Fiche de révision : Droit des contrats spéciaux

Plan du Cours

  1. Notions fondamentales des contrats spéciaux
  2. Qualification et régime juridique
  3. Qualification unitaire et accessoire
  4. Qualification mixte et rôle du juge
  5. Sources du droit des contrats
  6. Évolution historique et réformes
  7. Présentation des contrats étudiés
  8. Contrats portant sur une chose
  9. Formation et principes de la vente
  10. Avant-contrats de vente
  11. Modulations du consensualisme
  12. Formalisme de la vente
  13. Existence et appropriation de la chose
  14. Détermination de la chose vendue
  15. Existence et détermination du prix
  16. Réalité et sérieux du prix

1. Notions fondamentales des contrats spéciaux

Notions clés & Définitions

  • Droit des contrats spéciaux : Étude des règles particulières applicables à certaines catégories de contrats, en complément des règles générales du droit des obligations.
  • Contrat nommé : Contrat prévu et réglementé par la loi ou par les usages, qui lui donnent une dénomination comme la vente, le bail, le prêt ou le mandat.
  • Contrat innomé : Ne fait l’objet d’aucune réglementation spéciale et dont le régime est généralement recherché dans les contrats nommés les plus proches ou dans ses stipulations détaillées.

Points essentiels

  • Pour contrôler un contrat spécial, il faut vérifier sa légalité puis déterminer les sanctions civiles applicables en cas d’inexécution.

  • L’article 1217 du Code civil prévoit notamment les sanctions suivantes:

    • Refus d’exécution
    • Exécution forcée en nature
    • Réduction du prix
    • Résolution du contrat
    • Réparation des conséquences de l’inexécution

📌 Tout contrat est soumis à des règles générales applicables à tous les contrats et à des règles spéciales propres à sa catégorie.

Astuce mémo

Règles générales pour tous, règles spéciales selon la catégorie

2. Qualification et régime juridique

Notions clés & Définitions

  • Qualification juridique : Consiste à faire entrer un fait ou un contrat individuel dans une catégorie juridique afin de déterminer son régime juridique et les règles impératives applicables.

★ À maîtriser

📌 Les règles impératives s’imposent aux parties et ne permettent pas de dérogation, tandis que les règles supplétives peuvent être écartées par leur volonté.

📌 Un contrat est commercial lorsqu’il est passé par un commerçant pour les besoins de son commerce, civil lorsqu’il est passé par un non-commerçant ou par un commerçant pour ses besoins personnels, et mixte lorsqu’il est conclu entre un non-commerçant et un commerçant agissant dans le cadre de son commerce.

  • Avant de qualifier un contrat, le juge doit l’interpréter en recherchant l’intention des parties et, en cas de contradiction, le sens qu’une personne raisonnable placée dans la même situation lui donnerait.

Compléments

📌 Les contrats commerciaux sont notamment soumis à la liberté de la preuve, à la solidarité passive et à la compétence des tribunaux de commerce, contrairement aux contrats civils.

Astuce mémo

Interpréter, qualifier, appliquer le régime

3. Qualification unitaire et accessoire

Notions clés & Définitions

  • Obligation caractéristique : Obligation fondamentale sans laquelle les parties n’auraient pas contracté et autour de laquelle s’organise l’ensemble de l’opération.

★ À maîtriser

  • La qualification unitaire consiste à identifier les critères de la catégorie pressentie puis à les confronter au contrat à qualifier.

  • Les principales obligations caractéristiques sont:

    • Remise de la jouissance d’un bien pour le bail
    • Conservation et restitution d’une chose pour le dépôt
    • Transfert gratuit de propriété pour la donation
    • Réalisation indépendante d’un service rémunéré pour l’entreprise
    • Usage gratuit suivi de la restitution pour le commodat
    • Transfert de propriété contre un prix pour la vente
    • Représentation d’autrui pour le mandat

📌 Selon l’accessoire qualitatif, l’élément accessoire est affecté au service de l’élément principal, de sorte que la qualification dépend du but poursuivi par les parties plutôt que de la valeur respective des prestations.

Compléments

  • Dans un contrat de réparation automobile, le remplacement des pièces est l’accessoire de la prestation de réparation lorsque le but principal recherché est le service rendu par le garagiste.

Astuce mémo

Obligation principale → qualification du contrat

4. Qualification mixte et rôle du juge

Notions clés & Définitions

  • Qualification mixte : Consiste à découper un contrat hybride en sous-ensembles et à appliquer à chaque partie le régime du contrat correspondant.

★ À maîtriser

  • Pour un contrat d’entraînement hippique, la garde de l’animal peut relever du dépôt lorsqu’il est laissé dans l’écurie, tandis que l’entraînement constitue l’obligation principale d’un contrat d’entreprise lorsque la garde n’est que l’accessoire de l’optimisation du rendement du cheval.

📌 La qualification retenue par les parties ne lie pas le juge lorsqu’elle est inexacte, car il peut disqualifier le contrat et lui appliquer le régime juridique correspondant.

Compléments

📌 Un contrat sui generis ne correspond à aucune qualification de contrat nommé et relève principalement du droit général des contrats.

Astuce mémo

Qualification unitaire pour tout le contrat, qualification mixte par sous-ensembles

5. Sources du droit des contrats

★ À maîtriser

  • Le Code civil réglemente notamment la vente, le bail, le mandat et le dépôt, tandis que certaines règles des contrats spéciaux figurent dans le Code de commerce et le Code de la consommation.

  • La jurisprudence concilie les textes contradictoires, comble les lacunes de la loi et organise notamment le régime de certaines actions ou de certains contrats.

  • Les directives européennes du 5 avril 1993 sur les clauses abusives et du 25 mai 1999 en matière de consommation relèvent d’une harmonisation sectorielle minimale laissant aux États membres la possibilité d’adopter des protections plus fortes.

📌 La théorie des obligations positives de la Convention européenne des droits de l’homme peut conduire à condamner un État qui s’abstient de modifier sa législation et permet ainsi à un particulier de violer les droits d’un autre particulier.

Compléments

  • Les conventions de Bruxelles de 1924 sur les transports maritimes et de Varsovie de 1929 sur les transports aériens internationaux illustrent l’influence des conventions internationales sur les contrats spéciaux.

Astuce mémo

Textes, jurisprudence, pratique, sources supranationales

6. Évolution historique et réformes

★ À maîtriser

  • Le droit romain envisageait principalement les contrats à travers les actions qu’ils permettaient d’intenter et ne reconnaissait une obligation contractuelle que lorsqu’une action spécifique était prévue par la loi.

  • Le droit canonique a contribué à l’affirmation du consensualisme médiéval, selon lequel l’échange des consentements suffit à former le contrat et à l rendre obligatoire, conformément à l’adage solus consensus obligat.

  • Le Code civil de 1804 a accordé une place centrale au droit commun des contrats et a conçu les règles des contrats spéciaux comme des précisions ou des applications de ce droit général.

  • L’évolution contemporaine des contrats spéciaux se caractérise par la professionnalisation des petits contrats, la spécialisation des catégories contractuelles et la protection accrue de la partie faible.

  • L’ordonnance du 10 février 2016 a introduit de nouvelles règles protectrices dans le domaine des contrats d’adhésion, mais elle a réformé le droit général des obligations et non l’ensemble du droit des contrats spéciaux.

  • Le droit des obligations spéciales devait regrouper notamment les obligations suivantes:

    • Délivrance
    • Conservation
    • Réception
    • Entretien
  • Les quatre axes de l’avant-projet sont:

    • Une faveur particulière pour la liberté
    • Une recherche du réel
    • Faire œuvre pratique
    • Faire œuvre de sagesse

Compléments

  • Le 26 juin 2017, l’association Henri Capitant a remis à la Chancellerie un avant-projet de réforme du droit des contrats spéciaux.

  • L’avant-projet de 2020 présidé par le professeur Stoffel-Munck a été présenté au printemps 2022 après 26 mois de travaux, puis soumis à une consultation publique jusqu’au 15 janvier 2023.

Astuce mémo

Droit romain, consensualisme, Code civil, modernisation

7. Présentation des contrats étudiés

Notions clés & Définitions

  • Contrat de vente : Selon l’article 1582 du Code civil, la vente est la convention par laquelle l’un s’oblige à livrer une chose et l’autre à la payer ; elle est translat ive de propriété, à titre onéreux, et porte sur une chose.
  • Contrat d’échange : Selon l’article 1702 du Code civil, l’échange est un contrat par lequel les parties se donnent respectivement une chose pour une autre.
  • Contrat de donation : Selon l’article 894 du Code civil, la donation est l’acte par lequel le donateur se dépouille actuellement et irrévocablement de la chose donnée en faveur du donataire qui l’accepte ; elle est translat ive de propriété à titre gratuit.
  • Contrat de bail : Contrat par lequel le bailleur donne au preneur la jouissance d’un bien meuble ou immeuble pendant une durée donnée, moyennant un prix appelé loyer.
  • Prêt à usage : Selon l’article 1875 du Code civil, le prêt à usage ou commodat est le contrat par lequel une partie livre une chose à une autre pour qu’elle s’en serve, à charge de la rendre après usage.

Points essentiels

  • Le cours distingue les contrats portant sur un bien, les contrats portant sur un service et les contrats portant sur un litige.

Astuce mémo

B-S-L : biens, services, litiges

8. Contrats portant sur une chose

Notions clés & Définitions

  • Prêt à usage : Code civil, Article 1875 — Contrat par lequel une partie livre gratuitement une chose à une autre, qui doit la restituer après s’en être servie
  • Contrat d’entreprise : Convention par laquelle une personne exécute indépendamment un travail contre rémunération, sans représenter son cocontractant

Points essentiels

📌 Le contrat de vente est synallagmatique, commutatif, onéreux et translatif de propriété, même si le transfert peut être retardé.

Astuce mémo

Propriété transférée par la vente, jouissance mise à disposition par le bail

9. Formation et principes de la vente

Notions clés & Définitions

  • Formation de la vente : Rencontre d’une offre et d’une acceptation portant sur la chose et le prix

★ À maîtriser

  • La validité du contrat exige : (Code civil, Article 1128):
    • le consentement des parties
    • la capacité de contracter
    • un contenu licite et certain

📌 Selon l’article 1583 du Code civil, la vente est parfaite et la propriété est acquise à l’acheteur dès l’accord sur la chose et le prix, même si la chose n’est pas livrée et le prix n’est pas payé.

Compléments

  • Dans les ventes à distance conclues par des professionnels, le consommateur dispose d’un délai de rétractation de 14 jours à compter de la réception du bien, délai prolongé d’un an s’il n’a pas été informé de ce droit.

  • Dans la vente immobilière à usage d’habitation conclue avec un acquéreur non professionnel, le délai de rétractation est de 10 jours à compter du lendemain de la première prestation.

Astuce mémo

Accord sur la chose et le prix → vente parfaite et transfert de propriété

10. Avant-contrats de vente

Notions clés & Définitions

  • Promesse unilatérale : Code civil, Article 1124 — Contrat par lequel une personne s’engage immédiatement à vendre une chose à des conditions déterminées, tandis que le bénéficiaire dispose d’un droit d’option pendant un délai fixé
  • Pacte de préférence : Code civil, Article 1123 — Contrat par lequel une partie s’engage à proposer prioritairement à son bénéficiaire de contracter si elle décide de vendre

Points essentiels

  • La promesse unilatérale est un véritable contrat qui doit être maintenu pendant le délai d’option, tandis que l’offre est en principe révocable et devient caduque au décès de son auteur.

  • La levée de l’option forme la vente sans rétroactivité, tandis que l’absence de levée dans le délai rend la promesse caduque et fait perdre le droit d’acquérir ou de vendre.

  • En cas de violation du pacte de préférence, le bénéficiaire peut obtenir des dommages et intérêts, et il peut demander la nullité ou sa substitution au tiers si celui-ci connaissait le pacte et l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir. — Code civil, Article 1123

Astuce mémo

Promesse : engagement de vendre ; pacte : priorité si l’on décide de vendre

11. Modulations du consensualisme

Notions clés & Définitions

  • Condition suspensive : Modalité qui subordonne la naissance d’une obligation à un événement futur et incertain
  • Condition résolutoire : Modalité qui subordonne la survie d’une obligation à un événement futur et incertain dont la réalisation entraîne son anéantissement rétroactif

★ À maîtriser

  • La vente à la dégustation n’est pas formée avant l’agrément discrétionnaire de l’acheteur, tandis que la vente à l’essai est déjà conclue sous condition suspensive et repose sur une appréciation objective de l’essai.

  • La promesse synallagmatique oblige réciproquement les parties et vaut vente lorsque leur consentement porte sur la chose et le prix, tandis que la promesse unilatérale ne crée une obligation qu’à la charge du promettant. — Code civil, Article 1589

  • Dans une promesse synallagmatique assortie d’un terme, l’obligation est née mais son exigibilité est différée, tandis qu’une condition suspensive retarde la formation du contrat.

Compléments

📌 Dans la vente à la dégustation régie par l’article 1587 du Code civil, le transfert de propriété intervient au moment et au lieu convenus de l’agrément.

Astuce mémo

Dégustation : agrément discrétionnaire ; essai : appréciation objective

12. Formalisme de la vente

Notions clés & Définitions

  • Vente consensuelle : Contrat formé dès que les parties se sont accordées sur la chose et le prix.

★ À maîtriser

  • Le principe du consensualisme signifie que la vente est formée dès l’accord verbal sur la chose et le prix, sans remise de la chose ni acte écrit, sauf exception.

  • L’absence d’écrit n’empêche pas en principe la formation de la vente, mais un écrit peut être exigé pour prouver la vente ou pour assurer sa validité.

  • Le défaut d’écrit peut être sanctionné par une nullité absolue, une nullité relative ou une responsabilité selon l’objectif du formalisme et l’hypothèse concernée.

  • En matière de vente immobilière de droit commun, l’acte authentique n’est exigé ni pour la formation de la vente ni pour le transfert de propriété entre les parties, mais il est en principe nécessaire à la publicité foncière et à l’opposabilité aux tiers.

Compléments

📌 L’écrit peut être exigé pour prouver la vente ou l’accomplissement d’une information, tandis qu’un formalisme ad validitatem conditionne la validité même du contrat.

📌 Le non-respect d’une exigence écrite peut entraîner une nullité absolue, une nullité relative ou une responsabilité selon que la règle protège l’ordre public ou l’intérêt particulier d’une partie.

  • L’article 1112-1 du Code civil impose aux parties de divulguer une information dont l’importance est déterminante pour le consentement de l’autre.

📌 Pour certaines ventes immobilières spéciales, notamment la vente d’un immeuble à construire ou à rénover, l’acte authentique est exigé pour la validité de la vente et son défaut peut entraîner la nullité.

Astuce mémo

Accord sur chose et prix ≠ remise de la chose ni acte authentique

13. Existence et appropriation de la chose

★ À maîtriser

  • La vente d’une chose totalement détruite au moment de la conclusion est nulle pour absence d’objet et défaut de contrepartie, conformément à l’article 1601 du Code civil.

  • Lorsque seule une partie de la chose est détruite au moment de la vente, l’acheteur peut abandonner la vente ou conserver la partie restante avec une réduction proportionnelle du prix.

  • La vente d’une chose future est aléatoire lorsque l’acheteur acquiert seulement l’espoir de son existence et doit le prix quel que soit le résultat, tandis qu’elle est commutative lorsque le vendeur s’engage à faire exister la chose.

  • La vente de la chose d’autrui est sanctionnée par une nullité relative qui peut être demandée par l’acheteur dans un délai de cinq ans.

  • La vente d’une chose indivise par un seul coïndivisaire est rétroactivement validée si le bien lui est attribué lors du partage, mais elle devient caduque si le bien est attribué à un autre coïndivisaire.

Compléments

📌 La cession de droits successoraux futurs et la cession globale des œuvres futures d’un artiste sont interdites.

📌 Les clauses d’inaliénabilité conventionnelles sont valables si elles sont limitées dans le temps et justifiées par un intérêt sérieux et légitime.

Astuce mémo

Chose détruite avant la vente → absence d’objet → nullité

14. Détermination de la chose vendue

★ À maîtriser

📌 Selon l’article 1163 du Code civil, la chose vendue doit être déterminée ou déterminable dans son espèce et sa quantité.

📌 Dans une vente à la mesure, la vente n’est parfaite qu’après individualisation de la chose, tandis que dans une vente en bloc elle est parfaite dès la désignation du lieu où se trouve la chose.

Compléments

📌 Lorsque la qualité de la chose n’est pas prévue, l’article 1166 du Code civil impose de la déterminer au regard des attentes légitimes des parties, du contrat, de la chose, des usages et du prix convenu.

Astuce mémo

Vente à la mesure : individualisation nécessaire ; vente en bloc : vente déjà parfaite

15. Existence et détermination du prix

Notions clés & Définitions

  • Prix de vente : Contrepartie monétaire déterminée ou déterminable qui constitue l’objet de l’obligation de l’acheteur et distingue la vente de la donation ou de l’échange.

★ À maîtriser

  • Le prix peut être déterminable par:
    • un tarif à l’unité ou à la mesure
    • un indice appliqué à une somme de départ
    • une redevance proportionnelle aux résultats

📌 Dans un contrat-cadre, le prix peut être fixé unilatéralement par une partie, à charge pour elle d’en motiver le montant en cas de contestation, l’abus pouvant entraîner des dommages-intérêts ou la résolution du contrat.

Compléments

📌 Lorsque le prix est confié à un tiers, celui-ci doit être indépendant, son estimation s’impose aux parties et au juge sauf erreur grossière, et l’échec de son intervention rend la vente nulle sauf désignation d’un autre tiers.

Astuce mémo

Prix dérisoire = absence de prix ; prix seulement déséquilibré = lésion

16. Réalité et sérieux du prix

★ À maîtriser

  • Le prix fictif entraîne l’absence de prix et peut conduire à la requalification en donation déguisée, tandis que le prix dissimulé reste en principe valable entre les parties selon la contre-lettre.

  • Un prix dérisoire peut être assimilé à une absence de prix et entraîner la nullité, mais un prix symbolique reste valable s’il est justifié par l’économie générale de l’opération.

  • La lésion permet au vendeur d’un immeuble de demander la rescision lorsque le prix est inférieur à cinq douzièmes de la valeur du bien au moment de la vente.

  • Lorsque la lésion est admise, l’acheteur peut choisir entre subir la rescision et payer le complément du prix, tandis que le vendeur ne peut demander que la rescision.

Compléments

  • Les opérations concernées sont:
    • une vente d’immeuble
    • une vente de fonds de commerce
    • une vente de clientèle
    • une vente d’office ministériel
    • une vente de droit au bail

📌 L’action en rescision pour lésion doit être exercée dans un délai préfix de deux ans.

Tableaux de synthèse

Qualification des principaux contrats

ContratObligation caractéristiqueRégime économique
VenteTransfert de propriété contre un prixÀ titre onéreux
BailMise à disposition de la jouissance d’un bienÀ titre onéreux
DonationTransfert gratuit de propriétéÀ titre gratuit
CommodatUsage d’une chose puis restitutionÀ titre gratuit

Promesse unilatérale et pacte de préférence

NotionEngagement du promettantDroit du bénéficiaireSanction principale
Promesse unilatéraleS’engager à vendreLever ou non l’optionExécution forcée possible
Pacte de préférenceProposer prioritairement si une vente est décidéeAccepter ou refuser l’offreDommages et intérêts ; nullité ou substitution sous conditions

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Qu'étudie le droit des contrats spéciaux ?

Les règles particulières applicables à certaines catégories de contrats.

Contrat nommé

Prévu et réglementé par la loi ou les usages

Que faut-il vérifier pour contrôler un contrat spécial ?

Sa légalité et les sanctions civiles en cas d’inexécution.

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