QCM : Principes et organisation de la justice (57 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit les institutions juridictionnelles ?

L’ensemble des professionnels qui assistent les parties au procès
L’ensemble des règles qui organisent le déroulement des procès
L’ensemble des juridictions qui examinent les recours
L’ensemble des personnes et des organes qui rendent la justice

L’ensemble des personnes et des organes qui rendent la justice

Explication

Les institutions juridictionnelles regroupent à la fois les personnes et les organes qui rendent la justice. Les juridictions seules omettent les personnes, les auxiliaires des parties n’exercent pas cette fonction et les règles de procédure ne sont pas des institutions.

2. Dans une communauté où des désaccords surgissent entre ses membres, pourquoi une fonction de juger est-elle nécessaire ?

Pour qu’une négociation remplace toute décision sur les contestations entre membres
Pour qu’une personne impartiale puisse trancher les contestations issues des relations sociales
Pour qu’un responsable de la communauté tranche sans exigence d’impartialité
Pour que des règles écrites empêchent à elles seules les désaccords sociaux

Pour qu’une personne impartiale puisse trancher les contestations issues des relations sociales

Explication

Les relations sociales entraînent des contestations, ce qui rend nécessaire l’intervention d’une personne impartiale pour les trancher. La négociation ne répond pas à tous les litiges, les règles écrites n’éliminent pas les désaccords et l’impartialité demeure nécessaire.

3. Après un conflit, deux personnes veulent régler elles-mêmes leur différend par la force. Quel rôle le système juridictionnel doit-il remplir dans une société moderne ?

Laisser les parties régler le conflit sans dispositif public de justice
Autoriser chaque partie à imposer sa propre sanction en cas de désaccord
Intervenir après l’affrontement pour évaluer les dommages causés
Organiser le règlement du litige afin de limiter le recours à la violence privée

Organiser le règlement du litige afin de limiter le recours à la violence privée

Explication

Puisque nul ne se fait justice à soi-même dans une société moderne, l’État organise un système juridictionnel qui limite la violence privée. La vengeance privée contredit ce principe, une intervention seulement après les violences ne les prévient pas, et un accord éventuel ne remplace pas l’organisation publique de la justice.

4. Un justiciable de l’Ancien Régime rencontre des juridictions royales, seigneuriales et ecclésiastiques, spécialisées selon les matières et réparties sur plusieurs degrés. Quelle caractéristique du système décrit cette situation ?

La diversité des ordres, la spécialisation et la multiplicité des degrés
La spécialisation par matière, sans pluralité d’ordres ni de degrés
La pluralité des privilèges, sans organisation par matières ni par degrés
L’unité des juridictions, malgré une spécialisation selon les matières

La diversité des ordres, la spécialisation et la multiplicité des degrés

Explication

La justice de l’Ancien Régime se caractérisait par plusieurs ordres juridictionnels, des juridictions spécialisées et une multiplicité des degrés. L’unité des juridictions nie la pluralité des ordres, la spécialisation seule omet les degrés, et les privilèges ne décrivent pas cette organisation complète.

5. Lors d’une réforme datée du 4 août 1789, un tribunal seigneurial perd sa compétence, un privilège de juridiction est supprimé et la vente d’une charge judiciaire est interdite. Quel événement juridique ces mesures illustrent-elles ?

L’abolition des juridictions seigneuriales, des privilèges juridictionnels et de la vénalité des charges
La consécration des principes de justice par la loi des 16 et 24 août 1790
La reconnaissance du pouvoir de décision souveraine du Conseil d’État en 1872
La création du tribunal de cassation pour contrôler les décisions des juges du fond

L’abolition des juridictions seigneuriales, des privilèges juridictionnels et de la vénalité des charges

Explication

Le 4 août 1789, les juridictions seigneuriales, les privilèges juridictionnels et la vénalité des charges sont abolis. La loi des 16 et 24 août 1790 pose des principes judiciaires, le tribunal de cassation est institué en 1790 et le pouvoir souverain du Conseil d’État est reconnu en 1872.

6. Une réforme révolutionnaire proclame la séparation des pouvoirs, l’égalité et la gratuité de la justice, le double degré de juridiction et la présomption d’innocence. De quel texte s’agit-il ?

La loi du 24 mai 1872
La loi instituant le tribunal de cassation en 1790
Les mesures du 4 août 1789
La loi des 16 et 24 août 1790

La loi des 16 et 24 août 1790

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790 pose notamment ces principes fondamentaux de la justice. Les mesures du 4 août 1789 abolissent des institutions et privilèges de l’Ancien Régime, la loi créant le tribunal de cassation vise l’uniformité de l’interprétation du droit, et la loi de 1872 concerne la justice administrative.

7. En 1872, une réforme reconnaît au Conseil d’État le pouvoir de rendre des décisions souveraines. Quelle évolution cette réforme marque-t-elle ?

L’uniformisation de l’interprétation de la loi dans l’ordre judiciaire
L’abolition des juridictions seigneuriales et des privilèges juridictionnels
L’aboutissement de la création d’une justice administrative
La consécration de la gratuité et du double degré de juridiction

L’aboutissement de la création d’une justice administrative

Explication

La loi du 24 mai 1872 reconnaît au Conseil d’État le pouvoir de rendre des décisions souveraines, marquant l’aboutissement de la création d’une justice administrative. Le tribunal de cassation vise l’ordre judiciaire, les abolitions évoquées datent du 4 août 1789, et la gratuité ainsi que le double degré figurent parmi les principes de 1790.

8. Lorsqu’un étudiant compare la Constitution et le décret de 1958 pour comprendre la réorganisation de la justice, quel rôle attribue-t-il à chacun ?

La Constitution inscrit l’organisation judiciaire aux articles 64 et 65, et le décret réorganise les institutions, notamment la carte judiciaire.
La Constitution crée le code de procédure civile, et le décret établit la Convention européenne des droits de l’homme.
La Constitution et le décret traitent uniquement de l’indépendance de la magistrature.
La Constitution modifie la carte judiciaire, et le décret inscrit l’organisation judiciaire aux articles 64 et 65.

La Constitution inscrit l’organisation judiciaire aux articles 64 et 65, et le décret réorganise les institutions, notamment la carte judiciaire.

Explication

La Constitution de 1958 inscrit l’organisation de la justice dans ses articles 64 et 65, tandis que le décret de la même année réorganise les institutions juridictionnelles, notamment la carte judiciaire. Attribuer la carte judiciaire à la Constitution confond les deux rôles; limiter la Constitution à l’indépendance ou lui attribuer la création de sources juridiques ne correspond pas à cette distinction.

9. Quel objectif associe la loi du 18 novembre 2016, dite loi J21, à la réforme de la justice ?

Créer des juridictions spécialisées pour traiter les questions financières et économiques.
Réduire les délais des procès par des moyens budgétaires et humains annoncés en 2023.
Financer principalement les tribunaux par un plan de recrutement et de dépenses publiques.
Moderniser et simplifier la justice tout en renforçant l’indépendance de la magistrature.

Moderniser et simplifier la justice tout en renforçant l’indépendance de la magistrature.

Explication

La loi J21 vise à moderniser et simplifier la justice tout en renforçant l’indépendance de la magistrature. La réduction des délais par des moyens budgétaires et humains renvoie au plan de 2023; la spécialisation juridictionnelle et le financement sont des confusions avec d’autres mesures.

10. Un responsable prépare une synthèse du plan adopté le 13 juin 2023 : quelle priorité doit-il retenir concernant le fonctionnement des procès ?

Réformer l’aide juridictionnelle et créer un portail pour suivre les procédures.
Mobiliser des moyens budgétaires et humains, notamment pour réduire les délais des procès.
Instaurer des déclarations d’intérêts et de patrimoine pour les magistrats concernés.
Modifier la carte judiciaire afin de réorganiser les institutions juridictionnelles.

Mobiliser des moyens budgétaires et humains, notamment pour réduire les délais des procès.

Explication

Le plan d’action adopté le 13 juin 2023 prévoit des moyens budgétaires et humains et vise notamment à réduire les délais des procès. L’aide juridictionnelle et le portail relèvent de la loi J21; la carte judiciaire renvoie à 1958, et les déclarations à des mesures déontologiques de J21.

11. Pour établir une liste des sources des institutions juridictionnelles, quel ensemble un juriste doit-il retenir ?

Les articles 64 et 65 de la Constitution, à l’exclusion des codes et des textes européens.
Les codes de l’organisation judiciaire, de justice administrative et de procédure, les articles 64 et 65, ainsi que la Convention européenne des droits de l’homme.
Le code pénal, le code civil, les règles de déontologie et les décisions des tribunaux judiciaires.
Les lois J21 et de 2023, les déclarations de patrimoine, le portail justice.fr et la carte judiciaire.

Les codes de l’organisation judiciaire, de justice administrative et de procédure, les articles 64 et 65, ainsi que la Convention européenne des droits de l’homme.

Explication

Les sources comprennent les codes de l’organisation judiciaire, de justice administrative, de procédure civile et de procédure pénale, les articles 64 et 65 de la Constitution et la Convention européenne des droits de l’homme. Les mesures de réforme ne remplacent pas ces sources; la liste n’est pas limitée à la Constitution ni aux codes civil et pénal.

12. Quelle conception de la justice exprime la formule aristotélicienne « suum cuique tribuere » ?

Réunir les organes chargés d’appliquer les règles de droit.
Laisser chaque partie définir le juste selon son sentiment intérieur.
Rendre à chacun son dû ou son droit, dans la recherche objective du juste.
Attribuer à chacun un résultat identique, quelle que soit sa situation.

Rendre à chacun son dû ou son droit, dans la recherche objective du juste.

Explication

La justice comme vertu désigne la recherche objective du juste, résumée par Aristote dans l’idée de rendre à chacun son dû ou son droit. Le sentiment personnel confond objectivité et subjectivité; les organes relèvent de la justice-système, et la formule ne signifie pas imposer un résultat identique à des situations différentes.

13. Deux personnes placées dans des situations semblables sont en conflit. Quel principe explique pourquoi appliquer la règle de droit est présenté comme un moyen sûr de rechercher le juste ?

Le juge peut adapter librement la solution à son sentiment personnel du juste.
La règle permet de trancher de manière identique les situations semblables et émane d’autorités démocratiquement légitimes.
La règle tire sa légitimité du fait qu’elle est élaborée par les organes chargés de juger.
La règle assure une solution identique à toutes les situations, même lorsqu’elles diffèrent.

La règle permet de trancher de manière identique les situations semblables et émane d’autorités démocratiquement légitimes.

Explication

La réalisation de la règle de droit est présentée comme le moyen le plus sûr de parvenir au juste, car elle traite de manière identique les situations semblables et émane d’autorités démocratiquement légitimes. Le sentiment personnel du juge, la confusion entre législateur et organes judiciaires et l’application identique à des situations différentes contredisent ces principes.

14. Dans une analyse de l’organisation judiciaire, que désigne la justice comme système ?

La recherche objective du juste consistant à rendre à chacun son dû ou son droit.
L’ensemble des moyens qui concourent à la réalisation du droit, notamment les organes chargés de l’appliquer.
Le jugement particulier rendu au terme d’un conflit entre deux parties.
L’ensemble des règles adoptées par les représentants du peuple pour définir le juste.

L’ensemble des moyens qui concourent à la réalisation du droit, notamment les organes chargés de l’appliquer.

Explication

La justice comme système est l’ensemble des moyens qui concourent à la réalisation du droit, notamment les organes qui l’appliquent. La recherche du juste relève de la justice comme vertu; les règles sont le droit à réaliser, et une décision isolée ne constitue pas à elle seule l’ensemble du système.

15. Dans un régime où les institutions sont réparties entre plusieurs organes, quel organe tranche un litige en appliquant une norme déjà créée ?

Le pouvoir législatif
Le pouvoir judiciaire
Le pouvoir exécutif
Le pouvoir constituant

Le pouvoir judiciaire

Explication

Le pouvoir judiciaire tranche les litiges au moyen de la norme, tandis que le législatif la crée et que l’exécutif en assure l’application. Le pouvoir législatif renvoie à la création de la norme, le pouvoir exécutif à sa mise en œuvre et le pouvoir constituant à l’établissement de la Constitution.

16. Quel principe l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen associe-t-il à l’existence d’une Constitution ?

L’indépendance judiciaire doit être proclamée
Le pouvoir exécutif doit être élu
La souveraineté nationale doit être indivisible
La séparation des pouvoirs doit être déterminée

La séparation des pouvoirs doit être déterminée

Explication

L’article 16 affirme qu’une société où la séparation des pouvoirs n’est pas déterminée n’a pas de Constitution. L’unité des pouvoirs contredit ce principe, tandis que la souveraineté nationale et l’élection de l’exécutif ne sont pas l’affirmation visée.

17. Une assemblée adopte une règle générale applicable à des situations futures, tandis qu’un magistrat décide si cette règle s’applique au différend concret de deux parties. Quelle distinction décrit leurs fonctions ?

Le législateur applique la règle à l’espèce, le juge définit les règles abstraites
Le juge édicte une règle générale, le législateur tranche un litige particulier
Le législateur et le juge remplissent la même fonction à des moments différents
Le législateur édicte une règle générale, le juge tranche un litige particulier

Le législateur édicte une règle générale, le juge tranche un litige particulier

Explication

Le législateur édicte des règles générales et abstraites, alors que le juge applique la règle de droit à un litige particulier. Attribuer la règle générale au juge inverse les fonctions, et dire que le législateur tranche l’espèce confond législation et jugement.

18. Un ministre tente d’imposer au tribunal la manière de trancher un litige précis. Quel principe protège le règlement de ce litige contre cette intervention ?

La séparation des pouvoirs
La hiérarchie des normes
L’indépendance du juge
La responsabilité ministérielle

L’indépendance du juge

Explication

L’indépendance du juge protège le règlement des litiges contre l’intervention des pouvoirs législatif et exécutif. La séparation des pouvoirs interdit plutôt au juge de s’immiscer dans les fonctions législative et exécutive ; la responsabilité ministérielle et la hiérarchie des normes ne définissent pas cette garantie.

19. Dans une affaire particulière, un juge formule une règle générale et réglementaire destinée à s’appliquer à toutes les affaires semblables. Quelle règle s’oppose à cette démarche ?

L’article 1355 du code civil
La règle de l’autorité du précédent
La règle d’interprétation conforme
L’article 5 du code civil

L’article 5 du code civil

Explication

L’article 5 du code civil interdit au juge de statuer par des dispositions générales et réglementaires sur les causes soumises : il prohibe les arrêts de règlement. L’article 1355 concerne l’autorité relative de la chose jugée, tandis que l’absence de précédent obligatoire et l’interprétation conforme ne sont pas cette interdiction.

20. Une décision tranche un litige entre deux parties. Une personne tierce, impliquée dans une affaire distincte, demande au juge de statuer sur la même question. Quelle portée a la première décision à son égard ?

Elle cesse de s’imposer même aux parties du premier litige
Elle s’impose au tiers comme aux parties du premier litige
Elle ne s’impose pas à ce tiers dans son litige distinct
Elle lie le juge saisi en vertu d’un précédent obligatoire

Elle ne s’impose pas à ce tiers dans son litige distinct

Explication

L’autorité relative de la chose jugée s’impose aux parties au litige, mais pas aux tiers ni aux autres juridictions saisies d’un litige distinct. L’étendre au tiers confond autorité relative et effet général, tandis que l’absence de précédent obligatoire n’efface pas l’effet de la décision entre les parties.

21. Un juge est saisi d’une affaire semblable à une affaire déjà jugée par une autre juridiction. Quelle affirmation décrit le statut de la jurisprudence en France ?

La décision antérieure ne peut pas être prise en considération
La jurisprudence forme une source formelle de règles générales et abstraites
La décision antérieure constitue un précédent qui l’oblige à la suivre
La décision antérieure peut l’inspirer sans l’obliger à la suivre

La décision antérieure peut l’inspirer sans l’obliger à la suivre

Explication

En France, la jurisprudence n’est pas une source formelle de règles générales et abstraites et aucune règle du précédent n’oblige le juge à suivre une décision antérieure. Une décision antérieure peut néanmoins l’inspirer ; l’absence de force obligatoire ne signifie pas qu’elle ne peut pas être considérée.

22. Une loi emploie une formulation qui ne précise pas comment elle s’applique à une situation nouvelle. En déterminant la portée de cette formulation pour trancher le litige, que peut faire le juge ?

Appliquer le texte sans en préciser la portée concrète
Créer une règle générale en remplacement du texte législatif
Écarter le texte au seul motif qu’il demande une interprétation
Contribuer à créer du droit en précisant l’application du texte

Contribuer à créer du droit en précisant l’application du texte

Explication

L’interprétation judiciaire peut contribuer à créer du droit lorsque le juge précise comment un texte s’applique à une situation concrète. Cela ne transforme pas son jugement en règle générale remplaçant la loi, et interpréter le texte ne revient ni à s’abstenir de préciser sa portée ni à le supprimer.

23. Une personne demande au juge d’annuler un contrat conclu entre deux entreprises, sans être partie au contrat ni invoquer un intérêt personnel ou collectif reconnu. Quel principe s’oppose à sa demande ?

Elle doit démontrer sa capacité juridique.
Elle doit obtenir l’accord des deux entreprises.
Elle doit établir le bien-fondé de sa demande.
Elle doit justifier d’un intérêt à agir.

Elle doit justifier d’un intérêt à agir.

Explication

En principe, une personne ne peut agir en justice que si elle justifie d’un intérêt à agir. La capacité juridique concerne l’aptitude à exercer des droits, le bien-fondé porte sur la demande elle-même et l’accord des parties n’est pas le critère général d’accès au juge.

24. Plusieurs consommateurs victimes du même manquement se regroupent dans un recours exercé contre une entreprise : de quel type de recours s’agit-il ?

Une médiation collective.
Une procédure pénale collective.
Une action individuelle représentée.
Une action de groupe.

Une action de groupe.

Explication

L’action de groupe est un recours collectif exercé contre un sujet de droit afin de défendre plusieurs personnes victimes d’un même manquement. Une action individuelle ne correspond pas à cette défense collective, tandis qu’une médiation n’est pas une action en justice.

25. Après la publicité d’une action collective, toutes les victimes concernées sont incluses à moins qu’elles expriment leur refus. Quel mécanisme décrit cette adhésion ?

L’adhésion sur décision du juge.
Le mécanisme opt in.
La représentation sans choix des victimes.
Le mécanisme opt out.

Le mécanisme opt out.

Explication

Dans un mécanisme opt out, les victimes sont incluses par défaut et doivent exprimer leur refus pour ne pas participer. L’opt in repose au contraire sur une manifestation de volonté d’adhérer; l’adhésion n’est pas simplement décidée par le juge.

26. Une demanderesse perd son procès après que le juge a tranché une question incertaine. En l’absence d’autres éléments, peut-elle être tenue responsable du seul fait de cet échec ?

Non, car une action en justice ne peut entraîner de responsabilité.
Oui, car toute demande rejetée révèle une faute de procédure.
Non, car l’aléa judiciaire rend l’échec insuffisant à lui seul.
Oui, car perdre un procès établit un abus intentionnel.

Non, car l’aléa judiciaire rend l’échec insuffisant à lui seul.

Explication

Le procès comporte un aléa judiciaire, si bien que l’échec d’une action ne suffit pas à engager la responsabilité de son auteur. Traiter tout rejet comme une faute ou comme la preuve d’un abus confond l’issue du litige avec le comportement du demandeur; l’abus peut néanmoins être sanctionné s’il est constitué.

27. Une partie saisit délibérément le juge dans le but de retarder la procédure, et une faute intentionnelle est établie. Quelles conséquences l’article 32-1 du Code de procédure civile permet-il d’envisager ?

Une annulation de la demande et des dommages-intérêts.
Une amende et des dommages-intérêts.
Une amende et une peine d’emprisonnement.
Une annulation de la demande sans réparation.

Une amende et des dommages-intérêts.

Explication

Selon l’article 32-1 du Code de procédure civile, une action dilatoire ou abusive peut entraîner une amende et des dommages-intérêts lorsque l’abus est constitué par une faute intentionnelle. Une peine d’emprisonnement ne fait pas partie de ces conséquences, et l’échec au fond n’est pas une condition mentionnée.

28. Dans un procès civil, une partie introduit le litige et en fixe les limites. Quelle exigence complète ce principe dispositif quant au rôle du juge ?

Le juge peut modifier le cadre du litige pour en définir lui-même l’objet.
Le juge reste neutre et n’intervient pas dans le cadre fixé par les parties.
Le juge intervient pour imposer aux parties une contestation déterminée.
Le juge choisit les prétentions que les parties doivent soumettre au débat.

Le juge reste neutre et n’intervient pas dans le cadre fixé par les parties.

Explication

Le principe dispositif réserve aux parties l’introduction et la maîtrise du cadre du litige, tandis que la neutralité exige que le juge n’intervienne pas dans ce cadre. Lui attribuer l’initiative ou la maîtrise du litige confond son rôle avec celui des parties.

29. Deux parties mettent fin à un différend par un accord dans lequel chacune consent un sacrifice. De quel mode de règlement s’agit-il ?

D’une conciliation conduite par un tiers actif.
D’une transaction fondée sur des concessions réciproques.
D’un arbitrage tranché par une personne privée.
D’une procédure participative menée avec des avocats.

D’une transaction fondée sur des concessions réciproques.

Explication

La transaction est le contrat par lequel les parties mettent fin à une contestation née ou à naître au moyen de concessions réciproques. La conciliation implique un tiers actif, l’arbitrage confie le jugement du différend à des personnes privées et la procédure participative repose sur une convention avec les avocats.

30. Deux entreprises conviennent de négocier pendant une durée déterminée, chacune assistée de son avocat, avant de saisir un juge ou un arbitre. Quel mode ont-elles choisi ?

L’arbitrage.
La conciliation.
La transaction.
La procédure participative.

La procédure participative.

Explication

La procédure participative est une convention à durée déterminée par laquelle les parties, assistées de leurs avocats, négocient à l’amiable avant de saisir un juge ou un arbitre. La conciliation suppose un tiers actif, l’arbitrage confie le jugement du différend à des personnes privées et la transaction met fin au litige par des concessions réciproques.

31. Dans un différend, un tiers généralement rémunéré propose une solution, alors que les parties ne sont pas obligées de se rencontrer. Quel mode de règlement est décrit ?

La conciliation.
L’arbitrage.
La médiation.
La transaction.

La médiation.

Explication

La médiation fait intervenir un tiers, généralement rémunéré, qui propose une solution sans que les parties aient nécessairement à se rencontrer. L’arbitre juge le différend, tandis que la conciliation repose sur une discussion en présence d’un tiers actif.

32. Après un arbitrage, la partie gagnante souhaite faire exécuter la sentence. Quelle démarche permet d’obtenir la force exécutoire sans faire rejuger le fond ?

Saisir le tribunal judiciaire pour obtenir une conciliation préalable.
Faire rendre une nouvelle sentence par les mêmes arbitres.
Demander au tribunal judiciaire de rejuger le différend au fond.
Demander au tribunal judiciaire de conférer l’exequatur à la sentence.

Demander au tribunal judiciaire de conférer l’exequatur à la sentence.

Explication

La sentence arbitrale a l’autorité de la chose jugée, mais elle ne possède pas elle-même la force exécutoire. Le tribunal judiciaire peut lui conférer cette force par l’exequatur sans rejuger le fond ; exiger un nouvel examen du différend confond exécution et jugement.

33. Pendant une période de vacances judiciaires, une affaire urgente nécessite l’intervention d’un juge. Quelle exigence découle du principe de continuité de la justice ?

Toutes les affaires doivent être traitées au même rythme
Le service judiciaire peut être suspendu pendant les vacances
Seules les audiences de référé doivent rester accessibles
Un juge doit pouvoir intervenir si la nécessité l’exige

Un juge doit pouvoir intervenir si la nécessité l’exige

Explication

Le principe de continuité impose le fonctionnement des services publics sans interruption et s’applique à la justice, même si l’activité peut être allégée. Suspendre le service confond vacances et interruption, imposer le même rythme méconnaît l’allègement possible, et limiter la continuité aux référés en réduit indûment la portée.

34. Lorsqu’une personne saisit une juridiction d’État, comment le principe de gratuité répartit-il les frais générés par ce recours ?

Les auxiliaires de justice prennent en charge l’ensemble des frais
La collectivité nationale prend en charge ces frais, sans rémunération directe des juges par les plaideurs
Le plaideur rémunère directement les juges saisis
La juridiction ne génère aucun coût lié au recours

La collectivité nationale prend en charge ces frais, sans rémunération directe des juges par les plaideurs

Explication

La gratuité signifie que la collectivité nationale supporte les frais générés par le recours aux juridictions d’État et exclut le paiement direct des juges par les plaideurs. L’absence de coûts confond gratuité pour l’usager et fonctionnement sans frais, tandis que la rémunération directe des juges et la prise en charge par les auxiliaires contredisent le principe.

35. Une personne sollicite une aide pour une procédure gracieuse devant une juridiction administrative française. Ce type de procédure entre-t-il dans le champ possible de l’aide juridictionnelle ?

Oui, elle peut couvrir une procédure gracieuse devant une juridiction française
Non, elle vise les procédures devant les juridictions judiciaires
Non, elle concerne les démarches non juridictionnelles de conseil
Non, elle couvre les procédures contentieuses, mais pas gracieuses

Oui, elle peut couvrir une procédure gracieuse devant une juridiction française

Explication

L’aide juridictionnelle peut concerner les procédures contentieuses ou gracieuses devant les juridictions françaises judiciaires ou administratives. Les conseils hors instance relèvent de l’aide à l’accès au droit, et les restrictions aux juridictions judiciaires ou aux seuls procès contentieux excluent à tort des procédures couvertes.

36. Pour examiner l’éligibilité d’une demande déposée sous le régime en vigueur depuis la loi du 28 décembre 2019, quels éléments doivent être pris en compte ?

Le patrimoine, sans considération des revenus fiscaux
Le revenu fiscal de référence, sans considération patrimoniale
Le revenu fiscal de référence, pondéré par le patrimoine
Les revenus mensuels, sans considération patrimoniale

Le revenu fiscal de référence, pondéré par le patrimoine

Explication

Depuis la loi du 28 décembre 2019, l’éligibilité repose sur le revenu fiscal de référence, pondéré par la prise en compte du patrimoine. Se fonder sur les seuls revenus mensuels reprend l’ancien critère, tandis qu’omettre le patrimoine ou les revenus fiscaux écarte l’un des éléments requis.

37. Une personne demande l’aide juridictionnelle alors que son action paraît manifestement irrecevable. Quelle conséquence découle de cette condition liée au fondement de la demande ?

L’aide est accordée si le litige paraît particulièrement digne d’intérêt
L’aide n’est pas accordée si l’action paraît manifestement irrecevable
L’aide est refusée dès qu’une irrecevabilité, même non manifeste, est alléguée
L’aide est accordée dès que les ressources sont insuffisantes

L’aide n’est pas accordée si l’action paraît manifestement irrecevable

Explication

L’aide juridictionnelle suppose que l’action n’apparaisse pas manifestement irrecevable ou dénuée de fondement. L’insuffisance de ressources ne suffit donc pas, une situation digne d’intérêt concerne une dérogation à la condition de ressources, et une irrecevabilité non manifeste ne remplit pas le critère indiqué.

38. Une personne sans ressources demande des conseils juridiques pour accomplir une démarche administrative qui ne relève d’aucune instance. Quel dispositif correspond à cette demande ?

L’assistance d’un avocat dans une instance
L’aide juridictionnelle
L’aide applicable à une procédure gracieuse devant un juge
L’aide à l’accès au droit

L’aide à l’accès au droit

Explication

L’aide à l’accès au droit permet aux personnes démunies de ressources d’obtenir des conseils juridiques et une assistance pour des démarches non juridictionnelles. L’aide juridictionnelle et l’assistance d’un avocat concernent une instance, tandis qu’une procédure gracieuse devant un juge demeure juridictionnelle.

39. Que signifie l’égalité devant la justice pour toute personne ?

Être jugée selon des règles identiques seulement lorsque les litiges sont de même nature
Pouvoir saisir gratuitement les juridictions, quelles que soient les règles applicables
Être jugée par les juridictions correspondant à sa nationalité, selon des règles communes
Avoir vocation à être jugée par les mêmes juridictions et selon les mêmes règles, sans discrimination

Avoir vocation à être jugée par les mêmes juridictions et selon les mêmes règles, sans discrimination

Explication

L’égalité garantit à toute personne une égale vocation à être jugée par les mêmes juridictions et selon les mêmes règles, sans discrimination. La gratuité concerne un autre principe, la nationalité ne fonde pas cette égalité et la nature du litige intervient dans la spécialisation des juridictions.

40. Un litige commercial est confié à une juridiction spécialisée en raison de la matière concernée, sans distinction liée aux personnes en cause. Cette spécialisation porte-t-elle atteinte à l’égalité devant la justice ?

Oui, car toute différence de juridiction constitue une discrimination
Non, car les juridictions spécialisées sont réservées à certaines catégories de personnes
Non, car la compétence dépend de la matière du litige
Oui, car les parties ne comparaissent pas devant une juridiction généraliste

Non, car la compétence dépend de la matière du litige

Explication

La spécialisation est compatible avec l’égalité lorsque la compétence repose sur la matière du litige, et non sur la qualité ou l’état des personnes. Le fait d’avoir une juridiction spécialisée ne constitue donc pas en soi un privilège fondé sur les personnes.

41. Quelle garantie l’article 6, paragraphe 1, de la Convention européenne des droits de l’homme reconnaît-il à toute personne ?

Le droit à un nouvel examen en appel par un tribunal indépendant et impartial
Le droit à une audience publique devant un tribunal choisi par les parties
Le droit à une audience équitable et publique devant un tribunal indépendant et impartial
Le droit à une audience équitable devant un tribunal soumis à l’autorité exécutive

Le droit à une audience équitable et publique devant un tribunal indépendant et impartial

Explication

L’article 6, paragraphe 1, garantit que la cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial. La publicité seule ne suffit pas, et le texte ne limite pas cette garantie à un droit d’appel.

42. Au cours d’un procès, le juge envisage de fonder sa décision sur une pièce que les parties n’ont pas pu examiner ni discuter. Quel principe s’y oppose ?

Le principe d’impartialité
Le principe d’indépendance
Le principe de publicité
Le principe du contradictoire

Le principe du contradictoire

Explication

Le contradictoire interdit de fonder un jugement sur des éléments qui n’ont pas été soumis à la libre discussion des parties, et exige que chacune puisse se faire entendre. L’impartialité vise l’absence de parti pris, tandis que publicité et indépendance sont des garanties distinctes.

43. Une personne demande réparation à l’État en raison d’un dysfonctionnement du service judiciaire. Dans quels cas la responsabilité de l’État est-elle prévue ?

En cas de toute erreur d’interprétation ou de faute lourde
En cas de faute personnelle du magistrat ou de tout retard
En cas de désaccord avec la décision ou de déni de justice
En cas de déni de justice ou de faute lourde

En cas de déni de justice ou de faute lourde

Explication

La responsabilité de l’État pour le fonctionnement de la justice judiciaire est prévue en cas de déni de justice ou de faute lourde. Une simple erreur d’interprétation ou un désaccord avec la décision ne remplace pas ces conditions.

44. Une juridiction laisse sans décision une affaire en état d’être jugée pendant un délai qui n’est pas raisonnable. Quelle qualification correspond à cette situation ?

Un mal-jugé
Une faute lourde
Un déni de justice
Une faute personnelle du magistrat

Un déni de justice

Explication

Le déni de justice comprend notamment l’incapacité à juger une affaire en état dans un délai raisonnable. La faute lourde désigne une déficience caractérisée du service, tandis qu’un mal-jugé concerne l’appréciation portée sur l’affaire.

45. Quelle définition de la faute lourde a été donnée par l’assemblée plénière de la Cour de cassation le 23 février 2001 ?

Une déficience caractérisée révélant l’inaptitude du service à remplir sa mission
Une erreur de jugement ayant entraîné un préjudice important
Un refus de juger une affaire en état ou dans un délai raisonnable
Une faute personnelle du magistrat détachable du fonctionnement du service

Une déficience caractérisée révélant l’inaptitude du service à remplir sa mission

Explication

La faute lourde est une déficience caractérisée, révélée par un ou plusieurs faits, qui traduit l’inaptitude du service public de la justice à remplir sa mission. Le refus ou le retard à juger relève du déni de justice, et un préjudice important ne suffit pas à définir la faute lourde.

46. Après une condamnation, un élément déterminant jusque-là inconnu au jour du procès est révélé. Quel recours peut être demandé sur ce fondement ?

Une action en responsabilité contre le magistrat
Un nouvel appel fondé sur le désaccord avec le jugement
La révision de la condamnation
Une demande de révision fondée sur la seule erreur d’interprétation

La révision de la condamnation

Explication

La révision peut être demandée lorsqu’un fait nouveau ou un élément inconnu au jour du procès est révélé. Une simple contestation de l’appréciation juridique, sans élément nouveau, ne satisfait pas ce fondement.

47. En 1872, une réforme confère au Conseil d’État le pouvoir de rendre des décisions sans dépendre de la signature ministérielle. Quelle portée juridique cette réforme consacre-t-elle ?

La justice déléguée et l’autorité souveraine de ses décisions
La justice retenue et le pouvoir ministériel de valider ses décisions
Le rôle consultatif du Conseil d’État auprès des ministres
La séparation des fonctions judiciaires et administratives

La justice déléguée et l’autorité souveraine de ses décisions

Explication

La loi du 24 mai 1872 consacre la justice déléguée en reconnaissant aux décisions du Conseil d’État une autorité souveraine. La justice retenue laisse au ministre la possibilité de retenir la décision, tandis que la séparation des fonctions est associée à la loi de 1790 et que le rôle consultatif ne correspond pas à cette consécration.

48. Une personne saisit le mauvais ordre juridictionnel et doit attendre que la compétence soit clarifiée avant que son affaire avance. Quelle difficulté de la dualité des ordres ce cas met-il en évidence ?

L’identification de la juridiction compétente peut entraîner des lenteurs
Le tribunal des conflits peut retarder toute décision sur le fond
La dualité peut priver le justiciable de la possibilité de saisir un juge
La spécialisation du juge administratif peut retarder la création de règles

L’identification de la juridiction compétente peut entraîner des lenteurs

Explication

La coexistence de deux ordres peut rendre difficile la détermination de la juridiction compétente et provoquer des lenteurs. Le développement du droit administratif relève d’un avantage attribué à la spécialisation, et le constat ne signifie ni absence de recours ni retard systématique du tribunal des conflits.

49. Deux juridictions, l’une judiciaire et l’autre administrative, se déclarent chacune compétente pour le même litige. Quel organe est chargé de trancher ce conflit de compétence ?

La Cour de cassation
Le Conseil d’État
Le ministre chargé du litige
Le tribunal des conflits

Le tribunal des conflits

Explication

Créé par la loi du 24 mai 1872, le tribunal des conflits tranche les conflits de compétence entre les ordres judiciaire et administratif. Le Conseil d’État et la Cour de cassation appartiennent respectivement à ces ordres, tandis que le ministre ne joue pas ce rôle d’arbitre juridictionnel.

50. Quel est le rôle d’une juridiction dans l’organisation de la justice ?

Exécuter les décisions et administrer les peines
Dire le droit et trancher les litiges
Conseiller les parties et faciliter leur accord
Créer les lois et définir les infractions

Dire le droit et trancher les litiges

Explication

Une juridiction est un organe chargé de dire le droit et de trancher les litiges. L’exécution des décisions relève d’une autre fonction, le conseil et la conciliation ne résument pas son rôle, et la création des lois appartient au pouvoir législatif.

51. Un texte institue un nouvel organe chargé des litiges commerciaux et précise les affaires qu’il peut juger. Quel principe met-il en œuvre ?

Le principe de hiérarchisation des juridictions
Le principe d’organisation des juridictions
Le principe de répartition du contentieux
Le principe de spécialisation des juridictions

Le principe d’organisation des juridictions

Explication

Les principes d’organisation créent les juridictions et leur attribuent un champ de compétence. La répartition distribue les litiges entre organes existants, la hiérarchisation organise leurs niveaux et la spécialisation adapte les organes aux matières.

52. Face à des litiges médicaux de plus en plus complexes, un système crée des organes adaptés à cette matière et prévoit un contrôle destiné à uniformiser l’application du droit. Quels objectifs ces deux mesures poursuivent-elles, dans l’ordre ?

Répartir les litiges entre organes, puis créer une matière spécialisée
Créer une juridiction de premier degré, puis attribuer sa compétence
Adapter le juge à la matière, puis uniformiser l’application du droit
Uniformiser l’application du droit, puis adapter le juge à la matière

Adapter le juge à la matière, puis uniformiser l’application du droit

Explication

La spécialisation répond à la spécificité et à la complexité des litiges, tandis que la hiérarchisation vise l’application uniforme des règles de droit. Inverser ces objectifs confond les deux principes; répartir les affaires ou créer un premier degré ne décrit pas les mesures données.

53. Une entreprise conteste une décision prise par l’administration. Quel ordre juridictionnel est compétent, et quelle juridiction suprême le contrôle ?

L’ordre administratif, sous le contrôle de la Cour de cassation
L’ordre administratif, sous le contrôle du Conseil d’État
L’ordre judiciaire, sous le contrôle de la Cour de cassation
L’ordre judiciaire, sous le contrôle du Conseil d’État

L’ordre administratif, sous le contrôle du Conseil d’État

Explication

Les litiges mettant en cause l’administration relèvent de l’ordre administratif, placé sous le contrôle du Conseil d’État. La Cour de cassation contrôle l’ordre judiciaire, qui tranche les litiges entre personnes privées.

54. Une personne aux ressources modestes cherche à accéder à la justice, tandis que des juridictions sociales de premier degré doivent être regroupées. Quelle réforme correspond à ces mesures d’accessibilité ?

Le lancement de justice.fr en 2016
La loi du 23 mars 2019
La loi J21 du 18 novembre 2016
La réforme des tribunaux judiciaires

La loi J21 du 18 novembre 2016

Explication

La loi J21 favorise l’accès à la justice par la réforme de l’aide juridictionnelle et le regroupement de juridictions sociales de premier degré. La loi du 23 mars 2019 est associée à la création des tribunaux judiciaires, tandis que justice.fr est un portail lancé en 2016.

55. Après un accident de la circulation, la faute de la victime n’a pas les caractères de la force majeure. En appliquant la solution de l’arrêt Desmares, quelle défense le gardien de l’automobile ne peut-il pas invoquer ?

La faute de la victime pour échapper à sa responsabilité
La loi de 1985 pour écarter la responsabilité du gardien
La faute inexcusable de la victime pour réduire sa responsabilité
L’absence de faute du conducteur pour exclure toute indemnisation

La faute de la victime pour échapper à sa responsabilité

Explication

L’arrêt Desmares empêchait le gardien de se prévaloir de la faute de la victime lorsque celle-ci ne constituait pas un cas de force majeure. La faute inexcusable et l’absence de faute du conducteur ne sont pas la règle décrite par cet arrêt, et la loi de 1985 lui est postérieure.

56. Une personne dépose plainte pour une infraction. En vertu de l’article 40-1 du Code de procédure pénale, quelle décision le procureur peut-il prendre au titre de l’opportunité des poursuites ?

Classer la plainte sans suite
Prononcer lui-même une condamnation pénale
Engager nécessairement des poursuites pénales
Transmettre la décision au juge civil

Classer la plainte sans suite

Explication

Le principe d’opportunité des poursuites rend l’action publique facultative et permet au procureur de classer une plainte sans suite. L’obligation de poursuivre nie cette faculté, le juge civil n’est pas l’autorité compétente pour décider de la suite pénale, et le procureur ne prononce pas lui-même une condamnation.

57. Sous le régime de la justice retenue, le Conseil d’État a instruit un litige administratif et proposé une décision. Que pouvait encore faire le chef de l’État ?

Renvoyer le litige au ministre compétent
Refuser de signer la décision proposée
Rendre lui-même une décision définitive
Signer obligatoirement la décision proposée

Refuser de signer la décision proposée

Explication

Dans le régime de la justice retenue, le Conseil d’État instruisait le litige et proposait une décision, mais le chef de l’État conservait la faculté de refuser de la signer. Une décision définitive du Conseil d’État confond ce régime avec la justice déléguée, tandis que la signature obligatoire et le renvoi au ministre ne correspondent pas au mécanisme décrit.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Principes et organisation de la justice.

Que désignent les institutions juridictionnelles ?

L’ensemble des personnes et des organes qui rendent la justice.

Pourquoi toute société connaît-elle une fonction de juger ?

Les relations sociales entraînent des contestations nécessitant l’intervention d’une personne impartiale.

Quel principe interdit de se faire justice à soi-même dans une société moderne ?

Nul ne se fait justice à soi-même.

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