QCM : Droit des contrats et obligations — 42 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans une obligation, quel rôle joue le créancier ?

Il doit exécuter la prestation promise
Il constate un événement produisant des effets de droit
Il peut exiger l’exécution d’une prestation
Il renonce à toute prétention envers le débiteur

Il peut exiger l’exécution d’une prestation

Explication

Le créancier est le sujet actif de l’obligation et dispose d’un droit personnel pour réclamer la prestation. Le débiteur, au contraire, est la personne tenue d’exécuter cette prestation.

2. Quel pouvoir permet au créancier d’obtenir l’exécution de sa créance lorsque le débiteur n’exécute pas son obligation ?

Un pouvoir de modifier seul les termes du contrat
Un pouvoir de supprimer toute responsabilité du débiteur
Un pouvoir de contrainte pouvant être exercé en justice
Un pouvoir de transformer la dette en obligation naturelle

Un pouvoir de contrainte pouvant être exercé en justice

Explication

Le créancier dispose d’un pouvoir de contrainte qui lui permet de demander l’exécution de la prestation, notamment par voie judiciaire. La dette reste à la charge du débiteur et ne disparaît pas par la seule volonté du créancier.

3. Quelles sont les sources d’obligations mentionnées par l’article 1100 du Code civil ?

La promesse, le jugement, le paiement et la prescription
La propriété, la possession, la famille et la responsabilité pénale
Le contrat, la coutume, la jurisprudence et la décision administrative
L’acte juridique, le fait juridique, la loi et l’obligation naturelle

L’acte juridique, le fait juridique, la loi et l’obligation naturelle

Explication

L’article 1100 énumère l’acte juridique, le fait juridique, la loi et l’obligation naturelle comme sources possibles des obligations. Les autres regroupements mélangent des notions qui ne constituent pas cette liste légale.

4. Quelle situation correspond à un fait juridique ?

Une promesse volontaire d’exécuter un devoir moral
Une déclaration commune fixant les obligations des parties
Un accord destiné à créer des effets juridiques
Un événement auquel la loi rattache des effets de droit

Un événement auquel la loi rattache des effets de droit

Explication

Le fait juridique est un événement volontaire ou involontaire auquel la loi attache des effets de droit. L’accord de volontés relève de l’acte juridique, tandis que la promesse d’un devoir moral peut relever de l’obligation naturelle.

5. Quelle définition correspond au contrat au sens de l’article 1101 du Code civil ?

Une entente dépourvue d’effets juridiques et de sanction par le droit
Un accord de volontés destiné à produire, modifier, transmettre ou éteindre des obligations
Une manifestation individuelle destinée à constater un événement juridique
Un événement auquel la loi rattache des effets sans accord entre les parties

Un accord de volontés destiné à produire, modifier, transmettre ou éteindre des obligations

Explication

Le contrat repose sur un accord entre au moins deux personnes et vise à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations. Une manifestation individuelle relève plutôt de l’acte unilatéral, tandis qu’une entente sans sanction juridique n’est pas un contrat.

6. Quelle distinction oppose correctement le contrat à l’acte unilatéral ?

Le contrat suppose une seule volonté, tandis que l’acte unilatéral en suppose plusieurs
Le contrat repose sur un devoir moral, tandis que l’acte unilatéral crée une dette civile
Le contrat est dépourvu d’effets juridiques, tandis que l’acte unilatéral en produit
Le contrat suppose plusieurs volontés, tandis que l’acte unilatéral en suppose une seule

Le contrat suppose plusieurs volontés, tandis que l’acte unilatéral en suppose une seule

Explication

Le contrat est un acte juridique multilatéral fondé sur la rencontre de plusieurs volontés. L’acte unilatéral résulte de la volonté d’une seule personne, même s’il peut produire des effets juridiques.

7. Pourquoi un engagement d’honneur se distingue-t-il d’un contrat ?

Il résulte d’une seule volonté sans aucune relation avec autrui
Il constitue un accord produisant une obligation civile exigible
Il constitue un accord dépourvu de sanction juridique
Il détermine des prestations précises garanties par une action en justice

Il constitue un accord dépourvu de sanction juridique

Explication

L’engagement d’honneur est un accord multilatéral qui ne bénéficie pas d’une sanction juridique comparable à celle du contrat. Le contrat, lui, produit des effets juridiques susceptibles d’être sanctionnés par le droit.

8. Quelle caractéristique définit un contrat nommé ?

Il est réglementé par le Code civil en raison de son usage fréquent
Il impose des obligations réciproques dans toutes les hypothèses
Il contient des clauses fixées à l’avance par un seul contractant
Il combine plusieurs modèles contractuels sans régime légal précis

Il est réglementé par le Code civil en raison de son usage fréquent

Explication

Un contrat nommé est identifié et encadré par un régime légal, comme le bail ou le prêt. Le contrat innommé peut combiner plusieurs modèles sans bénéficier d’une réglementation précise correspondant à un type déterminé.

9. La vente est-elle un contrat synallagmatique, et pour quelle raison ?

Non, car elle dépend d’un événement incertain concernant le prix
Oui, car elle crée des obligations réciproques de livraison et de paiement
Non, car elle oblige le vendeur sans imposer d’obligation à l’acheteur
Oui, car elle repose sur une intention désintéressée sans contrepartie

Oui, car elle crée des obligations réciproques de livraison et de paiement

Explication

La vente est synallagmatique parce que le vendeur doit livrer la chose et l’acheteur doit payer le prix. Ces obligations réciproques la distinguent d’un contrat unilatéral, qui ne met une obligation qu’à la charge d’une seule partie.

10. Quelle distinction caractérise un contrat commutatif par rapport à un contrat aléatoire ?

Le contrat commutatif fixe les prestations, tandis que le contrat aléatoire dépend d’un événement incertain
Le contrat commutatif dépend d’un événement incertain, tandis que le contrat aléatoire fixe les prestations
Le contrat commutatif contient des clauses imposées, tandis que le contrat aléatoire permet leur négociation
Le contrat commutatif est gratuit, tandis que le contrat aléatoire procure une contrepartie à chaque partie

Le contrat commutatif fixe les prestations, tandis que le contrat aléatoire dépend d’un événement incertain

Explication

Dans un contrat commutatif, les prestations sont déterminées dès la conclusion de l’accord. Dans un contrat aléatoire, l’existence ou l’étendue d’une prestation dépend d’un événement incertain.

11. Que permet la liberté contractuelle consacrée par l’article 1102 du Code civil ?

Imposer à l’autre partie le contenu du contrat dès qu’une négociation a été engagée
Modifier un contrat existant sans tenir compte des engagements déjà pris par les parties
Écarter les règles d’ordre public lorsque les parties expriment leur accord dans le contrat
Choisir de contracter, son cocontractant, ainsi que le contenu et la forme du contrat, dans le respect de l’ordre public

Choisir de contracter, son cocontractant, ainsi que le contenu et la forme du contrat, dans le respect de l’ordre public

Explication

La liberté contractuelle permet de contracter ou non, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu ainsi que la forme du contrat, sous réserve de l’ordre public. Elle ne permet donc pas de déroger aux règles impératives qui protègent cet ordre public.

12. Quelle est la conséquence principale de la force obligatoire d’un contrat légalement formé ?

Il peut être abandonné par une partie dès qu’elle estime que son exécution devient désavantageuse
Il produit des effets juridiques seulement après l’intervention d’une autorité administrative
Il oblige principalement le juge à renégocier les prestations lorsque l’une des parties le demande
Il tient lieu de loi aux parties et son inexécution peut entraîner une contrainte ou une condamnation

Il tient lieu de loi aux parties et son inexécution peut entraîner une contrainte ou une condamnation

Explication

La force obligatoire signifie que le contrat légalement formé s’impose aux parties comme leur loi et que son inexécution peut être sanctionnée. Le simple désavantage ressenti par une partie ne supprime pas cette obligation.

13. À quelles étapes l’exigence de bonne foi prévue par l’article 1104 du Code civil s’applique-t-elle ?

À la formation des contrats commerciaux lorsque les parties ont prévu une clause particulière
À l’exécution des contrats synallagmatiques lorsque le juge constate un déséquilibre
À la négociation, à la formation et à l’exécution de tous les contrats
À l’exécution des contrats conclus entre professionnels après la survenance d’un litige

À la négociation, à la formation et à l’exécution de tous les contrats

Explication

L’article 1104 impose la bonne foi lors de la négociation, de la formation et de l’exécution des contrats, et cette exigence est d’ordre public. Elle concerne donc tous les contrats, et pas une catégorie limitée par leur nature ou leurs parties.

14. Quel élément détermine principalement le droit applicable dans le temps à un contrat ?

La date à laquelle le contrat a été conclu
La date à laquelle le litige a été porté devant le tribunal
La date à laquelle l’inexécution a été constatée par le créancier
La date à laquelle le juge a rendu sa première décision

La date à laquelle le contrat a été conclu

Explication

L’application temporelle du droit des contrats dépend de la date de conclusion du contrat. La date du litige ou celle de la décision judiciaire ne constitue pas le critère principal de rattachement temporel.

15. Quel ensemble décrit correctement les trois blocs temporels du droit des contrats ?

L’ancien droit jusqu’au 16 février 2015, le droit transitoire jusqu’au 10 février 2016, puis le droit nouveau après cette date
Le droit transitoire avant le 1er octobre 2016, l’ancien droit jusqu’au 1er octobre 2018, puis le droit nouveau après cette date
Le droit ancien avant le 10 février 2016, le droit transitoire après le 1er octobre 2016, puis le droit nouveau après le 16 février 2015
L’ancien droit avant le 1er octobre 2016, le droit transitoire après cette date, puis le droit nouveau après le 1er octobre 2018

L’ancien droit avant le 1er octobre 2016, le droit transitoire après cette date, puis le droit nouveau après le 1er octobre 2018

Explication

Les trois périodes correspondent à l’ancien droit avant le 1er octobre 2016, au droit transitoire pour les contrats conclus après cette date et au droit nouveau pour les contrats conclus après le 1er octobre 2018. Les autres chronologies confondent les dates de la réforme et celles de ses différentes étapes.

16. Que désignent les pourparlers en droit des contrats ?

La phase préparatoire consacrée à la négociation des termes et conditions d’un futur contrat
La période d’exécution durant laquelle les parties accomplissent les obligations définitivement convenues
L’échange de consentements qui transforme nécessairement les discussions en contrat définitif
La procédure judiciaire destinée à obtenir la conclusion forcée d’un contrat négocié

La phase préparatoire consacrée à la négociation des termes et conditions d’un futur contrat

Explication

Les pourparlers sont une phase préparatoire au cours de laquelle les parties discutent des termes et conditions d’un éventuel contrat. Ils ne correspondent ni à l’exécution d’obligations définitives ni, par eux-mêmes, à la formation automatique du contrat.

17. Dans quelle situation l’initiative de négociations peut-elle être limitée ?

Lorsqu’une partie invite l’autre à discuter sans avoir encore fixé les conditions définitives du contrat
Lorsqu’une partie refuse une première proposition et souhaite examiner une offre différente
Lorsqu’une clause d’exclusivité interdit à une partie de mener des négociations parallèles
Lorsqu’une partie interrompt des discussions qui n’ont pas encore produit d’engagement contractuel

Lorsqu’une clause d’exclusivité interdit à une partie de mener des négociations parallèles

Explication

L’initiative des négociations est en principe libre, mais une clause d’exclusivité peut interdire les négociations parallèles. Le simple fait d’inviter à discuter, de refuser une proposition ou d’interrompre des pourparlers ne suffit pas à créer cette restriction.

18. Quelle conduite pendant les pourparlers peut engager la responsabilité civile d’une partie ?

Entrer en négociation sans intention de conclure afin de détourner l’autre partie d’un contrat avec un tiers
Inviter une partie à discuter puis interrompre les pourparlers après un désaccord sur le prix
Comparer plusieurs offres concurrentes avant de choisir celle qui paraît la plus adaptée au projet
Refuser une proposition lorsque les conditions envisagées ne correspondent pas aux intérêts de la partie sollicitée

Entrer en négociation sans intention de conclure afin de détourner l’autre partie d’un contrat avec un tiers

Explication

Les pourparlers sont libres, mais ils doivent être conduits de bonne foi. Une partie qui négocie sans intention de conclure dans le but de détourner l’autre d’un contrat avec un tiers adopte une conduite susceptible d’engager sa responsabilité civile.

19. Quelle information doit être communiquée pendant les négociations lorsqu’une partie la connaît ?

Une information déterminante pour le consentement de l’autre, que celle-ci ignore légitimement ou au sujet de laquelle elle fait confiance à son cocontractant
Toute information économique susceptible d’améliorer la position de négociation de l’autre partie
Une estimation personnelle de la valeur de chaque prestation envisagée dans les discussions
Toute donnée connue par une partie, même lorsqu’elle n’a aucun lien avec le contrat projeté

Une information déterminante pour le consentement de l’autre, que celle-ci ignore légitimement ou au sujet de laquelle elle fait confiance à son cocontractant

Explication

Le devoir d’information concerne l’information déterminante pour le consentement lorsque l’autre partie l’ignore légitimement ou se fie à son cocontractant. Il ne s’étend pas à toute donnée économique ni aux informations dépourvues de lien pertinent avec le contrat.

20. Quel est l’effet juridique d’un accord de principe conclu pendant des pourparlers ?

Il impose de négocier loyalement sans obliger à conclure le contrat définitif
Il forme immédiatement le contrat définitif dès sa signature par les parties
Il fixe définitivement les avantages attendus du contrat envisagé
Il interdit à chaque partie de mettre fin aux négociations engagées

Il impose de négocier loyalement sans obliger à conclure le contrat définitif

Explication

L’accord de principe contractualise les pourparlers et impose une négociation loyale, sans contraindre les parties à conclure le contrat définitif. Il ne transforme donc pas les négociations en contrat définitif et ne supprime pas la liberté de rupture.

21. Après l’échec des pourparlers, que doit faire une partie concernant les informations confidentielles reçues pendant les négociations ?

Elle doit les restituer uniquement lorsque l’autre partie engage une action judiciaire
Elle doit préserver leur confidentialité et s’abstenir de les utiliser sans autorisation
Elle peut les transmettre à un tiers dès lors que les négociations sont terminées
Elle peut les exploiter si elle renonce ensuite à conclure le contrat envisagé

Elle doit préserver leur confidentialité et s’abstenir de les utiliser sans autorisation

Explication

L’article 1112-2 interdit d’utiliser ou de divulguer sans autorisation les informations confidentielles obtenues pendant les pourparlers. La fin des négociations ne fait pas disparaître cette obligation de protection.

22. Dans quelle situation la rupture des pourparlers peut-elle être qualifiée d’abusive ?

Lorsqu’elle intervient librement mais dans des conditions révélant la mauvaise foi de son auteur
Lorsqu’elle empêche les parties de réclamer les bénéfices espérés du contrat
Lorsqu’elle n’est pas accompagnée d’une justification détaillée adressée à l’autre partie
Lorsqu’elle est décidée avant la signature du contrat définitif sans accord préalable

Lorsqu’elle intervient librement mais dans des conditions révélant la mauvaise foi de son auteur

Explication

La rupture demeure libre, mais elle devient abusive lorsqu’un comportement de mauvaise foi ou l’absence de motif légitime ressort d’un faisceau d’indices. L’absence de motivation détaillée ne suffit pas à elle seule, car la rupture n’a pas à être motivée.

23. Quelle indemnisation peut être accordée après une rupture abusive des pourparlers selon l’arrêt Manoukian ?

La réparation des gains attendus du contrat, y compris la chance de les obtenir
La compensation de toute perte économique subie depuis le début des discussions
Le remboursement des frais engagés pour négocier, sans les gains attendus du contrat non conclu
Le versement de la totalité du bénéfice que le contrat définitif aurait procuré

Le remboursement des frais engagés pour négocier, sans les gains attendus du contrat non conclu

Explication

L’indemnisation couvre les frais engagés pour négocier, mais elle n’inclut ni les avantages attendus du contrat non conclu ni la perte de chance de les obtenir. La responsabilité de la rupture ne revient donc pas à faire comme si le contrat avait été conclu.

24. Que caractérise un pacte de préférence au sens de l’article 1123 du Code civil ?

L’engagement d’accorder une préférence au bénéficiaire si le souscripteur décide de conclure un contrat déterminé
L’engagement de conclure immédiatement un contrat déterminé avec le bénéficiaire désigné
La promesse réciproque par laquelle les parties s’obligent déjà à conclure le contrat
L’autorisation donnée au bénéficiaire de fixer seul les conditions du contrat futur

L’engagement d’accorder une préférence au bénéficiaire si le souscripteur décide de conclure un contrat déterminé

Explication

Le pacte de préférence oblige son souscripteur à donner priorité au bénéficiaire s’il décide de conclure le contrat déterminé. Il ne constitue pas une obligation immédiate de conclure ni une promesse synallagmatique.

25. Quelles conditions permettent au bénéficiaire d’un pacte de préférence de demander la nullité du contrat conclu avec un tiers ou sa substitution à celui-ci ?

Le tiers connaissait le pacte et savait que le bénéficiaire entendait s’en prévaloir
Le tiers avait conclu le contrat après l’expiration du délai prévu par le pacte
Le bénéficiaire prouvait seulement l’existence du pacte sans établir la connaissance du tiers
Le souscripteur avait simplement oublié de consulter le bénéficiaire avant de vendre

Le tiers connaissait le pacte et savait que le bénéficiaire entendait s’en prévaloir

Explication

La nullité ou la substitution suppose que le tiers ait connu l’existence du pacte et l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir. La seule violation du pacte permet toutefois d’engager la responsabilité contractuelle du souscripteur, sans suffire à obtenir ces sanctions.

26. Quel est l’objet de l’action interrogatoire exercée par un tiers auprès du bénéficiaire d’un pacte de préférence ?

Imposer au bénéficiaire de conclure le contrat dès qu’il reçoit la demande du tiers
Obtenir par écrit une confirmation de l’existence du pacte et de l’intention de s’en prévaloir dans un délai raisonnable
Faire constater judiciairement la nullité du pacte avant toute conclusion avec le souscripteur
Remplacer automatiquement le bénéficiaire lorsque celui-ci ne répond pas immédiatement

Obtenir par écrit une confirmation de l’existence du pacte et de l’intention de s’en prévaloir dans un délai raisonnable

Explication

L’action interrogatoire permet au tiers de demander au bénéficiaire de confirmer l’existence du pacte et son intention de l’invoquer, dans un délai raisonnable. Elle ne force pas la conclusion du contrat et ne produit pas automatiquement une substitution.

27. Quelle conséquence entraîne l’absence de réponse du bénéficiaire dans le délai raisonnable fixé par une action interrogatoire ?

Il devient automatiquement tenu de conclure le contrat avec le tiers interrogateur
Il obtient la nullité du contrat parce que son silence vaut refus de renoncer au pacte
Il ne peut plus demander la nullité du contrat conclu avec le tiers ni sa substitution à celui-ci
Il perd tout droit de demander la responsabilité contractuelle du souscripteur du pacte

Il ne peut plus demander la nullité du contrat conclu avec le tiers ni sa substitution à celui-ci

Explication

Le silence du bénéficiaire à l’issue du délai raisonnable le prive des actions en nullité et en substitution concernant le contrat conclu avec le tiers. Cette conséquence ne supprime pas, par elle-même, les autres effets possibles de la violation du pacte.

28. Quelle situation correspond à une promesse unilatérale ?

Les deux parties donnent déjà leur consentement définitif et réciproque au contrat promis
Le promettant accorde un droit d’option sur un contrat dont les éléments essentiels sont fixés, tandis que seul manque le consentement du bénéficiaire
Le promettant réserve une priorité au bénéficiaire sans déterminer le contenu du contrat envisagé
Le bénéficiaire reçoit une simple invitation à négocier les éléments essentiels d’un contrat futur

Le promettant accorde un droit d’option sur un contrat dont les éléments essentiels sont fixés, tandis que seul manque le consentement du bénéficiaire

Explication

La promesse unilatérale fixe les éléments essentiels du contrat et laisse au bénéficiaire un droit d’option, le consentement de celui-ci restant à exprimer. Une promesse synallagmatique engage déjà les deux parties, ce qui la distingue de cette situation.

29. Pendant le délai d’option, quelle combinaison décrit correctement la position des parties ?

Les deux parties peuvent se rétracter librement tant que le contrat définitif n’est pas signé
Le bénéficiaire peut refuser de contracter, tandis que le promettant doit maintenir son engagement
Le bénéficiaire doit accepter le contrat, tandis que le promettant peut retirer son consentement à tout moment
Le bénéficiaire peut modifier l’offre, tandis que le promettant doit renégocier les éléments essentiels

Le bénéficiaire peut refuser de contracter, tandis que le promettant doit maintenir son engagement

Explication

Le bénéficiaire demeure libre de lever ou non l’option, alors que le promettant est déjà engagé pendant toute la durée prévue. Le promettant ne dispose donc pas de la même faculté de retrait que le bénéficiaire.

30. Quel effet produit la levée régulière de l’option par le bénéficiaire dans le délai prévu ?

La promesse devient un pacte de préférence et le bénéficiaire reçoit une priorité future
La promesse devient caduque et le contrat définitif est formé
La promesse est prolongée jusqu’à la signature d’un nouvel accord entre les parties
La promesse disparaît sans formation du contrat puisque le promettant doit encore consentir

La promesse devient caduque et le contrat définitif est formé

Explication

Lorsque l’option est levée dans le délai et selon les modalités prévues, le contrat définitif se forme et la promesse devient caduque. Le consentement du promettant était déjà donné dans la promesse, de sorte qu’un nouvel accord n’est pas nécessaire.

31. Quelles conditions doivent notamment être réunies pour qu’une promesse unilatérale soit valablement formée ?

Le bénéficiaire doit avoir déjà levé l’option et les parties doivent avoir exécuté leurs obligations principales
Le prix peut rester indéterminé et le promettant peut être juridiquement incapable au moment de la promesse
Le contrat futur doit rester incertain afin de laisser aux parties une liberté complète de négociation
Les éléments essentiels du futur contrat doivent être déterminés et le consentement doit être libre, la capacité réunie et le contenu licite

Les éléments essentiels du futur contrat doivent être déterminés et le consentement doit être libre, la capacité réunie et le contenu licite

Explication

La promesse doit contenir les éléments essentiels du futur contrat et respecter les exigences relatives au consentement, à la capacité et au contenu licite et certain. Ces conditions concernent la validité de l’engagement, avant même la levée de l’option.

32. À quoi sert principalement l’indemnité d’immobilisation versée par le bénéficiaire au promettant ?

À fixer la contrepartie financière du contrat définitif
À garantir l’exécution d’une obligation imposée au tiers acquéreur
À compenser l’immobilisation du bien pendant le délai d’option
À rémunérer le notaire chargé de rédiger l’acte authentique

À compenser l’immobilisation du bien pendant le délai d’option

Explication

Cette indemnité compense le fait que le bien reste immobilisé pendant la période où le bénéficiaire peut exercer son option. Elle se distingue du prix, qui constitue la contrepartie du contrat définitif.

33. Quel principe encadre le montant de l’indemnité d’immobilisation dans une promesse unilatérale ?

Il est librement fixé, tout en devant rester raisonnable
Il est déterminé par le juge selon la valeur fiscale du bien
Il est fixé par le notaire en fonction de la durée d’option
Il correspond nécessairement à la moitié du prix de vente

Il est librement fixé, tout en devant rester raisonnable

Explication

Les parties peuvent déterminer librement le montant, mais celui-ci doit rester raisonnable ; le cours le situe autour de 2,3 %, avec un risque de requalification au-delà. La valeur fiscale, le notaire ou un pourcentage imposé ne déterminent pas automatiquement cette somme.

34. Quel est l’effet juridique de la révocation du promettant pendant le délai laissé au bénéficiaire pour lever l’option ?

Elle transforme la promesse en simple proposition révocable
Elle n’empêche pas la formation du contrat promis
Elle entraîne la caducité du droit d’option du bénéficiaire
Elle oblige le bénéficiaire à conclure un nouvel accord

Elle n’empêche pas la formation du contrat promis

Explication

L’article 1124, alinéa 2, prévoit que la révocation pendant le délai d’option n’empêche pas la formation du contrat promis. Le droit d’option ne disparaît donc pas du seul fait de cette révocation.

35. Quelle solution la Cour de cassation a-t-elle retenue le 23 juin 2021 concernant la rétractation du promettant ?

La rétractation oblige le bénéficiaire à verser une indemnité nouvelle
La rétractation met fin au contrat dès sa notification écrite
La rétractation suspend l’option jusqu’à l’accord du promettant
La rétractation est sans effet pendant le délai d’option

La rétractation est sans effet pendant le délai d’option

Explication

Le 23 juin 2021, la Cour de cassation a jugé que la rétractation du promettant reste sans effet pendant le délai laissé au bénéficiaire pour lever l’option. Elle ne suspend donc pas l’exercice de cette option et n’impose pas un nouvel accord.

36. Quelle action le bénéficiaire peut-il exercer lorsque le promettant viole la promesse ?

Engager sa responsabilité contractuelle et demander des dommages et intérêts
Demander automatiquement la nullité de tout contrat conclu par le tiers
Obtenir la résolution d’un contrat auquel le promettant n’a pas participé
Engager la responsabilité délictuelle du promettant sans établir de manquement

Engager sa responsabilité contractuelle et demander des dommages et intérêts

Explication

La violation de la promesse par le promettant constitue un manquement contractuel pouvant engager sa responsabilité et justifier des dommages et intérêts. La nullité du contrat conclu avec un tiers obéit à des conditions distinctes, notamment la connaissance de la promesse par ce tiers.

37. Dans quelle situation le bénéficiaire peut-il demander la nullité du contrat conclu entre le promettant et un tiers ?

Lorsqu’il prouve que le tiers connaissait la promesse au moment de contracter
Lorsqu’il démontre que le promettant regrettait son engagement initial
Lorsqu’il invoque une différence entre le prix promis et le prix finalement convenu
Lorsqu’il établit que le tiers a découvert la promesse après la conclusion

Lorsqu’il prouve que le tiers connaissait la promesse au moment de contracter

Explication

La nullité peut être demandée si le bénéficiaire prouve que le tiers connaissait l’existence de la promesse lors de la conclusion du contrat. La découverte postérieure, le regret du promettant ou la différence de prix ne suffisent pas, sur ce fondement, à établir cette nullité.

38. Quelle caractéristique définit la promesse synallagmatique ?

Une seule partie est engagée tandis que l’autre dispose d’un droit d’option
Les deux parties sont déjà engagées réciproquement dans le contrat définitif
Le bénéficiaire peut renoncer sans effet à l’engagement du promettant
Le contrat dépend d’un nouveau consentement donné lors de la réitération

Les deux parties sont déjà engagées réciproquement dans le contrat définitif

Explication

Dans une promesse synallagmatique, les deux parties ont déjà consenti au contrat définitif et sont réciproquement obligées. Elle se distingue ainsi de la promesse unilatérale, qui laisse au bénéficiaire un droit d’option.

39. Dans quel cas une promesse de vente vaut-elle vente selon l’article 1589 du Code civil ?

Lorsque le vendeur a reçu l’intégralité du prix avant toute formalisation
Lorsque le bénéficiaire a levé une option dans un acte authentique
Lorsque les parties ont consenti réciproquement sur la chose et sur le prix
Lorsque l’acte a été signé devant notaire après une nouvelle négociation

Lorsque les parties ont consenti réciproquement sur la chose et sur le prix

Explication

L’article 1589 fait produire à la promesse de vente les effets d’une vente lorsque le consentement réciproque porte sur la chose et le prix. La signature d’un acte authentique n’est donc pas, dans tous les cas, nécessaire à la formation du consentement.

40. Que permet la liberté contractuelle consacrée par l’article 1102 du Code civil concernant le cocontractant ?

Décider de contracter ou non et choisir son cocontractant
Refuser toute relation contractuelle avec un consommateur
Choisir un cocontractant après autorisation judiciaire
Imposer un contrat à toute personne sollicitée

Décider de contracter ou non et choisir son cocontractant

Explication

L’article 1102 du Code civil reconnaît à chacun le pouvoir de décider de conclure un contrat et de sélectionner son cocontractant. L’autorisation judiciaire n’est pas une condition générale de cette liberté.

41. Dans quelle situation le choix d’un cocontractant devient-il contraire à la liberté contractuelle protégée par la loi ?

Lorsqu’il intervient avant la négociation des clauses du contrat
Lorsqu’il repose sur un critère discriminatoire interdit par la loi
Lorsqu’il concerne une personne avec laquelle aucun contrat n’est encore conclu
Lorsqu’il résulte d’une préférence commerciale clairement annoncée

Lorsqu’il repose sur un critère discriminatoire interdit par la loi

Explication

L’article 225-1 du Code pénal interdit qu’un refus fondé sur un critère discriminatoire porte atteinte à l’égalité et au respect des personnes. Une préférence commerciale ne constitue pas, par elle-même, une discrimination illégale.

42. Un professionnel peut-il refuser de vendre un produit à un consommateur lorsqu’il est encore disponible en stock ?

Non, car le professionnel doit accepter toute demande sans examiner son motif
Non, car tout refus est automatiquement pénalement sanctionné
Oui, si le consommateur n’est pas un client habituel
Oui, si un motif légitime justifie le refus

Oui, si un motif légitime justifie le refus

Explication

L’article L. 121-11 du Code de la consommation interdit en principe le refus de vente, mais admet un refus reposant sur un motif légitime. L’indisponibilité du produit est un exemple de motif légitime, tandis qu’un simple choix personnel ne suffit pas.

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Qu'est-ce qu'une obligation en droit ?

Un lien de droit entre un créancier et un débiteur.

Quel droit possède le créancier sur la prestation ?

Un droit personnel de créance avec un pouvoir de contrainte.

Que traite le droit des obligations ?

Le rapport entre un créancier et un débiteur.

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