QCM : Droit du travail : repères et sources — 56 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le champ du droit social ?

Il réunit le droit commercial et le droit de la responsabilité civile
Il réunit le droit du travail et le droit de la protection sociale
Il concerne les relations fiscales entre les entreprises et les salariés
Il organise les rapports entre les administrations et les collectivités territoriales

Il réunit le droit du travail et le droit de la protection sociale

Explication

Le droit social regroupe le droit du travail, qui encadre les relations entre employeurs et salariés, et le droit de la protection sociale, qui concerne la couverture sociale. Le droit commercial porte sur l’activité des entreprises et ne constitue pas le second volet du droit social.

2. À quelle population le droit du travail s’applique-t-il principalement en France ?

Aux bénévoles participant aux activités d’associations reconnues d’utilité publique
Aux travailleurs indépendants exerçant une activité commerciale ou artisanale
Aux salariés des entreprises de droit privé, notamment les sociétés et les associations
Aux agents publics titulaires employés par les administrations centrales

Aux salariés des entreprises de droit privé, notamment les sociétés et les associations

Explication

Le droit du travail concerne principalement les salariés des entreprises de droit privé, notamment les sociétés commerciales et les associations, soit environ 16 millions de personnes. Les agents publics titulaires et les travailleurs indépendants relèvent de régimes juridiques différents.

3. Quel régime s’applique à un contrat aidé conclu avec un employeur public ?

Il relève du droit administratif et du tribunal administratif pour tout litige
Il relève d’un régime mixte limité aux règles de rémunération
Il relève du Code civil et du tribunal judiciaire pour les conflits
Il relève de l’intégralité du Code du travail et des prud’hommes

Il relève de l’intégralité du Code du travail et des prud’hommes

Explication

Les contrats aidés conclus avec un employeur public relèvent de l’intégralité du Code du travail et leurs litiges sont portés devant le conseil de prud’hommes. Ils ne sont donc pas soumis, pour ces aspects, au régime ordinaire des agents publics.

4. Dans quelle situation le principe « à travail égal, salaire égal » autorise-t-il une différence de rémunération ?

Lorsqu’une différence est prévue par une pratique habituelle de l’entreprise
Lorsqu’une justification objective et vérifiable explique cette différence
Lorsqu’un salarié accepte individuellement une rémunération inférieure
Lorsqu’un employeur invoque une préférence personnelle pour un salarié

Lorsqu’une justification objective et vérifiable explique cette différence

Explication

Le principe consacré par l’arrêt Ponsolle impose une rémunération égale pour un travail identique ou de valeur égale, sauf justification objective et vérifiable. Une préférence personnelle ou une simple habitude d’entreprise ne suffit pas à justifier l’écart.

5. Quelle formalité précède le licenciement d’un représentant du personnel ?

Une consultation facultative du comité social et économique, contestable devant le tribunal judiciaire
Une approbation du salarié protégé, contestable devant le Conseil d’État
Une validation préalable du conseil de prud’hommes, contestable devant la cour d’appel
Une autorisation préalable de l’inspecteur du travail, contestable devant le tribunal administratif

Une autorisation préalable de l’inspecteur du travail, contestable devant le tribunal administratif

Explication

Le licenciement d’un représentant du personnel nécessite l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail, dont la décision peut être contestée devant le tribunal administratif. Cette protection distingue le salarié protégé du salarié soumis au licenciement ordinaire.

6. Qui détient le pouvoir de réglementer l’exercice du droit de grève ?

L’employeur par une clause générale du règlement intérieur
Le conseil de prud’hommes par une décision applicable à l’entreprise
Le syndicat majoritaire par une règle interne à la profession
La loi, conformément au Préambule de la Constitution de 1946

La loi, conformément au Préambule de la Constitution de 1946

Explication

L’alinéa 7 du Préambule de 1946 consacre le droit de grève et réserve à la loi le pouvoir d’en réglementer l’exercice. L’employeur ne peut pas créer seul, par règlement intérieur, le cadre général de ce droit.

7. Quelle obligation les arrêts « Amiante » de février 2002 ont-ils consacrée à la charge de l’employeur ?

Une obligation de négociation collective avant toute embauche
Une obligation de reclassement pour chaque salarié démissionnaire
Une obligation de sécurité de résultat envers les salariés
Une obligation de consultation annuelle sur les salaires de l’entreprise

Une obligation de sécurité de résultat envers les salariés

Explication

Les arrêts « Amiante » de la chambre sociale de la Cour de cassation ont consacré une obligation de sécurité de résultat à la charge de l’employeur. Cette décision concerne la protection de la santé et de la sécurité, et non la politique salariale ou le recrutement.

8. Quelle réforme du Code du travail a été adoptée en avril 2024 concernant les congés payés ?

Elle a supprimé les congés payés durant les périodes d’incapacité de travail
Elle a remplacé les congés payés par une indemnité versée par l’État
Elle a réservé les congés payés aux salariés présents toute l’année
Elle a permis l’acquisition de congés payés pendant un arrêt maladie

Elle a permis l’acquisition de congés payés pendant un arrêt maladie

Explication

En avril 2024, le législateur a réformé le Code du travail pour permettre l’acquisition de congés payés pendant un arrêt maladie, conformément au droit de l’Union européenne. La réforme n’a pas supprimé les congés payés ni transféré leur financement à l’État.

9. Quelle mesure la loi Le Chapelier du 17 juin 1791 a-t-elle instaurée ?

Elle a interdit les corporations ainsi que les coalitions ouvrières et patronales
Elle a instauré les deux premières semaines de congés payés
Elle a réduit la durée légale hebdomadaire à trente-cinq heures
Elle a reconnu la liberté syndicale pour les groupements professionnels

Elle a interdit les corporations ainsi que les coalitions ouvrières et patronales

Explication

La loi Le Chapelier du 17 juin 1791 a interdit les corporations ainsi que les coalitions ouvrières et patronales. La liberté syndicale a été reconnue plus tard par la loi Waldeck-Rousseau de 1884.

10. Quel apport majeur la loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884 a-t-elle eu pour les travailleurs ?

Elle a interdit les syndicats et renforcé les interdictions de coalition
Elle a instauré la semaine de quarante heures et les congés payés
Elle a abrogé la loi Le Chapelier et reconnu formellement la liberté syndicale
Elle a fixé la durée légale du travail à trente-cinq heures

Elle a abrogé la loi Le Chapelier et reconnu formellement la liberté syndicale

Explication

La loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884 a abrogé la loi Le Chapelier et reconnu formellement la liberté syndicale. Les congés payés et la réduction du temps de travail correspondent à des réformes postérieures.

11. Quelles avancées sociales les accords de Matignon de juin 1936 ont-ils apportées ?

Deux semaines de congés payés et une semaine de quarante heures
Une semaine de trente-neuf heures et la liberté syndicale
Une cinquième semaine de congés payés et une semaine de trente-cinq heures
Trois semaines de congés payés et une semaine de trente-huit heures

Deux semaines de congés payés et une semaine de quarante heures

Explication

Les accords de Matignon de juin 1936 ont accordé les deux premières semaines de congés payés et instauré la semaine de 40 heures. La cinquième semaine et la durée de 35 heures ont été instituées lors de réformes ultérieures.

12. Quel changement les lois Aubry de 1998 à 2000 ont-elles introduit dans la durée légale du travail ?

Elles l’ont augmentée de 35 à 39 heures par semaine
Elles l’ont réduite de 39 à 35 heures par semaine
Elles l’ont maintenue à 39 heures en ajoutant une semaine de congés
Elles l’ont réduite de 40 à 39 heures par semaine

Elles l’ont réduite de 39 à 35 heures par semaine

Explication

Les lois Aubry de 1998 à 2000 ont fait passer la durée légale hebdomadaire du travail de 39 à 35 heures. Le passage à 39 heures et l’instauration de la cinquième semaine de congés payés remontent à l’ordonnance du 16 janvier 1982.

13. Dans la hiérarchie des normes en droit du travail, quel élément se situe au sommet et lequel se trouve à un niveau inférieur aux accords collectifs ?

Les accords collectifs sont au sommet, tandis que les sources unilatérales sont inférieures aux règlements.
La loi est au sommet, tandis que le règlement intérieur est inférieur aux conventions collectives.
Le bloc de constitutionnalité est au sommet, tandis que le contrat de travail est inférieur aux accords collectifs.
Les conventions internationales sont au sommet, tandis que les décrets sont inférieurs aux contrats de travail.

Le bloc de constitutionnalité est au sommet, tandis que le contrat de travail est inférieur aux accords collectifs.

Explication

Le bloc de constitutionnalité occupe le sommet de la hiérarchie, et le contrat de travail se situe sous les conventions et accords collectifs. La loi et les conventions internationales sont placées à des niveaux importants, mais elles ne correspondent pas à cette combinaison précise.

14. Quelle distinction caractérise principalement la convention collective et l’accord collectif ?

La convention collective fixe des avantages individuels, tandis que l’accord collectif organise les relations entre les juridictions.
La convention collective couvre l’ensemble des thèmes du droit du travail, tandis que l’accord collectif vise un ou deux domaines précis.
La convention collective possède une nature réglementaire, tandis que l’accord collectif relève d’une décision individuelle de l’employeur.
La convention collective concerne une entreprise, tandis que l’accord collectif concerne nécessairement plusieurs secteurs professionnels.

La convention collective couvre l’ensemble des thèmes du droit du travail, tandis que l’accord collectif vise un ou deux domaines précis.

Explication

La convention collective a une portée thématique générale, alors que l’accord collectif se concentre sur un nombre limité de domaines. Ils conservent néanmoins la même nature juridique de contrats collectifs, contrairement à la qualification réglementaire proposée.

15. Lorsqu’une norme inférieure et une norme supérieure entrent en conflit, dans quelle situation la norme inférieure peut-elle prévaloir selon le principe de faveur ?

Lorsqu’elle accorde au salarié une protection plus favorable que la norme supérieure.
Lorsqu’elle prévoit une règle plus simple à appliquer dans l’entreprise.
Lorsqu’elle concerne un nombre plus important de salariés que la norme supérieure.
Lorsqu’elle est adoptée plus récemment par une autorité compétente de l’entreprise.

Lorsqu’elle accorde au salarié une protection plus favorable que la norme supérieure.

Explication

Le principe de faveur permet à la norme inférieure de déroger à la norme supérieure lorsque cette dérogation est plus favorable au salarié. La date d’adoption, l’effectif concerné ou la simplicité d’application ne déterminent pas l’issue du conflit.

16. Depuis la loi El Khomri de 2016, dans quelle situation un accord d’entreprise peut-il déroger défavorablement à une norme supérieure ?

Dans un domaine expressément autorisé par la loi, même si la disposition est moins favorable.
Dès qu’un vote majoritaire des salariés approuve une disposition moins favorable à la loi.
Lorsqu’un accord de branche prévoit une délégation générale au profit de l’entreprise.
Pour toute question liée au contrat de travail, lorsque l’employeur justifie une difficulté économique.

Dans un domaine expressément autorisé par la loi, même si la disposition est moins favorable.

Explication

La loi El Khomri a permis, dans certains domaines expressément autorisés, qu’un accord d’entreprise déroge défavorablement à la loi ou à un accord de branche. Une approbation des salariés ou une difficulté économique ne suffit pas à étendre cette possibilité à tous les domaines.

17. Quelle situation correspond à un usage d’entreprise ?

Une clause négociée dans le contrat de travail d’un salarié nouvellement recruté.
Une prime accordée une fois à un salarié en raison de sa performance personnelle.
Une décision ponctuelle de l’employeur prise pour répondre à une situation individuelle.
Une pratique habituellement suivie qui accorde un avantage collectif aux salariés ou à une catégorie d’entre eux.

Une pratique habituellement suivie qui accorde un avantage collectif aux salariés ou à une catégorie d’entre eux.

Explication

L’usage d’entreprise repose sur une pratique habituelle accordant un avantage à l’ensemble du personnel ou à une catégorie de salariés. Un avantage individuel ou une décision ponctuelle ne présente pas, par lui-même, le caractère collectif et habituel requis.

18. Quelles conditions doivent être réunies cumulativement pour qu’une pratique soit qualifiée d’usage d’entreprise ?

La publicité, la négociation et la durée.
La permanence, la contractualisation et l’unanimité.
La généralité, la rémunération et l’accord des représentants du personnel.
La généralité, la constance et la fixité.

La généralité, la constance et la fixité.

Explication

La qualification d’usage d’entreprise exige simultanément la généralité, la constance et la fixité. La présence de deux conditions ne suffit pas, et la négociation ou l’unanimité ne fait pas partie des critères cumulatifs indiqués.

19. Que désigne un engagement unilatéral de l’employeur ?

La volonté manifestée par l’employeur d’accorder un avantage supplémentaire à ses salariés ou à une catégorie déterminée.
Une pratique sectorielle reconnue par le Code du travail et commune à plusieurs entreprises.
Un accord collectif dépourvu de toute portée juridique en raison d’un défaut de signature.
Une clause individuelle imposée au salarié sans annonce préalable de l’employeur.

La volonté manifestée par l’employeur d’accorder un avantage supplémentaire à ses salariés ou à une catégorie déterminée.

Explication

L’engagement unilatéral exprime la volonté de l’employeur d’accorder un avantage supplémentaire à des salariés déterminés ou à l’ensemble du personnel, éventuellement pour une durée limitée. Une pratique sectorielle relève plutôt de l’usage professionnel, tandis qu’un accord collectif irrégulier peut relever de l’accord atypique.

20. Quelles formalités l’employeur doit-il respecter pour dénoncer régulièrement une source unilatérale ?

Informer les représentants du personnel, informer individuellement chaque salarié concerné et respecter un délai de prévenance suffisant.
Publier une note interne, recueillir l’accord des salariés et appliquer la suppression dès le lendemain.
Prévenir les représentants syndicaux, modifier les contrats de travail et obtenir une autorisation judiciaire.
Informer l’inspection du travail, consulter chaque salarié et attendre la conclusion d’un nouvel accord collectif.

Informer les représentants du personnel, informer individuellement chaque salarié concerné et respecter un délai de prévenance suffisant.

Explication

La dénonciation régulière suppose ces trois éléments : l’information des représentants du personnel, l’information individuelle des salariés concernés et un délai de prévenance suffisant. L’autorisation judiciaire, la modification des contrats ou l’accord individuel des salariés ne constituent pas les formalités requises.

21. À quel moment le délai de prévenance d’une dénonciation commence-t-il à courir ?

À compter de l’information individuelle de l’ensemble des salariés concernés.
À compter de l’information des représentants du personnel, même si certains salariés ne sont pas informés.
À compter de la publication de la dénonciation dans un document accessible dans l’entreprise.
À compter de la décision interne prise par l’employeur de supprimer l’avantage.

À compter de l’information individuelle de l’ensemble des salariés concernés.

Explication

Le délai de prévenance ne commence qu’après l’information individuelle de tous les salariés concernés. L’information des représentants du personnel ou la décision interne de l’employeur ne suffit pas à faire courir ce délai.

22. Quel est l’effet d’une dénonciation régulière d’une source unilatérale ?

L’avantage disparaît à la date de l’information des représentants du personnel, avec régularisation des périodes antérieures.
L’avantage cesse immédiatement pour les nouveaux salariés et reste acquis rétroactivement aux salariés présents.
L’avantage prend fin à l’expiration du délai de prévenance, sans effet rétroactif, pour l’ensemble du personnel concerné.
L’avantage est maintenu pour chaque salarié jusqu’à la modification individuelle de son contrat de travail.

L’avantage prend fin à l’expiration du délai de prévenance, sans effet rétroactif, pour l’ensemble du personnel concerné.

Explication

Une dénonciation régulière met fin à l’avantage lorsque le délai de prévenance expire, sans remettre en cause les situations antérieures, et elle concerne l’ensemble du personnel visé. Elle ne produit donc ni cessation immédiate ni effet rétroactif.

23. Lorsqu’une entreprise est vendue, fusionnée, absorbée ou cédée, quel effet produit en principe le transfert des contrats de travail sur un usage ou un engagement unilatéral ?

L’usage ou l’engagement suit les contrats de travail transférés et ne disparaît pas automatiquement.
L’usage ou l’engagement est supprimé dès la réalisation de l’opération, sans formalité supplémentaire.
L’usage ou l’engagement est suspendu jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord collectif dans l’entreprise.
L’usage ou l’engagement est remplacé par une clause individuelle propre à chaque salarié transféré.

L’usage ou l’engagement suit les contrats de travail transférés et ne disparaît pas automatiquement.

Explication

Lors d’une opération de transfert, l’usage, l’engagement unilatéral ou l’accord atypique suit les contrats de travail transférés. L’opération ne suffit donc pas à faire disparaître automatiquement l’avantage, contrairement à l’idée d’une suppression immédiate.

24. Quelle caractéristique définit le règlement intérieur dans l’entreprise ?

C’est un accord collectif négocié avec les représentants syndicaux sur les salaires et les horaires.
C’est une décision administrative précisant les modalités de financement de la protection sociale.
C’est un contrat individuel conclu avec chaque salarié pour organiser l’exécution du travail.
C’est un document unilatéral de l’employeur fixant notamment les règles de sécurité et de discipline.

C’est un document unilatéral de l’employeur fixant notamment les règles de sécurité et de discipline.

Explication

Le règlement intérieur est rédigé unilatéralement par l’employeur et encadre notamment la santé, la sécurité, la discipline et les sanctions. Un accord collectif résulte d’une négociation et ne correspond donc pas à cette définition.

25. Une entreprise dépasse le seuil de 50 salariés pendant deux mois, puis repasse sous ce seuil : doit-elle appliquer le délai de mise en place du règlement intérieur prévu après un franchissement durable ?

Oui, car deux mois de dépassement suffisent à déclencher le délai de mise en conformité.
Non, car le seuil doit avoir été atteint et maintenu pendant douze mois consécutifs.
Oui, mais le délai commence dès le premier jour de dépassement du seuil légal.
Non, car le règlement intérieur concerne les entreprises comptant au moins cent salariés.

Non, car le seuil doit avoir été atteint et maintenu pendant douze mois consécutifs.

Explication

L’obligation suppose que le seuil de 50 salariés soit maintenu pendant douze mois consécutifs avant que ne commence le délai de mise en place. Un dépassement ponctuel de deux mois ne remplit donc pas cette condition.

26. Après le maintien du seuil de 50 salariés pendant douze mois consécutifs, dans quel délai l’employeur doit-il mettre en place le règlement intérieur ?

Dans les douze mois suivant la période de maintien du seuil.
Dans les douze mois précédant l’atteinte du seuil légal.
Dans les trois mois suivant le premier dépassement de l’effectif.
Dans les vingt-quatre mois suivant la création de l’établissement.

Dans les douze mois suivant la période de maintien du seuil.

Explication

Depuis la loi PACTE, l’obligation devient applicable après douze mois consécutifs au-dessus ou au niveau du seuil, puis l’employeur dispose de douze mois pour agir. Le délai ne court donc pas dès le premier dépassement.

27. Comment sont comptabilisés les salariés en CDD ou à temps partiel pour le calcul de l’effectif ?

Ils sont comptabilisés au prorata de leur présence ou de leur durée de travail sur les douze mois précédents.
Ils sont comptabilisés comme des salariés à temps plein dès leur première journée de travail.
Ils sont comptabilisés selon le nombre de sanctions disciplinaires prononcées dans l’année.
Ils sont exclus du calcul parce que leur contrat ne présente pas un caractère permanent.

Ils sont comptabilisés au prorata de leur présence ou de leur durée de travail sur les douze mois précédents.

Explication

Les salariés en CDD et ceux à temps partiel sont pris en compte au prorata de leur temps de présence ou de leur durée de travail sur les douze mois précédents. Leur contrat temporaire ou leur durée réduite n’entraîne donc pas une exclusion automatique.

28. Quels domaines peuvent légalement figurer dans le règlement intérieur ?

Les préférences managériales, les opinions politiques, les loisirs et les habitudes personnelles.
Les objectifs commerciaux, les grilles salariales, les congés négociés et les avantages sociaux.
La santé et la sécurité, la discipline, les droits de la défense et la prévention du harcèlement.
La stratégie financière, les relations avec les fournisseurs, les investissements et le recrutement.

La santé et la sécurité, la discipline, les droits de la défense et la prévention du harcèlement.

Explication

Le contenu du règlement intérieur est limité à la santé et à la sécurité, à la discipline et à plusieurs garanties légales, notamment contre le harcèlement. Les objectifs commerciaux et la stratégie financière ne relèvent pas de ce contenu réglementaire.

29. Quelle conséquence entraîne l’absence de précision suffisante d’une sanction dans le règlement intérieur ?

La sanction reste applicable si le supérieur hiérarchique la juge adaptée.
La sanction ne peut pas être appliquée au salarié concerné.
La sanction est automatiquement remplacée par un avertissement écrit.
La sanction devient valable après consultation individuelle du salarié.

La sanction ne peut pas être appliquée au salarié concerné.

Explication

L’employeur doit prévoir la nature et l’échelle des sanctions, et une sanction insuffisamment précise ne peut pas être appliquée. L’appréciation personnelle du supérieur hiérarchique ne remplace pas cette exigence de prévisibilité.

30. Un employeur peut-il retenir une partie du salaire pour sanctionner une erreur de caisse commise par un salarié ?

Non, sauf si le règlement intérieur autorise expressément cette retenue.
Oui, lorsque l’erreur révèle une négligence répétée dans le travail.
Non, car une retenue sur rémunération constitue une sanction pécuniaire interdite.
Oui, si le montant retenu correspond exactement à la somme manquante.

Non, car une retenue sur rémunération constitue une sanction pécuniaire interdite.

Explication

Les sanctions pécuniaires sont interdites, ce qui empêche l’employeur de diminuer la rémunération pour sanctionner une mauvaise exécution du contrat. Une autorisation inscrite dans le règlement intérieur ne pourrait pas rendre cette pratique licite.

31. À quelle condition une clause du règlement intérieur limitant une liberté individuelle est-elle valable ?

Elle doit être approuvée par chaque salarié avant son inscription dans le règlement.
Elle doit être justifiée par la tâche à accomplir et proportionnée au but recherché.
Elle doit poursuivre un objectif général de discipline, même sans lien avec le poste.
Elle doit s’appliquer à toutes les situations professionnelles sans distinction.

Elle doit être justifiée par la tâche à accomplir et proportionnée au but recherché.

Explication

Une restriction à une liberté individuelle n’est valable que si elle présente un lien avec la tâche à accomplir et reste proportionnée à l’objectif poursuivi. Un objectif général de discipline ne suffit donc pas lorsqu’il n’est pas relié aux exigences du poste.

32. Quelle formalité doit être accomplie avant l’entrée en vigueur d’un règlement intérieur, en plus de sa rédaction par l’employeur et de sa publicité auprès des salariés ?

Le soumettre pour avis au comité social et économique et prévoir une entrée en vigueur au moins un mois après les formalités de publicité
Le faire approuver par chaque salarié et prévoir une entrée en vigueur dès la signature de l’employeur
Le faire homologuer par le conseil de prud’hommes et prévoir une entrée en vigueur le jour de sa remise aux salariés
Le transmettre à l’inspection du travail et prévoir une entrée en vigueur quinze jours après son affichage

Le soumettre pour avis au comité social et économique et prévoir une entrée en vigueur au moins un mois après les formalités de publicité

Explication

Le règlement intérieur doit être soumis pour avis au comité social et économique, porté à la connaissance des salariés et assorti d’une date d’entrée en vigueur postérieure d’un mois aux formalités de publicité. Le conseil de prud’hommes n’homologue pas ce règlement et la remise aux salariés ne suffit pas à fixer immédiatement son entrée en vigueur.

33. Quelle mission relève de l’inspection du travail plutôt que du conseil de prud’hommes ?

Juger en première instance les litiges individuels nés de l’exécution d’un contrat de travail
Prononcer une condamnation judiciaire après l’échec d’une tentative de conciliation
Contrôler l’application de certaines normes du travail et conseiller les salariés comme les employeurs
Trancher définitivement un désaccord individuel entre un salarié et son employeur

Contrôler l’application de certaines normes du travail et conseiller les salariés comme les employeurs

Explication

L’inspection du travail informe, conseille, contrôle certaines normes et peut contribuer à concilier les parties lors d’un conflit collectif. Le conseil de prud’hommes est une juridiction qui juge les litiges individuels, ce qui distingue sa fonction de celle de l’inspection.

34. Quelle est la compétence du conseil de prud’hommes ?

Autoriser l’entrée en vigueur des règlements intérieurs après examen de leur contenu
Concilier les parties lors de tout conflit collectif opposant plusieurs catégories professionnelles
Juger en première instance les litiges individuels liés à tout contrat de travail
Contrôler dans les entreprises l’application des normes relatives aux conditions de travail

Juger en première instance les litiges individuels liés à tout contrat de travail

Explication

Le conseil de prud’hommes est la juridiction de première instance compétente pour les litiges individuels nés à l’occasion de tout contrat de travail. Le contrôle des normes et la conciliation dans les conflits collectifs relèvent notamment de l’inspection du travail, tandis que le règlement intérieur n’est pas soumis à son autorisation.

35. Que se passe-t-il lorsqu’une phase de conciliation prud’homale échoue ?

Le contrat de travail est réputé rompu jusqu’à la décision définitive du juge
La demande devient irrecevable faute d’accord entre les parties
L’affaire est renvoyée devant le bureau de jugement pour être examinée
L’affaire est automatiquement transférée à l’inspection du travail pour enquête

L’affaire est renvoyée devant le bureau de jugement pour être examinée

Explication

La procédure prud’homale commence par une phase de conciliation et, en cas d’échec, l’affaire est renvoyée devant le bureau de jugement. L’échec de la conciliation ne transfère pas le dossier à l’inspection du travail et ne rend pas la demande irrecevable.

36. Quels éléments doivent être réunis pour caractériser un contrat de travail ?

Une prestation de travail, une rémunération et une subordination juridique
Une activité professionnelle, une inscription administrative et une autonomie financière
Un écrit signé, une durée minimale d’emploi et une participation aux bénéfices
Une mission déterminée, une rémunération variable et une absence de contrôle hiérarchique

Une prestation de travail, une rémunération et une subordination juridique

Explication

Le contrat de travail suppose une prestation effectuée pour le compte d’autrui, une rémunération et une subordination juridique. L’existence d’un contrat écrit ou d’une inscription administrative n’est pas, à elle seule, déterminante pour cette qualification.

37. Comment le juge détermine-t-il la qualification d’une relation contractuelle ?

Il examine les conditions réelles d’exécution et peut requalifier le contrat en contrat de travail
Il applique la qualification proposée par l’employeur sauf contestation collective des salariés
Il retient la dénomination choisie par les parties dès lors qu’elle figure dans un écrit signé
Il se fonde principalement sur le montant de la rémunération indiqué dans le contrat

Il examine les conditions réelles d’exécution et peut requalifier le contrat en contrat de travail

Explication

La qualification dépend des conditions réelles d’exécution de la prestation, et le juge peut requalifier la relation en contrat de travail. La dénomination donnée par les parties ne s’impose donc pas au juge lorsqu’elle ne correspond pas à la réalité de la relation.

38. Quels pouvoirs de l’employeur caractérisent la subordination juridique ?

Un pouvoir de conseil, un pouvoir de médiation et un pouvoir d’arbitrage
Un pouvoir d’organisation comptable, un pouvoir commercial et un pouvoir patrimonial
Un pouvoir de recrutement, un pouvoir de représentation et un pouvoir de négociation
Un pouvoir de direction, un pouvoir de contrôle et un pouvoir de sanction

Un pouvoir de direction, un pouvoir de contrôle et un pouvoir de sanction

Explication

La subordination juridique repose sur les pouvoirs de direction, de contrôle et de sanction exercés par l’employeur. L’intégration dans un service organisé constitue plutôt un indice parmi d’autres, sans suffire à définir à elle seule la subordination juridique.

39. Quelle situation peut entraîner la formation d’un contrat de travail dès l’acceptation du candidat ?

Une offre ferme précisant l’emploi, la rémunération et la date d’entrée en fonction
Un message présentant l’entreprise sans préciser le poste ni la rémunération proposée
Une prise de contact indiquant une possibilité d’embauche sans engagement déterminé
Une annonce générale invitant les candidats à discuter ultérieurement des conditions d’emploi

Une offre ferme précisant l’emploi, la rémunération et la date d’entrée en fonction

Explication

Une offre ferme qui précise l’emploi, la rémunération et la date d’entrée en fonction peut former le contrat dès son acceptation. Une annonce dépourvue de ces éléments constitue plutôt une invitation à entrer en négociation.

40. Dans quel cas le recours à un CDD respecte-t-il le principe applicable aux emplois de l’entreprise ?

Lorsqu’il remplace de manière permanente le CDI comme forme habituelle d’embauche
Lorsqu’il permet de pourvoir durablement un poste lié à l’activité normale de l’entreprise
Lorsqu’il est utilisé pour éviter toute stabilité dans un emploi structurel de l’entreprise
Lorsqu’il répond à un besoin temporaire ou à une situation légalement autorisée

Lorsqu’il répond à un besoin temporaire ou à une situation légalement autorisée

Explication

Le CDD ne doit pas pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise ; il répond à un besoin temporaire ou à une situation prévue par la loi. Le CDI demeure la forme normale d’embauche pour un emploi durable.

41. Lequel constitue un motif légal de recours au CDD ?

La satisfaction d’un besoin permanent lié à l’activité habituelle de l’entreprise
Le remplacement d’un salarié absent pendant la durée de son absence
La substitution durable au CDI pour un poste structurellement nécessaire
La prolongation indéfinie d’un emploi dont les tâches restent constantes

Le remplacement d’un salarié absent pendant la durée de son absence

Explication

Le remplacement d’un salarié absent fait partie des motifs autorisés de recours au CDD, comme l’accroissement temporaire d’activité ou les emplois saisonniers. Un besoin permanent et structurel doit normalement être pourvu par un CDI.

42. Quel recours au CDD est interdit par la réglementation ?

Remplacer un salarié absent pendant une période temporaire
Répondre à un accroissement temporaire d’activité de l’entreprise
Pourvoir un emploi saisonnier dans un secteur où ce recours est admis
Remplacer directement ou indirectement un salarié gréviste

Remplacer directement ou indirectement un salarié gréviste

Explication

Il est interdit de conclure un CDD pour remplacer directement ou indirectement un salarié gréviste. Le remplacement d’un salarié absent et les autres motifs temporaires prévus par la loi peuvent, sous leurs conditions propres, justifier un CDD.

43. Quelle distinction caractérise un CDD sans terme précis par rapport à un CDD de date à date ?

Il peut être conclu sans motif et s’achève selon le choix de l’employeur
Il prend fin lors d’un événement déterminé et prévoit une durée minimale
Il comporte une durée indéterminée et ne peut jamais être requalifié
Il prend fin à une date fixée et exclut toute durée minimale

Il prend fin lors d’un événement déterminé et prévoit une durée minimale

Explication

Le CDD sans terme précis prend fin lorsque survient un événement déterminé et doit comporter une durée minimale, contrairement au CDD de date à date. Un terme vague ou incertain présente au contraire un risque de requalification en CDI.

44. Quelle est, en principe, la durée maximale d’un CDD de date à date, renouvellement inclus ?

Dix-huit mois
Vingt-quatre mois
Trente-six mois
Douze mois

Dix-huit mois

Explication

La durée maximale de principe d’un CDD de date à date, renouvellement compris, est de dix-huit mois. Selon certaines situations prévues par la loi, cette durée peut toutefois être réduite à neuf mois ou portée à vingt-quatre ou trente-six mois.

45. Combien de fois un CDD de date à date peut-il être renouvelé au maximum, sous réserve du respect de sa durée maximale ?

Trois fois
Quatre fois
Deux fois
Une fois

Deux fois

Explication

Un CDD de date à date peut être renouvelé au maximum deux fois, si la durée maximale applicable reste respectée. Le CDD sans terme précis, en revanche, ne peut pas être renouvelé.

46. Dans quel délai l’employeur doit-il transmettre le CDD écrit au salarié après son embauche ?

Au plus tard dans les cinq jours calendaires
Avant la fin de la période d’essai
Dans les quinze jours suivant la prise de poste
Au plus tard dans les deux jours ouvrables

Au plus tard dans les deux jours ouvrables

Explication

Le CDD écrit doit être transmis au salarié au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche. Il doit notamment préciser le motif de recours, l’échéance ou la durée minimale et la convention collective applicable.

47. Une salariée a perçu 24 000 euros de rémunération brute, primes comprises, pendant son CDD. Quel montant correspond en principe à son indemnité de précarité ?

2 640 euros
1 200 euros
24 000 euros
2 400 euros

2 400 euros

Explication

L’indemnité de précarité correspond en principe à 10 % de la rémunération brute totale, primes comprises, soit 2 400 euros pour 24 000 euros. Le montant de 2 640 euros appliquerait à tort un taux supérieur à 10 %.

48. Pour calculer l’indemnité compensatrice de congés payés due à la fin d’un CDD, quelle base faut-il retenir ?

10 % du salaire fixe, primes et indemnités exclues
Le montant correspondant aux seuls congés effectivement refusés
10 % de la rémunération totale, indemnité de précarité comprise
10 % de la rémunération totale, indemnité de précarité exclue

10 % de la rémunération totale, indemnité de précarité comprise

Explication

L’indemnité compensatrice de congés payés est égale à 10 % de la rémunération totale perçue, en incluant l’indemnité de précarité dans cette base. L’indemnité de précarité elle-même est calculée sur une base qui ne comprend pas cette indemnité.

49. Dans quelle situation l’indemnité de précarité peut-elle être réduite de 10 % à 6 % ?

Lorsque l’employeur verse l’indemnité dans le mois suivant le terme du contrat
Lorsque le contrat dure moins de six mois et que le salarié ne demande aucune formation
Lorsqu’un accord autorise la réduction et que le salarié accepte de renoncer à ses congés payés
Lorsqu’un accord prévoit notamment un accès privilégié à la formation et que l’employeur propose effectivement l’action prévue

Lorsqu’un accord prévoit notamment un accès privilégié à la formation et que l’employeur propose effectivement l’action prévue

Explication

La réduction à 6 % suppose un accord de branche ou d’entreprise prévoyant notamment un accès privilégié à la formation, ainsi que la proposition effective de l’action prévue. La seule existence d’un accord ou la durée du contrat ne suffit pas.

50. Dans quel cas l’indemnité de précarité n’est-elle pas due lors de la succession d’un CDD et d’un CDI chez le même employeur ?

Lorsque le salarié accepte une mission temporaire auprès d’un autre employeur
Lorsque le salarié demande une formation avant la fin de son CDD
Lorsque le salarié est immédiatement embauché en CDI à l’issue du dernier CDD
Lorsque le salarié enchaîne un nouveau CDD chez le même employeur

Lorsque le salarié est immédiatement embauché en CDI à l’issue du dernier CDD

Explication

L’indemnité de précarité n’est pas due lorsque le salarié est immédiatement embauché en CDI par le même employeur à la fin du dernier CDD. Elle reste due pour les CDD précédant ce dernier contrat et lorsque la relation se poursuit par un nouveau CDD.

51. Laquelle de ces situations permet légalement de rompre un CDD avant son terme ?

Une baisse temporaire d’activité de l’employeur
L’embauche du salarié en CDI
Le souhait du salarié de changer d’équipe
Une désorganisation interne du service

L’embauche du salarié en CDI

Explication

L’embauche du salarié en CDI fait partie des cas légaux de rupture anticipée du CDD, avec l’accord des parties, la faute grave, la force majeure et l’inaptitude constatée. Une baisse d’activité ou une préférence personnelle ne constitue pas en soi un motif légal.

52. Après la constatation de l’inaptitude d’un salarié en CDD, quelle démarche l’employeur doit-il accomplir avant de rompre le contrat ?

Attendre automatiquement l’expiration de la durée maximale du CDD
Verser d’abord l’indemnité de précarité au salarié
Rechercher loyalement un poste de reclassement
Obtenir l’accord écrit de tous les autres salariés

Rechercher loyalement un poste de reclassement

Explication

L’employeur doit rechercher loyalement un poste de reclassement avant de pouvoir rompre le CDD en raison de l’inaptitude. Une rupture prononcée sans cette recherche ne satisfait pas à l’exigence applicable.

53. Comment est qualifiée une rupture anticipée d’un CDD intervenue hors période d’essai et en dehors des cas autorisés par la loi ?

Elle est injustifiée
Elle vaut automatiquement licenciement
Elle prolonge le contrat jusqu’à son terme
Elle constitue une démission présumée

Elle est injustifiée

Explication

En dehors des cas légaux et de la période d’essai, toute rupture anticipée du CDD est injustifiée. Elle ne constitue pas automatiquement un licenciement, car la rupture d’un CDD relève d’un régime distinct.

54. Quelles sommes l’employeur doit-il verser lorsqu’il rompt injustement un CDD avant son terme ?

Une indemnité limitée au salaire du dernier mois, sans autre compensation
Une prime forfaitaire fixée librement par l’employeur
La seule indemnité de précarité, sans réparation des salaires futurs
Des dommages-intérêts au moins égaux aux rémunérations restantes, ainsi que les indemnités dues

Des dommages-intérêts au moins égaux aux rémunérations restantes, ainsi que les indemnités dues

Explication

L’employeur doit verser des dommages-intérêts au moins égaux aux rémunérations que le salarié aurait perçues jusqu’au terme, en plus des indemnités de précarité et de congés payés. La réparation ne se limite donc pas au dernier salaire versé.

55. Plusieurs salariés saisissent simultanément le conseil de prud’hommes pour faire reconnaître un droit identique fondé sur le même texte, sans demander une décision sur le plan collectif : comment qualifier ce litige ?

Il constitue un litige collectif dès qu’un texte commun est invoqué
Il demeure un litige individuel malgré la démarche commune
Il devient un litige collectif en raison du nombre de salariés
Il relève d’une négociation collective avant tout examen judiciaire

Il demeure un litige individuel malgré la démarche commune

Explication

Le litige reste individuel lorsque chaque salarié fait valoir son droit sans demander que la difficulté soit tranchée collectivement. Le nombre de salariés concernés ou l’invocation d’un même texte ne suffit donc pas à lui conférer un caractère collectif.

56. Un salarié réclame un avantage individuel prévu en contrepartie de son contrat de travail, mais le juge doit interpréter une convention collective pour résoudre le litige : quelle qualification convient ?

Un litige individuel relatif à un avantage lié au contrat
Une action collective fondée sur les stipulations conventionnelles
Un litige collectif portant sur l’interprétation de la convention
Un conflit de représentation entre salariés et employeur

Un litige individuel relatif à un avantage lié au contrat

Explication

La demande conserve un caractère individuel puisqu’elle concerne le droit personnel du salarié à un avantage en contrepartie de son contrat de travail. L’interprétation nécessaire d’une convention collective ne transforme pas, à elle seule, ce litige individuel en litige collectif.

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Qu'est-ce que le droit social regroupe principalement ?

Le droit du travail et le droit de la protection sociale.

À quels salariés le droit du travail s'applique-t-il principalement en France ?

Aux salariés des entreprises de droit privé, notamment sociétés commerciales et associations.

Quel code régit les contrats aidés conclus avec un employeur public ?

Le Code du travail dans son intégralité.

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