QCM : Droit maritime international (61 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment les Phéniciens ont-ils préfiguré la mutualisation assurantielle face aux périls maritimes ?

En remboursant les pertes au moyen d’un impôt portuaire
En garantissant les cargaisons par un prêt bancaire privé
En fixant une prime individuelle pour chaque voyage maritime
En mettant en commun des biens pour indemniser les victimes

En mettant en commun des biens pour indemniser les victimes

Explication

Les Phéniciens mettaient en gage des marchandises et des biens afin de partager le risque et d’indemniser les armateurs ou marchands victimes. L’idée d’une indemnisation individuelle sans partage des biens ne correspond donc pas à cette forme de mutualisation.

2. Dans le nauticum foenus, à quel moment l’armateur reçoit-il la somme correspondant à l’indemnité espérée ?

Lors de la vente de la cargaison
Après la constatation du sinistre
À l’arrivée du navire au port
Avant le départ du navire

Avant le départ du navire

Explication

Le nauticum foenus est un prêt accordé avant le départ, dont le remboursement dépend de l’arrivée à bon port. Il se distingue ainsi de l’assurance classique, qui intervient après la réalisation du risque.

3. Quel événement réglementaire a eu lieu à Gênes en 1336 ?

Un traité commercial a supprimé les prêts maritimes
Un décret du Doge a réglementé les assurances
Une ordonnance royale a créé les assurances Corps
Un acte anglais a codifié l’assurance maritime

Un décret du Doge a réglementé les assurances

Explication

En 1336, un décret du Doge de Gênes a réglementé les assurances pour la première fois. La codification anglaise de l’assurance maritime appartient à une période bien plus tardive.

4. Quelle mesure prise en 1681 a contribué à établir les principes de l’assurance maritime contemporaine ?

Le décret génois du Doge sur les assurances
Le Marine Insurance Act du Parlement anglais
La création américaine des navires Liberty
L’Ordonnance sur la Marine initiée sous Colbert

L’Ordonnance sur la Marine initiée sous Colbert

Explication

L’Ordonnance sur la Marine, rédigée sous l’initiative de Colbert en 1681, a posé de grands principes de l’assurance maritime contemporaine. Le Marine Insurance Act est une codification anglaise datant de 1906, et non une mesure française de 1681.

5. Quelle conséquence les pertes de navires marchands européens pendant la Première Guerre mondiale ont-elles contribué à produire ?

La disparition des armateurs grecs du commerce maritime
Le recul de la suprématie britannique au profit des États-Unis
Le développement des Liberty Ships construits par les États-Unis
Le retour de la propulsion à voile sur les routes atlantiques

Le recul de la suprématie britannique au profit des États-Unis

Explication

La perte de 6604 navires marchands européens pendant la Première Guerre mondiale a contribué à mettre fin à la suprématie britannique au profit des États-Unis. Les Liberty Ships sont associés à la Seconde Guerre mondiale, ce qui rend cette explication inadaptée.

6. Quel navire a représenté en 1819 la première réussite de l’application de la vapeur à un navire transatlantique ?

Le Titanic
Un Liberty Ship
Le Savannah
Un navire marchand grec

Le Savannah

Explication

Le Savannah a constitué en 1819 la première réussite de l’application du moteur à vapeur à un navire transatlantique. Les Liberty Ships appartiennent à la période de la Seconde Guerre mondiale et ne correspondent pas à cette innovation de 1819.

7. Quelle caractéristique correspond à la définition légale française d’un navire ?

Un engin flottant équipé pour la navigation maritime ou des services publics
Une embarcation destinée aux loisirs sans équipement de navigation spécifique
Un véhicule terrestre adapté au transport de marchandises dans un port
Une installation portuaire fixe utilisée pour les opérations commerciales

Un engin flottant équipé pour la navigation maritime ou des services publics

Explication

Le Code des transports français définit le navire comme un engin flottant construit et équipé pour la navigation maritime ou affecté à certains services publics. Une installation fixe ne répond pas à cette définition, puisqu’elle ne constitue pas un engin flottant navigant.

8. Comment est classé un bateau de plaisance enregistré comme unité commerciale auprès des autorités du pavillon ?

Comme une unité de plaisance
Comme un bâtiment administratif
Comme un navire de commerce
Comme un navire de pêche

Comme un navire de commerce

Explication

Le statut dépend du type d’enregistrement auprès des autorités du pavillon : un bateau de plaisance enregistré comme commercial relève du statut de navire de commerce. Sa destination de loisir ne suffit donc pas à déterminer son statut juridique.

9. Que couvre principalement l’assurance Corps et Machines d’un navire ?

Les frais d’exploitation courante et la rémunération de l’équipage
Les blessures des passagers et les dommages causés à tous les tiers
Les pertes commerciales de la cargaison et les retards de livraison des marchandises
Les dommages matériels à la coque et aux machines, ainsi que certaines charges liées au navire

Les dommages matériels à la coque et aux machines, ainsi que certaines charges liées au navire

Explication

L’assurance Corps et Machines couvre les pertes et dommages matériels touchant la coque et les machines, ainsi que certaines responsabilités, frais et dépenses liés au navire. Elle ne se limite donc pas à la coque et ne correspond pas à une assurance générale de cargaison ou d’exploitation.

10. Quel événement s’est produit le 26 mars 2024 à Baltimore ?

Un ferry a percuté une écluse pendant une manœuvre portuaire.
Un vraquier a bloqué l’accès maritime après une avarie moteur.
Le porte-conteneurs MV Dali a heurté le pont Francis Scott Key.
Un pétrolier a sombré près du terminal principal du port.

Le porte-conteneurs MV Dali a heurté le pont Francis Scott Key.

Explication

Le MV Dali a heurté le pont Francis Scott Key, causant la mort de six ouvriers et le blocage du port. L’événement concernait donc une collision avec un pont, et non un naufrage ou une avarie d’un autre type de navire.

11. Quelle branche représentait la plus grande part des primes du marché mondial de l’assurance maritime ?

L’assurance offshore, avec environ 4,6 milliards de dollars.
L’assurance responsabilité portuaire, avec environ 3,8 milliards de dollars.
L’assurance cargo, avec environ 22,1 milliards de dollars.
L’assurance coque, avec environ 9,2 milliards de dollars.

L’assurance cargo, avec environ 22,1 milliards de dollars.

Explication

L’assurance cargo représentait environ 22,1 milliards de dollars de primes, soit la part la plus importante du marché maritime mondial. L’assurance coque et l’assurance offshore représentaient des montants inférieurs.

12. Au 1er janvier 2025, quelle estimation décrivait la flotte mondiale des navires d’au moins 100 GT ?

Environ 130 000 navires représentant 3,1 milliards de tonnes de port en lourd.
Environ 112 500 navires représentant 2,44 milliards de tonnes de port en lourd.
Environ 95 000 navires représentant 1,8 milliard de tonnes de port en lourd.
Environ 75 000 navires représentant 1,2 milliard de tonnes de port en lourd.

Environ 112 500 navires représentant 2,44 milliards de tonnes de port en lourd.

Explication

La flotte mondiale comptait environ 112 500 navires d’au moins 100 GT, pour environ 2,44 milliards de tonnes de port en lourd. Les autres estimations modifient les deux ordres de grandeur indiqués.

13. Quelle responsabilité caractérise l’armateur dans l’exploitation maritime ?

Il fournit un navire sans équipage et laisse toute décision opérationnelle au fréteur.
Il gère un ou plusieurs navires à ses frais et assume des obligations envers les différents intervenants maritimes.
Il organise les opérations portuaires sans prendre en charge les équipages ni les fournisseurs.
Il finance la cargaison transportée et délègue la navigation au terminal de destination.

Il gère un ou plusieurs navires à ses frais et assume des obligations envers les différents intervenants maritimes.

Explication

L’armateur exploite le navire à ses frais et répond notamment envers les clients, équipages, fournisseurs, ports, terminaux, pilotes et remorqueurs. La fourniture d’un navire sans armement relève plutôt de l’affrètement coque-nue.

14. Dans un affrètement coque-nue, qui prend en charge la gestion nautique du navire ?

Le terminal, qui assume l’exploitation nautique dès l’arrivée du navire au port.
L’affréteur, qui reçoit le navire sans armement ou avec un armement incomplet.
Le propriétaire de la cargaison, qui choisit le pavillon et recrute le personnel navigant.
Le fréteur, qui conserve l’équipage et dirige la navigation pendant toute la durée du contrat.

L’affréteur, qui reçoit le navire sans armement ou avec un armement incomplet.

Explication

Dans l’affrètement coque-nue, le navire est mis à disposition sans armement ou avec un armement incomplet, et l’affréteur prend la gestion nautique. Confondre ce mécanisme avec l’affrètement au voyage conduit à attribuer à tort cette gestion au fréteur.

15. Quelle combinaison d’obligations incombe à l’affréteur coque-nue pendant l’exploitation du navire ?

Percevoir le fret, recruter les pilotes et répondre des défauts initiaux de navigabilité du navire.
Gérer le terminal, fixer les droits portuaires et garantir les dommages causés par un vice propre du navire.
Fournir la cargaison, conserver le pavillon du propriétaire et laisser les assurances au fréteur pendant le voyage.
Armer le navire, choisir le pavillon et l’équipage, payer les assurances Corps et P&I, puis répondre des dommages d’exploitation.

Armer le navire, choisir le pavillon et l’équipage, payer les assurances Corps et P&I, puis répondre des dommages d’exploitation.

Explication

L’affréteur coque-nue assume l’armement, le choix du pavillon et du personnel, les primes Corps et P&I ainsi que les dommages liés à l’exploitation. Le fréteur reste toutefois responsable des dommages à la marchandise provenant d’un défaut initial de navigabilité ou d’un vice propre.

16. Quelle comparaison entre la cargaison et le navire est correcte pour un ULCC ou un VLCC ?

La cargaison de pétrole brut vaut environ 345 millions de dollars, contre environ 150 millions pour le navire.
La cargaison de pétrole brut vaut environ 150 millions de dollars, contre environ 345 millions pour le navire.
La cargaison de pétrole brut et le navire valent chacun environ 250 millions de dollars.
La cargaison de pétrole brut vaut environ 45 millions de dollars, contre environ 300 millions pour le navire.

La cargaison de pétrole brut vaut environ 345 millions de dollars, contre environ 150 millions pour le navire.

Explication

Les ULCC et VLCC transportent du pétrole brut dont la valeur approximative atteint 345 millions de dollars, tandis que celle du navire est d’environ 150 millions. La cargaison a donc une valeur supérieure à celle du navire.

17. Comment les porte-conteneurs distinguent-ils les conteneurs ISO des cargaisons hors gabarit ?

Ils transportent les conteneurs ISO en vrac et les cargaisons hors gabarit dans des remorques routières.
Ils chargent les conteneurs ISO sur les ponts ouverts et les cargaisons hors gabarit dans des cales réfrigérées.
Ils utilisent des citernes de 10 ou 15 pieds et des silos pour les cargaisons hors gabarit.
Ils utilisent des conteneurs ISO de 20, 40 ou 45 pieds et des flatracks pour les cargaisons hors gabarit.

Ils utilisent des conteneurs ISO de 20, 40 ou 45 pieds et des flatracks pour les cargaisons hors gabarit.

Explication

Les conteneurs ISO standardisés existent notamment en longueurs de 20, 40 et 45 pieds, tandis que les flatracks servent aux cargaisons hors gabarit. Les autres propositions attribuent à ces marchandises des équipements qui ne correspondent pas à cette distinction.

18. Pourquoi les conteneurs lourds sont-ils placés au fond d’un porte-conteneurs ?

Pour accélérer le déchargement en plaçant les unités les plus lourdes sur les ponts supérieurs.
Pour réserver les cales aux conteneurs légers et concentrer les masses près des bords du navire.
Pour augmenter la hauteur du centre de gravité et faciliter l’accès aux conteneurs lors des escales.
Pour assurer la stabilité du navire et réduire les risques liés à un chargement inégal, comme le hogging ou le sagging.

Pour assurer la stabilité du navire et réduire les risques liés à un chargement inégal, comme le hogging ou le sagging.

Explication

Le placement des conteneurs lourds au fond contribue à la stabilité du navire, tandis qu’une répartition inégale peut entraîner du hogging ou du sagging. Placer les masses en hauteur ou près des bords dégraderait au contraire la répartition des charges.

19. Selon le Marine Insurance Act 1906, quelle est la portée de l’engagement de l’assureur dans un contrat d’assurance maritime ?

Couvrir les pertes maritimes même lorsque la police ne les prévoit pas
Rembourser toute perte subie par l’assuré, quelle qu’en soit la cause
Garantir la valeur totale des biens pendant toute leur existence commerciale
Indemniser l’assuré pour les pertes maritimes selon les modalités et l’étendue convenues

Indemniser l’assuré pour les pertes maritimes selon les modalités et l’étendue convenues

Explication

L’assureur indemnise les pertes maritimes liées à une aventure maritime dans les limites prévues par le contrat. Une garantie générale de toutes les pertes subies par l’assuré ne découle pas de cette définition.

20. Un assuré demande une indemnisation pour une perte maritime qui n’entre pas dans les modalités convenues de la police. Quelle règle s’applique ?

L’indemnisation est automatiquement étendue aux risques non mentionnés au contrat
L’indemnisation est due dès qu’une perte survient pendant une activité maritime
L’indemnisation est calculée selon la valeur du bien, sans examiner la police
L’indemnisation peut être refusée parce que la couverture dépend des modalités convenues

L’indemnisation peut être refusée parce que la couverture dépend des modalités convenues

Explication

La définition légale limite l’engagement de l’assureur aux modalités et à l’étendue convenues. Le simple caractère maritime de la perte ne suffit donc pas à créer une couverture non prévue.

21. Que transportent principalement les OSV, les AHT, les navires à positionnement dynamique et les remorqueurs offshore vers les plateformes pétrolières ?

Des produits raffinés destinés à l’approvisionnement des terminaux côtiers
Des fournitures et des pièces de rechange pouvant valoir plusieurs dizaines de millions de dollars
Du pétrole brut destiné au stockage et au déchargement en mer
Des passagers et des véhicules affectés aux liaisons entre les ports

Des fournitures et des pièces de rechange pouvant valoir plusieurs dizaines de millions de dollars

Explication

Ces navires acheminent vers les plateformes des fournitures et des pièces de rechange dont la valeur peut atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars. Le pétrole brut est plutôt associé aux FPSO et aux FSO dans la distinction présentée.

22. Quelle association décrit correctement deux risques spécifiques des navires offshore ?

Un contact peut provoquer une pollution, tandis que le mauvais temps détruit principalement les équipements de navigation
Un contact peut endommager la coque ou les grues, tandis que le mauvais temps peut atteindre les moteurs et propulseurs
Un contact peut endommager les moteurs, tandis que le mauvais temps affecte principalement les citernes de cargaison
Un contact peut endommager les hélices, tandis que le mauvais temps concerne surtout les amarres et les ancres

Un contact peut endommager la coque ou les grues, tandis que le mauvais temps peut atteindre les moteurs et propulseurs

Explication

Les opérations offshore exposent la coque et les équipements des grues aux dommages par contact, tandis que les intempéries peuvent endommager les moteurs et les propulseurs. Les autres associations déplacent ces risques vers des équipements qui ne sont pas ceux identifiés.

23. Dans quelle situation un contrat d’assurance maritime peut-il couvrir des pertes sur les eaux intérieures ou certains risques terrestres ?

Lorsque des clauses expresses ou l’usage du commerce étendent la couverture à ces risques accessoires au voyage
Lorsque toute activité terrestre liée au propriétaire est automatiquement incluse dans la police
Lorsque l’assuré démontre que la perte terrestre dépasse la valeur de la cargaison
Lorsque la couverture terrestre remplace les périls maritimes dès que le navire atteint un port

Lorsque des clauses expresses ou l’usage du commerce étendent la couverture à ces risques accessoires au voyage

Explication

L’extension aux eaux intérieures et aux risques terrestres accessoires repose sur des clauses expresses ou sur l’usage du commerce. Elle ne transforme pas automatiquement la police en garantie générale de toutes les activités terrestres.

24. Lequel des événements suivants correspond à un péril maritime au sens du cadre anglais de l’assurance maritime ?

La dépréciation commerciale d’une cargaison due à une baisse de la demande
La diminution de la valeur d’un navire résultant de son vieillissement normal
La défaillance administrative d’un fournisseur sans lien avec le voyage assuré
La capture ou la saisie du navire dans le cadre des dangers liés à la navigation maritime

La capture ou la saisie du navire dans le cadre des dangers liés à la navigation maritime

Explication

Les captures et les saisies figurent parmi les périls maritimes, au même titre que les périls de mer, l’incendie, la piraterie et certains autres dangers liés au voyage. Les autres événements relèvent de facteurs commerciaux, administratifs ou d’usure et non d’un péril maritime.

25. Quelle conséquence peut entraîner le non-respect du principe d’uber­rimae fidei dans un contrat d’assurance maritime ?

La garantie est automatiquement prolongée jusqu’à la découverte complète des circonstances omises
Le contrat reste inchangé, car ce principe impose une bonne foi comparable à celle de tout contrat ordinaire
L’autre partie peut être autorisée à annuler le contrat en raison d’un défaut de transparence renforcée
La prime est nécessairement réduite afin de compenser l’information qui n’a pas été communiquée

L’autre partie peut être autorisée à annuler le contrat en raison d’un défaut de transparence renforcée

Explication

Le principe d’uber­rimae fidei impose une très grande bonne foi et son non-respect peut permettre à l’autre partie d’annuler le contrat. Il ne s’agit donc pas d’une simple obligation générale de bonne foi sans effet particulier.

26. Quelle information l’assuré doit-il divulguer avant la conclusion d’un contrat d’assurance maritime ?

Les circonstances découvertes après la conclusion, dès qu’elles deviennent utiles à l’assureur
Les seuls sinistres déjà indemnisés, sans révéler les autres éléments pertinents du voyage
Toute information concernant son activité, même lorsqu’elle n’a aucune incidence sur l’évaluation du risque
Toute circonstance matérielle qu’il connaît ou est réputé connaître dans le cours normal de ses affaires

Toute circonstance matérielle qu’il connaît ou est réputé connaître dans le cours normal de ses affaires

Explication

L’assuré doit révéler avant la conclusion du contrat les circonstances matérielles qu’il connaît ou est réputé connaître dans le cours normal de ses affaires. Les informations sans incidence sur l’évaluation du risque ne relèvent pas de cette obligation de divulgation.

27. Depuis son entrée en vigueur en avril 2013, quelle obligation la Consumer Insurance (Representation and Disclosure) Act 2012 impose-t-elle au consommateur lors de la souscription d’une assurance ?

Communiquer spontanément toute information pertinente au souscripteur
Garantir que le risque restera identique pendant toute la police
Présenter une description exhaustive de chaque circonstance connue
Répondre honnêtement et diligemment aux questions de l’assureur

Répondre honnêtement et diligemment aux questions de l’assureur

Explication

La CIDRA 2012 supprime l’obligation de divulgation spontanée et exige du consommateur des réponses honnêtes et diligentes aux questions posées. L’obligation spécifique de présentation du risque concerne plutôt les assurés non consommateurs sous l’Insurance Act 2015.

28. Comment la CIDRA classe-t-elle les fausses déclarations faites par un consommateur ?

En spontanées, sollicitées, et complètes ou partielles
En matérielles, temporaires, et acceptées ou contestées
En raisonnables, négligentes, et délibérées ou imprudentes
En mineures, contractuelles, et frauduleuses ou pénales

En raisonnables, négligentes, et délibérées ou imprudentes

Explication

La CIDRA distingue les fausses déclarations raisonnables, négligentes, et délibérées ou imprudentes. Cette classification repose notamment sur le degré de faute, ce qui distingue une erreur raisonnable d’un comportement fautif.

29. Quel recours l’assureur peut-il généralement exercer lorsqu’un consommateur a fait une fausse déclaration délibérée ou imprudente ?

Maintenir la police et réduire proportionnellement toute indemnité
Rembourser la prime et indemniser intégralement le sinistre
Modifier rétroactivement les conditions sans toucher à la prime
Annuler la police et conserver généralement la prime

Annuler la police et conserver généralement la prime

Explication

Une fausse déclaration délibérée ou imprudente autorise généralement l’assureur à annuler la police et à conserver la prime. La réduction proportionnelle de l’indemnité correspond plutôt à l’hypothèse où une fausse déclaration négligente aurait conduit à exiger une prime plus élevée.

30. Un consommateur commet une fausse déclaration négligente, et l’assureur aurait accepté le risque avec une condition différente : quel recours est approprié ?

Appliquer rétroactivement la condition qu’il aurait imposée
Maintenir les conditions initiales et verser toute l’indemnité
Annuler la police et conserver intégralement la prime
Réduire l’indemnité selon le montant de la prime manquante

Appliquer rétroactivement la condition qu’il aurait imposée

Explication

Pour une fausse déclaration négligente, le recours dépend de la décision qu’aurait prise l’assureur avec les informations exactes : il peut appliquer rétroactivement les conditions différentes qu’il aurait imposées. La réduction proportionnelle intervient lorsque l’assureur aurait demandé une prime plus élevée.

31. Quelle exception l’article L.310-10 du Code des assurances français prévoit-il à l’interdiction de principe de l’assurance directe auprès d’entreprises étrangères pour des risques situés en France ?

Les risques liés aux contrats de déplacement de courte durée
Les risques liés aux transports maritimes et aériens
Les risques liés aux véhicules immatriculés dans un État français
Les risques liés aux seuls immeubles situés en France

Les risques liés aux transports maritimes et aériens

Explication

L’article L.310-10 écarte l’interdiction pour les risques liés aux transports maritimes et aériens. Les autres catégories de risques situés en France restent soumises au principe d’interdiction mentionné.

32. Laquelle de ces catégories figure parmi les grands risques visés par l’article L.111-6 ?

Les véhicules maritimes et la responsabilité civile qui leur est associée
Les contrats d’habitation conclus par des particuliers en France
Les assurances-vie souscrites par des résidents européens
Les petits véhicules terrestres utilisés à des fins personnelles

Les véhicules maritimes et la responsabilité civile qui leur est associée

Explication

L’article L.111-6 inclut notamment les véhicules maritimes et la responsabilité civile associée parmi les grands risques. Les contrats d’habitation et les assurances-vie ne correspondent pas aux catégories énumérées dans cette disposition.

33. Pour déterminer l’État de situation du risque concernant un immeuble, quel critère retient l’article L.310-4 ?

L’État de résidence principale du souscripteur
L’État dans lequel le contrat d’assurance a été signé
L’État où l’immeuble est situé
L’État d’immatriculation du véhicule du propriétaire

L’État où l’immeuble est situé

Explication

Pour un immeuble, l’État de situation du risque est celui où le bien se trouve. L’État d’immatriculation concerne les véhicules, tandis que la résidence ou l’établissement du souscripteur intervient dans d’autres situations.

34. En quelle année l’Organisation maritime internationale a-t-elle été créée ?

En 1973
En 1978
En 1948
En 1958

En 1948

Explication

L’Organisation maritime internationale a été créée en 1948 comme institution spécialisée des Nations Unies. Les années 1973 et 1978 renvoient notamment à des conventions de l’OMI, et non à sa création.

35. Dans quelle situation la Convention LLMC ne permet-elle pas à l’armateur de limiter sa responsabilité financière ?

Lorsqu’une pollution relève d’une créance couverte
Lorsqu’une créance concerne des marchandises transportées
Lorsqu’une faute intentionnelle rend le dommage probable
Lorsqu’un retard maritime cause une perte économique

Lorsqu’une faute intentionnelle rend le dommage probable

Explication

La limitation prévue par la LLMC est écartée en cas de faute intentionnelle ou d’imprudence délibérée rendant le dommage probable. Les marchandises, les retards et certaines pollutions font au contraire partie des catégories de créances couvertes.

36. Dans quelle unité les plafonds de responsabilité prévus par la LLMC sont-ils exprimés ?

En unités monétaires choisies par chaque victime
En tonnes de jauge déterminées par l’État du pavillon
En droits de tirage spéciaux définis par le FMI
En euros fixés par le tribunal compétent

En droits de tirage spéciaux définis par le FMI

Explication

Les plafonds de la LLMC sont exprimés en droits de tirage spéciaux, définis par le Fonds monétaire international. Les catégories de créances couvertes concernent quant à elles des dommages variés, comme les blessures, les marchandises, les retards et les pollutions.

37. Lorsque les créances maritimes dépassent le montant disponible, comment le fonds de limitation est-il réparti entre les victimes ?

Selon l’ordre chronologique de déclaration des sinistres
Selon la nationalité des victimes et du navire
Au prorata du montant respectif de leurs créances
Par parts égales entre tous les créanciers reconnus

Au prorata du montant respectif de leurs créances

Explication

Le responsable constitue un fonds de limitation auprès du tribunal compétent, puis celui-ci est réparti au prorata des créances. Le calcul initial est effectué en droits de tirage spéciaux avant conversion dans la monnaie nationale au taux applicable lors de la constitution.

38. Quel est l’objet principal de la Convention d’Athènes ?

Déterminer les conditions de rémunération des assistants maritimes
Régir les droits des passagers et la responsabilité des transporteurs maritimes
Fixer les normes techniques de construction et d’équipement des navires
Organiser la répartition des pertes entre les intérêts d’une expédition

Régir les droits des passagers et la responsabilité des transporteurs maritimes

Explication

La Convention d’Athènes encadre les droits des passagers lors des voyages en mer ainsi que la responsabilité des transporteurs maritimes. Les normes techniques de sécurité des navires relèvent principalement de la convention SOLAS.

39. Quel instrument a intégré dans l’Union européenne la Convention d’Athènes modifiée par le Protocole de 2002 ?

La directive 98/18/CE du 17 mars 1998
Le règlement (CE) n° 392/2009 du 23 avril 2009
La convention SOLAS dans sa version révisée
Le règlement (UE) relatif aux règles d’avarie commune

Le règlement (CE) n° 392/2009 du 23 avril 2009

Explication

Le règlement (CE) n° 392/2009 du 23 avril 2009 intègre dans l’Union européenne la Convention d’Athènes de 1974 modifiée. La directive 98/18/CE intervient dans la classification des navires, mais n’assure pas cette intégration.

40. Dans quel cas le règlement 392/2009 étend-il le régime de la Convention d’Athènes au-delà du transport international ?

Pour les transports fluviaux réalisés par des navires de plaisance
Pour les opérations d’assistance concernant les biens abandonnés
Pour les voyages aériens entre deux ports de l’Union européenne
Pour le cabotage maritime des navires des classes A et B

Pour le cabotage maritime des navires des classes A et B

Explication

Le règlement 392/2009 étend les règles de la Convention d’Athènes au cabotage maritime des navires des classes A et B. Le régime européen ne transforme pas cette convention en dispositif applicable au transport aérien ou à l’assistance des biens.

41. Quelle obligation la Convention d’Athènes impose-t-elle au transporteur en cas de décès ou de lésion corporelle d’un passager ?

Obtenir une garantie publique qui interdit toute demande contre l’assureur
Souscrire une assurance ou une garantie financière permettant aussi une action directe contre l’assureur
Verser une indemnité forfaitaire sans assurance et après décision d’un expert maritime
Limiter sa responsabilité aux dommages matériels constatés à l’arrivée du navire

Souscrire une assurance ou une garantie financière permettant aussi une action directe contre l’assureur

Explication

Le transporteur doit disposer d’une assurance ou d’une autre garantie financière couvrant sa responsabilité, et la victime peut agir directement contre l’assureur. La convention ne limite pas la protection aux dommages matériels et ne remplace pas cette garantie par une intervention publique.

42. Que désigne l’assistance maritime ?

Une obligation de transporter gratuitement toute personne rencontrée en mer
Un acte destiné à aider un navire ou un bien en danger dans des eaux navigables
Une procédure de répartition des pertes entre les propriétaires de marchandises
Une expertise visant à calculer les contributions d’une avarie commune

Un acte destiné à aider un navire ou un bien en danger dans des eaux navigables

Explication

L’assistance maritime comprend tout acte ou toute activité visant à assister un navire ou un autre bien en danger dans les eaux navigables. Le secours aux personnes constitue une obligation distincte, généralement dépourvue de rémunération immédiate.

43. Dans quelle situation le capitaine doit-il porter secours à des personnes en danger ?

Lorsqu’il dispose d’une autorisation écrite du propriétaire du navire en détresse
Lorsqu’il peut intervenir sans danger grave pour son navire ou son équipage
Lorsqu’un contrat d’assistance prévoit déjà une rémunération pour l’intervention
Lorsqu’un résultat utile pour les biens matériels est garanti avant son départ

Lorsqu’il peut intervenir sans danger grave pour son navire ou son équipage

Explication

Le capitaine doit porter secours lorsqu’il peut le faire sans danger grave pour son propre navire ou son équipage. L’existence d’un contrat, d’une autorisation du propriétaire ou d’un résultat matériel garanti n’est pas la condition déterminante.

44. Quelle distinction caractérise le secours aux personnes et l’assistance aux biens matériels ?

Les deux interventions sont rémunérées selon le temps passé et la distance parcourue
Le secours aux personnes est rémunéré selon la valeur sauvée, tandis que l’assistance aux biens est nécessairement gratuite
Le secours aux personnes ne donne pas lieu à une rémunération immédiate, tandis que l’assistance aux biens peut être rémunérée
Les deux interventions sont gratuites dès lors qu’elles se déroulent dans des eaux navigables

Le secours aux personnes ne donne pas lieu à une rémunération immédiate, tandis que l’assistance aux biens peut être rémunérée

Explication

Le secours aux personnes doit être fourni sans exiger de rémunération immédiate, alors que l’assistance aux navires ou aux biens matériels peut être rémunérée. Assimiler les deux régimes méconnaît la différence entre la protection des personnes et le sauvetage économique des biens.

45. Quand une indemnité spéciale peut-elle être due à l’assistant malgré l’absence de résultat utile ?

Lorsque le navire assisté a conclu un contrat de transport après son sauvetage
Lorsque le capitaine assisté a reconnu une faute de navigation avant l’intervention
Lorsque l’intervention visait à prévenir ou à limiter des dommages environnementaux
Lorsque l’assistant a récupéré une cargaison dont la valeur dépasse ses dépenses

Lorsque l’intervention visait à prévenir ou à limiter des dommages environnementaux

Explication

Une indemnité spéciale peut être accordée même sans résultat utile lorsque l’intervention cherchait à prévenir ou limiter des dommages environnementaux. La récupération effective d’une cargaison relève plutôt de la rémunération ordinaire fondée sur le résultat de l’assistance.

46. Quel est le mécanisme essentiel de l’avarie commune ?

Indemniser les retards commerciaux causés par une escale imposée en cours de navigation
Répartir entre les participants les pertes et dépenses extraordinaires engagées volontairement pour le salut commun
Rembourser les dommages indirects subis par les marchandises après leur livraison
Faire supporter au propriétaire du navire toutes les pertes ordinaires subies pendant le voyage

Répartir entre les participants les pertes et dépenses extraordinaires engagées volontairement pour le salut commun

Explication

L’avarie commune répartit entre les participants à l’expédition les sacrifices et dépenses extraordinaires volontairement engagés pour sauver l’ensemble en péril. Les pertes ordinaires, les retards et les dommages indirects ne correspondent pas à cette institution.

47. Selon la Règle A des Règles d’York et d’Anvers de 2004, quelle condition complète un sacrifice volontaire pour constituer une avarie commune ?

Une faute du capitaine, une perte totale et une décision prise par un assureur
Une autorisation administrative, un dommage environnemental et une absence de sauvetage
Un danger réel et imminent, un intérêt commun à sauver et un résultat utile
Un retard commercial, une dépense ordinaire et une valeur élevée des marchandises

Un danger réel et imminent, un intérêt commun à sauver et un résultat utile

Explication

La Règle A exige notamment un danger réel et imminent, un sacrifice volontaire, un intérêt commun à sauver les biens et un résultat utile. Un sacrifice volontaire dépourvu de résultat utile ne suffit donc pas à établir une avarie commune.

48. Quelle séquence décrit correctement la procédure d’avarie commune ?

Évaluer les marchandises, payer les contributions, constater le péril, puis décider d’une dépense
Émettre le règlement, nommer l’équipage, vendre les biens sauvés, puis examiner le danger
Déclarer le retard, indemniser les pertes indirectes, établir le rapport, puis rechercher le navire
Constater le péril, exécuter le sacrifice ou la dépense, établir le rapport, calculer puis régler les contributions

Constater le péril, exécuter le sacrifice ou la dépense, établir le rapport, calculer puis régler les contributions

Explication

La procédure suit une progression allant de la constatation du péril à la décision et à l’exécution du sacrifice, puis au rapport, à l’intervention de l’adjuster, au calcul et au paiement des contributions. Le règlement intervient après l’évaluation et le calcul, non avant la constatation du péril.

49. Quel est le rôle de l’adjuster dans une avarie commune ?

Organiser le secours aux personnes et négocier la rémunération de l’assistant
Inspecter les biens, évaluer les pertes et les biens sauvés, puis établir le règlement
Représenter l’assureur pour refuser les contributions dues par les marchandises
Commander le navire en danger et décider lui-même du sacrifice à effectuer

Inspecter les biens, évaluer les pertes et les biens sauvés, puis établir le règlement

Explication

L’adjuster est un expert impartial qui inspecte les biens, évalue les pertes et les biens sauvés, puis établit le règlement d’avarie commune. Il ne commande pas le navire et n’a pas pour fonction principale de négocier une rémunération d’assistance.

50. Quel est l’objectif principal du RIPAM en matière de navigation maritime ?

Établir des règles uniformes de route, de barre, de veille et de vitesse
Fixer des normes générales de construction, d’équipement et d’exploitation
Organiser les droits des États côtiers sur les espaces maritimes
Déterminer les limites de chargement selon les caractéristiques du navire

Établir des règles uniformes de route, de barre, de veille et de vitesse

Explication

Le RIPAM harmonise les règles de navigation afin de prévenir les collisions en mer. Les normes générales de sécurité des navires relèvent plus largement de la Convention SOLAS.

51. Dans des routes convergentes, quel navire doit céder le passage ?

Celui qui voit l’autre navire par tribord
Celui qui voit l’autre navire par bâbord
Celui qui se trouve le plus près de la côte
Celui qui navigue à la vitesse la plus élevée

Celui qui voit l’autre navire par tribord

Explication

Le navire qui observe l’autre par tribord doit s’écarter et lui céder le passage. La direction dans laquelle l’autre navire est aperçu, plutôt que la vitesse ou la proximité de la côte, détermine cette obligation.

52. Quelle manœuvre doivent effectuer deux navires en rencontre frontale pour éviter l’abordage ?

Manœuvrer tous deux à tribord pour se croiser par bâbord
Manœuvrer tous deux à bâbord pour se croiser par tribord
Arrêter leurs machines et attendre que la situation évolue
Maintenir leur cap et réduire progressivement leur vitesse

Manœuvrer tous deux à tribord pour se croiser par bâbord

Explication

En rencontre frontale, chaque navire doit modifier sa route vers tribord, ce qui permet un croisement par bâbord. Un changement simultané vers bâbord créerait une situation dangereuse de rapprochement.

53. Comment le navire privilégié doit-il agir lorsque l’autre navire ne respecte pas les règles et qu’une collision devient possible ?

Maintenir sa route jusqu’à ce que l’autre navire ait terminé sa manœuvre
Céder systématiquement le passage dès qu’il est considéré comme privilégié
Accélérer afin de franchir la zone de risque avant l’autre navire
Conserver sa route, puis prendre les mesures nécessaires pour éviter la collision

Conserver sa route, puis prendre les mesures nécessaires pour éviter la collision

Explication

Le navire privilégié conserve normalement sa route et sa vitesse, mais il doit intervenir si l’autre navire ne respecte pas les règles et que la collision menace. Son statut ne le dispense donc pas de prendre des mesures de sécurité.

54. Que désigne le franc-bord d’un navire ?

La vitesse maximale autorisée dans les eaux internationales
La quantité maximale de marchandises admise dans chaque cale
La limite maximale jusqu’à laquelle le navire peut être chargé sur l’eau
La distance minimale séparant le navire d’un autre bâtiment

La limite maximale jusqu’à laquelle le navire peut être chargé sur l’eau

Explication

Le franc-bord indique la limite maximale de chargement que le navire peut atteindre sur l’eau. Il ne correspond ni à une vitesse, ni à une distance de sécurité, ni directement à la capacité de chaque cale.

55. Quelle condition documentaire et réglementaire est exigée avant qu’un navire prenne la mer selon la Convention internationale sur les lignes de charge ?

Il doit embarquer un équipage spécialisé dans la lutte contre l’incendie
Il doit obtenir une autorisation de navigation auprès de chaque État côtier
Il doit recevoir une certification particulière pour ses radiocommunications
Il doit être inspecté et posséder un certificat international de franc-bord

Il doit être inspecté et posséder un certificat international de franc-bord

Explication

La Convention impose l’inspection des navires et la détention d’un certificat international de franc-bord avant la prise de mer. Les autres exigences relèvent d’autorisations ou de domaines de sécurité qui ne constituent pas cette condition précise.

56. Que signifie l’acronyme SOLAS et quel est son domaine principal ?

Safety Of Life At Sea, le traité majeur sur la sécurité des navires
Standards Of Lifesaving And Ships, le traité majeur sur les opérations portuaires
Safety Of Legal Areas at Sea, le traité majeur sur les frontières maritimes
Security Of Loading At Sea, le traité majeur sur le chargement maritime

Safety Of Life At Sea, le traité majeur sur la sécurité des navires

Explication

SOLAS signifie « Safety Of Life At Sea » et constitue le principal traité international relatif à la sécurité des navires commerciaux et à passagers. Les autres expressions proposées ne correspondent pas à l’acronyme ni à l’objet de la convention.

57. Quelles sont les dates et le champ d’application associés à la Convention SOLAS ?

Adoptée en 1980, entrée en vigueur en 1974, elle s’applique aux navires de moins de 500 UMS
Adoptée en 1974, entrée en vigueur en 1980, elle s’applique aux navires de plus de 500 UMS
Adoptée en 1974, entrée en vigueur en 1994, elle s’applique aux navires de plaisance côtiers
Adoptée en 1982, entrée en vigueur en 1994, elle s’applique aux navires de toute jauge

Adoptée en 1974, entrée en vigueur en 1980, elle s’applique aux navires de plus de 500 UMS

Explication

La Convention SOLAS a été adoptée en 1974, est entrée en vigueur en 1980 et concerne les navires de plus de 500 UMS. Les autres combinaisons modifient les dates ou le seuil d’application indiqué.

58. Quand la Convention de Montego Bay a-t-elle été signée et quand est-elle entrée en vigueur ?

Signée le 16 novembre 1994 et entrée en vigueur le 10 décembre 1982
Signée le 17 octobre 2020 et entrée en vigueur le 16 novembre 1994
Signée le 10 décembre 1974 et entrée en vigueur le 1er janvier 1980
Signée le 10 décembre 1982 et entrée en vigueur le 16 novembre 1994

Signée le 10 décembre 1982 et entrée en vigueur le 16 novembre 1994

Explication

La Convention a été signée en Jamaïque le 10 décembre 1982 et est entrée en vigueur le 16 novembre 1994. Les autres propositions inversent les étapes ou associent des dates provenant d’autres événements.

59. Quel ensemble de domaines la Convention de Montego Bay organise-t-elle ?

La fixation des lignes de charge, l’inspection des navires et les certificats de franc-bord
Les espaces maritimes, les droits côtiers, la navigation et la protection de l’environnement marin
La réglementation des routes maritimes, de la veille, de la barre et des vitesses
La construction navale, la prévention des incendies, le sauvetage et les radiocommunications

Les espaces maritimes, les droits côtiers, la navigation et la protection de l’environnement marin

Explication

La Convention organise les espaces maritimes, les droits des États côtiers, la liberté de navigation et la protection de l’environnement marin. Les autres ensembles relèvent respectivement de la sécurité des navires, des lignes de charge ou de la prévention des abordages.

60. Quelle distinction entre la mer territoriale et la zone économique exclusive est conforme à la Convention de Montego Bay ?

La mer territoriale et la ZEE s’étendent toutes deux jusqu’à 200 milles marins
La mer territoriale et la ZEE s’étendent toutes deux jusqu’à 12 milles marins
La mer territoriale s’étend jusqu’à 12 milles marins et la ZEE jusqu’à 200 milles marins
La mer territoriale s’étend jusqu’à 200 milles marins et la ZEE jusqu’à 12 milles marins

La mer territoriale s’étend jusqu’à 12 milles marins et la ZEE jusqu’à 200 milles marins

Explication

La Convention fixe la limite de la mer territoriale à 12 milles marins et celle de la ZEE à 200 milles marins. Confondre ces deux limites revient à inverser ou à supprimer la distinction entre ces espaces.

61. Quelle règle décrit correctement les droits des États côtiers et le régime de la haute mer ?

Les États côtiers contrôlent leur ZEE comme leur territoire terrestre, tandis que le plateau continental reste soumis à la liberté de survol
Les États côtiers ont des droits souverains sur les ressources de leur ZEE et de leur plateau continental, tandis que la haute mer reste libre de navigation et de survol
Les États côtiers exercent une souveraineté complète sur la haute mer et exploitent toutes ses ressources sans restriction
Les États côtiers disposent de droits sur la navigation en haute mer, tandis que les ressources de leur ZEE relèvent d’une gestion internationale

Les États côtiers ont des droits souverains sur les ressources de leur ZEE et de leur plateau continental, tandis que la haute mer reste libre de navigation et de survol

Explication

Les États côtiers bénéficient de droits souverains concernant les ressources de leur ZEE et de leur plateau continental, alors que la haute mer demeure soumise aux libertés de navigation et de survol. Ces droits sur les ressources ne constituent pas une souveraineté complète sur la haute mer.

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