📌 La liberté confère au sujet de droit un pouvoir d’autodétermination dans sa sphère d’autonomie, tandis que le droit est une prérogative attribuée par une autorité et invocable contre celle-ci.
Liberté = autodétermination ; droit = prérogative à invoquer contre une autorité.
📌 Le droit-autonomie protège un pouvoir d’émancipation à l’égard de l’autorité publique, tandis que le droit-créance tend à obtenir une prestation de cette autorité.
📌 Une obligation négative impose aux autorités de ne pas porter atteinte aux droits, tandis qu’une obligation positive leur impose de mettre en œuvre les moyens raisonnablement exigibles pour prévenir ou remédier aux violations.
Objet → génération → obligation → titulaire → contrôle.
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 consacre des droits universels et naturels ainsi qu’une exigence de légalité des atteintes qui leur sont portées.
Le décret du 16 pluviôse an II, soit le 4 février 1794, abolit l’esclavage en France et dans ses colonies.
La IIIe République consacre notamment:
La protection internationale se renforce notamment avec:
Révolution → proclamation des droits ; Seconde Guerre mondiale → internationalisation de leur protection.
📌 Le droit international des droits de l’homme oblige les États à garantir les droits des personnes sous leur juridiction en temps de paix comme en temps de guerre, tandis que le droit international humanitaire régit les conflits armés internes et internationaux.
Une pyramide de normes surmontée par la Constitution, surveillée par le juge.
★ À maîtriser
Compléments
Tribunaux militaires → tribunaux ONU → CPI permanente
★ À maîtriser
La Cour européenne des droits de l’homme comprend 46 juges, soit un par État partie, élus par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour un mandat de neuf ans non renouvelable.
Les formations de jugement sont:
📌 Le requérant devant la Cour européenne des droits de l’homme doit avoir épuisé les voies de recours internes effectives, avoir invoqué en substance ses griefs conventionnels devant les juridictions nationales et saisir la Cour dans les quatre mois suivant la dernière décision interne définitive.
Compléments
Requête interétatique contre un État ; requête individuelle par une personne
Une QPC est d’abord examinée par la juridiction saisie du litige, puis éventuellement transmise au Conseil d’État ou à la Cour de cassation, qui peut la renvoyer au Conseil constitutionnel après vérification des conditions de transmission.
Le Conseil constitutionnel peut abroger une disposition législative déclarée inconstitutionnelle dès la publication de sa décision ou reporter dans le temps les effets de cette abrogation pour protéger un objectif d’intérêt général.
Le juge judiciaire contrôle la conventionnalité des lois et écarte une loi inconventionnelle sans l’appliquer au litige, tandis qu’il ne contrôle pas leur constitutionnalité.
Le juge administratif contrôle la constitutionnalité des actes administratifs, sauf lorsque leur contenu est déterminé par une loi faisant écran, à moins que cet écran soit transparent ou neutralisé par l’interprétation de la loi.
Conseil constitutionnel : constitutionnalité des lois ; juges ordinaires : conventionnalité
📌 Le contrôle international sur rapport permet aux comités conventionnels des Nations Unies d’évaluer la conformité d’un État à ses obligations à partir de rapports étatiques, tandis que le contrôle sur plainte repose sur des communications alléguant la violation d’une convention.
Atteinte aux droits → recours juridictionnel ou intervention d’une autorité indépendante
📌 Le droit à un recours effectif permet d’exercer les voies de recours existantes et effectives devant les instances nationales, tandis que le droit d’accès à un tribunal permet de saisir un organe chargé de trancher un différend selon le droit et une procédure déterminée.
En droit interne, le droit constitutionnel au recours effectif découle de l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et permet de contester devant une juridiction la régularité d’une mesure litigieuse ou d’une situation de fait.
Le recours pour excès de pouvoir permet de contester la légalité d’un acte administratif, selon le principe consacré par l’arrêt CE, 1950, Dame Lamotte.
📌 L’indépendance subjective protège les juges contre les pressions et influences, tandis que l’indépendance objective exige l’apparence de leur indépendance à l’égard des organes de l’État et des parties.
Recours → procès équitable → décision → exécution
📌 Le contrôle d’identité administratif est préventif et vise à prévenir une atteinte à l’ordre public, tandis que le contrôle d’identité judiciaire suppose notamment des raisons plausibles de soupçonner une infraction ou l’utilité de la personne pour une enquête.
📌 La détention provisoire est une incarcération décidée par le juge des libertés et de la détention pour répondre à des nécessités de procédure ou de protection, tandis qu’une mesure de sûreté vise à prévenir la commission d’infractions par une personne considérée comme dangereuse.
Rétention préventive ≠ détention restrictive de liberté
📌 Le contrôle de constitutionnalité porte sur la proportionnalité des atteintes législatives aux droits constitutionnels, tandis que le contrôle de conventionnalité porte sur la compatibilité de la loi avec les droits garantis par les conventions internationales.
📌 Le régime répressif fait de la liberté le principe et intervient principalement après l’exercice du droit, tandis que le régime préventif subordonne éventuellement l’exercice du droit à une autorisation préalable pour prévenir un trouble.
But légitime → aptitude → nécessité → proportionnalité stricto sensu
★ À maîtriser
Le recours aux pouvoirs exceptionnels de l’article 16 de la Constitution suppose des circonstances exceptionnellement graves auxquelles les pouvoirs publics sont incapables de faire face.
L’état de siège peut être déclaré en cas de péril imminent résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection armée et entraîne le transfert des compétences de police à l’autorité militaire pour le maintien de l’ordre.
L’état d’urgence est déclaré par décret du président de la République en Conseil des ministres en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public ou d’événements présentant le caractère d’une calamité publique, et sa prolongation au-delà de 12 jours nécessite une loi.
En vertu de l’article 15 de la Convention européenne des droits de l’homme, un État peut déroger à certains droits pour sauvegarder la vie ou l’existence de la Nation en notifiant les motifs, le champ spatial et temporel des mesures au Secrétaire général du Conseil de l’Europe, sous réserve des droits indérogeables.
Compléments
État de siège, état d’urgence et pouvoirs exceptionnels répondent à des conditions distinctes
★ À maîtriser
📌 La discrimination directe applique à une personne un traitement moins favorable en raison d’un critère prohibé, tandis que la discrimination indirecte résulte d’une mesure apparemment neutre qui désavantage particulièrement certaines personnes en raison d’un tel critère.
Compléments
📌 En droit de la Convention européenne des droits de l’homme, les discriminations directes ou indirectes ne sont interdites que lorsqu’elles sont disproportionnées au regard du but légitime poursuivi, sur le fondement de l’article 14 de la CEDH et du Protocole n° 12.
Égalité devant la loi = traitement semblable ; égalité par la loi = traitement différencié pour atteindre l’égalité réelle
★ À maîtriser
En droit français, la vie commence dès la naissance d’un enfant vivant et viable, tandis que la Cour européenne des droits de l’homme refuse de fixer abstraitement le point de départ de la vie.
Le recours à la force meurtrière est admissible uniquement pour: défendre une personne contre une violence illégale, effectuer une arrestation régulière ou empêcher une évasion, réprimer légalement une émeute ou une insurrection
🔄 Les obligations positives de l’État suivent trois étapes:
Compléments
📌 Le droit à la vie est en principe indérogeable, mais une dérogation est admise en cas de décès résultant d’actes licites de guerre, conformément à l’article 15 § 2 de la CEDH.
Risque réel de mort → obligations négatives, positives et enquête effective de l’État
★ À maîtriser
L’esclavage correspond à l’exercice d’attributs de propriété sur une personne, la servitude à une dépendance complète, le travail forcé à un travail imposé sous la menace d’une peine, et la traite au recrutement, transport ou accueil à des fins d’exploitation par des moyens coercitifs ou frauduleux.
Le traitement dégradant humilie ou avilit la victime, le traitement inhumain lui inflige de vives souffrances physiques ou morales, et la torture constitue un traitement inhumain délibéré provoquant de très graves et cruelles souffrances.
Le principe de non-refoulement interdit à un État de renvoyer une personne vers un pays où elle risque de subir des traitements indignes ou d’être renvoyée vers un autre pays présentant ce risque.
Compléments
📌 Plus la victime est vulnérable, plus la protection qui lui est due est élevée et plus le seuil de gravité nécessaire pour caractériser un traitement indigne est faible.
Esclavage → servitude → travail forcé → traite
★ À maîtriser
En droit français, l’assistance médicale à la procréation est réservée aux couples hétérosexuels ou de femmes et aux femmes seules, vivants et en âge de procréer, dans le cadre d’un projet parental.
Le droit de refuser un traitement, même lorsque ce choix met la vie en danger, oblige le médecin à respecter la volonté du patient après l’avoir informé des conséquences.
Le droit au logement est un droit fondamental qui n’est ni une liberté fondamentale du référé-liberté ni directement invocable contre les particuliers, tandis que le droit à l’hébergement d’urgence est une liberté fondamentale en raison de son caractère urgent et provisoire.
Compléments
📌 La gestation pour autrui est interdite par l’article 16-7 du code civil, mais la filiation d’un enfant né d’une GPA à l’étranger doit pouvoir être établie conformément à son droit au respect de la vie privée et familiale.
Dignité subjective : protéger la personne ; dignité objective : limiter certains droits
📌 Le droit au logement est un droit fondamental conventionnel, mais il n’est ni une liberté fondamentale au sens du référé-liberté ni directement invocable entre particuliers, tandis que le droit à l’hébergement d’urgence est une liberté fondamentale, urgente et provisoire. — CE, Association de réinsertion sociale du Limousin, 2002
📌 Le droit au logement opposable et le droit à l’hébergement opposable, consacrés par la loi du 5 mars 2007, peuvent être imposés après un recours amiable devant une commission départementale de médiation puis, si nécessaire, par le juge administratif au moyen d’une injonction éventuellement assortie d’une astreinte.
📌 La qualité de réfugié suppose que le demandeur soit hors de son pays, qu’il éprouve des craintes personnelles, actuelles et fondées de persécutions liées à un motif exhaustivement énuméré, qu’un agent de persécution soit identifié et qu’il ne puisse bénéficier de la protection de son pays.
Logement durable ≠ hébergement d’urgence provisoire
La vie personnelle intime comprend notamment:
Le traitement des données sensibles est en principe interdit, sauf exceptions comme le consentement explicite, tandis que les données ordinaires relèvent du principe de libre traitement encadré par le consentement et la nécessité.
Les détenus conservent le droit au respect de leur vie privée et familiale, mais les restrictions liées aux correspondances, aux appels, aux visites ou à la vidéosurveillance sont admises si elles sont justifiées et proportionnées.
Depuis la loi du 22 décembre 2021, le détenu conclut un contrat d’emploi pénitentiaire presque identique à un contrat de travail de droit commun, mais les litiges relèvent du juge administratif.
Le principe de précaution impose d’agir face à un risque environnemental incertain, tandis que le principe de prévention impose de limiter ou d’empêcher un dommage dont le risque est avéré.
Le droit à la nationalité comprend le droit d’acquérir une nationalité, d’en changer, de ne pas être apatride et de ne pas se la voir retirer arbitrairement, sans constituer pour autant un droit positif imposable à l’État. — CEDH, Ramadan c. Malte, 2016
L’attribution de la nationalité française résulte principalement de la naissance, notamment par le droit du sang, tandis que l’acquisition intervient après la naissance par naturalisation, mariage ou déclaration d’un enfant adopté ou recueilli.
Le droit de vote appartient à tout citoyen âgé de 18 ans révolus, jouissant de ses droits civiques, avec la nationalité française pour les élections nationales et la nationalité d’un État membre de l’Union européenne pour les élections européennes et municipales sous les conditions prévues par le code électoral.
L’inéligibilité interdit à une personne détenant un mandat de se présenter à une élection pour exercer un second mandat, tandis que l’incompatibilité oblige une personne détenant deux mandats à n’en conserver qu’un seul.
Depuis 1994, la privation des droits civiques des personnes condamnées constitue une peine complémentaire limitée, prononcée par un juge, tandis que les condamnations antérieures à 1994 restent soumises à l’ancien régime.
Le destinataire d’une mesure administrative doit pouvoir présenter ses observations avant la décision, sauf notamment en cas d’urgence, de risque pour l’ordre public ou de procédure particulière.
Une sphère personnelle protégée, prolongée par les données numériques
| Critère | Catégorie | Caractéristique |
|---|---|---|
| Objet | Droit-autonomie | Protège l’émancipation à l’égard de l’autorité publique |
| Objet | Droit-créance | Suppose une prestation de l’autorité publique |
| Génération | Première génération | Protège l’autodétermination |
| Génération | Deuxième génération | Suppose une prestation étatique |
| Génération | Troisième génération | Protège l’Humanité et l’environnement |
| Institution ou recours | Objet | Condition ou effet |
|---|---|---|
| Cour pénale internationale | Jugement des crimes internationaux | Compétence complémentaire des juridictions nationales |
| Cour européenne des droits de l’homme | Violation de la Convention européenne | Épuisement des recours internes et saisine dans les quatre mois |
| QPC | Contrôle des droits et libertés constitutionnels | Question soulevée dans un litige après promulgation |
| Référé-liberté | Sauvegarde d’une liberté fondamentale | Atteinte grave et manifestement illégale |
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1. Quelle approche définit les droits et libertés fondamentaux à partir des valeurs essentielles qu’ils protègent ?
2. Quelle distinction caractérise le mieux une liberté par rapport à un droit ?
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Que désignent les droits et libertés fondamentaux selon l'approche substantialiste ?
Les droits porteurs de valeurs fondamentales.
Que désignent les droits et libertés fondamentaux selon l'approche normativiste ?
Les droits énoncés dans une norme constitutionnelle ou conventionnelle.
Quelle différence principale existe entre liberté et droit ?
La liberté est un pouvoir d'autodétermination, le droit une prérogative attribuée par une autorité.
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