence caractérise un acte unilatéral par rapport à un contrat ?

L’acte unilatéral crée des obligations réciproques, tandis que le contrat impose une décision à une seule personne.
L’acte unilatéral exige un échange de consentements, tandis que le contrat résulte d’une décision individuelle.
L’acte unilatéral oblige une personne par son propre fait, tandis que le contrat crée des obligations entre plusieurs personnes.
L’acte unilatéral concerne les biens, tandis que le contrat concerne exclusivement les personnes morales.

L’acte unilatéral oblige une personne par son propre fait, tandis que le contrat crée des obligations entre plusieurs personnes.

Explication

L’acte unilatéral produit une obligation par la volonté d’une personne agissant de son propre fait. Le contrat repose au contraire sur un accord entre plusieurs personnes et peut créer des obligations réciproques.

7. Une convention destinée à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations constitue quelle notion juridique ?

Une capacité juridique permettant à une personne d’exercer ses droits.
Un patrimoine regroupant les biens détenus par une personnalité juridique.
Un contrat fondé sur un accord de volonté entre deux ou plusieurs personnes.
Un acte matériel portant sur le déplacement d’un bien entre deux locaux.

Un contrat fondé sur un accord de volonté entre deux ou plusieurs personnes.

Explication

Le contrat est un accord de volonté entre plusieurs personnes qui produit un effet sur des obligations. La capacité juridique et le patrimoine sont des notions distinctes qui ne désignent pas cet accord.

8. Quelle condition est requise pour qu’un contrat soit valable ?

L’accord d’une seule personne, un objet commercial et une représentation obligatoire.
La publication dans un journal légal, le dépôt de fonds et l’immatriculation.
La présence d’un bien immobilier, une signature notariale et une durée déterminée.
Le consentement des parties, leur capacité juridique et un contenu licite et certain.

Le consentement des parties, leur capacité juridique et un contenu licite et certain.

Explication

La validité du contrat repose sur le consentement, la capacité juridique et un contenu licite et certain. Le consentement exprime l’accord des parties, tandis que la capacité désigne leur aptitude juridique à contracter.

9. Quelle succession d’étapes correspond à la création d’une entreprise ?

Signer les statuts, demander l’immatriculation, déposer les fonds, établir les annonces puis obtenir l’autorisation d’exercer.
Déposer les fonds, immatriculer l’entreprise, établir les statuts, publier les annonces puis demander l’autorisation d’exercer.
Établir les statuts, déposer les fonds, adopter et signer les statuts, publier les annonces, obtenir l’autorisation puis s’immatriculer.
Publier les annonces, obtenir l’autorisation, signer les statuts, déposer les fonds puis établir le projet d’entreprise.

Établir les statuts, déposer les fonds, adopter et signer les statuts, publier les annonces, obtenir l’autorisation puis s’immatriculer.

Explication

La procédure commence par l’établissement des statuts et le dépôt des fonds, puis prévoit leur adoption et leur signature, les publications requises, l’autorisation d’exercer et l’immatriculation. L’immatriculation intervient donc après les principales formalités préparatoires.

10. Qui forme une société coopérative de transport destinée à exploiter en commun un fonds de commerce de transport public routier de marchandises ?

Des entreprises de transport réunies pour mutualiser leurs activités commerciales existantes.
Des personnes physiques créant une société destinée à gérer des biens immobiliers communs.
Des personnes physiques réunies pour exploiter ensemble un fonds de commerce de transport.
Des entreprises industrielles organisant la production collective de véhicules de transport.

Des personnes physiques réunies pour exploiter ensemble un fonds de commerce de transport.

Explication

Les sociétés coopératives de transport sont formées par des personnes physiques qui exploitent en commun un fonds de commerce de transport public routier de marchandises. Les coopératives d’entreprises de transport, elles, sont constituées par des entreprises de transport.

11. Quel est l’effectif maximal d’associés prévu pour une SARL ?

250 associés
50 associés
500 associés
100 associés

100 associés

Explication

Une SARL peut réunir de 2 à 100 associés. La confusion vient du fait qu’une SA ne prévoit pas de nombre maximal d’actionnaires, contrairement à la SARL.

12. Quel capital minimum une société anonyme doit-elle réunir lors de sa constitution ?

37 000 €
7 500 €
18 500 €
100 000 €

37 000 €

Explication

Le capital minimum légal d’une société anonyme est fixé à 37 000 €. Les montants librement fixés dans d’autres structures ne s’appliquent pas à la SA.

13. Dans quelle structure les associés répondent-ils indéfiniment et solidairement des dettes sociales sur leurs biens personnels ?

Dans une SARL
Dans une SNC
Dans une EURL
Dans une SAS

Dans une SNC

Explication

Les associés d’une SNC supportent une responsabilité indéfinie et solidaire sur leur patrimoine personnel. Dans l’EURL, la SARL et la SAS, la responsabilité est en principe limitée aux apports.

14. Quel régime social s’applique en principe au gérant majoritaire d’une SARL ?

Le régime général des fonctionnaires
Le régime social des agents commerciaux
Le régime des assimilés salariés
Le régime des travailleurs non-salariés

Le régime des travailleurs non-salariés

Explication

Le gérant majoritaire d’une SARL relève du régime des non-salariés. Le gérant minoritaire ou égalitaire est, lui, assimilé salarié.

15. Quel est l’objectif principal d’un groupement d’intérêt économique ?

Organiser une activité sans lien avec les entreprises membres
Fusionner juridiquement plusieurs entreprises existantes
Remplacer les associés par des actionnaires salariés
Faciliter l’activité d’entreprises qui restent indépendantes

Faciliter l’activité d’entreprises qui restent indépendantes

Explication

Le GIE permet à plusieurs entreprises préexistantes de faciliter ou développer leur activité tout en conservant leur indépendance. Il ne crée donc pas une fusion complète des entreprises membres.

16. Quelle combinaison caractérise la constitution d’un GIE ?

Au moins deux membres, sans capital minimum imposé
Au moins sept membres, avec un capital fixe obligatoire
Deux membres salariés, avec un capital variable obligatoire
Un membre unique, avec un capital minimum imposé

Au moins deux membres, sans capital minimum imposé

Explication

Un GIE doit comprendre au moins deux membres et peut être constitué avec ou sans capital, sans montant minimal exigé. Le nombre de membres n’est pas plafonné à sept.

17. Quelle responsabilité les membres d’un GIE supportent-ils en principe envers les tiers ?

Une responsabilité personnelle proportionnelle aux bénéfices
Une responsabilité limitée à leurs apports
Une responsabilité limitée aux dettes fiscales du groupement
Une responsabilité indéfinie et solidaire

Une responsabilité indéfinie et solidaire

Explication

Les membres d’un GIE sont en principe responsables indéfiniment et solidairement des dettes du groupement envers les tiers. Une convention peut toutefois limiter cette responsabilité, ce qui ne correspond pas au régime de principe.

18. Dans une coopérative de transport, comment le droit de vote est-il déterminé ?

Les plus anciens membres disposent de plusieurs voix
Chaque membre vote selon le montant de son capital
Le vote dépend du chiffre d’affaires réalisé par le membre
Chaque personne dispose d’une voix, quel que soit son apport

Chaque personne dispose d’une voix, quel que soit son apport

Explication

Le principe coopératif accorde une voix à chaque personne sans tenir compte du capital apporté. Un vote proportionnel au capital correspond davantage à une logique sociétaire classique.

19. Quelle situation caractérise juridiquement un commerçant ?

Exercer habituellement des actes de commerce comme le transport
Détenir une entreprise sans réaliser d’opérations commerciales
Travailler pour une entreprise commerciale sans exercer d’activité propre
Accomplir un acte commercial isolé sans activité régulière

Exercer habituellement des actes de commerce comme le transport

Explication

Le commerçant exerce des actes de commerce et en fait sa profession habituelle, notamment dans le transport. Un acte isolé ne suffit pas, à lui seul, à caractériser cette qualité.

20. Laquelle de ces démarches fait partie des obligations du commerçant ?

S’inscrire au RCS ou au répertoire des métiers
Déclarer chaque opération commerciale auprès de l’INSEE
Obtenir une autorisation auprès de la mairie pour chaque vente
S’affilier à une caisse sociale uniquement après cessation d’activité

S’inscrire au RCS ou au répertoire des métiers

Explication

Le commerçant doit notamment s’inscrire au RCS ou au répertoire des métiers, déclarer son existence aux services fiscaux et s’affilier aux caisses sociales. L’INSEE intervient pour l’identification statistique de l’entreprise, mais ne reçoit pas une déclaration pour chaque opération.

21. Quelle association entre identifiants et fonctions est correcte ?

Le SIREN identifie les comptes et le NIC identifie les salariés
Le SIREN identifie l’activité et le NIC identifie le dirigeant
Le SIREN identifie l’établissement et le NIC identifie l’entreprise
Le SIREN identifie l’entreprise et le NIC identifie l’établissement

Le SIREN identifie l’entreprise et le NIC identifie l’établissement

Explication

Le SIREN identifie l’entreprise, tandis que le NIC identifie chacun de ses établissements. Leur combinaison forme le SIRET, alors que le code NAF ou APE renseigne l’activité.

22. Quel ensemble de documents comptables le commerçant doit-il tenir ?

Un livre-journal et un grand livre
Un registre fiscal et un livre des salaires
Un journal des ventes et un tableau des immobilisations
Un inventaire annuel et un registre des contrats

Un livre-journal et un grand livre

Explication

Le livre-journal enregistre les opérations jour par jour et le grand livre regroupe les comptes ainsi que leurs soldes. Les autres documents proposés peuvent exister dans la gestion d’une entreprise, mais ne constituent pas l’ensemble exigé par cette règle.

23. À partir de quel montant un salaire net mensuel doit-il être payé par chèqu'ou par virement plutôt qu’en espèces ?

Au-delà de 1 500 € nets par mois
À partir de 15 000 € nets par mois
À partir de 1 000 € nets par mois
Au-delà de 300 € nets par mois

Au-delà de 1 500 € nets par mois

Explication

Un salaire net mensuel supérieur à 1 500 € doit être réglé par chèqu'ou par virement bancaire ou postal. Le seuil de 1 000 € concerne le paiement en espèces de certaines dettes, et non le mode de paiement des salaires.

24. Quelle durée de conservation s’applique aux factures papier ?

Trois ans
Trente jours
Dix ans
Cinq ans

Dix ans

Explication

Les factures doivent être conservées pendant dix ans. La durée de trois ans concerne une première période de conservation des factures électroniques sur support informatique.

25. Une personne fiscalement domiciliée en France souhaite régler en espèces une dette de 1 200 € : quelle règle s’applique ?

Le paiement en espèces dépasse le plafond autorisé de 1 000 €
Le paiement en espèces est autorisé jusqu’à un plafond de 1 500 €
Le paiement en espèces est limité au plafond de 300 €
Le paiement en espèces reste possible jusqu’à un plafond de 15 000 €

Le paiement en espèces dépasse le plafond autorisé de 1 000 €

Explication

Pour les professionnels et les particuliers fiscalement domiciliés en France, le paiement en espèces d’une dette supérieure à 1 000 € est interdit. Le plafond de 15 000 € vise certaines dettes non professionnelles réglées par un particulier non résident fiscal.

26. Quand une facture de prestation de services destinée à une activité professionnelle doit-elle être délivrée ?

Trente jours après l’émission du devis
Après l’encaissement complet du prix
À la fin de l’exercice comptable
Dès la réalisation de la prestation

Dès la réalisation de la prestation

Explication

La facture doit être délivrée dès que la prestation de services est réalisée, et un exemplaire doit être conservé par chaque partie. L’encaissement ou la clôture comptable ne constitue pas le moment prévu pour sa délivrance.

27. Quelle caractéristique distingue le chèque de la lettre de change concernant son paiement ?

Le chèque comporte une échéance future
Le chèqu'est payable après acceptation du tiré
Le chèqu'est payable à vue
Le chèque devient exigible après son endossement

Le chèqu'est payable à vue

Explication

Le chèque donne l’ordre de payer à vue une somme détenue sur un compte bancaire. La possibilité d’une échéance future caractérise plutôt la lettre de change.

28. Que doit faire le bénéficiaire d’un chèque sans provision s’il souhaite engager la procédure prévue ?

Attendre l’expiration de l’année civile avant toute démarche
Demander une nouvelle présentation ou une régularisation dans les 30 jours
Demander au tireur une nouvelle échéance de paiement de 90 jours
Présenter immédiatement le titre à une banque étrangère pour paiement

Demander une nouvelle présentation ou une régularisation dans les 30 jours

Explication

Le bénéficiaire dispose de trente jours pour demander une nouvelle présentation du chèqu'ou sa régularisation, avant de pouvoir obtenir un certificat de non-paiement et recourir au recouvrement forcé. Une nouvelle échéance de quatre-vingt-dix jours ne fait pas partie de cette procédure.

29. Quelle condition doit caractériser la provision d’un chèqu'au moment de son émission ?

Elle doit correspondre à une somme bloquée pendant trente jours
Elle peut être constituée après l’encaissement par le bénéficiaire
Elle peut être remplacée par une promesse écrite du titulaire
Elle doit être existante, disponible et suffisante

Elle doit être existante, disponible et suffisante

Explication

La provision doit exister dès l’émission du chèque, être disponible et couvrir suffisamment le montant indiqué. La constitution ultérieure des fonds ne respecte pas cette exigence, même si certains petits chèques bénéficient d’une règle particulière de paiement.

30. Comment la lettre de change peut-elle fournir des fonds au bénéficiaire avant son échéance ?

Elle peut être transformée en espèces par le tiré sans aucune déduction
Elle peut être escomptée par une banque qui avance les fonds contre intérêts et frais
Elle peut être annulée par le bénéficiaire puis remplacée par un billet à ordre
Elle peut être encaissée par le factor sans transfert de la créance

Elle peut être escomptée par une banque qui avance les fonds contre intérêts et frais

Explication

L’escompte permet à une banque d’avancer les fonds avant l’échéance, en déduisant des intérêts et des frais. Cette opération ne consiste ni à annuler la lettre ni à supprimer le transfert de la créance.

31. Quelle succession d’étapes décrit correctement le fonctionnement de l’affacturage ?

Le fournisseur facture le client, cède la créance au factor, puis reçoit un virement sous 48 heures
Le factor commande la prestation, paie directement le fournisseur, puis crée la facture du client
Le client règle le fournisseur, qui emprunte ensuite au factor pour financer la créance
Le fournisseur remet un chèqu'au factor, qui fixe ensuite le prix de la prestation

Le fournisseur facture le client, cède la créance au factor, puis reçoit un virement sous 48 heures

Explication

Après la livraison ou la prestation, le fournisseur facture le client, cède la créance au factor et reçoit généralement un virement sous quarante-huit heures. Le factor intervient ensuite dans la garantie, la notification et le recouvrement de la créance.

32. Dans un affacturage, qui supporte généralement le risque d’impayé du client ?

Le factor, sauf si une faute du fournisseur est à l’origine de l’impayé
La banque du fournisseur, lorsqu’elle avance les fonds sur la facture
Le client, qui doit garantir lui-même la solvabilité de son acheteur
Le fournisseur, dès que la facture est transmise au factor

Le factor, sauf si une faute du fournisseur est à l’origine de l’impayé

Explication

Le factor assume le risque d’impayé et ne peut se retourner contre le vendeur qu’en cas de faute de celui-ci. Dans un financement ordinaire, le risque peut rester à la charge du vendeur, ce qui explique la différence entre les deux mécanismes.

33. Quel ordre de grandeur correspond généralement à la commission d’affacturage calculée sur le chiffre d’affaires confié ?

Entre 5 % et 10 %, avec une moyenne d’environ 7,5 %
Entre 0,70 % et 2,50 %, avec une moyenne d’environ 1,5 %
Entre 0,05 % et 0,20 %, avec une moyenne d’environ 0,1 %
Entre 20 % et 30 %, avec une moyenne d’environ 25 %

Entre 0,70 % et 2,50 %, avec une moyenne d’environ 1,5 %

Explication

La commission d’affacturage représente généralement entre 0,70 % et 2,50 % du chiffre d’affaires confié, pour un taux moyen proche de 1,5 %. Les autres fourchettes sont très éloignées de l’ordre de grandeur indiqué.

34. Sur quel type de bien l’hypothèque porte-t-elle sans entraîner la dépossession du débiteur ?

Des parts sociales conservées par le créancier
Une marchandise déposée dans un magasin général
Un bien mobilier remis au créancier, tel qu’une machine
Un bien immobilier, tel qu’un terrain ou un immeuble

Un bien immobilier, tel qu’un terrain ou un immeuble

Explication

L’hypothèque garantit une dette au moyen d’un bien immobilier que le débiteur conserve en sa possession. Le gage concerne au contraire un bien mobilier remis au créancier, tandis que le nantissement est mobilier sans dépossession.

35. Quelle situation caractérise le gage avec dépossession par rapport au nantissement ?

Le débiteur conserve le bien nanti pendant toute la durée de la dette
Le créancier reçoit un immeuble sans transfert de sa possession
Le débiteur remet deux documents représentatifs de sa marchandise
Le débiteur remet le bien gagé et le récupère après extinction de la dette

Le débiteur remet le bien gagé et le récupère après extinction de la dette

Explication

Le gage avec dépossession prive le débiteur de la possession du bien jusqu’au paiement de la dette. Le nantissement est une sûreté mobilière qui laisse le bien au débiteur.

36. Dans le mécanisme du warrant, que remet l’emprunteur au prêteur pour obtenir une somme d’argent ?

La marchandise elle-même après son retrait des magasins généraux
Un contrat de caution signé par le représentant de l’entreprise
Un acte d’hypothèque portant sur un immeuble personnel
Une partie du document en deux parties reçu après le dépôt des marchandises

Une partie du document en deux parties reçu après le dépôt des marchandises

Explication

Après avoir déposé sa marchandise dans un magasin général, l’emprunteur reçoit un warrant en deux parties et en remet une au prêteur contre des fonds. La marchandise reste déposée jusqu’à la restitution des deux parties après paiement.

37. Quelle personne est appelée caution dans une relation de garantie ?

Celle qui prononce l’ouverture d’une procédure collective
Celle qui contrôle la correcte application de la loi
Celle qui conserve un bien mobilier remis en garantie
Celle qui garantit l’exécution des obligations d’un contractant

Celle qui garantit l’exécution des obligations d’un contractant

Explication

La caution s’engage à garantir, à la place du contractant, l’exécution de ses obligations. Le détenteur d’un bien gagé, le tribunal et la juridiction suprême exercent des fonctions différentes.

38. Comment définit-on la cessation de paiement d’une société commerciale ?

La diminution temporaire des bénéfices malgré une trésorerie immédiatement disponible
La présence de difficultés financières pouvant encore être traitées préventivement
Le refus volontaire de payer une dette dont l’échéance n’est pas arrivée
L’impossibilité de régler le passif exigible avec l’actif disponible

L’impossibilité de régler le passif exigible avec l’actif disponible

Explication

La cessation de paiement existe lorsque l’entreprise ne peut pas faire face à son passif exigible au moyen de son actif disponible. Des difficultés financières préventives ne suffisent pas à caractériser cet état.

39. Dans quelle situation la procédure de conciliation peut-elle être ouverte ?

Lorsque l’entreprise est déjà en cessation de paiement et doit être liquidée
Lorsque l’entreprise connaît des difficultés financières sans être en cessation de paiement
Lorsque les créanciers ont déjà été classés selon leurs sûretés
Lorsque l’entrepreneur a perdu la gestion de l’entreprise sauvegardée

Lorsque l’entreprise connaît des difficultés financières sans être en cessation de paiement

Explication

La conciliation intervient avant la cessation de paiement et vise à rechercher un accord entre le débiteur et ses créanciers avec l’aide d’un conciliateur. Une entreprise déjà en cessation de paiement relève plutôt d’une procédure judiciaire adaptée à cet état.

40. Quel est l’objectif principal de la procédure de sauvegarde avant la cessation de paiement ?

Geler le passif et étaler les dettes tout en laissant l’entrepreneur gérer l’entreprise
Vendre les actifs puis répartir le produit entre les créanciers selon leur rang
Organiser une négociation amiable menée par un conciliateur désigné par le tribunal
Maintenir l’activité pendant une période d’observation comprise entre six et douze mois

Geler le passif et étaler les dettes tout en laissant l’entrepreneur gérer l’entreprise

Explication

La sauvegarde est une action préventive qui cherche à traiter les difficultés avant la cessation de paiement en gelant le passif et en étalant les dettes. Le maintien de l’activité pendant six à douze mois correspond à la période d’observation du redressement judiciaire.

41. Quel ordre de paiement s’applique aux créanciers lors d’une liquidation judiciaire ?

Frais de justice, créanciers chirographaires, salariés, bénéficiaires de sûretés
Créanciers chirographaires, bénéficiaires de sûretés, frais de justice, salariés
Salariés, frais de justice, bénéficiaires de sûretés, créanciers chirographaires
Bénéficiaires de sûretés, salariés, créanciers chirographaires, frais de justice

Salariés, frais de justice, bénéficiaires de sûretés, créanciers chirographaires

Explication

La liquidation judiciaire suit l’ordre de paiement des salariés, des frais de justice, des bénéficiaires de sûretés, puis des créanciers chirographaires. Les créanciers chirographaires arrivent donc après ceux qui disposent d’une sûreté.

42. À quelle condition la responsabilité pénale d’une entreprise peut-elle être engagée ?

Un créancier doit avoir subi une perte en raison d’une mauvaise organisation interne
Le dirigeant doit avoir commis une faute personnelle sans lien avec l’activité sociale
Un salarié doit avoir causé un dommage avec un bien placé sous la garde de l’entreprise
L’infraction doit avoir été commise pour son compte par un organe ou un représentant

L’infraction doit avoir été commise pour son compte par un organe ou un représentant

Explication

La responsabilité pénale de la personne morale suppose une infraction commise pour son compte par un organe ou un représentant. Le dommage causé par une chose ou par un salarié sous la garde de l’entreprise relève plutôt de mécanismes de responsabilité civile.

43. Quelle distinction oppose correctement les contraventions aux délits ?

La contravention se prescrit en un an sans emprisonnement possible, tandis que le délit se prescrit en six ans
La contravention se prescrit en six ans avec emprisonnement possible, tandis que le délit se prescrit en un an
La contravention relève du tribunal correctionnel, tandis que le délit est jugé par une juridiction civile
La contravention constitue l’infraction la plus grave, tandis que le délit ne comporte aucune peine pénale

La contravention se prescrit en un an sans emprisonnement possible, tandis que le délit se prescrit en six ans

Explication

Les contraventions sont les infractions les moins graves, sans peine de prison possible et avec une prescription d’un an. Les délits sont plus graves, relèvent du tribunal correctionnel et se prescrivent par six ans.

44. Quelle fonction appartient à la Cour de cassation dans l’organisation judiciaire ?

Réunir les tribunaux d’une même ville sous le nom de tribunal judiciaire
Rendre les jugements qui tranchent les affaires au premier degré
Rendre les arrêts après un nouvel examen complet par la cour d’appel
Contrôler la correcte application de la loi sans rejuger les faits

Contrôler la correcte application de la loi sans rejuger les faits

Explication

La Cour de cassation vérifie que les règles de droit ont été correctement appliquées et ne rejoue pas l’examen des faits. Les tribunaux rendent des jugements au premier degré, tandis que les cours d’appel rendent des arrêts au deuxième degré.

45. Quel rôle caractérise les organisations professionnelles OTRE, FNTR et SNTL adhérente TLF auprès de leurs membres ?

Elles informent, conseillent, représentent leurs adhérents et défendent leurs intérêts.
Elles enregistrent les entreprises, gèrent leurs comptes et calculent leurs résultats fiscaux.
Elles rédigent les contrats, plaident devant les tribunaux et conduisent les négociations.
Elles délivrent les autorisations administratives et gèrent les infrastructures commerciales.

Elles informent, conseillent, représentent leurs adhérents et défendent leurs intérêts.

Explication

Ces organisations professionnelles apportent de l’information et des conseils, représentent leurs adhérents et défendent leurs intérêts. La rédaction des contrats et la représentation en justice relèvent plutôt des avocats.

46. Pour quelle démarche une chambre de commerce et d’industrie peut-elle accompagner une entreprise ?

La tenue de sa comptabilité et l’établissement de ses déclarations fiscales.
La modification de son activité ou la radiation de son établissement.
La défense de ses intérêts lors d’un procès commercial ou fiscal.
La négociation de ses contrats de travail et de ses contrats immobiliers.

La modification de son activité ou la radiation de son établissement.

Explication

Les chambres de commerce et d’industrie accompagnent notamment les formalités de modification et de radiation, ainsi que celles de création, reprise, liquidation ou dissolution. La défense en justice appartient principalement à l’avocat, tandis que la comptabilité relève du cabinet comptable.

47. Une entreprise confrontée à un litige contractuel souhaite être représentée devant un tribunal : quel organisme répond le mieux à ce besoin ?

Une organisation professionnelle, qui informe ses adhérents et défend leurs intérêts collectifs.
Une chambre de commerce et d’industrie, qui accompagne les formalités administratives de l’entreprise.
Un avocat, qui peut conseiller, négocier les contrats et défendre l’entreprise en justice.
Un centre de gestion agréé, qui prévient les difficultés et accompagne la gestion fiscale.

Un avocat, qui peut conseiller, négocier les contrats et défendre l’entreprise en justice.

Explication

L’avocat intervient dans les domaines juridiques, rédige et négocie les contrats, puis représente et défend l’entreprise en justice. Le centre de gestion agréé accompagne la gestion et la fiscalité, mais n’assure pas principalement la défense judiciaire.

48. Quel accompagnement correspond le mieux aux missions d’un cabinet comptable auprès d’une entreprise ?

Une représentation judiciaire, une négociation contractuelle et un conseil en droit social.
Une défense des intérêts professionnels et une représentation collective des adhérents.
Un accompagnement des formalités de création, reprise, radiation et dissolution.
Une aide en comptabilité, fiscalité, gestion du personnel et stratégie d’investissement.

Une aide en comptabilité, fiscalité, gestion du personnel et stratégie d’investissement.

Explication

Les cabinets comptables assistent l’entreprise en comptabilité, fiscalité, gestion du personnel, patrimoine et stratégie d’investissement, avec certaines opérations juridiques. La représentation en justice et la négociation des contrats relèvent principalement des avocats.

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Qu'est-ce que le droit ?

Le droit est l’ensemble des règles définissant les droits et devoirs des personnes.

Quelle est la différence entre personne physique et personne morale ?

La personne physique est un être humain, la personne morale est un groupement avec une vie juridique propre.

Qu'est-ce qu'une personne capable ?

Une personne capable a la capacité de jouissance et peut exercer librement ses droits.

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