Le créancier dispose d’un droit personnel de créance et d’un pouvoir de contrainte lui permettant d’obtenir l’exécution de la prestation, y compris judiciairement.
Selon l’article 1100 du Code civil, les obligations peuvent naître:
Acte volontaire contre fait, loi ou devoir de conscience
★ À maîtriser
📌 Le contrat est un acte juridique multilatéral produisant des effets juridiques, tandis que l’acte unilatéral résulte de la volonté d’une seule personne.
📌 L’acte de courtoisie et l’engagement d’honneur sont des accords multilatéraux dépourvus de sanction juridique, contrairement au contrat qui produit des effets juridiques sanctionnés par le droit.
Compléments
Un acte unilatéral peut être: déclaratif, comme la reconnaissance d’un enfant, translatif, comme un testament, abdicatif, comme l’abandon d’une chose, extinctif, comme la résiliation d’un accord
La convention d’assistance bénévole permet d’appliquer la responsabilité contractuelle à une aide gratuite lorsque l’assisté se blesse, malgré l’absence de véritable contrat.
Contrat = effet juridique ; courtoisie et honneur = effet moral
★ À maîtriser
Le contrat à titre onéreux procure un avantage à chaque partie en contrepartie de celui qu’elle fournit, tandis que le contrat à titre gratuit repose sur une intention désintéressée sans contrepartie.
Le contrat commutatif détermine précisément les prestations dès sa conclusion, tandis que le contrat aléatoire fait dépendre l’existence ou l’étendue d’une prestation d’un événement incertain.
Le contrat d’adhésion contient des clauses non négociables déterminées à l’avance par un contractant, tandis que le contrat de gré à gré comporte des clauses librement négociées.
Le contrat-cadre fixe les caractéristiques générales des relations futures, tandis que le contrat d’application précise les modalités d’exécution de ces relations.
Le contrat à exécution successive s’exécute par prestations échelonnées dans le temps, tandis que le contrat à exécution instantanée repose sur une prestation immédiate et unique.
Compléments
Nom, obligations, contrepartie, aléa, négociation, fonction, durée
L’article 1102 du Code civil consacre la liberté contractuelle : chacun est libre de contracter ou de ne pas contracter, de choisir son cocontractant ainsi que le contenu et la forme du contrat, sous réserve de l’ordre public.
La force obligatoire signifie que le contrat légalement formé tient lieu de loi aux parties et que son inexécution peut entraîner une contrainte ou une condamnation.
Selon l’article 1104 du Code civil, les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi, et cette exigence d’ordre public s’applique à tous les contrats.
LFB : Liberté, Force obligatoire, Bonne foi
L’application temporelle du droit des contrats dépend de la date de conclusion du contrat et non de la date du litige.
Les trois blocs temporels sont:
2005, 2008, 2009, 2013, 2015, 2016, 2018
★ À maîtriser
L’initiative des négociations est libre et une partie peut inviter l’autre à entrer en pourparlers, sauf clause d’exclusivité interdisant les négociations parallèles.
Les parties doivent conduire les pourparlers de bonne foi et une entrée en négociation sans intention de conclure, destinée à détourner l’autre d’un contrat avec un tiers, peut engager la responsabilité civile.
Selon l’article 1112-1 du Code civil, la partie qui connaît une information déterminante pour le consentement de l’autre doit la lui communiquer lorsque celle-ci l’ignore légitimement ou fait confiance à son cocontractant.
Le devoir d’information porte seulement sur les informations déterminantes pour le consentement et présentant un lien direct et nécessaire avec le contenu du contrat ou la qualité des parties.
Le devoir d’information ne porte pas sur l’estimation de la valeur de la prestation, sauf pour les dirigeants sociaux qui doivent informer sur la valeur réelle des parts sociales qu’ils cèdent.
Un manquement au devoir d’information sans malhonnêteté est sanctionné par la responsabilité civile, tandis qu’un manquement dolosif peut aussi entraîner la nullité du contrat.
Compléments
Le devoir d’information concerne tous les cocontractants, quelle que soit leur qualité, mais certains professionnels sont présumés détenir l’information en raison de leur compétence.
Le devoir d’information peut prendre la forme:
Selon l’arrêt du 15 mars 2017, le préjudice résultant du manquement au devoir d’information consiste en une perte de chance de ne pas contracter ou de contracter à des conditions plus avantageuses.
Information déterminante non transmise → responsabilité, voire nullité en cas de dol
★ À maîtriser
Les pourparlers peuvent rester informels ou être contractualisés par un accord de principe qui oblige les parties à négocier loyalement sans les contraindre à conclure le contrat définitif.
En cas d’échec des négociations, l’article 1112-2 impose de ne pas utiliser ou divulguer sans autorisation les informations confidentielles obtenues pendant les pourparlers.
La rupture des négociations est libre et n’a pas à être motivée, mais elle doit respecter la bonne foi et ne peut pas être utilisée pour contraindre les parties à conclure.
En principe, la rupture abusive des pourparlers relève de la responsabilité délictuelle, mais elle relève de la responsabilité contractuelle lorsque les négociations ont été contractualisées par un accord de principe.
📌 Selon l’arrêt Manoukian du 26 novembre 2003 et l’article 1112 du Code civil, l’indemnisation d’une rupture abusive ne couvre ni les avantages attendus du contrat non conclu ni la perte de chance de les obtenir, mais les frais engagés pour négocier.
Compléments
📌 La rupture devient abusive lorsqu’un faisceau d’indices révèle l’absence de motif légitime ou un comportement de mauvaise foi dans l’exercice de la liberté de mettre fin aux pourparlers.
Rupture libre, mais rupture déloyale = responsabilité
★ À maîtriser
En cas de violation du pacte, le bénéficiaire peut demander la responsabilité contractuelle du souscripteur, ainsi que la nullité du contrat ou sa substitution au tiers si celui-ci connaissait l’existence du pacte et l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir.
L’action interrogatoire permet au tiers de demander par écrit au bénéficiaire de confirmer l’existence du pacte et son intention de s’en prévaloir dans un délai raisonnable.
Si le bénéficiaire ne répond pas dans le délai raisonnable fixé par l’action interrogatoire, il est privé de la possibilité de demander la nullité du contrat conclu avec le tiers ou sa substitution à celui-ci.
Compléments
📌 Le pacte de préférence doit préciser les biens ou opérations concernés et la procédure à suivre, mais il peut être conclu sans délai ni prix déterminés et pour une durée déterminée ou indéterminée.
Préférence du bénéficiaire ≠ consentement au contrat définitif
★ À maîtriser
Le bénéficiaire peut lever ou non l’option pendant le délai prévu, tandis que le promettant est déjà engagé et doit maintenir son consentement pendant toute la durée de l’option.
Lorsque le bénéficiaire lève l’option dans le délai et selon les modalités prévus, la promesse devient caduque et le contrat définitif est formé.
La promesse unilatérale doit contenir les éléments essentiels du futur contrat et respecter le consentement non vicié, la capacité juridique ainsi que le contenu licite et certain.
Compléments
📌 Lorsque le bénéficiaire ne lève pas l’option, notamment parce qu’il refuse le contrat, laisse expirer le délai ou ne respecte pas les modalités prévues, la promesse devient caduque et les parties sont libérées.
📌 En l’absence de terme explicite, la promesse unilatérale reste valable mais comporte un terme implicite correspondant à un délai raisonnable, qui ne peut conduire à un engagement perpétuel.
Promettant engagé, bénéficiaire libre : l’un doit maintenir, l’autre peut opter.
★ À maîtriser
📌 Le montant de l’indemnité d’immobilisation est librement fixé par les parties mais doit rester raisonnable ; le cours indique qu’il se situe autour de 2,3 % et qu’une requalification peut être envisagée au-delà.
📌 Selon l’article 1124, alinéa 2, la révocation de la promesse pendant le délai laissé au bénéficiaire pour opter n’empêche pas la formation du contrat promis.
Compléments
Si le bénéficiaire ne lève pas l’option, le promettant peut en principe conserver l’indemnité conformément aux conditions de la promesse.
Si le bénéficiaire lève l’option, l’indemnité d’immobilisation est généralement considérée comme une avance sur le prix du contrat définitif et est déduite du prix total.
Lorsque la non-réalisation de la promesse est indépendante de la volonté du bénéficiaire, le promettant doit lui rembourser intégralement l’indemnité d’immobilisation.
Rétractation pendant l’option → inefficacité et formation possible du contrat.
★ À maîtriser
📌 En cas de violation de la promesse par le promettant, le bénéficiaire peut engager sa responsabilité contractuelle et demander des dommages et intérêts.
📌 Le bénéficiaire peut demander la nullité du contrat conclu entre le promettant et le tiers seulement s’il prouve que le tiers connaissait l’existence de la promesse au moment de contracter.
Compléments
📌 Le bénéficiaire peut engager la responsabilité civile du tiers lorsque celui-ci a commis une faute délictuelle, notamment en connaissant de mauvaise foi l’existence de la promesse.
P-N-R : promettant, nullité, responsabilité du tiers.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1589 du Code civil, la promesse de vente vaut vente lorsque les parties ont donné leur consentement réciproque sur la chose et sur le prix.
Compléments
📌 L’acte authentique possède une force probante supérieure à celle d’un acte sous signature privée, mais sa signature ne devient une condition du consentement que si une partie l’a ainsi prévue ou considérée.
Unilatérale : un seul consentement ; synallagmatique : consentements réciproques déjà donnés.
★ À maîtriser
📌 L’article 225-1 du Code pénal interdit que la liberté contractuelle conduise à une discrimination illicite portant atteinte à l’égalité et au respect des personnes.
📌 L’article L. 121-11 du Code de la consommation interdit en principe au professionnel de refuser la vente d’un produit ou la fourniture d’un service à un consommateur sans motif légitime.
Compléments
Liberté de choisir, mais interdiction de discriminer et obligation de vendre sans motif légitime.
| Source | Caractéristique | Exemple |
|---|---|---|
| Acte juridique | Accord de volontés créant des effets de droit | Contrat de prêt |
| Fait juridique | Événement auquel la loi rattache des effets de droit | Accident de voiture |
| Loi | Obligation imposée indépendamment de la volonté | Impôt sur le revenu |
| Obligation naturelle | Devoir de conscience exécuté volontairement | Dernières volontés d’un défunt |
| Action | Cible | Condition |
|---|---|---|
| Responsabilité contractuelle | Promettant | Inexécution de la promesse |
| Nullité du contrat | Tiers et promettant | Le tiers connaissait la promesse |
| Responsabilité délictuelle | Tiers | Faute du tiers, notamment mauvaise foi |
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