QCM : Filiation : Modes et Contestations — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel principe du droit de la filiation vise à éviter qu’un enfant soit traité différemment selon la situation juridique de ses parents ?

L’indisponibilité du corps humain
La primauté de la vérité biologique
La présomption d’innocence familiale
L’égalité en matière de filiation

L’égalité en matière de filiation

Explication

L’égalité en matière de filiation interdit que l’enfant soit discriminé en raison du statut matrimonial ou juridique de ses parents. La vérité biologique poursuit un autre objectif : rapprocher la filiation de l’origine biologique.

2. Quelle affirmation décrit le mieux la vérité biologique en matière de filiation ?

La filiation doit correspondre autant que possible à l’origine biologique de l’enfant
La filiation repose uniquement sur la vie commune des adultes
La filiation dépend avant tout de la volonté des grands-parents
La filiation ne peut jamais être contestée une fois établie

La filiation doit correspondre autant que possible à l’origine biologique de l’enfant

Explication

La vérité biologique est le principe selon lequel la filiation établie doit, autant que possible, refléter l’origine biologique de l’enfant. Ce principe n’est toutefois pas absolu, notamment en cas d’inceste.

3. Quels sont les trois modes non contentieux d’établissement de la filiation prévus par le code civil ?

Par l’effet de la loi, par reconnaissance volontaire et par possession d’état constatée par acte de notoriété
Par désignation du père, par désignation de la mère et par expertise biologique
Par jugement, par conciliation et par médiation
Par adoption plénière, par adoption simple et par AMP

Par l’effet de la loi, par reconnaissance volontaire et par possession d’état constatée par acte de notoriété

Explication

L’établissement non contentieux de la filiation repose sur trois voies : l’effet de la loi, la reconnaissance volontaire et la possession d’état constatée par acte de notoriété. Le jugement relève au contraire du contentieux.

4. Quel acte permet de constater la possession d’état en matière de filiation ?

L’acte de divorce
Le certificat médical de naissance
L’acte de notoriété
L’acte de mariage

L’acte de notoriété

Explication

La possession d’état peut être constatée par un acte de notoriété, qui en fait foi jusqu’à preuve contraire. Ce n’est pas un jugement, mais un acte probatoire.

5. Dans le cas d’un enfant issu d’une relation incestueuse, quelle conséquence frappe l’établissement de la filiation ?

L’enfant doit obligatoirement être adopté
La double filiation ne peut pas être établie
La filiation maternelle est automatiquement annulée
La filiation paternelle est toujours imposée au mari

La double filiation ne peut pas être établie

Explication

Le droit interdit l’établissement d’une double filiation lorsque l’enfant est issu d’une relation incestueuse. Le principe de vérité biologique connaît ici une limite d’ordre public.

6. Quelle est la conséquence pour une seconde filiation inscrite en cas d’enfant incestueux déjà pourvu d’une première filiation ?

Elle devient automatiquement prioritaire
Elle est sans effet
Elle remplace la première filiation
Elle ne peut être évoquée qu’après majorité

Elle est sans effet

Explication

Lorsqu’une première filiation existe déjà pour un enfant incestueux, l’officier de l’état civil doit refuser la seconde ; si elle est inscrite, elle est sans effet. Cela évite le contournement de l’interdiction de l’inceste.

7. Par quel mécanisme la filiation maternelle est-elle établie par l’effet de la loi ?

Par une reconnaissance obligatoire du père
Par la présomption de paternité du mari
Par une adoption judiciaire
Par la désignation de la mère dans l’acte de naissance

Par la désignation de la mère dans l’acte de naissance

Explication

La filiation maternelle est établie par la désignation de la mère dans l’acte de naissance, ce qui renvoie à celle qui accouche. Elle ne dépend pas de la situation matrimoniale de la mère.

8. Dans quel cas la filiation paternelle est-elle établie par l’effet de la loi ?

Lorsque les parents vivent seulement en concubinage
Lorsque l’enfant est adopté par le conjoint
Lorsque la mère est mariée et que la présomption de paternité joue
Lorsque la mère a simplement déclaré l’identité du père

Lorsque la mère est mariée et que la présomption de paternité joue

Explication

La filiation paternelle par l’effet de la loi repose sur la présomption de paternité du mari de la mère. En dehors du mariage, elle est le plus souvent établie par reconnaissance volontaire.

9. Quel est l’effet principal de la présomption de paternité dans le mariage ?

Transformer toute reconnaissance en adoption
Écarter toute possibilité de contestation de la filiation
Attribuer automatiquement la maternité au mari de la mère
Attribuer la paternité au mari de la mère pour l’enfant conçu ou né pendant le mariage

Attribuer la paternité au mari de la mère pour l’enfant conçu ou né pendant le mariage

Explication

La présomption de paternité attribue la paternité au mari de la mère lorsque l’enfant est conçu ou né pendant le mariage. Elle repose sur l’idée classique exprimée par l’adage latin liant paternité et noces.

10. Dans quelle situation la présomption de paternité est-elle écartée parce que l’acte de naissance ne désigne pas le mari comme père ?

Lorsque l’article 325 du code civil organise la recherche de maternité
Lorsque l’article 313 du code civil trouve à s’appliquer
Lorsque l’article 314 du code civil rétablit la présomption
Lorsque l’article 360 du code civil permet une adoption simple

Lorsque l’article 313 du code civil trouve à s’appliquer

Explication

L’article 313 du code civil prévoit des cas d’écartement de la présomption, notamment lorsque l’acte de naissance ne désigne pas le mari comme père. L’article 314 traite au contraire du rétablissement de la présomption.

11. Quel est le délai de prescription de droit commun des actions relatives à la filiation ?

Cinq ans
Dix ans
Trente ans
Un an

Dix ans

Explication

Les actions relatives à la filiation sont en principe soumises à une prescription décennale. Ce régime a remplacé l’ancienne prescription trentenaire.

12. Quel principe signifie que les décisions relatives à la filiation s’imposent à tous, y compris aux tiers ?

La relativité des conventions
La compétence territoriale exclusive
L’effet différé des jugements
L’opposabilité erga omnes

L’opposabilité erga omnes

Explication

Les décisions de filiation ont une autorité absolue et sont opposables à tous, car elles touchent à l’état civil. Cette opposabilité erga omnes distingue ces décisions des litiges purement personnels.

13. Dans quelle hypothèse l’action en recherche de maternité est-elle en principe recevable ?

Lorsqu’une reconnaissance paternelle existe déjà
Lorsqu’une adoption plénière a été prononcée
Lorsqu’un acte de naissance désigne déjà la mère
Lorsqu’aucun titre ni possession d’état ne désigne la mère

Lorsqu’aucun titre ni possession d’état ne désigne la mère

Explication

L’action en recherche de maternité suppose l’absence de titre et l’absence de possession d’état désignant la mère. Elle vise précisément à établir judiciairement une filiation maternelle non encore établie.

14. Quel effet a l’établissement judiciaire de la maternité sur la paternité du mari ?

Il n’emporte pas automatiquement d’effet sur la paternité
Il impose une adoption complémentaire
Il remplace de plein droit la présomption de paternité
Il annule nécessairement la filiation paternelle déjà établie

Il n’emporte pas automatiquement d’effet sur la paternité

Explication

L’établissement judiciaire de la maternité n’entraîne pas automatiquement la filiation paternelle, même si la mère est mariée. Les deux filiations sont indépendantes en matière contentieuse.

15. Que peut-on contester par une action en contestation de la filiation ?

La validité du mariage des grands-parents
Le montant de la pension alimentaire future
L’absence d’accouchement de la mère légale ou l’absence de paternité du père légal
Le choix du prénom de l’enfant

L’absence d’accouchement de la mère légale ou l’absence de paternité du père légal

Explication

L’action en contestation vise à remettre en cause une filiation déjà établie, soit en contestant la maternité de la mère légale, soit en contestant la paternité du père légal. Elle suppose donc une filiation préalable.

16. Quelle affirmation est exacte lorsqu’une filiation a été établie en justice et que les recours sont épuisés ?

Elle disparaît automatiquement après dix ans
Elle peut être remise en cause sans délai par tout intéressé
Elle est remplacée par la possession d’état
Elle devient définitive et ne peut plus être contestée

Elle devient définitive et ne peut plus être contestée

Explication

Une filiation établie par décision de justice devient définitive une fois les recours épuisés. L’autorité de la chose jugée empêche alors une nouvelle remise en cause.

17. Quelle forme d’adoption est irrévocable et substitue une nouvelle filiation à la filiation d’origine ?

La possession d’état
L’adoption simple
La reconnaissance volontaire
L’adoption plénière

L’adoption plénière

Explication

L’adoption plénière crée une filiation adoptive qui se substitue à la filiation d’origine et présente un caractère irrévocable. L’adoption simple, elle, reste révocable sous conditions.

18. Quel critère exprime le mieux l’intérêt de l’adopté en matière de filiation adoptive ?

Le juge contrôle que l’adoption sert l’enfant et sa stabilité familiale
Le juge vérifie uniquement le patrimoine de l’adoptant
Le juge se fonde seulement sur l’âge des grands-parents
Le juge écarte toute appréciation de la situation de l’enfant

Le juge contrôle que l’adoption sert l’enfant et sa stabilité familiale

Explication

En matière d’adoption, le contrôle judiciaire est centré sur l’intérêt de l’enfant adopté et sur la cohérence de sa situation familiale. L’intérêt patrimonial de l’adoptant n’est pas le critère directeur.

19. Quelle condition d’âge est en principe exigée pour l’adoption plénière entre l’adoptant et l’adopté ?

Aucun écart d’âge n’est prévu
Un écart de 20 ans obligatoire
Un écart de 15 ans, avec dérogation possible pour justes motifs
Un écart de 5 ans sans exception

Un écart de 15 ans, avec dérogation possible pour justes motifs

Explication

L’adoption plénière exige en principe quinze ans d’écart entre l’adoptant et l’adopté, avec une possibilité de dérogation pour justes motifs. Une règle particulière de dix ans existe seulement dans l’adoption au sein du couple.

20. Dans quel cas l’adoption plénière est-elle interdite en ligne directe ou entre frères et sœurs ?

Lorsqu’un seul adoptant est majeur
Lorsqu’il manque un agrément administratif
Lorsqu’un acte de naissance a déjà été dressé
Lorsqu’il s’agit d’une adoption intrafamiliale, sauf motifs graves commandés par l’intérêt de l’adopté

Lorsqu’il s’agit d’une adoption intrafamiliale, sauf motifs graves commandés par l’intérêt de l’adopté

Explication

L’adoption plénière est interdite entre ascendants et descendants en ligne directe ainsi qu’entre frères et sœurs, sauf motifs graves liés à l’intérêt de l’adopté. Cette exception reste strictement encadrée.

21. À partir de quel âge le consentement de l’adopté est-il requis pour l’adoption simple ?

À partir de la majorité seulement
À partir de 16 ans
À partir de 13 ans
À partir de 7 ans

À partir de 13 ans

Explication

Pour l’adoption simple, le consentement de l’adopté est exigé lorsqu’il a plus de 13 ans. Cette règle ne dépend pas du fait qu’il soit mineur ou majeur.

22. Quelle affirmation est exacte concernant l’adoption simple de l’enfant du conjoint, du partenaire ou du concubin ?

Elle suppose toujours une adoption plénière préalable
Elle est possible sans restriction d’âge pour l’adoptant
Elle n’est possible qu’en cas de mariage des adoptants
Elle est réservée aux enfants mineurs de moins de 13 ans

Elle est possible sans restriction d’âge pour l’adoptant

Explication

L’adoption simple de l’enfant du conjoint, du partenaire ou du concubin est admise sans restriction d’âge pour l’adoptant. Elle illustre la souplesse de l’adoption simple par rapport à l’adoption plénière.

23. Quel principe fonde en droit français l’interdiction de la gestation pour autrui ?

La liberté contractuelle absolue
Le droit à la convention d’état civil
La primauté de l’autonomie parentale
L’indisponibilité du corps humain

L’indisponibilité du corps humain

Explication

L’interdiction de la GPA repose sur le principe d’indisponibilité du corps humain, consacré par l’article 16-7 du code civil. Le corps humain ne peut pas faire l’objet d’une convention de GPA.

24. Quelle solution a été retenue pour la filiation paternelle dans le contentieux Mennesson ?

La maternité d’intention a été imposée comme règle générale
La Cour a exigé l’annulation de toute filiation paternelle
La transcription a été refusée sans aucune critique européenne
La France a été condamnée pour le refus de transcrire la filiation paternelle véridique

La France a été condamnée pour le refus de transcrire la filiation paternelle véridique

Explication

Dans l’affaire Mennesson, la CEDH a condamné la France pour violation de l’article 8 en raison du refus de transcrire la filiation paternelle véridique. En revanche, elle n’a pas retenu la même solution pour la maternité d’intention.

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Filiation charnelle — définition ?

Lien biologique entre enfant et parents.

Adoption — rôle ?

Créer un lien juridique non biologique.

AMP — effet sur filiation ?

Influence sur l’établissement de la filiation.

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