QCM : Fiscalité des revenus d’entreprise — 29 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue principalement un impôt direct d’un impôt indirect ?

L’impôt direct est calculé sur une consommation, puis acquitté par l’intermédiaire d’un collecteur
L’impôt direct frappe une dépense, tandis que l’impôt indirect porte sur un revenu professionnel
L’impôt direct est établi au nom du contribuable, qui en supporte la charge financière
L’impôt direct sépare le redevable légal du redevable réel, comme une taxe sur la consommation

L’impôt direct est établi au nom du contribuable, qui en supporte la charge financière

Explication

L’impôt direct est nominatif et son redevable légal supporte également le coût financier. L’impôt indirect, en revanche, peut distinguer le redevable légal du redevable réel, notamment lorsque le consommateur final assume la charge.

2. Quelle opposition décrit correctement l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés ?

L’IR taxe les sociétés opaques à taux proportionnel, tandis que l’IS impose les associés selon un barème progressif
L’IR concerne les dépenses des ménages, tandis que l’IS porte sur les revenus personnels des dirigeants
L’IR impose les personnes ou associés, tandis que l’IS taxe la personne morale en son propre nom
L’IR et l’IS imposent tous deux la société, mais avec des modalités différentes selon son chiffre d’affaires

L’IR impose les personnes ou associés, tandis que l’IS taxe la personne morale en son propre nom

Explication

L’impôt sur le revenu vise les personnes physiques et les sociétés transparentes dans une logique personnalisée et progressive. L’impôt sur les sociétés frappe les personnes morales opaques, dont le bénéfice est imposé directement à un taux proportionnel.

3. Quel taux normal s’applique à l’impôt sur les sociétés, et quel taux réduit peut concerner les PME jusqu’à 42 500 € ?

Le taux normal est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % pour la fraction concernée
Le taux normal est de 30 %, avec un taux réduit de 10 % pour la fraction concernée
Le taux normal est de 15 %, avec un taux réduit de 25 % pour la fraction concernée
Le taux normal est de 20 %, avec un taux réduit de 12 % pour la fraction concernée

Le taux normal est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % pour la fraction concernée

Explication

Le taux normal de l’impôt sur les sociétés est fixé à 25 %, tandis qu’un taux réduit de 15 % peut s’appliquer aux PME jusqu’à 42 500 €. Les autres couples de taux ne correspondent pas aux taux indiqués.

4. À quoi correspond le taux marginal d’imposition dans un barème progressif ?

Au taux appliqué à la première tranche avant toute progression du revenu
Au rapport entre l’impôt total payé et l’ensemble du revenu imposable
Au taux moyen obtenu après addition des prélèvements sur chaque catégorie de revenu
Au taux appliqué à la tranche la plus élevée atteinte par le revenu

Au taux appliqué à la tranche la plus élevée atteinte par le revenu

Explication

Le taux marginal désigne le taux de la tranche la plus haute atteinte par le revenu. Le rapport entre l’impôt total et le revenu imposable correspond plutôt au taux moyen.

5. Comment calcule-t-on le taux moyen d’imposition ?

En retenant le taux correspondant à la tranche la plus élevée du barème
En additionnant les taux des tranches franchies par le revenu imposable
En appliquant au revenu entier le taux de la dernière tranche atteinte
En divisant l’impôt effectivement payé par le revenu total net imposable

En divisant l’impôt effectivement payé par le revenu total net imposable

Explication

Le taux moyen mesure la charge réellement supportée sur l’ensemble du revenu et se calcule par le rapport entre l’impôt payé et le revenu total net imposable. Le taux de la dernière tranche correspond au taux marginal, et non au taux moyen.

6. Quelle différence oppose la conception civiliste et la conception économique du revenu ?

Les deux conceptions retiennent un revenu périodique, mais les distinguent selon le mode de perception
La conception civiliste mesure toute hausse de valeur, tandis que la conception économique exclut les gains sans source permanente
La conception civiliste inclut les plus-values occasionnelles, tandis que la conception économique retient les seuls fruits périodiques
La conception civiliste exige un fruit périodique, tandis que la conception économique inclut les enrichissements fortuits et les plus-values

La conception civiliste exige un fruit périodique, tandis que la conception économique inclut les enrichissements fortuits et les plus-values

Explication

La théorie civiliste rattache le revenu à un fruit périodique produit par un capital ou une activité durable sans diminution du capital. La théorie économique adopte une conception plus large, qui comprend notamment les gains fortuits et les plus-values.

7. Selon la vision civiliste, comment détermine-t-on le bénéfice professionnel ?

En soustrayant les charges déductibles des produits d’exploitation
En divisant les produits d’exploitation par le montant des charges déductibles
En ajoutant les charges déductibles aux produits d’exploitation
En comparant l’actif net à l’ouverture et à la clôture de l’exercice

En soustrayant les charges déductibles des produits d’exploitation

Explication

Le bénéfice professionnel correspond à la différence entre les produits d’exploitation et les charges déductibles, soit Produits d’exploitation−Charges deˊductiblesProduits\ d’exploitation - Charges\ déductibles. La comparaison de l’actif net entre deux dates relève d’une autre méthode de détermination du bénéfice.

8. Selon l’article 38-2 du CGI, quelle grandeur permet de déterminer le bénéfice d’un exercice ?

La différence entre les encaissements et les décaissements réalisés pendant l’exercice
La valeur du chiffre d’affaires constaté à la clôture de l’exercice
La variation de l’actif net entre l’ouverture et la clôture de l’exercice
Le montant des produits d’exploitation diminué des seules charges financières

La variation de l’actif net entre l’ouverture et la clôture de l’exercice

Explication

L’article 38-2 du CGI définit le bénéfice par la variation de l’actif net entre l’ouverture et la clôture de l’exercice. La différence entre produits et charges correspond à une autre présentation du résultat, tandis que les flux de trésorerie ne mesurent pas directement l’actif net.

9. Dans quel ordre le revenu imposable est-il déterminé pour une personne physique ?

Les revenus sont catégorisés, additionnés en revenu brut global, puis diminués de certaines charges
Les revenus sont diminués de certaines charges, puis catégorisés et additionnés en revenu brut global
Les revenus sont catégorisés, diminués des charges propres à chaque catégorie, puis imposés séparément
Les revenus sont additionnés en revenu net global imposable, puis répartis entre huit catégories

Les revenus sont catégorisés, additionnés en revenu brut global, puis diminués de certaines charges

Explication

Le calcul commence par la détermination des revenus nets catégoriels, qui sont ensuite additionnés pour former le revenu brut global avant la déduction de certaines charges globales. La confusion principale consiste à intégrer ces charges au revenu brut global, alors qu’elles interviennent après sa formation.

10. Laquelle de ces propositions présente correctement trois catégories distinctes de revenus imposables ?

Les traitements et salaires, les bénéfices industriels et commerciaux, les revenus issus des sociétés civiles
Les traitements et salaires, les bénéfices industriels et commerciaux, les bénéfices non commerciaux
Les bénéfices agricoles, les bénéfices non commerciaux, les rémunérations relevant des revenus fonciers
Les revenus de capitaux mobiliers, les plus-values, les bénéfices issus de toute activité indépendante

Les traitements et salaires, les bénéfices industriels et commerciaux, les bénéfices non commerciaux

Explication

Les traitements et salaires, les BIC et les BNC figurent parmi les huit catégories distinctes de revenus. Les BIC et les BNC ne constituent donc pas une seule catégorie, et les traitements et salaires forment une catégorie séparée.

11. Quelle période d’imposition s’applique en principe à une personne physique et à une personne morale soumise à l’IS ?

Un exercice comptable de douze mois pour la personne physique et l’année civile pour la personne morale
Un exercice comptable libre pour les deux, avec une durée maximale de douze mois dès la création
L’année civile pour les deux, avec une prolongation possible du premier exercice de la personne morale
L’année civile pour la personne physique et un exercice comptable de douze mois pour la personne morale

L’année civile pour la personne physique et un exercice comptable de douze mois pour la personne morale

Explication

La personne physique est imposée selon l’année civile, du 1er janvier au 31 décembre, tandis que la personne morale soumise à l’IS relève d’un exercice comptable de douze mois. Le premier exercice de cette personne morale peut toutefois atteindre dix-huit mois.

12. À quelle condition un revenu est-il imposable à l’impôt sur le revenu ?

Lorsqu’il a été déclaré par un tiers, même si son bénéficiaire ne peut pas le retirer
Lorsqu’il est comptabilisé par le débiteur, indépendamment de la volonté du contribuable
Lorsqu’il est simplement prévu par un contrat, même sans possibilité de perception
Lorsqu’il est juridiquement et matériellement disponible pour le contribuable

Lorsqu’il est juridiquement et matériellement disponible pour le contribuable

Explication

Un revenu devient imposable lorsqu’il est à la fois juridiquement et matériellement disponible, de sorte que sa perception dépend de la seule volonté du contribuable. Une simple inscription comptable ou une prévision contractuelle ne suffit pas si le contribuable ne peut pas effectivement en disposer.

13. Dans quelles catégories les bénéfices professionnels des personnes physiques sont-ils répartis ?

Bénéfices industriels et commerciaux, revenus fonciers, bénéfices non commerciaux
Traitements et salaires, revenus fonciers, revenus de capitaux mobiliers
Bénéfices agricoles, bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux
Bénéfices agricoles, plus-values professionnelles, rémunérations de dirigeants

Bénéfices agricoles, bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux

Explication

Les bénéfices professionnels relèvent de trois catégories : les BA, les BIC et les BNC. Les traitements et salaires ainsi que les revenus fonciers appartiennent à d’autres catégories fiscales et ne remplacent pas l’une de ces trois catégories.

14. Quel revenu relève des bénéfices agricoles ?

Le revenu tiré par un industriel de la transformation mécanisée de matières
Le revenu tiré par un commerçant de la revente répétée de marchandises
Le revenu tiré par un consultant de prestations intellectuelles indépendantes
Le revenu tiré par un exploitant de la culture de biens ruraux

Le revenu tiré par un exploitant de la culture de biens ruraux

Explication

Les bénéfices agricoles correspondent notamment aux revenus issus de l’exploitation de biens ruraux par la culture, l’élevage ou l’exploitation forestière. La revente commerciale, la prestation intellectuelle et la transformation industrielle relèvent plutôt des BIC ou des BNC selon l’activité.

15. Quelle activité relève des BIC par nature ?

Une activité commerciale indépendante exercée de manière répétée
La gestion privée d’un patrimoine immobilier sans activité commerciale
L’exploitation personnelle d’une parcelle agricole destinée à l’élevage
L’exercice salarié d’une fonction administrative dans une entreprise

Une activité commerciale indépendante exercée de manière répétée

Explication

Les BIC par nature comprennent notamment les activités commerciales indépendantes et répétées, ainsi que certaines activités industrielles ou artisanales indépendantes. La gestion patrimoniale, l’emploi salarié et l’exploitation agricole sont rattachés à d’autres catégories selon leurs caractéristiques.

16. À quelle condition une activité civile ou agricole accessoire est-elle absorbée par les BIC ?

Lorsqu’elle est exercée par la même personne que l’activité commerciale, quelle que soit son importance économique
Lorsqu’elle concerne des biens ruraux exploités dans le cadre d’une entreprise commerciale, sans lien économique particulier
Lorsqu’elle produit un chiffre d’affaires supérieur à celui de l’activité commerciale principale, grâce à leur proximité juridique
Lorsqu’elle est directement ou complémentairement liée à l’activité commerciale principale, qui est prépondérante en chiffre d’affaires

Lorsqu’elle est directement ou complémentairement liée à l’activité commerciale principale, qui est prépondérante en chiffre d’affaires

Explication

L’absorption par les BIC suppose un lien économique direct ou complémentaire avec l’activité commerciale principale et la prépondérance de cette dernière en chiffre d’affaires. Le simple fait que les activités appartiennent au même contribuable ou concernent des biens ruraux ne suffit pas.

17. Quelle situation caractérise le mieux une activité relevant des BIC professionnels ?

Un membre du foyer fiscal participe directement, personnellement et continûment à l’activité
Un gestionnaire mandaté prend en charge l’exploitation sans implication régulière du foyer
Un investisseur perçoit les revenus d’une activité administrée par une société spécialisée
Un prestataire extérieur assure la gestion courante avec des interventions ponctuelles du foyer

Un membre du foyer fiscal participe directement, personnellement et continûment à l’activité

Explication

Les BIC professionnels reposent sur une participation directe, personnelle et continue d’un membre du foyer fiscal. Une gestion déléguée ou passive correspond plutôt à une activité BIC non professionnelle.

18. Dans quelle situation une location meublée est-elle qualifiée de professionnelle ?

Les recettes dépassent 23 000 €, sans comparaison avec les autres revenus du foyer
Les recettes dépassent 23 000 € ou excèdent les autres revenus professionnels du foyer
Les recettes restent inférieures à 23 000 € et dépassent les autres revenus professionnels du foyer
Les recettes dépassent 23 000 € et excèdent les autres revenus professionnels du foyer

Les recettes dépassent 23 000 € et excèdent les autres revenus professionnels du foyer

Explication

Le statut professionnel exige le cumul de recettes supérieures à 23 000 € et de recettes dépassant les autres revenus professionnels du foyer. Le simple respect d’une seule condition conduit au statut non professionnel.

19. Comment un déficit provenant d’une activité BIC non professionnelle est-il imputé ?

Sur le revenu net global de l’année, avec report de l’excédent pendant six ans
Sur les bénéfices BIC non professionnels de la même année ou des années suivantes
Sur les plus-values immobilières imposables réalisées au cours des années suivantes
Sur les bénéfices professionnels du foyer, quelle que soit leur catégorie fiscale

Sur les bénéfices BIC non professionnels de la même année ou des années suivantes

Explication

Le déficit BIC non professionnel reste cantonné aux bénéfices BIC non professionnels de la même année ou des années suivantes. L’imputation sur le revenu net global avec report pendant six ans concerne le déficit BIC professionnel.

20. Quel est le taux de base global applicable aux plus-values immobilières des particuliers avant les éventuels dispositifs d’exonération ?

19 %, composé de 17,2 % d’impôt sur le revenu et de 2 % de prélèvements sociaux
36,2 %, composé de 19 % d’impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux
17,2 %, composé de 19 % d’impôt sur le revenu et de 2 % de prélèvements sociaux
38,2 %, composé de 19 % d’impôt sur le revenu et de 19,2 % de prélèvements sociaux

36,2 %, composé de 19 % d’impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux

Explication

Le taux de base global est de 36,2 %, obtenu par l’addition de 19 % d’impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux. Le taux de 19 % ne représente donc pas l’imposition totale.

21. Après quelle durée de détention l’exonération totale d’une plus-value immobilière est-elle acquise pour les deux composantes de l’imposition ?

Après 30 ans pour l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux
Après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et après 30 ans pour les prélèvements sociaux
Après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux
Après 30 ans pour l’impôt sur le revenu et après 22 ans pour les prélèvements sociaux

Après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et après 30 ans pour les prélèvements sociaux

Explication

L’exonération totale intervient après 22 ans de détention pour l’impôt sur le revenu et après 30 ans pour les prélèvements sociaux. Les deux composantes ne suivent donc pas la même durée d’exonération.

22. Quelle définition correspond le mieux aux bénéfices non commerciaux ?

La catégorie fiscale regroupant les activités commerciales, industrielles et artisanales exercées indépendamment
La catégorie applicable aux salariés fournissant des prestations intellectuelles à leur employeur
La catégorie réservée aux revenus de capitaux mobiliers provenant d’investissements personnels
La catégorie résiduelle visant les professions indépendantes non commerciales à activité intellectuelle prépondérante

La catégorie résiduelle visant les professions indépendantes non commerciales à activité intellectuelle prépondérante

Explication

Les BNC constituent la catégorie résiduelle des professions indépendantes non commerciales, caractérisées par des prestations immatérielles et une activité intellectuelle prépondérante. Les activités commerciales, industrielles et artisanales relèvent notamment des BIC.

23. Dans quel cas des opérations de bourse peuvent-elles être imposées dans la catégorie des BNC ?

Lorsqu’elles sont réalisées dans des conditions analogues à une activité professionnelle, compte tenu notamment de leur fréquence et de leur ampleur
Lorsqu’elles produisent une plus-value ponctuelle, même sans répétition ni organisation particulière
Lorsqu’elles sont effectuées par un particulier dont le portefeuille dépasse un seuil légal déterminé
Lorsqu’elles sont confiées à un intermédiaire financier qui exécute les ordres pour le compte du client

Lorsqu’elles sont réalisées dans des conditions analogues à une activité professionnelle, compte tenu notamment de leur fréquence et de leur ampleur

Explication

Les opérations de bourse peuvent relever des BNC lorsqu’elles présentent les caractéristiques d’une activité professionnelle, notamment par le savoir-faire, le volume, la fréquence et l’ampleur des transactions. Une simple plus-value ponctuelle ne suffit pas à établir cette qualification.

24. Lorsqu’une personne cède des titres mais ne reçoit pas encore le prix, à quel moment l’imposition de la plus-value est-elle en principe déclenchée ?

À la fixation définitive du montant imposable
À l’encaissement intégral du prix
Au transfert de propriété des titres
À la clôture de l’exercice suivant la cession

Au transfert de propriété des titres

Explication

Le fait générateur correspond en principe au transfert de propriété, car la cession est alors fiscalement réalisée. L’encaissement du prix n’est pas requis pour déclencher l’imposition.

25. Un contribuable qui opte pour le barème progressif concernant ses revenus de capitaux mobiliers peut-il choisir le prélèvement forfaitaire pour certaines plus-values et le barème pour d’autres revenus du même foyer ?

Non, l’option s’applique à l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers du foyer
Oui, chaque catégorie de revenu peut recevoir un régime distinct
Oui, mais uniquement lorsque les plus-values proviennent de titres différents
Non, le barème progressif est inaccessible aux revenus de capitaux mobiliers

Non, l’option s’applique à l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers du foyer

Explication

L’option pour le barème progressif porte sur l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers du foyer fiscal et exclut le panachage des régimes. Elle ne rend pas le barème inaccessible à ces revenus, contrairement à la dernière proposition.

26. Après le transfert de propriété de titres, l’acheteur ne paie pas le prix et le contrat est ensuite résolu : quel est l’effet fiscal de ces événements sur l’année du transfert ?

L’imposition disparaît dès que le contrat est résolu
L’imposition dépend de la révision ultérieure du prix
L’imposition due pour cette année demeure en principe établie
L’imposition est reportée à l’année du paiement effectif

L’imposition due pour cette année demeure en principe établie

Explication

En l’absence de clause suspensive, le défaut de paiement, la révision du prix ou la résolution postérieure ne suppriment pas rétroactivement l’imposition liée au transfert. La résolution ultérieure n’efface donc pas automatiquement le fait générateur déjà intervenu.

27. Quelle composition correspond au prélèvement forfaitaire unique applicable aux plus-values mobilières ?

18,6 % d’impôt sur le revenu et 12,8 % de prélèvements sociaux
17,2 % d’impôt sur le revenu et 14,2 % de prélèvements sociaux
12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux
30 % d’impôt sur le revenu sans prélèvements sociaux distincts

12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux

Explication

Le prélèvement forfaitaire unique s’élève à 31,4 %, réparti entre 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. La répartition inverse proposée par un distracteur confond les deux composantes.

28. Lorsqu’aucune disposition légale ne détermine expressément la catégorie fiscale d’une activité, quels éléments le juge examine-t-il principalement ?

Le statut juridique, l’âge du contribuable et le nombre de déclarations déposées
L’organisation, les moyens, la fréquence, l’intensité et la nature des prestations
La durée de détention des biens et le mode de règlement des clients
Le montant annuel des recettes et le lieu d’exercice de l’activité

L’organisation, les moyens, la fréquence, l’intensité et la nature des prestations

Explication

Le juge apprécie concrètement l’organisation et les moyens engagés, la fréquence et l’intensité de l’activité ainsi que la nature des prestations. Le montant des recettes peut être pertinent dans d’autres analyses, mais il ne constitue pas ici le faisceau d’indices défini.

29. Comment sont qualifiées en principe les opérations réalisées sur des marchés à terme et d’options, et quelle possibilité est ouverte au contribuable ?

Elles relèvent des BNC, avec une option possible pour les BIC
Elles relèvent des revenus fonciers, avec une option possible pour les BIC
Elles relèvent des traitements et salaires, sans choix de catégorie
Elles relèvent des BIC, avec une option possible pour les BNC

Elles relèvent des BNC, avec une option possible pour les BIC

Explication

La qualification de principe de ces opérations est celle des bénéfices non commerciaux, tandis qu’une option légale permet de retenir les bénéfices industriels et commerciaux. La proposition inverse confond la catégorie de principe et le régime choisi par option.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 65 flashcards sur Fiscalité des revenus d’entreprise.

Qu'est-ce qui distingue l'impôt direct de l'impôt indirect ?

L'impôt direct est nominatif et lié au contribuable, l'impôt indirect frappe la consommation.

Sur quoi l'impôt direct est-il calculé ?

Sur le revenu net de l'activité du contribuable.

Quelle différence existe entre redevable légal et redevable réel en impôt indirect ?

Ils sont distincts en impôt indirect.

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