QCM : Droit des personnes — 45 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction fondamentale la summa divisio du droit civil établit-elle entre les personnes et les choses ?

Les personnes sont des objets de droit, tandis que les choses sont des sujets de droit
Les personnes relèvent de l’avoir, tandis que les choses relèvent de l’être
Les personnes sont des sujets de droit, tandis que les choses sont des objets de droit
Les personnes et les choses sont deux catégories de sujets de droit

Les personnes sont des sujets de droit, tandis que les choses sont des objets de droit

Explication

La summa divisio oppose les personnes, qui relèvent de l’être et sont sujets de droit, aux choses, qui relèvent de l’avoir et sont objets de droit. L’idée selon laquelle les choses seraient des sujets de droit inverse précisément cette distinction.

2. Que désigne la personnalité juridique d’une personne ?

L’autorisation d’agir en justice au nom d’une autre personne
La possibilité d’exercer concrètement tous ses droits sans restriction
La capacité de posséder des biens sans être soumis à des obligations
L’aptitude à être titulaire de droits et assujetti à des obligations

L’aptitude à être titulaire de droits et assujetti à des obligations

Explication

La personnalité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et assujetti à des obligations. La possibilité d’exercer effectivement ces droits relève de la capacité juridique, qui constitue une notion distincte.

3. Quelle proposition décrit correctement le rapport entre personnalité juridique et capacité juridique ?

La capacité juridique permet d’acquérir des droits, tandis que la personnalité permet de les exercer
La personnalité et la capacité sont toujours identiques pour les mineurs et les majeurs protégés
La capacité juridique est reconnue à toute personne, tandis que la personnalité peut être limitée
La personnalité est reconnue à toute personne, tandis que la capacité d’exercice peut être limitée

La personnalité est reconnue à toute personne, tandis que la capacité d’exercice peut être limitée

Explication

Toute personne possède la personnalité juridique, mais l’exercice effectif de ses droits peut être limité, notamment pour les mineurs et les majeurs sous tutelle. La capacité juridique ne se confond donc pas avec l’existence de la personnalité.

4. Quels droits les lois bioéthiques du 29 juillet 1994 ont-elles notamment consacrés ?

Le droit de disposer librement de tout élément du corps après la mort
Le droit de choisir toute intervention médicale sans aucune restriction
Le droit à la dignité, au respect du corps et à l’intégrité du corps humain
Le droit de transformer juridiquement un embryon en personne dès la conception

Le droit à la dignité, au respect du corps et à l’intégrité du corps humain

Explication

Les lois bioéthiques de 1994 consacrent la dignité et le respect de l’être humain dès le commencement de la vie, ainsi que le respect et l’intégrité du corps humain. Elles ne consacrent pas une liberté médicale générale ni une personnalité juridique automatique dès la conception.

5. À quel moment la personnalité juridique d’une personne physique s’acquiert-elle en principe ?

À la naissance, puis elle prend fin au décès
À la déclaration de naissance, puis elle prend fin à la retraite
Dès la conception, puis elle prend fin à la majorité
À la viabilité, puis elle prend fin lorsque la capacité diminue

À la naissance, puis elle prend fin au décès

Explication

La personnalité juridique commence en principe à la naissance et se perd à la mort. La conception et la viabilité ne constituent pas, à elles seules, le moment général d’acquisition de cette personnalité.

6. Quelles conditions l’enfant doit-il remplir pour acquérir la personnalité juridique à la naissance ?

Être né vivant et viable
Être vivant à la conception et atteindre la majorité
Être conçu et reconnu par ses parents
Être né dans un établissement médical et déclaré rapidement

Être né vivant et viable

Explication

L’acquisition de la personnalité juridique suppose que l’enfant soit né vivant et viable. La reconnaissance parentale, le lieu de naissance ou l’atteinte de la majorité ne sont pas les conditions juridiques exigées.

7. Quel élément caractérise une naissance vivante au sens juridique ?

L’expulsion complète suivie d’un signe de vie, comme la respiration ou des battements cardiaques
L’expulsion complète sans signe de vie, dès lors que l’enfant était viable
La déclaration à l’état civil après l’accouchement dans le délai prévu
La conception suivie d’une durée de gestation considérée comme suffisante

L’expulsion complète suivie d’un signe de vie, comme la respiration ou des battements cardiaques

Explication

La naissance vivante suppose l’expulsion ou l’extraction complète du produit de la gestation et la présence d’un signe de vie, tel que la respiration ou des battements cardiaques. La viabilité et la déclaration à l’état civil sont des notions distinctes.

8. Quel document est établi lorsqu’un enfant naît vivant et viable puis décède rapidement ?

Un acte de naissance et un acte de décès
Un acte de naissance sans acte de décès
Un acte d’enfant sans vie et un acte de décès
Un acte d’enfant sans vie sans autre document d’état civil

Un acte de naissance et un acte de décès

Explication

Un enfant né vivant et viable acquiert la personnalité juridique, ce qui justifie l’établissement d’un acte de naissance puis d’un acte de décès. L’acte d’enfant sans vie concerne l’enfant né sans vie.

9. Que prévoit l’article L114-5 du Code de l’action sociale et des familles concernant la naissance ?

Nul ne peut invoquer un préjudice du seul fait de sa naissance
Les parents peuvent demander réparation dès que la naissance est médicalisée
La naissance constitue un dommage dès lors qu’elle entraîne des obligations familiales
Toute naissance d’un enfant handicapé ouvre droit à réparation

Nul ne peut invoquer un préjudice du seul fait de sa naissance

Explication

L’article L114-5 pose que nul ne peut se prévaloir d’un préjudice du seul fait de sa naissance. Des circonstances particulières, comme une faute ayant causé un handicap ou empêché sa détection, peuvent toutefois produire des droits à réparation.

10. Dans quelle situation la faute d’une personne peut-elle engager sa responsabilité envers un enfant à naître ?

Lorsqu’elle a simplement été présente au moment de l’accouchement
Lorsqu’elle a directement provoqué le handicap de l’enfant
Lorsqu’elle a contribué indirectement aux obligations liées à la naissance
Lorsqu’elle a rendu la naissance différente des attentes des parents

Lorsqu’elle a directement provoqué le handicap de l’enfant

Explication

La responsabilité est engagée lorsque la faute a un lien direct avec le handicap de l’enfant à naître et a causé un préjudice corporel. La naissance elle-même ou une présence lors de l’accouchement ne suffit pas à établir cette responsabilité.

11. Quelle solution l’arrêt Perruche du 17 novembre 2000 a-t-il admise ?

L’enfant ne pouvait jamais demander réparation, même en cas de faute médicale directement causale
Les parents pouvaient être indemnisés sans qu’une faute médicale ait empêché la détection du handicap
La Cour de cassation a exclu toute réparation liée aux conséquences d’une naissance handicapée
L’enfant et sa mère pouvaient demander réparation après des fautes ayant empêché le recours à l’avortement

L’enfant et sa mère pouvaient demander réparation après des fautes ayant empêché le recours à l’avortement

Explication

Dans l’arrêt Perruche, l’Assemblée plénière a admis l’action de l’enfant et de sa mère lorsque des fautes médicales avaient empêché la mère d’exercer son droit à l’avortement. Cette solution a ensuite été encadrée par la loi anti-Perruche de 2002.

12. Quelle règle résulte de la loi anti-Perruche du 4 mars 2002 ?

Les parents sont indemnisés pour toute naissance handicapée, même sans faute dans le suivi médical
L’enfant ne peut invoquer sa naissance handicapée seule, tandis que les parents peuvent être indemnisés en cas de faute caractérisée
L’enfant peut toujours obtenir réparation de sa naissance handicapée, tandis que les parents ne disposent d’aucun recours
L’enfant et les parents peuvent obtenir réparation dès qu’un handicap est découvert après la naissance

L’enfant ne peut invoquer sa naissance handicapée seule, tandis que les parents peuvent être indemnisés en cas de faute caractérisée

Explication

La loi de 2002 exclut l’indemnisation de l’enfant fondée sur le seul fait de sa naissance handicapée, mais permet l’indemnisation des parents lorsqu’une faute caractérisée a empêché la détection du handicap et le recours à l’avortement. La présence d’un handicap, sans faute répondant à ces conditions, ne suffit donc pas.

13. Quel est le statut juridique de l’embryon humain avant la naissance ?

Un être dépourvu de toute protection juridique
Une chose humaine protégée par le droit
Un sujet de droit titulaire d’obligations
Une personne juridique dotée de tous ses droits

Une chose humaine protégée par le droit

Explication

L’embryon est juridiquement une chose humaine protégée, car la personnalité juridique commence à la naissance. Il ne possède donc pas encore le statut de personne juridique, même si le droit lui accorde une protection.

14. Pourquoi l’homicide ne peut-il pas être retenu lorsque le fœtus meurt avant sa naissance ?

Parce que le fœtus ne peut jamais être considéré comme viable
Parce que la protection pénale commence après la majorité
Parce que le décès prénatal relève toujours du droit civil
Parce que l’homicide suppose la mort d’une personne juridique

Parce que l’homicide suppose la mort d’une personne juridique

Explication

L’homicide porte sur la mort d’une personne, et le fœtus n’a pas encore acquis la personnalité juridique avant sa naissance. Sa viabilité ou sa proximité du terme ne modifie pas cette condition juridique.

15. Quel effet produit l’adage infans conceptus lorsqu’il sert l’intérêt de l’enfant simplement conçu ?

Il lui impose les obligations successorales de ses parents
Il lui attribue immédiatement la personnalité juridique complète
Il transforme toute grossesse en naissance juridiquement constatée
Il lui permet d’acquérir certains droits sans lui imposer d’obligations

Il lui permet d’acquérir certains droits sans lui imposer d’obligations

Explication

L’adage infans conceptus permet de considérer l’enfant conçu comme né lorsque cela favorise son intérêt, notamment pour lui faire acquérir des droits. Cette fiction ne lui impose pas d’obligations.

16. Quelle condition fait partie des exigences de l’adage infans conceptus ?

L’enfant doit être majeur au moment où le droit est revendiqué
L’enfant doit être conçu lors de l’événement concerné et naître vivant et viable
L’enfant doit avoir été déclaré avant l’événement qui fonde son droit
L’enfant doit être capable de comprendre l’intérêt invoqué pour lui

L’enfant doit être conçu lors de l’événement concerné et naître vivant et viable

Explication

L’adage exige notamment que l’enfant soit conçu au moment de l’événement et qu’il naisse ensuite vivant et viable, avec un intérêt qui lui est propre. La majorité et la capacité de discernement ne constituent pas ces conditions.

17. À quoi correspond aujourd’hui la perte de la personnalité juridique ?

À l’entrée dans un coma durablement diagnostiqué
À la suppression administrative de l’état civil
À la décision judiciaire de retirer certains droits
À la mort biologique de la personne

À la mort biologique de la personne

Explication

Depuis la suppression de la mort civile en 1854, la personnalité juridique prend fin avec la mort biologique. Le coma, une décision judiciaire ou une modification administrative ne produisent pas cet effet.

18. Quelle caractéristique définit la mort cérébrale ?

L’absence totale et définitive d’activité électrique cérébrale
La perte de mémoire accompagnée d’une respiration spontanée
L’impossibilité temporaire de communiquer avec l’entourage
La diminution prolongée de la conscience avec certaines activités cérébrales

L’absence totale et définitive d’activité électrique cérébrale

Explication

La mort cérébrale se caractérise par l’absence totale et définitive de toute activité électrique cérébrale. Elle se distingue ainsi du coma ou de l’état végétatif, dans lesquels la personne reste juridiquement vivante.

19. Comment la personnalité juridique est-elle maintenue dans le coma ou l’état végétatif ?

La personne y est juridiquement décédée mais conserve certains biens
La personnalité juridique y est suspendue jusqu’à une éventuelle guérison
La personne y est considérée comme vivante et conserve sa personnalité juridique
La personne y perd sa personnalité juridique dès que l’inconscience dure

La personne y est considérée comme vivante et conserve sa personnalité juridique

Explication

Le coma et l’état végétatif n’équivalent pas à la mort cérébrale : la personne est considérée comme vivante et conserve sa personnalité juridique. La durée de l’inconscience ne suffit donc pas à mettre fin à cette personnalité.

20. Quel effet juridique le décès produit-il sur le patrimoine du défunt ?

Il maintient le patrimoine au nom du défunt pendant toute la succession
Il rend les biens du défunt sans propriétaire jusqu’à leur vente
Il transfère automatiquement les biens à la commune du décès
Il transmet les biens du défunt à ses héritiers

Il transmet les biens du défunt à ses héritiers

Explication

Le décès met fin à la personnalité juridique et ouvre la transmission des biens aux héritiers. Il ne laisse donc pas le patrimoine durablement au nom du défunt ni ne le transfère automatiquement à la commune.

21. Quel principe s’applique au corps humain après la mort ?

Les restes humains doivent être traités avec respect, dignité et décence
Le respect du corps cesse dès que la personnalité juridique prend fin
Les cendres ne bénéficient d’aucune protection juridique particulière
Les restes humains deviennent librement disponibles pour toute exposition

Les restes humains doivent être traités avec respect, dignité et décence

Explication

Le respect dû au corps humain se prolonge après la mort : les restes et les cendres doivent être traités avec respect, dignité et décence. La disparition de la personnalité juridique ne supprime donc pas cette exigence.

22. Comment fonctionne le consentement au don d’organes en droit français depuis 2016 ?

Le don est interdit sans autorisation écrite d’un médecin
L’opposition est présumée lorsque la personne n’a rien déclaré
Le consentement est présumé, sauf opposition exprimée du vivant de la personne
Le consentement doit être recueilli auprès de la famille après chaque décès

Le consentement est présumé, sauf opposition exprimée du vivant de la personne

Explication

Depuis la loi du 26 janvier 2016, le don d’organes repose sur une présomption de consentement. La personne peut toutefois s’y opposer de son vivant, notamment par inscription au registre national ou par écrit remis à un proche.

23. Quelle décision la Cour de cassation a-t-elle rendue dans l’arrêt Our Body du 16 septembre 2010 ?

Elle a réservé les cadavres plastinés aux musées publics agréés
Elle a reconnu un droit de propriété sur les corps exposés
Elle a autorisé toute exposition de cadavres lorsque la famille y consent
Elle a interdit l’exposition commerciale de cadavres plastinés

Elle a interdit l’exposition commerciale de cadavres plastinés

Explication

Dans l’arrêt Our Body du 16 septembre 2010, la Cour de cassation a interdit l’exposition commerciale de cadavres plastinés, même lorsque les intéressés avaient donné leur accord de leur vivant. Le consentement antérieur ne suffisait donc pas à légitimer cette exploitation commerciale.

24. Quelle distinction oppose la réserve héréditaire à la quotité disponible ?

La réserve peut être librement léguée, tandis que la quotité disponible revient obligatoirement aux enfants
La réserve appartient au conjoint, tandis que la quotité disponible revient nécessairement à l’État
La réserve concerne les dettes, tandis que la quotité disponible concerne les frais funéraires
La réserve revient obligatoirement aux enfants, tandis que la quotité disponible peut être librement attribuée

La réserve revient obligatoirement aux enfants, tandis que la quotité disponible peut être librement attribuée

Explication

La réserve héréditaire protège la part des biens qui doit revenir aux enfants, alors que la quotité disponible peut être attribuée librement par le défunt. Ces deux fractions se distinguent donc par leur degré de liberté testamentaire.

25. Que désigne la réserve héréditaire dans une succession ?

La part des biens utilisée pour régler les dettes avant tout legs
La part des biens que le défunt peut attribuer librement à toute personne
La part des biens qui doit revenir aux enfants malgré la volonté du défunt
La part des biens réservée au conjoint lorsque les enfants renoncent

La part des biens qui doit revenir aux enfants malgré la volonté du défunt

Explication

La réserve héréditaire protège une partie du patrimoine au profit des enfants, même contre la volonté du défunt. La cotité disponible correspond au contraire à la fraction dont le défunt peut disposer librement, sous certaines limites.

26. Quelle fraction des biens constitue la réserve héréditaire lorsqu’un défunt laisse deux enfants ?

Les deux tiers des biens, répartis équitablement entre les deux enfants
La moitié des biens, attribuée intégralement à l’aîné des enfants
Les trois quarts des biens, répartis selon les besoins de chaque enfant
La totalité des biens, sauf la part destinée aux créanciers

Les deux tiers des biens, répartis équitablement entre les deux enfants

Explication

Avec deux enfants, la réserve héréditaire représente les deux tiers des biens et cette réserve est ensuite divisée équitablement entre eux. La moitié correspond à la situation d’un seul enfant, tandis que les trois quarts concernent trois enfants ou davantage.

27. Dans quelle limite une personne peut-elle utiliser la cotité disponible ?

Elle doit attribuer cette part aux enfants selon les mêmes proportions que la réserve héréditaire.
Elle doit conserver cette part jusqu’au décès du dernier héritier réservataire.
Elle peut transmettre cette part à une personne choisie, même si le legs porte atteinte à l’ordre public.
Elle peut léguer cette part à sa famille, à des amis ou à des associations dans le respect de l’ordre public.

Elle peut léguer cette part à sa famille, à des amis ou à des associations dans le respect de l’ordre public.

Explication

La cotité disponible permet de transmettre librement les biens à des proches, à des amis ou à des associations, sous réserve de l’ordre public. Elle ne peut donc pas servir à contourner les règles impératives ni à porter atteinte à une réserve héréditaire.

28. Quelle distinction caractérise le suicide, l’euthanasie et la provocation au suicide ?

Le suicide et l’euthanasie sont identiques, tandis que la provocation au suicide concerne les soins palliatifs.
Le suicide implique un tiers, l’euthanasie relève d’une liberté et la provocation au suicide est autorisée.
Le suicide relève d’une liberté, l’euthanasie implique un tiers et la provocation au suicide est pénalement interdite.
Le suicide est une infraction, l’euthanasie relève d’une liberté et la provocation au suicide est médicale.

Le suicide relève d’une liberté, l’euthanasie implique un tiers et la provocation au suicide est pénalement interdite.

Explication

Le suicide est présenté comme relevant d’une liberté, alors que l’euthanasie suppose l’intervention d’un tiers pour provoquer la mort ou laisser mourir. La provocation au suicide constitue une infraction pénale et ne se confond pas avec l’accompagnement médical.

29. Quelle différence oppose l’euthanasie active à l’euthanasie passive ?

L’euthanasie active accomplit un geste provoquant la mort, tandis que la forme passive n’empêche pas le décès.
L’euthanasie active interrompt une procédure, tandis que la forme passive administre une substance provoquant la mort.
L’euthanasie active concerne les soins palliatifs, tandis que la forme passive impose la poursuite des traitements.
L’euthanasie active repose sur une abstention, tandis que la forme passive réalise un geste létal.

L’euthanasie active accomplit un geste provoquant la mort, tandis que la forme passive n’empêche pas le décès.

Explication

L’euthanasie active repose sur un acte destiné à provoquer la mort, tandis que l’euthanasie passive consiste à ne pas empêcher le malade de mourir. L’abstention et le geste létal sont donc inversés dans la dernière proposition.

30. Quel effet la loi Leonetti du 22 avril 2005 produit-elle sur la fin de vie ?

Elle autorise le médecin à provoquer la mort lorsque la souffrance devient difficile à traiter.
Elle impose la poursuite des traitements et écarte la volonté du patient en phase terminale.
Elle interdit au médecin de provoquer la mort et permet l’arrêt des traitements demandé par le patient.
Elle crée un droit général à mourir par administration médicale d’une substance létale.

Elle interdit au médecin de provoquer la mort et permet l’arrêt des traitements demandé par le patient.

Explication

La loi Leonetti interdit au médecin de provoquer la mort, renforce les soins palliatifs et permet de respecter la volonté d’arrêter les traitements. Elle ne crée donc pas un droit général à mourir ni une obligation de poursuivre les traitements.

31. Dans quel ordre le médecin doit-il rechercher la volonté d’un patient inconscient qui n’a laissé aucune indication connue ?

La famille, puis les proches, puis la personne de confiance et les directives anticipées
Les directives anticipées, puis la personne de confiance, puis la famille et les proches
La personne de confiance, puis les directives anticipées, puis la famille et les proches
Les proches, puis la famille, puis les directives anticipées et le juge

Les directives anticipées, puis la personne de confiance, puis la famille et les proches

Explication

Le médecin vérifie d’abord l’existence de directives anticipées, consulte ensuite la personne de confiance, puis la famille et les proches. Malgré ces consultations, la décision finale appartient au médecin.

32. Quelle distinction permet d’opposer l’absence à la disparition ?

L’absence laisse incertain le fait que la personne soit vivante, tandis que la disparition rend le décès probable ou certain.
L’absence concerne un danger mortel établi, tandis que la disparition correspond à une personne présumée vivante à son domicile.
L’absence suppose un corps retrouvé, tandis que la disparition exige que la personne donne encore régulièrement de ses nouvelles.
L’absence établit le décès de la personne, tandis que la disparition maintient une simple incertitude sur sa résidence.

L’absence laisse incertain le fait que la personne soit vivante, tandis que la disparition rend le décès probable ou certain.

Explication

L’absence correspond à une situation où la personne ne donne plus de nouvelles sans que son décès soit probable. La disparition se caractérise au contraire par des circonstances rendant le décès probable ou certain, même sans corps retrouvé.

33. Qu’est-ce que la présomption d’absence ?

La situation d’une personne qui ne paraît plus à son domicile, ne donne plus de nouvelles et reste présumée vivante
La situation d’une personne dont le mariage est dissous par transmission du jugement à l’état civil
La situation d’une personne dont la succession est ouverte après vingt ans sans aucune nouvelle
La situation d’une personne dont le décès est judiciairement établi après une disparition dangereuse

La situation d’une personne qui ne paraît plus à son domicile, ne donne plus de nouvelles et reste présumée vivante

Explication

La présomption d’absence concerne une personne qui a cessé de paraître à son domicile ou à sa résidence et ne donne plus de nouvelles, tout en étant présumée vivante. Elle se distingue ainsi de la déclaration d’absence, qui fait présumer le décès et produit les effets correspondants.

34. Quelle mesure le juge peut-il prendre pendant une présomption d’absence ?

Il peut transférer les biens à la famille sans organiser leur administration provisoire.
Il peut déclarer le décès dès que la personne ne paraît plus à son domicile.
Il peut ouvrir la succession et dissoudre le mariage comme si le décès était établi.
Il peut désigner un représentant chargé d’administrer tout ou partie des biens de la personne absente.

Il peut désigner un représentant chargé d’administrer tout ou partie des biens de la personne absente.

Explication

Pendant la présomption d’absence, le juge peut désigner un représentant afin d’administrer tout ou partie des biens de l’absent. L’ouverture de la succession et la dissolution du mariage relèvent des effets de la déclaration d’absence, qui présume le décès.

35. Quels effets produit la déclaration d’absence après sa transmission à l’état civil ?

Elle permet une représentation des biens sans produire les conséquences juridiques du décès.
Elle maintient la présomption de vie et suspend l’administration des biens jusqu’au retour.
Elle établit une simple disparition sans modifier les rapports successoraux ou matrimoniaux.
Elle fait présumer le décès, ouvre la succession et entraîne la dissolution du mariage.

Elle fait présumer le décès, ouvre la succession et entraîne la dissolution du mariage.

Explication

La déclaration d’absence fait présumer le décès et produit, après sa transmission à l’état civil, les effets du décès, notamment l’ouverture de la succession et la dissolution du mariage. Elle ne se limite donc pas à une mesure d’administration provisoire.

36. Quelle caractéristique distingue juridiquement une personne morale de ses membres ?

Elle possède un patrimoine propre distinct de celui de ses membres.
Elle ne peut détenir de biens qu’au nom de ses membres.
Elle dépend du patrimoine personnel de son représentant légal.
Elle confond son patrimoine avec celui de chacun de ses membres.

Elle possède un patrimoine propre distinct de celui de ses membres.

Explication

La personne morale dispose d’un patrimoine propre, séparé de celui des personnes qui la composent, et peut agir en justice. La théorie ancienne du patrimoine unique, qui constitue le distracteur principal, fusionnait au contraire les patrimoines de la personne morale et de ses membres.

37. Laquelle de ces entités relève de la catégorie des personnes morales publiques ?

Une fondation créée par des particuliers
Une collectivité territoriale
Une société commerciale privée
Une association sportive déclarée

Une collectivité territoriale

Explication

Les collectivités territoriales font partie des personnes morales publiques, avec l’État, les administrations et les entreprises publiques. Les sociétés, associations et fondations constituées par des particuliers relèvent en principe du secteur privé.

38. Quelle distinction caractérise une société par rapport à une association ?

La société rassemble des membres sans projet commun ni organisation durable.
La société poursuit un but désintéressé et exclut toute mise en commun.
La société vise une mission publique et dépend d’une autorité administrative.
La société poursuit un but lucratif et repose sur un affectio societatis.

La société poursuit un but lucratif et repose sur un affectio societatis.

Explication

Une société poursuit un but lucratif et suppose une volonté de collaborer au projet commun, appelée affectio societatis. L’association se définit au contraire par un but non lucratif, ce qui rend le deuxième choix inadapté.

39. Comment se définit juridiquement une association au sens de la loi du 1er juillet 1901 ?

Un service public créé par une décision administrative pour satisfaire un intérêt général.
Un contrat commercial organisant la répartition des bénéfices entre plusieurs investisseurs.
Un groupement temporaire destiné à réaliser une opération lucrative entre ses participants.
Une convention réunissant durablement des personnes autour d’un but autre que le partage des bénéfices.

Une convention réunissant durablement des personnes autour d’un but autre que le partage des bénéfices.

Explication

L’association est une convention par laquelle au moins deux personnes mettent durablement en commun leurs connaissances ou leurs activités dans un but non lucratif. Le choix relatif à la répartition des bénéfices décrit plutôt la logique d’une société.

40. À quel moment une société acquiert-elle la personnalité morale ?

Après le début effectif de son activité commerciale
Dès la signature du contrat entre les futurs associés
Au moment du dépôt de son premier compte bancaire
Lors de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés

Lors de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés

Explication

L’immatriculation au registre du commerce et des sociétés confère à la société sa personnalité morale. Avant cette formalité, elle est en cours de formation, même si les associés ont déjà signé son acte constitutif.

41. Quelle conséquence produit l’insertion d’une association au Journal officiel après sa déclaration en préfecture et le dépôt de ses statuts ?

Elle lui confère la personnalité morale et la capacité d’agir juridiquement.
Elle transforme automatiquement son but non lucratif en activité commerciale.
Elle lui attribue la qualité de personne morale publique avec des prérogatives administratives.
Elle dispense ses membres de respecter les statuts déposés en préfecture.

Elle lui confère la personnalité morale et la capacité d’agir juridiquement.

Explication

Après la déclaration, le dépôt des statuts et l’insertion au Journal officiel, l’association acquiert la personnalité morale et peut agir juridiquement. Une association déclarée demeure une personne morale privée et ne devient pas une autorité publique.

42. Laquelle de ces situations peut entraîner la dissolution d’une société ?

L’arrivée du terme prévu pour sa durée
La modification de l’adresse personnelle d’un associé
La conclusion d’un nouveau contrat avec un fournisseur
L’augmentation du nombre de clients de la société

L’arrivée du terme prévu pour sa durée

Explication

L’écoulement de la durée prévue constitue une cause de dissolution, comme une décision volontaire des organes ou certaines causes judiciaires. Les changements ordinaires d’adresse, de contrats ou de clientèle ne produisent pas par eux-mêmes cet effet.

43. Que devient la personnalité morale d’une société après sa dissolution ?

Elle subsiste pendant la liquidation puis prend fin lorsque celle-ci est achevée.
Elle se transforme en personnalité morale personnelle au profit du liquidateur.
Elle est transférée aux créanciers jusqu’au paiement de toutes les dettes.
Elle disparaît immédiatement dès la décision de dissolution des associés.

Elle subsiste pendant la liquidation puis prend fin lorsque celle-ci est achevée.

Explication

La dissolution ouvre une période de liquidation pendant laquelle la personnalité morale subsiste pour permettre le règlement du patrimoine social. Elle prend fin à l’achèvement des opérations de liquidation, et non au seul moment de la dissolution.

44. Lequel de ces droits peut être reconnu à une personne morale ?

Le droit de vote dans toutes les élections politiques
Le droit de propriété et le droit d’agir en justice
Le droit de se marier et de fonder une famille
Le droit à l’intégrité physique d’une personne humaine

Le droit de propriété et le droit d’agir en justice

Explication

Les personnes morales peuvent notamment être propriétaires de biens et agir en justice, et elles bénéficient aussi de certains droits attachés à leur réputation ou à leur expression. Les droits liés au mariage, au vote politique ou à l’intégrité physique concernent des personnes humaines.

45. Quelle position le Conseil d’État a-t-il adoptée dans l’affaire Fondation Louis Vuitton du 7 octobre 2022 concernant la vie privée des personnes morales ?

Il a supprimé la distinction entre le droit à l’honneur et le droit à la vie privée.
Il a reconnu qu’une personne morale pouvait bénéficier du respect de la vie privée.
Il a confirmé que la vie privée concernait exclusivement les personnes physiques.
Il a réservé la protection de la vie privée aux sociétés exerçant une activité lucrative.

Il a reconnu qu’une personne morale pouvait bénéficier du respect de la vie privée.

Explication

Dans l’arrêt Fondation Louis Vuitton du 7 octobre 2022, le Conseil d’État a reconnu un droit au respect de la vie privée pour une personne morale. Cette solution se distingue de la position de la première chambre civile de la Cour de cassation, qui refuse cette protection aux personnes morales.

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Quelle distinction fait la summa divisio du droit civil ?

Elle distingue les personnes des choses.

Qu'est-ce qu'une personne en droit civil ?

Un être qui jouit de la personnalité juridique.

À quoi dépend l'exercice effectif de la personnalité juridique ?

À la capacité juridique.

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