QCM : Filiation et successions médiévales (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans son sens général, que désigne le terme « famille » ?

Un groupe de personnes partageant un même domicile
Un ensemble de personnes rattachées par la seule filiation biologique
Un groupe de personnes placées sous une même autorité politique
Un groupement de personnes unies par un lien de parenté

Un groupement de personnes unies par un lien de parenté

Explication

Au sens général, la famille est un groupement uni par un lien de parenté, même si le terme peut également désigner un foyer ou un ménage. Le domicile partagé confond famille et cohabitation, la filiation biologique écarte les liens constitués autrement, et l’autorité politique ne définit pas la famille.

2. Dans une famille, une personne est apparentée à une autre par la lignée masculine ; quel terme décrit ce lien ?

Une parenté agnatique
Une parenté cognatique
Une alliance familiale
Une filiation adoptive

Une parenté agnatique

Explication

Les agnats sont liés par une parenté passant par la lignée masculine, tandis que les cognats relèvent de la lignée féminine. L’alliance désigne un lien familial d’une autre nature, et l’adoption constitue un mode de filiation.

3. Un couple adopte légalement un enfant qui n’est pas issu de sa procréation ; quel lien juridique rattache désormais cet enfant à ses parents ?

La parenté collatérale, constituée par la fraternité
L’alliance, constituée par le mariage des parents
La filiation, constituée ici par la procréation
La filiation, constituée ici par l’adoption

La filiation, constituée ici par l’adoption

Explication

La filiation est le lien juridique qui rattache un enfant à ses parents et peut se constituer par l’adoption, comme dans ce cas. La procréation est l’autre mode de constitution de la filiation, tandis que la parenté collatérale et l’alliance ne décrivent pas le lien juridique d’adoption.

4. Une réforme adoptée en 2005 doit établir le statut juridique des enfants nés hors mariage par rapport à ceux nés dans le mariage. Quel changement correspond à cette réforme ?

Maintenir les deux filiations en rapprochant leurs effets successoraux
Commencer à rapprocher les droits des enfants naturels et légitimes
Supprimer la distinction entre filiation naturelle et filiation légitime
Réserver une vocation successorale comparable aux enfants légitimes

Supprimer la distinction entre filiation naturelle et filiation légitime

Explication

La loi de 2005 supprime la distinction entre filiation naturelle et filiation légitime ; le rapprochement des filiations et des droits des enfants avait commencé à partir des années 1970. Commencer ce rapprochement attribue donc à 2005 une étape antérieure, tandis que maintenir deux catégories contredit leur suppression.

5. Pour décrire le régime politique de la République romaine, quelle formule rend compte à la fois de la domination du Sénat et de la présence des assemblées du peuple ?

Une oligarchie dominée par le Sénat avec un élément démocratique
Une monarchie où le Sénat partage le pouvoir avec le peuple
Une démocratie dominée par les assemblées avec un élément oligarchique
Une démocratie directe où les assemblées détiennent le pouvoir principal

Une oligarchie dominée par le Sénat avec un élément démocratique

Explication

La République romaine est principalement une oligarchie, car le Sénat domine, mais elle comprend aussi un élément démocratique incarné par les assemblées du peuple. Présenter les assemblées comme dominantes inverse cette hiérarchie, la démocratie directe exagère leur rôle et la monarchie correspond à un autre régime.

6. Un juriste étudie une procédure romaine en vigueur vers 100 av. J.-C. ; à quelle période juridique appartient-elle selon le découpage chronologique romain ?

À la période du Bas-Empire
Au droit classique
À l’Ancien droit
Au droit post-classique

À l’Ancien droit

Explication

L’Ancien droit s’étend jusqu’au milieu du IIe siècle av. J.-C. ; vers 100 av. J.-C., la procédure étudiée relève donc de cette période. Le droit classique commence au milieu du IIe siècle av. J.-C., tandis que le droit post-classique se développe pendant le Bas-Empire.

7. Dans une succession romaine ancienne, qui est considéré comme le seul propriétaire des biens familiaux et le chef de la famille ?

Les membres de la famille réunis
Le pater familias
Le Sénat romain
Le magistrat chargé de la cité

Le pater familias

Explication

Le pater familias est le chef unique de la famille romaine et est considéré comme le seul propriétaire de ses biens. Une propriété collective des membres contredit ce statut, tandis que le magistrat et le Sénat relèvent de l’organisation politique de la cité.

8. Deux frères de sang relèvent de familles civiles différentes et ne sont pas rattachés au même pater familias ; dans la conception de l’Ancien droit romain, quel aspect de leur parenté est principalement déterminant ?

Leur lien biologique par le sang
Leur rattachement à une lignée féminine commune
Une alliance formée par le mariage
L’appartenance au même pater familias

L’appartenance au même pater familias

Explication

Dans l’Ancien droit romain, la parenté civile repose principalement sur la lignée masculine et l’appartenance à un même pater familias ; le lien biologique prend progressivement de l’importance. Le sang ne suffit donc pas ici à définir leur parenté civile, et ni la lignée féminine ni l’alliance matrimoniale ne constituent le critère décrit.

9. Quel mariage romain est reconnu par le droit et peut produire des effets juridiques, dans une société où l’union relève essentiellement de la sphère privée et est monogame ?

Le mariage polygame
Le mariage public
Le concubinat
Le justum matrimonium

Le justum matrimonium

Explication

Le justum matrimonium désigne le mariage reconnu par le droit romain et susceptible de produire des effets juridiques ; le concubinat est une autre forme d’union, et les deux autres réponses contredisent le caractère privé et monogame du mariage romain.

10. Une épouse romaine demeure rattachée juridiquement à sa famille d’origine au lieu d’être intégrée à celle de son mari. Quelle forme de mariage cela caractérise-t-il ?

Le mariage cum manu
Le mariage sine manu
La confarreatio
La coemptio

Le mariage sine manu

Explication

Dans le mariage sine manu, l’épouse reste rattachée à sa famille d’origine ; le cum manu l’intègre dans la famille de son mari, tandis que la coemptio et la confarreatio sont des procédés d’acquisition de la manus.

11. Une épouse vit avec son mari pendant une année, mais quitte le domicile trois jours avant l’échéance. Quel effet cette absence a-t-elle sur l’acquisition de la manus par usus ?

Elle transforme l’usus en coemptio
Elle interrompt l’acquisition de la manus
Elle impose une confarreatio
Elle réalise l’acquisition de la manus

Elle interrompt l’acquisition de la manus

Explication

L’usus repose sur une année de vie commune, mais le départ de la femme du domicile pendant trois jours avant l’échéance interrompt l’acquisition. La coemptio imite une vente et la confarreatio est un rite solennel et religieux.

12. Deux personnes concluent un mariage sine manu sans cérémonie formelle, échangent leur consentement et mettent l’épouse à la disposition de son mari. Quelle conclusion s’impose ?

Une confarreatio est nécessaire pour valider l’union
La femme doit être intégrée à la famille du mari
Les conditions du mariage sine manu sont réunies
L’union est invalide faute d’un acte juridique formel

Les conditions du mariage sine manu sont réunies

Explication

Le mariage sine manu ne requiert pas de forme juridique obligatoire et repose sur l’échange des consentements ainsi que sur la mise à disposition de la femme auprès de son mari. La confarreatio est un rite de mariage cum manu, lequel entraîne l’intégration dans la famille du mari.

13. Un époux romain meurt, tandis que le mariage n’a pas été rompu auparavant. Quelle conséquence la règle de dissolution prévoit-elle ?

Le mariage est dissous après la perte des trois statuts
Le mariage est dissous par le retrait du consentement seul
Le mariage est dissous par la mort
Le mariage demeure en vigueur sans changement

Le mariage est dissous par la mort

Explication

La mort de l’un des époux dissout l’union, au même titre que la perte totale ou partielle de la personnalité juridique ou le divorce. La dissolution ne dépend donc pas de la perte des trois statuts.

14. Dans un mariage sine manu, une épouse retire sa volonté de poursuivre l’union alors qu’elle est encore soumise à la puissance de son père. Qui peut décider si cette puissance paternelle subsiste ?

Son père
L’épouse
Son mari
L’ascendant masculin de la famille du mari

Son père

Explication

Dans un mariage sine manu, le retrait de volonté de l’un des époux suffit à mettre fin à l’union, mais le père décide si son enfant demeure soumis à sa puissance. L’ascendant de la famille du mari exerce une autorité dans le cadre du mariage cum manu.

15. Dans un mariage cum manu, où se trouve juridiquement l’épouse après son intégration dans la famille de son mari ?

Dans la famille de son mari, sous l’autorité personnelle de son époux
Dans la famille de son mari, sous l’autorité de son ascendant masculin vivant
Hors de toute puissance familiale, comme épouse autonome
Dans sa famille d’origine, sous l’autorité de son père

Dans la famille de son mari, sous l’autorité de son ascendant masculin vivant

Explication

Le mariage cum manu fait entrer la femme dans la famille de son mari comme une fille, sous l’autorité de l’ascendant masculin vivant de cette famille. Le maintien dans la famille d’origine correspond au sine manu.

16. Dans un mariage sine manu, une épouse sui iuris n’a pas de pater familias exerçant sa puissance sur elle. Quelle situation juridique correspond à cette catégorie d’épouse ?

Elle relève d’abord de la tutelle de ses agnats, supprimée au Ier siècle av. J.-C.
Elle passe sous la puissance de l’ascendant masculin de son mari
Elle demeure sous la puissance de son pater familias
Elle relève d’abord de la tutelle de ses agnats, supprimée au IIIe siècle ap. J.-C.

Elle relève d’abord de la tutelle de ses agnats, supprimée au IIIe siècle ap. J.-C.

Explication

Dans le mariage sine manu, l’épouse sui iuris reste d’abord sous la tutelle de ses agnats, laquelle disparaît au IIIe siècle ap. J.-C. La puissance du pater familias concerne l’épouse alieni iuris, et l’autorité de l’ascendant du mari caractérise le cum manu.

17. Dans la famille romaine, quel rôle la patria potestas joue-t-elle pour les personnes qui y sont soumises ?

Elle constate leur lien charnel avec leurs parents.
Elle détermine leur place dans la famille et la société romaines.
Elle organise leur accès au patrimoine familial.
Elle fixe leurs droits politiques dans la cité.

Elle détermine leur place dans la famille et la société romaines.

Explication

La patria potestas est une puissance juridique qui détermine la place des membres de la famille dans la famille et la société romaines. Le lien charnel relève de la parenté biologique, la gestion des biens concerne le patrimoine, et les droits politiques ne définissent pas cette puissance.

18. Un enfant a un lien biologique avec un homme, mais n’est pas placé sous sa puissance selon les règles romaines : quel principe explique que le lien charnel ne suffise pas à établir sa filiation juridique ?

La filiation résulte d’abord de l’héritage familial.
La filiation découle d’abord de la naissance biologique.
La filiation relève d’abord d’un lien de droit et de pouvoir.
La filiation dépend d’abord de l’inscription dans la cité.

La filiation relève d’abord d’un lien de droit et de pouvoir.

Explication

En droit romain, la filiation est d’abord instituée par la patria potestas, comme lien de droit et de pouvoir, et ne se confond pas avec le lien charnel. La parenté biologique, l’appartenance civique et l’héritage sont des notions distinctes.

19. Un père confie une somme à son fils soumis à sa puissance pour qu’il la fasse fructifier. Quel régime s’applique à cette somme ?

Le pécule profectice, propriété du fils, qui répond des dettes à hauteur de la somme.
Le pécule profectice, propriété du père, qui répond des dettes à hauteur de la somme.
Le pécule profectice, propriété du père, qui répond de toutes les dettes du fils.
Le pécule castrense, propriété du père, qui répond des dettes à hauteur de la somme.

Le pécule profectice, propriété du père, qui répond des dettes à hauteur de la somme.

Explication

Le pécule profectice est confié par le père, qui en conserve la propriété et répond des dettes à hauteur du pécule. Le pécule castrense est lié au service militaire, le fils n’est pas propriétaire du pécule profectice, et la responsabilité du père est limitée à sa valeur.

20. Un pater familias meurt. Sous réserve de la configuration familiale, quel changement de statut touche les personnes qui étaient soumises à sa puissance ?

Elles subissent une mort civile.
Elles sont émancipées par un acte du père.
Elles passent toutes sous la puissance d’un autre membre.
Elles deviennent sui iuris.

Elles deviennent sui iuris.

Explication

La mort du pater familias rend sui iuris les personnes qui étaient sous sa puissance, sous réserve de leur situation familiale. La mort civile correspond à la perte de liberté ou du droit de cité, la transmission de la puissance n’est pas automatique pour toutes, et l’émancipation suppose un acte distinct.

21. Quels sont les trois modes d’acquisition de la filiation en droit romain ?

La naissance légitime, l’adoption et l’exposition.
La naissance légitime, l’adoption et l’émancipation.
La naissance légitime, l’adoption et la légitimation.
La naissance légitime, le mariage cum manu et la légitimation.

La naissance légitime, l’adoption et la légitimation.

Explication

Les trois modes d’acquisition de la filiation sont la naissance légitime, l’adoption et la légitimation. L’émancipation met fin à la puissance, le mariage cum manu n’est pas l’un des trois modes, et l’exposition concerne le sort de l’enfant.

22. À la naissance, un père prend l’enfant, le pose contre lui et ordonne qu’on le nourrisse. Quel effet juridique ce geste produit-il ?

La sage-femme accepte l’enfant et acquiert la patria potestas.
Le père accepte l’enfant et renonce à la patria potestas.
Le père accepte l’enfant et acquiert sur lui la patria potestas.
Le père expose l’enfant et acquiert sur lui la patria potestas.

Le père accepte l’enfant et acquiert sur lui la patria potestas.

Explication

Le geste décrit correspond au jus tollendi : par l’acceptation de l’enfant, le père acquiert la patria potestas. Le jus exponendi désigne le pouvoir d’exposition, l’acceptation ne met pas fin à la puissance, et la sage-femme ne l’acquiert pas.

23. Un enfant a été conçu avant le décès de son père, mais naît après celui-ci. Quel traitement le droit romain prévoit-il pour sa vocation successorale ?

Il peut hériter, car l’enfant conçu est tenu pour avoir été adopté par son père.
Il ne peut hériter, car seuls les enfants conçus après le décès sont reconnus.
Il peut hériter, car l’enfant conçu est tenu pour avoir une existence naturelle en droit civil.
Il ne peut hériter, car l’enfant doit être né au décès pour avoir une existence naturelle.

Il peut hériter, car l’enfant conçu est tenu pour avoir une existence naturelle en droit civil.

Explication

L’enfant posthume est appelé à hériter de son père décédé : l’enfant conçu est tenu pour avoir une existence naturelle dans les branches du droit civil et peut bénéficier des successions légitimes. La règle ne l’exclut pas faute de naissance au décès, ne suppose pas une adoption et ne vise pas une conception postérieure au décès.

24. À Rome, quels motifs peuvent expliquer le recours à l’adoption, selon les périodes ?

Des motifs religieux et patrimoniaux, sans enjeu politique
Des motifs religieux, politiques et patrimoniaux à l’époque impériale
Des motifs religieux et politiques, sans enjeu patrimonial
Des motifs politiques et patrimoniaux dès l’époque ancienne

Des motifs religieux, politiques et patrimoniaux à l’époque impériale

Explication

L’adoption peut pérenniser les cultes et le lignage, servir des objectifs politiques et, à l’époque impériale, répondre à des motifs patrimoniaux. Les autres réponses écartent à tort une catégorie de motifs ou déplacent leur apparition dans le temps.

25. Un homme est pater familias et sui iuris ; il entre avec sa domus sous la puissance d’un autre pater familias. Quelle forme d’adoption décrit cette situation ?

L’émancipation
L’adoption minus plena
La datio in adoptionem
L’adrogation

L’adrogation

Explication

L’adrogation concerne un pater familias sui iuris et fait entrer sa domus sous la puissance de l’adrogeant, ce qui met fin à son autonomie familiale. La datio in adoptionem concerne un alieni iuris, l’émancipation libère de la puissance paternelle et l’adoption minus plena relève du droit de Justinien.

26. Un père transfère son fils, déjà soumis à sa puissance, sous celle d’un autre père ; quelle forme d’adoption s’applique ?

L’adrogation
L’adoption plena
La datio in adoptionem
L’émancipation

La datio in adoptionem

Explication

La datio in adoptionem transfère un alieni iuris de la puissance d’un père à celle d’un autre. L’adrogation vise un sui iuris et peut intégrer sa famille à celle de l’adrogeant ; plena et émancipation désignent d’autres opérations.

27. Sous Justinien, un enfant est adopté selon la forme ordinaire, tout en restant sous la puissance de son père et en entrant dans la famille de l’adoptant. De quelle forme s’agit-il ?

L’adoption plena
La datio in adoptionem
L’adrogation
L’adoption minus plena

L’adoption minus plena

Explication

L’adoption minus plena est la forme ordinaire sous Justinien : l’adopté reste sous la puissance de son père tout en étant intégré à la famille de l’adoptant. La plena conserve les effets de l’ancien régime ; l’adrogation concerne un sui iuris.

28. Pour établir la paternité d’un enfant issu d’un mariage légitime, quelle règle permet de désigner son père alors que la paternité ne peut être prouvée directement ?

La présomption de légitimité fondée sur les justes noces
La preuve de l’accouchement, qui désigne le père de l’enfant
La cognatio, qui rattache naturellement l’enfant à sa mère
La patria potestas, qui établit directement la paternité biologique

La présomption de légitimité fondée sur les justes noces

Explication

La présomption de légitimité désigne comme père celui que les justes noces indiquent, car la paternité ne peut être prouvée directement. La cognatio relie naturellement l’enfant à sa mère ; la patria potestas est un pouvoir familial et l’accouchement établit la maternité.

29. Un enfant naît hors mariage dans la Rome ancienne ou classique. Quel lien juridique un homme peut-il créer avec lui selon la règle de cette époque ?

L’inscrire sous la puissance paternelle par une présomption de mariage
Le rendre légitime par les justes noces de ses parents après sa naissance
L’arroger, seule voie ancienne et classique indiquée pour créer ce lien
Le reconnaître par la cognatio, qui établit un lien civil avec le père

L’arroger, seule voie ancienne et classique indiquée pour créer ce lien

Explication

L’enfant né hors mariage n’a pas de parenté civile avec son père ; dans l’ancienne période et la période classique, l’arrogation est la seule manière indiquée pour qu’un homme crée un lien juridique avec lui. La cognatio concerne la parenté naturelle avec la mère, et la présomption de légitimité suppose un mariage.

30. Un père demande à l’empereur de légitimer par rescrit un enfant qui ne peut l’être par mariage, notamment parce que sa mère est décédée. En quelle année Justinien introduit-il cette possibilité ?

Au IVe siècle, sans année précisée
En 336
En 538
Au VIe siècle, sans année précisée

En 538

Explication

Justinien introduit la légitimation par rescrit du prince en 538 pour les enfants qui ne peuvent être légitimés par mariage, notamment lorsque leur mère est décédée. 336 correspond à la constitution de Constantin sur la légitimation par mariage subséquent.

31. Deux parents auraient pu se marier au moment de la conception de leur enfant, né avant leur mariage. Quel effet peut produire leur mariage ultérieur ?

Rendre légitime l’enfant seulement s’il est conçu après leur mariage
Créer un lien paternel par arrogation, sans rendre l’enfant légitime
Rendre légitime l’enfant né avant leur mariage
Légitimer l’enfant par rescrit, sans condition liée au mariage possible

Rendre légitime l’enfant né avant leur mariage

Explication

La légitimation par mariage subséquent rend légitimes les enfants nés avant le mariage si leurs parents pouvaient se marier au moment de la conception. Le rescrit du prince est une autre forme de légitimation, tandis que l’arrogation crée un lien juridique distinct.

32. Lors de la première croisade, lancée en 1095, de nombreux hommes s’éloignent de leur foyer. Quelle évolution sociale cette situation contribue-t-elle à provoquer ?

Les épouses rejoignent les nouvelles villes, ce qui entraîne la création des consulats du sud.
Les épouses abandonnent les activités commerçantes, ce qui contribue à renforcer leur dépendance seigneuriale.
Les épouses reprennent des activités commerçantes, ce qui contribue à faire évoluer le statut des femmes.
Les épouses prennent en charge les héritages mobiliers, ce qui rend le droit successoral plus adapté.

Les épouses reprennent des activités commerçantes, ce qui contribue à faire évoluer le statut des femmes.

Explication

L’éloignement des hommes pendant les croisades conduit certaines épouses à reprendre des activités commerçantes et contribue à l’évolution du statut des femmes. L’abandon du commerce inverse cet effet, tandis que les consulats et le droit successoral relèvent d’autres évolutions.

33. Une ville affranchie de l’emprise féodale se développe dans le sud. Quelle forme urbaine correspond à cette situation ?

Une officialité, forme urbaine associée au sud.
Une bourgeoisie, forme urbaine associée au sud.
Un consulat, forme urbaine associée au sud.
Une commune, forme urbaine associée au sud.

Un consulat, forme urbaine associée au sud.

Explication

Les villes libérées de l’emprise féodale prennent notamment la forme de consulats au sud et de communes au nord. La commune est la forme du nord, tandis qu’une officialité est une juridiction ecclésiastique et que la bourgeoisie désigne un groupe social.

34. Un marchand tire une fortune de foires, de lettres de change et de nouveaux moyens de paiement. Quel problème juridique ces évolutions font-elles apparaître ?

Le droit féodal existant est inadapté à ses terres agricoles.
Le droit urbain existant est inadapté à ses lettres de change.
Le droit successoral existant est inadapté à sa fortune mobilière.
Le droit matrimonial existant est inadapté à ses contrats de mariage.

Le droit successoral existant est inadapté à sa fortune mobilière.

Explication

Les foires et les nouveaux instruments de paiement permettent aux marchands de constituer une fortune mobilière, à laquelle le droit successoral existant est inadapté. Les terres agricoles ne caractérisent pas cette nouvelle richesse, et les lettres de change ne constituent pas à elles seules une réforme du droit.

35. Au XIe siècle, un couple demande la nullité de son mariage et une autre personne sollicite une séparation. Quelle juridiction détient alors la compétence sur ces litiges matrimoniaux ?

La juridiction de l’Église, qui détient alors le monopole juridictionnel du mariage.
La juridiction du pouvoir politique, qui détient alors le monopole juridictionnel du mariage.
La juridiction seigneuriale, qui détient alors le monopole juridictionnel du mariage.
La juridiction de l’Église, limitée alors aux empêchements, au rapt et à l’adultère.

La juridiction de l’Église, qui détient alors le monopole juridictionnel du mariage.

Explication

Au XIe siècle, l’Église établit son monopole juridictionnel sur le mariage, notamment pour les nullités et les demandes de séparation. La compétence limitée aux empêchements, au rapt et à l’adultère correspond à une étape antérieure, et non au monopole établi au XIe siècle.

36. Deux personnes échangent des paroles qui les engagent à se marier plus tard, puis un autre couple exprime un engagement matrimonial immédiat. Comment classer ces deux engagements ?

Le premier relève des verba de praesenti et le second des verba de futuro.
Le premier relève des verba de futuro et le second des verba de praesenti.
Le premier relève des verba de praesenti et le second des verba de praesenti.
Le premier relève des verba de futuro et le second des verba de futuro.

Le premier relève des verba de futuro et le second des verba de praesenti.

Explication

Les verba de futuro engagent les futurs époux pour l’avenir et correspondent aux fiançailles, tandis que les verba de praesenti engagent immédiatement et constituent le mariage. Inverser les termes ou les attribuer tous deux à une seule catégorie efface cette distinction.

37. Deux personnes se promettent de se marier plus tard, puis consomment leur union. Selon Huguccio, quel effet cette consommation produit-elle sur leur engagement ?

Elle rend le mariage nul, car la consommation contredit un engagement pris pour l’avenir.
Elle maintient l’engagement au stade des fiançailles, car elle ne modifie pas les paroles échangées.
Elle permet de tenir le mariage pour parfait, car les paroles de futur valent déjà consentement présent.
Elle permet de tenir le mariage pour parfait, car elle fait présumer un consentement présent.

Elle permet de tenir le mariage pour parfait, car elle fait présumer un consentement présent.

Explication

Selon Huguccio, des verba de futuro suivis d’une consommation charnelle forment un mariage parfait, puisque cette consommation fait présumer un consentement présent. Réduire l’effet à de simples fiançailles méconnaît cette règle, et Huguccio fonde la présomption sur la consommation, non sur les seules paroles futures.

38. Un couple a échangé des verba de praesenti, puis a consommé son union. Quelle succession de catégories décrit correctement son mariage ?

Matrimonium ratum, puis matrimonium consummatum.
Matrimonium initiatum, puis matrimonium consummatum.
Matrimonium consummatum, puis matrimonium ratum.
Matrimonium initiatum, puis matrimonium ratum.

Matrimonium ratum, puis matrimonium consummatum.

Explication

Le matrimonium ratum est formé par les verba de praesenti; l’union charnelle fait ensuite passer au matrimonium consummatum, marqué par l’indissolubilité. Le matrimonium initiatum désigne une promesse de mariage ultérieur, et l’ordre ratum-consummatum ne peut être inversé.

39. Un mariage est célébré malgré un empêchement prohibitif. Quelle conséquence juridique en découle ?

Le mariage est inexistant et ne produit aucun effet.
Le mariage est illicite, mais n’est pas annulé.
Le mariage est annulé en raison de l’empêchement.
Le mariage est licite dès lors que les époux consentent.

Le mariage est illicite, mais n’est pas annulé.

Explication

L’empêchement prohibitif rend le mariage illicite sans entraîner sa nullité. L’annulation correspond à l’empêchement dirimant, tandis que l’inexistence et la validité licite ne sont pas les conséquences définies ici.

40. Après l’évolution influencée par le droit romain, quel âge matrimonial était établi pour les filles et les garçons ?

Douze ans pour les filles et douze ans pour les garçons.
Sept ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons.
Quatorze ans pour les filles et douze ans pour les garçons.
Douze ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons.

Douze ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons.

Explication

Sous l’influence du droit romain, l’âge est fixé à douze ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons. L’inversion confond les âges selon le sexe, tandis que sept ans renvoie à la fixation antérieure des canonistes.

41. Dans un mariage catholique, une épouse adultère entre ensuite en religion. Quel effet ces faits ont-ils sur le lien matrimonial ?

L’adultère dissout le lien matrimonial.
Les deux faits dissolvent le lien matrimonial.
Le lien matrimonial demeure indissoluble.
L’entrée en religion dissout le lien matrimonial.

Le lien matrimonial demeure indissoluble.

Explication

Dans le mariage catholique, ni l’adultère ni l’entrée en religion ne rompent le lien matrimonial indissoluble. Considérer l’un ou l’autre comme une cause de dissolution contredit ce principe.

42. Deux époux cessent la vie conjugale, mais restent mariés et règlent séparément leurs biens. Quelle distinction s’applique à ces deux mesures ?

La séparation de corps met fin au devoir conjugal; la séparation de biens règle les rapports patrimoniaux.
La séparation de biens met fin au devoir conjugal; la séparation de corps règle les rapports patrimoniaux.
La séparation de biens dissout le mariage; la séparation de corps règle les rapports patrimoniaux.
La séparation de corps dissout le mariage; la séparation de biens règle les rapports patrimoniaux.

La séparation de corps met fin au devoir conjugal; la séparation de biens règle les rapports patrimoniaux.

Explication

La séparation de corps met fin au devoir conjugal sans dissoudre le mariage, tandis que la séparation de biens concerne les rapports patrimoniaux. Attribuer l’effet personnel à la séparation de biens ou la dissolution à l’une de ces mesures confond leurs fonctions.

43. Au VIIIe siècle, une autorité ecclésiastique cherche à limiter les parrainages. Quel motif correspond à cette volonté ?

Le baptême crée une parenté spirituelle qui peut empêcher un mariage, sans effet patrimonial.
Le baptême crée une parenté spirituelle qui transfère les biens, sans effet matrimonial.
Le baptême crée un lien éducatif sans parenté ni conséquence matrimoniale.
Le baptême crée une parenté naturelle qui empêche un mariage et transfère les biens.

Le baptême crée une parenté spirituelle qui peut empêcher un mariage, sans effet patrimonial.

Explication

Le baptême établit une parenté spirituelle pouvant créer des empêchements au mariage, mais sans effet patrimonial. L’idée d’un transfert de biens confond la conséquence matrimoniale avec un effet successoral, et réduire le lien à l’éducation néglige son caractère de parenté.

44. Un tiers conteste la légitimité d’un enfant né pendant le mariage. Qui doit apporter la preuve contraire ?

La mère, parce que l’enfant est né dans le mariage.
L’enfant dont la légitimité est contestée.
Le tiers qui conteste la légitimité.
Le mari, parce que la présomption lui attribue la paternité.

Le tiers qui conteste la légitimité.

Explication

La présomption attribue au mari la paternité de l’enfant né dans le mariage; le tiers qui conteste la légitimité doit donc apporter la preuve contraire. Demander à l’enfant ou au mari de réfuter la présomption inverse la charge de la preuve.

45. Quels éléments constituent la possession d’état en matière de filiation ?

La nominatio, la preuve biologique et la fama.
La nominatio, la tractatus et la fama.
Le consentement, la tractatus et la présomption de paternité.
La nominatio, la présomption de paternité et la fama.

La nominatio, la tractatus et la fama.

Explication

La possession d’état en matière de filiation repose sur la nominatio, la tractatus et la fama. La présomption de paternité et la preuve biologique ne remplacent pas l’un de ces trois éléments.

46. Un enfant est appelé fils d’un homme, mais il n’est pas traité comme tel et aucune réputation de filiation ne s’établit. Quelle portée probante a cette nominatio ?

Elle établit à elle seule la filiation avec une véritable valeur probante.
Elle fait présumer la filiation, mais n’acquiert une véritable valeur probante qu’avec la tractatus ou la fama.
Elle exclut la filiation dès lors que la fama fait défaut.
Elle ne fait présumer la filiation que si elle est accompagnée de la tractatus et de la fama.

Elle fait présumer la filiation, mais n’acquiert une véritable valeur probante qu’avec la tractatus ou la fama.

Explication

La nominatio fait présumer la filiation et acquiert une véritable valeur probante lorsqu’elle est accompagnée de la tractatus ou de la fama. La tenir pour une preuve complète à elle seule surestime sa portée; exiger les deux autres éléments confond la règle avec une exigence plus stricte.

47. Dans un débat médiéval sur l’avortement, le fœtus est qualifié de formé. Quelle qualification les théologiens attribuent-ils à l’avortement dans ce cas ?

Un crime, tout en étant considéré comme un délit
Une faute civile, sans qualification de délit
Un délit, sans être considéré comme un crime
Une peine applicable à partir de quatre-vingts jours

Un crime, tout en étant considéré comme un délit

Explication

Les théologiens distinguent les deux états du fœtus : l’avortement est un délit dans les deux cas, mais devient un crime lorsque le fœtus est formé. La réponse « délit sans crime » omet cette aggravation, tandis que la qualification de faute civile confond le régime pénal avec une autre catégorie.

48. Une veuve est enceinte au moment où la succession de son époux doit être réglée. Quelle mesure s’impose dans l’attente de la naissance ?

Régler la succession dès que la tête de l’enfant apparaît
Considérer la succession définitivement échue à la veuve
Considérer la succession vacante et attendre la naissance
Attribuer immédiatement la succession aux héritiers déjà présents

Considérer la succession vacante et attendre la naissance

Explication

La grossesse de la veuve rend la succession vacante, et son règlement doit attendre la naissance de l’enfant. Une attribution immédiate aux héritiers présents néglige l’enfant à naître, tandis que le critère de la tête sortie concerne la considération canonique de l’enfant comme né, non le moment de régler la succession.

49. Lors d’un différend successoral, un enfant a sorti la tête du ventre maternel, mais sa naissance vivante et viable n’est pas encore établie. Quelle position distingue correctement canonistes et romanistes ?

Les canonistes exigent une naissance viable ; les romanistes retiennent la sortie de la tête
Les deux groupes retiennent la sortie de la tête comme critère d’héritage
Les canonistes peuvent le tenir pour né ; les romanistes exigent une naissance vivante et viable
Les deux groupes exigent une naissance vivante et viable pour le baptême

Les canonistes peuvent le tenir pour né ; les romanistes exigent une naissance vivante et viable

Explication

Les canonistes peuvent considérer l’enfant comme né dès que sa tête est sortie, ce qui permet aussi de le baptiser ; les romanistes exigent une naissance vivante et viable pour hériter. La sortie de la tête n’est donc pas le critère romaniste d’héritage, et la viabilité n’est pas la condition canonique du baptême.

50. Dans la société médiévale décrite, quelle caractéristique distingue l’adoption de la paternité d’un enfant conçu dans le mariage ?

Elle résulte de la seule absence de parents
Elle dépend de la volonté du père biologique
Elle se forme par une déclaration privée du père
Elle constitue une filiation purement volontaire

Elle constitue une filiation purement volontaire

Explication

L’adoption est la seule forme de filiation purement volontaire dans cette société, car la paternité de l’enfant engendré dans le mariage ne dépend pas de la volonté du père. L’absence de parents éclaire la finalité charitable de l’adoption, mais ne définit pas ce contraste.

51. Quelle définition Gui de Baysio donne-t-il de l’adoption ?

L’élévation légitime d’un étranger au rang de fils ou d’un autre descendant
La déclaration privée par laquelle un étranger devient un fils
L’accueil charitable d’un enfant sans parents, sans création de filiation
La reconnaissance d’un descendant naturellement engendré hors mariage

L’élévation légitime d’un étranger au rang de fils ou d’un autre descendant

Explication

Gui de Baysio définit l’adoption comme un acte légitime qui tient pour fils celui qui ne l’est pas naturellement, et comme l’élévation légitime d’un étranger au rang de fils, petit-fils ou autre descendant. L’accueil charitable renvoie à la finalité de l’institution, et non à la définition juridique complète.

52. Deux adultes prétendent avoir établi une adoption : l’un s’appuie sur un accord privé ancien, l’autre sur un acte solennel passé devant un magistrat. Quel acte satisfait à la règle médiévale ?

La possession prolongée du statut d’enfant adoptif
La déclaration faite devant des témoins sans magistrat
L’acte solennel passé devant un magistrat
L’accord privé conservé pendant une longue période

L’acte solennel passé devant un magistrat

Explication

L’adoption doit être un acte juridique solennel devant un magistrat ; un acte privé ne suffit pas, et le statut ne s’acquiert pas par prescription. La durée de l’accord privé ou la possession prolongée du statut ne remplace donc pas la formalité requise.

53. Un enfant est conçu de père inconnu et appartient à la catégorie des spurii ou vulgo conceptus. Quel statut juridique lui est associé ?

Il ne peut être légitimé, mais conserve sa capacité juridique.
Il peut être légitimé, mais reste frappé d’incapacité.
Il peut être légitimé et conserve sa capacité juridique.
Il ne peut être légitimé et est frappé d’incapacité.

Il ne peut être légitimé et est frappé d’incapacité.

Explication

Les spurii et vulgo conceptus, conçus de père inconnu, ne peuvent être légitimés et sont frappés d’incapacité. L’idée d’une légitimation possible ou d’une pleine capacité méconnaît cette règle.

54. Un mariage est annulé par jugement après la conception d’un enfant ; il avait été célébré publiquement et l’un des époux au moins était de bonne foi. Quel statut l’enfant conçu avant le jugement reçoit-il ?

Il est considéré comme spurius.
Il est considéré comme légitime.
Son statut reste indéterminé.
Il est considéré comme naturel.

Il est considéré comme légitime.

Explication

L’enfant conçu avant le jugement d’annulation d’un mariage putatif est considéré comme légitime si le mariage a été célébré publiquement et qu’au moins un conjoint était de bonne foi. Exiger la bonne foi des deux époux ajoute une condition, tandis que nier le statut légitime néglige la règle applicable.

55. Dans un royaume où les règles varient selon les régions, quelle autorité s’applique dans le Nord plutôt que dans le Sud ?

La patria potestas, partagée entre le père et la mère.
La mainbournie, exercée par le père seul.
La patria potestas, exercée par le père seul.
La mainbournie, partagée entre le père et la mère.

La mainbournie, partagée entre le père et la mère.

Explication

Dans le Nord, la mainbournie est partagée entre le père et la mère, tandis que la patria potestas relève du Sud. Attribuer la patria potestas au Nord inverse la distinction régionale, et réserver la mainbournie au père méconnaît son caractère partagé.

56. Un enfant reste sous l’autorité parentale et acquiert un bien. Quelle conséquence correspond à son statut juridique général ?

Il est pénalement irresponsable et acquiert pour le compte de la personne exerçant l’autorité.
Il est pénalement responsable et acquiert pour le compte de la personne exerçant l’autorité.
Il est pénalement responsable et acquiert les biens dans son patrimoine propre.
Il est pénalement irresponsable et acquiert les biens dans son patrimoine propre.

Il est pénalement irresponsable et acquiert pour le compte de la personne exerçant l’autorité.

Explication

Sous l’autorité parentale, l’enfant est considéré comme irresponsable pénalement et n’a pas de patrimoine propre : il acquiert pour le compte de la personne qui exerce l’autorité. La responsabilité pénale et la propriété personnelle des biens contredisent ces caractéristiques.

57. Un parent et son enfant souhaitent procéder à une émancipation médiévale. Quelle démarche et quels consentements sont requis ?

La faire par acte privé avec le consentement des deux parties.
La faire devant un juge avec le consentement de l’émancipant et de l’émancipé.
La faire devant un juge avec le seul consentement de l’émancipant.
La faire devant un juge avec le seul consentement de l’émancipé.

La faire devant un juge avec le consentement de l’émancipant et de l’émancipé.

Explication

L’émancipation médiévale doit être accomplie devant un juge et suppose le consentement de l’émancipant comme de l’émancipé. Un acte privé omet l’intervention judiciaire, et ne recueillir qu’un seul consentement laisse de côté l’autre partie requise.

58. Un jeune quitte le domicile paternel pour exercer ailleurs une profession différente de celle de son père, sans acte officiel d’émancipation. De quel type d’émancipation s’agit-il ?

Une émancipation expresse.
Une émancipation judiciaire.
Une émancipation sans effet juridique.
Une émancipation tacite.

Une émancipation tacite.

Explication

Le départ du domicile paternel pour exercer une profession différente de celle du père constitue notamment une émancipation tacite. L’émancipation expresse repose plutôt sur un acte ou une déclaration officielle.

59. Dans un pays de coutumes, un défunt laisse des enfants, des parents et des frères. Qui est appelé en premier à sa succession ab intestat ?

Ses frères
Ses enfants
Ses parents
Les héritiers désignés par testament

Ses enfants

Explication

Dans les pays de coutumes, les descendants sont appelés en premier et préférés aux parents des autres lignes. Faire passer les parents ou les frères avant eux inverse cette priorité; le testament ne concerne pas une succession ab intestat.

60. Une succession coutumière comprend trois enfants, deux filles et un garçon, et aucun privilège particulier ne s’applique. Comment les parts sont-elles réparties ?

Des parts déterminées par l’ordre de naissance des enfants
À parts égales entre les trois enfants
Une part supérieure au garçon et des parts réduites aux filles
Une part supérieure à l’aîné et des parts réduites aux cadets

À parts égales entre les trois enfants

Explication

La règle courante est le partage égal entre les enfants, sans distinction de sexe. Avantager le garçon confond égalité et masculinité; avantager l’aîné ou suivre l’ordre de naissance substitue une règle de priorité à l’égalité.

61. Dans une famille soumise aux règles de masculinité et d’aînesse, une fille est née avant son frère. Quel enfant passe avant l’autre dans l’ordre de succession ?

Aucun, car masculinité et aînesse s’annulent dans ce cas
La sœur, car la masculinité privilégie les filles aînées
La sœur, car l’aînesse suit l’ordre réel des naissances
Le frère, car tout fils est considéré comme plus âgé que ses sœurs

Le frère, car tout fils est considéré comme plus âgé que ses sœurs

Explication

Dans cet ordre de succession, tout fils est considéré comme plus âgé que ses sœurs : la masculinité fait donc passer le frère avant sa sœur, même s’il est né après elle. L’ordre réel des naissances ne renverse pas cette règle, et les deux critères ne s’annulent pas.

62. Un noble possède un bien noble et un bien roturier. Dans les coutumes où s’applique la distinction selon la nature du bien, quel traitement successoral convient ?

Aînesse pour les deux biens, du fait du statut du propriétaire
Partage égal pour les deux biens, du fait de leur appartenance au même défunt
Partage égal pour le bien noble, aînesse pour le bien roturier
Aînesse pour le bien noble, partage égal pour le bien roturier

Aînesse pour le bien noble, partage égal pour le bien roturier

Explication

Dans la majorité des coutumes, l’aînesse s’applique aux biens nobles, tandis que les biens roturiers d’une personne noble sont partagés à égalité. Appliquer l’égalité aux deux biens efface cette distinction; étendre l’aînesse aux biens roturiers ou la limiter au statut du propriétaire la méconnaît.

63. Un défunt laisse des biens reçus de sa branche paternelle et d’autres reçus de sa branche maternelle. Selon « paterna paternis, materna maternis », à qui revient chaque groupe de biens ?

Les deux groupes de biens aux parents paternels
Les deux groupes de biens aux parents maternels
Les biens paternels aux parents paternels et les biens maternels aux parents maternels
Les biens paternels aux parents maternels et les biens maternels aux parents paternels

Les biens paternels aux parents paternels et les biens maternels aux parents maternels

Explication

La règle rattache chaque bien à la branche dont il provient : les biens d’origine paternelle vont aux parents paternels et ceux d’origine maternelle aux parents maternels. L’inversion des branches et l’attribution de tous les biens à une seule branche contredisent ce principe.

64. Dans une coutume de l’Est où s’applique la règle « le propre ne remonte », un défunt sans descendants laisse des biens propres et des ascendants. Quel effet cette règle produit-elle sur ces biens ?

Les ascendants les recueillent comme les meubles et les acquêts
Les biens propres sont attribués aux descendants du défunt
Les ascendants sont exclus de leur succession
Les ascendants les recueillent avant les collatéraux

Les ascendants sont exclus de leur succession

Explication

Dans les coutumes de l’Est, la règle « le propre ne remonte » exclut les ascendants de la succession des biens propres, réservés aux descendants ou aux collatéraux selon les coutumes. Assimiler ces biens aux meubles et acquêts ou faire recueillir les biens propres aux ascendants méconnaît cette exclusion.

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Que désigne généralement la famille ?

Un groupement de personnes unies par un lien de parenté.

Par quelle lignée les agnats sont-ils liés ?

Par la lignée masculine.

Quel lien juridique rattache un enfant à ses parents ?

La filiation.

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