QCM : Droit et régulation de la communication — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel trait caractérise le droit de la communication dans son rapport à l’actualité médiatique et juridique ?

C’est une discipline vivante, sans cesse mobilisée par l’actualité médiatique, législative et judiciaire
C’est un ensemble de règles limité aux relations entre éditeurs et imprimeurs
C’est un droit figé, centré uniquement sur la presse écrite ancienne
C’est une branche réservée aux seules émissions de télévision publique

C’est une discipline vivante, sans cesse mobilisée par l’actualité médiatique, législative et judiciaire

Explication

Le droit de la communication est présenté comme une discipline vivante, constamment influencée par les évolutions de l’actualité. Il ne se limite ni à la presse écrite ni à la seule télévision.

2. Quel événement illustre le rôle concret de l’ARCOM dans le droit de la communication contemporain ?

L’adoption de la loi sur la presse de 1881
La signature de la loi Léotard en 1986
L’abrogation du code du sport par le Parlement
La transformation du CSA en ARCOM en 2021

La transformation du CSA en ARCOM en 2021

Explication

La transformation du CSA en ARCOM en 2021 illustre l’évolution des autorités de régulation dans ce domaine. La loi Léotard relève d’un autre repère historique, mais elle ne correspond pas à cet événement précis.

3. Quel critère permet de distinguer un message public d’un message privé ?

La qualité professionnelle de son auteur
La destination collective ou l’existence d’une communauté d’intérêt
Le fait qu’il soit rédigé en ligne ou sur papier
La longueur du message diffusé

La destination collective ou l’existence d’une communauté d’intérêt

Explication

Un message est qualifié de public lorsque sa diffusion vise un public ou une destination collective, alors qu’un message privé reste cantonné à une communauté d’intérêt. La forme du support n’est pas le critère déterminant.

4. Pourquoi la qualification de message public ou privé est-elle importante en matière d’injure ?

Elle transforme automatiquement l’injure en diffamation
Elle efface toute responsabilité si le message est bref
Elle détermine seulement la compétence du juge administratif
Elle conditionne le régime de sanction applicable à l’injure

Elle conditionne le régime de sanction applicable à l’injure

Explication

La qualification public ou privé conditionne le régime de sanction de l’injure, la diffusion publique étant plus lourdement réprimée. Elle n’a pas pour effet de transformer l’injure en diffamation.

5. Que doivent garantir les autorités publiques concernant les informations qu’elles mettent à disposition ?

Des informations qui peuvent rester incomplètes si elles sont anciennes
Des informations précises, à jour et accessibles
Des informations réservées aux journalistes accrédités
Des informations uniquement diffusées sous forme papier

Des informations précises, à jour et accessibles

Explication

Le régime impose aux autorités publiques de garantir des informations précises, tenues à jour et accessibles. L’objectif est de rendre l’accès effectif, et non réservé à certains seuls destinataires.

6. Quel dispositif du code du sport permet à une chaîne de diffuser de brefs extraits d’une compétition malgré une exclusivité ?

L’article L125-4
Le décret du 22 novembre 2004
L’article L333-7
L’article L124-7

L’article L333-7

Explication

L’article L333-7 du code du sport autorise la diffusion de brefs extraits lorsqu’un autre service détient l’exclusivité. Le décret de 2004 vise un autre mécanisme, celui des événements d’importance majeure.

7. Que vise la diffamation publique ?

Des propos diffusés par un salarié à son employeur
Des propos qui imputent publiquement un fait portant atteinte à l’honneur ou à la considération
Des propos tenus seulement dans une communauté d’intérêt
Des propos qui expriment une simple opinion sans fait précis

Des propos qui imputent publiquement un fait portant atteinte à l’honneur ou à la considération

Explication

La diffamation publique suppose l’imputation d’un fait précis porté publiquement à la connaissance d’autrui et attentatoire à l’honneur ou à la considération. Une simple opinion relève plutôt de l’injure ou d’un autre régime selon le cas.

8. Quel moyen de défense est mentionné pour l’injure envers les particuliers ?

L’excuse de provocation
L’erreur de droit
La bonne foi
La preuve de la vérité des faits

L’excuse de provocation

Explication

En matière d’injure envers les particuliers, l’excuse de provocation est le moyen de défense indiqué. La preuve de la vérité concerne la diffamation, pas l’injure.

9. Quel fondement juridique encadre la répression des abus de la liberté d’expression en matière de presse ?

La loi du 29 juillet 1881
Le code civil, en application du droit commun de la responsabilité
La loi Léotard du 30 septembre 1986
Le code du sport

La loi du 29 juillet 1881

Explication

La loi du 29 juillet 1881 constitue le texte central pour les abus de la liberté d’expression en matière de presse. Le droit commun n’est pas le fondement principal de cette répression.

10. Dans la responsabilité pénale en cascade, qui est visé en premier pour un contenu de presse ?

Le directeur de publication ou l’éditeur
Le service de messagerie utilisé pour la diffusion
Le juge chargé de l’affaire
Le lecteur le plus actif

Le directeur de publication ou l’éditeur

Explication

Le mécanisme en cascade commence par le directeur de publication ou l’éditeur, avant d’éventuellement atteindre d’autres intervenants. Ce n’est donc pas le lecteur ni le service de messagerie qui sont visés en premier.

11. Quel pouvoir possède le ministère public lorsqu’il estime qu’une poursuite n’est pas opportune en matière de presse ?

Il peut classer sans suite ou engager d’autres voies procédurales
Il doit nécessairement engager une instruction en toute hypothèse
Il perd toute possibilité d’agir
Il doit toujours renvoyer l’affaire au juge civil

Il peut classer sans suite ou engager d’autres voies procédurales

Explication

Le ministère public peut classer sans suite, saisir un juge d’instruction ou encore poursuivre devant le tribunal correctionnel selon le cas. Il n’est donc pas obligé d’engager une instruction dans toutes les affaires.

12. Pourquoi la victime doit-elle souvent déposer plainte avant la poursuite de certaines infractions de presse comme la diffamation ou l’injure ?

Parce que la loi exige une plainte préalable de la victime ou de son représentant
Parce que ces infractions touchent d’abord à l’ordre public militaire
Parce que la victime doit d’abord obtenir l’accord de l’ARCOM
Parce que seul le juge d’instruction peut déclencher l’action

Parce que la loi exige une plainte préalable de la victime ou de son représentant

Explication

Pour la diffamation et l’injure, la loi prévoit une plainte préalable de la victime ou de son représentant. Cela distingue ces infractions de la logique générale de l’action publique en matière de presse.

13. Que sanctionne l’article 35 quater de la loi de 1881 ?

La conservation d’images prises sur la voie publique
La publication de tout débat judiciaire fidèle
La diffusion de la reproduction des circonstances d’un crime ou d’un délit portant gravement atteinte à la dignité de la victime, sans son accord
La simple diffusion d’une rumeur sans personne identifiable

La diffusion de la reproduction des circonstances d’un crime ou d’un délit portant gravement atteinte à la dignité de la victime, sans son accord

Explication

L’article 35 quater vise la reproduction de circonstances d’un crime ou d’un délit lorsqu’elle porte gravement atteinte à la dignité de la victime et est réalisée sans son accord. Il ne s’agit pas de la simple rumeur ni d’un compte rendu fidèle des débats.

14. Dans quel cas l’article 223-33-3 du code pénal ne s’applique-t-il pas ?

Lorsque l’enregistrement résulte de l’exercice normal d’une profession d’information ou sert de preuve en justice
Lorsque la victime est majeure
Lorsque l’image a été prise avec un téléphone portable
Lorsque les faits ont été diffusés sur internet

Lorsque l’enregistrement résulte de l’exercice normal d’une profession d’information ou sert de preuve en justice

Explication

Le texte prévoit une exception lorsque l’enregistrement résulte de l’exercice normal d’une profession d’information ou sert de preuve en justice. La majorité de la victime ou le support de diffusion ne suffisent pas à faire jouer cette exception.

15. Quelle obligation pèse sur les prestataires techniques internet à propos des contenus d’autrui ?

Une obligation de validation préalable de tous les messages
Une surveillance générale et permanente de tous les contenus
Une responsabilité automatique pour chaque publication
Un régime d’irresponsabilité conditionnelle

Un régime d’irresponsabilité conditionnelle

Explication

Les prestataires techniques ne sont pas responsables comme des éditeurs : leur régime est conditionnel. La logique repose sur la connaissance effective du contenu et sur le retrait prompt lorsqu’il y a lieu.

16. Quelle solution correspond à la logique du mécanisme de notification et retrait ?

Retirer promptement le contenu après connaissance effective d’un contenu illicite
Laisser le contenu en ligne tant qu’aucun juge n’intervient
Effacer aussi tous les contenus voisins par prudence
Attendre une condamnation pénale définitive

Retirer promptement le contenu après connaissance effective d’un contenu illicite

Explication

Le mécanisme repose sur la connaissance effective d’un contenu illicite et son retrait prompt. Il ne suppose pas d’attendre une condamnation définitive ni d’effacer indistinctement tous les contenus voisins.

17. Quelle formule décrit le mieux une atteinte à la présomption d’innocence ?

La critique d’une décision de justice devenue définitive
La présentation publique d’une personne comme coupable avant toute condamnation
La simple diffusion du nom d’une personne visée par une enquête close
La publication d’un commentaire ironique sur un débat politique

La présentation publique d’une personne comme coupable avant toute condamnation

Explication

L’atteinte à la présomption d’innocence consiste à présenter publiquement une personne comme coupable avant condamnation. Une critique d’une décision définitive ou un commentaire politique ne relèvent pas de cette définition.

18. Que protège l’article 39 quater de la loi de 1881 ?

Les comptes rendus fidèles d’audiences publiques
La liberté de caricature en période électorale
La diffusion des sondages électoraux
La filiation d’origine d’une personne ayant fait l’objet d’une adoption plénière

La filiation d’origine d’une personne ayant fait l’objet d’une adoption plénière

Explication

L’article 39 quater interdit, pendant une durée minimale, la publication d’informations relatives à la filiation d’origine d’une personne adoptée en adoption plénière. Il s’agit donc d’une protection spécifique liée à la filiation.

19. Quel élément la jurisprudence européenne rattache-t-elle à la vie privée dans l’affaire Von Hannover ?

Uniquement l’adresse postale
L’identité, la photo et l’intégrité physique et morale
Uniquement les relations commerciales
Seulement les opinions politiques

L’identité, la photo et l’intégrité physique et morale

Explication

La Cour européenne rattache à la vie privée l’identité, la photo et l’intégrité physique et morale. L’image est présentée comme un attribut majeur de la personne.

20. Lors d’un litige, quels articles de la Convention européenne des droits de l’homme sont mis en balance ?

Les articles 8 et 10
Les articles 11 et 14
Les articles 6 et 13
Les articles 2 et 3

Les articles 8 et 10

Explication

La mise en balance porte sur l’article 10, qui protège la liberté d’expression, et l’article 8, qui protège la vie privée. C’est ce conflit de droits qui guide l’arbitrage du juge.

21. Que prohibe l’article 226-1 du code pénal en matière d’images ou de paroles ?

La critique d’une personnalité publique
La fixation, l’enregistrement ou la transmission sans consentement de la personne concernée
La diffusion de tout contenu reçu par message privé
La simple conservation d’un souvenir personnel

La fixation, l’enregistrement ou la transmission sans consentement de la personne concernée

Explication

L’article 226-1 encadre la captation et l’enregistrement de paroles ou d’images en les subordonnant au consentement de la personne concernée. Il ne vise pas la critique en tant que telle.

22. Que réprime l’article 226-2 du code pénal ?

La publication d’un communiqué officiel
La conservation, la diffusion ou l’utilisation d’enregistrements réalisés illicitement
La simple prise de vue sur la voie publique
La discussion privée entre proches

La conservation, la diffusion ou l’utilisation d’enregistrements réalisés illicitement

Explication

L’article 226-2 sanctionne la conservation, la diffusion ou l’utilisation d’enregistrements obtenus illicitement au regard de l’article 226-1. Il vise donc l’exploitation de l’enregistrement illicite.

23. Quelle est la mission centrale de l’ARCOM dans le cadre de la liberté de communication par voie électronique ?

Décider du contenu de tous les messages privés
Garantir cette liberté tout en veillant au respect des limites prévues par la loi
Remplacer systématiquement le juge pénal
Contrôler uniquement les journaux imprimés

Garantir cette liberté tout en veillant au respect des limites prévues par la loi

Explication

L’ARCOM garantit la liberté de communication par voie électronique tout en veillant au respect des limites légales, comme la dignité de la personne humaine et la protection de l’enfance. Elle n’exerce pas un contrôle de tous les messages privés.

24. Quelle caractéristique du statut des membres de l’ARCOM participe à leur indépendance ?

Une dépendance hiérarchique au Premier ministre
Une désignation exclusive par le gouvernement
Des mandats non renouvelables et non révocables
Des mandats renouvelables à l’infini

Des mandats non renouvelables et non révocables

Explication

L’indépendance est assurée notamment par la règle du ni-ni : mandats non renouvelables et non révocables. Cela limite les pressions liées au renouvellement ou à la révocation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 23 flashcards sur Droit et régulation de la communication.

ARCOM — rôle ?

Régulation de l’audiovisuel et sanctions.

Loi Léotard — date ?

30 septembre 1986.

Discours de haine — définition ?

Propos attaquant un groupe, pouvant relever du droit de la communication.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit et régulation de la communication.

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