QCM : Droit déontologie morale et éthique — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction oppose correctement un fait à une valeur éthique ?

Le fait impose une obligation, tandis que la valeur constate un comportement
Le fait concerne une profession, tandis que la valeur concerne tous les citoyens
Le fait décrit ce qui est, tandis que la valeur indique ce qui devrait être
Le fait indique ce qui devrait être, tandis que la valeur décrit ce qui est

Le fait décrit ce qui est, tandis que la valeur indique ce qui devrait être

Explication

Un fait renvoie à ce qui est observé, existe ou se produit. Une valeur éthique prescrit au contraire ce qui devrait être selon une norme.

2. Que désigne le devoir être dans le domaine éthique ?

Une coutume variable selon les sociétés
Une préférence personnelle négociable selon les circonstances
Une observation statistique des comportements habituels
Une obligation inconditionnelle qui s’impose à tous

Une obligation inconditionnelle qui s’impose à tous

Explication

Le devoir être désigne une obligation non négociable et inconditionnelle, notamment le respect de la dignité humaine et des libertés fondamentales.

3. Quelle thèse David Hume expose-t-il dans le livre trois du Traité de la nature humaine ?

Les coutumes déterminent toujours les normes universelles
Les faits observés suffisent à établir les obligations morales
Le descriptif et le normatif appartiennent à des domaines distincts
Les valeurs éthiques sont identiques aux usages sociaux

Le descriptif et le normatif appartiennent à des domaines distincts

Explication

David Hume distingue le domaine descriptif, qui porte sur ce qui est, du domaine normatif, qui porte sur ce qui doit être.

4. Comment définir le droit au regard de son champ d’application ?

Un ensemble de normes juridiques imposant des obligations et des interdits à tous les habitants concernés
Un code de bonne conduite applicable selon les coutumes locales
Une série de recommandations individuelles dépourvues de force juridique
Un ensemble de règles morales destiné uniquement aux membres d’une profession

Un ensemble de normes juridiques imposant des obligations et des interdits à tous les habitants concernés

Explication

Le droit regroupe des normes juridiques fixées par la loi et s’applique aux habitants d’un pays, qu’ils soient citoyens ou étrangers. La déontologie, elle, vise un corps professionnel déterminé.

5. Dans quelle catégorie de textes trouve-t-on notamment l’affirmation de droits universels en France ?

Les usages et coutumes propres à chaque métier
Les circulaires administratives et les règlements professionnels
Le préambule de la Constitution et les déclarations relatives aux droits de l’homme
Les seuls contrats conclus entre particuliers

Le préambule de la Constitution et les déclarations relatives aux droits de l’homme

Explication

Les droits universels figurent notamment dans le préambule de la Constitution, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la Déclaration universelle de 1948.

6. Quel ordre correspond à la hiérarchie des normes présentée sous forme de pyramide ?

Bloc de conventionnalité, circulaires, bloc constitutionnel, bloc légal, bloc réglementaire
Bloc de légalité, bloc constitutionnel, circulaires, bloc réglementaire, bloc conventionnel
Circulaires, bloc réglementaire, bloc de légalité, bloc de conventionnalité, bloc de constitutionnalité
Bloc de constitutionnalité, bloc de conventionnalité, bloc de légalité, bloc réglementaire, circulaires

Bloc de constitutionnalité, bloc de conventionnalité, bloc de légalité, bloc réglementaire, circulaires

Explication

Dans la conception hiérarchique inspirée de Hans Kelsen, le bloc de constitutionnalité est au sommet, tandis que les circulaires occupent le niveau le plus bas.

7. Que doit respecter une norme située à un niveau inférieur de la hiérarchie juridique ?

Elle doit être conforme à la norme qui lui est supérieure
Elle n’a besoin de respecter que les normes situées au même niveau
Elle peut contredire la Constitution si elle est plus récente
Elle doit être conforme uniquement aux usages professionnels

Elle doit être conforme à la norme qui lui est supérieure

Explication

Chaque niveau de la hiérarchie des normes doit être conforme au niveau supérieur. Une loi contraire à la Constitution peut ainsi être qualifiée d’anticonstitutionnelle.

8. Quelle définition correspond à la déontologie professionnelle ?

Un ensemble de lois qui s’impose à tous les habitants d’un pays
Une morale personnelle reposant sur des préférences individuelles
Un recueil de coutumes sociales variables selon les époques
Un ensemble d’obligations générales et impératives limitées à un corps professionnel

Un ensemble d’obligations générales et impératives limitées à un corps professionnel

Explication

La déontologie professionnelle prescrit des obligations impérieuses et générales, mais son application est restreinte aux membres d’une profession donnée.

9. Quelle double fonction caractérise la déontologie professionnelle ?

Elle remplace la morale générale et supprime toute exception
Elle réglemente les comportements de tous les habitants et organise les élections
Elle constitue un code de bonne conduite et encadre les bonnes pratiques professionnelles
Elle décrit les faits sociaux et établit la hiérarchie constitutionnelle

Elle constitue un code de bonne conduite et encadre les bonnes pratiques professionnelles

Explication

La déontologie a une double dimension : elle fournit un code de bonne conduite et encadre concrètement les pratiques professionnelles.

10. Comment la déontologie professionnelle se situe-t-elle par rapport à la morale générale ?

Elle lui est totalement étrangère et ne comporte aucune exigence morale
Elle interdit toute adaptation des règles morales aux situations professionnelles
Elle s’applique à toute la société tandis que la morale vise une seule profession
Elle en constitue un cas particulier et peut prévoir des dérogations précises

Elle en constitue un cas particulier et peut prévoir des dérogations précises

Explication

La déontologie professionnelle est un cas particulier de la morale générale. Elle peut toutefois ajouter des dérogations dans des situations précises, comme certaines règles propres à une profession.

11. Sur quel élément principal l’éthique déontologique fonde-t-elle l’évaluation d’une action ?

Ses conséquences et les effets qu’elle produit
Son utilité pour maximiser le bien-être général
Son efficacité à atteindre un objectif collectif
Ses obligations et les intentions qui la motivent

Ses obligations et les intentions qui la motivent

Explication

L’éthique déontologique met l’accent sur les devoirs, les obligations et les intentions des actions. L’évaluation des conséquences caractérise plutôt l’éthique conséquentialiste.

12. Une décision produit un résultat très bénéfique, mais elle a été prise en violation d’une obligation morale. Quelle approche évaluera principalement cette décision à partir de ses effets ?

La déontologie professionnelle
L’éthique conséquentialiste
La morale fondée sur les interdictions
L’éthique déontologique

L’éthique conséquentialiste

Explication

L’éthique conséquentialiste évalue une action selon ses conséquences et les effets de la décision. L’éthique déontologique examinerait plutôt le respect de l’obligation et l’intention.

13. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre l’éthique déontologique et la déontologie professionnelle ?

La première repose sur des règles juridiques, la seconde refuse toute formalisation dans des normes
La première relève de l’éthique normative, la seconde constitue un cas particulier de la morale pouvant être juridiquement traduite
La première concerne uniquement les professions, la seconde désigne toute théorie générale des devoirs
La première évalue les conséquences, la seconde évalue exclusivement les intentions individuelles

La première relève de l’éthique normative, la seconde constitue un cas particulier de la morale pouvant être juridiquement traduite

Explication

L’éthique déontologique est un courant de l’éthique normative. La déontologie professionnelle est un cas particulier de la morale qui peut notamment recevoir une traduction juridique.

14. Quelle affirmation retrace correctement l’origine du terme « déontologie » chez Jeremy Bentham ?

Le terme est introduit en 1834 par un autre auteur dans un traité consacré à la morale professionnelle
Le terme apparaît en 1834 dans Chrestomathia, puis dans un ouvrage publié du vivant de Bentham en 1816
Le terme est créé en 1816 dans Déontologie ou science de la morale, publié immédiatement la même année
Le terme apparaît en 1816 dans Chrestomathia, puis dans un ouvrage publié à titre posthume en 1834

Le terme apparaît en 1816 dans Chrestomathia, puis dans un ouvrage publié à titre posthume en 1834

Explication

Jeremy Bentham a employé le terme dans Chrestomathia en 1816. Son ouvrage Déontologie ou science de la morale a ensuite été publié à titre posthume en 1834.

15. Que désigne principalement la morale ?

Une méthode d’évaluation des décisions fondée exclusivement sur leurs conséquences
Un ensemble collectif de règles, d’obligations et d’interdictions qui organise le permis et le défendu
Une réflexion individuelle sans règles communes sur les situations incertaines
Un ensemble de recommandations professionnelles dépourvues de toute dimension normative

Un ensemble collectif de règles, d’obligations et d’interdictions qui organise le permis et le défendu

Explication

La morale désigne un ensemble collectif de règles, d’obligations et d’interdictions qui structurent les notions de bien, de mal, de permis et de défendu.

16. Quelle opposition caractérise le mieux la morale et l’éthique ?

La morale formule des hypothèses provisoires, tandis que l’éthique établit des interdictions collectives
La morale analyse les contextes incertains, tandis que l’éthique impose des principes permanents
La morale se limite aux professions, tandis que l’éthique concerne exclusivement la religion
La morale affirme des principes relativement permanents, tandis que l’éthique interroge les situations changeantes

La morale affirme des principes relativement permanents, tandis que l’éthique interroge les situations changeantes

Explication

La morale se situe plutôt du côté de l’affirmation et de la permanence des principes. L’éthique implique davantage l’interrogation, le doute et l’examen des contextes changeants.

17. Quelle formulation reprend la distinction proposée par André Comte-Sponville entre morale et éthique ?

La morale recommande, tandis que l’éthique commande
La morale commande, tandis que l’éthique recommande
La morale conseille, tandis que l’éthique impose
La morale doute, tandis que l’éthique interdit

La morale commande, tandis que l’éthique recommande

Explication

Selon la formule d’André Comte-Sponville, la morale commande alors que l’éthique recommande. La première exprime ainsi une obligation, tandis que la seconde prend la forme d’une recommandation.

18. Qu’est-ce qui caractérise une éthique séculière ?

Elle dépend d’un programme politique déterminant les comportements moralement acceptables
Elle remplace la réflexion personnelle par des règles professionnelles juridiquement obligatoires
Elle repose sur une réflexion critique du sujet responsable sans être adossée à un dogme politique ou religieux
Elle applique les prescriptions d’un dogme religieux à toutes les décisions individuelles

Elle repose sur une réflexion critique du sujet responsable sans être adossée à un dogme politique ou religieux

Explication

L’éthique séculière n’est adossée à aucun dogme politique ou religieux. Elle repose sur la réflexion critique d’un sujet considéré comme responsable.

19. Que produit principalement une démarche de réflexion éthique face à une situation incertaine ?

Une décision et une action, sans certitude d’avoir choisi la meilleure solution absolue
Une règle générale applicable sans adaptation à tous les cas
Une procédure standard garantissant nécessairement la décision optimale
Une justification théorique qui dispense de prendre une décision

Une décision et une action, sans certitude d’avoir choisi la meilleure solution absolue

Explication

La réflexion éthique transforme une incertitude ou une question en décision et en action, mais elle ne garantit pas que cette décision soit absolument la meilleure.

20. Pourquoi l’éthique ne se réduit-elle pas à l’application de normes ou de protocoles ?

Parce qu’une décision éthique repose principalement sur une réaction spontanée
Parce que les normes et les protocoles concernent uniquement les questions juridiques
Parce que l’éthique consiste à privilégier systématiquement les préférences individuelles
Parce que chaque situation particulière exige un exercice singulier de pensée

Parce que chaque situation particulière exige un exercice singulier de pensée

Explication

L’éthique ne consiste pas à appliquer mécaniquement des règles : chaque cas particulier demande une réflexion adaptée à sa singularité.

21. Quelle conception de la prudence Aristote associe-t-il à la réflexion éthique ?

Une obéissance stricte à des principes valables indépendamment des circonstances
Une capacité à suspendre toute décision jusqu’à obtenir une certitude complète
Une connaissance scientifique permettant de prévoir exactement les conséquences
Une sagesse pratique permettant de discerner et d’ajuster la décision au contexte

Une sagesse pratique permettant de discerner et d’ajuster la décision au contexte

Explication

Pour Aristote, la prudence est une sagesse pratique du discernement. Elle permet d’ajuster l’action aux circonstances singulières.

22. Dans la perspective d’Emmanuel Levinas, que caractérise le passage de la réaction immédiate au « pas de côté » ?

Il relève d’un choix volontaire qui engage la responsabilité
Il consiste à appliquer automatiquement une norme préexistante
Il correspond à une réaction instinctive qui précède toute réflexion
Il vise à remplacer la responsabilité par une analyse purement théorique

Il relève d’un choix volontaire qui engage la responsabilité

Explication

Selon Levinas, la réaction initiale est immédiate, tandis que le pas de côté est volontaire et engage la responsabilité de la personne.

23. Quelle relation distingue la philosophie morale de l’éthique ?

La philosophie morale applique des protocoles, tandis que l’éthique établit des sanctions juridiques
La philosophie morale analyse les situations singulières, tandis que l’éthique refuse tout recours aux théories
La philosophie morale se limite aux émotions, tandis que l’éthique étudie uniquement les concepts
La philosophie morale élabore et étudie des théories, tandis que l’éthique mobilise ces outils pour réfléchir à une situation

La philosophie morale élabore et étudie des théories, tandis que l’éthique mobilise ces outils pour réfléchir à une situation

Explication

La philosophie morale étudie une histoire, des concepts et des courants de pensée. L’éthique puise dans ce champ des outils pour analyser concrètement les situations.

24. Quelle opposition caractérise les approches d’Aristote et de Kant en matière de réflexion normative ?

Aristote refuse toute référence au bien visé, tandis que Kant fonde son approche sur la singularité des situations
Aristote met l’accent sur l’intention et les circonstances, tandis que Kant insiste sur le devoir universel
Aristote analyse principalement les interdits juridiques, tandis que Kant étudie les émotions individuelles
Aristote défend le devoir universel, tandis que Kant privilégie l’intention et les circonstances particulières

Aristote met l’accent sur l’intention et les circonstances, tandis que Kant insiste sur le devoir universel

Explication

L’approche d’Aristote prend en compte l’intention, le bien visé et la singularité des circonstances. La morale associée à Kant insiste sur l’universalité du devoir et la distinction entre le permis et le défendu.

25. Comment le droit, la déontologie, la morale et l’éthique peuvent-ils intervenir dans une même situation ?

Ils doivent fournir exactement la même prescription pour être compatibles
Ils peuvent l’analyser selon des éclairages distincts, dont les prescriptions peuvent néanmoins être intriquées
Un seul de ces domaines peut être mobilisé dans une situation donnée
Ils se confondent dès lors qu’ils portent sur une question de responsabilité

Ils peuvent l’analyser selon des éclairages distincts, dont les prescriptions peuvent néanmoins être intriquées

Explication

Ces quatre domaines peuvent analyser une même situation, mais chacun apporte un éclairage différent. Leurs prescriptions peuvent toutefois être mêlées ou intriquées.

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Qu'est-ce qu'un fait selon la distinction entre fait et valeur éthique ?

Un fait est ce qui est observé, existe ou se produit.

Que désigne la valeur éthique dans la distinction fait-valeur ?

La valeur éthique renvoie à ce qui devrait être selon une norme.

Comment varient les usages et coutumes selon les sociétés ?

Ils varient selon les sociétés et les époques.

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