★ À maîtriser
Compléments
📌 Le Talmud de Babylone prévoit que les marins peuvent convenir de reconstruire le navire d’un membre qui l’a perdu, sauf si la perte résulte de sa propre faute ou d’une navigation vers une destination inhabituelle.
Antiquité → mutualisation phénicienne → contrats florentins → codification anglaise
★ À maîtriser
Compléments
Guerres et vapeur → pertes, nouvelles flottes et transformation du commerce maritime
📌 Le statut de navire de commerce ou de plaisance dépend du type d’enregistrement auprès des autorités du pavillon ; un bateau de plaisance non enregistré comme tel est considéré comme un navire de commerce.
Navire enregistré comme plaisance ≠ navire juridiquement commercial
★ À maîtriser
Au 1er janvier 2025, la flotte mondiale comptait environ 112 500 navires d’au moins 100 GT, représentant environ 2,44 milliards de tonnes de port en lourd.
Le marché mondial de l’assurance maritime représentait 39,92 milliards de dollars de primes, dont 22,1 milliards pour le cargo, 9,2 milliards pour la coque et 4,6 milliards pour l’offshore.
Compléments
Croissance et concentration des valeurs → sinistres croisés et pression sur les assureurs
📌 L’affréteur coque-nue arme le navire, choisit son pavillon et son personnel navigant, paie les primes d’assurance Corps et P&I et répond des dommages subis par le navire pendant son exploitation.
Fréteur fournit le navire ; affréteur coque-nue l’arme et l’exploite
★ À maîtriser
Les ULCC et VLCC transportent du pétrole brut ; la valeur approximative de leur cargaison est de 345 millions de dollars et celle du navire de 150 millions de dollars.
Les porte-conteneurs transportent des conteneurs ISO de 20, 40 ou 45 pieds et des flatracks pour les cargaisons hors gabarit, avec une valeur pouvant atteindre 250 000 dollars par conteneur.
📌 Dans un porte-conteneurs, les conteneurs lourds doivent être placés au fond afin d’assurer la stabilité du navire, tandis qu’un chargement inégal peut provoquer du hogging ou du sagging.
Compléments
Les FPSO et FSO transportent du pétrole brut et présentent un risque accru face aux ouragans en raison de leur mobilité faible ou inexistante.
Les ferries transportent des passagers et des véhicules, et leurs grandes portes basses ainsi que leurs ponts ouverts peuvent favoriser l’envahissement par l’eau et l’instabilité de la coque.
Le renflouement de l’épave du Costa Concordia a coûté plus d’un milliard d’euros, pour un coût total approximatif de 1,5 milliard d’euros avec le transport et la démolition.
★ À maîtriser
📌 Les risques spécifiques des navires offshore comprennent les dommages par contact à la coque ou aux équipements des grues pendant les opérations sur les champs pétroliers, ainsi que les dommages aux moteurs et aux propulseurs lors d’opérations par mauvais temps.
Compléments
Mobilité limitée et météo extrême → exposition accrue aux sinistres
★ À maîtriser
Un contrat d’assurance maritime peut être étendu, par ses clauses expresses ou par l’usage du commerce, aux pertes sur les eaux intérieures et aux risques terrestres accessoires à un voyage.
Le principe d’uberrimae fidei impose la plus grande bonne foi aux parties d’un contrat d’assurance maritime, et son non-respect peut permettre à l’autre partie d’annuler le contrat.
Avant la conclusion du contrat, l’assuré doit divulguer toutes les circonstances matérielles qu’il connaît ou qu’il est réputé connaître dans le cours normal de ses affaires, faute de quoi l’assureur peut éviter le contrat.
Le contrat d’assurance maritime est conclu lorsque l’assureur accepte la proposition de l’assuré, même si la police n’est pas encore émise, l’acceptation pouvant être établie par le slip ou la note de couverture.
Une police maritime doit préciser:
📌 Une warranty est une condition qui doit être respectée exactement, même si elle n’est pas importante pour le risque, et sa violation libère l’assureur de sa responsabilité à compter de la violation, sans exiger de lien causal avec la perte.
Compléments
📌 Le Marine Insurance Act 1906 s’applique, lorsqu’elles sont pertinentes, aux assurances souscrites pour un navire en construction ou lors de son lancement, sans modifier les règles applicables aux contrats d’assurance autres que l’assurance maritime.
📌 Une clause « held covered » peut maintenir la couverture après une violation de warranty si l’assuré informe immédiatement les assureurs, accepte les nouvelles conditions et paie, le cas échéant, une surprime.
Bonne foi respectée : contrat valable ; bonne foi violée : contrat évitable
📌 La CIDRA classe les fausses déclarations du consommateur en trois catégories : raisonnables, imprudentes, et délibérées ou imprudentes.
📌 En cas de fausse déclaration délibérée ou imprudente, l’assureur peut annuler la police et conserver généralement la prime.
📌 Pour les assurés non consommateurs, le devoir de présentation équitable du risque est respecté lorsque les informations fournies attirent suffisamment l’attention de l’assureur pour l’inciter à poser des questions complémentaires.
📌 L’Insurance Act 2015 supprime les « silent killers » de la loi de 1906 en supprimant les basis of the contract clauses, en proportionnant les sanctions et en limitant l’effet des warranties à la période de violation et aux sinistres liés à celle-ci.
CIDRA protège le consommateur ; Insurance Act 2015 encadre les non-consommateurs
★ À maîtriser
📌 L’article L.310-10 du Code des assurances français interdit en principe l’assurance directe auprès d’entreprises étrangères pour les risques situés en France, mais cette interdiction ne s’applique pas aux risques liés aux transports maritimes et aériens.
Sont notamment considérés comme grands risques: les véhicules ferroviaires, aériens, maritimes, lacustres et fluviaux, la responsabilité civile associée à ces véhicules, les marchandises transportées, le crédit et la caution professionnels, les installations d’énergies marines renouvelables
L’État de situation du risque est déterminé par: l’État où se trouvent les immeubles, l’État d’immatriculation des véhicules, l’État de souscription pour un contrat de déplacement d’une durée maximale de quatre mois, l’État de résidence principale ou d’établissement du souscripteur dans les autres cas
Les principales conventions citées sont:
Compléments
Code français → OMI → SOLAS, MARPOL, STCW
📌 La Convention LLMC de 1976 permet à l’armateur de limiter sa responsabilité financière pour certaines créances maritimes, sauf en cas de faute intentionnelle ou d’imprudence délibérée rendant le dommage probable.
La LLMC couvre notamment:
Lorsque les créances dépassent le montant disponible, le responsable constitue un fonds de limitation auprès du tribunal compétent, ce fonds est calculé en DTS puis converti dans la monnaie nationale au taux du FMI à sa constitution, et il est réparti entre les victimes au prorata de leurs créances.
Après le Protocole de 1996, la limite pour les décès ou dommages corporels est de 2 millions d’unités de compte pour un navire jusqu’à 2 000 tonneaux, puis de 800 unités par tonneau de 2 001 à 30 000 tonneaux, de 600 unités de 30 001 à 70 000 tonneaux et de 400 unités au-delà.
📌 Le transporteur est responsable du décès ou de la blessure d’un passager, sauf s’il démontre que l’incident n’est dû ni à sa faute ni à celle de ses préposés, et certains événements maritimes entraînent une responsabilité sans faute.
LLMC limite la responsabilité ; Athènes organise l’indemnisation des passagers
★ À maîtriser
📌 Le règlement 392/2009 étend les règles de la Convention d’Athènes au cabotage maritime des navires des classes A et B au sens de la directive 98/18/CE.
📌 La Convention d’Athènes impose au transporteur une assurance ou une autre garantie financière couvrant sa responsabilité en cas de décès ou de lésion corporelle des passagers, et permet aux victimes d’agir directement contre l’assureur.
Compléments
À partir du 31 décembre 2012, le règlement 392/2009 est directement applicable dans tous les États membres de l’Union européenne.
Le règlement 392/2009 prévoit une indemnisation spécifique en cas de perte ou de dommage aux équipements de mobilité des passagers à mobilité réduite.
Les plafonds d’indemnisation des bagages sont:
Accident → responsabilité plafonnée → assurance → indemnisation
★ À maîtriser
Le capitaine doit porter secours lorsqu’il peut le faire sans danger grave pour son propre navire ou son équipage.
Le secours aux personnes doit être fourni sans exiger de rémunération immédiate, tandis que l’assistance aux navires ou aux biens matériels peut donner lieu à une rémunération.
Une indemnité spéciale est due à l’assistant même sans résultat utile lorsque son intervention visait à prévenir ou limiter des dommages environnementaux.
L’indemnité spéciale est due par le propriétaire du navire assisté et le total des rémunérations ne peut dépasser la valeur du navire et des biens sauvés.
Compléments
📌 La majoration de l’indemnité spéciale peut atteindre 30 % des dépenses et jusqu’à 100 % lorsque le tribunal l’estime juste et équitable, notamment selon l’habileté, l’efficacité et la promptitude de l’assistance.
Assistance environnementale → dépenses couvertes → indemnité majorée
★ À maîtriser
📌 Selon la Règle A des Règles d’York et d’Anvers de 2004, l’avarie commune exige un danger réel et imminent, un sacrifice volontaire, un intérêt commun à sauver les biens et un résultat utile.
Compléments
📌 Les Règles d’York et d’Anvers excluent notamment de la répartition les dommages environnementaux, les pertes indirectes et les retards.
Péril → sacrifice → rapport → ajuster → contribution
★ À maîtriser
Le navire privilégié doit conserver sa route et sa vitesse, mais il doit prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la collision si l’autre navire ne respecte pas les règles.
Dans des routes convergentes, le navire qui voit l’autre par tribord doit céder le passage.
En cas de rencontre frontale, les deux navires doivent manœuvrer à tribord afin de se croiser par bâbord.
Compléments
📌 Les manœuvres destinées à éviter une collision doivent être positives, claires, effectuées en temps utile et facilement perceptibles par l’autre navire.
Navire privilégié ≠ navire dispensé d’éviter la collision
★ À maîtriser
📌 La Convention internationale sur les lignes de charge impose l’inspection des navires et la possession d’un certificat international de franc-bord avant la prise de mer.
📌 SOLAS impose des normes minimales pour la construction, l’équipement et l’exploitation des navires internationaux, notamment en matière de stabilité, de sauvetage, de lutte contre l’incendie et de radiocommunications.
Compléments
📌 La Convention sur les lignes de charge fixe des critères techniques concernant la construction et l’équipement afin d’assurer la stabilité, la flottabilité et la résistance aux intempéries.
La ligne de charge comme une limite visible empêchant la surcharge
★ À maîtriser
La Convention de Montego Bay a été signée le 10 décembre 1982 en Jamaïque et est entrée en vigueur le 16 novembre 1994.
La Convention définit notamment la mer territoriale jusqu’à 12 milles marins et la zone économique exclusive jusqu’à 200 milles marins.
📌 Les États côtiers disposent de droits souverains sur les ressources de leur ZEE et de leur plateau continental, tandis que la haute mer demeure soumise à la liberté de navigation et de survol.
Compléments
La Convention est appliquée par 157 États parties et a créé le Tribunal international du droit de la mer, la Commission des limites du plateau continental et l’Autorité internationale des fonds marins.
La Turquie, non signataire de la Convention de Montego Bay, a déclaré sa souveraineté sur une grande partie des eaux de la mer Égée le 17 octobre 2020.
Mer territoriale → zone contiguë → ZEE → plateau continental → haute mer
| Acteur | Rôle | Responsabilités principales |
|---|---|---|
| Fréteur | Met le navire à disposition | Répond des défauts initiaux de navigabilité affectant la marchandise |
| Affréteur coque-nue | Exploite et arme le navire | Gestion nautique et commerciale, équipage, pavillon, assurances et dommages d’exploitation |
| Armateur | Gère le navire à ses frais | Responsabilités envers clients, équipages, fournisseurs et infrastructures portuaires |
| Convention | Objet | Repère |
|---|---|---|
| SOLAS | Sauvegarde de la vie humaine en mer | 1974 |
| MARPOL | Prévention de la pollution par les navires | 1973 |
| STCW | Formation, brevets et veille des gens de mer | 1978 |
| LLMC | Limitation de la responsabilité maritime | 1976 |
| Athènes | Responsabilité envers les passagers | 1974 |
Teste tes connaissances sur Droit maritime international avec 61 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Comment les Phéniciens ont-ils préfiguré la mutualisation assurantielle face aux périls maritimes ?
2. Dans le nauticum foenus, à quel moment l’armateur reçoit-il la somme correspondant à l’indemnité espérée ?
Mémorisez les concepts clés de Droit maritime international avec 82 flashcards interactives.
Comment les Phéniciens ont-ils préfiguré la mutualisation assurantielle ?
En mettant en gage des marchandises pour indemniser les victimes des périls maritimes.
Qu’est-ce que le nauticum foenus dans le droit romain ?
Un prêt maritime avec remboursement majoré si le navire arrive à bon port.
Quelle année a vu le premier décret réglementant les assurances à Gênes ?
1336.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches