QCM : Droit judiciaire privé — 67 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction oppose les règles de fond aux règles de droit judiciaire privé ?

Les premières organisent les tribunaux, tandis que les secondes déterminent les droits des personnes privées
Les premières fixent les voies d’exécution, tandis que les secondes établissent les conditions de validité des contrats
Les premières règlent la compétence des juridictions, tandis que les secondes définissent les obligations civiles
Les premières définissent les droits, tandis que les secondes organisent leur mise en œuvre et leur sanction

Les premières définissent les droits, tandis que les secondes organisent leur mise en œuvre et leur sanction

Explication

Les règles de fond déterminent les droits subjectifs, alors que le droit judiciaire privé permet leur mise en œuvre et leur sanction devant les juridictions. Confondre ces catégories revient à attribuer aux règles judiciaires la définition même des droits, ce qui relève des règles de fond.

2. Quel ensemble de règles permet à une personne privée de conduire un procès, d’obtenir un jugement et, si nécessaire, de le faire exécuter ?

La procédure civile
Le droit judiciaire privé
La compétence territoriale
Le droit des obligations

La procédure civile

Explication

La procédure civile encadre la conduite du procès, l’obtention du jugement et son exécution éventuelle. Le droit judiciaire privé a un champ plus large, car il comprend aussi l’organisation et le fonctionnement de la justice.

3. Quelle définition correspond au droit judiciaire privé ?

L’ensemble des règles réservées à l’exécution matérielle des décisions rendues par les tribunaux
L’ensemble des règles déterminant les droits patrimoniaux et extrapatrimoniaux des personnes privées
L’ensemble des règles organisant et faisant fonctionner la justice pour mettre en œuvre les droits privés
L’ensemble des règles permettant de négocier un accord avant toute saisine d’une juridiction

L’ensemble des règles organisant et faisant fonctionner la justice pour mettre en œuvre les droits privés

Explication

Le droit judiciaire privé organise et fait fonctionner la justice afin d’assurer aux particuliers la mise en œuvre et la sanction de leurs droits subjectifs privés. Il ne se limite donc ni à la création des droits ni à leur exécution matérielle.

4. Que détermine la compétence d’attribution par rapport à la compétence territoriale ?

La première désigne la catégorie de juridiction, tandis que la seconde désigne le tribunal concret à saisir
La première fixe le montant de la demande, tandis que la seconde détermine les règles applicables au litige
La première concerne l’exécution du jugement, tandis que la seconde concerne la validité des actes de procédure
La première désigne le tribunal concret, tandis que la seconde désigne la catégorie de juridiction compétente

La première désigne la catégorie de juridiction, tandis que la seconde désigne le tribunal concret à saisir

Explication

La compétence d’attribution dépend de la nature du litige et identifie la catégorie de juridiction compétente. La compétence territoriale permet ensuite de déterminer la juridiction concrète de cette catégorie qui doit être saisie.

5. Quelle différence caractérise la justice contentieuse et la justice gracieuse ?

La justice contentieuse recherche un accord, tandis que la justice gracieuse impose une sanction au débiteur
La justice contentieuse tranche un litige, tandis que la justice gracieuse intervient en dehors de tout litige
La justice contentieuse concerne les actes notariés, tandis que la justice gracieuse concerne les décisions exécutoires
La justice contentieuse intervient sans contestation, tandis que la justice gracieuse suppose une opposition entre les parties

La justice contentieuse tranche un litige, tandis que la justice gracieuse intervient en dehors de tout litige

Explication

La justice contentieuse suppose un litige que le juge tranche en disant le droit. La justice gracieuse permet au juge de se prononcer sur une situation juridique sans contestation entre les parties.

6. Quel est le rôle respectif de la procédure civile et des procédures civiles d’exécution ?

La procédure civile organise la compétence des tribunaux, tandis que l’exécution forcée vérifie la recevabilité de la demande
La procédure civile tranche la contestation, tandis que l’exécution forcée contraint ensuite le débiteur à respecter le droit reconnu
La procédure civile recherche un accord amiable, tandis que l’exécution forcée rend une décision ayant autorité de chose jugée
La procédure civile recouvre les biens du débiteur, tandis que l’exécution forcée détermine les droits discutés devant le juge

La procédure civile tranche la contestation, tandis que l’exécution forcée contraint ensuite le débiteur à respecter le droit reconnu

Explication

La procédure civile aboutit à une décision juridictionnelle dotée de l’autorité de chose jugée. Les procédures civiles d’exécution interviennent ensuite pour contraindre le débiteur à exécuter le droit reconnu.

7. À quelles conditions un créancier peut-il poursuivre l’exécution forcée sur les biens de son débiteur ?

Il doit obtenir l’accord préalable du débiteur sur le montant de la dette, puis saisir lui-même les biens concernés
Il doit produire une simple facture impayée, puis demander au juge de régler directement la dette à sa place
Il doit établir une créance éventuelle, puis confier la saisie à tout professionnel mandaté par ses soins
Il doit disposer d’un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible, l’exécution étant réalisée par un commissaire de justice

Il doit disposer d’un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible, l’exécution étant réalisée par un commissaire de justice

Explication

L’exécution forcée exige un titre exécutoire ainsi qu’une créance liquide et exigible, et elle relève des commissaires de justice. Une simple facture ou une créance encore incertaine ne suffit pas à remplir ces conditions.

8. Dans le procès civil, comment se répartissent principalement les rôles des parties et du juge ?

Les parties qualifient juridiquement les faits, tandis que le juge rassemble les prétentions et choisit les preuves utiles
Les parties présentent les faits et prétentions, tandis que le juge les qualifie juridiquement et tranche le litige
Les parties déterminent la compétence du tribunal, tandis que le juge formule les faits nécessaires à leur demande
Les parties exécutent la décision, tandis que le juge négocie les faits et organise la défense de chaque adversaire

Les parties présentent les faits et prétentions, tandis que le juge les qualifie juridiquement et tranche le litige

Explication

Le procès civil repose sur l’impulsion des parties, qui allèguent les faits et formulent leurs prétentions, puis sur l’intervention du juge pour qualifier juridiquement et juger. Le juge ne se substitue donc pas aux parties pour présenter leurs prétentions.

9. Que garantit le principe du contradictoire dans un procès civil ?

Chaque partie peut imposer au juge la qualification juridique qu’elle estime adaptée à ses prétentions
Chaque partie peut empêcher l’adversaire de produire des pièces après l’ouverture des débats judiciaires
Chaque partie peut obtenir une décision favorable lorsque ses arguments ont été communiqués à l’adversaire
Chaque partie peut connaître les moyens, prétentions et pièces adverses et les discuter utilement

Chaque partie peut connaître les moyens, prétentions et pièces adverses et les discuter utilement

Explication

Le contradictoire garantit l’accès aux moyens, prétentions et pièces de l’adversaire ainsi que la possibilité de les discuter utilement. Il ne donne pas aux parties le pouvoir d’imposer la qualification juridique ni le résultat du jugement.

10. Quelle exigence résulte de l’arrêt Cesaréo rendu par l’assemblée plénière le 7 juillet 2006 ?

Les parties doivent produire dès la première instance toutes les preuves matérielles relatives à une prétention nouvelle
Le juge doit soulever d’office chaque moyen de droit que les parties ont omis de présenter devant le tribunal
Les parties doivent présenter dès la première instance tous les moyens de droit pouvant fonder leur demande ou leur défense
Les parties peuvent réserver certains moyens de droit pour les soumettre pour la première fois devant la cour d’appel

Les parties doivent présenter dès la première instance tous les moyens de droit pouvant fonder leur demande ou leur défense

Explication

L’arrêt Cesaréo impose aux parties de présenter dès la première instance tous les moyens de droit susceptibles de soutenir leur demande ou leur défense. Cette exigence concerne les moyens juridiques et ne signifie pas que toute preuve nouvelle serait interdite en appel.

11. Quelle caractéristique correspond aux référés, notamment lorsque la demande repose sur l’article 834 du code de procédure civile ?

Le juge peut ordonner une mesure provisoire sans préjuger la solution au fond, l’urgence étant notamment requise
Le juge intervient après l’exécution forcée afin de vérifier la régularité matérielle de la saisie pratiquée
Le juge rend une décision définitive sur le fond après avoir écarté toute discussion entre les parties
Le juge peut modifier définitivement les droits des parties dès qu’une difficulté pratique apparaît pendant le procès

Le juge peut ordonner une mesure provisoire sans préjuger la solution au fond, l’urgence étant notamment requise

Explication

Les référés permettent d’ordonner des mesures provisoires qui ne préjugent pas de la solution du litige au fond, et l’urgence est notamment exigée dans le cadre de l’article 834. Ils ne remplacent donc pas le jugement définitif sur le fond.

12. Quel acte interrompt la prescription et la forclusion à condition que la juridiction soit effectivement saisie ?

La première défense au fond du défendeur
La simple remise de l’assignation au défendeur
La demande en justice régulièrement enrôlée
La notification d’une décision par le greffe

La demande en justice régulièrement enrôlée

Explication

La demande en justice interrompt ces délais lorsque l’enrôlement saisit effectivement la juridiction. La signification de l’assignation informe le défendeur, mais ne suffit pas à elle seule à saisir le tribunal.

13. Lorsqu’une date d’audience a été communiquée devant le tribunal judiciaire, dans quel délai la copie de l’assignation doit-elle être remise au greffe ?

Au moins 8 jours avant l’audience
Dans les 15 jours suivant l’audience
Le jour même de l’audience
Au moins 15 jours avant l’audience

Au moins 15 jours avant l’audience

Explication

La copie doit parvenir au greffe au moins 15 jours avant l’audience lorsque sa date a été communiquée. Le non-respect de ce délai peut entraîner la caducité de l’assignation.

14. À quel moment le défendeur doit-il soulever ses exceptions de procédure ?

Au cours de l’audience, selon l’ordre choisi par le juge
Simultanément, avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir
Après le jugement, dans le cadre d’un recours approprié
Après avoir présenté ses arguments sur le fond du droit

Simultanément, avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir

Explication

Les exceptions de procédure doivent être soulevées ensemble et avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir, dès le premier jeu de conclusions. Les présenter après une argumentation au fond les expose à l’irrecevabilité.

15. Quelle condition permet au juge de prononcer la nullité d’un acte de procédure pour vice de forme ?

L’irrégularité doit concerner une formalité mentionnée dans l’acte
Le juge doit constater une erreur commise par un professionnel
L’acte doit avoir été contesté avant toute audience
L’adversaire doit prouver le grief causé par l’irrégularité

L’adversaire doit prouver le grief causé par l’irrégularité

Explication

La nullité pour vice de forme suppose que l’adversaire démontre le préjudice procédural que l’irrégularité lui a causé. Une erreur formelle dépourvue de grief ne suffit donc pas à obtenir l’annulation.

16. Quelle est la fonction du tribunal judiciaire dans l’organisation juridictionnelle française ?

Il juge les recours dirigés contre les décisions administratives
Il traite les litiges commerciaux confiés aux juridictions spécialisées
Il constitue le tribunal de droit commun pour les affaires non attribuées ailleurs
Il contrôle la conformité des lois à la Constitution française

Il constitue le tribunal de droit commun pour les affaires non attribuées ailleurs

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction de droit commun et connaît des affaires civiles et commerciales qui ne relèvent pas d’une autre juridiction. Les litiges attribués à une juridiction spécialisée, comme le tribunal de commerce, échappent à cette compétence générale.

17. Quelle distinction caractérise le juge du fond par rapport au juge des référés ?

Le juge du fond statue sur le droit et les faits avec une plénitude de juridiction
Le juge du fond intervient dans les requêtes sans débat sur le litige
Le juge du fond contrôle la correcte application du droit par la Cour de cassation
Le juge du fond adopte des mesures provisoires sans examiner la prétention principale

Le juge du fond statue sur le droit et les faits avec une plénitude de juridiction

Explication

Le juge du fond examine les faits et le droit et tranche le principal avec une plénitude de juridiction. Le juge des référés rend, quant à lui, une décision provisoire sans statuer définitivement sur le fond.

18. Que désigne l’action en justice pour l’auteur d’une prétention ?

Le droit d’être entendu sur le fond afin que sa prétention soit déclarée fondée ou non
L’acte procédural qui introduit l’instance devant une juridiction compétente
La décision par laquelle le juge accorde une mesure provisoire
Le moyen de contester la régularité formelle d’une procédure engagée

Le droit d’être entendu sur le fond afin que sa prétention soit déclarée fondée ou non

Explication

L’action en justice est le droit d’obtenir du juge un examen au fond de la prétention, qu’elle soit ensuite reconnue fondée ou rejetée. L’acte qui exerce concrètement ce pouvoir et introduit l’instance est la demande initiale.

19. Quelle proposition distingue correctement la demande initiale de l’action en justice ?

La demande initiale introduit l’instance, tandis que l’action est le pouvoir légal de saisir le tribunal
La demande initiale vérifie la compétence, tandis que l’action établit la preuve des faits
La demande initiale tranche le litige, tandis que l’action exécute la décision rendue
La demande initiale discute le fond, tandis que l’action suspend le déroulement de l’instance

La demande initiale introduit l’instance, tandis que l’action est le pouvoir légal de saisir le tribunal

Explication

La demande initiale est l’acte procédural par lequel les prétentions sont soumises au juge et l’instance est engagée. L’action correspond au droit ou pouvoir légal permettant de saisir les tribunaux, sans se confondre avec cet acte.

20. Quelle différence oppose l’assignation à la requête comme modes d’introduction de l’instance ?

L’assignation cite contradictoirement le défendeur, tandis que la requête saisit en principe la juridiction sans information préalable
L’assignation saisit la juridiction sans avertir l’adversaire, tandis que la requête organise un débat contradictoire
L’assignation émane du juge, tandis que la requête est délivrée par le commissaire de justice
L’assignation est réservée aux mesures provisoires, tandis que la requête tranche le principal du litige

L’assignation cite contradictoirement le défendeur, tandis que la requête saisit en principe la juridiction sans information préalable

Explication

L’assignation informe le défendeur et le convoque à comparaître, ce qui permet un engagement contradictoire de l’instance. La requête saisit en principe le juge sans information préalable de l’adversaire, même si certaines procédures peuvent ensuite devenir contradictoires.

21. Quel est l’effet d’une fin de non-recevoir lorsqu’elle est accueillie ?

Elle conduit le juge à examiner les faits avant de rejeter la prétention
Elle fait constater une irrégularité dans le déroulement de la procédure
Elle fait déclarer la prétention irrecevable sans examen du fond
Elle suspend l’instance jusqu’à la régularisation d’un acte de procédure

Elle fait déclarer la prétention irrecevable sans examen du fond

Explication

La fin de non-recevoir tend à écarter la prétention sans que le juge examine son bien-fondé, notamment en cas de défaut d’intérêt, de prescription ou de chose jugée. Une exception de procédure vise plutôt la régularité, l’extinction ou la suspension de l’instance.

22. Quelle distinction décrit correctement l’instance et la matière du litige ?

L’instance est la demande formulée, tandis que la matière du litige désigne la décision rendue par le juge
L’instance est le droit substantiel invoqué, tandis que la matière du litige correspond aux règles de compétence
L’instance est le lien procédural, tandis que la matière du litige correspond au différend soumis au juge
L’instance est la preuve produite, tandis que la matière du litige désigne le lien entre les parties et le tribunal

L’instance est le lien procédural, tandis que la matière du litige correspond au différend soumis au juge

Explication

L’instance naît avec la demande en justice et constitue le rapport procédural jusqu’au jugement, alors que la matière du litige regroupe les prétentions et les faits allégués. Confondre l’instance avec la demande elle-même revient à réduire à tort le lien procédural à un acte isolé.

23. Dans un procès, que désignent respectivement l’objet et la cause de la demande ?

L’objet est ce qui est demandé au juge, tandis que la cause regroupe les fondements de droit et de fait
L’objet est la preuve produite, tandis que la cause désigne la qualité juridique des parties au procès
L’objet est le fondement juridique, tandis que la cause correspond au résultat recherché auprès du juge
L’objet est le déroulement de l’instance, tandis que la cause correspond aux pouvoirs attribués au tribunal

L’objet est ce qui est demandé au juge, tandis que la cause regroupe les fondements de droit et de fait

Explication

L’objet identifie la prétention soumise au juge, tandis que la cause rassemble les raisons juridiques et factuelles qui la fondent. Assimiler l’objet au fondement juridique inverse précisément cette distinction.

24. Quelle conséquence découle du principe dispositif concernant le rôle des parties et celui du juge ?

Le juge détermine les faits du litige, et les parties adaptent leurs demandes à cette détermination
Les parties fixent l’objet du litige par leurs prétentions, et le juge statue sur ce qui est demandé
Les parties présentent les preuves, et le juge choisit librement les prétentions qu’il estime pertinentes
Le juge fixe l’objet du litige selon les preuves, et les parties répondent aux questions qu’il leur adresse

Les parties fixent l’objet du litige par leurs prétentions, et le juge statue sur ce qui est demandé

Explication

Le principe dispositif confie aux parties la détermination de l’objet du litige et l’allégation des faits qui le fondent, tout en imposant au juge de statuer sur les demandes présentées. Le juge ne peut donc substituer ses propres prétentions à celles des parties.

25. Quelle exigence traduit le principe de la contradiction au cours d’une instance ?

Chaque partie doit accepter les mesures d’instruction décidées par le juge avant toute audience
Chaque partie doit obtenir l’accord du juge pour modifier la qualification juridique de ses prétentions
Chaque partie doit pouvoir connaître et discuter en temps utile les moyens et preuves de son adversaire
Chaque partie doit présenter sa demande avant que l’adversaire puisse produire ses propres arguments

Chaque partie doit pouvoir connaître et discuter en temps utile les moyens et preuves de son adversaire

Explication

La contradiction exige que les moyens de fait, les preuves et les moyens de droit puissent être connus et discutés en temps utile. Le juge ne peut fonder sa décision sur des éléments qui n’ont pas pu être débattus contradictoirement.

26. Quelle proposition distingue correctement l’action en justice du droit substantiel invoqué ?

Une action suppose toujours que le droit substantiel soit reconnu, tandis qu’un droit prescrit reste pleinement justiciable
Une action et le droit substantiel sont confondus, de sorte qu’un rejet prouve l’inexistence du droit invoqué
Une action peut être exercée sans droit substantiel établi, tandis qu’un droit peut perdre son action par prescription
Une action disparaît dès qu’un droit est contesté, tandis qu’un droit non prouvé produit automatiquement ses effets

Une action peut être exercée sans droit substantiel établi, tandis qu’un droit peut perdre son action par prescription

Explication

Une personne peut saisir le juge en invoquant à tort un droit, puis voir sa demande rejetée au fond, ce qui montre que l’action et le droit substantiel sont distincts. Inversement, la prescription ou l’irrecevabilité peut priver un droit d’action sans établir que ce droit n’a jamais existé.

27. Quel effet une demande en justice produit-elle sur la prescription lorsqu’elle est portée devant une juridiction incompétente ?

Elle interrompt le délai de prescription malgré l’incompétence de la juridiction saisie
Elle transforme le délai de prescription en délai de forclusion à compter de la saisine
Elle laisse courir le délai de prescription, car l’incompétence prive la demande de tout effet
Elle suspend le délai de prescription jusqu’à la désignation d’une juridiction compétente

Elle interrompt le délai de prescription malgré l’incompétence de la juridiction saisie

Explication

La demande en justice interrompt le délai de prescription, même lorsqu’elle est portée devant une juridiction incompétente. L’incompétence n’efface donc pas l’effet interruptif attaché à la demande.

28. Comment se définit l’intérêt à agir exigé d’une personne qui forme une demande en justice ?

C’est la certitude que le droit invoqué sera reconnu après l’examen des preuves
C’est le pouvoir général de représenter les personnes concernées par le litige
C’est un intérêt légitime au succès ou au rejet d’une prétention soumise au juge
C’est l’obligation d’avoir subi personnellement un dommage matériel avant toute saisine

C’est un intérêt légitime au succès ou au rejet d’une prétention soumise au juge

Explication

L’intérêt à agir correspond à l’intérêt légitime au succès ou au rejet d’une prétention. Il ne se confond pas avec la certitude de gagner le procès ni, dans tous les cas, avec la preuve d’un dommage personnel.

29. Quel caractère l’intérêt à agir doit-il normalement présenter ?

Il doit résulter d’un jugement antérieur, pour que la demande soit examinée par le tribunal
Il doit être financier, même lorsque la prétention porte sur une situation personnelle ou familiale
Il doit être hypothétique, afin de permettre au juge d’anticiper les litiges susceptibles de survenir
Il doit être né et actuel, sauf lorsque la loi admet certaines actions préventives ou interrogatoires

Il doit être né et actuel, sauf lorsque la loi admet certaines actions préventives ou interrogatoires

Explication

L’intérêt à agir doit normalement être né et actuel, et non simplement éventuel. La loi admet toutefois certaines exceptions, notamment les actions interrogatoires et les mesures d’instruction destinées à conserver une preuve avant le procès.

30. Que désigne l’intérêt collectif défendu par un groupement ?

L’addition des intérêts individuels des membres, sans qu’un intérêt propre à la collectivité soit nécessaire
L’intérêt financier du groupement résultant de ses dépenses et de ses pertes directement constatées
L’intérêt personnel d’un membre lésé, lorsque le groupement reçoit mandat pour agir en son nom
L’intérêt général de la collectivité représentée, distinct de l’intérêt personnel et direct du groupement

L’intérêt général de la collectivité représentée, distinct de l’intérêt personnel et direct du groupement

Explication

L’intérêt collectif est l’intérêt général de la collectivité représentée par le groupement, et il se distingue de l’intérêt personnel de celui-ci. L’addition des préjudices individuels des membres ne suffit donc pas à caractériser un intérêt collectif autonome.

31. Dans quelles conditions un syndicat professionnel peut-il agir pour défendre l’intérêt collectif de la profession ?

Il peut agir devant toute juridiction pour des faits causant un préjudice direct ou indirect à cet intérêt collectif
Il peut agir dans les procédures civiles après avoir obtenu une autorisation spéciale de chaque professionnel concerné
Il peut agir devant le tribunal compétent lorsqu’un membre établit un dommage personnel directement lié au litige
Il peut agir pour la profession lorsque le préjudice invoqué concerne exclusivement les finances du syndicat

Il peut agir devant toute juridiction pour des faits causant un préjudice direct ou indirect à cet intérêt collectif

Explication

L’article 2132-3 du Code du travail permet au syndicat professionnel d’agir devant toutes les juridictions pour les faits portant atteinte à l’intérêt collectif de la profession, qu’il s’agisse d’un préjudice direct ou indirect. Le dommage personnel d’un syndiqué déterminé relève d’un intérêt individuel distinct.

32. Dans quelle situation une association déclarée peut-elle défendre un intérêt collectif ?

Lorsqu’elle prévoit dans ses statuts une activité générale, même sans autre condition juridique
Lorsqu’une loi lui reconnaît ce pouvoir ou lorsque les conditions posées par la jurisprudence sont réunies
Lorsqu’elle démontre qu’un de ses membres a subi un dommage personnel au cours de l’activité concernée
Lorsqu’elle obtient une autorisation administrative préalable pour représenter la collectivité intéressée

Lorsqu’une loi lui reconnaît ce pouvoir ou lorsque les conditions posées par la jurisprudence sont réunies

Explication

Une association déclarée peut défendre ses intérêts personnels sans autorisation spéciale, mais la défense d’un intérêt collectif exige une habilitation législative ou la réunion de conditions jurisprudentielles. La seule existence d’un dommage individuel chez un membre ne suffit donc pas à établir ce pouvoir.

33. Que désigne la qualité pour agir en justice ?

La faculté d’obtenir automatiquement gain de cause au terme du procès
La possibilité de contester la régularité formelle d’un acte de procédure
L’utilité personnelle que la partie retire de l’action engagée
Le titre donnant le pouvoir d’exercer le droit dont la sanction est demandée

Le titre donnant le pouvoir d’exercer le droit dont la sanction est demandée

Explication

La qualité pour agir correspond au titre qui habilite une personne à exercer en justice le droit dont elle demande la sanction. Elle se distingue de l’intérêt, qui désigne l’utilité personnelle de l’action.

34. Quelle est la qualification juridique de l’absence ou de l’insuffisance de pouvoir pour agir ?

Une exception de procédure affectant le déroulement de l’instance
Une fin de non-recevoir liée à l’absence d’intérêt personnel
Un défaut de qualité constituant une irrégularité de fond
Une irrégularité formelle sans incidence sur la validité de l’acte

Un défaut de qualité constituant une irrégularité de fond

Explication

L’absence ou l’insuffisance de pouvoir constitue un défaut de qualité et une irrégularité de fond au sens de l’article 117 du CPC. Il ne s’agit donc pas d’une simple irrégularité formelle.

35. Que signifie la règle « nul ne plaide par procureur » lorsqu’une personne agit par l’intermédiaire d’un mandataire ?

Le titulaire de l’action doit apparaître en son nom et son identité doit être mentionnée
La représentation en justice est exclue dès qu’un mandat est utilisé
Le titulaire doit comparaître personnellement à chaque étape de la procédure
Le mandataire devient titulaire du droit et agit sous sa propre identité

Le titulaire de l’action doit apparaître en son nom et son identité doit être mentionnée

Explication

Cette règle impose que le titulaire de l’action figure en son nom dans la procédure, même lorsqu’un mandataire le représente. Elle n’interdit donc pas la représentation en justice.

36. Qu’est-ce qu’une action attitrée ?

Une action portant sur la régularité d’un acte de procédure
Une action ouverte à toute personne démontrant une utilité personnelle
Une action réservée par la loi à certaines personnes précisément désignées
Une action introduite par un représentant sans justification de son mandat

Une action réservée par la loi à certaines personnes précisément désignées

Explication

L’action attitrée est réservée par la loi à des personnes déterminées, notamment dans certaines matières comme la filiation. Elle ne peut donc pas être exercée par toute personne intéressée.

37. Quel est l’objet d’une défense au fond ?

Obtenir une mesure provisoire suspendant le déroulement de l’instance
Demander au juge un avantage distinct du simple rejet de la prétention
Faire rejeter la prétention adverse en contestant le bien-fondé du droit invoqué
Faire constater une irrégularité de procédure sans examiner le droit invoqué

Faire rejeter la prétention adverse en contestant le bien-fondé du droit invoqué

Explication

La défense au fond vise le rejet de la prétention après examen du droit, par exemple parce que ce droit n’existe pas ou n’a pas la portée alléguée. Elle se distingue ainsi d’une contestation de la recevabilité.

38. Quel effet caractérise une exception de procédure ?

Elle établit que le demandeur ne tire aucune utilité personnelle de son action
Elle démontre que le droit invoqué par l’adversaire n’existe pas ou a disparu
Elle accorde au défendeur une condamnation distincte contre le demandeur
Elle rend la procédure irrégulière, l’éteint ou en suspend le cours sans trancher immédiatement le fond

Elle rend la procédure irrégulière, l’éteint ou en suspend le cours sans trancher immédiatement le fond

Explication

L’exception de procédure concerne le déroulement ou la régularité de l’instance et peut en suspendre ou en provoquer l’extinction. Elle ne discute pas immédiatement le bien-fondé du droit invoqué.

39. À quel moment les exceptions de procédure doivent-elles en principe être soulevées ?

À tout moment, y compris après la clôture des débats sur le fond
Simultanément et avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir
Une par une, selon l’ordre dans lequel les irrégularités apparaissent
Après l’examen du fond, lorsque le juge a établi le droit applicable

Simultanément et avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir

Explication

L’article 74 du CPC impose que les exceptions de procédure soient soulevées simultanément et avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir. Le non-respect de cette règle entraîne leur irrecevabilité.

40. Quel est l’objet d’une demande reconventionnelle formée par le défendeur ?

Faire constater l’irrégularité de la procédure engagée par le demandeur
Obtenir un avantage distinct du simple rejet de la demande du demandeur
Suspendre l’instance jusqu’à l’accomplissement d’une formalité procédurale
Contester directement l’existence ou la portée du droit allégué

Obtenir un avantage distinct du simple rejet de la demande du demandeur

Explication

La demande reconventionnelle est une demande incidente par laquelle le défendeur sollicite un avantage propre, notamment la condamnation du demandeur. Elle va donc au-delà du simple rejet de la prétention adverse.

41. Quel est l’effet normalement attaché à la notification d’un acte de procédure ?

Elle supprime la nécessité de respecter les conditions de validité de l’acte
Elle permet au destinataire de modifier unilatéralement le contenu de l’acte reçu
Elle porte l’acte à la connaissance du destinataire et permet normalement à l’acte de produire ses effets
Elle transforme automatiquement toute notification en signification par commissaire de justice

Elle porte l’acte à la connaissance du destinataire et permet normalement à l’acte de produire ses effets

Explication

La notification a pour fonction de porter l’acte de procédure à la connaissance de son destinataire, et l’acte produit normalement ses effets à compter de cette notification. La signification n’est qu’une forme particulière de notification.

42. Quelle distinction oppose la signification à la notification en la forme ordinaire ?

La signification concerne le fond du droit, tandis que la forme ordinaire concerne la recevabilité
La signification est réalisée par voie postale, tandis que la forme ordinaire requiert un commissaire de justice
La signification suppose l’accord du destinataire, tandis que la forme ordinaire s’effectue sans transmission de l’acte
La signification est effectuée par un commissaire de justice, tandis que la forme ordinaire peut notamment être postale

La signification est effectuée par un commissaire de justice, tandis que la forme ordinaire peut notamment être postale

Explication

La signification est une notification réalisée par un commissaire de justice. La notification en la forme ordinaire peut notamment être effectuée par voie postale ou par remise contre émargement ou récépissé.

43. Que doit faire le commissaire de justice lorsque la signification à personne est impossible ?

Suspendre la procédure jusqu’à ce que le destinataire se présente personnellement
Adresser l’acte par voie électronique sans conserver d’information sur la remise
Remettre l’acte à toute personne rencontrée sans préciser les recherches effectuées
Signifier à domicile ou à résidence en relatant les diligences et les circonstances de l’impossibilité

Signifier à domicile ou à résidence en relatant les diligences et les circonstances de l’impossibilité

Explication

La signification doit d’abord être faite à personne, puis à domicile ou à résidence si cette remise est impossible. Le commissaire de justice doit alors relater les diligences accomplies et les circonstances de l’impossibilité.

44. Quelles conditions doivent être réunies pour obtenir la nullité d’un acte de procédure ?

Un défaut de notification, une faute du destinataire et l’impossibilité de faire appel
Une simple erreur matérielle, une contestation rapide et l’accord du juge
Une irrégularité quelconque, l’absence de réponse adverse et une demande écrite
Un vice constitutif d’une cause de nullité, un préjudice et l’absence de régularisation

Un vice constitutif d’une cause de nullité, un préjudice et l’absence de régularisation

Explication

La nullité suppose un vice prévu comme cause de nullité, un préjudice causé à la partie adverse et l’absence de régularisation. Une irrégularité ne suffit donc pas à elle seule à entraîner la nullité.

45. Quelles conditions doivent être réunies pour qu’une nullité procédurale soit prononcée ?

Une irrégularité quelconque, une erreur matérielle et une demande écrite
Un vice constituant une cause de nullité, un grief et l’absence de régularisation
Un vice de procédure, une contestation adverse et une décision défavorable
Un défaut de compétence, un préjudice financier et une opposition tardive

Un vice constituant une cause de nullité, un grief et l’absence de régularisation

Explication

La nullité suppose cumulativement une cause de nullité, un grief subi par la partie adverse et l’absence de régularisation. Une simple irrégularité ou une décision défavorable ne suffit donc pas à établir ces conditions.

46. Dans quelle situation un vice de forme peut-il entraîner la nullité d’un acte malgré l’absence de texte prévoyant expressément cette sanction ?

Lorsque le vice a été invoqué après une défense au fond
Lorsque le vice concerne une formalité substantielle ou d’ordre public
Lorsque l’acte a été remis au greffe après la première audience
Lorsque la partie adverse refuse de participer à l’instance

Lorsque le vice concerne une formalité substantielle ou d’ordre public

Explication

L’article 114 prévoit qu’un vice de forme ne produit pas de nullité sans texte, sauf lorsqu’il porte sur une formalité substantielle ou d’ordre public. Le moment de l’invocation ou la participation adverse ne crée pas cette exception.

47. Quelle différence caractérise les nullités pour irrégularité de fond par rapport aux nullités pour vice de forme ?

La nullité de fond exige un texte spécial avant toute invocation
La nullité de fond dépend d’un grief prouvé pour chaque irrégularité
La nullité de fond doit être soulevée avant toute défense au fond
La nullité de fond peut être accueillie sans disposition expresse de la loi

La nullité de fond peut être accueillie sans disposition expresse de la loi

Explication

Les irrégularités de fond visées par l’article 117 échappent au principe de nullité sans texte et peuvent être accueillies sans disposition expresse, conformément à l’article 119. L’exigence d’un texte concerne en principe le vice de forme.

48. À quel moment une exception de nullité pour vice de forme doit-elle être soulevée ?

À tout moment de l’instance, comme une irrégularité de fond
Avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir et avec les autres exceptions
Après la clôture de l’instruction, lorsque toutes les preuves sont réunies
Au cours du délibéré, afin que le juge puisse l’examiner avec le fond

Avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir et avec les autres exceptions

Explication

L’exception fondée sur un vice de forme doit être présentée avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir et simultanément avec les autres exceptions. La possibilité d’invoquer une irrégularité de fond en tout état de cause ne s’étend pas au vice de forme.

49. Comment l’instance se définit-elle principalement en procédure civile ?

Comme le rapport juridique procédural entre les parties pendant le procès
Comme le conflit matériel opposant les parties avant l’intervention du juge
Comme la décision judiciaire qui met fin au différend entre les parties
Comme l’ensemble des droits substantiels discutés dans la demande

Comme le rapport juridique procédural entre les parties pendant le procès

Explication

L’instance est le rapport juridique procédural qui naît avec la demande initiale sous réserve de son enrôlement et prend fin avec le jugement. Le conflit lui-même correspond au litige, et non à l’instance.

50. Quelle distinction oppose correctement le litige à l’instance ?

Le litige est le lien procédural, tandis que l’instance constitue le différend soumis au juge
Le litige est le différend soumis au juge, tandis que l’instance organise juridiquement le procès
Le litige est le jugement final, tandis que l’instance désigne les prétentions des parties
Le litige est la relation entre avocats, tandis que l’instance concerne les droits substantiels

Le litige est le différend soumis au juge, tandis que l’instance organise juridiquement le procès

Explication

Le litige désigne le conflit qui constitue la matière du procès, tandis que l’instance est le rapport procédural entre les parties. Confondre ces notions revient à attribuer au litige la fonction d’organisation juridique propre à l’instance.

51. Quelle caractéristique décrit le lien juridique d’instance ?

Il est formaliste, autonome du rapport litigieux et évolutif jusqu’au jugement
Il est purement substantiel, indépendant des actes accomplis pendant le procès
Il est informel, dépendant du rapport litigieux et fixé dès la demande initiale
Il est provisoire, limité à la comparution et détaché de la décision finale

Il est formaliste, autonome du rapport litigieux et évolutif jusqu’au jugement

Explication

Le lien d’instance est formaliste, autonome par rapport au rapport substantiel litigieux et dynamique puisqu’il évolue jusqu’au jugement. Il ne se réduit donc ni au conflit matériel ni à la seule comparution des parties.

52. Que distingue la représentation pour exercer l’action de la représentation ad litem ?

La première accomplit les actes de procédure, la seconde transfère le droit d’agir au représentant
La première concerne les tiers au procès, la seconde concerne les parties privées de leur action
La première intervient après le jugement, la seconde intervient avant la demande initiale
La première agit au nom du titulaire de l’action, la seconde accomplit les actes de procédure

La première agit au nom du titulaire de l’action, la seconde accomplit les actes de procédure

Explication

La représentation pour exercer l’action permet d’agir au nom du titulaire, tandis que la représentation ad litem se limite aux actes de procédure pour une partie qui reste titulaire de l’action. La représentation ad litem n’emporte donc pas transfert du droit d’agir.

53. Dans quel ordre se succèdent en principe les phases de la procédure contentieuse ?

Introduction, comparution, orientation, clôture de l’instruction puis jugement
Introduction, clôture de l’instruction, comparution, jugement puis orientation
Comparution, introduction, jugement, orientation puis clôture de l’instruction
Orientation, introduction, clôture de l’instruction, comparution puis jugement

Introduction, comparution, orientation, clôture de l’instruction puis jugement

Explication

La procédure contentieuse comprend l’introduction de l’instance, la comparution des parties, l’orientation de l’affaire, puis la clôture de l’instruction suivie du jugement. L’orientation précède donc la clôture, et le jugement intervient après cette dernière.

54. Comment l’introduction d’une instance privée se déroule-t-elle devant le tribunal judiciaire ?

Le défendeur comparaît d’abord, puis l’assignation est établie et transmise au greffe
L’assignation est déposée au greffe, puis le défendeur est informé par le jugement
L’assignation est signifiée au défendeur, puis sa copie est remise au greffe pour l’enrôlement
La copie est remise au greffe, puis l’assignation est signifiée après l’enrôlement de l’affaire

L’assignation est signifiée au défendeur, puis sa copie est remise au greffe pour l’enrôlement

Explication

L’assignation est d’abord signifiée au défendeur, puis sa copie est remise au greffe afin de permettre l’enrôlement et la saisine effective du tribunal. La signification informe le défendeur, tandis que l’enrôlement saisit la juridiction.

55. Quel délai doit respecter la remise au greffe de la copie de l’assignation devant le tribunal judiciaire ?

Au moins quinze jours avant la première audience, sous peine de caducité d’office
Le jour de la première audience, sous peine de rejet après débat contradictoire
Au moins huit jours avant la première audience, sous peine de nullité sur demande
Après la première audience, dans un délai fixé par le juge de la mise en état

Au moins quinze jours avant la première audience, sous peine de caducité d’office

Explication

La copie de l’assignation doit parvenir au greffe au moins quinze jours avant la première audience, faute de quoi la caducité est constatée d’office. Le délai et la sanction ne correspondent donc pas à une simple nullité soumise à une demande de la partie adverse.

56. Quel effet la demande en justice produit-elle après l’enrôlement de l’acte ?

Elle crée le lien d’instance, oblige les parties à comparaître et saisit le juge
Elle clôt l’instruction, fixe le jugement et libère les parties de leurs obligations
Elle établit la preuve du bien-fondé de la demande et impose au juge de l’accueillir
Elle suspend le lien d’instance, dispense les parties de comparaître et informe le juge

Elle crée le lien d’instance, oblige les parties à comparaître et saisit le juge

Explication

Après l’enrôlement, la demande fait naître le lien d’instance, oblige les parties à comparaître et saisit le juge, qui doit statuer sous peine de déni de justice. La saisine du juge n’implique toutefois pas que la demande soit nécessairement fondée.

57. Devant le tribunal judiciaire, que signifie la comparution d’une partie ?

Notifier directement au juge les arguments et prétentions de la partie
Déposer au greffe toutes les pièces nécessaires avant la première audience
Se présenter personnellement à chaque audience pour répondre aux demandes adverses
Constituer un avocat chargé de la représenter et de recevoir les actes à son domicile élu

Constituer un avocat chargé de la représenter et de recevoir les actes à son domicile élu

Explication

La comparution consiste à constituer un avocat qui représente la partie et reçoit les actes de procédure en son domicile élu. Elle ne se réduit donc ni à une présence personnelle à l’audience ni au dépôt de pièces.

58. Comment le demandeur et le défendeur constituent-ils leur avocat devant le tribunal judiciaire ?

Le demandeur le constitue par acte séparé, tandis que le défendeur le constitue dans l’assignation
Le demandeur le constitue dans l’assignation, tandis que le défendeur agit par un acte distinct dénoncé et déposé
Le demandeur et le défendeur le constituent par deux actes identiques remis directement au juge
Le demandeur le constitue au greffe, tandis que le défendeur le mentionne dans l’assignation

Le demandeur le constitue dans l’assignation, tandis que le défendeur agit par un acte distinct dénoncé et déposé

Explication

La constitution du demandeur figure dans l’assignation, alors que celle du défendeur fait l’objet d’un acte distinct dénoncé à l’avocat du demandeur et déposé au greffe. Confondre ces deux modalités inverse la distinction procédurale essentielle.

59. Dans quelle situation le défaut de comparution peut-il être retenu devant le tribunal judiciaire ?

Lorsque la partie informée régulièrement de la citation et de l’audience n’a pas constitué avocat
Lorsque la partie a constitué avocat mais ne s’est pas présentée personnellement à l’audience
Lorsque la partie a contesté la demande avant l’audience sans constituer avocat
Lorsque la partie a reçu une information irrégulière concernant la date de l’audience

Lorsque la partie informée régulièrement de la citation et de l’audience n’a pas constitué avocat

Explication

Le défaut correspond au défaut de constitution d’un avocat, mais il suppose que la partie ait été régulièrement informée de la citation et de la date d’audience. Une information irrégulière ne permet donc pas de retenir valablement ce défaut.

60. Quelle condition distingue le véritable défaut de comparution d’une simple absence à l’audience ?

La partie doit avoir reçu une décision défavorable avant de manquer l’audience
La partie doit avoir été informée par une citation régulière avant de ne pas comparaître
La partie doit avoir refusé de communiquer ses pièces avant l’ouverture des débats
La partie doit avoir reconnu la demande adverse avant de ne pas se présenter

La partie doit avoir été informée par une citation régulière avant de ne pas comparaître

Explication

Le défaut véritable suppose une citation régulière informant la partie de la procédure et de l’audience. Une absence consécutive à une assignation ou à une information irrégulière ne produit pas le même effet procédural.

61. Que doit faire le juge lorsqu’un défendeur ne comparaît pas ?

Rejeter la demande puisque l’absence du défendeur empêche tout examen contradictoire
Accueillir la demande dès lors que le défendeur n’a présenté aucune contestation à l’audience
Statuer sur le fond et n’accueillir la demande que si elle est régulière, recevable et bien fondée
Suspendre l’instance jusqu’à ce que le défendeur accepte de participer au procès

Statuer sur le fond et n’accueillir la demande que si elle est régulière, recevable et bien fondée

Explication

Le juge statue malgré le défaut, mais il doit contrôler la régularité, la recevabilité et le bien-fondé de la demande. L’absence du défendeur ne vaut pas acquiescement et ne dispense donc pas le demandeur de justifier ses prétentions.

62. Dans quel ordre le juge contrôle-t-il les éléments d’une affaire lorsque le défendeur fait défaut ?

Le bien-fondé de la demande, la citation, puis la recevabilité de l’action
La recevabilité de la demande, le bien-fondé, puis la notification de la citation
La citation, la recevabilité de la demande, puis son bien-fondé
La notification de la citation, le bien-fondé, puis la recevabilité de la demande

La citation, la recevabilité de la demande, puis son bien-fondé

Explication

Le juge vérifie d’office la régularité et la notification de la citation, puis la recevabilité de la demande et enfin son bien-fondé. Cette progression garantit qu’une décision ne repose pas sur une procédure irrégulière ou une demande irrecevable.

63. Dans quel cas le jugement rendu malgré le défaut du défendeur est-il réputé contradictoire ?

Lorsqu’il est rendu après une opposition formée par le défendeur absent à l’audience
Lorsqu’il statue sur une demande recevable sans examiner la régularité de la citation
Lorsqu’il peut faire l’objet d’un appel ou lorsque la citation a été délivrée à la personne du défendeur
Lorsqu’il est rendu par défaut et devient définitif faute de recours exercé par le défendeur

Lorsqu’il peut faire l’objet d’un appel ou lorsque la citation a été délivrée à la personne du défendeur

Explication

Le jugement est réputé contradictoire s’il est susceptible d’appel ou si la citation a été délivrée à la personne même du défendeur. Dans les autres situations, il est rendu par défaut et peut faire l’objet d’une opposition.

64. Quelle est la fonction principale du juge de la mise en état ?

Prononcer automatiquement la clôture dès l’introduction de l’instance
Diriger exclusivement l’instruction préparatoire de l’affaire avant son jugement au fond
Trancher définitivement le fond du litige à la place de la formation de jugement
Représenter les parties absentes lors des échanges entre les avocats

Diriger exclusivement l’instruction préparatoire de l’affaire avant son jugement au fond

Explication

Le juge de la mise en état dirige l’instruction préparatoire de l’affaire avant son examen au fond. La formation de jugement conserve normalement la mission de trancher le fond du litige.

65. Pour quelles questions le juge de la mise en état est-il seul compétent entre sa désignation et son dessaisissement ?

L’exécution forcée du jugement après son prononcé et le traitement des voies de recours
La rédaction des actes d’avocat et la représentation personnelle de chaque partie à l’audience
Notamment les exceptions de procédure, les fins de non-recevoir et les incidents terminant l’instance
La détermination définitive de la culpabilité et le montant de toutes les réparations civiles

Notamment les exceptions de procédure, les fins de non-recevoir et les incidents terminant l’instance

Explication

Pendant cette période, le juge de la mise en état dispose d’une compétence exclusive notamment pour les exceptions de procédure, les fins de non-recevoir et les incidents mettant fin à l’instance. Il ne se substitue pas pour autant à la formation chargée de juger le fond.

66. Quel est l’effet d’une ordonnance de clôture sur les conclusions et les pièces produites ensuite ?

Elles sont examinées librement lorsque la partie absente n’avait pas encore conclu
Elles sont recevables dès lors qu’elles concernent une question déjà discutée avant la clôture
Elles sont irrecevables d’office, sauf si la clôture est révoquée pour une cause grave
Elles restent recevables si elles sont communiquées avant la date fixée pour le jugement

Elles sont irrecevables d’office, sauf si la clôture est révoquée pour une cause grave

Explication

Après l’ordonnance de clôture, aucune nouvelle conclusion ni pièce ne peut être déposée, sous peine d’irrecevabilité prononcée d’office. Une cause grave peut toutefois justifier la révocation de la clôture et permettre la reprise des échanges.

67. À quelle partie du jugement l’autorité de la chose jugée s’attache-t-elle ?

À l’ensemble des arguments échangés par les parties pendant l’instruction
Aux motifs, même lorsqu’ils ne figurent pas dans la décision finale
Aux déclarations des avocats qui ont précédé le prononcé de la décision
Au dispositif, qui contient ce que le juge a effectivement tranché

Au dispositif, qui contient ce que le juge a effectivement tranché

Explication

L’autorité de la chose jugée s’attache à ce qui a été tranché dans le dispositif du jugement. Les motifs, même nécessaires au soutien de la décision, ne bénéficient pas de cette autorité selon la règle indiquée.

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Quelle distinction existe entre règles de fond et règles de droit judiciaire privé ?

Les règles de fond déterminent les droits subjectifs, les règles judiciaires leur mise en œuvre et sanction.

Qu'est-ce que la procédure civile ?

C'est l'ensemble des règles pour conduire un procès civil, obtenir un jugement et son exécution.

Que regroupe le droit judiciaire privé ?

Les règles organisant la justice pour assurer mise en œuvre et sanction des droits privés.

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