QCM : État moderne et contrôle constitutionnel (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle affirmation définit le jusnaturalisme ?

Des droits sont créés par les institutions et attachés à leurs lois.
Des droits découlent des coutumes et s’imposent aux institutions.
Des droits sont attachés à l’être humain indépendamment des institutions.
Des droits sont accordés par l’État en échange de devoirs.

Des droits sont attachés à l’être humain indépendamment des institutions.

Explication

Le jusnaturalisme affirme que certains droits sont attachés à l’être humain indépendamment du droit institué. Le droit posé par une institution relève du droit positif, tandis que la coutume ou l’échange avec l’État ne définissent pas cette doctrine.

2. Une institution adopte une règle qui porte atteinte à un droit naturel. Quelle conséquence découle de la distinction jusnaturaliste entre droit naturel et droit positif ?

La règle positive demeure limitée par le droit naturel.
La règle positive devient naturelle dès son adoption institutionnelle.
La règle positive et le droit naturel sont deux normes indépendantes.
La règle positive limite le droit naturel puisqu’elle est institutionnelle.

La règle positive demeure limitée par le droit naturel.

Explication

Le droit naturel contraint le droit positif : une norme produite par une institution n’est donc pas libre de toute limite. Dire que le droit positif limite le droit naturel inverse leur rapport, et les présenter comme indépendants ou identiques efface cette contrainte.

3. Dans une situation de ressources rares, deux individus convoitent le même bien que possède leur voisin. Quel mécanisme cette situation illustre-t-elle dans l’état de nature décrit par Hobbes ?

Une rivalité créée par les institutions plutôt que par les désirs.
Une rivalité mimétique nourrie par les désirs et la rareté.
Une aide spontanée suscitée par la pitié naturelle.
Une coopération pacifique garantie par l’autorité supérieure.

Une rivalité mimétique nourrie par les désirs et la rareté.

Explication

Chez Hobbes, les individus peuvent suivre leurs désirs et la rareté peut susciter une rivalité mimétique, c’est-à-dire le désir de ce que possède autrui. La pitié et l’aide naturelle renvoient à la conception rousseauiste, tandis que l’autorité supérieure intervient pour assurer la sécurité.

4. Dans le raisonnement de Hobbes, pourquoi les rivalités de l’état de nature constituent-elles une menace pour les individus ?

Elles résultent de la corruption monarchique et menacent leur survie.
Elles conduisent à une guerre de tous contre tous qui menace leur survie.
Elles développent une pitié réciproque qui protège leur survie.
Elles instaurent une autorité commune qui garantit leur survie.

Elles conduisent à une guerre de tous contre tous qui menace leur survie.

Explication

Chez Hobbes, les rivalités de l’état de nature mènent à une guerre de tous contre tous et mettent en péril la survie. La pitié naturelle et la corruption attribuée à la monarchie caractérisent plutôt la perspective de Rousseau, tandis que l’autorité commune est une réponse au danger.

5. Des individus qui craignent pour leur sécurité dans l’état de nature hobbesien cherchent à éviter les conflits. Quelle démarche correspond à la solution proposée par Hobbes ?

Se soumettre à une autorité supérieure chargée d’assurer leur sécurité.
Rester dans l’état de nature en comptant sur leur autonomie.
S’en remettre à la pitié naturelle pour prévenir les conflits.
Écarter toute autorité afin de préserver leur sécurité.

Se soumettre à une autorité supérieure chargée d’assurer leur sécurité.

Explication

Pour Hobbes, les individus quittent l’état de nature et se soumettent à une autorité supérieure afin d’assurer leur sécurité. Rester dans cet état maintient les conditions du conflit, et la pitié naturelle appartient à la conception de Rousseau.

6. Dans un débat, une personne affirme que les règles de droit viennent de lois divines extérieures à l’être humain. Quelle conception du droit naturel défend-elle ?

Le droit collectiviste, fondé sur la volonté commune
Le droit naturel antique, hétéronome et d’origine divine
Le droit naturel moderne, fondé sur l’autonomie individuelle
Le droit positif, établi par la volonté du souverain

Le droit naturel antique, hétéronome et d’origine divine

Explication

Le droit naturel antique tire son origine d’une source divine extérieure à l’être humain et est donc hétéronome. Le droit naturel moderne renvoie à l’autonomie individuelle, le droit positif à la volonté du souverain, et le droit collectiviste à une conception collective des règles.

7. Une théorie soutient que les droits découlent de l’être humain lui-même et de sa capacité à se donner ses propres règles. À quelle conception correspond-elle ?

Au droit positif, fondé sur la décision du souverain
À une conception collectiviste, fondée sur la volonté commune
Au droit naturel moderne, fondé sur l’autonomie humaine
Au droit naturel antique, fondé sur une source divine extérieure

Au droit naturel moderne, fondé sur l’autonomie humaine

Explication

Le droit naturel moderne fait découler le droit de l’individu lui-même et repose sur l’autonomie humaine. Une origine divine extérieure caractérise le droit naturel antique, tandis que la décision souveraine et la volonté commune renvoient à d’autres fondements.

8. Des révolutionnaires proclament l’égalité comme un objectif à instituer, alors que les différences entre les individus persistent dans la réalité. Quelle critique Burke formule-t-il à propos de cette proclamation ?

Ils présentent comme réalité l’égalité qu’ils souhaitent instituer
Ils présentent comme droit positif l’inégalité naturelle
Ils présentent comme coutume l’égalité déjà établie
Ils présentent comme souhaitable l’inégalité qu’ils constatent

Ils présentent comme réalité l’égalité qu’ils souhaitent instituer

Explication

Burke reproche aux révolutionnaires de confondre l’être, qui décrit la réalité, et le devoir-être, qui prescrit ce qui devrait être : l’égalité proclamée est un objectif, non une réalité constatée. L’inégalité constatée relève de l’être, et la défense des coutumes constitue une autre critique de Burke.

9. Dans une analyse politique, quelle distinction faut-il appliquer entre une description de la situation présente et une prescription de ce qui devrait advenir ?

L’être désigne la coutume ; le devoir-être désigne la réalité présente
L’être prescrit ce qui devrait être ; le devoir-être décrit ce qui est
L’être désigne l’idéal politique ; le devoir-être désigne le fait constaté
L’être décrit ce qui est ; le devoir-être prescrit ce qui devrait être

L’être décrit ce qui est ; le devoir-être prescrit ce qui devrait être

Explication

La distinction attribuée à Hume sépare le monde de l’être, qui décrit les faits, du monde du devoir-être, qui prescrit ce qui devrait être. Inverser ces fonctions, ou confondre la distinction avec celle entre coutume et idéal, constitue une erreur.

10. Quelle distinction Hobbes établit-il entre l’État d’acquisition et l’État d’institution ?

L’acquisition résulte d’une succession dynastique, tandis que l’institution repose sur un accord.
L’acquisition repose sur un accord, tandis que l’institution vient des rapports de force.
L’acquisition vient des rapports de force, tandis que l’institution repose sur un accord.
L’acquisition vient des rapports de force, tandis que l’institution résulte d’une succession dynastique.

L’acquisition vient des rapports de force, tandis que l’institution repose sur un accord.

Explication

L’État d’acquisition naît de rapports de force, tandis que l’État d’institution est fondé par un accord juridique ou un contrat. L’accord attribué à l’acquisition inverse la distinction, et la succession dynastique ne caractérise pas l’institution.

11. Une société conclut un contrat unanime qui la constitue et fonde sa volonté générale, puis confie à un gouvernement l’exécution des lois qu’elle a choisies : quel modèle cette organisation illustre-t-elle ?

Le modèle de Rousseau, où le gouvernement exécute les lois choisies par la société.
Le modèle de Rousseau, où le gouvernement adopte les lois et la société les exécute.
Le modèle de Hobbes, où un transfert de liberté fonde la volonté générale.
Le modèle de Hobbes, où un contrat unique engage à suivre les décisions publiques.

Le modèle de Rousseau, où le gouvernement exécute les lois choisies par la société.

Explication

Chez Rousseau, le contrat social unanime forme la société et fonde la volonté générale; le gouvernement reçoit ensuite la fonction d’exécuter les lois choisies par la société. Attribuer l’adoption des lois au gouvernement confond les fonctions, tandis que le transfert à une entité tierce et l’engagement de soumission correspondent au modèle hobbesien.

12. Quelle différence distingue Hobbes et Rousseau quant à l’exercice du pouvoir législatif ?

Hobbes privilégie la représentation, tandis que Rousseau confie le pouvoir législatif au gouvernement.
Hobbes confie le pouvoir législatif au gouvernement, tandis que Rousseau le confie à un juge.
Hobbes privilégie l’exercice direct par la société, tandis que Rousseau défend la représentation.
Hobbes privilégie la représentation, tandis que Rousseau défend un exercice plus direct par la société.

Hobbes privilégie la représentation, tandis que Rousseau défend un exercice plus direct par la société.

Explication

Hobbes conçoit l’exercice de la souveraineté par représentation, alors que Rousseau défend un exercice plus direct du pouvoir législatif par la société. L’inversion des modèles attribue à chacun la conception de l’autre, et confier l’exécution des lois au gouvernement ne revient pas à lui attribuer le pouvoir législatif.

13. Une juriste veut étudier l’État en examinant les normes qu’il produit, leurs formes et leurs conditions de production, sans juger leur contenu selon des valeurs subjectives : quelle approche adopte-t-elle ?

L’étude sociologique des effets des normes.
Le droit naturel fondé sur des droits indépendants de l’État.
L’analyse morale du contenu des lois.
Le positivisme normatif de Kelsen.

Le positivisme normatif de Kelsen.

Explication

Le positivisme normatif de Kelsen réduit juridiquement l’État au droit qu’il produit et privilégie la forme des normes plutôt que leur contenu subjectif. Le droit naturel fonde des droits indépendants de l’État, l’analyse morale porte sur le contenu et l’étude sociologique examine les effets sociaux.

14. Une règle administrative tire sa validité d’une loi, laquelle doit être conforme à la Constitution : quelle logique décrit cet enchaînement ?

La validité de la loi dépend de sa conformité à la règle administrative.
La validité dépend de la conformité du contenu des normes à des valeurs morales.
La validité de chaque norme supérieure dépend de sa conformité à une norme inférieure.
La validité de chaque norme inférieure dépend de sa conformité à une norme supérieure.

La validité de chaque norme inférieure dépend de sa conformité à une norme supérieure.

Explication

Dans la hiérarchie des normes, une norme inférieure est valide si elle est conforme à une norme supérieure. Fonder la validité sur des valeurs morales confond validité formelle et contenu, tandis qu’inverser l’ordre fait dépendre la loi de la règle administrative.

15. Un tribunal examine si une loi respecte les dispositions de la Constitution : quel contrôle exerce-t-il ?

L’évaluation de l’opportunité politique des lois.
Le contrôle de constitutionnalité des lois.
La vérification de la validité de la Constitution au regard d’une loi.
Le contrôle de légalité des règlements au regard des lois.

Le contrôle de constitutionnalité des lois.

Explication

Le contrôle de constitutionnalité vérifie que les lois sont conformes à la Constitution. Le contrôle de légalité porte sur la conformité des règlements aux lois, l’opportunité politique est une autre appréciation, et une loi ne sert pas à valider la Constitution.

16. Dans un système où le législateur soutient que la loi adoptée par les représentants ne doit pas être limitée par la Constitution, quelle conception du système juridique défend-il ?

La hiérarchie constitutionnelle, qui limite le pouvoir du législateur par la Constitution
Le contrôle de constitutionnalité, qui place la Constitution au-dessus de la loi
Le contrôle administratif, qui vérifie la conformité des décrets aux lois
Le légicentrisme, qui place la loi au centre et privilégie la liberté du législateur

Le légicentrisme, qui place la loi au centre et privilégie la liberté du législateur

Explication

Le légicentrisme privilégie la loi et la liberté du législateur, en refusant que la Constitution limite la loi. La soumission de la loi à la Constitution décrit le contrôle de constitutionnalité, tandis que la primauté constitutionnelle et le contrôle des décrets renvoient à d’autres mécanismes.

17. Pourquoi la proposition de Sieyès visant à créer un organe de contrôle en 1795 fut-elle rejetée ?

Parce qu’il aurait limité la souveraineté du législateur
Parce qu’il n’aurait pas pu s’appuyer sur une déclaration des droits
Parce qu’il aurait repris la mission du tribunal de la nation
Parce qu’il aurait fait doublon avec le Conseil des anciens

Parce qu’il aurait fait doublon avec le Conseil des anciens

Explication

La proposition de Sieyès fut écartée parce que le Conseil des anciens remplissait déjà une fonction de limitation et que le nouvel organe aurait fait doublon. La souveraineté législative explique un rejet historique plus général, tandis que la déclaration des droits et le tribunal de la nation se rapportent à d’autres éléments.

18. Un théoricien estime que la Constitution est un acte politique et que son gardien doit être le président. Quelle conception défend-il, par opposition à celle de Kelsen ?

La conception de Schmitt, qui associe acte juridique et gardien juridique
La conception de Kelsen, qui associe acte politique et gardien politique
La conception de Kelsen, qui associe acte juridique et gardien politique
La conception de Schmitt, qui associe acte politique et gardien politique

La conception de Schmitt, qui associe acte politique et gardien politique

Explication

Schmitt conçoit la Constitution comme un acte politique et confie sa garde au président, alors que Kelsen la considère comme un acte juridique et défend un gardien juridique. L’attribution à Kelsen inverse les auteurs, et les deux autres réponses mélangent les catégories de la Constitution et du gardien.

19. Pour caractériser le Conseil constitutionnel français, une étudiante distingue sa mission de contrôle de la manière dont ses membres sont désignés. Quelle combinaison est correcte ?

Un gardien politique dont la composition relève d’une logique juridique
Un gardien juridique dont la composition relève d’une logique juridique
Un gardien politique dont la composition reste marquée par une logique politique
Un gardien juridique dont la composition reste marquée par une logique politique

Un gardien juridique dont la composition reste marquée par une logique politique

Explication

Le Conseil constitutionnel exerce une fonction de gardien juridique, mais sa composition demeure marquée par une logique politique. Dire que sa composition est juridique confond la mission et la désignation, tandis que qualifier son contrôle de politique transpose à la fonction la logique de sa composition.

20. À sa création en 1958, quelle mission principale est confiée au Conseil constitutionnel ?

Contrôler les droits et libertés fondamentaux dans les lois parlementaires
Vérifier que les élections législatives respectent les règles parlementaires
Vérifier que le Parlement respecte les compétences définies par la Constitution
Rédiger les lois afin que le Parlement respecte les objectifs constitutionnels

Vérifier que le Parlement respecte les compétences définies par la Constitution

Explication

À sa création, le Conseil constitutionnel doit veiller à ce que le Parlement n’empiète pas sur les compétences que la Constitution lui attribue. Le contrôle des élections confond sa mission avec une autre fonction, la rédaction des lois lui est attribuée à tort, et le contrôle fondé sur les droits fondamentaux correspond au tournant de 1971.

21. Quel changement marque la décision Liberté d’association de 1971 dans l’évolution du Conseil constitutionnel ?

Le Conseil reçoit pour la première fois le pouvoir de nommer ses membres
Le Conseil abandonne son contrôle pour laisser décider les assemblées
Le contrôle se limite désormais aux compétences attribuées au Parlement
Le contrôle s’appuie pour la première fois sur les droits et libertés fondamentaux

Le contrôle s’appuie pour la première fois sur les droits et libertés fondamentaux

Explication

En 1971, la décision Liberté d’association fonde pour la première fois le contrôle du Conseil sur les droits et libertés fondamentaux et amorce ainsi le bloc de constitutionnalité. La mission de 1958 porte sur les compétences parlementaires, tandis que la nomination des membres et l’abandon du contrôle ne caractérisent pas cette décision.

22. Un juriste soutient qu’un organe est habilité à exercer des compétences, mais critique la façon dont il remplit sa mission. Quelle distinction applique-t-il à la légitimité du Conseil constitutionnel ?

La légitimité formelle relève de l’habilitation, et la fonctionnelle de l’exercice des fonctions
La légitimité fonctionnelle relève de la saisine, et la formelle de la qualité des décisions
La légitimité fonctionnelle relève de l’habilitation, et la formelle de l’exercice des fonctions
La légitimité formelle relève du soutien doctrinal, et la fonctionnelle de la nomination

La légitimité formelle relève de l’habilitation, et la fonctionnelle de l’exercice des fonctions

Explication

La légitimité formelle tient à l’habilitation de l’organe à exercer des compétences, alors que la légitimité fonctionnelle dépend de la manière dont il exerce ses fonctions. Inverser ces notions confond leurs critères; le soutien doctrinal et la possibilité de saisine sont d’autres mécanismes, non les définitions de ces deux formes de légitimité.

23. Après une réforme constitutionnelle adoptée en 2008, un justiciable peut soulever une question prioritaire de constitutionnalité. Quel effet cette réforme a-t-elle sur le Conseil constitutionnel ?

Elle renforce la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel
Elle confie à la doctrine le pouvoir de saisir le Conseil constitutionnel
Elle modifie la désignation des membres du Conseil constitutionnel
Elle réduit la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel

Elle renforce la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel

Explication

La révision constitutionnelle de 2008 renforce les possibilités de saisir le Conseil constitutionnel, notamment grâce à la question prioritaire de constitutionnalité. La réforme ne réduit pas la saisine, ne porte pas sur la nomination des membres et ne donne pas à la doctrine un pouvoir de saisine.

24. Dans un système où chaque juge peut vérifier la conformité d’une loi à la Constitution, quel modèle de contrôle est appliqué ?

Le contrôle a priori
Le contrôle diffus
Le contrôle politique
Le contrôle concentré

Le contrôle diffus

Explication

Le contrôle diffus permet à chaque juge d’exercer la vérification de constitutionnalité, contrairement au contrôle concentré, confié à un organe particulier. « Contrôle concentré » inverse cette distinction ; « contrôle a priori » désigne le moment du contrôle, et « contrôle politique » ne définit pas la répartition de cette compétence.

25. Au cours d’un litige, une justiciable soulève une QPC devant le juge de son instance. Si la question suit le circuit de transmission prévu, quel parcours peut-elle emprunter jusqu’à son examen constitutionnel ?

Cour de cassation ou Conseil d’État, Conseil constitutionnel, puis juge de l’instance
Juge de l’instance, Conseil constitutionnel, puis Cour de cassation ou Conseil d’État
Juge de l’instance, Cour de cassation ou Conseil d’État, puis Conseil constitutionnel
Conseil constitutionnel, juge de l’instance, puis Cour de cassation ou Conseil d’État

Juge de l’instance, Cour de cassation ou Conseil d’État, puis Conseil constitutionnel

Explication

La QPC est d’abord soulevée devant le juge de l’instance, qui peut la transmettre à la Cour de cassation ou au Conseil d’État, puis au Conseil constitutionnel. Le parcours qui saute le filtre omet l’étape intermédiaire, celui qui place le Conseil constitutionnel avant le filtre inverse l’ordre, et celui qui termine par le juge de l’instance inverse le circuit.

26. Une loi déjà promulguée est appliquée dans un litige, et un justiciable conteste sa constitutionnalité à cette occasion. De quel mécanisme s’agit-il ?

Du contrôle a priori avant promulgation
De la QPC liée à une instance en cours
D’un contrôle exercé avant l’existence d’un litige
D’une saisine politique préalable à la promulgation

De la QPC liée à une instance en cours

Explication

La QPC permet d’examiner une contestation constitutionnelle liée à une instance en cours, alors que le contrôle a priori intervient avant la promulgation de la loi. « Contrôle a priori » et « saisine préalable » confondent le calendrier de l’examen avec une contestation survenant dans un litige ; l’absence de litige contredit le mécanisme décrit.

27. Dans un débat sur le « gouvernement des juges », quelle inquiétude est principalement soulevée ?

Que le gouvernement choisisse les droits constitutionnels applicables au litige
Que les juges rédigent eux-mêmes les lois soumises à leur examen
Que les juges imposent leur propre vision politique par leurs décisions
Que les juges appliquent une règle sans pouvoir en déterminer le sens

Que les juges imposent leur propre vision politique par leurs décisions

Explication

La question du gouvernement des juges porte sur le risque que les décisions judiciaires imposent la vision politique propre des juges. L’application sans interprétation réduit la question à une opération technique ; le choix gouvernemental des droits et la rédaction des lois ne correspondent pas à cette inquiétude.

28. Deux personnes invoquent des droits différents devant le Conseil constitutionnel. Quelle conclusion est conforme au caractère variable de sa protection ?

Le degré de protection dépend uniquement de la juridiction saisie
Le degré de protection est identique pour chaque domaine et chaque droit
Le degré de protection peut varier selon le domaine et le droit invoqué
Le degré de protection varie parce que le Conseil ne contrôle pas les droits invoqués

Le degré de protection peut varier selon le domaine et le droit invoqué

Explication

La protection accordée par le Conseil constitutionnel varie selon les domaines du droit et les droits ou libertés concernés. Une protection uniforme nie cette variation ; l’explication par la seule juridiction saisie substitue un autre critère, tandis que l’absence de contrôle ne découle pas de cette variabilité.

29. Comment Rousseau explique-t-il le portrait de l’être humain comme naturellement mauvais et conflictuel que présente Hobbes ?

Par l’absence de pitié dans la nature humaine
Par les conflits inhérents à l’état de nature
Par la corruption produite par la monarchie, qui rend l’être humain naturellement bon
Par la corruption produite par la société, notamment la monarchie

Par la corruption produite par la société, notamment la monarchie

Explication

Pour Rousseau, l’être humain naturel n’est pas mauvais : le portrait conflictuel de Hobbes résulte de la corruption produite par la société. Attribuer le conflit à l’état de nature reprend l’idée hobbesienne; nier la pitié ne correspond pas à la conception rousseauiste; présenter la monarchie comme source de bonté inverse l’explication.

30. Dans un modèle politique inspiré de Hobbes, des individus concluent un seul accord pour fonder la société politique et confier à un souverain leur droit de se gouverner. Quelle structure contractuelle décrit cette situation ?

Un contrat social suivi d’un contrat séparé pour instituer le gouvernement
Deux contrats distincts, l’un pour le transfert et l’autre pour la soumission
Un contrat unique entre les individus qui les soumet au souverain
Un contrat entre les individus et le souverain qui transfère le pouvoir aux individus

Un contrat unique entre les individus qui les soumet au souverain

Explication

Chez Hobbes, un contrat unique entre les individus fonde la société politique et les engage à se soumettre au souverain en lui transférant leur droit de se gouverner. La division en deux contrats confond transfert et soumission; la séparation entre contrat social et institution du gouvernement relève de Rousseau; le souverain n’est pas présenté comme partie à cet accord.

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Quels droits le jusnaturalisme affirme-t-il ?

Des droits attachés à l’être humain, indépendamment du droit posé par les institutions.

Quel effet le droit naturel exerce-t-il sur le droit positif ?

Il le contraint.

Par qui le droit positif est-il produit ?

Par les institutions.

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