QCM : Droit institutionnel de l’Union européenne — 47 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit l’intégration européenne par rapport à une simple coopération entre États ?

La négociation de décisions communes dont l’application dépend des législations nationales
Le transfert de compétences souveraines à une entité supranationale dont les actes s’imposent directement
La coordination de politiques nationales fondée sur des accords entre gouvernements
La création d’une organisation internationale chargée de formuler des recommandations communes

Le transfert de compétences souveraines à une entité supranationale dont les actes s’imposent directement

Explication

L’intégration européenne implique un transfert de compétences vers une entité supranationale dotée de pouvoirs propres, et ses actes s’imposent directement aux États et à leurs ressortissants. La coopération intergouvernementale repose plutôt sur l’accord des États et ne produit pas ce même effet direct.

2. Quelle initiative Churchill propose-t-il le 19 septembre 1946 sous condition d’une entente franco-allemande ?

La fondation immédiate d’un marché commun sectoriel
La création d’une sorte d’États-Unis d’Europe
L’établissement d’une fédération mondiale d’États neutres
La création du Conseil de l’Europe comme institution judiciaire

La création d’une sorte d’États-Unis d’Europe

Explication

Le 19 septembre 1946, Churchill appelle à la création d’une sorte d’États-Unis d’Europe et lie cette perspective à une entente franco-allemande. Le Conseil de l’Europe est créé plus tard, le 5 mai 1949, dans un cadre intergouvernemental.

3. Quelle organisation est créée le 5 mai 1949 comme structure intergouvernementale distincte de l’Union européenne ?

La Commission européenne
La Communauté européenne du charbon et de l’acier
Le Parlement européen
Le Conseil de l’Europe

Le Conseil de l’Europe

Explication

Le Conseil de l’Europe est créé le 5 mai 1949 comme organisation intergouvernementale distincte de l’Union européenne. La CECA et les institutions communautaires appartiennent à une autre dynamique d’intégration européenne.

4. Quelle différence oppose principalement le fédéralisme au fonctionnalisme dans les théories de l’intégration européenne ?

Le fédéralisme privilégie les accords entre gouvernements, tandis que le fonctionnalisme refuse toute institution commune
Le fédéralisme avance par secteurs, tandis que le fonctionnalisme crée immédiatement un État fédéral
Le fédéralisme concerne les politiques économiques, tandis que le fonctionnalisme porte sur les institutions judiciaires
Le fédéralisme vise un transfert global immédiat, tandis que le fonctionnalisme avance par secteurs

Le fédéralisme vise un transfert global immédiat, tandis que le fonctionnalisme avance par secteurs

Explication

Le fédéralisme vise un transfert immédiat et global de souveraineté vers un État fédéral européen, alors que le fonctionnalisme privilégie une intégration sectorielle progressive. Confondre ces deux démarches revient à attribuer au fonctionnalisme l’objectif fédéral global.

5. Dans le fonctionnalisme, comment l’intégration d’un secteur peut-elle favoriser l’intégration d’autres secteurs ?

Elle remplace les institutions communes par des accords ponctuels entre gouvernements
Elle entraîne progressivement des secteurs annexes par un effet d’entraînement
Elle laisse chaque secteur indépendant afin de préserver les frontières institutionnelles
Elle transfère d’emblée toutes les compétences nationales vers une autorité fédérale

Elle entraîne progressivement des secteurs annexes par un effet d’entraînement

Explication

Le fonctionnalisme repose sur une intégration sectorielle progressive, où les interdépendances créées dans un domaine favorisent l’intégration de secteurs annexes. Le transfert global et immédiat de toutes les compétences correspond plutôt à la logique fédéraliste.

6. Quelle séquence caractérise la méthode communautaire ?

Initiative des parlements nationaux, décision de la Commission et arbitrage politique des gouvernements
Initiative de la Cour de justice, décision des citoyens et contrôle administratif du Conseil
Initiative des gouvernements, décision des tribunaux nationaux et contrôle consultatif de la Commission
Initiative de la Commission, décision du Conseil et contrôle juridictionnel de la Cour de justice

Initiative de la Commission, décision du Conseil et contrôle juridictionnel de la Cour de justice

Explication

La méthode communautaire associe l’initiative de la Commission, la décision du Conseil et le contrôle juridictionnel obligatoire de la Cour de justice de l’Union européenne. Les autres séquences déplacent ces fonctions institutionnelles et ne correspondent pas à cette méthode.

7. Que propose Robert Schuman le 9 mai 1950 dans un plan élaboré par Jean Monnet ?

Fusionner les armées française et allemande sous une autorité militaire intergouvernementale
Créer un marché général européen administré par les gouvernements nationaux
Placer les productions française et allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune supranationale
Établir une union monétaire européenne fondée sur une banque centrale commune

Placer les productions française et allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune supranationale

Explication

Le plan Schuman propose de soumettre les productions française et allemande de charbon et d’acier à une Haute Autorité commune supranationale. Il s’agit d’une intégration sectorielle, et non de la création immédiate d’un marché général ou d’une union monétaire.

8. Quel ensemble d’événements caractérise la naissance de la CECA ?

Le traité de Paris est signé le 18 avril 1951 et la CECA entre en vigueur le 23 juillet 1952 pour cinquante ans
Le traité de Paris est signé le 5 mai 1949 et la CECA entre en vigueur le 9 mai 1950 pour une durée indéterminée
Le traité de Rome est signé le 23 juillet 1952 et la CECA entre en vigueur le 5 mai 1949 pour trente ans
Le traité de Paris est signé le 9 mai 1950 et la CECA entre en vigueur le 18 avril 1951 pour vingt-cinq ans

Le traité de Paris est signé le 18 avril 1951 et la CECA entre en vigueur le 23 juillet 1952 pour cinquante ans

Explication

Le traité de Paris, signé le 18 avril 1951 par six États, crée la CECA, qui entre en vigueur le 23 juillet 1952 pour une durée de cinquante ans. Les autres propositions confondent les dates, les traités ou la durée prévue.

9. Quelle mesure caractérise le marché commun instauré par la CECA dans les secteurs concernés ?

Le maintien des droits de douane accompagné d’une harmonisation des productions nationales
La création d’un marché agricole commun fondé sur des prix garantis par les États
La suppression des droits de douane internes, des restrictions quantitatives et des pratiques discriminatoires
L’extension immédiate de la libre circulation à l’ensemble des marchandises européennes

La suppression des droits de douane internes, des restrictions quantitatives et des pratiques discriminatoires

Explication

La CECA crée un marché commun du charbon et de l’acier en supprimant les droits de douane internes, les restrictions quantitatives et les pratiques discriminatoires dans ces secteurs. Elle ne met pas encore en place le marché commun général associé ensuite à la CEE.

10. À quelle date l’Assemblée nationale française a-t-elle rejeté le traité instituant la Communauté européenne de défense ?

Le 27 mai 1952
Le 23 octobre 1954
Le 1er janvier 1958
Le 30 août 1954

Le 30 août 1954

Explication

L’Assemblée nationale française a rejeté le traité le 30 août 1954, par 319 voix contre 264. Le 27 mai 1952 correspond à la signature du traité par les Six, et non à son rejet.

11. Quelle conclusion politique majeure peut-on tirer de l’échec de la Communauté européenne de défense ?

La construction européenne doit commencer par une monnaie commune entre les États.
La politique commerciale demeure principalement organisée par des accords bilatéraux.
La défense et la politique étrangère restent fortement liées à la souveraineté nationale.
La coopération économique doit être confiée aux seules institutions intergouvernementales.

La défense et la politique étrangère restent fortement liées à la souveraineté nationale.

Explication

L’échec de la Communauté européenne de défense révèle l’attachement persistant de la défense et de la politique étrangère aux compétences régaliennes nationales. Il ne démontre pas une règle particulière concernant le commerce, la monnaie ou l’organisation générale de la coopération économique.

12. Quand les traités de Rome, établissant notamment la Communauté économique européenne, sont-ils entrés en vigueur ?

Le 30 août 1954
Le 25 mars 1957
Le 29 janvier 1966
Le 1er janvier 1958

Le 1er janvier 1958

Explication

Les traités de Rome, signés le 25 mars 1957, sont entrés en vigueur le 1er janvier 1958. La date du 25 mars 1957 désigne leur signature, et non le début de leur application.

13. Quelle combinaison décrit correctement le fonctionnement d’une union douanière ?

Elle conserve les droits internes et coordonne les politiques fiscales nationales.
Elle supprime les droits de douane internes et établit un tarif extérieur commun.
Elle harmonise les droits internes et supprime les prélèvements envers les pays tiers.
Elle supprime les contrôles frontaliers et impose une monnaie commune aux membres.

Elle supprime les droits de douane internes et établit un tarif extérieur commun.

Explication

Une union douanière supprime les droits de douane entre les États membres et applique un tarif extérieur commun aux pays tiers. Elle n’implique pas nécessairement une monnaie commune ni la suppression de tous les contrôles aux frontières.

14. Quel rôle institutionnel caractérise principalement la Commission européenne dans la méthode communautaire ?

Elle dispose du monopole de l’initiative législative et veille à l’intérêt général européen.
Elle représente les gouvernements au Conseil et tranche les litiges entre États.
Elle exerce le contrôle juridictionnel et annule les décisions contraires aux traités.
Elle adopte seule les actes législatifs et fixe directement les politiques nationales.

Elle dispose du monopole de l’initiative législative et veille à l’intérêt général européen.

Explication

La Commission propose les actes grâce à son monopole de l’initiative législative et agit comme gardienne de l’intérêt général européen et des traités. Le Conseil et le Parlement adoptent les actes, tandis que la Cour de justice assure la fonction juridictionnelle.

15. Quelle caractéristique distingue la méthode intergouvernementale de la méthode communautaire ?

Elle repose sur l’unanimité des États et ne confère pas de monopole d’initiative à la Commission.
Elle donne à la Cour de justice une compétence générale sur toutes les décisions.
Elle repose sur le vote majoritaire et confie l’initiative législative à la Commission.
Elle transfère aux institutions européennes la conduite des politiques étrangères nationales.

Elle repose sur l’unanimité des États et ne confère pas de monopole d’initiative à la Commission.

Explication

La méthode intergouvernementale privilégie l’unanimité des États, sans monopole d’initiative pour la Commission, et limite ou exclut la compétence de la Cour de justice. La méthode communautaire se caractérise au contraire par un rôle central de la Commission et des institutions communes.

16. Pendant quelle période la France a-t-elle pratiqué la politique de la chaise vide ?

De janvier 1973 à décembre 1973
De mars 1957 à janvier 1958
D’octobre 1954 à mai 1955
De juillet 1965 à janvier 1966

De juillet 1965 à janvier 1966

Explication

La France a boycotté les réunions du Conseil de juillet 1965 à janvier 1966, paralysant ainsi le fonctionnement communautaire. Les autres périodes proposées correspondent à des étapes différentes de la construction européenne.

17. Que prévoit le compromis de Luxembourg lorsqu’un État invoque des intérêts très importants ?

La Cour de justice doit suspendre la procédure et imposer une décision commune aux États.
La Commission doit retirer sa proposition jusqu’à l’obtention d’un accord juridiquement obligatoire.
Le Parlement doit voter à la majorité afin de remplacer la décision nationale contestée.
Le Conseil doit s’efforcer de parvenir à l’unanimité, sans obligation juridique contraignante.

Le Conseil doit s’efforcer de parvenir à l’unanimité, sans obligation juridique contraignante.

Explication

Le compromis de Luxembourg prévoit un effort politique pour parvenir à l’unanimité lorsqu’un État invoque des intérêts très importants. Cet accord n’est toutefois pas juridiquement contraignant, contrairement à une règle directement imposable par une juridiction.

18. Quels États ont participé au premier élargissement de la Communauté, le 1er janvier 1973 ?

Le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark
La Grèce, l’Espagne et le Portugal
La Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg
L’Autriche, la Suède et la Finlande

Le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark

Explication

Le premier élargissement a fait passer la Communauté de six à neuf États avec l’adhésion du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark. La Grèce, l’Espagne et le Portugal ont rejoint la Communauté lors d’élargissements ultérieurs.

19. Quelle exigence relève spécifiquement du critère de l’acquis communautaire dans les critères de Copenhague ?

La capacité d’assumer les obligations de l’acquis communautaire et d’appliquer le droit de l’Union.
La participation aux mécanismes monétaires communs et l’adoption rapide de la monnaie unique.
La stabilité des institutions garantissant la démocratie, l’État de droit et les droits fondamentaux.
L’existence d’une économie de marché viable capable de faire face à la concurrence.

La capacité d’assumer les obligations de l’acquis communautaire et d’appliquer le droit de l’Union.

Explication

Le critère de l’acquis communautaire concerne la capacité à assumer les obligations de l’acquis et à appliquer le droit de l’Union. La démocratie et les droits fondamentaux relèvent du critère politique, tandis que l’économie de marché constitue un autre critère.

20. À quelle date l’union douanière a-t-elle été achevée, en avance sur le calendrier prévu par le traité CEE ?

Le 1er juillet 1968
Le 1er janvier 1970
Le 31 décembre 1967
Le 1er janvier 1968

Le 1er janvier 1968

Explication

L’union douanière a été achevée le 1er janvier 1968, soit dix-huit mois avant l’échéance initialement prévue. La date de 1970 correspond au calendrier prévu, et non à la réalisation effective.

21. Quels éléments caractérisent le fonctionnement initial de la politique agricole commune dès 1962 ?

Des prix variables, une suppression des frontières et un financement national
Des aides régionales, une libre importation et un financement intergouvernemental
Des prix garantis, une protection aux frontières et un financement communautaire
Des quotas agricoles, une fiscalité commune et un financement privé

Des prix garantis, une protection aux frontières et un financement communautaire

Explication

La politique agricole commune repose dès 1962 sur des prix garantis, une protection aux frontières et un financement communautaire. Elle ne se fonde donc pas sur une libre importation ni sur un financement principalement national.

22. Quelle distinction décrit correctement la primauté du droit de l’Union et son effet direct ?

La primauté concerne les relations extérieures, tandis que l’effet direct définit la responsabilité des États
La primauté permet l’invocation individuelle, tandis que l’effet direct règle les conflits entre normes
La primauté concerne le financement européen, tandis que l’effet direct organise les élections nationales
La primauté règle les conflits entre normes, tandis que l’effet direct permet l’invocation d’une norme par un particulier

La primauté règle les conflits entre normes, tandis que l’effet direct permet l’invocation d’une norme par un particulier

Explication

La primauté détermine quelle norme prévaut en cas de conflit, alors que l’effet direct permet à un particulier d’invoquer une norme. Confondre ces deux notions inverse précisément leur fonction juridique respective.

23. Quand l’Acte unique européen a-t-il été signé et quand est-il entré en vigueur ?

Signé le 7 février 1992, il est entré en vigueur le 1er novembre 1993
Signé le 1er juillet 1987, il est entré en vigueur les 17 et 28 février 1986
Signé les 17 et 28 février 1986, il est entré en vigueur le 1er juillet 1987
Signé en décembre 1985, il est entré en vigueur le 1er janvier 1987

Signé les 17 et 28 février 1986, il est entré en vigueur le 1er juillet 1987

Explication

L’Acte unique européen a été signé les 17 et 28 février 1986, puis est entré en vigueur le 1er juillet 1987. Les dates de 1992 et 1993 se rapportent au traité de Maastricht.

24. Quel changement institutionnel l’Acte unique européen introduit-il pour l’harmonisation du marché intérieur ?

L’unanimité devient la règle pour adopter les mesures d’harmonisation
Les mesures d’harmonisation sont transférées aux juridictions nationales
Chaque État obtient un droit de veto sur toute mesure d’harmonisation
La majorité qualifiée devient la règle pour adopter les mesures d’harmonisation

La majorité qualifiée devient la règle pour adopter les mesures d’harmonisation

Explication

L’Acte unique européen fait de la majorité qualifiée la règle pour les mesures d’harmonisation liées au marché intérieur. L’unanimité permettrait à chaque État de bloquer une décision, ce qui ralentirait l’adoption des mesures communes.

25. Quelle définition correspond au marché intérieur établi par l’Acte unique européen ?

Un espace économique réservé aux échanges entre gouvernements sans circulation organisée des personnes
Une zone monétaire commune dans laquelle les États adoptent une monnaie unique et une fiscalité identique
Un espace commercial commun consacré à la circulation des marchandises et coordonné par les administrations nationales
Un espace sans frontières intérieures garantissant la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux

Un espace sans frontières intérieures garantissant la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux

Explication

Le marché intérieur est un espace sans frontières intérieures où sont assurées les quatre libertés de circulation : marchandises, personnes, services et capitaux. Il ne se définit pas par l’adoption obligatoire d’une monnaie unique.

26. À quelles dates le traité de Maastricht a-t-il été signé puis mis en vigueur ?

Il a été signé le 7 février 1992 et est entré en vigueur le 1er novembre 1993
Il a été signé le 31 décembre 1992 et est entré en vigueur le 1er janvier 1994
Il a été signé le 17 février 1986 et est entré en vigueur le 1er juillet 1987
Il a été signé le 1er novembre 1993 et est entré en vigueur le 7 février 1992

Il a été signé le 7 février 1992 et est entré en vigueur le 1er novembre 1993

Explication

Le traité de Maastricht a été signé le 7 février 1992 et est entré en vigueur le 1er novembre 1993. Les dates de 1986 et 1987 correspondent à l’Acte unique européen.

27. Quels sont les trois piliers sur lesquels le traité de Maastricht fonde l’Union européenne ?

Les Communautés européennes, la politique étrangère et de sécurité commune, et la coopération judiciaire et intérieure
Les Communautés européennes, l’union douanière, et la coordination des systèmes fiscaux nationaux
Le marché intérieur, la politique agricole commune, et la coopération monétaire entre banques centrales
La défense commune, la citoyenneté européenne, et la coordination des politiques régionales

Les Communautés européennes, la politique étrangère et de sécurité commune, et la coopération judiciaire et intérieure

Explication

Les trois piliers sont les Communautés européennes, la politique étrangère et de sécurité commune, ainsi que la coopération dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. Le marché intérieur et l’union douanière sont des réalisations communautaires, mais ne constituent pas les trois piliers.

28. Dans quel cas le principe de subsidiarité autorise-t-il l’intervention de l’Union européenne ?

Lorsque les objectifs ne peuvent pas être suffisamment atteints par les États membres
Lorsque les États membres demandent une intervention pour remplacer leurs administrations
Lorsque toute politique nationale présente des différences entre les États membres
Lorsque les institutions européennes souhaitent harmoniser une matière sans évaluation préalable

Lorsque les objectifs ne peuvent pas être suffisamment atteints par les États membres

Explication

La subsidiarité conditionne l’intervention de l’Union à l’insuffisance de l’action des États membres pour atteindre les objectifs visés. Elle ne signifie donc pas que l’Union remplace les États dès qu’une politique nationale varie d’un pays à l’autre.

29. Quel était l’objectif institutionnel principal du traité de Nice, signé le 26 février 2001 ?

Donner à la Charte des droits fondamentaux une force constitutionnelle
Créer une initiative citoyenne accessible à un million de ressortissants
Accorder une personnalité juridique complète à l’Union européenne
Préparer les institutions à fonctionner avec 25 puis 27 États membres

Préparer les institutions à fonctionner avec 25 puis 27 États membres

Explication

Le traité de Nice visait à adapter les institutions au fonctionnement d’une Union élargie à 25 puis à 27 États membres. La personnalité juridique et l’initiative citoyenne relèvent du traité de Lisbonne, tandis que la Charte y reçoit sa valeur contraignante.

30. Dans quels États membres le traité constitutionnel signé à Rome en 2004 a-t-il été rejeté par référendum en 2005 ?

En Espagne et en Belgique
En Allemagne et en Italie
En France et aux Pays-Bas
En Irlande et au Danemark

En France et aux Pays-Bas

Explication

Le traité constitutionnel a été rejeté en France le 29 mai 2005, puis aux Pays-Bas le 1er juin 2005. Les autres couples proposés ne correspondent pas aux référendums ayant entraîné son échec.

31. Quand le traité de Lisbonne est-il entré en vigueur ?

Le 1er mai 1999
Le 1er novembre 2014
Le 13 décembre 2007
Le 1er décembre 2009

Le 1er décembre 2009

Explication

Le traité de Lisbonne est entré en vigueur le 1er décembre 2009, après avoir été signé le 13 décembre 2007. Le 1er novembre 2014 correspond à l’entrée en application d’une règle de majorité qualifiée, et le 1er mai 1999 à l’entrée en vigueur du traité d’Amsterdam.

32. Depuis le 1er novembre 2014, quelle condition définit la majorité qualifiée au Conseil de l’Union européenne ?

65 % des États membres représentant 55 % de la population de l’Union
L’accord de tous les États membres représentant la majorité de la population
55 % des États membres représentant 65 % de la population de l’Union
La majorité des États présents, sans seuil démographique associé

55 % des États membres représentant 65 % de la population de l’Union

Explication

La majorité qualifiée exige simultanément l’accord d’au moins 55 % des États membres et la représentation d’au moins 65 % de la population de l’Union. Cette double exigence la distingue de l’unanimité, qui requiert l’accord de tous les États concernés.

33. Quel changement le traité de Lisbonne a-t-il apporté à la Charte des droits fondamentaux ?

Il lui a reconnu une valeur juridique contraignante égale à celle des traités
Il l’a remplacée par une nouvelle charte adoptée par chaque État membre
Il l’a transformée en déclaration politique dépourvue d’effets juridiques
Il l’a limitée aux institutions européennes sans portée pour les États membres

Il lui a reconnu une valeur juridique contraignante égale à celle des traités

Explication

Le traité de Lisbonne confère à la Charte des droits fondamentaux une valeur juridique contraignante équivalente à celle des traités. Elle n’est donc pas réduite à une simple déclaration politique, ni remplacée par des textes nationaux distincts.

34. Que permet à l’Union européenne l’article 47 du traité sur l’Union européenne ?

De trancher les litiges nationaux sans respecter les compétences attribuées
D’adopter toute mesure relevant de la compétence générale des États membres
D’agir en tant que personne juridique dans les limites des compétences attribuées
De modifier les traités sans l’accord des États membres

D’agir en tant que personne juridique dans les limites des compétences attribuées

Explication

L’article 47 TUE reconnaît à l’Union la personnalité juridique, tout en encadrant son action par le principe d’attribution des compétences. L’Union ne dispose donc pas d’une compétence générale lui permettant d’intervenir dans tous les domaines.

35. Quelle affirmation caractérise l’arrêt Van Gend en Loos du 5 février 1963 ?

Il affirme la primauté du droit de l’Union sur toute règle nationale contraire
Il reconnaît un nouvel ordre juridique dont les sujets sont les États et leurs ressortissants
Il établit la classification des compétences en exclusives, partagées et d’appui
Il confère à la Charte des droits fondamentaux une valeur égale à celle des traités

Il reconnaît un nouvel ordre juridique dont les sujets sont les États et leurs ressortissants

Explication

L’arrêt Van Gend en Loos reconnaît que la Communauté constitue un nouvel ordre juridique dont les sujets comprennent les États membres et leurs ressortissants. La primauté du droit de l’Union est associée à l’arrêt Costa contre ENEL, et non à cette décision.

36. Quel principe l’arrêt Costa contre ENEL du 15 juillet 1964 affirme-t-il ?

La primauté du droit de l’Union sur le droit national
La personnalité juridique de l’Union dans les relations internationales
La répartition des compétences entre l’Union et les États membres
L’effet direct de toute règle de droit national dans l’ordre européen

La primauté du droit de l’Union sur le droit national

Explication

L’arrêt Costa contre ENEL affirme la primauté du droit de l’Union sur le droit national. L’effet direct, qui concerne l’invocation du droit de l’Union par les particuliers, est principalement associé à l’arrêt Van Gend en Loos.

37. Quelles catégories décrivent la répartition des compétences de l’Union européenne selon les articles 3 à 6 TFUE ?

Les compétences législatives, administratives et budgétaires
Les compétences nationales, fédérales et confédérales
Les compétences exclusives, partagées et d’appui
Les compétences constitutionnelles, judiciaires et diplomatiques

Les compétences exclusives, partagées et d’appui

Explication

Les articles 3 à 6 TFUE distinguent les compétences exclusives, partagées et d’appui de l’Union européenne. Les autres catégories proposées ne correspondent pas à la classification juridique retenue par ces dispositions.

38. Quelle caractéristique décrit correctement le Parlement européen ?

Il réunit les ministres des États membres et adopte les actes législatifs avec la Commission sur les sujets traités.
Il contrôle l’utilisation du budget européen en tant qu’auditeur externe indépendant dépourvu de pouvoir juridictionnel.
Il est élu au suffrage universel direct pour cinq ans et exerce des pouvoirs législatifs, budgétaires et de contrôle politique.
Il rassemble les chefs d’État ou de gouvernement et fixe les priorités politiques générales de l’Union.

Il est élu au suffrage universel direct pour cinq ans et exerce des pouvoirs législatifs, budgétaires et de contrôle politique.

Explication

Le Parlement européen est élu directement pour cinq ans et exerce des compétences législatives, budgétaires et de contrôle politique. La réunion des ministres et l’adoption des actes législatifs avec le Parlement relèvent du Conseil de l’Union européenne.

39. Quel est le rôle institutionnel principal du Conseil européen ?

Définir les orientations et les priorités politiques générales de l’Union avec les chefs d’État ou de gouvernement.
Adopter les actes législatifs avec le Parlement en réunissant les ministres compétents selon chaque domaine.
Proposer les actes législatifs, exécuter le budget et engager des procédures en manquement contre les États.
Représenter les citoyens de l’Union grâce à une élection au suffrage universel direct pour cinq ans.

Définir les orientations et les priorités politiques générales de l’Union avec les chefs d’État ou de gouvernement.

Explication

Le Conseil européen réunit les chefs d’État ou de gouvernement et donne à l’Union ses grandes orientations politiques. L’adoption des actes législatifs avec le Parlement appartient au Conseil de l’Union européenne, et non au Conseil européen.

40. Lorsqu’un projet législatif est proposé par la Commission, quelle institution réunit les ministres compétents et adopte l’acte avec le Parlement européen ?

Le Conseil européen
La Banque centrale européenne
La Cour de justice de l’Union européenne
Le Conseil de l’Union européenne

Le Conseil de l’Union européenne

Explication

Le Conseil de l’Union européenne réunit les ministres compétents selon le sujet et adopte les actes législatifs avec le Parlement, sur proposition de la Commission. Le Conseil européen fixe les grandes orientations, mais ne joue pas ce rôle législatif dans ce processus.

41. Laquelle de ces fonctions relève de la Commission européenne ?

Contrôler le budget européen comme auditeur externe sans pouvoir juridictionnel ni sanction directe.
Fixer les orientations politiques générales de l’Union lors de réunions de chefs d’État ou de gouvernement.
Veiller au respect des traités et engager des procédures en manquement contre les États membres.
Statuer sur les recours directs formés par des personnes physiques contre les institutions de l’Union.

Veiller au respect des traités et engager des procédures en manquement contre les États membres.

Explication

La Commission dispose notamment de l’initiative législative, veille au respect des traités et peut engager des procédures en manquement contre les États membres. La fixation des orientations générales appartient au Conseil européen, tandis que le contrôle juridictionnel et l’audit budgétaire relèvent d’autres institutions.

42. Quelle mission caractérise la Cour de justice de l’Union européenne ?

Enquêter sur les cas de mauvaise administration après une plainte ou de sa propre initiative.
Assurer l’interprétation et l’application uniformes du droit de l’Union.
Conduire la politique monétaire de la zone euro en visant la stabilité des prix.
Contrôler la légalité et l’efficacité du budget européen sans exercer de pouvoir juridictionnel.

Assurer l’interprétation et l’application uniformes du droit de l’Union.

Explication

La Cour de justice garantit une interprétation et une application uniformes du droit de l’Union dans les États membres. Le contrôle financier du budget relève de la Cour des comptes, qui ne dispose pas du pouvoir juridictionnel de la Cour de justice.

43. Quelle répartition des compétences entre le Tribunal de l’Union et la Cour de justice est correcte ?

Le Tribunal contrôle la politique monétaire, tandis que la Cour de justice vérifie l’exécution du budget européen.
Le Tribunal enquête sur la mauvaise administration, tandis que la Cour de justice nomme les commissaires européens.
Le Tribunal traite les renvois préjudiciels, tandis que la Cour de justice examine principalement les recours directs des particuliers.
Le Tribunal connaît notamment des recours directs, tandis que la Cour de justice traite les renvois préjudiciels.

Le Tribunal connaît notamment des recours directs, tandis que la Cour de justice traite les renvois préjudiciels.

Explication

Le Tribunal connaît notamment des recours directs introduits par des personnes physiques ou morales contre les institutions de l’Union, alors que le renvoi préjudiciel relève de la Cour de justice. Les autres propositions attribuent à ces juridictions des fonctions monétaires, budgétaires ou administratives qui appartiennent à d’autres organes.

44. Quel objectif prioritaire guide la politique monétaire conduite par la Banque centrale européenne dans la zone euro ?

Garantir l’équilibre annuel du budget européen par un contrôle externe indépendant.
Maintenir la stabilité des prix, avec un objectif d’inflation de 2 %.
Financer directement les politiques budgétaires nationales selon les priorités du Conseil européen.
Sanctionner les institutions de l’Union lorsqu’elles méconnaissent les règles des traités.

Maintenir la stabilité des prix, avec un objectif d’inflation de 2 %.

Explication

La Banque centrale européenne conduit la politique monétaire de la zone euro et vise prioritairement la stabilité des prix, associée à un objectif d’inflation de 2 %. Le contrôle du budget et le contrôle juridictionnel sont exercés par d’autres institutions, tandis que la politique budgétaire ne constitue pas sa mission principale.

45. Quelle affirmation décrit correctement la Cour des comptes européenne ?

Elle audite de manière indépendante la légalité, la régularité et l’efficacité de l’utilisation du budget européen.
Elle enquête sur les cas de mauvaise administration au sein des institutions et agences de l’Union.
Elle interprète le droit de l’Union et garantit son application uniforme par les juridictions nationales.
Elle adopte les actes législatifs avec le Parlement sur proposition de la Commission européenne.

Elle audite de manière indépendante la légalité, la régularité et l’efficacité de l’utilisation du budget européen.

Explication

La Cour des comptes est un auditeur externe indépendant qui examine la légalité, la régularité et l’efficacité de l’utilisation du budget européen. Elle ne dispose pas d’un pouvoir juridictionnel ni d’un pouvoir de sanction directe, contrairement à ce que suggérerait une fonction judiciaire.

46. Laquelle de ces valeurs fait partie des fondements de l’Union européenne ?

La neutralité à l’égard de la non-discrimination, du pluralisme et de l’égalité entre les femmes et les hommes.
L’État de droit, associé à la dignité humaine, à la démocratie et aux droits de l’homme.
La concentration du pouvoir politique dans une institution afin de renforcer l’efficacité des décisions communes.
La primauté des intérêts économiques nationaux sur les droits fondamentaux et la solidarité européenne.

L’État de droit, associé à la dignité humaine, à la démocratie et aux droits de l’homme.

Explication

Les fondements de l’Union comprennent notamment la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l’égalité, l’État de droit et les droits de l’homme, ainsi que le pluralisme et la non-discrimination. Les autres propositions contredisent cet ensemble de valeurs en minimisant les droits, la solidarité ou l’égalité.

47. Comment les principales institutions de l’Union se répartissent-elles leurs fonctions de représentation ?

Le Parlement représente les peuples, les Conseils représentent les États et la Commission représente l’intérêt général de l’Union.
Le Parlement représente l’intérêt général, la Commission représente les États et les Conseils représentent les juridictions nationales.
Le Parlement représente les institutions administratives, les Conseils représentent les citoyens et la Commission représente les collectivités locales.
Le Parlement représente les États, les Conseils représentent les peuples et la Commission représente les intérêts particuliers des entreprises.

Le Parlement représente les peuples, les Conseils représentent les États et la Commission représente l’intérêt général de l’Union.

Explication

Le Parlement européen représente les peuples, les deux Conseils représentent les États, et la Commission défend l’intérêt général de l’Union. La confusion fréquente consiste à attribuer au Parlement la représentation des États, alors que cette fonction revient aux Conseils.

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Mémorisez les réponses avec 76 flashcards sur Droit institutionnel de l’Union européenne.

Qu'est-ce que l'intégration européenne ?

Un transfert de compétences souveraines à une entité supranationale avec pouvoirs propres.

Quel projet Kant propose-t-il en 1795 dans "Projet de paix perpétuelle" ?

Une fédération d'États libres pour assurer une paix durable.

En quelle année Churchill a-t-il appelé à la création d'États-Unis d'Europe ?

En 1946.

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