QCM : Droit romain tardif et droit canonique (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles responsabilités le roi romain archaïque exerce-t-il avec l’assistance du Sénat et des comices curiates ?

Des fonctions politiques, commerciales, judiciaires et législatives
Des fonctions politiques, militaires, religieuses et juridictionnelles
Des fonctions judiciaires, diplomatiques, électorales et patrimoniales
Des fonctions militaires, financières, religieuses et administratives

Des fonctions politiques, militaires, religieuses et juridictionnelles

Explication

Le roi cumule des fonctions politiques, militaires, religieuses et juridictionnelles, tout en étant assisté par le Sénat et les comices curiates. Les fonctions commerciales et législatives ne remplacent pas les domaines attribués au roi dans cette organisation.

2. Quelle caractéristique définit les mores maiorum dans la société romaine archaïque ?

Des décisions judiciaires rédigées par les magistrats pour régler les litiges
Des coutumes ancestrales non écrites, formées par la répétition de pratiques anciennes
Des règles votées par les comices et gravées sur des tables exposées au public
Des prescriptions religieuses nouvelles établies par le roi pour chaque cérémonie

Des coutumes ancestrales non écrites, formées par la répétition de pratiques anciennes

Explication

Les mores maiorum sont des coutumes ancestrales non écrites, issues de pratiques anciennes répétées, notamment dans les rapports familiaux et patrimoniaux. Les règles gravées et rendues publiques correspondent plutôt à une forme écrite du droit.

3. Comment distinguer le fas du ius dans le droit romain archaïque ?

Le fas relève de la volonté divine, tandis que le ius règle les rapports humains
Le fas désigne les coutumes familiales, tandis que le ius concerne les rites religieux
Le fas règle les rapports humains, tandis que le ius relève de la volonté divine
Le fas porte sur les actes écrits, tandis que le ius concerne les pratiques non écrites

Le fas relève de la volonté divine, tandis que le ius règle les rapports humains

Explication

Le fas concerne ce qui est conforme à la volonté des dieux, alors que le ius régit l’ordre des rapports humains. La confusion entre ces notions inverse précisément leurs domaines respectifs.

4. Un acte archaïque respecte la règle applicable, mais ses paroles rituelles sont prononcées au mauvais moment : quelle conséquence découle du formalisme archaïque ?

L’acte risque de perdre sa validité faute de respecter exactement sa forme et son moment
L’acte est reporté à la phase judiciaire où le juge peut corriger les paroles
L’acte devient valable si le Sénat confirme ensuite l’intention des parties
L’acte reste valable dès lors que les parties connaissent la règle applicable

L’acte risque de perdre sa validité faute de respecter exactement sa forme et son moment

Explication

Dans le droit archaïque, la validité dépend du respect exact de la forme, des gestes et des paroles au moment requis. La connaissance de la règle ne suffit donc pas à compenser une mise en œuvre incorrecte.

5. Quel changement politique est associé à l’année 509 av. J.-C. à Rome ?

La loi des XII Tables est gravée au forum et rend le droit accessible par écrit
Le préteur pérégrin est créé pour traiter les litiges impliquant des étrangers
La procédure formulaire est instaurée pour répartir le procès entre magistrat et juge
La royauté est renversée sous Tarquin le Superbe et la res publica est établie

La royauté est renversée sous Tarquin le Superbe et la res publica est établie

Explication

En 509 av. J.-C., la royauté est renversée sous Tarquin le Superbe et la res publica est établie. La gravure des XII Tables est associée à une date ultérieure, 450 av. J.-C.

6. Comment se répartissent les rôles principaux dans les institutions de la République romaine ?

Les magistrats sont élus, le Sénat détient l’auctoritas et les comices élisent notamment les magistrats
Les magistrats dirigent les comices, le Sénat exerce les fonctions religieuses et les comices détiennent l’auctoritas
Les magistrats sont désignés par le roi, le Sénat vote les lois et les comices administrent les provinces
Les magistrats détiennent l’auctoritas, le Sénat élit les magistrats et les comices rendent les jugements

Les magistrats sont élus, le Sénat détient l’auctoritas et les comices élisent notamment les magistrats

Explication

Les institutions républicaines reposent sur les magistrats élus, l’auctoritas du Sénat et les comices, qui participent notamment à l’élection des magistrats. Attribuer l’auctoritas aux magistrats et l’élection au Sénat confond les fonctions de ces institutions.

7. Quel effet la gravure et l’exposition de la loi des XII Tables au forum en 450 av. J.-C. ont-elles sur le droit ?

Elles confient au préteur la création parallèle de règles par des actions et exceptions
Elles remplacent les comices par un juge chargé de fixer les règles applicables
Elles réservent la connaissance du droit aux magistrats réunis avec le Sénat
Elles rendent le droit accessible par sa mise à disposition sous forme écrite

Elles rendent le droit accessible par sa mise à disposition sous forme écrite

Explication

La loi des XII Tables est gravée et exposée au forum, ce qui rend le droit accessible par écrit. Le développement du droit par des actions ou exceptions relève du droit prétorien, et non de l’effet propre des Tables.

8. Quelle pratique caractérise le droit prétorien, ou ius honorarium, dans la République romaine ?

Les comices élaborent un droit parallèle au droit civil en modifiant les propositions des magistrats
Le Sénat établit un droit parallèle au droit civil, notamment par des lois votées aux comices
Le préteur développe un droit parallèle au droit civil, notamment par des actions ou des exceptions
Le juge remplace le droit civil par des décisions fondées sur l’examen des preuves

Le préteur développe un droit parallèle au droit civil, notamment par des actions ou des exceptions

Explication

Le droit prétorien est développé par le préteur en parallèle du droit civil, notamment grâce à l’octroi d’actions ou d’exceptions. Les lois votées par les comices ne définissent pas cette source de droit prétorien.

9. Deux citoyens romains sont en litige, tandis qu’un autre différend oppose un citoyen romain à un étranger : quel préteur traite chacun de ces litiges ?

Le préteur pérégrin traite le premier et le préteur urbain le second
Le préteur urbain traite les deux litiges parce qu’un citoyen romain est partie
Le préteur pérégrin traite les deux litiges parce que les échanges dépassent la cité
Le préteur urbain traite le premier et le préteur pérégrin le second

Le préteur urbain traite le premier et le préteur pérégrin le second

Explication

Le préteur urbain traite les litiges entre citoyens romains, tandis que le préteur pérégrin intervient dans les litiges impliquant des étrangers. Le fait qu’un citoyen participe au second litige ne le transforme pas en litige entre citoyens romains.

10. Quelle description distingue le ius gentium du ius civile ?

Le ius gentium constitue un droit écrit des comices, tandis que le ius civile désigne les coutumes non écrites
Le ius gentium concerne les rites divins, tandis que le ius civile règle les rapports entre les magistrats
Le ius gentium est propre aux citoyens romains, tandis que le ius civile rassemble des règles communes à plusieurs peuples
Le ius gentium rassemble des règles communes à plusieurs peuples, tandis que le ius civile est propre aux citoyens romains

Le ius gentium rassemble des règles communes à plusieurs peuples, tandis que le ius civile est propre aux citoyens romains

Explication

Le ius gentium rassemble des règles communes à différents peuples et se caractérise par un formalisme moindre ainsi que par l’importance de la volonté et de la bonne foi. Le ius civile, à l’inverse, est propre aux citoyens romains.

11. Dans une procédure formulaire, que se passe-t-il après que le préteur a fixé la formule du litige en phase in iure ?

Les comices évaluent les preuves en phase apud iudicem, puis le juge élit un magistrat
Le préteur rend la décision en phase apud iudicem, tandis que le juge entend les parties
Le juge fixe une nouvelle formule en phase apud iudicem, puis le préteur examine les preuves
Le juge rend sa décision en phase apud iudicem, dans le cadre défini par la formule

Le juge rend sa décision en phase apud iudicem, dans le cadre défini par la formule

Explication

La phase in iure permet au préteur d’entendre les parties et de fixer la formule, puis le juge statue en phase apud iudicem dans le cadre ainsi défini. Le juge n’est pas chargé de fixer à nouveau la formule après l’intervention du préteur.

12. Quel changement politique est associé à Dioclétien en 284 ?

Il rétablit un pouvoir unitaire et inaugure une monarchie autoritaire et sacrée.
Il transfère le pouvoir politique aux assemblées et restaure la République.
Il confie la direction de l’Empire à une administration sans autorité impériale.
Il instaure une tétrarchie durable fondée sur des institutions républicaines.

Il rétablit un pouvoir unitaire et inaugure une monarchie autoritaire et sacrée.

Explication

En 284, Dioclétien rétablit un pouvoir unitaire et inaugure le dominat, caractérisé par une monarchie autoritaire et sacrée. La tétrarchie ne décrit pas le changement politique visé par cette unité.

13. Dans le dominat, sur quoi repose principalement l’exercice du pouvoir impérial ?

Sur l’autorité indépendante des juristes, qui dirigent l’administration impériale.
Sur un partage du pouvoir avec des magistrats républicains élus et autonomes.
Sur un pouvoir absolu appuyé par des fonctionnaires révocables dans une administration hiérarchisée.
Sur des fonctionnaires héréditaires qui limitent le pouvoir personnel de l’empereur.

Sur un pouvoir absolu appuyé par des fonctionnaires révocables dans une administration hiérarchisée.

Explication

Le dominat associe l’affirmation d’un pouvoir absolu de l’empereur à une administration hiérarchisée composée de fonctionnaires révocables. L’idée de magistrats républicains autonomes correspond plutôt à une organisation qui ne caractérise pas ce régime.

14. Quel effet l’intégration des juristes aux bureaux impériaux a-t-elle sur la jurisprudence sous le Bas-Empire ?

Elle réserve la rédaction des constitutions impériales aux assemblées et écarte les juristes.
Elle met fin à la jurisprudence, car les juristes cessent de contribuer à la création du droit.
Elle renforce l’autonomie des juristes, qui produisent le droit en dehors des bureaux impériaux.
Elle rend la jurisprudence plus anonyme, car les juristes élaborent le droit au service de l’administration impériale.

Elle rend la jurisprudence plus anonyme, car les juristes élaborent le droit au service de l’administration impériale.

Explication

Les juristes participent à l’élaboration du droit et rédigent des constitutions impériales au sein des bureaux, ce qui anonymise leur jurisprudence. Leur activité ne disparaît donc pas, contrairement à l’idée que les juristes cesseraient de produire du droit.

15. Quelle différence distingue le dominat du principat quant à la légitimation du pouvoir impérial ?

Le dominat fonde l’autorité impériale sur les juristes, tandis que le principat la fonde sur les fonctionnaires.
Le dominat partage le pouvoir avec les institutions républicaines, tandis que le principat supprime l’empereur.
Le dominat assume le pouvoir personnel de l’empereur, tandis que le principat conserve une fiction républicaine.
Le dominat conserve la fiction républicaine, tandis que le principat affirme un pouvoir impérial sans concurrent.

Le dominat assume le pouvoir personnel de l’empereur, tandis que le principat conserve une fiction républicaine.

Explication

Sous le dominat, l’empereur ne fonde plus son pouvoir sur les institutions républicaines et affirme qu’aucune autorité ne lui est concurrente. La fiction républicaine est, au contraire, associée au principat.

16. Quelle caractéristique distingue le Code grégorien ?

Promulgué en 438, il rassemble les constitutions compilées par une commission impériale.
Publié en 529, il constitue le premier volet d’une compilation juridique de Justinien.
Publié en 291, il constitue la première compilation juridique privée et rassemble des écrits depuis Hadrien.
Publié en 294, il constitue une compilation officielle de constitutions impériales récentes.

Publié en 291, il constitue la première compilation juridique privée et rassemble des écrits depuis Hadrien.

Explication

Le Code grégorien date de 291 et est considéré comme la première compilation juridique privée, couvrant des écrits depuis le règne d’Hadrien. La date de 438 renvoie au Code théodosien, qui est officiel.

17. Quelle distinction oppose les Codes grégorien et hermogénien au Code théodosien ?

Les deux premiers sont des compilations privées, tandis que le Code théodosien est une compilation officielle.
Les trois sont des compilations privées qui ne reçoivent aucune autorité officielle.
Les deux premiers sont des compilations officielles, tandis que le Code théodosien est une compilation privée.
Les deux premiers compilent des constitutions impériales, tandis que le Code théodosien rassemble des avis de juristes.

Les deux premiers sont des compilations privées, tandis que le Code théodosien est une compilation officielle.

Explication

Les Codes grégorien et hermogénien sont des compilations privées sans autorité supérieure, alors que le Code théodosien a un caractère officiel. La confusion principale consiste à attribuer aux deux codes privés le statut officiel du Code théodosien.

18. Quel enchaînement décrit la codification lancée par Théodose II ?

Lancée en 429, elle permet aux commissions de corriger ou supprimer des erreurs avant la promulgation du Code en 438.
Lancée en 438, elle permet aux commissions de compiler les constitutions avant la promulgation du Code en 529.
Lancée en 429, elle interdit aux commissions de modifier les constitutions avant leur promulgation en 438.
Lancée en 533, elle confie aux commissions la compilation des constitutions avant une publication en 534.

Lancée en 429, elle permet aux commissions de corriger ou supprimer des erreurs avant la promulgation du Code en 438.

Explication

Théodose II lance la codification en 429 ; les commissions compilent les constitutions et peuvent en supprimer ou corriger les erreurs, puis le Code est promulgué en 438. La date de 529 appartient à la première édition du Code de Justinien.

19. Quelle description rend compte des principales compilations de Justinien et de leur calendrier ?

Elles comprennent le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles ; le Code paraît en 529 puis en 533, et les Novelles en 534.
Elles comprennent le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles ; le Code paraît en 533 puis en 534, et le Digeste et les Institutes en 529.
Elles comprennent le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles ; le Digeste paraît en 529 puis en 534, et le Code et les Institutes en 533.
Elles comprennent le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles ; le Code paraît en 529 puis en 534, et le Digeste et les Institutes en 533.

Elles comprennent le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles ; le Code paraît en 529 puis en 534, et le Digeste et les Institutes en 533.

Explication

La compilation de Justinien comprend ces quatre œuvres : le Code paraît en 529 puis dans une deuxième édition en 534, tandis que le Digeste et les Institutes sont publiés en 533. L’ordre qui place le Digeste en 529 et le Code en 533 inverse leurs dates.

20. Pourquoi le refus du culte public pouvait-il être considéré comme un manquement civique à Rome ?

Parce que ce culte constituait un devoir politique envers les dieux protecteurs de la cité.
Parce que chaque citoyen devait exercer une fonction sacerdotale héréditaire.
Parce que le refus du culte entraînait automatiquement la perte des droits politiques.
Parce que le culte public était réservé aux autorités impériales et excluait les citoyens.

Parce que ce culte constituait un devoir politique envers les dieux protecteurs de la cité.

Explication

Le culte public était un devoir politique envers les dieux protecteurs de la cité, et son refus était perçu comme un manquement aux obligations du citoyen. Cela ne signifie pas que chaque citoyen devait exercer une fonction sacerdotale.

21. Quelle condition l’édit de Sardique de 311 imposait-il à la tolérance accordée aux chrétiens ?

Leur culte devait s’accompagner de l’adoption des divinités romaines.
Leur culte devait ne pas troubler l’ordre public.
Leur culte devait obtenir l’autorisation du concile de Nicée.
Leur culte devait être reconnu comme religion officielle de l’Empire.

Leur culte devait ne pas troubler l’ordre public.

Explication

L’édit de Sardique accorde aux chrétiens une tolérance conditionnelle, liée au maintien de l’ordre public. La liberté de religion est associée à l’édit de Milan, et non à l’édit de Sardique.

22. Après sa victoire au pont Milvius, quelle mesure Constantin associe-t-il à l’édit de Milan ?

Il convoque un concile pour trancher la controverse portant sur la Trinité.
Il fait de la foi de Nicée la religion officielle et qualifie les autres cultes d’hérétiques.
Il accorde une tolérance religieuse à condition que le culte chrétien ne trouble pas l’ordre public.
Il accorde la liberté de religion et restitue aux communautés chrétiennes leurs biens confisqués.

Il accorde la liberté de religion et restitue aux communautés chrétiennes leurs biens confisqués.

Explication

Après sa victoire au pont Milvius, Constantin se convertit au christianisme et l’édit de Milan accorde la liberté de religion ainsi que la restitution des biens confisqués aux communautés chrétiennes. La tolérance conditionnelle relève de l’édit de Sardique.

23. Pourquoi Constantin convoque-t-il le premier concile œcuménique en 325 ?

Pour accorder aux chrétiens la tolérance religieuse sous condition.
Pour trancher la controverse sur la Trinité.
Pour établir la foi de Nicée comme religion officielle de l’Empire.
Pour restituer les biens confisqués aux communautés chrétiennes.

Pour trancher la controverse sur la Trinité.

Explication

Constantin convoque le premier concile œcuménique au palais impérial en 325 afin de trancher la controverse sur la Trinité. L’établissement de la foi de Nicée comme religion officielle est associé à l’édit de Thessalonique adopté plus tard par Théodose Ier.

24. À partir du IVe siècle, quelles sources fournissent principalement les règles ecclésiastiques développées pour répondre à la croissance de l’Église ?

Les écrits des théologiens et les actes des tribunaux
Les décisions des évêques et les lois municipales
Les assemblées impériales et les coutumes locales
Les conciles et les décrétales pontificales

Les conciles et les décrétales pontificales

Explication

Les règles ecclésiastiques se développent alors principalement à partir des conciles et des décrétales pontificales. Les coutumes locales peuvent exister, mais elles ne constituent pas les deux sources principales identifiées ici.

25. Quelle distinction caractérise les canons et les décrétales dans le droit canonique ?

Les canons émanent du pape, tandis que les décrétales sont votées par les conciles.
Les canons sont des décisions impériales, tandis que les décrétales sont des règles provinciales.
Les canons émanent des conciles, tandis que les décrétales émanent du pape en réponse aux évêques.
Les canons répondent aux évêques, tandis que les décrétales règlent l’organisation des conciles.

Les canons émanent des conciles, tandis que les décrétales émanent du pape en réponse aux évêques.

Explication

Les canons sont des décisions conciliaires, alors que les décrétales sont des réponses pontificales adressées aux évêques. L’inversion de ces origines confond précisément les deux catégories.

26. Un évêque soumet au pape une question juridique portant sur un cas concret ; comment une décrétale peut-elle ensuite servir au-delà de ce cas ?

Elle apporte une solution au cas et peut guider le règlement de litiges comparables.
Elle transforme automatiquement le cas en règle conciliaire applicable à toute l’Église.
Elle remplace les règles ecclésiastiques par une décision impériale propre au cas.
Elle transmet la question à un concile, qui décide sans réponse juridique pontificale.

Elle apporte une solution au cas et peut guider le règlement de litiges comparables.

Explication

La décrétale répond à la question soumise, résout le cas concret et peut être invoquée dans des litiges comparables. Elle ne devient pas pour autant une décision conciliaire, puisqu’elle émane du pape.

27. Comment le droit canonique manifeste-t-il son emprunt au droit romain tout en conservant une finalité ecclésiastique ?

Il abandonne le vocabulaire romain et fonde ses méthodes sur les décisions des évêques locaux.
Il reprend des termes et des méthodes romains, comme auctoritas, puis adapte les solutions aux besoins de l’Église.
Il reprend les solutions romaines sans les modifier et confie leur application aux autorités impériales.
Il adopte le terme auctoritas pour désigner le pouvoir des conciles et suit les besoins de l’Empire.

Il reprend des termes et des méthodes romains, comme auctoritas, puis adapte les solutions aux besoins de l’Église.

Explication

Le droit canonique emprunte au droit romain des méthodes et du vocabulaire, notamment auctoritas pour désigner le pouvoir du pape, puis adapte les solutions aux besoins de l’Église. L’application inchangée des solutions romaines ne rendrait pas compte de cette adaptation.

28. Quelle description rend compte à la fois de l’autonomie du droit canonique et de ses liens avec le droit romain ?

Il forme un ordre autonome sans lien avec le droit romain, même lorsque les empereurs favorisent l’Église.
Il constitue un ordre impérial orienté vers le salut des âmes, tout en empruntant des règles aux conciles.
Il reprend le droit romain comme ordre juridique de l’Église, sans finalité distincte liée au salut des âmes.
Il constitue un ordre propre à l’Église orienté vers le salut des âmes, tout en empruntant des techniques et du vocabulaire romains.

Il constitue un ordre propre à l’Église orienté vers le salut des âmes, tout en empruntant des techniques et du vocabulaire romains.

Explication

Le droit canonique est un ordre juridique propre à l’Église, orienté vers le salut des âmes, mais lié au droit romain par ses emprunts et par certaines législations impériales favorables à l’Église. Le décrire comme entièrement isolé du droit romain écarte ces liens.

29. Après la disparition de l’Empire romain d’Occident, quel rôle l’Église joue-t-elle dans la transmission juridique ?

Elle disparaît avec l’Empire et laisse la transmission juridique aux seules autorités impériales.
Elle subsiste, mais transmet la culture juridique romaine en écartant les emprunts canoniques.
Elle remplace la culture juridique romaine par un ordre sans continuité avec celle-ci.
Elle subsiste et transmet une partie de la culture juridique romaine grâce aux emprunts canoniques.

Elle subsiste et transmet une partie de la culture juridique romaine grâce aux emprunts canoniques.

Explication

L’Église subsiste après la disparition de l’Empire romain d’Occident et contribue à transmettre une partie de la culture juridique romaine par les emprunts du droit canonique. L’idée qu’elle transmettrait cet héritage en écartant ces emprunts contredit le mécanisme indiqué.

30. À l’époque post-classique, quelle situation distingue le contrôle impérial du droit et le développement du droit canonique ?

L’empereur contrôle les sources, l’application et la conservation du droit, tandis que l’Église élabore son propre ordre juridique.
L’Église contrôle les sources, l’application et la conservation du droit romain, tandis que l’empereur élabore le droit canonique.
L’empereur élabore un ordre juridique ecclésiastique, tandis que l’Église conserve le droit romain comme héritage impérial.
Les autorités provinciales contrôlent le droit romain, tandis que l’empereur et l’Église appliquent un ordre commun.

L’empereur contrôle les sources, l’application et la conservation du droit, tandis que l’Église élabore son propre ordre juridique.

Explication

À l’époque post-classique, l’empereur exerce le contrôle sur le droit romain et l’Église élabore un ordre juridique propre ; ces deux droits forment des héritages transmis par Rome. L’inversion des rôles attribue à l’Église le contrôle impérial et à l’empereur l’élaboration du droit canonique.

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Quelles fonctions le roi romain exerce-t-il ?

Des fonctions politiques, militaires, religieuses et juridictionnelles.

Quelles institutions assistent le roi romain ?

Le Sénat et les comices curiates.

Que sont les mores maiorum ?

Des coutumes ancestrales non écrites, issues de pratiques anciennes répétées.

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