QCM : Droit des affaires – Partie 1 — 56 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle opération constitue un acte de commerce plutôt qu’un acte civil en raison de sa finalité commerciale ?

La réception d’un héritage familial
L’achat d’un bien destiné à être revendu
La donation d’un bien à un proche
La conclusion d’un contrat de mariage

L’achat d’un bien destiné à être revendu

Explication

L’achat effectué dans l’intention de revendre est un acte de commerce, car sa finalité est commerciale. Une opération patrimoniale ou familiale, comme une donation ou un héritage, relève d’une logique civile.

2. Quel phénomène apparaît au XIIe siècle dans les villes marchandes de Flandre et d’Italie du Nord ?

Les tribunaux de commerce et la patente professionnelle
Les corporations, les sociétés anonymes et le crédit public
La comptabilité, les services bancaires et les procédures de faillite
Le Code de commerce, les banques centrales et les assurances

La comptabilité, les services bancaires et les procédures de faillite

Explication

Au XIIe siècle, le développement des échanges favorise l’apparition de la comptabilité, des services bancaires et des procédures de faillite. Les tribunaux de commerce et la patente appartiennent à des périodes ultérieures.

3. Quel texte a créé les tribunaux de commerce en 1563 ?

Le décret d’Allarde
La loi Le Chapelier
L’ordonnance de Colbert
L’édit de Michel de L’Hospital

L’édit de Michel de L’Hospital

Explication

L’édit de Michel de L’Hospital, adopté en 1563, a créé les tribunaux de commerce. L’ordonnance de Colbert et les textes révolutionnaires sont postérieurs et poursuivent d’autres objectifs.

4. Que recouvre la liberté d’entreprendre ?

La faculté de modifier la Constitution par contrat
La possibilité de créer et de gérer une entreprise
L’autorisation d’écarter les normes applicables aux entreprises
Le droit de fixer toutes les règles de concurrence

La possibilité de créer et de gérer une entreprise

Explication

La liberté d’entreprendre désigne la liberté de créer et de gérer une entreprise. Elle ne permet pas d’écarter les règles de concurrence ou les normes juridiques applicables à l’activité économique.

5. Depuis quelle année le Conseil constitutionnel reconnaît-il la liberté d’entreprendre comme principe constitutionnel ?

Depuis 1958
Depuis 2004
Depuis 1982
Depuis 1973

Depuis 1982

Explication

Le Conseil constitutionnel reconnaît la liberté d’entreprendre comme principe constitutionnel depuis 1982. La date de 1958 renvoie à l’adoption de la Constitution actuelle, mais ne correspond pas à cette reconnaissance.

6. Quelle distinction oppose correctement une directive européenne à un règlement européen ?

La directive fixe une jurisprudence, tandis que le règlement crée une coutume
La directive doit être transposée, tandis que le règlement est directement applicable
La directive concerne les particuliers, tandis que le règlement concerne les États
La directive est directement applicable, tandis que le règlement doit être transposé

La directive doit être transposée, tandis que le règlement est directement applicable

Explication

Une directive fixe un objectif qui doit être transposé par l’État membre, alors qu’un règlement européen s’applique directement. La différence repose donc sur leurs modalités d’entrée en vigueur dans l’ordre juridique national.

7. Quel ensemble de libertés caractérise notamment l’organisation de l’Union européenne ?

La libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes, ainsi que la concurrence
La circulation contrôlée des capitaux et la suppression des échanges entre particuliers
La priorité des productions nationales et la fixation publique des prix commerciaux
La libre circulation des seules marchandises et la protection des monopoles nationaux

La libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes, ainsi que la concurrence

Explication

L’Union européenne repose notamment sur la libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes, ainsi que sur la liberté de la concurrence. La protection des monopoles et la priorité systématique aux productions nationales vont à l’encontre de ces principes.

8. Dans quelle situation un usage conventionnel s’applique-t-il entre les parties ?

Lorsqu’elles en ont eu connaissance et ont accepté de s’y conformer
Lorsqu’il est appliqué par un juge même sans information des parties
Lorsqu’il est inscrit dans la Constitution et reconnu par le Parlement
Lorsqu’il résulte d’une pratique étrangère sans lien avec leur contrat

Lorsqu’elles en ont eu connaissance et ont accepté de s’y conformer

Explication

L’usage conventionnel repose sur une pratique contractuelle et suppose que les parties en aient eu connaissance et aient voulu la respecter. L’usage de droit, en revanche, peut s’appliquer sans que les parties en aient eu connaissance.

9. Une société commerciale compte trois codébiteurs pour une même dette. Quel effet produit la solidarité passive présumée entre commerçants ?

La dette est répartie entre les codébiteurs par décision administrative
Chaque codébiteur peut être poursuivi pour la totalité de la dette
Chaque codébiteur répond d’une part calculée selon son apport
Le créancier doit attendre l’insolvabilité des autres codébiteurs

Chaque codébiteur peut être poursuivi pour la totalité de la dette

Explication

Entre commerçants, la solidarité passive est présumée : le créancier peut donc réclamer la totalité de la dette à chacun des codébiteurs. La répartition interne entre débiteurs ne limite pas ce droit de poursuite du créancier.

10. Pourquoi l’arrêt de la première chambre civile du 19 juin 1993 a-t-il condamné l’année lombarde ?

Parce qu’elle calculait les intérêts sur 365 jours au lieu de 360
Parce qu’elle appliquait un taux identique à toutes les opérations bancaires
Parce qu’elle supprimait les intérêts pendant les années bissextiles
Parce qu’elle calculait les intérêts sur 360 jours au lieu de 365

Parce qu’elle calculait les intérêts sur 360 jours au lieu de 365

Explication

L’année lombarde retenait une base de 360 jours, alors que l’année civile en compte 365, ce qui pouvait accroître les intérêts dus. L’arrêt a donc condamné cet usage bancaire dans le calcul des intérêts.

11. Comment définir la Lex Mercatoria dans le commerce international ?

Comme l’ensemble des usages applicables au commerce international
Comme un règlement européen directement applicable aux entreprises
Comme un code national régissant les tribunaux de commerce
Comme une convention familiale relative aux échanges de marchandises

Comme l’ensemble des usages applicables au commerce international

Explication

La Lex Mercatoria désigne l’ensemble des usages applicables au commerce international. Elle ne correspond donc ni à un règlement européen ni à un code national déterminé.

12. Quelle composition caractérise les tribunaux de commerce par rapport aux juridictions supérieures ?

Des avocats élus par les commerçants siègent au tribunal de commerce, tandis que des arbitres siègent dans les juridictions supérieures.
Des magistrats professionnels siègent au tribunal de commerce, tandis que des commerçants élus siègent dans les juridictions supérieures.
Des fonctionnaires spécialisés siègent au tribunal de commerce, tandis que des représentants syndicaux siègent dans les juridictions supérieures.
Des commerçants élus parmi les commerçants siègent au tribunal de commerce, tandis que des magistrats professionnels siègent dans les juridictions supérieures.

Des commerçants élus parmi les commerçants siègent au tribunal de commerce, tandis que des magistrats professionnels siègent dans les juridictions supérieures.

Explication

Les tribunaux de commerce reposent sur des juges commerçants élus, alors que les cours d’appel et la Cour de cassation sont composées de juges professionnels. La confusion consiste à inverser la composition des juridictions commerciales et des juridictions supérieures.

13. Quelle contribution la chambre commerciale de la Cour de cassation apporte-t-elle au droit des affaires ?

Elle contrôle principalement les règles pénales en consacrant notamment la responsabilité des dirigeants sociaux.
Elle organise les marchés financiers en consacrant notamment les règles applicables aux opérations boursières.
Elle renforce l’autonomie du droit des affaires en consacrant notamment l’abus de minorité et l’abus de majorité.
Elle harmonise le droit du travail en consacrant notamment la protection des représentants du personnel.

Elle renforce l’autonomie du droit des affaires en consacrant notamment l’abus de minorité et l’abus de majorité.

Explication

La chambre commerciale participe à l’autonomie du droit des affaires par sa jurisprudence, notamment sur l’abus de minorité et l’abus de majorité. Les autres propositions attribuent à cette chambre des fonctions relevant d’autres matières ou d’autres autorités.

14. Quelle autorité contrôle les banques et les compagnies d’assurances ?

L’Autorité de la concurrence, chargée des pratiques anticoncurrentielles.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, appelée ACPR.
L’Autorité des marchés financiers, appelée AMF.
La chambre commerciale de la Cour de cassation, chargée des litiges commerciaux.

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, appelée ACPR.

Explication

L’ACPR contrôle les banques et les assurances, tandis que l’AMF surveille les marchés financiers et que l’Autorité de la concurrence lutte contre les abus et les marchés cloisonnés. L’AMF est donc liée aux marchés financiers, mais elle n’exerce pas le contrôle prudentiel des banques et des assurances.

15. Quelle opposition distingue la théorie subjective de la théorie objective du droit commercial ?

La théorie subjective s’attache à l’acte de commerce, tandis que la théorie objective s’attache au commerçant.
La théorie subjective s’attache au patrimoine, tandis que la théorie objective s’attache à la personnalité juridique.
La théorie subjective s’attache à l’entreprise, tandis que la théorie objective s’attache au contrat de travail.
La théorie subjective s’attache au commerçant, tandis que la théorie objective s’attache à l’acte de commerce.

La théorie subjective s’attache au commerçant, tandis que la théorie objective s’attache à l’acte de commerce.

Explication

La théorie subjective définit le droit commercial à partir de la personne du commerçant, alors que la théorie objective le définit à partir des actes de commerce. La confusion principale consiste à attribuer à chaque théorie le critère de l’autre.

16. Comment peut-on définir le droit des affaires ?

Comme un ensemble pluridisciplinaire de règles applicables aux entreprises dans leurs relations de droit privé.
Comme un ensemble de règles pénales applicables aux administrations dans leurs relations de droit public.
Comme un ensemble de principes comptables applicables aux entreprises dans leurs déclarations fiscales.
Comme une branche spécialisée régissant les échanges entre États et les relations diplomatiques.

Comme un ensemble pluridisciplinaire de règles applicables aux entreprises dans leurs relations de droit privé.

Explication

Le droit des affaires regroupe plusieurs disciplines et s’applique aux entreprises dans leurs relations de droit privé. Les autres propositions le réduisent au droit pénal, au droit international public ou aux seules règles comptables et fiscales.

17. Quel ensemble de matières relève notamment du droit des affaires ?

Le droit de la concurrence, le droit des sociétés, le droit bancaire, le droit fiscal et le droit des transports.
Le droit de la famille, le droit des personnes, le droit des biens et le droit des libéralités.
Le droit constitutionnel, le droit électoral, le droit administratif et le droit diplomatique.
Le droit pénal militaire, le droit des étrangers, le droit des successions et le droit de la nationalité.

Le droit de la concurrence, le droit des sociétés, le droit bancaire, le droit fiscal et le droit des transports.

Explication

Le droit des affaires comprend notamment la concurrence et la consommation, les sociétés, le travail, la banque et la finance, les assurances, la fiscalité et les transports. Les autres ensembles concernent principalement des branches distinctes du droit privé ou du droit public.

18. Quels textes constituent des fondements légaux de la liberté d’entreprendre ?

Le décret de 1945 sur la sécurité sociale, la loi de 1968 sur les sociétés et l’ordonnance de 2000.
Le Code civil de 1804, la loi de 1901 sur les associations et la Constitution de 1958.
Le décret d’Allarde de 1791, la loi Royer de 1973 et l’ordonnance du 1er décembre 1986.
La loi Le Chapelier de 1791, le Code pénal de 1810 et la loi de 1946 sur la nationalisation.

Le décret d’Allarde de 1791, la loi Royer de 1973 et l’ordonnance du 1er décembre 1986.

Explication

Le décret d’Allarde, la loi Royer et l’ordonnance du 1er décembre 1986 sont présentés comme des fondements légaux de la liberté d’entreprendre. Les autres textes peuvent concerner des domaines juridiques importants, mais ils ne correspondent pas à l’ensemble identifié pour cette liberté.

19. À quelle date le Conseil constitutionnel a-t-il reconnu une valeur constitutionnelle à la liberté d’entreprendre ?

Le 4 octobre 1958.
Le 27 juillet 1973.
Le 16 janvier 1982.
Le 1er décembre 1986.

Le 16 janvier 1982.

Explication

Dans sa décision du 16 janvier 1982, le Conseil constitutionnel reconnaît une valeur constitutionnelle à la liberté d’entreprendre. Les autres dates renvoient à des textes ou à des repères juridiques différents, sans constituer la date de cette reconnaissance.

20. Dans quelle situation une limitation légale de la liberté d’entreprendre peut-elle être admise ?

Lorsqu’elle protège une entreprise contre toute concurrence et s’applique sans contrôle de sa nécessité.
Lorsqu’elle écarte une liberté économique dès qu’une entreprise rencontre une difficulté financière.
Lorsqu’elle impose une autorisation administrative à chaque activité, même sans objectif d’intérêt général.
Lorsqu’elle répond à l’intérêt général et reste proportionnée, comme une exigence de sécurité ou l’interdiction de la revente à perte.

Lorsqu’elle répond à l’intérêt général et reste proportionnée, comme une exigence de sécurité ou l’interdiction de la revente à perte.

Explication

Le législateur peut limiter la liberté d’entreprendre pour l’intérêt général, à condition que la mesure soit proportionnée, par exemple en matière de sécurité, de salubrité ou de revente à perte. Une restriction générale dépourvue de justification ou de proportionnalité ne respecte pas cette exigence.

21. Quel est l’effet d’une clause qui interdit totalement à une personne d’exercer une profession ou d’ouvrir un commerce ?

Elle est simplement inopposable aux tiers, alors que les clauses de non-concurrence produisent automatiquement tous leurs effets.
Elle est valable si les parties l’ont acceptée, alors que les clauses de non-concurrence sont toujours interdites.
Elle est frappée de nullité absolue, alors que les clauses de non-concurrence et d’exclusivité peuvent être admises si elles sont encadrées.
Elle est valable pendant toute la durée du contrat, alors que les clauses d’exclusivité sont privées d’effet entre professionnels.

Elle est frappée de nullité absolue, alors que les clauses de non-concurrence et d’exclusivité peuvent être admises si elles sont encadrées.

Explication

Une interdiction totale d’exercer une profession ou d’ouvrir un commerce porte atteinte à la liberté d’entreprendre et entraîne une nullité absolue. Les clauses de non-concurrence et d’exclusivité peuvent toutefois être admises lorsqu’elles sont encadrées, notamment par des limites appropriées.

22. Que désigne la capacité commerciale d’une personne physique ou morale ?

L’aptitude à effectuer des actes de commerce
L’aptitude à accomplir tous les actes juridiques
Le pouvoir de représenter une société en justice
La possibilité de conclure un contrat de travail

L’aptitude à effectuer des actes de commerce

Explication

La capacité commerciale correspond à l’aptitude à effectuer des actes de commerce. Elle se distingue de la capacité juridique générale, qui concerne l’ensemble des actes juridiques.

23. Quelle est la conséquence de la mise sous tutelle d’un majeur qui exerce une activité commerciale ?

Il doit placer son activité sous sauvegarde de justice
Il doit cesser cette activité et être radié du RCS
Il peut poursuivre son activité avec l’accord du tuteur
Il peut continuer à exercer sans formalité particulière

Il doit cesser cette activité et être radié du RCS

Explication

Le majeur sous tutelle ne peut pas exercer une activité commerciale et doit être radié du RCS si la tutelle intervient pendant l’exercice de cette activité. Cette règle ne se confond pas avec la sauvegarde de justice, qui permet en principe l’exercice du commerce.

24. Dans quelle situation un mineur peut-il devenir commerçant ?

Lorsqu’il est majeur sous tutelle et représenté par son tuteur
Lorsqu’il est mineur non émancipé et inscrit avec son représentant légal
Lorsqu’il a moins de 16 ans et agit avec l’accord de ses parents
Lorsqu’il est émancipé entre 16 et 18 ans et dispose de l’autorisation requise

Lorsqu’il est émancipé entre 16 et 18 ans et dispose de l’autorisation requise

Explication

Un mineur émancipé âgé de 16 à 18 ans peut devenir commerçant avec l’autorisation prévue par l’article L 121-2 du Code de commerce. En principe, le mineur ne peut pas avoir cette qualité.

25. Quel effet produit l’immatriculation d’une personne physique au RCS sur sa qualité de commerçant ?

Elle dispense de prouver toute activité commerciale effective
Elle définit à elle seule l’exercice d’une activité commerciale
Elle rend impossible toute contestation de sa qualité par les tiers
Elle fait présumer sa qualité de commerçant, sous réserve de la preuve contraire

Elle fait présumer sa qualité de commerçant, sous réserve de la preuve contraire

Explication

L’immatriculation au RCS emporte une présomption de qualité de commerçant en application de l’article L 123-7 du Code de commerce. Elle ne constitue toutefois pas, à elle seule, la définition du commerçant.

26. Comment s’appliquent les présomptions liées à l’immatriculation au RCS ?

La personne immatriculée ne peut jamais invoquer sa qualité, tandis que le tiers doit prouver chaque acte commercial
La personne immatriculée peut invoquer sa qualité, tandis qu’un tiers de bonne foi peut lui opposer une présomption irréfragable
La personne immatriculée et le tiers disposent de présomptions identiques pouvant être écartées par toute preuve
La personne immatriculée bénéficie d’une présomption irréfragable, tandis que le tiers ne peut contester son statut

La personne immatriculée peut invoquer sa qualité, tandis qu’un tiers de bonne foi peut lui opposer une présomption irréfragable

Explication

La personne immatriculée peut se prévaloir de sa qualité sous réserve de la preuve contraire des tiers, alors qu’un tiers de bonne foi peut lui opposer une présomption irréfragable de commercialité. Les deux situations n’ont donc pas la même portée juridique.

27. Quels effets produit l’absence d’immatriculation d’une personne qui aurait dû s’inscrire dans les 15 jours ?

Elle échappe aux responsabilités commerciales parce que l’immatriculation n’a pas été réalisée
Elle peut revendiquer la qualité de commerçant dès lors qu’elle exerce effectivement une activité
Elle ne peut pas revendiquer la qualité de commerçant, mais supporte les obligations et responsabilités correspondantes
Elle perd toute obligation commerciale jusqu’à son inscription au registre

Elle ne peut pas revendiquer la qualité de commerçant, mais supporte les obligations et responsabilités correspondantes

Explication

La personne qui aurait dû s’immatriculer dans les 15 jours ne peut pas se prévaloir de la qualité de commerçant. Elle reste néanmoins soumise aux obligations et responsabilités attachées à cette activité.

28. Qu’est-ce qu’un commerçant de fait ?

Un tiers qui conteste la qualité commerciale d’une personne inscrite
Une personne qui exerce réellement une activité commerciale sans être immatriculée au RCS
Un propriétaire qui loue son fonds après avoir été radié du registre
Une personne immatriculée qui exerce une activité civile distincte de son commerce

Une personne qui exerce réellement une activité commerciale sans être immatriculée au RCS

Explication

Le commerçant de fait exerce réellement une activité commerciale sans être immatriculé au RCS. Il se distingue ainsi du commerçant régulièrement immatriculé, qui peut se prévaloir de son statut.

29. Qu’est-ce qu’une location-gérance d’un fonds de commerce ?

La gestion d’un fonds par un salarié agissant au nom de son employeur
La mise à disposition du local commercial par son bailleur au propriétaire du fonds
La mise à disposition d’un fonds par son propriétaire à un locataire qui l’exploite à ses risques
La vente progressive d’un fonds avec transfert immédiat de sa propriété

La mise à disposition d’un fonds par son propriétaire à un locataire qui l’exploite à ses risques

Explication

La location-gérance consiste pour le propriétaire à louer son fonds à un locataire qui l’exploite à ses risques et périls. Elle porte sur l’exploitation du fonds, contrairement au bail commercial, qui concerne le local.

30. Quelle organisation patrimoniale la loi du 14 février 2022 prévoit-elle pour l’entrepreneur individuel ?

La séparation des biens selon leur valeur plutôt que selon leur usage
La création d’un patrimoine commun avec les créanciers de l’entreprise
La séparation entre un patrimoine personnel et un patrimoine professionnel
La réunion de tous les biens dans un patrimoine professionnel unique

La séparation entre un patrimoine personnel et un patrimoine professionnel

Explication

La loi du 14 février 2022 place l’entrepreneur individuel à la tête de deux patrimoines séparés : un patrimoine personnel et un patrimoine professionnel. Cette organisation rompt avec le principe antérieur d’unicité du patrimoine.

31. Que doit faire le commerçant lorsqu’il cède son fonds de commerce ou le met en location-gérance ?

Demander une nouvelle licence d’exploitation du fonds
Transférer son immatriculation au locataire-gérant
Se faire radier du registre du commerce et des sociétés
Maintenir son immatriculation jusqu’à la fin du contrat

Se faire radier du registre du commerce et des sociétés

Explication

La cession du fonds ou sa mise en location-gérance impose au commerçant de demander sa radiation du RCS. À défaut, il reste irréfragablement présumé commerçant et demeure soumis aux obligations correspondantes.

32. Dans une location-gérance, quelle distinction décrit correctement le rôle du propriétaire du fonds et celui du locataire-gérant ?

Le propriétaire peut être non commerçant, tandis que le locataire-gérant exploite le fonds à ses risques et périls
Le propriétaire et le locataire-gérant sont tous deux commerçants dès la signature du contrat
Le propriétaire reste commerçant, tandis que le locataire-gérant agit comme simple salarié
Le propriétaire exploite le fonds à ses risques, tandis que le locataire-gérant conserve seulement les locaux

Le propriétaire peut être non commerçant, tandis que le locataire-gérant exploite le fonds à ses risques et périls

Explication

Le locataire-gérant exploite le fonds à ses risques et périls et possède donc la qualité de commerçant, alors que le propriétaire peut ne pas être commerçant. Confondre le propriétaire avec l’exploitant conduit à attribuer la qualité commerciale à la mauvaise personne.

33. Dans quelle situation le conjoint d’un commerçant acquiert-il lui-même la qualité de commerçant ?

Lorsqu’il reçoit une rémunération pour des tâches accomplies dans l’entreprise
Lorsqu’il participe aux décisions familiales concernant le commerce
Lorsqu’il exerce une activité commerciale séparée de celle de son époux
Lorsqu’il aide régulièrement son époux dans la gestion de son commerce

Lorsqu’il exerce une activité commerciale séparée de celle de son époux

Explication

Le conjoint devient commerçant lorsqu’il exerce une activité commerciale distincte de celle de son époux. Une simple aide apportée à l’activité de l’époux ne suffit pas à lui conférer cette qualité.

34. Quels statuts le conjoint participant à l’exploitation de l’entreprise peut-il choisir, y compris lorsqu’il est partenaire de PACS ?

Conjoint collaborateur, conjoint salarié ou conjoint associé
Associé commanditaire, fonctionnaire détaché ou salarié public
Mandataire commercial, agent public ou conjoint propriétaire
Locataire-gérant, artisan indépendant ou dirigeant bénévole

Conjoint collaborateur, conjoint salarié ou conjoint associé

Explication

L’article L121-4 du Code de commerce prévoit les statuts de conjoint collaborateur, salarié ou associé, qui sont également accessibles au partenaire de PACS. Le statut de locataire-gérant concerne l’exploitation d’un fonds et ne constitue pas l’un de ces trois choix.

35. Quel acte le conjoint collaborateur ne peut-il pas accomplir dans le cadre de l’entreprise ?

Vendre un élément du patrimoine de l’entreprise
Réceptionner des marchandises livrées à l’entreprise
Accomplir un acte de gestion courante
Assister le commerçant dans l’exploitation quotidienne

Vendre un élément du patrimoine de l’entreprise

Explication

Le conjoint collaborateur peut effectuer des actes de gestion courante et réceptionner des marchandises, mais il ne peut pas accomplir d’actes de disposition comme une vente. La réception de marchandises relève donc de ses pouvoirs autorisés, contrairement à la vente d’un élément patrimonial.

36. Quelle différence caractérise principalement le conjoint salarié par rapport au conjoint associé ?

Le conjoint salarié vote dans la société, tandis que le conjoint associé bénéficie des avantages sociaux
Le conjoint salarié détient des parts, tandis que le conjoint associé reçoit au minimum le SMIC
Le conjoint salarié supporte les pertes, tandis que le conjoint associé exerce une activité rémunérée
Le conjoint salarié a un contrat de travail, tandis que le conjoint associé participe aux bénéfices et aux pertes

Le conjoint salarié a un contrat de travail, tandis que le conjoint associé participe aux bénéfices et aux pertes

Explication

Le conjoint salarié est lié par un contrat de travail, perçoit au moins le SMIC et bénéficie de la protection sociale des salariés, tandis que le conjoint associé participe aux bénéfices et aux pertes et dispose d’un droit de vote. Le droit de vote et le partage des résultats caractérisent donc le statut d’associé, non celui de salarié.

37. Quel régime s’applique au ressortissant d’un État membre de l’Union européenne qui souhaite exercer une activité commerciale en France ?

Il est soumis aux conditions réservées aux ressortissants extra-européens
Il doit obtenir une carte de séjour temporaire renouvelable chaque année
Il bénéficie des mêmes droits que le commerçant français
Il doit prouver la viabilité économique de son activité avant toute immatriculation

Il bénéficie des mêmes droits que le commerçant français

Explication

Le ressortissant de l’Union européenne bénéficie de la liberté d’établissement et des mêmes droits que le commerçant français. Les conditions particulières de séjour et de viabilité mentionnées concernent les ressortissants d’États non membres de l’Union européenne.

38. Quelle condition concerne le commerçant ressortissant d’un État non membre de l’Union européenne ?

Présenter une autorisation valable à vie dès la création de son entreprise
Bénéficier automatiquement des droits accordés aux commerçants français
Obtenir une carte de séjour temporaire d’un an et démontrer la viabilité de son activité
Obtenir une carte de résident de dix ans sans justification économique particulière

Obtenir une carte de séjour temporaire d’un an et démontrer la viabilité de son activité

Explication

Le ressortissant extra-européen doit obtenir une carte de séjour temporaire valable un an et renouvelable, en démontrant notamment la viabilité de son activité et sa compatibilité avec l’ordre public. La carte de résident de dix ans relève d’un autre régime et n’est pas accordée automatiquement dans cette situation.

39. Quelle personne ne peut en principe pas cumuler son statut professionnel avec celui de commerçant ?

Un notaire exerçant une profession d’officier ministériel
Un associé participant à la gestion d’une société commerciale
Un entrepreneur individuel ayant cessé son activité précédente
Un salarié travaillant dans une entreprise de distribution

Un notaire exerçant une profession d’officier ministériel

Explication

Les officiers ministériels, notamment les notaires, ainsi que les fonctionnaires et les professions libérales comme les avocats ne peuvent en principe cumuler leur statut avec celui de commerçant. Un salarié ou un associé ne relève pas, du seul fait de cette qualité, de l’incompatibilité professionnelle visée.

40. Quelle est la nature juridique de l’interdiction de gérer prévue pour certaines infractions intéressant la vie des affaires ?

Une incompatibilité liée au statut professionnel
Une règle administrative concernant les sociétés commerciales
Une peine complémentaire de nature pénale
Une mesure civile de réparation du préjudice

Une peine complémentaire de nature pénale

Explication

L’interdiction de gérer constitue une peine complémentaire prévue par le Code pénal pour certaines infractions, comme l’escroquerie ou l’abus de biens sociaux. Elle se distingue ainsi de l’incompatibilité, qui découle du statut professionnel de la personne.

41. Dans quelle situation le Code de commerce peut-il prononcer une interdiction de gérer contre un dirigeant en matière de faillite ?

Lorsqu’il a rencontré des difficultés financières malgré une gestion régulière
Lorsqu’il a cessé son activité après une décision des associés
Lorsqu’il a subi une baisse d’activité sans faute de gestion
Lorsqu’il a commis une faute grave, comme l’absence de comptabilité

Lorsqu’il a commis une faute grave, comme l’absence de comptabilité

Explication

Le Code de commerce peut sanctionner par une interdiction de gérer les dirigeants ayant commis des fautes graves, notamment l’absence de comptabilité ou le détournement d’actifs. La faillite désigne la situation de l’entreprise, tandis que l’interdiction réprime le comportement fautif du dirigeant.

42. Quelle est la fonction principale du tribunal de commerce ?

Organiser une justice privée choisie par les parties à un différend
Trancher les litiges commerciaux entre commerçants ou relatifs aux actes de commerce
Contrôler la conformité administrative des contrats conclus entre particuliers
Juger les infractions pénales commises dans la direction des sociétés

Trancher les litiges commerciaux entre commerçants ou relatifs aux actes de commerce

Explication

Le tribunal de commerce est une juridiction spécialisée qui connaît des litiges entre commerçants et de ceux relatifs aux actes de commerce. L’arbitrage correspond, quant à lui, à une forme de justice privée choisie par les parties.

43. Comment sont principalement organisés les tribunaux de commerce français ?

Ils sont composés de juges élus parmi les commerçants et d’un greffier
Ils sont formés d’arbitres désignés par les parties et d’un secrétaire judiciaire
Ils sont composés de magistrats professionnels recrutés parmi les diplômés de l’ENM
Ils réunissent des fonctionnaires nommés par les chambres de commerce territoriales

Ils sont composés de juges élus parmi les commerçants et d’un greffier

Explication

Les tribunaux de commerce sont des juridictions du premier degré composées de juges élus parmi les commerçants et d’un greffier. Les juges consulaires ne sont donc pas des magistrats professionnels issus de l’ENM.

44. Quel litige relève de la compétence du tribunal de commerce en application de l’article L721-3 du Code de commerce ?

Un litige familial dépourvu de tout acte ou société commerciale
Un litige pénal portant sur une infraction sans dimension commerciale
Un litige entre deux commerçants concernant leur activité commerciale
Un litige administratif opposant un particulier à une collectivité publique

Un litige entre deux commerçants concernant leur activité commerciale

Explication

L’article L721-3 attribue notamment au tribunal de commerce les litiges entre commerçants relatifs à leur activité commerciale. Les litiges relatifs aux actes de commerce peuvent aussi relever de cette juridiction, quelle que soit la qualité des parties.

45. Dans un acte mixte opposant un commerçant à un non-commerçant, quelle règle s’applique lorsque le demandeur est le non-commerçant ?

Il doit saisir le tribunal de commerce puisque l’acte est commercial
Il doit saisir la juridiction civile en raison de la qualité du défendeur
Il peut choisir entre la juridiction civile et le tribunal de commerce
Il peut choisir entre les juridictions selon le domicile du commerçant

Il peut choisir entre la juridiction civile et le tribunal de commerce

Explication

Le non-commerçant demandeur dispose d’une option entre la juridiction civile et le tribunal de commerce dans un acte mixte. À l’inverse, le commerçant demandeur doit saisir la juridiction civile et ne bénéficie pas de cette option.

46. Quel tribunal est en principe territorialement compétent pour connaître d’un litige commercial ?

Le tribunal du domicile du défendeur
Le tribunal choisi par le demandeur selon son propre domicile
Le tribunal du siège de la chambre de commerce
Le tribunal du lieu où le contrat a été signé

Le tribunal du domicile du défendeur

Explication

En matière territoriale, la compétence revient en principe au tribunal du domicile du défendeur. Des options peuvent toutefois exister, notamment au lieu de livraison ou d’exécution de la prestation, ou au lieu du fait dommageable ou du dommage subi.

47. Quelle caractéristique décrit la procédure ordinaire devant le tribunal de commerce ?

Elle est secrète et écrite, avec représentation obligatoire par un avocat
Elle est publique et contradictoire, généralement orale, sans avocat obligatoire
Elle est publique mais inquisitoire, avec intervention obligatoire du ministère public
Elle est orale et non contradictoire, avec avocat obligatoire pour chaque partie

Elle est publique et contradictoire, généralement orale, sans avocat obligatoire

Explication

La procédure devant le tribunal de commerce est publique et contradictoire, traditionnellement orale, et la représentation par avocat n’est pas obligatoire. La procédure n’est donc ni secrète ni fondée sur un débat non contradictoire.

48. Dans quelle situation le président du tribunal de commerce peut-il statuer en référé commercial malgré une contestation sérieuse ?

Pour désigner un expert lorsque les parties contestent fortement sa compétence
Pour prononcer automatiquement la dissolution de la société débitrice
Pour trancher définitivement le fond du litige entre les parties
Pour prendre une mesure conservatoire destinée à prévenir un dommage imminent

Pour prendre une mesure conservatoire destinée à prévenir un dommage imminent

Explication

Le référé commercial permet notamment de prendre une mesure conservatoire malgré une contestation sérieuse, afin de prévenir un dommage imminent. La désignation d’un expert relève plutôt de l’hypothèse où l’absence de contestation sérieuse permet cette mesure.

49. Que se passe-t-il lorsqu’un débiteur forme opposition à une ordonnance d’injonction de payer ?

La créance est automatiquement éteinte et aucune audience n’est organisée
Une procédure contradictoire ordinaire est engagée entre les parties
L’ordonnance devient immédiatement exécutoire et vaut jugement définitif
Le président statue à nouveau sur requête sans entendre le créancier

Une procédure contradictoire ordinaire est engagée entre les parties

Explication

L’opposition du débiteur déclenche une procédure contradictoire ordinaire, permettant aux parties de présenter leurs arguments. L’ordonnance ne devient exécutoire et ne vaut jugement qu’en l’absence de réaction du débiteur.

50. Que signifie la commercialité d’une société par la forme ?

La société est commerciale selon la nature des biens qu’elle vend au public
La société devient commerciale lorsque ses associés exercent personnellement le commerce
La société est commerciale parce que son activité est nécessairement commerciale
La société est commerciale en raison de sa forme juridique, quel que soit son objet

La société est commerciale en raison de sa forme juridique, quel que soit son objet

Explication

La commercialité par la forme dépend de la structure juridique choisie par les associés et s’applique quel que soit l’objet social. Elle se distingue ainsi de la commercialité par l’objet, qui repose sur l’activité exercée.

51. Quels critères l’article L210-1 du Code de commerce retient-il pour déterminer le caractère commercial d’une société ?

La nationalité de ses associés ou le lieu de son siège social
La durée de la société ou la nature de ses établissements
Le montant de son capital ou le nombre de ses salariés
La forme juridique de la société ou l’objet de son activité

La forme juridique de la société ou l’objet de son activité

Explication

L’article L210-1 retient deux critères : la forme de la société et son objet. Le caractère commercial peut donc résulter de la structure juridique ou de l’activité exercée.

52. Quelles sociétés sont commerciales par leur forme, quel que soit leur objet ?

Les groupements d’intérêt économique, les sociétés civiles et les associations déclarées
Les sociétés civiles, les associations, les fondations et les sociétés en participation
Les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple, les SARL et les sociétés par actions
Les sociétés en participation, les coopératives civiles, les associations et les fondations

Les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple, les SARL et les sociétés par actions

Explication

Les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple, les SARL et les sociétés par actions sont commerciales par leur forme, indépendamment de leur objet. Les sociétés civiles et les associations ne figurent pas dans cette catégorie.

53. Quelle opposition caractérise principalement les sociétés de capitaux et les sociétés de personnes ?

Les premières exigent une responsabilité indéfinie, tandis que les secondes limitent les pertes aux apports
Les premières privilégient le capital investi, tandis que les secondes reposent sur la personne des associés
Les premières reposent sur la personne des associés, tandis que les secondes privilégient le capital investi
Les premières sont dépourvues de personnalité morale, tandis que les secondes possèdent une personnalité autonome

Les premières privilégient le capital investi, tandis que les secondes reposent sur la personne des associés

Explication

Les sociétés de capitaux sont constituées principalement en considération des apports financiers, alors que les sociétés de personnes accordent une importance forte à l’identité des associés. Les autres propositions inversent cette distinction ou confondent la typologie avec la personnalité morale.

54. Dans une société de capitaux pluripersonnelle, quelle est en principe l’étendue de la responsabilité des associés ?

Elle dépend personnellement de chaque dette contractée par la société
Elle s’étend aux dettes sociales après la réalisation des actifs sociaux
Elle est indéfinie et solidaire sur l’ensemble de leur patrimoine
Elle est limitée au montant de leurs apports dans la société

Elle est limitée au montant de leurs apports dans la société

Explication

Dans les sociétés de capitaux pluripersonnelles, les associés ne sont en principe tenus qu’à hauteur de leurs apports. La responsabilité indéfinie et solidaire correspond plutôt au régime caractéristique des sociétés de personnes.

55. Pourquoi une société nationalisée peut-elle conserver sa commercialité par la forme malgré la participation de l’État ?

Parce qu’elle demeure une société anonyme, forme qui lui confère la commercialité
Parce que toute société financée par l’État devient commerciale par son activité
Parce que les sociétés nationalisées relèvent nécessairement du régime des sociétés civiles
Parce que la détention publique transforme automatiquement l’État en commerçant

Parce qu’elle demeure une société anonyme, forme qui lui confère la commercialité

Explication

Une société nationalisée ou d’économie mixte reste commerciale par la forme lorsqu’elle conserve la forme de société anonyme. La présence de l’État au capital ne supprime donc pas cette qualification juridique.

56. Quelle distinction oppose les SPIC aux EPIC concernant leur organisation et leur qualité de commerçant ?

Les SPIC sont exploités directement par l’État sans personnalité morale, tandis que les EPIC ont une personnalité autonome sans être doctrinalement commerçants
Les SPIC disposent d’une personnalité morale autonome et sont commerçants, tandis que les EPIC sont dépourvus de personnalité morale
Les SPIC sont des sociétés anonymes commerciales, tandis que les EPIC sont des associations privées sans activité économique
Les SPIC et les EPIC possèdent une personnalité morale autonome et ont tous deux la qualité de commerçant

Les SPIC sont exploités directement par l’État sans personnalité morale, tandis que les EPIC ont une personnalité autonome sans être doctrinalement commerçants

Explication

Les SPIC sont exploités directement par l’État sans personnalité morale propre, tandis que les EPIC disposent d’une personnalité morale autonome. Toutefois, la doctrine ne considère pas les EPIC comme des commerçants.

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